0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
19 vues19 pages

PPM Final

Le document traite de la granulométrie laser, une technique de mesure des tailles de particules allant de 0,05 à 900 µm, basée sur la diffraction de la lumière. Il aborde les concepts de base, les objectifs, le principe de fonctionnement, les paramètres influençant la mesure, ainsi que les avantages et inconvénients de cette méthode. Des applications pratiques, notamment dans le contrôle qualité de produits, sont également présentées.

Transféré par

jordy nzika
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
19 vues19 pages

PPM Final

Le document traite de la granulométrie laser, une technique de mesure des tailles de particules allant de 0,05 à 900 µm, basée sur la diffraction de la lumière. Il aborde les concepts de base, les objectifs, le principe de fonctionnement, les paramètres influençant la mesure, ainsi que les avantages et inconvénients de cette méthode. Des applications pratiques, notamment dans le contrôle qualité de produits, sont également présentées.

Transféré par

jordy nzika
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Page |I

TABLE DES MATIERES


LISTES DES FIGURES.........................................................................................................................II
LISTES DES TABLEAUX...................................................................................................................III
INTRODUCTION..................................................................................................................................1
I. DEFINITIONS DES CONCEPTS DE BASE.....................................................................................1
I.1. Granulométrie..............................................................................................................................1
I.2. Laser............................................................................................................................................1
I.3. Analyse granulométrique.............................................................................................................1
I.4. La granulométrie laser..................................................................................................................1
II. OBJECTIFS DE LA GRANULUMETRIE A LASER...................................................................1
III. PRINCIPE DE GRANULOMETRIE A LASER........................................................................2
IV. PARAMETRES CLES INFLUENÇANT LA MESURE GRANULOMETRIQUE PAR
DIFFRACTION LASER........................................................................................................................5
IV.1. Modèles optiques.......................................................................................................................5
IV.2. Obscuration des appareils..........................................................................................................5
IV.3. Utilisation des ultrasons............................................................................................................5
IV.4. Sous-échantillonnage.................................................................................................................6
IV.5. Autres paramètres......................................................................................................................6
V. LES AVANTAGES ET INCONVENIENTS RECONNUS DE LA GRANULOMETRIE A
LASER...................................................................................................................................................6
VI. APPLICATIONS........................................................................................................................7
VI.1. Exemple d’application : contrôle «qualité» de 2 sucres glaces A et B.......................................8
VI.2. Application aux sols, agrégats, perte en terre..........................................................................10
VI.2.1. Préparation des gammes étalons.......................................................................................10
VI.2.2. Préparation des échantillons de sol...................................................................................10
VI.2.3. Mesure par diffraction laser..............................................................................................11
VI.2.4. Résultats...........................................................................................................................11
CONCLUSION....................................................................................................................................13
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES..............................................................................................14
P a g e | II

LISTES DES FIGURES


Figure 1 : Différents types d’interactions entre le faisceau laser du granulomètre et une
particule présente dans l’échantillon à mesurer : absorption, réflexion, diffraction, et
réfraction………………………………………………………………………………….……3
Figure 2 : schéma de principe de granulométrie à laser ........................................................….5
Figure 3 : Image de diffusion type …………………………………………………………….8
Figure 4 : Courbes des passants et de fréquence…………………………………………...…10
Figure 5 : Schéma de fonctionnement de l’appareil et la distribution des panicules d’une
suspension tamisée 200 µm pour la focale de 45 mm en haut et 300 mm en bas………….…11
P a g e | III

LISTES DES TABLEAUX


Tableau 1 : Analyse granulométrique au laser par voie sèche des sucres A et B………...……9
Tableau 2 : Comparaison entre les résultats obtenus par granulométrie à diffraction laser et
ceux obtenus par méthode classique (sédimentation et tamisage)……………………………………………..12
Page |1

INTRODUCTION
La granulométrie laser date des années 70, c'est une technique qui permet la mesure de la
taille des particules, ou plus exactement de leurs rayons, et qui permet également de
déterminer leur fréquence statistique en fonction de leur taille. Elle permet la mesure de tailles
comprises entre 0,05 et 900µm et convient donc particulièrement aux suspensions de
polymères, à tout type de poudres minérales.

C’est ainsi que dans le cadre du cours de préparation des matières, il nous a été demandé
d’effectuer une recherche sur la granulométrie à laser. Outre l’introduction et la conclusion,
cette recherche sera structurée en six grands points à savoir : les définitions des concepts de
base, l’objectif de la granulométrie à laser, principe de l’analyse, paramètres influençant
l’analyse, avantages et inconvénients ainsi que quelques applications
Page |2

I. DEFINITIONS DES CONCEPTS DE BASE


I.1. Granulométrie
De façon générale la granulométrie permet la mesure de la taille des particules, ou plus
exactement de leurs rayons ou leurs diamètres.

I.2. Laser
Le laser est un dispositif qui amplifie la lumière et la rassemble en un étroit faisceau, dit
cohérent, où ondes et photons associés se propagent en phase, au lieu d'être arbitrairement
distribués. Cette propriété rend la lumière laser extrêmement directionnelle et d'une grande
pureté spectrale.

Appareil fournissant un rayonnement lumineux directif et quasiment monochromatique grâce


à une émission stimulée de radiation.

Le mot «laser» est l'acronyme de l'anglais Light Amplification by Stimulated Emission of


Radiation (« amplification de la lumière par émission stimulée de radiations »). Les lasers
couvrent aujourd'hui toute la gamme des rayonnements électromagnétiques, des rayons X et
ultraviolets aux ondes infrarouges et micrométriques (maser).

I.3. Analyse granulométrique


L'analyse granulométrique est l'opération consistant à étudier la répartition des différents
grains d'un échantillon, en fonction de leurs caractéristiques (poids, taille, ...), le plus souvent,
elle fournit les proportions de grains de différents diamètres

I.4. La granulométrie laser


La granulométrie laser permet la mesure des particules de tailles comprises entre 0,05 et 900
µm, ce qui est bien plus précis qu'avec la technique par tamis ou par sédimentation. La
granulométrie laser est une technique basée sur la diffraction de la lumière.

II. OBJECTIFS DE LA GRANULUMETRIE A LASER


L’analyse granulométrique permet de déterminer et d’observer différents diamètres de grains
qui constituent un granulat (Fournier J., Bonnot-Courtois C., Paris R., Voldoire O., Le Vot
M., 2012).

En ce terme, la granulométrie laser est une technique qui permet la mesure de la taille des
particules, ou plus exactement de leurs rayons, et qui permet également de déterminer leur
fréquence statistique en fonction de leur tailles comprises entre 0,05 et 900µm, elle convient
Page |3

donc particulièrement aux suspensions de polymères, à tout type de poudres minérales


([Link]).

Elle a comme objectif principale, Déterminer la taille des particules


microscopiques ([Link]) :

 Gouttelettes des bitumes au sein d’une émulsion


 Grains des produits pulvérulents : le ciment, filler

III. PRINCIPE DE GRANULOMETRIE A LASER


La granulométrie laser estime les distributions granulométriques des particules en mesurant la
variation angulaire de l'intensité de lumière diffusée lorsqu'un faisceau laser traverse un
échantillon de particules dispersées.

Les grosses particules diffusent la lumière à de petits angles par rapport au faisceau laser et
les petites particules diffusent la lumière à des angles supérieurs. Les données relatives à
l'intensité diffusée en fonction de l'angle sont mesurées grâce à une série de capteurs. L’image
de diffraction mesurée est ensuite analysée pour estimer la distribution de taille des particules
qui ont créé cette image. Pour cela, des modèles optiques sont utilisés pour calculer la
distribution granulométrique des particules sur la base d'un modèle sphérique équivalent en
volume : la taille des particules est représentée par le diamètre de la sphère équivalente, ayant
même volume que la particule.

La granulométrie laser est une technique basée sur la diffraction de la lumière. Elle s'appuie
sur la théorie de Fraunhofer qui utilise les hypothèses suivantes ([Link]) :

On considère des particules sphériques non poreuses et non opaques (voir la figure).
Ces particules ont un diamètre supérieur à la longueur d'onde. Les particules sont
animées d'un mouvement aléatoire. Les particules diffractent la lumière avec la même
efficacité quel que soit leur taille. Lorsqu'un faisceau laser éclaire une particule, on
peut observer des franges de diffraction. Selon Fraunhofer, l'intensité du rayonnement
diffracté et l'angle de diffraction sont fonction de la taille des particules. Plus la
particule est grosse, plus elle dévie de lumière, et plus l'angle de déviation par rapport
à la propagation sera faible.

La théorie de Fraunhofer ne prend en compte que les phénomènes de diffraction et est


applicable pour des particules ayant un diamètre supérieur à environ 10 fois la longueur
d’onde du laser, soit une dizaine de µm dans le cas des granulomètres laser.
Page |4

Pour des particules plus petites, le phénomène de réfraction n’est plus négligeable. La
théorie ci-dessus est cependant limitée, elle ne s'applique qu'à des particules de taille
supérieure à la longueur d'onde. Dans le cas où le diamètre des particules est inférieur à la
longueur d'onde, la théorie de Fraunhofer cesse d'être valable et on utilise la théorie de Mie ;
qui se base pour sa part sur les approximations de Rayleigh([Link]).

Dans le cadre de cette théorie, on suppose que le faisceau laser est non seulement
diffracté par les particules, mais qu'il est également réfléchi et diffusé. La lumière va
se propager jusqu'à ce qu'il y ait une variation dans l'indice de réfraction du milieu de
propagation. Cette variation d'indice va créer une réfraction du faisceau
monochromatique, le laser arrivera sur le détecteur en ayant subi plusieurs variations
de sa direction de propagation.

Par conséquent, la théorie de Mie nécessite une connaissance des propriétés optiques des
particules et du milieu de dispersion et est préférable à la théorie de Fraunhofer. Elle prend en
compte les phénomènes de diffraction et de réfraction. Mais le modèle de Mie nécessite
d’indiquer l’indice de réfraction moyen des particules mesurées qui dépend de la nature des
particules et qui varie donc en fonction de la composition minérale de l’échantillon d’où la
connaissance des propriétés optiques de l’échantillon.

Figure 1 – Différents types d’interactions entre le faisceau laser du granulomètre et une


particule présente dans l’échantillon à mesurer : absorption, réflexion, diffraction, et
réfraction. (ORS4 2015-2017, mars 2018)
D’où la granulométrie par diffusion laser est une technique de mesure indirecte couramment
utilisée pour déterminer la distribution de taille des matériaux granulaires pulvérulents. Le
principe de la méthode est le suivant (F. Michel, L. Courard, juin 2006)) :

 L’unité optique du granulomètre enregistre l’image de la diffusion (diffraction,


réflexion, réfraction) d’un rayonnement monochromatique par une suspension de
particules (Figure 1),
Page |5

 Des images de diffusion sont calculées à partir d’un modèle de diffusion, en fonction
de distributions granulométriques théoriques,
 Les images calculées et l’image mesurée sont ajustées par la méthode des moindres
carrés.

Les logiciels commerciaux pour granulomètre intègrent généralement deux modèles


mathématiques. Le modèle le plus complet est basé sur la théorie de la diffusion de Mie. Il
prend en considération l’ensemble des phénomènes optiques liés à la diffusion des particules
(diffraction, réfraction, réflexion). Le calcul de l’image de diffusion dépendra dans ce cas non
seulement de la distribution granulométrique théorique considérée, mais également de la
nature du matériau diffusant, par l’intermédiaire de ses propriétés optiques (F. Michel, L.
Courard, juin 2006) :

m=n− ⅈ ⋅ k

Avec :

 m l’indice de réfraction complexe


 n la partie réelle de l’indice de réfraction
 k la partie complexe de l’indice de réfraction, appelée indice d’absorption

L’approximation de Fraunhofer implique par contre des simplifications importantes de la


théorie de Mie. Les particules sont considérées par l’algorithme comme des disques plats et
opaques : seule la diffraction est prise en compte et la connaissance de la nature du matériau
et de ses propriétés optiques n’est pas nécessaire.

La limite de validité de l’approximation de Fraunhofer est atteinte pour des particules de


diamètre compris entre 1 et 10 µm. Dès lors, l’emploi du modèle de Mie se justifie lorsque
l’on désire caractériser la distribution de taille d’un matériau constitué de particules
microniques.
Page |6

Figure 2 : schéma de principe de granulométrie à laser ([Link])

IV. PARAMETRES CLES INFLUENÇANT LA MESURE


GRANULOMETRIQUE PAR DIFFRACTION LASER
IV.1. Modèles optiques
Les détails concernant ce paramètre ont été décrits dans les lignes précédentes.

IV.2. Obscuration des appareils


Les échantillons peuvent se trouver sous forme liquide ou sous forme solide. La quantité
d’échantillon introduite dans le granulomètre pour réaliser une mesure est un paramètre
important. Elle est généralement suivie au travers de la mesure de l’obscuration (fraction
de lumière atténuée lorsque l’échantillon est introduit) ou de la transmission (inverse de
l’obscuration). Une concentration trop faible de particules ne permet pas de produire un
signal de bonne qualité (rapport signal sur bruit trop faible) ce qui est fréquemment le cas
en période d’étiage dans les mesures d’échantillons effectués en suivi réguliers. La norme
ISO 13320-1 (2009) préconise d’atteindre une obscuration entre 5% et 25% et aussi de se
référer à la documentation du constructeur.

IV.3. Utilisation des ultrasons


La plupart des granulomètres laser sont également équipés d’un système d’ultrasons
permettant d’améliorer la dispersion des particules dans le liquide et d’éviter l’agrégation
des particules. L’utilisation des ultrasons est préconisée par la norme ISO 13320-1 (2009).
Une application des ultrasons avant la mesure durant 30 secondes semble être suffisante
Page |7

pour obtenir une bonne séparation des particules et la puissance de ces ultrasons doit être
toutefois adaptée à l’état de l’échantillon (Robbe et Roger, 1987).

IV.4. Sous-échantillonnage
L’étape de sous-échantillonnage conditionne fortement les résultats. L’objectif est
d’introduire dans l’appareil une quantité adéquate de particules (pour atteindre une
obscuration optimale) sans opérer de tri granulométrique, c’est-à-dire aboutir à réaliser un
sous-échantillonnage représentatif.

IV.5. Autres paramètres


D’autres paramètres non négligeables influent également sur la qualité de la mesure
(Delanghe D., Gairoard S. et al, 2018) et nécessitent d’être appréhendés :

 La composition chimique de l’échantillon qui agit sur sa densité et son indice de


réfraction (modèle MIE),
 La proportion de particules en dehors des gammes de mesures
 L’environnement de mesure avec la température et la densité du liquide.

V. LES AVANTAGES ET INCONVENIENTS RECONNUS DE LA


GRANULOMETRIE A LASER
Plusieurs appareils peuvent être utilisés pour effectuer cette analyse comme énumérer ci-haut,
chacun présentant des avantages et des inconvénients.
En général, les avantages et inconvénients reconnus de cette technique de mesure sont :
– une bonne reproductibilité
– de petites quantités d’échantillons, typiquement de l’ordre du gramme, fonction de la
taille et de la composition des matériaux (Grangeon, 2012),
– une bonne résolution spectrale : 100 classes entre 0.01 μm et 10 000 μm sont ainsi
analysées.
Notons toutefois que l’espace entre lentilles au travers duquel les échantillons transitent
nécessite de tamiser au préalable les échantillons avec un tamis de 2000 μm au minimum,
En parlant du tamisage au préalable, nous pouvons signaler qu’il est parfois nécessaire de
combiner tamisage et mesure laser, car les agrégats à analyser par granulométrie à laser
étaient trop larges. Or, différentes publications ont montré les différences de mesures qu’il
existe entre la granulométrie laser et d’autres méthodes de mesure de la granulométrie,
comme la mesure par vidéo ou pipette (Xu et Di Guida, 2003) pour profiter des avantages de
chacune d’entre elles,
Page |8

–justesse (étalonnage de l’appareil avec des échantillons témoins) (coursMASC15-


[Link])
–Un temps d’analyse court. Selon le constructeur, une mesure représentative est acquise
pour un temps de circulation dans l’appareil de l’ordre de 30 secondes (Grangeon, 2012). Les
mesures sont très rapides, il faut quelques secondes pour lire 2000 à 4000 fois la lumière
diffusée par des milliers de particules présentes en même temps dans le faisceau laser
([Link]).
Chacun de ces avantages est cependant à nuancer. Ainsi, on peut remarquer que :
–La contrainte physique sur le tamisage nécessite de combiner deux méthodes de mesures
basées sur des mesures physiques non-comparables,
– la reproductibilité nécessite de mesurer des échantillons qui sont théoriquement des
réplicats. Si cette condition est valide pour des matériaux calibrés, elle est cependant plus
discutable pour des échantillons à granulométrie étendue tels que ceux mesurés en milieu
naturel. On peut en effet facilement imaginer une sélectivité granulométrique (par
sédimentation des particules grossières) s’opérant lors de l’homogénéisation de l’échantillon
avant la mesure (Grangeon, 2012),
– la faible quantité de matériaux nécessaire est extrêmement pratique dans le cadre
d’échantillons peu concentrés, elle est en revanche problématique dans le cas d’échantillons
fortement concentrés. Dans ce cas, une phase de dilution est nécessaire avant la mesure, et
l’incertitude associée à ces dilutions doit être correctement estimée, en particulier au vu du
problème de sélectivité évoqué ci-dessus. Autrement dit, ces deux points posent le problème
du ré-échantillonnage (Grangeon, 2012),
– le temps de mesure dépend en fait de la granulométrie que l’on cherche à acquérir :
agrégée ou dispersée. Dans le cas de cette dernière, une phase de dispersion supplémentaire
est nécessaire (Grangeon, 2012).
La granulométrie laser fournit des résultats en volume sphérique équivalent ; la taille
renvoyée est donc supposée être celle d’une sphère [Link]. On suppose aussi connaître
les propriétés optiques des particules analysées, au travers de l’indice de réfraction à fixer
pour l’analyse. Pour contrôler de possibles dérivés de l’appareil, par exemple par
encrassement du système, des mesures régulières d’un sable de Fontainebleau, non cohésif,
calibré entre 230 et 310 μm sont effectuées, et la lentille de l’appareil régulièrement nettoyée
(Grangeon, 2012).
Page |9

VI. APPLICATIONS
Le granulomètre à laser est avant tout un instrument de mesure de laboratoire mais peut
également être utilisé dans l'industrie : Mesure de la cristallisation du sucre, Contrôle de
chaînes de productions de poudres (ciment, toner, etc. Contrôle dans l'alimentaire).

En général, Il faut tout d'abord diluer l'échantillon. L'appareil réalise ensuite une mesure de
bruit de fond afin d'enregistrer les phénomènes de diffraction engendrés par l'eau qui sert en
général de diluant. Puis la solution à étudier est injectée dans la cellule de mesure, chaque
particule passant devant le faisceau lumineux dévie la lumière qui est ensuite analysée par des
détecteurs, puis les données sont traitées par des calculs sur des matrices inverses. Les
mesures sont très rapides, il faut quelques secondes pour lire 2000 à 4000 fois la lumière
diffusée par des milliers de particules présentes en même temps dans le faisceau laser.

Pour notre étude, trois exemples d’applications sont choisies dont une qui est une analyse
granulométrique sur deux sucres glaces, une deuxième sur un échantillon de certains types de
sols et une autre sur les émulsions de Bitume.

VI.1. Exemple d’application : contrôle «qualité» de 2 sucres glaces A et B


Pour ce cas, Les principales étapes de la mesure sont :

 Alignement du faisceau au centre du détecteur (environ 10 s) ;


 Zéro électronique et zéro optique (bruit de fond) (environ 6 s) ;
 Introduction de l’échantillon pendant une période de «mesure inspection»
correspondant à une concentration optimale de poudre au niveau de la cellule.
L’optimisation souhaitée est donnée sous forme de barre graphe.
 Déclenchement de la mesure : sous forme de capture de l’image de diffusion du
faisceau traversé par les particules (données brutes). Pour 8000 à 10 000 balayages, la
durée de la mesure est d’environ 20 s. Après conversion des données brutes en
données exploitables par le logiciel intégré (DELGOVE R. et al, 2001).
P a g e | 10

Figure 3 : Image de diffusion type (DELGOVE R. et al.,2001)

À partir des courbes de fréquence, on peut, selon les besoins :

 éditer des courbes et des tableaux divers;


 comparer diverses courbes : superposition – soustraction, etc.

La durée de l’analyse granulométrique est de l’ordre de 2 min. La résolution d’une analyse


granulométrique Laser porte sur une cinquantaine de classes granulométriques alors qu’en
tamisage classique, elle est en général de l’ordre de 10 classes.

 On peut réaliser une édition «client» plus synthétique en ne conservant que les classes
les plus intéressantes

Principales données retenues sont :

 D (v; 0,1) = taille de particule pour laquelle 10% de l’échantillon se trouve en dessous
de cette dimension ;
 D (v; 0,5) = taille de particule à laquelle 50% de l’échantillon a une taille inférieure et
50% de l’échantillon a une taille supérieure, c’est le diamètre médian (MMD mass
median diameter) ;
 D (v; 0,9) = taille de particule pour laquelle 90% de l’échantillon se trouve en dessous
de cette dimension ;
 D (4; 3) = diamètre moyen (volume) ;
 D (3; 2) = diamètre moyen pondéré en surface (diamètre de Sauter) ;
 Span = mesure de la largeur de la distribution, c’est égal D (v; 0,9) – D (v; 0,1)/D (v;
0,5) (forme de CV) ;
P a g e | 11

 Aire de surface spécifique (SSA) = surface totale des particules/poids total Il faut fixer
la densité de l’échantillon.
Tableau 1 : Analyse granulométrique au laser par voie sèche des sucres A et B
(DELGOVE R. et al., 2001)

Les 2 sucres glace A et B sont peu différents par leur diamètre médian D (v; 0,5) et aussi par
leur courbe de passants.

Figure 4 : Courbes des passants et de fréquence (DELGOVE R. et al.,2001)


Les courbes de fréquence (sucre A) montrent une distribution moins homogène en particulier la
présence d’une population de grosses particules (> 200 µm) dont l’origine peut être recherchée.

VI.2. Application aux sols, agrégats, perte en terre


Deux types de sols ont été analysés :

 De valider la méthode, en vérifiant que la réponse donnée par le granulomètre soit


proportionnelle à la quantité de fraction introduite dans l’appareil, par l’analyse de gammes
étalons.
 De comparer les résultats obtenus sur les classes granulométriques 0 à 2, 20 à 50 µm et 50 à
200 µm, des échantillons de sols par la méthode diffraction laser.
P a g e | 12

VI.2.1. Préparation des gammes étalons


Deux gammes étalon ont été réalisées à partir d’argiles granulométrique et une fraction plus grossière
constituée à 65 % de limons grossiers tamisés à 20 et 50 µm et 35% sables fins 50 à 200 µm. Les
argiles 0 à 2 µm sont isolées par sédimentation après destruction de la matière organique et dispersion
aux résines cationiques saturées Na+. Une gamme argile / fraction grossière est alors faite en faisant
varier les proportions argile/fraction grossière. Les deux types d’argile retenus sont les smectites et
kaolinites correspondant à deux types de sol rencontrés les vertisols et ferrisols (J.Y. LAURENT et
al.).

VI.2.2. Préparation des échantillons de sol


Pour illustrer cet exemple, il a été choisi un échantillon de vertisol et de ferrisol tamisé à 2 mrn. Sur 10
g de prise d’essai, le sol est dispersé aux résines cationiques chargées en Na+ après destruction de la
matière organique par l’eau oxygénée à froid puis à chaud, la suspension de sol est tamisée à 200 µm.
Sur ces deux sols nous avons fait 4 répétitions.

VI.2.3. Mesure par diffraction laser


Il est nécessaire de tamiser la suspension de sol à 200 µm, pour que toutes les particules soient vues
par le granulomètre. Les suspensions sont analysées sur les focales de 45 et de 300 mm, grâce à une
fonction intégrée au logiciel les résultats obtenus sont ensuite mixés pour avoir un spectre continu en
32 classes comprises entre 0,1 et 600 pm. Ces 32 classes sont ramenées par calcul, pour les points des
gammes étalons à 3 classes exprimées en % volumique : 0 à 2 µm, 20 à 50 µm, 50 à 200 pm, et pour
les sols à 4 classes : 0 à 2 µm, 2 à 20 µm, 20 à 50 µm, 50 à 200 µm (J.Y. LAURENT et al.).

VI.2.4. Résultats
Validation de la méthode par les gammes étalons. La réponse du granulomètre aux différentes fractions
des ganunes étalon montre que pour: Les smectites, dans une suspension à 1 g/l et en introduisant un
indice de réfraction relative de 1,04 comme paramètre de calcul, nous avons une courbe d’étalonnage
de pente 0,98 avec un coefficient de détermination R2 de 0,92. On peut observer que pour des
concentrations entre 50 et 80 % d’argile, les points s’éloignent de la première bissectrice. Les
kaolinites Dans une suspension à 0,6 g/l et en introduisant un indice de réfraction relative de 1,08
comme paramètre de calcul, nous avons une courbe d’étalonnage de pente 0,96 avec un coefficient de
détermination R2 de 0,95. Les fractions grossières Les fractions 20 à 50 µm et 50 à 200 µm montrent
des pentes de 0,95 pour des coefficients de corrélation R2 de 0,95. L’examen des courbes d’étalonnage
montre qu’il est possible d’utiliser le granulomètre à diffraction laser pour déterminer la distribution
granulométrique d’une suspension, à condition de tenir compte des propriétés optiques des argiles dans
P a g e | 13

les paramètres de calcul. Nous pouvons maintenant comparer les résultats obtenus par les deux
méthodes sur les sols.

Figure 5 : Schéma de fonctionnement de l’appareil et la distribution des panicules d’une suspension


tamisée à 200 µm pour la focale de 45 mm en haut et 300 mm en bas (J.Y. LAURENT)
Tableau 2 : Comparaison entre les résultats obtenus par granulométrie à diffraction laser et ceux
obtenus par méthode classique (sédimentation et tamisage) (J.Y. LAURENT et al.)
P a g e | 14
P a g e | 15

CONCLUSION
La présente recherche montre que la granulométrie laser est une méthode fiable et rapide pour
la détermination de la distribution de la taille des particules en suspension, à condition de
respecter certaines règles: optimiser les paramètres de calcul pour chaque minéralogie, séparer
de la suspension par tamisage les particules qui sortent de la plage de lecture, écarter les
particules qui pourraient avoir une densité trop différente mais aussi une connaissance
préalable de propriétés optiques du matériau est nécessaire.

Pour valider les résultats de cette analyse, I1 faut faire la comparaison avec ceux entre
obtenus par d’autres méthodes d’analyse granulométrique. I1 reste difficile de comparer une
distribution pondérale et volumique lorsque la densité des particules n’est pas homogène.
Pour pallier à cette difficulté, dans les analyses granulométriques après destruction de la
matière organique et la dispersion, la suspension est tamisée à 50 µm.
P a g e | 16

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Delanghe D., Gairoard S. et al, [Link] des Sédiments du Rhône (OSR4
2015-2017) : synthèse sur les techniques granulométriques, France.

2. DELGOVE R. et al., 2001. Granulométrie laser : application aux sucres et produits de


sucrerie Laboratoire Central Beghin-Say, 59239 Thumeries.
3. Delgove R., Hochart J. –M., granulométrie laser : application aux sucres et produits de
sucrerie, mars 2001

4. Fournier J., Bonnot-Courtois C., Paris R., Voldoire O., Le Vot M., 2012. Analyses
granulométriques, principes et méthodes. CNRS, Dinard, page10

5. http // [Link] // Downloads / Malvern_ Mastersizer_3000_FR_Bronchure.pdf

6. http //[Link] //Downloads/Granulométrie laser NF ISO [Link]

7. http//[Link]//Downloads/CoursMASC [Link]

8. J.Y. LAURENT et al. l’utilisation de la diffraction laser pour la determination de la


granulométrie: application aux sols, agregats, perte en terre, Laboratoire Matière
Organique des Sols Tropicaux- ORSTOM, BP 8006, 97259 Fort de Fimice Cedes
Martinique, (F. W. I.)
9. Michel F., Courard L., apport de la granulométrie laser dans la caractérisation
physique des fillers calcaires, 7e journée scientifiques (RF)²B, 19-20juin 2006

10. Roger B., Robbe D., 1987. Logiciel de présentation et d’interprétation des
granulométries obtenues par diffraction laser associée ou non à un tamisage. Rapports
des laboratoires, 04juillet 2014

11. Thomas Grangeon. Et ude multi-échelle de la granulométrie des particules fines


générées par érosion hydrique : apports pour la modélisation. Sciences de la Terre.
Université de Grenoble, 2012. Français.61-64
12. [Link]//Downloads/[Link]

13. Xu R. et Di Guida OA. (2003). Comparison of sizing small particles using different
[Link] Technology, 132: 145–153.

Vous aimerez peut-être aussi