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Important Atindogbé

Le document présente un corrigé d'un partiel sur les courbes et surfaces, comprenant quatre exercices. Les exercices traitent de l'existence de domaines dans le plan, de la courbure et de la torsion de courbes paramétrées, ainsi que des propriétés des courbes fermées. Les solutions incluent des calculs détaillés et des démonstrations mathématiques pertinentes.

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Important Atindogbé

Le document présente un corrigé d'un partiel sur les courbes et surfaces, comprenant quatre exercices. Les exercices traitent de l'existence de domaines dans le plan, de la courbure et de la torsion de courbes paramétrées, ainsi que des propriétés des courbes fermées. Les solutions incluent des calculs détaillés et des démonstrations mathématiques pertinentes.

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Un corrigé du partiel du 12 novembre 2010, “Courbes et surfaces”

(CS3, option L2 – Université Diderot Paris 7)

Exercice 1 Existe-t-il un domaine plan d’aire 3 mètres carrés qui soit borné
par une courbe de longueur égale à 6 mètres ?

Solution :
Supposons qu’il existe un tel domaine. L’inégalité isopérimétrique entraı̂nerait
alors “4π Aire ≤ (Longueur)2 , c’est-à-dire ici 12π ≤ 62 = 36. Mais 12π =
12 · (3, 14 . . . ) > 36 donc un tel domaine n’existe pas.

Exercice 2 La courbe plane suivante est connue sous le nom de cardioı̈de :

M (t) := ((1 − cos t) cos t, (1 − cos t) sin t) .

Déterminer les points où la courbe est régulière et calculer sa fonction courbure.

Solution :
On calcule M 0 (t) = (− sin t + sin 2t, cos t − cos 2t) puis M 00 (t) = (− cos t +
2 cos 2t, − sin t + 2 sin 2t). On en déduit

||M 0 (t)||2 = 2 − 2 cos t.

Ainsi la courbe est régulière sauf aux points t ∈ 2πZ. On calcule ensuite

det(M 0 (t), M 00 (t)) = (− sin t+sin 2t)(− sin t+2 sin 2t)−(cos t−cos 2t)(− cos t+2 cos 2t)
= 3(1 − cos t).

On obtient ainsi le calcul de la courbure :


det(M 0 (t), M 00 (t)) 3
κ(t) = = 3/2 √ .
||M 0 (t)||3 2 1 − cos t
Remarque. On peut aussi calculer la longueur de la courbe
Z 2π Z 2π r Z 2π Z π
√ 2 t t t
L := 2 − 2 cos tdt = 4 sin dt = 2 sin dt = 4 sin dt = 8.
0 0 2 0 2 0 2

1
Exercice 3 On définit la courbe dans l’espace M : [−1/2, 1/2] → R3 :
 
1 3/2 1 3/2 t
M (t) = (1 + t) , (1 − t) , √
3 3 2
Déterminer les points où elle est régulière, birégulière, calculer le trièdre de
Frenet “ T , N , B ” ainsi que sa courbure et sa torsion. [On pourra commencer
par vérifier si la courbe est paramétrée par sa longueur]

Solution :  
On calcule M 0 (t) = 21 (1 + t)1/2 , − 21 (1 − t)1/2 , √12 . Ainsi on a

1 1 1
||M 0 (t)||2 = (1 − t) + (1 + t) + = 1.
4 4 2
La courbe est donc paramétrée par la longueur de son arc et T = M 0 . On
continue le calcul des dérivées :
 
1 1
T 0 = M 00 = (1 + t)−1/2 , (1 − t)−1/2 , 0
4 4
donc  1/2
1 1 1
κ = ||T 0 || = + = p ,
16(1 + t) 16(1 − t) 2 2(1 − t2 )
et √ √
T0

1−t 1+t
N= = √ , √ ,0 .
||T 0 || 2 2
On peut ensuite calculer
 √ √   
1+t 1−t 1 1 1
B := T ∧N = − , ,√ et B0 = − √ ,− √ ,0 .
2 2 2 4 1+t 4 1−t
On peut calculer la torsion d’après la définition B 0 = −τ N ; on trouve τ =
√ 1 2 .
2 2(1−t )

Exercice 4 Soit C une courbe simple fermée, paramétrée par sa longueur M :


[0, L] → R2 ; on note M (s) = (x(s), y(s)) et on suppose M est régulière de
classe C 3 ; on note κ(s) sa courbure.
1. Vérifier que x00 = −κy 0 et y 00 = κx0 .
RL RL
2. Montrer que 0 x(s)κ0 (s)ds = − 0 κ(s)x0 (s)ds ; énoncer et démontrer
une formule analogue avec y(s).
3. En déduire que, pour tout a, b, c ∈ R on a
Z L
(ax + by + c)κ0 (s)ds = 0.
0

2
RL
4. Montrer que 0 κ(s)ds = 2π. [On pourra utiliser l’interprétation de κ
comme la variation de l’angle de la tangente.]
5. On définit la courbe “décalée d’un rayon r” par la formule

Mr (s) = M (s) − rN (s).

Indiquer à quelle condition Mr est régulière et montrer en particulier que


la condition est satisfaite pour r assez petit.
6. On suppose maintenant 0 ≤ r < 1/ max |κ(s)|. Montrer que la longueur
Lr de la courbe définie par Mr et l’aire Ar du domaine délimité vérifient :

Lr = L + 2πr et Ar = A + rL + πr2 .

Solution :
1. On a T = M 0 = (x0 , y 0 ) donc N = (−y 0 , x0 ) puis T 0 = M 00 = (x00 , y 00 ) = κN
donc x00 = −κy 0 et y 00 = κx0 .
2. On effectue une intégration par parties :
Z L Z L Z L
0 L 0
x(s)κ (s)ds = [x(s)κ(s)]0 − κ(s)x (s)ds = − κ(s)x0 (s)ds,
0 0 0

puisque les fonction x(s), y(s) et donc κ(s) etc sont toutes L-périodiques. On
RL RL
montre de même que 0 y(s)κ0 (s)ds = − 0 κ(s)y 0 (s)ds
RL L
3. On a clairement 0 κ0 (s)ds = [κ(s)]0 = 0 puis
Z L Z L Z L
L
xκ0 (s)ds = − κ(s)x0 (s)ds = − y 00 (s)ds = [y 0 (s)]0 = 0
0 0 0

et de même
Z L Z L Z L
0 0 L
yκ (s)ds = − κ(s)y (s)ds = x00 (s)ds = [x0 (s)]0 = 0
0 0 0

d’où l’énoncé voulu.


4. Écrivons comme le suggère l’énoncé T = (cos θ(s), sin θ(s)), alors κ(s) = θ0 (s).
Comme la courbe est simple et fermée, l’angle de la tangente subit une variation
de 2π. Donc Z L
Z L
κ(s)ds = θ0 (s)ds = θ(L) − θ(0) = 2π.
0 0

5. On a Mr0 = M 0 (s) − rN 0 (s) = (1 + rκ(s))T (s) donc la courbe est régulière si


et seulement si 1 + rκ(s) 6= 0. Comme κ est bornée, cette condition est vérifiée
pour r suffisamment petit (en fait |r| < 1/ max |κ(s)| suffit).
6. On a ||M 0 (s)|| = |1 + rκ(s)| = 1 + rκ(s) donc
Z L Z L Z L
0
Lr = ||M (s)||ds = (1 + rκ(s))ds = L + r κ(s)ds = L + 2πr.
0 0 0

3
Ensuite xr = x + ry 0 , yr = y − rx0 et yr0 = y 0 − rx00 donc
Z L Z L Z L Z L
Ar = xr yr0 ds = 0
(x+ry )(y −rx )ds = A+r0 00 02
(y −xx )ds−r 00 2
y 0 x00 ds.
0 0 0 0
RL RL
Ensuite on calcule par intégration par parties − 0
xx00 ds = 0
x02 ds donc
Z L Z L Z L
02 00 02 02
(y − xx )ds = (y + x )ds = ds = L.
0 0 0
R L 0 00 RL
Par ailleurs − 0
y x ds = 0 y 00 x0 ds et
Z L Z L Z L
0 00 0 00 02 02
(−y x + x y )ds = κ(y + x )ds = κ(s)ds = 2π.
0 0 0

On en tire :
Z L Z L Z L
1 1
(−y 0 x00 )ds = κ(y 02 + x02 )ds = κ(s)ds = π.
0 2 0 2 0

On a donc bien les deux formules demandées.

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