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Chapitre 7

Le passage décrit les préparatifs festifs des femmes de la maison pour la fête d'Achoura, où chacune s'essaie à jouer des instruments de musique variés. Le narrateur, bien qu'enthousiaste, se sent mal à l'aise et est finalement appelé à aider avec les préparatifs nécessaires pour la fête. L'atmosphère est marquée par un mélange de sons joyeux et de l'importance culturelle de l'événement.

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Chapitre 7

Le passage décrit les préparatifs festifs des femmes de la maison pour la fête d'Achoura, où chacune s'essaie à jouer des instruments de musique variés. Le narrateur, bien qu'enthousiaste, se sent mal à l'aise et est finalement appelé à aider avec les préparatifs nécessaires pour la fête. L'atmosphère est marquée par un mélange de sons joyeux et de l'importance culturelle de l'événement.

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Les FEMMES de la maison s’achetèrent toutes des tambourins, des bendirs et des tambours de

basque. Chacun de ces instruments avait sa forme, son langage particulier. Il y en avait de longs en
céramique bleue, la base garnie de parchemin, de ventrus en poterie quasi rustique, de simples
cadres en bois circulaire tendus d’une peau de chèvre soigneusement épilée. Ma mère fit l’acquisition
d’un de ces tambours ou bendirs. Elle l’essaya. Des coups graves et des coups secs combinés avec art
parlèrent un dialecte rude, mélange de soleil et de vent de haute montagne. Encore deux jours avant
la Achoura, la grande journée où, de chaque terrasse l’après-midi, s’élèveront rythmes et chansons.
Maintenant, chacune de nos voisines faisait ses gammes, jouait pour elle-même un air de danse,
accompagné de fioritures, de mots murmurés à mi-voix. Zineb tapait comme une sourde sur un
minuscule tambourin de pacotille. La veille, mon père m’avait offert une trompette très fruste en fer-
blanc bariolée de toutes les couleurs. J’en tirai de temps à autre un gémissement nasillard qui se
terminait par un cri rauque de fauve en colère. Je comptais d’ailleurs sur d’autres jouets pour le jour
même de l’Achoura. Je désirais un tambour en terre cuite, en forme de sablier et un hochet décoré de
fleurs. Je me contentais pour le moment de ma trompette. Elle éclatait au milieu de tous les bruits de
la maison comme un cri d’alarme, parfois comme un sanglot d’agonisant. Ma mère me pria de
monter sur la terrasse braire tout à mon aise. Dans toute la ville, les femmes essayaient leurs
tambourins. Un bourdonnement sourd couvrait l’espace. Je gonflai mes joues et soufflai de toutes
mes forces dans ma longue trompette; le son s’étrangla et j’eus l’impression d’entendre un bébé qui
perce Ses premières dents. Le chat de Zineb somnolait au soleil. Il fit un saut d’épouvante, faillit
perdre 1’équilibre, tomber du haut du mur, sa demeure favorite. Il m’abandonna la terrasse et
s’engouffra dans une gouttière. Une tête inquiète surgit du faîte d’un mur mitoyen et disparut. Ma
mère me rappelait déjà. Je descendis pour la rejoindre. - Un de tes camarades, envoyé par le maître
d’école t’attend dans le patio, me dit-elle. Prends tes babouches et va le rejoindre ; le fqih a besoin de
toi. J’abandonnai ma trompette avec regret et dégringolai l’escalier pour retrouver mon condisciple.
C’était Hammoussa, pois chiche, l’élève le plus petit de taille de l’école. Il s’appelait de son vrai nom
Azzouz Berrada. Il me recommanda de me dépêcher. L’équipement des lustres pour la nuit de
l’Achoura réclamait le concours de toutes les mains. Il fallait venir travailler comme les autres au lieu
de jouer de la trompette. Nous arrivâmes au Msid. J embrassai la main du Maître et m’installai au
milieu d’un groupe chargé de découper des mèches minuscules dans un carré de vieille cotonnade
blanche, usée à la limite de l’usure. D’autres élèves s’emparaient des mèches roulées avec soin les
agrafaient par le milieu à une lamelle de fer-blanc. Le bout libre de la lamelle de métal formait un
crochet et devait reposer sur le bord d’un verre rempli moitié eau, moitié huile d’olive.

A. Compréhension

B. Situez ce passage dans son œuvre

B- Les axes de lecture

Axe 1 : au rythme de achoura

1. Dans quelle atmosphère les femmes préparent la fête à dar Chouafa ?

2. Au cours de ces préparatifs festives, qu'est ce qui distingue les unes des autres ?

3. Le narrateur semble mal à l'aise, pourquoi ?

4. Quel champ lexical domine dans ce passage ? Justifiez par quelques exemples

5. Quelle tonalité est mise en rapport ?


6. Par quelles figures de style le narrateur caractérise les sons et les bruits produits par : a- son
instrument de musique ?

b. Celui de sa mère ?

c. De Zineb ?

d. des autres femmes du voisinage ?

7. La fête d'Achoura met en évidence certains aspects propres à la culture marocaine. Relevez
en deux au moins

Axe 2 : une convocation inattendue

1. Pour quelle raison sidi Mohammed est -il convoqué par le fquih ? Qui est venu l'en informer ?

2. Quelle place occupe le fquih dans l'imaginaire de l'enfant ?justifiez par une phrase

3. «il fallait venir travailler comme les autres» Remplacez le verbe souligné par un autre de
même sens.

4. Nominalisez ce qui est souligné dans le texte

5. Mettez au discours indirect l'énoncé suivant « Un de tes camarades, envoyé par le maître
d'école t'attend dans le patio, me dit-elle. Prends tes babouches et va le rejoindre ; le fquih a
besoin de toi »

6. Pour quelles raison le mot «FEMMES» est-il écrit en majuscule au début du texte ?

7. L’événement d'achoura revêt une importance particulière dans ce roman.

Vrai ? Faux ? Justifiez votre réponse

C. Production écrite

Sujet :

 Est-il normal pour un parent de fournir à son enfant l'argent de poche chaque fois que ce
dernier en a besoin ? Qu'en pensez-vous ? Argumentez votre point de vue.

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