Centre Des Classes Préparatoires Lm6e -BENGUERIR-
Intégration sur un segment
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Partie I - Continuité uniforme
1. f n’est pas uniformément continue sur [a, b], de sorte que
∃ε > 0, ∀η > 0, ∃(x, y) ∈ [a, b]2 , |x − y| < η et |f (x) − f (y)| > ε
2. Pour tout n ∈ N, en prenant η = 1
n, il existe xn , yn tels que |xn − yn | < 1
n et |f (xn ) − f (yn )| > ε
3. Puisque (xn ) est bornée , par le théorème de Bolzano-Weierstrass, il existe une extractrice ϕ telle que
xϕ(n) n∈N converge vers un réel x. Notons que x est encore dans [a, b] car a 6 xϕ(n) 6 b, et que les
inégalités sont préservées par passage à la limite. Puisque ϕ(n)
1
−→ 0, et que xϕ(n) − yϕ(n) 6 ϕ(n) 1
,
n→+∞
on a également yϕ(n) −→ x. Par caractérisation séquentielle de la continuité , f xϕ(n) −→ f (x), et
n→+∞ n→+∞
de même pour f yϕ(n) . Et donc en passant à la limite |f (x) − f (x)| > ε, ce qui est absurde. D’où f est
uniformément continue sur [a, b].
Partie II - Intégrale d’une fonction en escalier
1. (a) Facile à démontrer.
(b) Soit σ = (x1 , · · · , xn ) une subdivision adapté à f et σ 0 = (y1 , · · · , yn ) une subdivision adapté à g.
On note σ ∪ σ 0 la subdivision formé des xi et yi classé d’une manière croissante tout en éliminant les
éléments qui se répète. σ ∪ σ 0 est une subdivision adapté à la fois à f et g.
(c) • Montrons que f + g est encore fonction en escalier :
Soit a = x0 < x1 < · · · < xn = b une subdivision de [a, b] adaptée à la fois à f et à g. Pour
tout i ∈ {0, · · · , n − 1} notons alors µi (resp. vi ) l’unique valeur que prend f ( resp. g) sur
]xi , xi+1 [ Alors pour tout t ∈]xi , xi+1 [, (f + g)(t) = µi + vi , et donc f + g est bien constante
sur ]xi , xi+1 [. Et donc f + g ∈ E([a, b]).
• Montrons que f g est encore fonction en escalier :
En respectant les même notation que le premier point on a
∀i ∈ {1, · · · , n − 1} ∀t ∈]xi , xi+1 [, (f g)(t) = µi vi
Et donc f g est bien constante sur ]xi , xi+1 [. Et donc f g ∈ E([a, b]).
2. (a) Soit k ∈ {1, ·, n − 1} on a f est constant sur ]xk , xk+1 [ et xk +x
2
k+1
∈]xi , xi+1 [ d’où f xk +x
2
k+1
= yk .
(b) σ 0 est encore adaptée à f, et on a
k−1 n−1
X xi+1 + xi c + xk xk+1 + c X xi+
Iσ0 (f ) = (xi+1 − xi ) f +(c − xk ) f +(xk+1 − c) f + (xi+1 − xi ) f
i=0
2 2 2
i=k+1
c+xk+1 xk +xk+1
Mais f est constante sur ]xk , xk+1 [ et donc f xk +c
. Par conséquent,
2 =f 2 =f 2
c + xk xk+1 + c xk + xk+1
(c − xk ) f + (xk+1 − c) f = (xk+1 − c + c − xk ) f
2 2 2
et donc Iσ (f ) = Iσ0 (f ).
(c) Montrons par récurrence que l’ajout d’un m point à une subdivision σ ne change pas la valeur de
Iσ (f ).
• Initialisation : Pour m = 0 le résultat est trivial.
1
• Hérédité : Soit m ∈ N
Supposons le résultat est vrai pour m et montrons le m + 1.
Soit σ une subdivision adapté à f on ajoute à σ m+1 points c1 < · · · < cm+1 et on obtient σ 0 . On
note σ 00 la subdivision obtenus à partir de σ après l’ajout de c1 < · · · < cm , d’après l’hypothèse
de récurrence on a Iσ00 (f ) = Iσ (f ) et d’après la question précédente on a Iσ00 (f ) = Iσ0 (f )
Ce qui implique que Iσ00 (f ) = Iσ (f ). D’où le résultat pour m + 1.
(d) On définie σ1 ∪ σ2 comme dans la question II.1.b. On peut obtenir σ1 ∪ σ2 à partir de σ1 par l’ajout
d’un nombre finie de point donc d’après II.2.c on a Iσ1 (f ) = Iσ1 ∪σ2 (f ). On peut obtenir σ1 ∪ σ2 à
partir de σ2 par l’ajout d’un nombre finie de point donc d’après II.2.c on a Iσ2 (f ) = Iσ1 ∪σ2 (f ).
D’où Iσ2 (f ) = Iσ1 (f ).
3. (a) Si σ1 est une subdivision adaptée à f et σ2 une subdivision adaptée à g, alors σ1 ∪ σ2 est adaptée
à f et à g à la fois, travaillons donc avec une telle subdivision x0 < x1 < · · · < xn Nous avons déjà
prouvé que λf + g est encore constante sur chacun des ]xi , xi+1 [. Et alors
Z b n−1
X xi+1 + xi xi + xi+1
(λf (t) + g(t))dt = (xi+1 − xi ) λf +g
a i=0
2 2
n−1 n−1
X xi + xi+1 X xi + xi+1
=λ (xi+1 − xi ) f + (xi+1 − xi ) g
i=0
2 i=0
2
Z b Z b
=λ f (t)dt + g(t)dt
a a
(b) Si f est positive, alors
Z b n−1
X xi + xi+1
f (t)dt = (xi+1 − xi ) f > 0.
a i=0
| {z } 2
>0 | {z }
>0
(c) Il suffit d’appliquer la positivité à g − f , puis la linéarité de l’intégrale.
Ra
(d) Si c ∈ {a, b} on a a f (t)dt = 0 (pourquoi ??) on aura le résultat.
Sinon on a donc c ∈]a, b [ . Considérons une subdivision x0 < x1 < · · · < xn de [a, b] adaptée à f ,
qui contient c, ( Il est toujours possible de l’ajouter à une subdivision. ) et soit k ∈ {1, · · · , n − 1}
tel que c = xk . Alors
Z b n−1
X xi + xi+1
f (t)dt = (xi+1 − xi ) f
a i=0
2
k−1 n−1
X xi + xi+1 X xi + xi+1
= (xi+1 − xi ) f + (xi+1 − xi ) f .
i=0
2 2
i=k
Mais x0 < x1 < · · · <R xk = c est une subdivision de [a, c] adaptée à f, de sorte que la première
c
somme ci-dessus vaut a f (t)dt. Et de même, xk < · · · < xn est une subdivision de [c, b] adaptée à f
Rb
et la seconde somme vaut donc c f (t)dt.
(e) Considérons une subdivision x0 < x1 < · · · < xn de [a, b] adaptée à f , alors :
Z b n−1
X xi + xi+1
f (t)dt = (xi+1 − xi ) f
a i=0
2
n−1 Z b
X xi + xi+1
6 (xi+1 − xi ) f = |f (t)| dt
i=0
2 a
Partie III - Intégrale d’une fonction continue par morceaux
III.1 - Fonctions continues par morceaux sur un segment
1. Il suffit de remarquer que la fonction ne possède pas de limite finie à gauche de 0.
2
2. (a) Facile à démontrer.
(b) on procède de la même manière que la première partie.
(c) La preuve est à peu près la même que pour les fonctions en escalier. Si f et g sont deux fonctions
continues par morceaux, et si a = x0 < · · · < xn = b est une subdivision adaptée à la fois à f et à g,
alors pour tout ∈ R, (f + g)|]xi ,xi+1 [ et (f g)|]xi ,xi+1 [ sont continues sur ]xi , xi+1 [
De plus, f|]xi ,xi+1 [ et g|]xi ,xi+1 [ . possèdent des limites à droite en xi et à gauche en xi+1 , donc il en
est de même de (f + g)|]xi ,xi+1 [ et (f g)|]xi ,xi+1 | .
3. Soit f une fonction continue par morceaux sur [a, b], et soit (xi )06i6n une subdivision adaptée à f . Alors
pour tout i ∈ {0, · · · , n − 1} le prolongement par continuité de f|]xi ,xi+1 [ à [xi , xi+1 ] est une fonction
continue sur le segment [xi , xi+1 ] et donc est bornée. Notons Mi un majorant de sa valeur absolue, de
sorte que pour tout x ∈]xi , xi+1 [, |f (x)| 6 Mi
Si on pose M = max (M0 , M1 , . . . , Mn−1 , |f (x0 )| , . . . , |f (xn )|) , alors pour tout x ∈ [a, b] |f (x)| 6 M
III.2 - Approximation uniforme par des fonctions en escalier
1. (a) Pour tout t ∈ [a, b], on a |λf (t)| = |λ| · |f (t)|, donc ∀t ∈ [a, b], |λf (t)| 6 |λ||f k∞ en passant au sup
kλf k∞ 6 |λ| · kf k∞ , de même on montre que kλf k∞ > |λ| · kf k∞ , d’où kλf k∞ = |λ| · kf k∞ .
(b) Pour tout t ∈ [a, b], on a |f (t) + g(t)| 6 |f (t)| + |g(t)| 6 kf k∞ + kgk∞ . Et donc, en passant au sup
, kf + gk∞ 6 kf k∞ + kgk∞ .
(c) Il est évident que si f est la fonction nulle, alors kf k∞ = 0. Inversement, si kf k∞ = 0, alors, pour
tout t ∈ [a, b], −0 6 f (t) 6 0, et donc f (t) = 0 de sorte que f est la fonction nulle.
2. (a) Par le théorème de Heine, il existe η > 0 tel que pour |x − y| 6 η, |f (x) − f (y)| 6 ε.
(b) Faut juste remarquer que b−a
−→
n n→+∞ 0.
(c) Il suffit de signaler que f est continue sur le segment [xi , xi+1 ]
(d) Soit t ∈ [a, b]
• Si t = b : le résultat est claire car ϕ+ −
ε (b) = ϕε (b) = f (b)
• Sinon : soit i ∈ {0, · · · , n − 1} tel que t ∈ [xi , xi+1 [ on a mi 6 f (t) 6 Mi d’où
ε (t) 6 f (t) 6 ϕε (t). D’où le résultat.
ϕ− +
(e) Par le théorème des bornes atteintes, Mi et mi sont des valeurs atteintes par f en des points Ti
n 6 η Et donc, par définition de
et ti de [xi , xi+1 ] . Mais on a alors |Ti − ti | 6 |xi+1 − xi | 6 b−a
η, |Mi − mi | 6 |f (Ti ) − f (ti )| 6 ε. Et par conséquent, pour tout t ∈ [xi , xi+1 [,
− −
ϕ+ +
ε (t) − ϕε (t) = ϕε (t) − ϕε (t) 6 Mi − mi 6 ε
ε et ϕε coincident, on a donc bien
Puisqu’en t = b, ϕ− +
−
∀t ∈ [a, b], ϕ+
ε (t) − ϕε (t) 6 ε
Et donc kϕ+ −
ε − ϕε k ∞ 6 ε
3. Pour tout i ∈ {0, · · · , n − 1}, notons fei le prolongement par continuité de f|]xi ,xi+1 [ à [xi , xi+1 ] Par ce qui
précède, il existe donc deux fonctions en escalier ϕ− ε,i et ϕε,i telles que
+
• ∀t ∈]xi , xi+1 [, ϕ− ˜ +
ε,i (t) 6 fi (t) 6 ϕε,i (t).
|{z}
=f (t)
• ϕ+
ε,i − ϕ−
ε,i ∞ 6 ε,
4. On peut vérifier sans difficulté les deux propriétés.
III.3 - Intégrale des fonctions continues par morceaux
1. Il suffit par exemple de prendre les fonctions constantes égales à ±kf k∞ . Par conséquent, I + (f ) et I − (f )
sont non vides.
Rb Rb
2. ∀ϕ ∈ E + (f ) − kf k∞ 6 f 6 ϕ donc ∀ϕ ∈ E + (f ) a
−kf k∞ dt 6 a ϕ(t)dt d’où I + (f ) est minoré,
alors inf(I + (f )) existes de même sup(I + (f )) existes. Et puisque ∀g ∈ E − (f ), ∀h ∈ E + (f ), g 6 h, et donc
Rb Rb
par croissance de l’intégrale a g(t)dt 6 a h(t)dt Autrement dit tout élément de I + (f ) est supérieur
Rb Rb
à tout élément de I − (f ). Mais alors a g(t)dt 6 a h(t)dt, et ceci étant valable pour tout g ∈ E − (f ),
Rb
sup I − (f ) 6 a h(t)dt Et ceci valant pour tout h ∈ E + (f ), sup I − (f ) 6 inf I + (f )
3
3. (a)
Z b Z b Z b
ϕ+ ϕ− ϕ+ −
ε (t)dt − ε (t)dt = ε (t) − ϕε (t) dt
a a a
Z b
6 εdt
a
6 (b − a)ε
Rb
(b) On a ϕ+
ε ∈ E (f ). En particulier, inf I (f ) 6 a ϕε (t)dt, et donc
+ + +
Z b
+
inf I (f ) − ϕ−
ε (t)dt 6 (b − a)ε
a
Rb
Mais cette fois, a ε (t)dt 6 sup I (f ), et donc inf I (f ) − sup I (f ) 6 (b − a)ε. Ceci étant vrai
ϕ− − + −
pour tout ε > 0
inf I + (f ) − sup I − (f ) 6 0 ⇔ inf I + (f ) 6 sup I − (f )
Comme nous avions déjà prouvé l’inégalité réciproque, on a bien l’égalité annoncée.
4. Si f est une fonction en escalier, alors f ∈ E + (f ) et f ∈ E − (f ). Mais par croissance de l’intégrale sur
Rb
les fonctions en escalier, a f (t)dt (intégrale au sens des fonctions en escalier) est un minorant de I + (f ).
Rb
C’est donc le plus petit élément de I + (f ), et donc inf I + (f ) de même on a a f (t)dt est le maximum de
I − (f ),.
ε , ϕε , ψε , ψε des fonctions en escalier telles que
5. (a) Fixons ε > 0, et soient ϕ+ − + −
− −
ϕε 6 f 6 ϕ+ ψε 6 g 6 ψε+
−
ε
et
+
kϕε − ϕε k 6 ε kψε+ − ψε− k 6 ε
Si λ > 0, alors λϕ−ε + ψε 6 λf + g 6 λϕε + ψε , et les fonctions λϕε + ψε et λϕε + ψε sont des
− + + − − + +
fonctions en escalier. On a donc
Z b Z b Z b
λϕ− −
λϕ+ +
ε (t) + ψε (t) dt 6 (λf (t) + g(t))dt 6 ε (t) + ψε (t) dt
a a a
Mais pour les mêmes raisons,
Z b Z b Z b Z b Z b Z b
λ ϕ−
ε (t)dt 6 λ f (t)dt 6 ϕ+
ε (t)dt et ψε− (t)dt 6 g(t)dt 6 ψε+ (t)dt
a a a a a a
Donc par somme d’inégalités, en notant
Z b Z b Z b
A= (λf (t) + g(t))dt − λ f (t)dt − g(t)dt
a a a
il vient
Z b Z b Z b Z b Z b Z b
− −
ϕ+ ψε+ (t)dt λϕ+ ψε+ (t) ϕ− ψε− (t)d
(?) λϕε (t) + ψε (t) dt−λ ε (t)dt− 6A6 ε (t) + dt−λ ε (t)dt−
a a a a a a
Intéressons-nous au membre de droite : par linéarité de l’intégrale pour les fonctions en escalier, on
a
Z b Z b Z b Z b Z b
− − −
+ + +
ψε+ (t) − ψε− (t) dt
λϕε (t) + ψε (t) dt − λ ϕε (t)dt − ψε (t)dt = λ ϕε (t) − ϕε (t) dt +
a a a a a
Z b Z b
6λ εdt + εdt
a a
6 (λ + 1)(b − a)ε
Sur le même principe, on prouve que le membre de gauche de (?) est −(λ + 1)ε(b − a), et donc que
|A| 6 (1 + λ)ε(b − a). Ceci étant vrai pour tout ε > 0, on a donc A = 0, de sorte que
Z b Z b Z b
(λf (t) + g(t))dt = λ f (t)dt + g(t)dt
a a a
On procède de même dans le cas où λ < 0, mais en prenant soin de changer le sens des inégalités
lorsqu’on multiplie ϕ−
ε 6 f 6 ϕε par λ. On obtient au final |A| 6 (1 − λ)(b − a)ε, et on conclut de
+
même.
4
Rb
(b) Si f est positive sur [a, b], alors la fonction nulle sur [a, b] est dans E − (f ). Et donc 0 = a
0dt ∈ I − (f ).
Rb
Et par conséquent, a f (t)dt = sup I − (f ) > 0
(c) Il suffit de cumuler les deux points précédents : la fonction g − f est positive, et donc d’intégrale
Rb Rb Rb
positive. Mais par linéarité de l’intégrale, a (g(t) − f (t))dt = a g(t)dt − a f (t)dt, donc
Z b Z b Z b Z b
g(t)dt − f (t)dt > 0 ⇔ g(t)dt > f (t)dt
a a a a
(d) On a −|f | 6 f 6 |f | Et donc par croissance et linéarité de l’intégrale,
Z b Z b Z b
− |f (t)|dt 6 f (t)dt 6 |f (t)|dt
a a a
Rb Rb
Et donc a
f (t)dt 6 a
|f (t)|dt
(e) Si f et g ne diffèrent qu’en un nombre fini de points, alors f − g est une fonction en escalier, dont
l’intégrale est clairement nulle. Donc par linéarité de l’intégrale,
Z b Z b Z b
(g(t) − f (t))dt = 0 ⇔ g(t)dt = f (t)dt
a a a
(f) Définissons trois fonctions f1 , f2 et f3 en posant
f (x) si a 6 x < c si a 6 x 6 c si x = c
0 f (c)
f1 (x) = , f2 (x) = , f3 (x) =
0 si c 6 x 6 b f (x) si c < x 6 b 0 sinon
de sorte que f1 , f2 , f3 sont continues par morceaux, avec f = f1 + f2 + f3 . Donc par linéarité de
Rb Rb Rb Rb
l’intégrale, a f (t)dt = a f1 (t)dt + a f2 (t)dt + a f3 (t)dt. Mais f3 est une fonction en escalier, nulle
Rb
sauf en c, de sorte que a f3 (t)dt = 0
Z b Z c
Prouvons que f1 (t)dt = f1 (t)dt .
a a
Soit ϕ une fonction en escalier
sur [a, c], supérieure à f sur cet intervalle. Soit alors ϕ̃ la fonction
ϕ(x) si a 6 x 6 c
définie sur [a, b] par ϕ(x) = . Alors ϕe est une fonction en escalier majorant
0 si c < x 6 b
e
f, et par la relation de Chasles pour les fonctions en escalier,
Z b Z c Z b Z c
ϕ̃(t)dt = ϕ(t)dt
e + ϕ̃(t)dt = ϕ(t)dt.
a a c a
| {z }
=0
Mais par définition de l’intégrale comme borne inférieure de I + (f ), on a donc
Z b Z b
f1 (t)dt 6 ϕ(t)dt
e
a a
Rb Rb Rc
Et donc a
f1 (t)dt est un minorant de I + (f1 )[[a,c] . Donc a f1 (t)dt 6 a f1 (t)dt. Sur le même
principe, à l’aide de fonctions en escalier inférieures à f1 sur [a, c], on prouve l’inégalité réciproque,
Rb Rb
et donc l’égalité. Sur un principe similaire, on prouve que a f2 (t)dt = c f2 (t)dt. Et donc il vient
bien Z b Z c Z b Z c Z b
f (t)dt = f1 (t)dt + f2 (t)dt = f (t)dt + f (t)dt
a a c a c