Vaste pays au cœur du continent Africain, la République Démocratique du Congo compte parmi les pays
au monde dont le taux d’approvisionnement en eau et d’assainissement figure parmi les plus bas dans le
monde et ont baissé au cours des 20 dernières années. Selon les dernières statistique, actuellement,
seulement 26% et 9% de la population ont respectivement accès à l’eau potable et à un système
sanitaire adéquat. Les faibles taux de couverture en eau potable ont conduit à une situation de santé
publique où la diarrhée cause 12% de décès en RDC. Le taux de morbidité liée à la diarrhée pour l’enfant
de moins de cinq ans (en deux semaines) a atteint 20% et les maladies épidémiques liées à l’eau et
l’assainissement y compris le choléra continuent de faire des ravages dans la population. L'objectif du
Millénaire pour le développement (OMD) relatif à l'eau (objectif 7 Cible 4) est aussi loin d'être atteint en
RDC. La RDC fait face à des difficultés pour desservir sa population en eau potable bien qu'elle dispose
d'énormes potentialités hydriques pouvant approvisionner toute l'Afrique. A ce jour, beaucoup de villes
et territoires sont confrontés à une pénurie d'eau potable. Suivant les statistiques publiées par le
ministère de l'Energie et le programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), le taux national
de desserte, qui était de 69 % en 1954, est tombé à 22 % en 2005, avant de remonter à 26 %. Bien que la
République Démocratique du Congo (RDC) soit le pays d'Afrique possédant les ressources hydrologiques
les plus importantes, elle doit aujourd'hui faire face à une crise aiguë de l'approvisionnement en eau
potable. En effet, seuls 26 % de la population congolaise ont accès à une eau potable salubre, une
estimation bien en dessous de la moyenne des 60% pour l'ensemble de l'Afrique subsaharienne
EPIGRAPHE; DEDICACE; REMERCIEMENT; SIGLES ET ABREVIATIONS
"Ce n’est point celui qui aime son propre pays qui pet se glorifier, mais plutôt celui qui aime le monde
tout entier. La terre est un seul pays et tous les homme en sont les citoyens"
IRENGE MPURUTA Charles
IN MEMORIAM
De tous les nôtres qui nous ont précédé et en particulier notre cousin CIZA SHENGEZI Sergent que Dieu a
récolté très tôt et notre grand père Dieudonné SALIKE, fatigué par les lourds fardeaux de l’âge ; l’amour
qui nous a lié sera à jamais plus fort que tout, même plus que cette mort qui nous a séparée.
Paix à vos âmes.
IRENGE MPURUTA Charles
DEDICACE
A nos très chers et aimables parents MPURUTA Kâ-TITO RUGENGE Cyprien et FAIDA ZAGABE Philomène
pour les lourds sacrifices pour notre formation et leur soutien tout au long de notre cursus académique.
A mon beau-frère BAHATI PHILIPPE et son épouse KINJA BAHATI Magdeleine
A nos frères et sœurs KINJAMPURUTA Magdeleine, MUGISHO MPURUTA Gamaliel, ASIFIWE MPURUTA
Yollande, MAPENZI MPURUTA Judith, SAFI MPURUTA Nicaise, KASIGWA Etienne.
A nos oncles et tantes
A nos neveux et cousins
A nos amis
A toutes les personnes qui nous portent au cœur
Nous dédions ce travail
IRENGE MPURUTA Charles
REMERCIEMENTS
Ce travail a bénéficié l’apport de plusieurs personnes, ce serait un signe d’ingratitude de notre part de le
rendre au public sans pour autant témoigner notre reconnaissance à tous ceux qui, de près ou de loin
ont contribué à son achèvement et à notre formation. Nos remerciements s’adressent à l’Eternel Dieu
Tout Puissant pour la protection et l’amour qu’il ne cesse de nous témoigner tout au long de notre vie.
Notre profonde gratitude au Chef de travaux Maitre MIDUBO KAZUBA Valentin pour s’être dévoué à la
direction de ce travail. Vos critiques, encouragements et directives nous ont permis de surmonter les
multiples obstacles et d’amener au bout ce travail. Nous restons convaincus que sans votre sens
d’écoute et votre soutien scientifique, ce travail ne pouvait pas toucher à sa fin.
Chers parents MPURUTA Kâ-TITO RUGENGE Cyprien et FAIDA ZAGABE Philomène, votre premier souci a
toujours été de nous donner une éducation de qualité, aussi vous ne vous êtes pas épargnés d’aucune
peine pour faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui, trouvez ici nos sincères remerciements ;
A mon beau-frère BAHATI PHILIPPE et son épouse KINJA BAHATI Magdeleine ;
A nos frères et sœurs KINJAMPURUTA Magdeleine, MUGISHO MPURUTA Gamaliel, ASIFIWE MPURUTA
Yollande, MAPENZI MPURUTA Judith, SAFI MPURUTA Nicaise, KASIGWA Etienne pour votre amour,
collaboration et encouragement qui restent graver dans notre cœur. Trouviez ici le remerciement de
votre attachement dévoué dans le moment de force ainsi que de faiblesse ;
A nos oncles , tantes, cousins, connaissances et amis Ornella BALOLA, Alain BAHUME, Ziada MATEKA,
Neema BYADUNIA, Lionel BALOLA, Immaculé BALOLA, Sonia BALOLA, Bonk MUGUDGU, Benjamin
KALENGA, Rolande KAFAFA, Radjabu SHERIZA, Rolande NDUSHA, Rehema BADERHAKUGUMA, Joël
MITIMA, Cécile ZAHABU, Cito MONGANE, Ciza MONGANE, Masime MONGANE et toute la famille
MONGANE, qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
A tous nos collègues de la promotion, KULONDWA prudent, Neema BYADUNIA, Iragi BISIMWA, Irenge
MBURUNGE, nous disons grand merci pour votre encouragement et collaboration
IRENGE MPURUTA Charles
SIGLES ET ABREVIATIONS
FMI : Fonds Monétaire International
ISDR : Institut Supérieur de Développement Rural
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONG (s) : Organisation (s) Non Gouvernementale (s)
ONU : Organisation des Nations Unies
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
PVD : Pays en Voie de Développement
RDC : République Démocratique du Congo
TDR : Technicien en Développement Rural
U.E : Union Européenne
UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE
I.1 GENERALITES SUR L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE
Définition de quelques concepts
Approvisionnement
Ce terme dérive du verbe approvisionner, qui signifie fournir des provisions des choses nécessaires.
Nous utilisons ce terme pour désigner la façon dont on se procure de l’eau en tout ce qui s’y rapporte :
endroit, récipient, quantité, qualité, coût,… quelques auteurs utilisent l’expression alimentation en eau à
la place d’approvisionnement en eau[1].
L’eau potable
Est une eau qui est adaptée et destinée à la consommation humaines. Elle peut être bue sans risque
pour la santé. On parle d'eau potable quand on fait également référence à son utilisation. L'eau peut
être naturellement potable, comme cela est le cas pour les eaux de source, mais elle peut devoir
également être traitée afin de s'en assurer. Dans l'un ou l'autre cas, l'eau est évaluée et des tests sont
effectués pour trouver d'éventuels contaminants potentiellement nocifs.
Une eau est dite potable quand elle satisfait à un certain nombre de caractéristiques la rendant propre à
la consommation humaine. C'est une eau qui n'offre pas d'inconvénients pour la santé du
consommateur[2]. Cette qualité signale que l'eau convient à tous les usages domestiques habituels, y
compris l'hygiène corporelle. Elle doit être bactériologiquement libre de toute contamination féco-orale
et chimiquement exempte de quantités excessives des matières organiques et minérales toxique.
Eau dure : On parle d'eau dure pour évoquer une eau contenant beaucoup de sels dissous, comme des
sels de calcium et de magnésium. On dit alors, dans le langage courant, que l'eau est calcaire. Une eau
en contenant peu est appelée eau douce. Les eaux de sources contiennent des quantités différentes de
ces sels, elles peuvent donc être de duretés différentes.
Les eaux de source sont des eaux naturellement propres à la consommation humaine ; on parle alors
d'eau potable. Les seuls traitements qu'il est permis de leur appliquer sont l'aération, la décantation et
la filtration. Les eaux naturellement gazeuses, qui contiennent du dioxyde de carbone dissous, peuvent
également être gazéifiées avant d'être soumises à la consommation.
Les eaux minérales peuvent être des eaux "non potables" dans le sens où elles possèdent des propriétés
particulières : elles ont des teneurs en minéraux et en oligo-éléments qui peuvent leur donner des
vertus thérapeutiques. Comme les eaux de source, elles ne peuvent être traitées. Une eau ne peut être
qualifiée de minérale que si elle a été reconnue comme bénéfique pour la santé par l'Académie de
médecine. En ce sens, c'est un alicament. Elle est d'origine profonde et de composition physico-
chimique constante dans le temps, et satisfait à des exigences microbiologiques plus strictes que les
autres eaux destinées à la consommation humaine. Certaines eaux très fortement minéralisées
dépassent les critères de minéralisation de l'eau potable. En ce sens, on peut les considérer comme non
potables. L'accès à l'eau de boisson signifie que la source est située à moins d'un kilomètre de l'endroit
de son utilisation et qu'il est possible d'obtenir régulièrement au moins 20 litres d'eau par habitant et
par jour et au maximum 5min pour remplir un récipient de 20 litres[3].
I.2. REVUE DE LA LITTERATURE
Normes sur l'eau Potable
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère qu’environ 14000 personnes dont 6000 enfants
meurent chaque jour de maladies liées à l’absence d’eau[4]. C’est ainsi qu’elle a mis en place des
normes internationales relatives à la qualité de l'eau sous forme de directives qui servent de base à
l'élaboration de réglementations et de normes dans les pays développés et en développement.
Ces normes sont réparties en sept groupes :
paramètres organoleptiques : transparence, couleur, odeur, et saveur
paramètres physico-chimiques : pH, température, concentrations en minéraux, conductivité,
"substances indésirables" (nitrates, fluor...)
substances toxiques" : plomb, chrome...
paramètres microbiologiques : bactéries nuisibles (coliformes)
pesticides et produits apparentés,
paramètres concernant les eaux adoucies livrées à la consommation humaine.
Les paramètres relatifs aux substances indésirables : substances tolérées en très faible quantité pouvant
avoir une incidence sur la santé sans provoquer de désagréments à court terme.
Analyse bactériologique
Celle-ci a pour but de déterminer le nombre de bactéries et la présence de bactéries d'origine
intestinale. Le plus grand danger auquel est exposé l'eau de boisson est celui d'une contamination
récente par des eaux d'égout ou des excréments humains sans d'ailleurs qu'il faille négliger celui d'une
contamination d'origine animale. L'eau de boisson doit être exemptée de toute contamination fécale qui
provoque les maladies. On empêche la contamination fécale en protégeant les sources d'eau, en
supprimant les sources de contamination.
Une enquête sanitaire menée à fond doit déterminer les sources potentielles de contamination d'une
source la plus courante et la plus importante de contamination fécale sont les déchets humains et
animaux. Si la contamination n'est pas réduite, la source d'eau est inacceptable. Les différentes formes
de diarrhées peuvent indiquer des contaminations des sources, la présence des algues peut renseigner
sur la contamination fécale.
L'eau potable
C'est l'eau bonne pour la consommation elle doit être limpide, incolore, fraîche, inodore, pouvoir cuire
les légumes sans les durcir, et donner avec le savon une mousse onctueuse sans grumeaux, surtout, elle
doit être pauvre en chlorure, ne renferme ni nitrates, ni nitrites, ni ammoniaque ni aucun microbe
pathogène. L'étude de l'eau du point de vue de sa consommation possible, se fait par analyse[5].
Les caractéristiques générales de l'eau
L'eau l'élément liquide est le symbole de la vie tout simplement. Dans toutes les religions, l'eau joue un
rôle significatif, pas seulement comme symbole de la vie et de la purification, mais aussi comme symbole
de la destruction (de déluge).
L'eau et la santé
Ce dualisme est aussi visible concernant les aspects sanitaires : l'élément indispensable pour la vie. L'eau
vectrice des maladies.
Les maladies liées à l'eau et à l'assainissement se contractent et se transmettent de plusieurs manières
différentes. Elles pénètrent dans le corps par la bouche ou par la peau, soit de manière relativement
directe d'une personne à une autre, soit par le biais d'intermédiaires.
Les buts généraux des projets (programme d'approvisionnement en eau potable sont la réduction de la
mortalité et la morbidité puisque une majeure partie de toutes les maladies des pays envie de
développement est liée à la qualité de l'eau et assainissement peuvent considérablement contribuer à
réduire la morbidité et la mortalité.
L'amélioration de la qualité de la vie, l'amélioration de l'approvisionnement en eau potable apporte
également un gain de temps et de réduire l'action de collecte de l'eau à grande distance. Cela entraîne
donc une amélioration de qualité de la vie et dans beaucoup de cas, une productivité croissant (FART et
CNCB, 1998, page 8-14)
Valeur de l’eau
L'eau probablement l'élément le plus caractéristique du monde vivant, une réflexion sur le rôle de l'eau
dans la vie semble donc nécessaire. Tout d'abord c'est un fait qu'un homme rivé d'eau ne peut guère
survivre au-delà de 4 à 5 jours, alors qu'il reste beaucoup plus longtemps sans nourriture, les grèves de
faim ne peuvent se prolonger sous un rapport régulier d'eau. C’est un fait également que des corps qui
en l'absence de correction rapide, entraîne inéluctablement la mort. Il faut noter en outre que les
échanges n'ont pas lieu seulement entre l'organisme et l'environnement mais également à l'intérieur du
corps entre les cellules et les différents organes, qui, de même fonctionnent soit de manière continue
soit de manière discontinue au cours de la journée. Pour donner une idée de la qualité de la
régularisation des mouvements de l'eau, on peut prendre cet exemple.
Dans le cas du rien, l'eau du sang est filtrée puis réabsorbée, on estime ainsi que près de 200 litres d'eau
par jour traversent les reins, c'est-à-dire plusieurs fois la quantité totale en eau de l'organisme. Pourtant
les pertes urinaires ne dépassent pas deux litres par jour. Les autres lieux d'échanges sont le poumon, la
peau, l'intestin etc. ces mécanismes d'échanges consomment une part importante d'énergie produite
par l'organisme. Ce long préambule permet de mieux comprendre à quel point l'eau est indispensable à
la vie de l'homme. Toute modification de la « qualité » de l'eau risque de modifier et à la limite de
perturber les différents mécanismes de régulation des échanges en eau et donc de provoquer une
déshydratation et une malnutrition. Pour terminer ce chapitre, nous disons avec plaisir que les deux
grands moyens pour prévenir les maladies d'origine hydrique sont l'assainissement du milieu et
l'éducation sanitaire la distribution d'une eau sans agent pathogène, la désinfection continue par
chloration efficace, la protection des sources d'approvisionnement permet de limiter l'extension de
certaines épidémies.
Tableau 1. Directives de l'OMS applicables à l'eau de boisson.
SUBSTANCES CHIMIQUES
VALEURS MAXIMALES ADMINISSIBLES (mg/l)
EFFETS INDESIRABLES
Arsenic
0,050
Risqué de cancer
Chrome
0,050
Toxique
Mercure
0,001
Toxique, affaiblissement neurologique
Nitrate
10
Méthémoglobinémie
Sélénium
0,10
Toxique
Chlorure
250
Goût désagréable, corrosion eau chaude
Cuivre
Saveur, corrosion dans la canalisation
Fer
0,3
Goût désagréable
Sodium
200
Goût salé
Zinc
dépôt granuleux, saleur astringent, opalescence
Tableau 2 : Cause du faible taux d'accessibilité à l'eau par secteur
Eau potable : Défis majeurs par sous-secteur
Urbain et périurbain
Infrastructures abandonnées. Un tiers des usines de traitement non opérationnelles.
Taux de croissance rapide de la population urbaine (4,6 pour cent). Prix élevé de l'eau.
Faibles retour sur investissement et viabilité financière des services publics en charge de l'eau.
Informalité des prestations de services d'eau dans les zones périurbaines.
Dégradation des bassins versants augmentant les coûts de traitement.
Rural
Faible accès aux sources d'eau améliorées.
60 pour cent des systèmes ruraux de services d'eau non opérationnels.
Informalité des prestations de services d'eau (contrôle de qualité et entretien insuffisants).
Taux élevé de contamination bactériologique.
Faible allocation du total des investissements pour le sous-secteur (15 pour cent du total).
Dégradation physique des sources d'eau potable.
Source : PNUE: Problématique de l'eau potable en RDC, défis et opportunité (Rapport Technique 2014)
Accessibilité à l’Eau
D'un point de vue de santé publique, la proportion de la population disposant d'un accès fiable à une
eau de boisson saine est le principal indicateur du succès global d'un programme d'approvisionnement
en eau de boisson.
Il existe un certain nombre de définitions de l'accès à l'eau (ou couverture) intégrant un certain nombre
de conditions portant sur la salubrité ou l'adéquation. Il est préférable d'utiliser la définition appliquée
par l'OMS et l'UNICEF dans leur programme conjoint de surveillance, qui définit un « accès raisonnable »
à des sources améliorées comme la « disponibilité d'au moins 20 litres par personne et par jour à partir
d'une source située dans un rayon d'un kilomètre de l'habitation de l'utilisateur ». Les technologies
améliorées et non améliorées d'approvisionnement en eau mentionnées dans le programme conjoint
OMS/UNICEF de surveillance ont été définies en fonction de leur capacité à fournir un « accès
raisonnable », comme l'indique le récapitulatif suivant : L'accessibilité à l'eau relève de plusieurs
éléments notamment le processus d'accessibilité à l'eau : la distance entre le ménage et le point
d'approvisionnement en eau potable, la quantité journalière par personne, le cout de l'eau, la qualité de
l'eau et la continuité.
Quantité : (niveau de service) : proportion de la population utilisant de l'eau provenant de différentes
sources d'approvisionnement (absence d'accès, accès de base, accès intermédiaire ou optimal, par
exemple) ;
La quantité d'eau collectée et utilisée par les ménages a une influence importante sur la santé. L'homme
à des besoins en eau physiologique de base, nécessaires pour le maintien de son hydratation, auxquels
s'ajoutent les quantités requises pour la préparation de ses repas et l'hygiène.
Selon l'OMS l'eau de boissons : 2 litres par jour, pour les préparations des aliments 7 ,5 Litre par jours et
le besoin journalier est d'au moins 20 Litre/jours.
Accessibilité: pourcentage de la population disposant d'un accès raisonnable à un approvisionnement en
eau de boisson amélioré
Accessibilité économique: tarif payé par les consommateurs domestiques ;
Accessibilité géographique : la distance entre le ménage et le point d’eau.
Continuité: temps pendant lequel l'eau de boisson est disponible (par jour, par semaine et par saison).
Qualité: c'est l'état de l'eau distribuée Cette qualité est d'ordre microbiologique, chimique,
organoleptique et physique.
Accessibilité économique
L'accessibilité économique à l'eau a une influence importante sur son utilisation et sur le choix des
sources d'eau. Les ménages disposant du plus faible niveau d'accès à une eau saine payent souvent l'eau
qu'ils reçoivent plus cher que ceux reliés à un réseau d'eau canalisé. Le coût élevé de l'eau
peut forcer ces ménages à recourir à d'autres sources de moindre qualité, présentant un plus grand
risque pour la santé. En outre, ce coût élevé de l'eau peut conduire à une baisse des volumes d'eau
utilisés par les ménages qui, à son tour, influe sur les pratiques d'hygiène et accroît le risque de
transmission des maladies. L'une des étapes importantes dans l'évaluation de l'accessibilité économique
à l'eau est la collecte des données sur le prix au point d'achat. Lorsque les ménages sont reliés à un
fournisseur d'eau de boisson, ce prix correspondra au tarif appliqué. Lorsque les consommateurs se
procurent l'eau à partir de bornes fontaines ou auprès des voisins, le prix au point d'achat peut différer
du tarif du fournisseur d'eau. Nombre de sources d'eau de remplacement (notamment les vendeurs
d'eau) présentent aussi des coûts, qui doivent être pris en compte dans les évaluations de l'accessibilité
économique. Dans le cadre de cette évaluation, il convient de considérer, en plus des coûts récurrents,
le coût initial de raccordement au réseau.
Continuité
Les interruptions de l'approvisionnement en eau de boisson, qu'elles soient dues à la production
intermittente des sources ou à des problèmes de conception ou de construction du réseau, sont des
déterminants majeurs de l'accès à l'eau de boisson et de sa qualité. L'analyse de la continuité des
approvisionnements doit prendre en compte plusieurs éléments. La continuité peut être classée dans les
catégories suivantes :
Le service assuré toute l'année à partir d'une source fiable, sans interruption du flux au niveau du
robinet ou de la source ;
Le service assuré toute l'année, mais soumis à des interruptions fréquentes (journalières ou
hebdomadaires), dont les causes les plus courantes sont :
Baisses de régime de pompage dans les réseaux équipés de pompes, qu'elles soient planifiées ou encore
dues à des pannes de l'alimentation ou à des défaillances sporadiques ;
Demande de pointe excédant la capacité d'écoulement des canalisations de transport ou la capacité du
réservoir.
La qualité de l'eau
a) Directives de qualité pour l'eau de boisson de l'OMS
La mauvaise qualité de l'eau de boisson suscite des inquiétudes pour la santé humaine dans des pays
développés ou en développement partout dans le monde. Les risques pour la santé sont liés à la
présence d'agents infectieux, de produits chimiques toxiques ou encore à des dangers de nature
radiologique. L'expérience acquise dans ce domaine fait ressortir l'intérêt de démarches reposant sur
une gestion préventive, englobant l'ensemble de l'approvisionnement, de la source d'eau au
consommateur.
L'OMS a mis en place des normes internationales relatives à la qualité de l'eau sous la forme de
directives qui servent de base à l'élaboration des réglementations et des normes. Il existe trois
principaux types de micro-organismes qu'on peut trouver dans l'eau potable : les bactéries, les virus et
les protozoaires. Ils peuvent exister à l'état naturel ou être le résultat d'une contamination par des
matières fécales d'origine humaine ou animale. Les sources d'eaux de surface, les lacs, les rivières et les
réservoirs sont plus susceptibles de contenir des micro-organismes que les sources d'eaux souterraines,
à moins que ces dernières ne subissent l'influence des eaux de surface. La qualité d'une eau de boisson
doit être conforme aux normes chimiques, bactériologiques, organoleptiques, biologiques.
Les paramètres de réglementation sont :
La qualité organoleptique : couleur, turbidité, odeur, saveur ;
Physico-chimiques : température, pH, chlorures : 200 mg/l, sulfates : 250 mg/l, etc. ;
Des substances indésirables : nitrates : 50 mg/l, nitrites, pesticides, etc. ;
Des substances toxiques (arsenic, cadmium, plomb, hydrocarbures, etc.) ;
Des paramètres microbiologiques (l'eau ne doit pas contenir d'organismes pathogènes).
Paramètres à ne pas dépasser pour une eau brute destinée à la production d'eau potable : (Martin-
Lagardette, 2009)
Paramètres organoleptiques
Coloration après filtration dépassant 200 mg/l de platine en référence à l'échelle platine/cobalt.
Paramètres en relation avec la structure naturelle des eaux
Température de l'eau supérieure à 25 °C
Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :
Chlorures : 200 mg/l (Cl) ;
Sulfates : 250 mg/l (SO4) ;
Sodium : 200 mg/l (Na) ;
Pour les eaux superficielles, le pourcentage d'oxygène dissous doit être inférieur à 30 % de la valeur de
saturation.
Paramètres concernant des substances indésirables
Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :
Nitrates : 50 mg/l (NO3) pour les eaux superficielles, 100 mg/l (NO3) pour les autres eaux ;
Ammonium : 4 mg/l (NH4) ;
Oxydabilité (KMnO4) en milieu acide : 10 mg/l (O2) ;
Phénols (indice phénol) para-nitraniline et 4-amino-antipyrine : 0,1 mg/l (C6H5OH) ;
Lauryl-sulfate (réagissant au bleu de méthylène) : 0,5 mg/l (lauryl-sulfate) ;
Hydrocarbures dissous émulsionnés après extraction :1 mg/l ;
Zinc : 5 mg/l (Zn) ;
Baryum : 1 mg/l (Ba) pour les eaux superficielles.
Paramètres concernant des substances toxiques
· Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :
Arsenic : 100 micro g/l (As) ;
Cadmium : 5 micro g/l (Cd) ;
Cyanures : 50 micro g/l (CN) ;
Chrome total : 50 micro g/l (Cr) ;
Mercure : 1 micro g/l (Hg) ;
Plomb : 50 micro g/l (Pb) ;
Sélénium : 10 micro g/l (Se) ;
Pesticides 5 micro g/l (par substance individualisée : 2 micro g/l) ;
Hydrocarbures aromatiques polycycliques :
b) Qualité bactériologique de l'Eau
La qualité bactériologique de l'eau se mesure par la présence des coliformes qui sont indicateurs de la
pollution d'eau. Leur présence dans l'eau indique que celle-ci a été polluée par les excrétas d'origine
animale ou humaine.
Bien qu'ils ne soient pas exclusivement d'origine fécale, les coliformes sont toujours présents en grande
quantité dans les excréments de l'homme et des animaux à sang chaud. Cependant la détection de
coliformes fécaux en particulier d'Escherichia Coli est la preuve indiscutable d'une pollution fécale.
L'objectif visé est l'absence de coliformes dans 100 ml d'eau, Eau contenant plus de 20 000 Escherichia
coli et plus de 10 000 entérocoques par 100 millilitres d'eau prélevée n'est pas propre à la
consommation.
Des micro-organismes indicateurs supplémentaires peuvent parfois être utiles pour déterminer l'origine
de la pollution fécale : ce sont par exemple les streptocoques fécaux et les clostridies réducteurs du
sulfite. L'analyse bactériologique vise à rechercher la présence non pas de tous les pathogènes fécaux
mais de certaines germes indicateurs d'une pollution fécale
Pour le prélèvement des échantillons à analyser, il convient d'observer les règles suivantes 25 :
Le flacon doit être stérile et les indications qui y sont apposées doivent être lisibles et complètes.
Les manœuvres effectuées lors du prélèvement ne doivent pas entrainer des contaminations
secondaires (Robinet à désinfecter et prélèvement au jet, dans un cours d'eau prélevé dans le sens
opposé du courant).
Le flacon doit être conservé à l'abri de la lumière et à une température de 4°C.
L'analyse doit être effectuée dans les 24heures mais idéalement après 6H ou dans l'air s'il n'ya pas eu de
conservation au frais.
L'eau est filtrée et c'est le filtre qui est mis après avoir été placé dans un milieu de culture ad hocdans
une étuve à 44° pendant 24heures. A cette température seule les coliformes fécaux peuvent se
développer. Les coliformes totaux (coliformes fécaux +autres coliformes) poussent à 37°. Le résultat est
exprimé en nombre de coliformes fécaux par 100 ml.
c) Qualité virologique de l'eau de boissons
Les analyses virologiques nécessitent un équipement spécial et couteux, difficile à mettre en place à
grande échelle. C'est pourquoi il faut une protection minutieuse d'une source d'eau contre les
contaminations virales. La désinfection par l'ozone est très efficace contre les virus si l'on maintient
pendant 4 minutés une concentration résiduelle de 0,2 à 0,4 mg/l. L'ozone est plus avantageux que le
chlore pour traiter de l'eau chargée à l'ammoniac, mais à cause de son instabilité, il n'est pas possible
d'entretenir une concentration résiduelle d'ozone dans le réseau.
Lorsqu'on dispose d'un équipement d'analyse virologique, il est souhaitable d'examiner l'eau brute et
l'eau traitée pour déceler la présence éventuelle de virus et en déterminer la concentration par une
méthode de référence.
d) Qualité parasitologue de l'eau de Boissons.
L'eau de boisson ne doit pas contenir des protozoaires intestinaux pathogènes. Les espèces de
protozoaires qui peuvent être transmises par l'ingestion d'eau de boisson sont notamment : Entamoeba
histolitica, Giardia sp, Balantidium coli,... Ces organismes résistent
beaucoup mieux que les bactéries et les virus à l'inactivation par le chlore.
Il faut donc utiliser autant que possible des sources d'eau de boissons exempte des contaminations et
une filtration efficace pour assurer l'élimination des protozoaires pathogènes. Les helminthes transmis
par l'homme peuvent également contaminer l'eau de boissons. Une seule larve à maturité ou un seul
oeuf fertilisé peut entrainer une infection.
On lute dans la plus part des cas contre le micro-organismes libres en protégeant les sources d'eau en
réduisant ou en prélevant des substances nutritives, en utilisant des algicides et en épurant l'eau
convenablement, notamment par coagulation, sédimentation, filtration, et désinfection ainsi qu'en
couvrant et en protégeant les réservoirs de stockage. On a cependant constaté que les toxines des
algues peuvent subsister après toutes ces phases d'épuration d'eau, bien que les organismes soient
éliminés. (Kubuya, 2008)
e) Qualité chimique de l'eau de boisson
La qualité chimique : les substances chimiques autres que les sels minéraux font l'objet de normes très
sévères. Ces substances sont dites « indésirables » ou « toxiques ». Elles sont recherchées à l'état de
trace (millionième de gramme par litre). Ces normes sont établies sur la base d'une consommation
journalière normale pendant toute la vie. Les risques des produits chimiques toxiques pour la santé sont
différents de risques microbiologiques. La qualité physico-chimique se mesure par la présence dans l'eau
des substances chimiques qui doivent être à des concentrations acceptables. Les effets cancérigènes et
mutagènes posé par les constituants chimiques proviennent essentiellement de leurs accumulations
dans les tissus au bout de longues périodes d'exposition.
La qualité physique et gustative : l'eau doit être limpide, claire, aérée et ne doit présenter ni saveur ni
odeur désagréable. Cependant, une eau qui ne satisfait pas pleinement à ces critères ne présente pas
forcément de risque pour la santé.
[1] KUBUYA, G. (2009), L’approvisionnement en eau potable et le développement du groupement de
Mudaka, TFC Inédit, ISDR Bukavu, RD Congo.
[2] OMS (2010), Revue périodique sur l’eau potable et l’assainissement, Revue technique.
[3] LUBULA, P. (2014), Les milieux ruraux de la RDC face à l’accès à l’eau potable, Mémoire de Licence,
ISDR Goma, RD Congo.
[4] OMS (2011), Rapport sur la problématique de manque d’eau potable et d’assainissement dans les
pays en voie de développement, Genève.
[5] OMS (2011), Rapport sur la problématique de manque d’eau potable et d’assainissement dans les
pays en voie de développement, Genève.
Pour améliorer la sécurité de l'eau des populations, nous utilisons une combinaison de différentes
approches afin d'apporter un approvisionnement en eau propre et fiable plus près des habitations.
Notre travail sur la sécurité de l'eau
Plus qu'un accès : la qualité de l'eau, de la ressource à l'utilisateur
Nous sélectionnons des technologies qui fourniront des quantités suffisantes d'eau de bonne qualité
pour répondre aux besoins fondamentaux des populations. La pérennité de ces services est essentielle.
Il faut s'assurer qu'il y a suffisamment de financement, de compétences et de pièces détachées
disponibles pour que les technologies puissent être utilisées, entretenues et réparées en utilisant des
ressources locales.
La première étape consiste à choisir la source d'eau (PDF). Les trois principales ressources en eau, les
eaux de pluie, les eaux souterraines et les eaux de surface (rivières, étangs et lacs), offrent une source
d'eau qui peut être utilisée par les populations. L'approvisionnement en eau à partir d'autres sources,
comme les plantes, le brouillard, l'eau de mer ou la réutilisation des eaux usées, nécessite des
technologies plus complexes et plus coûteuses pour obtenir le même volume d'eau, de sorte qu'elles
sont moins couramment utilisées.
La source d'eau est le lieu auquel les personnes extraient l'eau du cycle naturel de l'eau et où elle entre
dans le système d'approvisionnement en eau. Les sources d'eau les plus courantes que nous utilisons
sont :
Eaux de pluie
La collecte des eaux de pluie (PDF). La collecte de la pluie est l'une des formes les plus simples
d'approvisionnement en eau et fournit une eau de bonne qualité. L'utilisation et l'entretien régulier de
technologies simples pour recueillir les eaux de pluie peuvent protéger l'eau de la contamination.
Eaux souterraines
Sources protégées (PDF). Les sources naturelles peuvent fournir une eau aussi propre que les eaux
souterraines, mais sans qu'il soit nécessaire de la pomper jusqu'à la surface. Cependant, cette eau peut
être facilement polluée, c'est pourquoi les sources doivent être protégées. Les technologies peuvent
également les rendre plus accessibles.
Les puits creusés à la main (PDF) représentent la méthode traditionnelle, et encore la plus courante,
pour obtenir des eaux souterraines dans les zones rurales à faible revenu.
Les puits tubulaires (PDF). Sur un site donné, les puits creusés à la main peuvent donner plus d'eau que
les puits tubulaires, à profondeur égale. Mais les puits tubulaires de 100 à 150 mm de diamètre sont
généralement plus rapides et moins chers à creuser, ne nécessitent pas d'assèchement pendant le
creusement, nécessitent moins de matériaux de revêtement, sont plus sûrs à construire et à utiliser, et
impliquent moins d'entretien.
Les forages (PDF) sont des technologies courantes, en particulier dans les régions où la roche est dure ou
lorsque l'eau doit être captée à une grande profondeur. Les forages peuvent fournir une eau fiable et de
haute qualité et accroître la résilience en période de pénurie d'eau.
Eaux de surface
Les prises d'eau en rivière (PDF). Les eaux de surface sont vulnérables à la contamination et nécessitent
souvent un traitement, elles ne sont donc pas prioritaires en tant que source. Cependant, lorsque
d'autres sources d'eau ne sont pas réalisables, les eaux de surface sont parfois utilisées.
Les barrages sous la surface (PDF). Dans les régions arides et semi-arides du monde, les dépôts de sable
et de gravier des cours d'eau et des rivières peuvent fournir de l'eau pour la consommation et
l'irrigation. Ces cours d'eau sont généralement saisonniers, mais peuvent être pérennes.
Après que l'eau a été prélevée à la source, diverses technologies sont utilisées pour la transporter
jusqu'à l'endroit où les population la recueillent. Parmi ces technologies clés figurent :
Les systèmes d'eau à écoulement par gravité (PDF). Les sources d'eau naturelles ne se trouvent pas
toujours dans des endroits pratiques pour recueillir l'eau. Ces systèmes utilisent la gravité pour
transporter l'eau de la source à l'usager via un réseau de tuyaux. En rapprochant l'eau des personnes qui
l'utilisent, on réduit le temps et les efforts nécessaires pour la collecter, en particulier pour les femmes
et les filles. L'eau est également protégée pendant son transport, ce qui l'empêche d'être contaminée.
Les pompes manuelles (PDF) constituent un mécanisme rentable et relativement facile à utiliser pour
remonter les eaux souterraines d'un puits ou d'un forage, tout en les protégeant de la contamination.
Le pompage solaire (PDF). Le coût de l'utilisation de l'énergie solaire pour pomper l'eau des puits de
forage a considérablement baissé ces dernières années, de sorte qu'elle est de plus en plus utilisée
comme moyen de rapprocher l'eau des populations. Cependant, comme c'est le cas pour toute
technologie, si le pompage solaire est mal mis en œuvre ou mal géré, il ne sera pas durable.
La pompe à corde (PDF). Une technologie simple qui peut être construite à partir de pièces recyclées
comme des roues de vélo, de la ferraille et du plastique.
Le stockage de l'eau (PDF). Le débit naturel d'une source d'eau varie, mais les populations ont besoin
d'eau tout au long de l'année et à différents moments de la journée où l'approvisionnement peut ne pas
être suffisant. Le stockage de l'eau permet d'équilibrer l'offre pour répondre à la demande.
Les kiosques d'eau (PDF) sont mis en place par nos partenaires locaux et gérés par des accompagnateurs
qui fournissent à leur communauté une eau potable propre à un prix abordable.
En plus d'être disponible en quantité suffisante, l'eau doit être suffisamment sûre pour être
consommée, c'est-à-dire potable. Si l'eau est naturellement propre, il n'est pas nécessaire de la traiter.
Cependant, il est parfois nécessaire de purifier l'eau avant de la consommer en utilisant des
technologies de traitement de l'eau (PDF) ou de désinfection (PDF).
Image du haut : Gopal Mondol est l'un des responsables de la communauté Munda qui tente de changer
les habitudes de sa communauté par le biais des bonnes pratiques EAH à Satkhira, au Bangladesh.
Décembre 2022.
Dernière mise à jour : Avril 2024