Introduction
Evangelii Gaudium (La joie de l'Évangile) est une exhortation apostolique du pape François
publiée en 2013. Ce document expose sa vision d'une Église missionnaire, engagée dans
l'évangélisation et proche des plus démunis. Il met l’accent sur la joie comme moteur de la foi
chrétienne et appelle à une transformation pastorale, loin d’une mentalité rigide ou
bureaucratique.
Dans cet exposé, nous analyserons les thèmes principaux de Evangelii Gaudium, en mettant en
lumière l’appel du pape à une Église en sortie, l’homélie et sa préparation et les tentations qui
menacent les agents pastoraux (évêques, prêtres, religieux et laïcs engagés) ainsi que les
implications de cette exhortation dans la vie du séminariste aujourd’hui.
[Dans Evangelii Gaudium (2013), le Pape François consacre une partie importante à l'homélie et
à sa préparation, insistant sur son rôle central dans la liturgie et son impact sur les fidèles. Il en
parle principalement aux paragraphes 135 à 159, où il donne des recommandations aux
prédicateurs.
L’homélie est un moment privilégié de dialogue. Elle est « la pierre de touche pour évaluer la
proximité et la capacité de rencontre d’un Pasteur avec son peuple » (EG, 135). Elle ne doit pas
être une simple conférence ou un enseignement abstrait, mais plutôt un dialogue entre Dieu et
son peuple, dans lequel le prédicateur devient un instrument de cette communication. Elle ne doit
pas être ennuyeuse ou trop moralisatrice mais nourrie par la Parole de Dieu et adaptées à la vie
concrète des fidèles. Pour cela, sa préparation doit être sérieuse et priante (EG, 145-159).
Le prédicateur doit lire et méditer les Écritures avec un cœur ouvert. Il doit identifier le message
essentiel et éviter de trop se disperser. L’homélie doit être simple, concrète et compréhensible
pour tous. Utiliser des images et des exemples. Le prédicateur doit demander à l'Esprit Saint de
guider ses paroles. L'homélie doit être courte et percutante pour ne pas fatiguer les fidèles.
[19/03 à 23:18] Oba. JB🔥: Dans Evangelii Gaudium, le Pape François développe largement la
thématique de l'« Église en sortie », un concept fondamental de son pontificat. Il appelle l'Église
à sortir d’elle-même pour aller à la rencontre des périphéries, aussi bien géographiques
qu’existentielles. Cette idée est particulièrement développée dans les paragraphes 19 à 49 du
document.
1. Une Église missionnaire et en mouvement
L’Église est appelée à être « en sortie », c’est-à-dire engagée dans l’annonce de l’Évangile, sans
peur d’affronter les défis du monde moderne. En effet, elle ne doit pas rester autocentrée, mais
être en état permanent de mission 1. C’est pourquoi le Pape François écrit : « Je préfère une Église
accidentée, blessée et sale pour être sortie sur les chemins, plutôt qu’une Église malade de sa
fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. 2 » Il faut donc aller vers les «
périphéries », qui désignent aussi bien des lieux géographiques oubliés que des situations
humaines de souffrance, de pauvreté et de marginalisation.
Ensuite, pour être véritablement missionnaire, l’Église doit éviter le formalisme, la bureaucratie
excessive et les rigidités qui peuvent empêcher la rencontre avec les gens 3. De fait, « La pastorale
en terme missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du “on a toujours fait
ainsi”. 4» Pour ce faire une conversion pastorale s’avère nécessaire, c'est-à-dire qu’il faut changer
les méthodes et les structures de l’Église pour qu’elles servent réellement la mission (EG, 27).
Cela inclut une attention particulière aux laïcs et à leur rôle missionnaire, une simplification des
processus ecclésiaux pour permettre un accueil plus large, une attitude d’écoute et
d’accompagnement des fidèles, plutôt qu’un simple enseignement doctrinal.
Conclusion
L'« Église en sortie » selon Evangelii Gaudium est une Église missionnaire, ouverte, proche des
gens, et centrée sur l’annonce joyeuse de l’Évangile. Elle ne reste pas enfermée dans ses
traditions ou ses sécurités, mais va à la rencontre du monde avec miséricorde et audace.
1
EG, 25
2
EG, 49
3
EG, 26
4
EG 33
Plusieurs tentations menacent les agents pastoraux (évêques, prêtres, religieux, séminaristes en
stage et laïcs engagés) dans leur mission d’évangélisation. En effet, l’individualisme et la
mondanité spirituelle consiste à chercher son propre confort au lieu de se donner pleinement à la
mission, « à rechercher au lieu de la gloire du Seigneur, la gloire et le bien-être personnel 5». La
crise d’identité spirituelle6engendre une tiédeur dans la foi et une perte de la joie de
l’évangélisation. L’accoutumance et la routine. Le pessimisme et la mentalité de défaite comme
le souligne le Pape François : « Une des plus sérieuses tentations qui étouffent la ferveur et
l’audace est le sens de l’échec, qui nous transforment en pessimistes mécontents et déçus au
visage assombri.7 » La division et les conflits internes (EG, 98-101) un style pastoral
bureaucratique et fermé (EG, 102-104)
Le Pape dénonce ceux qui pensent que « tout va mal » et que l’Église est en déclin irrémédiable.
Il insiste sur l’espérance chrétienne, affirmant que l’Esprit Saint est toujours à l’œuvre et que
l’Évangile garde toute sa puissance.
Il met en garde contre une Église qui chercherait à plaire au monde plutôt qu’à être fidèle à
l’Évangile.
Il critique le carriérisme, la recherche du prestige et du pouvoir dans l’Église.
Il appelle à un véritable désintéressement et à une humilité missionnaire.
Le Pape François regrette que certains agents pastoraux passent leur temps à critiquer les autres
et à créer des tensions dans l’Église.
Il appelle à l’unité et au dialogue, pour éviter que l’Église ne se divise en clans opposés.
5
EG 93
6
EG, 78-80
7
EG 85
6. un style pastoral bureaucratique et fermé (EG, 102-104)
Il met en garde contre une Église trop bureaucratique, où les prêtres et agents pastoraux
deviennent plus des administrateurs que des missionnaires.
Il encourage une proximité avec le peuple, une Église vivante qui va au contact des gens plutôt
que de rester enfermée dans ses structures.
Conclusion
Le Pape François appelle tous les agents pastoraux à se convertir et à dépasser ces tentations
pour être de véritables témoins joyeux de l’Évangile. Il insiste sur la joie, l’espérance et la
simplicité, qui doivent caractériser ceux qui annoncent le Christ.