REPRÉSENTATION MATRICIELLE DES
APPLICATIONS LINÉAIRES
[Link]
LM6E
2024
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Dans toute cette leçon K désigne R ou C.
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Dans cette partie, on considère deux K -espaces vectoriels E et F de
dimension finie, et sauf mention explicite du contraire, on note p = dim E
et n = dim F .
1.1 Définition
Définition
Soit B = (e1 , . . . , ep ) une base de E , soit C = (x1 , . . . , xn ) une base de F ,
et soit f ∈ L(E , F ) On appelle matrice de f relativement aux bases B et C
(plus souvent appelée matrice de f dans les bases B et C) la matrice
MatB,C (f ) = (ai,j ) 16i6n telle que
16j6p
n
X
∀j ∈ {1, · · · , p}, f (ej ) = ai,j xi
i=1
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
a1,1 a1,2 . . . a1,p
a2,1 a2,2 . . . a2,p
MatB,C (f ) =
.. .. ..
. . .
an,1 an,2 . . . an,p
Dans le cas où E = F , et B = C on note MatB (f ) au lieu de MatB,B (f ).
Il s’agit alors d’une matrice carrée de Mn (K), où n = dim E
Exemples :
Soit
f : R3 −→ R2
.
(x, y , z) 7−→ (x + 2y − z, y − 3z)
Alors notons B3 et B2 les bases canoniques de R3 et R2 . Calculer
MatB3 ,B2 (f )
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Soit B base de E . Calculer MatB (idE )
Soient x1 , . . . , xn des scalaires deux à deux distincts, et soit
ϕ : Kn−1 [X ] −→ Kn
P 7−→ (P (x1 ) , . . . , P (xn ))
Notons B = (E1 , E2 , . . . , En ) la base canonique de Kn . Alors la
matrice de ϕ dans les bases canoniques de Kn−1 [X ] et Kn est
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Définition
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E , et soient x1 , . . . , xp des vecteurs de
E . On appelle matrice de la famille (x1 , . . . , xp ) dans la base B, et on note
Matβ (x1 , . . . , xp ) la matrice (ai,j ) 16i6n où
16j6p
n
X
∀j ∈ {1, · · · , p}, xj = ai,j ei
i=1
Autrement dit, la j ème colonne de MatB (x1 , . . . , xp ) est le vecteur des
coordonnées de xj dans la base B.
Exemple :
Dans R3 , si u1 = (1, −2, 1), u2 = (2, −1, 3), u3 = (0, 1, 1) et si on pose
Bcan la base canonique de R3 donner MatBcan (u1 , u2 , u3 )
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Proposition
Soient B = (e1 , . . . , ep ) une base de E , soit C = (x1 , . . . , xn ) une base de
F , et soit f ∈ L(E , F ). Alors MatB,C (f ) = MatC (f (e1 ) , . . . , f (ep ))
Application(s) canoniquement associée(s) à une matrice
Si E est un K-espace vectoriel de dimension p, de base B, F un K-espace
vectoriel de dimension n, de base C, et si A ∈ Mn,p (K), alors il existe une
et une seule application linéaire f ∈ L(E , F ) tel que MatB,C (f ) = A.
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Proposition
Soient B = (e1 , . . . , ep ) une base de E , soit C = (x1 , . . . , xn ) une base de
F , et soit f ∈ L(E , F ). Alors MatB,C (f ) = MatC (f (e1 ) , . . . , f (ep ))
Application(s) canoniquement associée(s) à une matrice
Si E est un K-espace vectoriel de dimension p, de base B, F un K-espace
vectoriel de dimension n, de base C, et si A ∈ Mn,p (K), alors il existe une
et une seule application linéaire f ∈ L(E , F ) tel que MatB,C (f ) = A.
En particulier, si E = Kp et F = Kn ( resp. E = Mp,1 (K) et
F = Mn,1 (K)), munis de leurs bases canoniques, alors l’unique
f ∈ L (Kp , Kn ) (resp. f ∈ L (Mp,1 (K), Mn,1 (K)) dont la matrice dans les
bases canoniques est A est appelée application canoniquement associée à
A.
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
2. Compatibilité des opérations
Proposition (Coordonnées de l’image d’un vecteur):
Soient B et C des bases respectives de E et F , soit f ∈ L (E , F ), et soit
x ∈ E . Alors
MatC (f (x)) = MatB,C (f ) × MatB (x)
Proposition
Soient B une base de E et C une base de F . Alors pour f , g ∈ L(E , F ), et
λ ∈ K, on a
MatB,C (λf + g ) = λ MatB,C (f ) + MatB,C (g )
aussi l’application f 7→ MatB,C (f ) est bijective,autrement dit un
isomorphisme de L(E , F ) sur Mn,p (K)
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Proposition
Soient E , F , G trois espaces vectoriels de dimension finie, de bases
respectives BE , BF et BG . Alors pour f ∈ L(E , F ) et g ∈ L(F , G ), on a
MatBE ,BG (g ◦ f ) = MatBF ,BG (g ) × MatBE ,BF (f )
Exemple :
Soit f l’endomorphisme
de R
2 [X ] dont la matrice dans la base canonique
−1 −2 1
B est A = 2 3 −1
2 2 0
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
3. Retour sur les matrices inversibles
Proposition
Soient E et F deux espaces vectoriels de même dimension n, de bases
respectives B et C, et soit f ∈ L (E , F ) Alors f est un isomorphisme si et
seulement si MatB,C (f ) est inversible. Et dans ce cas,
MatC,B f −1 = (MatB,C (f ))−1
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1. Matrices d’une application linéaires dans des bases
Proposition
Soit A ∈ Mn (K). Alors il y a équivalence entre
1 A est inversible à gauche (il existe B ∈ Mn (K) telle que BA = In ).
2 A est inversible à droite.
3 A est inversible.
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2. Rang d’une matrice
Définition
Soit A ∈ Mn,p (K), et soient C1 , . . . , Cp ses colonnes, qui sont donc dans
Mn,1 (K). On appelle rang de A et on note rg(A) le rang de la famille
(C1 , . . . , Cp ) Autrement dit, rg(A) = dim Vect (C1 , . . . , Cp )
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2. Rang d’une matrice
Définition
Soit A ∈ Mn,p (K), et soient C1 , . . . , Cp ses colonnes, qui sont donc dans
Mn,1 (K). On appelle rang de A et on note rg(A) le rang de la famille
(C1 , . . . , Cp ) Autrement dit, rg(A) = dim Vect (C1 , . . . , Cp )
Exemples : Donner le rang des matrices suivantes.
−1 1 −2
1 −1 0 1
0 1 −2
1 2 ... n
2 4 . . . 2n
2 3 6 . . . 3n ∈ Mn (R)
.. .. ..
. . .
n 2n . . . n2
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2. Rang d’une matrice.
Proposition
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n, soit B une base de E et
soient x1 , . . . , xp des vecteurs de E . Alors
rg (x1 , . . . , xp ) = rg MatB (x1 , . . . , xp )
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2. Rang d’une matrice.
Proposition
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n, soit B une base de E et
soient x1 , . . . , xp des vecteurs de E . Alors
rg (x1 , . . . , xp ) = rg MatB (x1 , . . . , xp )
Corollaire
Soit f ∈ L(E , F ), et soient B et C des bases respectives de E et F . Alors
rg(f ) = rg (MatB,C (f ))
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2. Rang d’une matrice.
Proposition
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n, soit B une base de E et
soient x1 , . . . , xp des vecteurs de E . Alors
rg (x1 , . . . , xp ) = rg MatB (x1 , . . . , xp )
Corollaire
Soit f ∈ L(E , F ), et soient B et C des bases respectives de E et F . Alors
rg(f ) = rg (MatB,C (f ))
Proposition.
Soit A ∈ Mn (K). Alors A est inversible si et seulement si rg(A) = n
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
3.1 Matrice de passage
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
3.1 Matrice de passage
Définition-théorème (Matrice de passage d’une base à une autre)
Soient E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie et B, B 0 et B 00
trois bases de E . On appelle matrice de passage de B à B 0 la matrice :
0
Mat B (B 0 ) = MatB0 ,B (IdE ) , souvent notée PBB . Alors:
0
1 PBB est inversible d’inverse PBB0 .
0 00 00
2 PBB PBB0 = PBB
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
3.1 Matrice de passage
Définition-théorème (Matrice de passage d’une base à une autre)
Soient E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie et B, B 0 et B 00
trois bases de E . On appelle matrice de passage de B à B 0 la matrice :
0
Mat B (B 0 ) = MatB0 ,B (IdE ) , souvent notée PBB . Alors:
0
1 PBB est inversible d’inverse PBB0 .
0 00 00
2 PBB PBB0 = PBB
Exemple :
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
3.1 Matrice de passage
Définition-théorème (Matrice de passage d’une base à une autre)
Soient E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie et B, B 0 et B 00
trois bases de E . On appelle matrice de passage de B à B 0 la matrice :
0
Mat B (B 0 ) = MatB0 ,B (IdE ) , souvent notée PBB . Alors:
0
1 PBB est inversible d’inverse PBB0 .
0 00 00
2 PBB PBB0 = PBB
Exemple :
Théorème (Changement de base pour un vecteur)
Soient E 6= {0E } un K -ev de dimension finie et B et B 0 deux bases de E .
0
On pose : P = PBB . Pour tout x ∈ E de coordonnées X (X vecteur
colonne) dans B et X 0 dans B 0 : X = PX 0 .
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
Théorème (Formule de changement de base):
Soient E , F deux espaces vectoriels de dimensions finies, soient B, B 0 deux
bases de E et C, C 0 deux bases de F . Alors pour f ∈ L(E , F ), on a
0
MatB0 ,C 0 (f ) = PCC0 , MatB,C (f )PBB
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
Théorème (Formule de changement de base):
Soient E , F deux espaces vectoriels de dimensions finies, soient B, B 0 deux
bases de E et C, C 0 deux bases de F . Alors pour f ∈ L(E , F ), on a
0
MatB0 ,C 0 (f ) = PCC0 , MatB,C (f )PBB
Corollaire (Formule de changement de base pour les endomorphismes)
:
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, B et B 0 deux bases de E .
Alors pour f ∈ L(E ),
0
MatB0 (f ) = PBB0 , MatB (f )PBB
0 −1 0
= PBB MatB (f )PBB
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
Exemple :
Soit f l’endomorphisme de R2 [X ] défini par f (P) = P + P 0 , on pose Bcan
la base canonique de R2 [X ] et B = (1, X − 1, X 2 + 1) donner
PBBcan et MatBcan (f ) et PBBcan et déduire MatB (f )
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
Exemple :
Soit f l’endomorphisme de R2 [X ] défini par f (P) = P + P 0 , on pose Bcan
la base canonique de R2 [X ] et B = (1, X − 1, X 2 + 1) donner
PBBcan et MatBcan (f ) et PBBcan et déduire MatB (f )
Théorème (Changement de bases et matrice Jr )
Soient E et F deux K -ev de dimensions respectives p et n et u ∈ L(E , F )
de rang r . Alors pour une certaine base B de E et une certaine base C de
= Jr , où Jr est la matrice de taille n × p suivante :
F : Mat B,C (u)
Ir 0
Jr = .
0 0
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3. Changement de base, similitude, équivalence.
Exemple :
Soit f l’endomorphisme de R2 [X ] défini par f (P) = P + P 0 , on pose Bcan
la base canonique de R2 [X ] et B = (1, X − 1, X 2 + 1) donner
PBBcan et MatBcan (f ) et PBBcan et déduire MatB (f )
Théorème (Changement de bases et matrice Jr )
Soient E et F deux K -ev de dimensions respectives p et n et u ∈ L(E , F )
de rang r . Alors pour une certaine base B de E et une certaine base C de
= Jr , où Jr est la matrice de taille n × p suivante :
F : Mat B,C (u)
Ir 0
Jr = .
0 0
Remarque
Sous les mêmes notations que le théorème rg(u) = r
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4. Matrices équivalentes
Définition
On dit que deux matrices A, B ∈ Mn,p (K) sont équivalentes si il existe
P ∈ GLn (K), Q ∈ GLp (K) telles que A = P −1 BQ (ou A = PBQ).
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4. Matrices équivalentes
Définition
On dit que deux matrices A, B ∈ Mn,p (K) sont équivalentes si il existe
P ∈ GLn (K), Q ∈ GLp (K) telles que A = P −1 BQ (ou A = PBQ).
Exemple fondamental
Soient E 6= {0E } et F 6= {0F } deux K -espaces vectoriels de dimension
finie, B et B 0 deux bases de E , C et C 0 deux bases de F et u ∈ L(E , F ). La
matrice Mat B0 ,C 0 (u) est équivalente à la matrice Mat B,G (u).
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4. Matrices équivalentes
Définition
On dit que deux matrices A, B ∈ Mn,p (K) sont équivalentes si il existe
P ∈ GLn (K), Q ∈ GLp (K) telles que A = P −1 BQ (ou A = PBQ).
Exemple fondamental
Soient E 6= {0E } et F 6= {0F } deux K -espaces vectoriels de dimension
finie, B et B 0 deux bases de E , C et C 0 deux bases de F et u ∈ L(E , F ). La
matrice Mat B0 ,C 0 (u) est équivalente à la matrice Mat B,G (u).
Théorème (Propriétés de la relation d’équivalence)
1 Relation d’équivalence : La relation d’équivalence sur Mn,p (K) est
une... relation d’équivalence !
2 Caractérisation par le rang : Deux matrices de Mn,p (K) sont
équivalentes si et seulement si elles ont le même rang. Cela revient
aussi à dire que toute matrice de Mn,p (K) de rang r est équivalente
à Jr .
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4. Matrices équivalentes
Corollaire
Soit A ∈ Mn,p (K). Alors rg(A) = rg (t A).
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4. Matrices équivalentes
Corollaire
Soit A ∈ Mn,p (K). Alors rg(A) = rg (t A).
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Définition (Matrices semblables)
Soient A, B ∈ Mn (K). On dit que B est semblable à A(sur K) s’il existe
une matrice P ∈ GLn (K) inversible pour laquelle: B = P −1 AP
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Définition (Matrices semblables)
Soient A, B ∈ Mn (K). On dit que B est semblable à A(sur K) s’il existe
une matrice P ∈ GLn (K) inversible pour laquelle: B = P −1 AP
Exemple fondamental :
Soient E un K -espace vectoriel de dimension finie, u ∈ L(E ) et B et B 0
deux bases de E . Les matrices Mat B (u) et MatB0 (u) sont alors
semblables.
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Théorème (Propriétés de la relation de similitude)
1 Relation d’équivalence : La relation de similitude sur Mn (K) est
une relation d’équivalence.
2 Invariance du rang et de la trace par similitude : Deux matrices
semblables de Mn (K) ont même trace et même rang.
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Théorème (Propriétés de la relation de similitude)
1 Relation d’équivalence : La relation de similitude sur Mn (K) est
une relation d’équivalence.
2 Invariance du rang et de la trace par similitude : Deux matrices
semblables de Mn (K) ont même trace et même rang.
Attention !!
Deux matrice en la même trace et le même rang ne sont pas forcément
semblable.
Contre exemple :
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Théorème (Propriétés de la relation de similitude)
1 Relation d’équivalence : La relation de similitude sur Mn (K) est
une relation d’équivalence.
2 Invariance du rang et de la trace par similitude : Deux matrices
semblables de Mn (K) ont même trace et même rang.
Attention !!
Deux matrice en la même trace et le même rang ne sont pas forcément
semblable.
Contre exemple :
Exemple :
1 2 3 1 2 3
Les matrices 1 1 3 et 2 2 0 ne sont pas semblables car
2 2 0 1 1 3
elles n’ont pas la même trace.
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Définition-proposition (Trace d’un endomorphisme en dimension finie)
Soit E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie.
Définition : Soit u ∈ L(E ). La trace de la matrice Mat B (u) ne
dépend pas du choix de la base B de E choisie. On l’appelle trace de
u, notée tr(u) ou Tr(u).
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Définition-proposition (Trace d’un endomorphisme en dimension finie)
Soit E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie.
Définition : Soit u ∈ L(E ). La trace de la matrice Mat B (u) ne
dépend pas du choix de la base B de E choisie. On l’appelle trace de
u, notée tr(u) ou Tr(u).
Linéarité : Pour tous u, v ∈ L(E ) et
λ, µ ∈ K : tr(λu + µv ) = λ tr(u) + µ tr(v ).
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Définition-proposition (Trace d’un endomorphisme en dimension finie)
Soit E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie.
Définition : Soit u ∈ L(E ). La trace de la matrice Mat B (u) ne
dépend pas du choix de la base B de E choisie. On l’appelle trace de
u, notée tr(u) ou Tr(u).
Linéarité : Pour tous u, v ∈ L(E ) et
λ, µ ∈ K : tr(λu + µv ) = λ tr(u) + µ tr(v ).
Effet sur une composée : Pour tous
u, v ∈ L(E ) : tr(u ◦ v ) = tr(v ◦ u).
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5. Matrices semblables, trace d’un endomorphisme
Définition-proposition (Trace d’un endomorphisme en dimension finie)
Soit E 6= {0E } un K -espace vectoriel de dimension finie.
Définition : Soit u ∈ L(E ). La trace de la matrice Mat B (u) ne
dépend pas du choix de la base B de E choisie. On l’appelle trace de
u, notée tr(u) ou Tr(u).
Linéarité : Pour tous u, v ∈ L(E ) et
λ, µ ∈ K : tr(λu + µv ) = λ tr(u) + µ tr(v ).
Effet sur une composée : Pour tous
u, v ∈ L(E ) : tr(u ◦ v ) = tr(v ◦ u).
Exemple : Soient E un K -ev de dimension finie et p un projecteur de E .
Alors: tr(p) = rg(p).
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
6.1 Caractérisation du rang par les matrices carrées extraites.
Définition-théorème (Matrices extraites)
Soient A ∈ Mn,p (K).
1 Définition: On appelle matrice extraite de A toute matrice de la
forme
ai1 j1 · · · ai1 jp0
.. ..
. .
ain0 j1 · · · ain0 jp0
où i1 , . . . , in0 , j1 , . . . , jp0 sont tels que : 1 6 i1 < . . . < in0 6 n et
1 6 j1 < . . . < jp0 6 p.
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
6.1 Caractérisation du rang par les matrices carrées extraites.
Définition-théorème (Matrices extraites)
Soient A ∈ Mn,p (K).
1 Définition: On appelle matrice extraite de A toute matrice de la
forme
ai1 j1 · · · ai1 jp0
.. ..
. .
ain0 j1 · · · ain0 jp0
où i1 , . . . , in0 , j1 , . . . , jp0 sont tels que : 1 6 i1 < . . . < in0 6 n et
1 6 j1 < . . . < jp0 6 p.
2 Rang d’une matrice extraite : Pour toute matrice B extraite de A
rg(B) 6 rg(A).
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
6.1 Caractérisation du rang par les matrices carrées extraites.
Définition-théorème (Matrices extraites)
Soient A ∈ Mn,p (K).
1 Définition: On appelle matrice extraite de A toute matrice de la
forme
ai1 j1 · · · ai1 jp0
.. ..
. .
ain0 j1 · · · ain0 jp0
où i1 , . . . , in0 , j1 , . . . , jp0 sont tels que : 1 6 i1 < . . . < in0 6 n et
1 6 j1 < . . . < jp0 6 p.
2 Rang d’une matrice extraite : Pour toute matrice B extraite de A
rg(B) 6 rg(A).
3 Caractérisation du rang par les matrices carrées extraites : Le
rang de A est la taille maximale des matrices inversibles qu’on peut
extraire de A.
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
Exemple :
1 4 7 10
4 10
La matrice est extraite de 2 5 8 11 − on a
5 11
3 6 9 12
retenu les lignes 1 et 2 et les colonnes 2 et 4.
1 1 2 0
2 3 1 0 3 1 0
rg 0 3 1 est
1 0 3 1 > 3 car la matrice extraite
0 0 2
3 0 0 2
inversible − pourquoi, d’ailleurs ?
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
Proposition.
Réaliser des opérations sur les lignes (resp. colonnes) d’une matrice ne
change pas son rang.
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
Proposition.
Réaliser des opérations sur les lignes (resp. colonnes) d’une matrice ne
change pas son rang.
THéorème (formulation matricielle de l’algorithme de GAUSS
JORDAN)
pour toute matrice M ∈ Mn,p (K), il existe une matrice échelonnée réduite
par lignes E ∈ Mn,p (K), uniquement déterminée, et une suite finie de
matrices élémentaires P1 , . . . , PN dans Mn (K) telles que E = PN · · · P1 M
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6. Calcul pratique du rang d’une matrice.
Théorème
Le rang d’une matrice est le nombre de pivot après échelonnement.
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7. Retour sur les système linéaire.
7.1 Image et noyau d’une matrice
Définition
Soit A ∈ Mn,p (K). On appelle alors
noyau de A l’ensemble Ker A = {X ∈ Mp,1 (K) | AX = 0}
image de A l’ensemble Im A = {AX , X ∈ Mp,1 (K)} ⊂ Mn,1 (K)
Proposition (Théorème du rang matriciel) :
Soit A ∈ Mn,p (K). Alors dim Ker A + rg A = p
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7. Retour sur les système linéaire.
7.2 Systèmes linéaires
Rappelons qu’un système linéaire de n équations à p inconnues peut
s’écrire matriciellement sous la forme AX = B, avec
A ∈ Mn,p (K), X ∈ Mp,1 (K) l’inconnue, et B ∈ Mn,1 (K) le vecteur
colonne des seconds membres.
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7. Retour sur les système linéaire.
7.2 Systèmes linéaires
Rappelons qu’un système linéaire de n équations à p inconnues peut
s’écrire matriciellement sous la forme AX = B, avec
A ∈ Mn,p (K), X ∈ Mp,1 (K) l’inconnue, et B ∈ Mn,1 (K) le vecteur
colonne des seconds membres.
Proposition
L’ensemble des solutions d’un système homogène AX = 0 est un
sous-espace vectoriel de Mp,1 (K), de dimension p − rg(A).
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7. Retour sur les système linéaire.
7.2 Systèmes linéaires
Rappelons qu’un système linéaire de n équations à p inconnues peut
s’écrire matriciellement sous la forme AX = B, avec
A ∈ Mn,p (K), X ∈ Mp,1 (K) l’inconnue, et B ∈ Mn,1 (K) le vecteur
colonne des seconds membres.
Proposition
L’ensemble des solutions d’un système homogène AX = 0 est un
sous-espace vectoriel de Mp,1 (K), de dimension p − rg(A).
Définition -Proposition
Un système est dite de Cramer s’il possède une unique solution.
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7. Retour sur les système linéaire.
7.2 Systèmes linéaires
Rappelons qu’un système linéaire de n équations à p inconnues peut
s’écrire matriciellement sous la forme AX = B, avec
A ∈ Mn,p (K), X ∈ Mp,1 (K) l’inconnue, et B ∈ Mn,1 (K) le vecteur
colonne des seconds membres.
Proposition
L’ensemble des solutions d’un système homogène AX = 0 est un
sous-espace vectoriel de Mp,1 (K), de dimension p − rg(A).
Définition -Proposition
Un système est dite de Cramer s’il possède une unique solution.
Soit A ∈ Mn (K), et soit B ∈ Mn,1 (K). Alors AX = B est un système
de Cramer si et seulement si A est inversible.
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