UNIVERSITE CATHOLIQUE DU CONGO
MICOECONOMIE 2
L 2 FED
Prof Abbé Augustin Baboloma
PLAN DU COURS
Partie I : Introduction : les marchés et les prix
Chapitre I : Introduction
Chapitre 2 : Les fondements de l’offre et de la demande
Partie II : Producteur, consommateur et marché
Chapitre 3 : Le comportement du consommateur
Chapitre 4 : La demande individuelle et la demande de
marché
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PLAN DU COURS
Chapitre 5 : Incertitude et comportement du
consommateur
Chapitre 6 : La production
Chapitre 7 : Les coûts de production
Chapitre 8 : La maximisation du profit et l’offre
concurrentielle
Chapitre 9 : L’analyse des marchés concurrentiels
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PLAN DU COURS
Partie III : Les structures de marché et les stratégies de
concurrence
Chapitre 10 : Le pouvoir de marché : monopole et
monopsone
Chapitre 11 : La tarification et le pouvoir de marché
Chapitre 12 : La concurrence monopolistique et
l’oligopole
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Partie I : Introduction : les marchés et les prix
Chapitre 1: Introduction
1. Thèmes de la microéconomie
2. Qu’est ce qu’un marché
3. Prix nominaux et prix réels
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Chapitre 1: Introduction
Pourquoi étudier la microéconomie
• La microéconomie nous aide à faire des choix en tant
que consommateurs et/ ou producteurs
• La microéconomie traite du comportement
individuel des agents économiques et de leurs
interactions, alors que la macroéconomie traite des
relations entre agrégats économiques (croissance,
chômage, inflation, …)
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I.1. Thèmes de la microéconomie
La microéconomie concerne les limites :
• Revenus et budgets limités
• Temps de travail et de loisir limités
• Technologie limitée
La microéconomie montre comment tirer le meilleur
parti de ces limites
La microéconomie montre comment allouer les
ressources rares
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Les consommateurs, les travailleurs et les entreprises
sont confrontés à l’arbitrage :
• Acheter une nouvelle voiture ou épargner
• Aller travailler ou partir en vacances
• Engager un employé ou acheter une machine
Comment arbitre au mieux ?
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Consommateurs
• Comment les consommateurs décident du montant de
revenu à consommer ou à épargner, étant donné que
leurs revenus sont limités
• La théorie du consommateur décrit comment les
consommateurs maximisent leur bien-être, suivant leu
préférences, en arbitrant pour acheter plus de certains
biens et moins d’autres
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Travailleurs
• Comment les individus décident quand entrer dans la
vie active ? C’est un arbitrage entre travailler
maintenant (et percevoir immédiatement un revenu) ou
continuer ses études (avec l’espoir de gagner un salaire
plus élevé dans le futur). Les travailleurs font ainsi face
à des arbitrages dans leur choix d’emploi.
• La théorie du travail/loisir décrit comment les individus
choisissent le nombre d’heurs consacrées au travail et
au loisir
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Entreprise
• Quels types et quantités de produits les entreprises
décident-elles de produire, étant donné leurs
contraintes de production et leurs ressources
financières ?
• La théorie de la firme décrit comment les entreprises
maximisent leurs profits, selon leurs contraintes de
budget et de technologie, en arbitrant pour produire plus
de certains biens et moins d’autres
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Prix et marchés
• Les arbitrages sont souvent fondés sur les prix
auxquels les consommateurs, les travailleurs et les
entreprises sont confrontés.
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Prix et marchés
- Les consommateurs arbitrent l’achat de poisson ou de
viande, non seulement en fonction de leurs préférences,
mais aussi en fonction des prix
- Les travailleurs arbitrent entre travail et loisir en partie
selon les prix du travail – les salaires
- Les entreprises décident de produire plus ou moins,
d’employer plus de travailleurs ou d’acheter plus de
machines en partie en fonction des prix et de salaires
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Prix et marchés
- Comment les prix sont-ils déterminés ?
• Dans une économie planifiée, les prix sont fixés par le
gouvernement
• Dans une économie de marché, les prix sont le résultat
des interactions des consommateurs, des travailleurs et
des entreprises
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Théories et modèles
L’économie cherche à expliquer les phénomènes
observés :
- Les théories sont développées pour expliquer les
phénomènes observés sous forme d’un ensemble
d’hypothèse, par exemple :
La théorie du consommateur et la théorie de la firme
- Les modèles (représentations mathématiques des
théories) sont développés pour former les prédictions
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Théories et modèles
Tester la validité d’une théorie :
• La validité d’une théorie est déterminée par sa capacité
à prédire
• Une théorie est continuellement soumise à des tests
empiriques et à des modifications
• Une théorie est nécessairement imparfaite – mais elle
explique néanmoins un large ensemble des
phénomènes observés et devient ainsi un instrument
important pour les gestionnaires et les décideurs
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Analyse positive et normative
Analyse positive = ce qui est ( et qui décrit des
relations de cause à effet)
Exemple : quel serait l’impact d’une augmentation des
taxes pétrolières (sur l’essence) sur le prix, la production,
les ventes d’automobiles ? Quel serait l’impact sur les
consommateurs et les travailleurs dans l’industrie
automobile ?
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I.1. Thèmes de la microéconomie
Analyse positive et normative
Analyse normative : ce qui devrait être (ce qui traite
de conceptions subjectives)
Exemple : quelle est la meilleure solution pour rendre
les voitures moins consommatrices d’essence ?
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I.2. Qu’est ce qu’un marché ?
Un marché est un ensemble d’acheteurs et de
vendeurs qui déterminent ensemble le prix d’un bien et
la quantité échangée
• Acheteurs : les consommateurs qui achètent des biens
ou services, les entreprises qui achètent du travail ou
du capital, et des matières premières
• Vendeurs : les entreprises qui vendent leurs biens et
services, les travailleurs qui offrent le service de leur
travail, les propriétaires de ressources qui louent des
biens fonciers et vendent les matières premières
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I.2. Qu’est ce qu’un marché ?
Types de marchés :
Marché de pure concurrence
- Un marché comprenant un grand nombre d’acheteurs et
de vendeurs, de telle sorte qu’aucun acheteur ou
vendeur n’a d’influence sur le prix.
Exemple : la plupart des marchés agricoles
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I.2. Qu’est ce qu’un marché ?
Types de marchés :
Marché non concurrentiel
Un marché où un vendeur (ou un acheteur) à une
influence sur le prix
Exemple : le marché du pétrole, dominé par l’OPEP(
Organisation des producteurs et des exportateurs de
pétrole). L’OPEP est cartel (groupe de producteurs qui
agissent collectivement pour influencer les prix)
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I.2. Qu’est ce qu’un marché ?
Prix de marchés
Les marchés rendent possibles les transactions entre
acheteurs et vendeurs, c’est-à-dire des échanges des
biens ou services à un certain prix :
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I.2. Qu’est ce qu’un marché ?
- Prix de marché – prix sur un marché de pure
concurrence
• Certains marchés n’ont qu’un prix : par exemple, le prix
de l’or
• D’autres marchés ont plus qu’un prix : par exemple, le
prix du même produit dans deux magasins ou
supermarchés différents
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I. 3. Prix nominaux et « prix » réels
Pour comparer les prix à travers le temps, il faut
mesurer les prix relatifs en fonction d’un niveau général
de prix :
• Le prix nominal ( ou prix en franc congolais, en dollar
ou en euros courants) d’un bien est son prix absolu
(auquel il est vendu)
• Le prix réel ( ou prix en franc congolais, en dollar ou
en euros courants) d’un bien est son prix évalué par
rapport à une mesure agrégée des prix. Autrement dit,
c’est le prix corrigé de l’inflation
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I. 3. Prix nominaux et « prix » réels
L’indice des prix à la consommation (IPC) est souvent
utilisé pour la mesure agrégée des prix
• Il rapporte les changements au cours du temps d’un
panier de biens et services achetés par un
consommateur « typique » par rapport à une année de
référence
• La variation de l’IPC en pourcentage mesure le taux
d’inflation
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I. 3. Prix nominaux et « prix » réels
Calcul des prix réels :
Prix Réel année de base =
IPCanné de base
x Prix Nominalannée courante
IPCannée courante
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Chapitre 2 : Les fondements de l’offre et
de la demande
Questions du chapitre
1. Qu’est –ce que l’offre et la demande
2. Qu’est ce que le mécanisme de marché
3. Quels sont les effets de changements de
l’équilibre du marché
4. Qu’est-ce que les élasticités de l’offre et de la
demande
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Chapitre 2 : Les fondements de l’offre et
de la demande
Question du chapitre
5. Comment les élasticités à court terme sont-elles
différentes des élasticités à long termes ?
6. Comment comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marchés ?
7. Quelles sont les conséquences de l’intervention de
l’Etat (contrôle des prix)
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II. 1. L’offre et la demande
L’analyse en termes d’offre et de la demande est un
outil puissant applicable à une grande diversité de
questions comme
• La compréhension de l’effet de l’évolution des
conditions mondiales sur les prix de marché et la
production
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II. 1. L’offre et la demande
• L’évolution de l’impact des contrôles des prix par l’Etat,
ou des effets du salaire minimum, du soutien des prix et
de subventions à la production
• L’estimation de l’influence des taxes, des subventions,
des droits de douane, de quotas d’importation sur les
consommateurs et les producteurs
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II. 1. L’offre et la demande
a) La courbe de l’offre
La courbe de l’offre :
• représente la relation entre la quantité de biens qu’un
producteur est disposé à vendre pour un certain prix
• Mesure la quantité offerte QS (S = Supply ) sur l’axe
horizontal et le prix sur l’axe vertical :
QS = QS (P)
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II. 1. L’offre et la demande
a) La courbe de l’offre (S)
La pente de la
Prix (en fc) S courbe d’offre est
p2 positive : plus le prix
est élevé, plus
p1 l’entreprise produit
Q1 Q2 Quantité
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II. 1. L’offre et la demande
a) La courbe de l’offre (S)
Autres variables influant sur l’offre :
• Coûts de production :
du travail
Du capital
Des matières premières
• Si les coûts de production diminuent, alors les
entreprises peuvent produire la même quantité à un prix
plus bas ou une quantité pour le même prix
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II. 1. L’offre et la demande
a) La courbe de l’offre (S) Diminution des coûts
des matières
Prix (en fc) S premières :
’
L’entreprise
p1 S
produisait Q1 à P1
et Q0 à P2
p2 L’entreprise produit
maintenant Q2 à
P1 et Q1 à P2
La droite se
Q0 Q1 Q2 Quantité
déplace de S vers
S’
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II. 1. L’offre et la demande
a) La courbe de l’offre (S)
Différence entre :
• Variation de la quantité offerte :
Mouvement le long de la courbe d’offre en réponse à un
changement de prix
• Variation de l’offre :
• Déplacement de la courbe d’offre en réponse à un
changement de quelque chose d’autre que le prix du
bien.
Exemple : changement des coûts de production
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II. 1. L’offre et la demande
b) La courbe de demande
La courbe de la demande :
• représente la relation entre la quantité de biens qu’un
consommateur est disposé à acheter pour un certain
prix;
• Mesure la quantité demandée QD sur l’axe horizontal et
le prix sur l’axe vertical
QD = QD (P)
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II. 1. L’offre et la demande
b) La courbe de la demande
La pente de la
courbe de la
Prix (en fc)
demande est
p1
négative : plus le prix
est élevé, moins les
p2
consommateurs
achètent
D
Q1 Q2 Quantité
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II. 1. L’offre et la demande
b) La courbe de la demande
Autres variables influant sur la demande
• Revenu :
Une augmentation de revenu permet au
consommateur d’acheter plus à tous les prix
Goût du consommateur
Prix des biens complémentaires et substituables
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II. 1. L’offre et la demande
b) La courbe de demande Hausse de revenu :
Les consommateurs
Prix (en fc) D’ achetaient Q0 à P2 et
D Q1 à P2
p2 Les consommateurs
achètent maintenant
p1
Q1 à P2 et Q2 à P1
La courbe de
demande se déplace
Q0 Q1 Q2 Quantité vers la droite ( D vers
D’ )
Prof. A.A. BABOLOMA 39
II. 1. L’offre et la demande
b) La courbe de demande
Différence entre :
Variation de la quantité demandée :
Mouvement le long de la courbe de demande en réponse
à un changement de prix
Variation de la demande :
Déplacement de la courbe de la demande en réponse à
un changement de quelque chose d’autre que le prix du
bien.
Exemple : variation de revenu ou de préférence
Prof. A.A. BABOLOMA 40
II.2. Le mécanisme de marché
Le mécanisme de marché est la tendance qu’ont les
prix, dans un marché libre, à se modifier jusqu’à ce qu’il
y ait équilibre, c’est-à-dire jusqu’à ce que la quantité
offerte et la quantité demandée soient égales
Prof. A.A. BABOLOMA 41
II. 2. Le mécanisme de marché
Prix (en fc) ’
S
Les courbes se
croisent au prix
P0 d’équilibre.
La quantité
Ddemandée est égale
à la quantité offerte
Q0 Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 42
II.2. Le mécanisme de marché
En équilibre :
• il n’y a pas de pénurie (= excès de demande)
• Il n’y a pas d’excédent (= excès d’offre)
• La quantité offerte est égale à la quantité demandée
• Tout consommateur qui veut acheter au prix courant
peut le faire et tout producteur qui veut vendre au prix
courent peut le faire
Prof. A.A. BABOLOMA 43
II.2. Le mécanisme de marché
Si le prix de marché est plus élevé que le prix d’équilibre :
• Il y a un excédent (= excès d’offre)
• Le prix subit une pression vers le bas
• La quantité demandée augmente et la quantité offerte baisse
• Le prix de marché s’ajuste jusqu’à ce que le nouvel équilibre
soit atteint
Prof. A.A. BABOLOMA 44
II. 2. Le mécanisme de marché
1. Au prix P1 au dessus
du prix d’équilibre :
Prix (en fc) ’
Surplus S QS > Q D
P1 2. Le prix baisse
P0
jusqu’au prix
d’équilibre
3. Le marché s’ajuste
D jusqu’à ce que
QD Q0 QS Quantité l’équilibre soit
atteint de nouveau
Prof. A.A. BABOLOMA 45
II. 2. Le mécanisme de marché
Si le prix de marché est plus bas que le prix d’équilibre
:
• Il y a pénurie (= excès de demande)
• Le prix subit une pression vers le haut
• La quantité demandée baisse et la quantité offerte
augmente
• Le prix de marché s’ajuste jusqu’à ce que le nouvel
équilibre soit atteint
Prof. A.A. BABOLOMA 46
II. 2. Le mécanisme de marché
1. Au prix P2 en
’ dessous du prix
Prix (en fc)
S d’équilibre : QS<
QD
P3 2. Le prix augmente
jusqu’au prix
P2 d’équilibre
3.Le marché s’ajuste
Pénurie D jusqu’à ce que
l’équilibre soit atteint de
Q S Q3 QD Quantité
nouveau
Prof. A.A. BABOLOMA 47
II. 2. Le mécanisme de marché
Les interactions entre l’offre et la demande détermine
le prix d’équilibre
Quand il n’est pas en équilibre, le marché s’ajuste pour
réduire la pénurie ou l’excédent et revenir à l’équilibre
Les marchés doivent être concurrentiels pour que le
mécanisme soit efficace
Prof. A.A. BABOLOMA 48
II. 3. Les changements de l’équilibre du
marché
Les prix d’équilibre sont déterminés par le niveau relatif
de l’offre et de la demande
Les changements d’offre et/ou de demande
provoqueront des variations du prix d’équilibre et/ou des
fluctuations de la quantité dans un marché
Prof. A.A. BABOLOMA 49
II. 3. Les changements de l’équilibre du
marché
Prix (en fc) ’
S Le prix des matières
S’ premières baisse:
P1 • S se déplace vers S’
• Surplus à P1 entre
P3 Q1 et Q2
• Ajustement du prix
Dvers un nouvel
équilibre à P3 , Q3
Q1 Q3 Q2 Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 50
II. 3. Les changements de l’équilibre du
marché
Prix (en fc) D’
Le revenu augmente:
D S
• D se déplace vers D’
P3 • Pénurie à P1 entre
P1 Q1 et Q2
• Ajustement du prix
vers un nouvel
Déquilibre à P3 , Q3
Q1 Q3 Q2 Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 51
II. 3. Les changements de l’équilibre du
marché
Le revenu augmente et
Prix (en fc) D’
le prix de matières
D S premières baisse
S’ • La quantité
P2 augmente
P1 • Si la hausse de la
demande est
supérieure à la
Dhausse de S alors,
le prix augmente
Q1 Q2 Quantité
aussi
Prof. A.A. BABOLOMA 52
II. 3. Les changements de l’équilibre du
marché
Quand l’offre et la demande varient simultanément,
l’effet sur le prix et la quantité à l’équilibre est déterminé
par
• La taille et la direction relative du changement
• La forme (pente) de l’offre et de la demande
Prof. A.A. BABOLOMA 53
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
On a examiné comment les prix et les quantités
changent, mais pas de combien ils varient
L’élasticité mesure la sensibilité d’une variable à l’autre,
c’est-à-dire de combien une variable (par exemple une
quantité) change quand une autre variable (par exemple
un prix) change
Plus précisément, elle indique le pourcentage de
variation d’une variable consécutive à l’augmentation de
1% d’une autre variable
Prof. A.A. BABOLOMA 54
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
L’élasticité-prix de la demande 𝐸𝑃𝐷 est égale au
pourcentage de variation de la quantité demandée QD
d’un bien consécutive à l’augmentation de 1% du prix P
de ce bien
𝑫 % ∆𝑸𝑫
𝑬𝑷 = %∆𝑷
Prof. A.A. BABOLOMA 55
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
Le pourcentage de variation d’une variable est égal à la
variation en niveau de cette variable∆𝑄 ou ∆𝑃 divisée par le
niveau initial de cette variable P ou Q
Donc on peut aussi écrire
∆𝑄
𝑄 𝑃 ∆𝑄
𝐸𝑃𝐷 = =
∆𝑃 𝑄 ∆𝑃
𝑃
Prof. A.A. BABOLOMA 56
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
L’élasticité prix de la demande 𝐸𝑃𝐷 est en générale
négative :
• Quand le prix du bien augmente, la quantité demandée
diminue, et vice-versa
• Si 𝐸𝑃 > 1, la demande est élastique au prix : %∆𝑄 >
%∆𝑃
• Si 𝐸𝑃 < 1, la demande est inélastique au prix :
%∆𝑄 < %∆𝑃
Prof. A.A. BABOLOMA 57
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
L’élasticité-prix de la demande𝐸𝑃𝐷 dépend
principalement de la disponibilité de substituts :
• Quand il y a des substituts proches, la demande est
élastique au prix, car une augmentation du prix conduira
les consommateurs à acheter un substitut
• Quand il n’y a pas de substituts proches, la demande
est inélastique au prix
Prof. A.A. BABOLOMA 58
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
∆𝑄
Quand on se déplace sur la courbe de demande,
∆𝑃
est constant, mais P et Q varient
L’élasticité prix de demande doit donc être mesurée
en un certain point de la courbe de demande
L’élasticité prix se modifiera quand on se déplacera sur
la courbe de demande
Prof. A.A. BABOLOMA 59
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
Pour une courbe de demande linéaire :
• L’élasticité-prix de la demande dépend de la pente et
des valeurs de P et Q
• Quand le prix est élevé et la quantité, faible, la
demande est élastique au prix
• Quand le prix est bas et la quantité, grande, la demande
est inélastique
Prof. A.A. BABOLOMA 60
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
prix
4 𝐸𝑃 = −∞ Courbe de
élastique
demande
2 𝐸𝑃 = −1
Q= 8 – 2P
• inélastique
0 𝐸𝑃 = 0
4 8 Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 61
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
Plus la pente de la courbe de demande est raide, plus la
demande est inélastique au prix
Plus la pente de la courbe de demande est faible, plus la
demande est élastique
Deux cas extrêmes :
• Demande complètement inélastique : courbe verticale
• Demande infiniment élastique : courbe horizontale
Prof. A.A. BABOLOMA 62
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
Demande infiniment élastique
prix
𝐸𝑃 = -∞
p* D
Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 63
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
a) Elasticité-prix de la demande
Demande complètement inélastique
prix D
𝐸𝑃 = 0
Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 64
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
b) Autre élasticité de la demande
L’élasticité-revenu de la demande :
• Mesure de combien la quantité demandée Q change
quand le revenu R change
∆𝑄
𝑄 𝑅 ∆𝑄
𝐸𝑅 = =
∆𝑅 𝑄 ∆𝑅
𝑅
Prof. A.A. BABOLOMA 65
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
b) Autre élasticité de la demande
L’élasticité-prix croisée de la demande :
• Mesure le pourcentage de variation de la quantité
demandée Qb d’un bien consécutive à l’augmentation
de 1% du prix Pm d’un autre
∆𝑄𝑏
𝑄𝑏 𝑃𝑚 ∆𝑄𝑏
𝐸𝑄𝑏 𝑃𝑚 = =
∆𝑃𝑚 𝑄𝑏 ∆𝑃𝑚
𝑃𝑚
Prof. A.A. BABOLOMA 66
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
b) Autre élasticité de la demande
• Compléments : automobiles et pneus
- L’élasticité-prix croisée de la demande est négative
Si le prix des automobiles augmente, la quantité
demandée de pneus baisse
• Substituts : beurre et margarine
- L’élasticité-prix croisée de la demande est positive
Si le prix du beurre augmente, la quantité demandée de
margarine augmente aussi
Prof. A.A. BABOLOMA 67
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
c) Elasticité-prix de l’offre
Mesure la sensibilité de la quantité offerte quand le prix
change
• Mesure le pourcentage de variation de la quantité
offerte QS d’un bine consécutive à l’augmentation de
1% du prix P de ce bien
% ∆𝑸𝑺
𝑬𝑺𝑷 = %∆𝑷
Prof. A.A. BABOLOMA 68
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
d) Elasticité en un point contre l’élasticité
d’arc
Jusqu’à présent, nous avons étudié des élasticités en
un certain point de la courbe de la demande ou de
l’offre. Elles sont appelées élasticités en un point
Mais on peut calculer aussi l’élasticité-prix sur une
portion de la courbe de la demande ( ou de la courbe
d’offre) plutôt qu’en un point.
Prof. A.A. BABOLOMA 69
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
d) Elasticité en un point contre l’élasticité
d’arc
L’élasticité d’arc de la demande est l’élasticité calculée sur un
ensemble de prix( 𝑃 et 𝑄 = moyenne) :
∆𝑄 𝑃
𝐸𝑃𝐷 = ∆𝑃 𝑄
Prof. A.A. BABOLOMA 70
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
e) Elasticité : exemple
• Pendant les année 1980 et 1990, le marché du blé a
subi des changements profonds (aux USA). On peut
utiliser l’offre et la demande du marché du blé pour
analyser ces changements
• Offre : QS = 1800 + 240P
• Demande : QD = 1800 - 266P
Prof. A.A. BABOLOMA 71
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
e) Elasticité : exemple
QS = QD
1800+240P =3550 – 266P
506P=1750
P=3,46 dollars
Q= 1800 +(540)(3,46) = 2630 (en millions d’unités)
Prof. A.A. BABOLOMA 72
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
e) Elasticité : exemple
• Quelle est l’élasticité respective de l’offre et de la
demande pour ce prix et cette quantité :
𝑃 ∆𝑄 3,46 ∆𝑄
• 𝐸𝑃𝐷 = = (−266) = −0,35 = - 266
𝑄 ∆𝑃 2630 ∆𝑃
𝑃 ∆𝑄 3,46 ∆𝑄
• 𝐸𝑃𝑂 = = (240) = −0,32 = 240
𝑄 ∆𝑃 2630 ∆𝑃
Prof. A.A. BABOLOMA 73
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
e) Elasticité : exemple
• Comme ces courbes d’offre et de demande sont
linéaires, les élasticités-prix varient lorsqu’on se
déplace le long de la courbe.
• Supposons par exemple que suite à une période de
sécheresse, la courbe d’offre se déplace assez loin vers
la gauche pour que le prix de blé atteigne 4 dollars par
boisseau
• Dans ce cas la quantité demandée tomberait à 3550-
(266)x4=2486
Prof. A.A. BABOLOMA 74
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
e) Elasticité : exemple
• Pour ce prix et cette quantité, l’élasticité de la demande serait
de :
𝑃 ∆𝑄 4
• 𝐸𝑃𝐷 = = −266 = −0,43
𝑄 ∆𝑃 2486
• En 2002, l’offre et la demande de blé étaient :
• Offre : QS = 1439+ 267P
• Demande : QD = 2809 – 266P
Prof. A.A. BABOLOMA 75
II.4. Elasticité de l’offre et de la demande
e) Elasticité : exemple
QS = QD
2809-226P =1439 +267P
P=2,78 dollars
Q=2809-(226)(2,78)=2181
Le prix du blé a baissé en termes nominaux
Prof. A.A. BABOLOMA 76
II.5.Elasticité de court et élasticité de long
terme
Les élasticité-prix varient avec le temps dont les
consommateurs disposent pour réagir à un changement de prix
Les courbes de demande de court terme ont une allure très
différente des courbe de long terme
Prof. A.A. BABOLOMA 77
II.5.Elasticité de court et élasticité de long
terme
La demande :
En générale, la demande est beaucoup plus élastique aux prix
à long terme :
• Il faut du temps aux individus pour changer leurs habitudes de
consommation
• La demande peut-être liée au stock d’un autre bien qui ne se
modifie que lentement
• Il y a plus de substituts disponibles dans le long terme
Prof. A.A. BABOLOMA 78
II.5.Elasticité de court et élasticité de long
terme
• Essence : courbe de demande de court et de long terme
prix DCT
• Dans le court terme, on ne peut
pas facilement ajuster sa
consommation
• Dans le long terme, les gens
adoptent des automobiles plus
petites et plus économiques
DLT
Quantité d’essence
Prof. A.A. BABOLOMA 79
II.5.Elasticité de court et élasticité de long
terme
• Demande et durabilité des biens
- Pour certains biens, la demande est plus élastique dans
le court terme : si les biens sont durables, alors, les
consommateurs garderont ces biens au lieu de les
remplacer, et les achats baissent plus rapidement
quand le prix augmente
- Mais , dans le long terme, les biens durables les plus
vieux devront être remplacés
Prof. A.A. BABOLOMA 80
II.5.Elasticité de court et élasticité de long
terme
Elasticité de court terme et de long terme : automobiles
prix DLT
• D’abord, les gens diffèrent
leur achat de nouvelles
automobiles
• A plus long terme, les
anciennes automobiles
s’usent et doivent être
DCT remplacées
Quantité d’automobiles
Prof. A.A. BABOLOMA 81
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
Les courbes de l’offre et de la demande peuvent être
utilisées pour prédire les effets des conditions de
marché
Comment « ajuster » les courbes linéaires d’offre et de
demande aux données de marché. On suppose :
• Le prix d’équilibre p* = 0,75 dollar
• La quantité d’équilibre Q* =7,5 M.tonnes
• L’élasticité-prix de l’offre ES =1,6
• L’élasticité-prix de la demande ED = - 0,8
Prof. A.A. BABOLOMA 82
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• Commençons par les équations des courbes linéaires de l’offre
, de la demande et des élasticités
Demande : QD = a- bP
Offre : QS = c +dp
∆𝑄
Elasticité : 𝑃
𝑄 ∆𝑃
• Le problème est de calculer des valeurs numériques pour
a, b, c et d
Prof. A.A. BABOLOMA 83
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• La pente de la courbe de demande est égale à :
∆𝑄
=-b
∆𝑃
• La pente de la courbe de l’offre est égale à :
∆𝑄
∆𝑃 =d
• L’élasticité de la demande : ED = - b (P* / Q* )
• L’élasticité de l’offre : ES = d(P* / Q* )
Prof. A.A. BABOLOMA 84
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• En substituant P* , Q* et ES par leurs valeurs estimées, on peut
trouver b et c
ES = d(P* / Q* )
1,6 = d (0,75/ 7,5)
1,6= 0,1d
d= 16
Q= c+dp
7,5=c+(16) (0,75)
7,5= c+12
c= -4,5
Prof. A.A. BABOLOMA 85
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• En substituant P* , Q* et ED par leurs valeurs estimées, on peut
trouver a et d
ED = -b(P* / Q* )
-0,8= -b (0,75/ 7,5)
1,6= - 0,1b
b= 8
Q= a- bp
7,5=a-8 (0,75)
7,5= a-6
a= 13,5
Prof. A.A. BABOLOMA 86
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• On obtient les équations de l’offre et de la demande
Demande : QD = 13,5- 8P
Offre : QS = -4,5 +16p
L’égalité de l’offre et de la demande nous donne le prix et la
quantité à l’équilibre
P= 0,75
Q = 7,5
Prof. A.A. BABOLOMA 87
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• Bien que nous ayons écrit que l’offre et la demande ne
dépend que du prix, elles peuvent tout aussi bien
dépendre d’autres variables. La demande, par exemple
pourrait dépendre du revenu comme du prix. On
pourrait alors écrire la demande comme. On pourrait
alors écrire la demande
Prof. A.A. BABOLOMA 88
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
Q= a-bP+ fI
Où I est un indice de revenu global, ou du PNB. Par
exemple I peut être égal 1,0 l’année de référence et
ensuite augmenter ou diminuer pour refléter l’élévation
ou la baisse du revenu global
Prof. A.A. BABOLOMA 89
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• L’Industrie du cuivre est caractérisée par :
• I=1,0
• P* = 0,75
• Q* =7,5
• b= 8
• L’élasticité-revenu de la demande : ER = 1, 3
Prof. A.A. BABOLOMA 90
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• En utilisant la formule de l’élasticité-revenu, on peut
calculer f :
ER = (R/Q)(∆𝑄/∆𝑅)
1,3 = (1/7,5)f
f= 9,75
En substituant f dans l’équation de la demande, on
obtient a=3,75
Prof. A.A. BABOLOMA 91
II.6. Comprendre et prédire les effets des
variations dans les conditions de marché
• En égalisant l’offre et la demande :
- 4,5 +16P = 13,5-8P
18 = 8P
P= 2,25
Prof. A.A. BABOLOMA 92
II.7.Les conséquences de l’intervention
de l’Etat : le contrôle des prix
• Les marchés sont souvent l’objet d’interventions de
l’Etat :
- Taxes et subventions
- Contrôle des prix
• Un contrôle des prix au-dessous du prix d’équilibre
cause un excès de demande, une pénurie
• Un contrôle des prix au-dessus du prix d’équilibre cause
un excès d’offre, un surplus
Prof. A.A. BABOLOMA 93
II.7.Les conséquences de l’intervention
de l’Etat : le contrôle des prix
prix
S Si le prix est régulé de
façon à ne pas être
supérieur à Pmax ,
alors, la quantité
P0 offerte tombe et la
quantité demandée
Pmax D augmente : pénurie
pénurie
QS Q0 QD Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 94
II.7.Les conséquences de l’intervention
de l’Etat : le contrôle des prix
• Cet excès de demande prend parfois la forme de fils
d’attente (par exemple, en 1974, pendant le premier
choc pétrolier)
• Parfois, l’excès de demande a pour conséquence une
réduction et un rationnement de l’offre (par exemple,
dans le milieu des années 1970, avec les pénuries de
gaz)
• Les producteurs y perdent en générale, et certains
consommateurs y gagnent (mais d’autres
consommateurs y perdent aussi…)
Prof. A.A. BABOLOMA 95
Chapitre 3 : Le comportement du
consommateur
Question du chapitre
1. Comment les consommateurs décident-ils de leur achat de
biens et de services ?
2. Comment les consommateurs utilisent-ils leurs préférences
pour déterminer leur demande
3. Quelles sont les contraintes budgétaires de consommateurs
4. Comment peut-on déterminer la nature des préférences de
consommateurs
5. Comment les consommateurs utilisent-ils le concept d’utilité
marginale pour faire leur choix
6. Comment les indices du coût de la vie mesurent-ils le bien
être des consommateurs ?
Prof. A.A. BABOLOMA 96
III.1. Le comportement du consommateur
La théorie du consommateur permet de répondre aux
questions ci-dessous en trois étapes:
1. Les préférences du consommateurs : pourquoi et
comment les individus préfèrent-ils un bien à un autre
?
Prof. A.A. BABOLOMA 97
III.1. Le comportement du consommateur
2. Les contraintes budgétaires : quelles sont les
conséquences des revenus limités sur la consommation
?
3. Le choix du consommateur : comment les
consommateurs décident-ils les combinaisons de biens
et de services qui maximisent leur satisfaction sous
contraintes budgétaires ?
Prof. A.A. BABOLOMA 98
III.2. Les préférences du consommateur
Les préférences du consommateur : hypothèses
1. Complétude : les consommateurs peuvent comparer et
classer tous les paniers possible
2. Transitivité : si un consommateur préfère le panier A
au panier B et le panier B au panier C, alors, il préfère le
panier A au panier C
3. Plus est préféré à moins : les consommateurs
préfèrent toujours plus de biens à moins
Prof. A.A. BABOLOMA 99
III.2. Les préférences du consommateur
Les préférences du consommateur
• On peut représenter graphiquement les préférences des
consommateurs à l’aide de courbes d’indifférence
• Les courbes d’indifférence représentent toutes les
combinaisons de paniers de biens auxquelles un
individu est indifférent ( c’est-à-dire qui procure la
même satisfaction)
Prof. A.A. BABOLOMA 100
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indifférence : un exemple
Panier de Aliments (unités) Vêtements
marché (unités)
A 20 30
B 10 50
D 40 20
E 30 40
G 10 20
H 10 40
Prof. A.A. BABOLOMA 101
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indifférence : un exemple
Vêtements
Le consommateur
50 B préfère A à toute
40 H EE combinaison dans
le carré jaune,
30 A mais préfère aussi
20 G D tout point dans le
carré vert à A
10
10 20 30 40 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 102
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indifférence : un exemple
• Des paniers comme B et D ont plus d’un bien, mais
moins d’un autre, relativement au panier A
- Il faut plus d’information sur les préférences du
consommateur pour classer A, B et D
• Un consommateur peut décider d’être indifférent entre
B, A et D :
- Ces paniers forment une courbe d’indifférence
Prof. A.A. BABOLOMA 103
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indifférence : un exemple
Vêtements • Le consommateur
50 B est indifférent entre
B, A et D
40 H E • Il préfère E à tous
30 A les paniers sur U1 ,
il préfère aussi tous
20 G D les paniers sur U1 à
10 U1 H et à G
10 20 30 40 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 104
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indifférence
• Le consommateur préfère toujours un panier « au-
dessus » (nord-est) de la courbe d’indifférence à un
panier « sur » la courbe d’indifférence
• De même, le consommateur préfère toujours un
panier «sur » la courbe d’indifférence à un panier « au-
dessous » (sud-est) de la courbe d’indifférence
Prof. A.A. BABOLOMA 105
III.2. Les préférences du consommateur
• Les pentes des courbes d’indifférence sont toujours
négatives : sinon l’hypothèse « plus est préféré à
moins » ne serait plus valide, car certains paniers sur la
courbe d’indifférence auraient plus de deux biens que
d’autres paniers sur la même courbe d’indifférence
• Pour d’écrire les préférences d’un individu face aux
différentes combinaisons de biens et services, on peut
les représenter par un ensemble de courbes
d’indifférence – la carte d’indifférence
Prof. A.A. BABOLOMA 106
III.2. Les préférences du consommateur
Courte d’indifférence
Tous les paniers
Vêtements
de la courbe
d’indifférence U3
comme le panier
de A, sont
D B A préférés à ceux
U3 de la courbe
d’indifférence U2
U2 qui sont, à leur
U1 tour, préférés à
U1
Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 107
III.2. Les préférences du consommateur
Carte d’indifférence
• Une carte d’indifférence nous donne plus d’information
sur les formes des courbes d’indifférence :
- Les courbes d’indifférence ne peuvent pas se croiser :
sinon l’hypothèse « plus est préféré à moins » ne serait
plus valide
- Pourquoi ?
Prof. A.A. BABOLOMA 108
III.2. Les préférences du consommateur
Carte d’indifférence : si les courbes se croisaient ?
Vêtements U1 U2
B est préféré à D
A est préféré B
A et à D.
B doit être
B indifférent à D.
D
Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 109
III.2. Les préférences du consommateur
Courbe d’indifférence
• Les des courbes d’indifférence décrivent comment un
consommateur est prêt à renoncer à un bien pour un
autre
A B : renoncer à 6 vêtements pour 1 aliment
D E : renoncer à 2 vêtement pour 1 aliment
Prof. A.A. BABOLOMA 110
III.2. Les préférences du consommateur
• Plus la quantité consommée de vêtements est grande, plus la
quantité consommée de produits alimentaires est faible, plus le
consommateur est prêt à renoncer à des vêtements pour
disposer de quantités supplémentaires de produits
alimentaires… et vice versa.
Prof. A.A. BABOLOMA 111
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indif. A
vêtements16
14 -6
10 B
8 -4
6 -2 D
4 -1 E
2 G
1 2 3 4 5 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 112
III.2. Les préférences du consommateur
Courbes d’indifférence
• La quantité d’un bien à laquelle un consommateur est
prêt à renoncer pour obtenir une quantité plus
importante d’un autre bien est mesurée par le taux
marginal de substitution (TMS)
- L e TMS mesure aussi la pente de la courbe
d’indifférence en un point
Prof. A.A. BABOLOMA 113
III.2. Les préférences du consommateur
TMS A
vêtements16 TMS = 6
∆𝑉
14 -6 TMS =-
∆𝐴
10 B
8 -4 TMS=2
6 -2 D
4 -1 E
2 G
1 2 3 4 5 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 114
III.2. Les préférences du consommateur
Taux marginal de substitution
Les courbes d’indifférences sont convexes: la pente est
croissante ( de moins en moins négative), et le TMS (=
valeur absolue de la pente négative) est décroissant
quand on descend le long de la courbe
Prof. A.A. BABOLOMA 115
III.2. Les préférences du consommateur
• Au fur et à mesure qu’augmente la quantité consommée
d’un bien, un consommateur sera prêt à renoncer à des
quantités de plus en plus faibles d’un autre bien pour
obtenir des unités additionnelles du premier. On peut
aussi dire qu’un consommateur préfère un panier de
biens diversifié à un panier consistant d’unités d’un seul
bien
• La forme d’une courbe d’indifférence traduit la volonté
du consommateur de substituer un bien à un autre
Prof. A.A. BABOLOMA 116
III.2. Les préférences du consommateur
Taux marginal de substitution
• Il y a deux cas opposés et intéressants
- Substituts parfaits
- Compléments parfaits
Prof. A.A. BABOLOMA 117
III.2. Les préférences du consommateur
Taux marginal de substitution
• Substituts parfaits
- Deux biens sont des substituts parfaits quand le TMS
de l’un à l’autre est constant
- Par exemple, jus d’orange et jus de pomme. Le
consommateur voudrait toujours échanger un verre de
jus d’orange pour un verre de jus de pomme
Prof. A.A. BABOLOMA 118
III.2. Les préférences du consommateur
Taux marginal de substitution
• Substituts parfaits
Jus de pomme
Substituts
(verres) 4
parfaits
3
2
1
0 1 2 3 4 Jus d’orange (verres)
Prof. A.A. BABOLOMA 119
III.2. Les préférences du consommateur
Taux marginal de substitution
• Compléments parfaits
- Deux biens sont des compléments parfaits quand la
courbe d’indifférence est en L
- Par exemple, si un consommateur a une chaussure
gauche et une chaussure droite, le TMS d’une
chaussure gauche (ou droite) supplémentaire est égal
zéro
Prof. A.A. BABOLOMA 120
III.2. Les préférences du consommateur
Taux marginal de substitution
• Compléments parfaits
Chaussures
Compléments
gauches 4
parfaits
3
2
1
0 1 2 3 4 chaussures droites
Prof. A.A. BABOLOMA 121
III.2. Les préférences du consommateur
Les préférences du consommateurs
• Jusqu’à présent, on a traité des biens pour lesquels
« plus est préféré à moins »
• Cependant, certains biens sont indésirables : « moins
est préféré à plus ». Ce sont des maux au sens propre
• Exemples : pollution (et retombées nucléaires)
Amiante
Prof. A.A. BABOLOMA 122
III.2. Les préférences du consommateur
Les préférences du consommateurs
• Comment tenir compte de ces maux dans la théorie du
consommateur ?
• Il suffit de redéfinir le bien considéré de manière à
représenter le moins en plus :
- Pureté de l’air (ou réduction de pollution)
- Suppression de l’amiante
Prof. A.A. BABOLOMA 123
III.2. Les préférences du consommateur
Les préférences du consommateur : Utilité
• Dans la théorie du consommateur, il n’est pas
nécessaire d’associer à chaque panier de biens un
niveau de satisfaction exprimé en termes numériques
• Cependant, il est parfois utile de se servir des valeurs
numériques, en plus du classement de niveau de
satisfaction
Prof. A.A. BABOLOMA 124
III.2. Les préférences du consommateur
Utilité
• Le niveau d’utilité : est un nombre qui représente le
niveau de satisfaction qu’un consommateur ressent en
consommant un panier de bien donné
• La fonction d’utilité est une relation qui associe un
niveau d’utilité à chaque panier de biens
- Si la fonction d’utilité est U(A, V) = A+2V
Alors un panier de 8 unités alimentaires (A) et de 3 unités
vestimentaires (V) donne une unité 14=8+2(3)
Prof. A.A. BABOLOMA 125
III.2. Les préférences du consommateur
Utilité : un exemple
Panier Aliments Vêtements Unité
A 8 3 8+2(3)=14
B 6 4 6+2(4)=14
C 4 4 4+2(4)=12
Le consommateur est indifférent
entre A et B et les préfères
Prof. A.A. BABOLOMA àC 126
III.2. Les préférences du consommateur
Utilité : un exemple
• Si la nouvelle fonction d’utilité est U(A,V) = AV
• Le consommateur est indifférent entre A et B et C
Panier Aliments Vêtements Unité
A 5 5 5 X 5 = 25
B 10 2,5 10 X 2,5 = 25
C 2,5 10 2,5 X 10 = 25
Prof. A.A. BABOLOMA 127
III.2. Les préférences du consommateur
Utilité : un exemple
Vêtements15
10 C U3 = 100
5 A U2 =50
B U1=25
0 5 10 15 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 128
III.2. Les préférences du consommateur
Utilité : un exemple
• Les valeurs numériques de l’utilité ne servent qu’à
classer ordinalement (et non à mesurer cardinalement)
le niveau de satisfaction des différents paniers
• Une utilité de 4 n’est pas nécessairement deux fois
meilleurs qu’une utilité de 2
• Il existe deux types de classement
- Classement ordinal (cas de l’utilité)
- Classement cardinal (cas de l’argent)
Prof. A.A. BABOLOMA 129
III. 3. Les contraintes budgétaires
• Les préférences ne sont pas le seul facteur explicatif du
comportement du consommateur
• Les contraintes budgétaires limitent aussi le choix
du consommateur
Prof. A.A. BABOLOMA 130
III. 3. Les contraintes budgétaires
La droite de budget
• La droite de budget est l’ensemble des combinaisons
de deux biens tels que les dépenses égalisent le revenu
• On suppose que le revenu est dépensé totalement et
que l’épargne est nulle
• A = quantité alimentaire achetée
• V= quantité vestimentaire achetée
Prof. A.A. BABOLOMA 131
III. 3. Les contraintes budgétaires
La droite de budget
• A = quantité alimentaire achetée
• V= quantité vestimentaire achetée
• PA = prix d’une unité alimentaire
• PV = prix d’une unité vestimentaire
• PA A = dépenses alimentaires
• PV V = dépenses vestimentaires
• PA A + PV V = R (revenu)
Prof. A.A. BABOLOMA 132
III. 3. Les contraintes budgétaires
La droite de budget : exemple
Panier Aliments Vêtements Revenu
PA = 1$ PV = 2 $ R=PA A + PV V
A 0 40 $ 80
B 20 30 $ 80
D 40 20 $ 80
E 60 10 $ 80
G 80 0 $ 80
Prof. A.A. BABOLOMA 133
III. 3. Les contraintes budgétaires
La droite de budget : exemple
Vêtements
(R/Pv ) =40 A Pente =
∆𝑉 1
=− =−
𝑃𝐴
∆𝐴 2 𝑃𝑉
30 B
20 D
10 E G
0 20 40 60 80 = (R/PA ) Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 134
III. 3. Les contraintes budgétaires
La droite de budget : exemple
• L’ordonnée (verticale) à l’origine R/PV représente le
montant maximal de vêtements qu’on peut acheter avec
le revenu R
• Le point d’intersection de la droite avec l’abscisse
(horizontale) R/PA représente le montant maximal de
produits alimentaires qu’on peut acheter avec le revenu
R
Prof. A.A. BABOLOMA 135
III. 3. Les contraintes budgétaires
Variation de la droite de budget
• Quand les revenus et les prix changent, la droite de
budget est aussi affectée, ainsi que le choix du
consommateur
• Le long de la droite de budget, le consommateur
dépense moins sur un bien et plus sur l’autre
Prof. A.A. BABOLOMA 136
III. 3. Les contraintes budgétaires
• La pente de la droite de budget mesure le coût relatif
des produits alimentaires et vestimentaires
• La pente est l’opposé du rapport des prix des deux
biens
• La pente indique aussi le taux de substitution des deux
biens pour un revenu constant
Prof. A.A. BABOLOMA 137
III. 3. Les contraintes budgétaires
Variations de la droite de budget : variation de
revenu
• Les effets d’une variation de revenu :
- Une augmentation de revenu provoque un déplacement
de la droite de budget vers l’extérieur, mais
parallèlement à sa position initiale (quand les prix sont
constant)
- Le consommateur peut acheter plus des deux biens
- Une baisse de revenu provoque l’effet opposé (
déplacement vers l’intérieur)
Prof. A.A. BABOLOMA 138
III. 3. Les contraintes budgétaires
Variations de la droite de budget : variation de revenu
Vêtements 80
(unités) La droite de budget
60 se déplace vers
l’extérieur (l’intérieur)
40 quand le revenu
augmente (baisse)
20 R=80$ R=160$
R=40$
0 40 80 120 160 Aliments (unités)
Prof. A.A. BABOLOMA 139
III. 3. Les contraintes budgétaires
Variations de la droite de budget : variation de prix
• Les effets d’une variation de prix : si le prix d’un bien
augmente, la droite de budget pivote
• Supposons que le prix des aliments augmente :
- Si le consommateur n’achète que des produits
alimentaires, il ne peut en acheter autant qu’avant. Le
point d’intersection de la droite avec l’abscisse se
déplace vers zéro (baisse de R/PA )
- Si le consommateur n’achète que des produits
vestimentaires, il peut en acheter autant qu’avant.
Prof. A.A. BABOLOMA 140
III. 3. Les contraintes budgétaires
Variations de la droite de budget : variation de prix
Vêtements 80 - Une baisse du prix des produits
(unités) alimentaires de 1 à 0,5 $ fait
monter la pente de la droite de
60 budget et la fait pivoter vers
l’extérieur
- Une hausse du prix des produits
alimentaires de 1 à 2 $ fait baisser
40 la pente de la droite du budget et
L1 L2 la fait pivoter vers l’intérieur
20 L3 (PA =1) (PA = 1/2)
(PA =2)
0 40 80 120 160 Aliments (unités)
Prof. A.A. BABOLOMA 141
III. 3. Les contraintes budgétaires
Variations de la droite de budget : variation de prix
- Si le prix de deux biens augmente proportionnellement (
le ratio des prix ne varie pas), la pente de la droite de
budget ne change pas. Cependant, la droite de budget
se déplace parallèlement vers l’intérieur
- Et, vice versa, si les prix des deux biens baissent
proportionnellement, la droite de budget se déplace
vers l’extérieur
Prof. A.A. BABOLOMA 142
III. 4. Le choix du consommateur
• Les consommateurs choisissent les combinaisons de
biens de manière à maximiser leur satisfaction, avec un
budget limité
• Le panier optimal doit satisfaire deux conditions
1. Il doit appartenir à la droite de budget : le revenu doit
être dépensé totalement – « plus est préféré à
moins »
2. Il doit fournir au consommateur la combinaison
préférée de biens et services
Prof. A.A. BABOLOMA 143
III. 4. Le choix du consommateur
• Graphiquement, il y a différentes courbes
d’indifférences pour le consommateur
• On se rappelle que 𝑈3 > 𝑈2 > 𝑈1 dans le graphique
suivant
• Le consommateur choisit le panier qui procure la plus
haute utilité sous la contrainte budgétaire
Prof. A.A. BABOLOMA 144
III. 4. Le choix du consommateur - A, B, C sur la
droite de budget
- D dépasse les
Vêtements 40 capacités
financière du
(unités) B consommateur
30 - A sur la courbe
d’indifférence la
D plus haute qui
puisse être
20 A U3 atteinte sous les
U2 contraintes
budgétaires
U1
C
0 20 40 80 Aliments (unités)
Prof. A.A. BABOLOMA 145
III. 4. Le choix du consommateur
• Le consommateur choisira un point sur la plus haute
courbe d’indifférence qui soit aussi sur la droite de
budget
• Au point A ( graphique précédent), la courbe
d’indifférence est tangente à la droite de budget : la
pente de la droite de budget est égale à la pente de la
courbe d’indifférence en ce point optimal
Prof. A.A. BABOLOMA 146
III. 4. Le choix du consommateur
• La pente d’une courbe d’indifférence est
∆𝑉
TMS = -
∆𝐴
• De plus, la pente de la droite de budget est :
𝑃𝐴
Pente = -
𝑃𝑉
• Le choix du consommateur est optimal quand :
𝑃𝐴
TMS =
𝑃𝑉
Prof. A.A. BABOLOMA 147
III. 4. Le choix du consommateur
• La satisfaction est maximisée lorsque le taux marginal
de substitution (de A à V) est égal au ratio des prix (de A
à V)
• Cette relation est vraie SEULEMENT au point optimal
de consommation
• Cette condition d’optimisation est commune à toute
théorie microéconomique ; le choix économique est
optimal quand
Prof. A.A. BABOLOMA 148
III. 4. Le choix du consommateur
Gain marginal (GM) = coût marginal (CM)
• Pour la théorie du consommateur, le gain marginal GM
est l’avantage associé à la consommation d’une unité
supplémentaire de produits (alimentaires) :
GM = TMS
• Le coût marginal MC est le coût d’une unité
supplémentaire de produits (alimentaires) :
CM = PA/PV
Prof. A.A. BABOLOMA 149
III. 4. Le choix du consommateur
• Si TMS ≠ PA/PV : alors, un individu peut augmenter son
utilité en changeant son panier de biens
• Si TMS > PA/PV : alors, un consommateur augmentera
ses produits alimentaires et diminuera ses produits
vestimentaires jusqu’à ce que TSM = PA/PV
• Si TMS < PA/PV : alors, un consommateur diminuera
ses produits alimentaires et augmentera ses produits
vestimentaires jusqu’à ce que
TSM = PA/PV
Prof. A.A. BABOLOMA 150
III. 4. Le choix du consommateur
Vêtements
Le point B ne
(unités) 4 maximisera pas la
B satisfaction parce que le
30 TMS = -10/10 = 1 est
-10 20 plus élevé que le ratio
PA /PV = 1/2
+10
0 20 30 40 80 Aliments (unités)
Prof. A.A. BABOLOMA 151
III. 4. Le choix du consommateur
Un exemple revenu
• Considération deux groupes de consommateurs,
chacun disposant d’un budget de 20 000 euros pour
l’achat d’une voiture et voulant allouer 10 000 euros
pour le style de la voiture et 10 000 euros pour sa
performance.
• Chaque groupe a des préférences différentes.
Prof. A.A. BABOLOMA 152
III. 4. Le choix du consommateur
Style Un exemple revenu
10000 € Ce groupe de
consommateur désire de
la performance pour
7000 euros et de style
pour 3000 euros
3000 €
7000€ 10000 € Performance
Prof. A.A. BABOLOMA 153
III. 4. Le choix du consommateur
Style Un exemple revenu
10000 € Ce groupe de
7000€ consommateur désire de
la performance pour
3000 euros et de style
pour 7000 euros
3000 € 10000 € Performance
Prof. A.A. BABOLOMA 154
III. 4. Le choix du consommateur
Un exemple revenu
• En trouvant le point de tangence entre la courbe
d’indifférence et la droite de budget pour un groupe de
consommateurs, les compagnies automobiles peuvent
déterminer les préférences des consommateurs et, plus
précisément, la valeur qu’ils attribuent à chaque
caractéristique d’une voiture.
• Cela aide à prendre d’importantes décisions de
production, de marketing et de stratégie pour de
nouvelles voitures. Prof. A.A. BABOLOMA 155
III.4. Le choix du consommateur
Les solutions en coin
• Une solution en coin existe quand un consommateur
consomme un panier « externe » qui consiste en un
seul bien et aucun d’un autre.
• Le TMS n’est pas nécessairement égal à PA/PB
Prof. A.A. BABOLOMA 156
III.4. Le choix du consommateur
Les solutions en coin
Glace au yaourt U2 Une solution
A U1 U3 au coin existe
au point B
B Crème glacée
Prof. A.A. BABOLOMA 157
III. 4.Le choix du consommateur
Une solution en coin
• Au point B, le TMS de la crème glacée est supérieur à
la pente de la courbe de budget.
• Si le consommateur pouvait renoncer à plus de glace
au yaourt pour de la crème glacée, il le ferait.
• En revanche, si le prix de la glace au yaourt baissait
significativement (de manière que le ratio des prix
puisse être égal à un TMS), le consommateur pourrait
vouloir consommer de la glace au yaourt…
Prof. A.A. BABOLOMA 158
III.5. Les préférences révélées
• Si un consommateur choisit un panier de biens plutôt
qu’un autre et si le panier choisi est plus cher que
l’autre, alors, le consommateur doit préférer le panier de
biens choisi.
• Si nous connaissons les choix qu’un consommateur a
faits, on peut déterminer ses préférences si on a
suffisamment d’informations à propos des choix
possibles à différents niveaux de prix et de revenu.
Prof. A.A. BABOLOMA 159
III.5. Les préférences révélées
Deux droites de Budgets
Vêtements
L1
A
B
D
L2
Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 160
III.5. Les préférences révélées
• Si un individu est confronté à la contrainte budgétaire
L1, choisit le panier A plutôt que le panier B, A est
révélé préféré à B
• De même façon, l’individu face à la contrainte L2,
choisit le panier B, qui est donc révélé préféré à D
• Alors que A est préféré à tous les paniers de la zone en
dessous, les paniers de la zone de la couleur orange
sont préférés à A
Prof. A.A. BABOLOMA 161
III.6. L’utilité marginale et le choix du
consommateur
• L’utilité marginale mesure la satisfaction supplémentaire
engendrée par la consommation d’une unité
supplémentaire.
• L’utilité marginale associé à l’augmentation de la
consommation (alimentaire) de 0 à 1 unité peut être
de 9, de 1 à 2 peut être de 7, de 2 à 3 peut être de 5.
• Conclusion : l’utilité marginale du consommateur est
décroissante.
Prof. A.A. BABOLOMA 162
Utilité marginale décroissante
• Le principe de l’utilité marginale décroissante signifie
qu’au fur et à mesure que la consommation de biens
augmente, l’utilité supplémentaire du consommateur
diminue.
• Cependant, l’utilité totale continuera à augmenter
puisque le consommateur fait des choix qui le rendent
plus heureux.
Prof. A.A. BABOLOMA 163
L’utilité marginale et le choix du
consommateur
• Le long de la courbe d’indifférence :
• Le gain d’utilité associé à l’augmentation de la
consommation d’un bien A (aliments) doit
contrebalancer la perte d’utilité du à la baisse de la
consommation de l’autre bien V (vêtements)
Prof. A.A. BABOLOMA 164
L’utilité marginale et le choix du
consommateur
• Formellement, on a :
0 = UMA (∆A) + UMV (∆ V)
• Il n’y a pas de changement d’utilité totale le long
d’une courbe d’indifférence. La substitution d’un bien
à l’autre ne change pas le niveau de satisfaction du
consommateur
Prof. A.A. BABOLOMA 165
L’utilité marginale et le choix du
consommateur
• En transformant cette équation :
-(∆V/∆A) = UMA / UMV
Puisque
-(∆V/∆A) = TMS de A à v
Donc
TMS = UMA / UMV et TMS = PA /
PV
UMA / UMV = PA / Pv
Prof. A.A. BABOLOMA 166
L’utilité marginale et le choix du
consommateur
• On en déduit que :
• L’utilité totale est maximisée quand le budget est
alloué de telle sorte que l’utilité marginale par euro ,
dollar, franc congolais, dépensé est la même que
pour chaque bien.
• C’est le principe d’égalisation marginale
UMA / PA = UMV/ Pv
Prof. A.A. BABOLOMA 167
3.7. Les indices du coût de la vie
• L’IPC est égal au rapport du coût d’un panier de biens
et services habituellement consommés par les individus
dans la période courante au coût de ce panier durant la
période de référence.
• Est-il légitime d’utiliser l’IPC comme indice du coût de la
vie pour d’autres programmes gouvernementaux ?
Prof. A.A. BABOLOMA 168
3.7. L’indice idéal du coût de la vie
• L’indice idéal du coût de la vie représente le coût
pour atteindre un certain niveau d’utilité aux prix
courants (2006) par rapport au coût pour atteindre la
même utilité aux prix référence (c’est-à-dire 1990)
• Il faudrait trop d’information pour obtenir cet indice idéal
du coût de la vie.
• Les indices de prix utilisés sont fondés sur les
dépenses des consommateurs, non sur leurs
préférences.
Prof. A.A. BABOLOMA 169
3.7. L’indice idéal du coût de la vie
• L’indice de prix de Laspeyres est le montant qu’il faut
dépenser, dans la périodes courantes, pour acheter un
panier de biens et de services choisi l’année de
référence, rapporté au coût de ce même panier acheté
aux prix de l’année de référence.
• Exemple : l’IPC
Prof. A.A. BABOLOMA 170
3.7. L’indice idéal du coût de la vie
• L’indice de prix de Laspeyres suppose que les
consommateurs ne modifient pas leurs habitudes de
consommations quand les prix changent. Cet indice
tend à surestimer le vrai coût de la vie.
• L’utilisation de l’IPC pour ajuster les pensions tend à
surcompenser les retraites et nécessite des dépenses
gouvernementales plus élevées.
Prof. A.A. BABOLOMA 171
3.7. L’indice idéal du coût de la vie
• L’indice de prix de Paasche est le montant qu’il faut
dépenser, dans la période courante, pour acheter un
panier de biens et de services choisi dans la
période courante, rapporté au coût de ce même panier
acheté aux prix de l’année de référence.
Prof. A.A. BABOLOMA 172
3.7. L’indice idéal du coût de la vie
• comparaison des indices
• Les deux indices sont à pondérations fixes.
• Les quantités des biens et services dans chaque
indice restent inchangées.
• L’indice de Laspeyres garde les quantités au niveau
de la période de référence.
• L’indice de Paasche garde les quantités au niveau de
la période courante.
Prof. A.A. BABOLOMA 173
3.7. L’indice idéal du coût de la vie
• Les indices à pondération variable :
• Ces indices tiennent compte des variations de
quantités (et de qualité) de biens et services dans un
panier de consommation.
• Ils ont été adoptés (en 1995, aux Etats-Unis) pour
surmonter les problèmes de surévaluation des prix
qui apparaissaient avec des indices de pondérations
fixes dans le long terme
Prof. A.A. BABOLOMA 174
Chapitre 4: La demande individuelle et la
demande de marché
Question du chapitre
1. La demande individuelle
2. L’effet de revenu et l’effet de substitution
3. La demande de marché
4. Le surplus des consommateurs
5. Les externalités de réseau
6. L’estimation empirique de la demande
Prof. A.A. BABOLOMA 175
4.1. La demande individuelle
• Les changements de prix :
• Les variations de la consommations de produits
alimentaires et de vêtements peuvent être examinées
grâce aux courbes d’indifférence lorsque le prix des
produits alimentaires varie.
• Pour chaque prix, on peut déterminer le choix du
consommateur face à sa contrainte de budget.
Prof. A.A. BABOLOMA 176
4.1. La demande individuelle
Effets des variations des prix
Vêtements 10 Supposons que :
R= 20 euros
Pv =2 euros
6 A
PA = 2 euros, puis 1
5 D U3 euro, puis 0,50 euro
4 B U2
4 12 20 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 177
4.1. La demande individuelle Les
changements de prix
Les changements de prix Demande
Prix Quantité
• En faisant varier les prix et en
observant les choix du 2 euros 4
consommateur, on peut dériver 1 euro 12
une courbe de demande individuelle
0,50 euro 20
Prof. A.A. BABOLOMA 178
4.1. La demande individuelle
Le changements de prix
Prix de produits La courbe de
alimentaires demande individuelle
2 euros E décrit les quantités
d’un bien qu’un
courbe de demande consommateur
1euro G achètera pour chaque
0,50 euro H niveau de prix de
celui-ci
4 12 20 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 179
4.1. La demande individuelle
Les propriétés importantes de la courbe de demande
• Le niveau d’utilisé atteint varie au fur et à mesure qu’on
se déplace sur la courbe
• En tout point de la courbe de demande, le
consommateur maximise son utilité en satisfaisant la
condition selon laquelle le taux marginal de substitution
(TMS) des vêtements aux produits alimentaires est égal
au rapport des prix de produits alimentaires aux
vêtements.
Prof. A.A. BABOLOMA 180
4.1. La demande individuelle
Les changements de prix
Prix de produits Lorsque le prix PA
alimentaires baisse, PA /PVet le
TMS baissent aussi
2 euros E
1euro G E: PA /PV =2/2 = 1
G : PA /PV = 1/2 =0,5
0,50 euro H H : : PA /PV = 0,25
4 12 20 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 181
4.1. La demande individuelle
La courbe de demande individuelle
Les variations de revenu
• Les variations de la consommation de produits
alimentaires et de vêtements peuvent être examinées
grâce aux courbes d’indifférence lorsque les revenus
varient.
• En faisant varier les revenus (ceteris paribus = à prix
constants) et en observant les choix du
consommateur, on peut dériver une courbe de
consommation-revenu.
Prof. A.A. BABOLOMA 182
4.1. La demande individuelle
Les variations de revenu :
• La courbe de consommation-revenu décrit toutes les
combinaisons de produits alimentaires et vêtements
maximisant l’utilité associée à tous les niveaux de
revenus.
• Une augmentation du revenu produit un déplacement
de la ligne de budget vers la droite, ce qui
correspond à une hausse de la consommation le long
de la courbe de consommation-revenu … et à un
déplacement de la courbe de demande
Prof. A.A. BABOLOMA 183
4.1. La demande individuelle
Les variations de revenu et les biens normaux
• Lorsque la courbe de consommation-revenu a une
pente positive:
• La quantité demandée augmente avec le revenu
• L’élasticité-revenu de la demande est positive.
• Le bien est un bien normal.
Prof. A.A. BABOLOMA 184
4.1. La demande individuelle
Les variations de revenu et les biens
inférieurs
• Lorsque la courbe de consommation-revenu a une
pente négative:
• La quantité demandée baisse avec le revenu
• L’élasticité-revenu de la demande est négative.
• Le bien est un bien inférieur
Prof. A.A. BABOLOMA 185
4.1. La demande individuelle
Les courbes d’Engel
• Les courbes d’Engel relient la quantité consommée
d’un bien au revenu
• Si le bien est normal, la pente de la courbe d’Engel
est positive.
• Si le bien est inférieur, la pente de la courbe d’Engel
est négative
Prof. A.A. BABOLOMA 186
4.1. La demande individuelle
Les courbes d’Engel La pente de la
Revenu 30 courbe d’Engel
En euro par est positive
mois) 20
pour les biens
normaux
10
4 8 12 16 Aliments
Prof. A.A. BABOLOMA 187
4.1. La demande individuelle
Les substituts et compléments
• Deux biens sont substituables si une augmentation (ou
baisse) du prix de l’un conduit à une augmentation
(baisse) de la quantité demandée de l’autre.
• Exemple : Une place de cinéma et un film sur
cassette vidéo ou DVD loué
Prof. A.A. BABOLOMA 188
4.1. La demande individuelle
Les substituts et compléments
• Deux bien sont compléments si une augmentation (ou
baisse) du prix de l’un conduit à une baisse
(augmentation) de la quantité demandée de l’autre.
• Exemple : Essence et huile de moteur
Prof. A.A. BABOLOMA 189
4.1. La demande individuelle
Les substituts et compléments
• Deux biens sont indépendants si une augmentation
(ou baisse) du prix de l’un n’a pas d’effet sur la quantité
demandée de l’autre.
• Exemple : Une place de cinéma et l’huile de moteur
Prof. A.A. BABOLOMA 190
4.2. L’effet de revenu et l’effet de
substitution
Une baisse de prix d’un bien a deux effets :
• Un effet de substitution. Les consommateurs
achèteront plus du bien qui est devenu moins cher
et moins du bien qui est relativement plus cher.
• Un effet de revenu. Les consommateurs verront
leur pouvoir d’achat réel augmenter à cause de la
baisse de prix
Prof. A.A. BABOLOMA 191
4.2. L’effet de revenu et l’effet de
substitution
L’effet de substitution:
• L’effet de substitution est la variation de la
consommation de produits alimentaires associée à la
variation du prix de ceux-ci pour un niveau d’utilité
constant.
• Lorsque le prix d’un bien (par ex. des aliments)
diminue, l’effet de substitution conduit toujours à une
augmentation de la quantité demandée de ce bien
Prof. A.A. BABOLOMA 192
4.2. L’effet de revenu et l’effet de
substitution
L’effet de revenu :
• L’effet de revenu est la variation de la consommation
d’un bien (par ex. des aliments) provoquée par une
augmentations du pouvoir d’achat, due à la baisse du
prix du panier, mais avec des prix relatifs
constants.
• Cet effet conduit le consommateur à accroître sa
consommation de ce bien si le bien est normal … ou
à la décroître (dans le sens inverse de l’effet de
substitution) si le bien est inférieur
Prof. A.A. BABOLOMA 193
4.2. L’effet de revenu et l’effet de
substitution Quand le prix des
biens baisse, leur
consommation L’effet de substitution
Vêtements R augmente de F1F2 ( F1E (du point A à D) fait
déplacement de A à B) varier les prix relatifs,
mais garde le revenu réel
C1 A constant
L’effet de revenu EF2 (
de D à B) garde les prix
relatifs constants mais
augmente le pouvoir
C2 D B d’achat
U2
F1 E F2 Alimentaire
Prof. A.A. BABOLOMA 194
L’effet de revenu et l’effet de substitution les biens
de Giffen
• Un cas spécial : Le bien Giffen
• Théoriquement, l’effet de revenu peut être
suffisamment important pour rendre positive la
pente de la courbe de demande.
• Ce cas arrive rarement et présente peu d’intérêt
pratique.
Prof. A.A. BABOLOMA 195
4.3. La demande de marché
• La courbe de demande de marché
• Cette courbe montre quelle quantité d’un bien
l’ensemble des consommateurs d’un marché sont
disposés à acheter lorsque le prix de ce bien varie.
• Elle peut être considérée comme la somme des
courbes de demande individuelles de tous les
consommateurs sur un marché
Prof. A.A. BABOLOMA 196
De la demande individuelle à la demande
de marché
Prix ($) Individu A Individu B Individu C marché
1 6 10 16 32
2 4 8 13 25
3 2 6 10 18
4 0 4 7 11
5 0 2 4 6
Prof. A.A. BABOLOMA 197
De la demande individuelle à la demande
de marché
Prix La courbe de demande de
marché est obtenue comme la
5 somme des courbes de
4 demande individuelles
3 Demande de marché
2
1 DA DB DC
0 5 10 15 20 25 30 Quantité
Prof. A.A. BABOLOMA 198
4.3. La demande de marché
• On peut déjà tirer deux conclusions :
• La courbe de demande de marché se déplacera
d’autant plus vers la droite que de nouveaux
consommateurs entreront sur le marché.
• Les facteurs qui influencent les demandes de
nombreux consommateurs devraient également
affecter la demande de marché
Prof. A.A. BABOLOMA 199
L’agrégation des demandes
• L’agrégation des demandes individuelles sur un marché
n’est pas seulement un exercice théorique, mais il est
aussi important pour examiner les différences entre
groupes de consommateurs:
• Par exemple :
• Ménages avec enfants;
• Ménages sans enfants;
• Célibataires;
• Etc…
Prof. A.A. BABOLOMA 200
La demande agrégée de blé
• La demande d’un pays pour le blé est constituée de
deux éléments :
• La demande nationale (domestique)
• La demande pour l’exportation (étrangère)
• La demande totale de blé peut être obtenue en
agrégeant les deux demandes
Prof. A.A. BABOLOMA 201
La demande agrégée de blé
• La demande domestique (DD) de blé aux Etats-Unis est
donnée par l’équation:
QDD = 1465 – 88P
• La demande pour l’exportation (DE) de blé est donnée
par l’équation:
QDE = 1344 – 13P
(Q en millions de boisseaux, P en dollars US)
Prof. A.A. BABOLOMA 202
La demande agrégée de blé
• Des études statistiques ont montré qu’au prix du
marché:
• La demande domestique (Etats-Unis) est assez
inélastique, Ed = -0,2
• La demande pour l’exportation est moins inélastique,
Ed = -0,4
… car les pays pauvres qui importent du blé américain
se reportent vers d’autres denrées alimentaires
lorsque le prix du blé augmente
Prof. A.A. BABOLOMA 203
La demande agrégée de blé
La demande mondiale
Prix totale est la somme
horizontale de la demande
18 A domestique AB et de la
16 demande pour l’exportation
CD
C E
Au dessus de C, la demande
10 pour l’exportation est zéro, de
sorte que demande
D B F domestique = demande totale
0 blé = AE
Prof. A.A. BABOLOMA 204
4. 4. Le surplus des consommateurs
• Les consommateurs achètent des produits, car ceux-ci
leur apportent du bien-être
• Le surplus des consommateurs mesure la variation de
bien être des consommateurs associée à leur capacité
à acheter des biens sur les marché.
• On peut calculer ce surplus à partir de la courbe de
demande individuelle
• Le surplus individuel du consommateur est la différence
entre le montant maximal qu’il est prêt à payer pour un
produit et le montant qu’il paie réellement
Prof. A.A. BABOLOMA 205
Le surplus des consommateurs : un exemple
• Un étudiant veut acheter des tickets de concert : la
courbe de demande (représentée en escalier) nous
donne les prix que le consommateur est prêt à payer
pour différentes quantités de tickets :
• Le premier ticket coûte 14 euros, mais l’étudiant
valorise ce ticket à 20 euros, il génère donc un
surplus de 6 euros
• Ce surplus peut être mesuré pour chaque ticket
• Le surplus total est la somme des surplus pour
chaque ticket acheté
Prof. A.A. BABOLOMA 206
Le surplus des consommateurs : un
exemple
• Prix 20 Le surplus total (achat
de 6 tickets) est la
19 somme des surplus
18 individuels
17
Le consommateur
16 surplus du con n’achètera pas plus de
7 car son surplus est
15 6+5+4+3+2+1=21 négatif
14
0 1 2 3 4 5 6 tickets de concert
Prof. A.A. BABOLOMA 207
Le surplus du consommateur
• Pour calculer le surplus du consommateur agrégé sur
un marché, on convertit la courbe de demande en
escalier en une ligne droite, simplement en utilisant des
unités plus petites.
• Le surplus du consommateur agrégé sur un marché est
l’aire au-dessous de la courbe de demande de marché
et au-dessus de la ligne de prix
Prof. A.A. BABOLOMA 208
Le surplus des consommateurs : un
exemple
• Prix 20 Le surplus du
consommateur
19 pour la demande
18 de marché
17
16 surplus du Surplus = ½ (20-14) x 6,5 =
19,5
15 consommateur
14 Prix du marché
Dépense réelle Courbe de demande
0 1 2 3 4 5 6 tickets de concert
Prof. A.A. BABOLOMA 209
Application du surplus du consommateur
• En combinant le surplus de tous les consommateurs
aux profits agrégés obtenus par tous les producteurs,
on peut évaluer:
1. Les coûts et bénéfices de structures de marchés
alternatives ;
2. Les politiques publiques qui modifient les
comportements des consommateurs et des
entreprises sur ces marchés.
Prof. A.A. BABOLOMA 210
4.5. Les externalités de réseau
• Jusqu’à maintenant, on a fait l’hypothèse que les
demandes des individus pour un bien étaient
indépendantes les unes des autres.
• Cependant, pour certains biens, la demande d’un
individu peut aussi dépendre de la demande d’autres
individus : dans ce cas, on parle d’externalités de
réseau
Prof. A.A. BABOLOMA 211
4.5. Les externalités de réseau
• Une externalité positive de réseau existe si la
quantité demandée d’un bien par un consommateur
particulier augmente en réaction à la croissance de son
achat par d’autres consommateurs.
• Une externalité négative de réseau existe dans le cas
opposé (Qd diminue)
Prof. A.A. BABOLOMA 212
Un exemple d’externalités positives de réseau:
l’effet d’imitation
• L’effet d’imitation est le désir d’être à la mode
de posséder un bien pour la bonne raison que
presque tous les autres l’ont ou de céder à un
engouement.
• Exemple : Jouets, pour lesquels c’est l’objectif
principal du marketing et de la publicité.
Téléphone par exemple
Prof. A.A. BABOLOMA 213
Un exemple d’externalités négatives de réseau :
l’effet de snobisme
• L’effet de snobisme est le désir de détenir un bien
exclusif ou unique
• Exemple : œuvres d’art rares, voitures de sport,
vêtements de grand couturier …
• La quantité demandé d’un bien « Snob » est d’autant
plus élevée que peu de personnes le possèdent.
Prof. A.A. BABOLOMA 214
4.6. L’estimation de la demande
• Une approche statistique de l’estimation de la demande:
• Correctement appliquée, l’approche statistiques de
l’estimation de la demande peut aider les chercheurs
à évaluer les effets de variables tels que le revenu et
les prix des autres produits sur la quantité demandée
d’un produit.
• Une approche très utilisée par les économistes est la
régression des « moindres carrés »
Prof. A.A. BABOLOMA 215
L’estimation de la demande : un exemple
Année Quantité Prix (P) Revenu (P)
1995 4 24 10
1996 7 20 10
1997 8 17 10
1998 13 17 17
1999 16 10 17
2000 15 15 17
2001 19 12 20
2002 20 9 20
2003 22 5 20
Prof. A.A. BABOLOMA 216
Chapitre 5 : Incertitude et comportement
du consommateur
Question du chapitre
1. La description du risque
2. Les préférences vis-à-vis du risque
3. Réduire le risque
4. La demande d’actifs risqués
5. L’économie comportementale
Prof. A.A. BABOLOMA 217
La description du risque
• Quelle que soit l’interprétation des probabilités elle sont
utilisés pour calculer deux grandeurs importantes qui
nous aident à décrire et à comparer des choix risqués :
1. Valeur espérée
2. variabilité
Prof. A.A. BABOLOMA 218
Valeur espérée
• La valeur espérée associée à une situation incertaine
est la moyenne pondérée des gains ou des valeurs
associés à tous les événements possibles :
• La valeur espérée mesure la tendance centrale – le
gain ou la valeur attendue
Prof. A.A. BABOLOMA 219
Valeur espérée
• Plus généralement quand il y a n événements possibles
- Gains 𝑋1 , 𝑋2 , … , 𝑋𝑛
- Probabilités Pr1 , Pr2 , …, Prn
E (X) = 𝑃𝑟1 𝑋1 + 𝑃𝑟2 𝑋2 + … + 𝑃𝑟𝑛 𝑋𝑛
Prof. A.A. BABOLOMA 220
Variabilité
• La variabilité est égale à la différence qui existe
entre toutes les issues possibles d’une situations
incertaine
Prof. A.A. BABOLOMA 221
Variabilité : un exemple
Revenu (en Etat 1 Etat 2
dollars ou euros)
Prob. Revenu Prob. Revenu
Emploi 1 : 0,5 2000 0,5 1000
Commission
Emploi 2 : 0,99 1510 0,01 510
Salaire
Prof. A.A. BABOLOMA 222
Variabilité : un exemple
• Revenus espérés :
Emploi 1 : commissions
E(X1 ) = 0,5 (2000) + 0,5(1000) = 1500
Emploi 2 : salaire fixe
E(X2) = 0,99 (1510) + 0,01(510) = 1500
Prof. A.A. BABOLOMA 223
Variabilité : Ecart-type
• La moyenne des écarts pondérés par les probabilités
est toujours égale à zéro. Pour surmonter ce problème
et obtenir une mesure positive de la variabilité, on élève
chaque écart au carré.
• La variabilité est mesurée en calculant l’écart-type : la
racine carrée de la moyenne pondérée des carrés des
écarts entre les gains associés à chaque événement et
leur valeur espérée. C’est une mesure de risque
Prof. A.A. BABOLOMA 224
Variabilité : Ecart-type
•L’écart-type est représenté par 𝜎
•𝜎 = 𝑃𝑟1 𝑋1 −𝐸(𝑋) 2 + 𝑃𝑟2 𝑋2 −𝐸 (𝑋) 2
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Ecart-type : exemple 1
Probabilité L’emploi 1 a un plus
large étalement et
0,2 un écart-type plus
grand, et donc un
Emploi 2 risque plus grand
que l’emploi 2
0,1
Emploi 1
1000 1500 2000 Revenu
Prof. A.A. BABOLOMA 226
Ecart-type : exemple 2
• On peut étendre ce calcul d’écart-type à plus que deux
événements possibles :
• Dans un emploi 1, les revenus sont équiprobables de
1 000 à 2 000 euros par tranches de 100 euros
• Dans un emploi 2 les revenus sont équiprobables de
1 300 à 1 700 euros par tranches de 100 euros
• Les probabilités peuvent aussi être inégales
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La prise de décision : Exemple 3
• Supposons qu’on ajoute 100 euros à chacun des gains
du premier emploi, de telle sorte que le revenu espéré
soit maintenant de 1 600 euros.
• Emploi 1 : revenu espéré de 1 600 euros et un écart-
type de 500euros
• Emploi 2 : revenu espéré de 1 500 euros et un écart-
type de 99,5 euro
Prof. A.A. BABOLOMA 228
La prise de décision
• Quel emploi choisir si les probabilités et les revenus
espérés sont inégaux ?
• La décision dépend de l’attitude vis-à-vis du risque.
• Certains voudront prendre plus de risque pour
espérer gagner plus d’argent (par exemple les
entrepreneurs)
• D’autres voudront prendre moins de risque au prix
d’un revenu moindre (par exemple les fonctionnaires)
Prof. A.A. BABOLOMA 229
Risque et prévention du crime
• Une amende supérieure à 5 euros dissuadera les
automobiles de se garer en double file :
• Le bénéfice de se garer en double file (5 euros) est
inférieur au coût (6 euros)
• Si ce bénéfice était supérieur à 6 euros, alors,
l’automobiliste transgresserait la loi
Prof. A.A. BABOLOMA 230
Risque et prévention
• Le même effet de dissuasion est obtenu :
• En imposant une amende de 50 euros avec une
probabilité égale à 10% de se faire prendre amende
espérée de 5 euros ;
• Ou en imposant une amende de 500 euros avec une
probabilité égale à 1% de se faire prendre amende
espérée de 5 euros
Prof. A.A. BABOLOMA 231
Préférences vis-à-vis du risque : un exemple
• Une femme reçoit un revenu de 1 500 euros par mois,
qui lui procure 13,5 unités d’utilité,
• Elle étudie la possibilité de changer d’emploi, qui
néanmoins a un risque
• Une probabilité de 50% de gagner 3 000 euros
• Une probabilité de 50% de gagner 1 000 euros
Prof. A.A. BABOLOMA 232
Préférences vis-à-vis du risque : un exemple
• L’utilité d’un revenu de 3 000 euros = 18
• L’utilité d’un revenu de 1 000 euros = 10
• Elle doit calculer et comparer l’utilité espérée de cet
emploi risqué avec son utilité effective (de son emploi
sans risque) égale à 13,5
Prof. A.A. BABOLOMA 233
Préférence vis-à-vis du risque
• Les individus sont différents dans leur façon
d’appréhender le risque. Ils peuvent
• Être averses au risque
• Être neutres au risque
• Avoir du goût pour le risque
Prof. A.A. BABOLOMA 234
Aversion au risque
• Aversion au risque :
• Un individu est averse au risque s’il préfère un
revenu donné certain à un revenu risqué ayant la
même valeur espérée
• Une telle personne présente une diminution de
l’utilité marginale du revenu
• L’aversion au risque est l’attitude la plus commune
• Par exemple, la plupart des gens ont une assurance-
vie et aiment les emplois stables
Prof. A.A. BABOLOMA 235
Aversion au risque et revenu
• Les individus averses au risque préfèrent des
variabilités de revenu plus faibles.
• Cette variabilité fait augmenter la prime de risque
• Nouvel exemple :
• Un(e) employé(e) peut percevoir un revenu de 4 000
euros avec une probabilité de 50% (utilité = 20 : point
G) ou un revenu nul avec probabilité de 50% (utilité =
0 : point 0)
Prof. A.A. BABOLOMA 236
Aversion au risque et revenu
• Nouvel exemple (suite) :
• Le revenu espéré est toujours égal à 2 000 euros,
mais l’utilité espérée tombe à :
• E (u) = (0,5)u (0) + (0,5)u(4000)
= 0 + 0,5 (20) = 10
• le revenu certain est de 2 000 euros avec une utilité
de 16
• Si un individu choisit le nouvel emploi risqué, son
utilité pers 6 unités (de 16 à 10)
Prof. A.A. BABOLOMA 237
Aversion au risque et courbes d’indifférence
• On peut aussi décrire le degré d’aversion au risque d’un
individu en terme des courbes d’indifférence établissant
une relation entre le revenu espéré et la variabilité du
revenu (mesurée par l’écart-type)
• Comme le risque n’est pas désire, plus le niveau de
risque est élevé, plus le revenu espéré nécessaire pour
rendre l’individu aussi satisfait est élevé.
• Les courbes d’indifférence ont donc une pente
croissante. Prof. A.A. BABOLOMA 238
Réduire le risque : diversification
• Diversification
• « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. »
• On peut réduire le risque en répartissant les ressources entre variété
d’activités dont les résultats en sont pas liés ou négativement corrélés.
• Exemple :
• Supposons qu’une entreprise à le choix de produire soit des
climatiseurs, soit des appareils de chauffage (radiateurs), soit la
moitié de chacun
• La probabilité qu’il fasse chaud ou froid est de 50%
• Que doit décider le chef d’entreprise?
Prof. A.A. BABOLOMA 239
Diversification : un exemple
Euros Temps Temps froid
chaud
Climatiseur 30000 12000
Radiateurs 12000 30000
Prof. A.A. BABOLOMA 240
Diversification : un exemple
• En diversifiant, le revenu espéré est égal à 21 000
euros, sans risque.
• La diversification réduit (ou même élimine, comme ici) le
risque
• L’entreprise peut réduire le risque en diversifiant parmi
une variété d’activités dont les résultats sont
négativement corrélés.
Prof. A.A. BABOLOMA 241
Diversification financière
• La diversification est particulièrement importante pour les
investisseurs en Bourse.
• Si un individu investit tout son argent dans une seule action, le
risque est élevé.
• Si un individu investit son argent dans un portefeuille d’actions
diversifiées (dont les rendements sont négativement ou
faiblement corrélés), les risque diminue.
• Exemple : fonds commun de placement (FCP)
Mais les prix des actions sont souvent positivement corrélés et il reste un
risque non diversifiable (fluctuations du marché boursier)
Prof. A.A. BABOLOMA 242
Réduire le risque la valeur de l’information
• Les individus prennent souvent des risques parce qu’ils
manquent d’information
• L’information est donc un bien ayant de la valeur et les individus
paieront pour obtenir.
• La valeur de l’information complète est la différence entre la
valeur espérée d’un choix en information complète et la valeur
espérée en information incomplète.
Prof. A.A. BABOLOMA 243
La valeur de l’information : un exemple
• La consommation individuelle de lait a diminué au fil
des années aux Etats-Unis. La recherche a montré que
:
• La demande pour le lait est saisonnière (plus grande au
printemps)
• L’élasticité-pris de la demande est négative et faible
• L’élasticité-revenu est positive et élevées
Prof. A.A. BABOLOMA 244
La demande d’actifs risqués
• Un actif est ce qui fournit un flux monétaire ou un flux
de services à son détenteur :
• Exemple : maison, compte épargne, bon du trésor actions
en bourse…
• Le flux monétaire associé à la propriété d’un actif (par ex.
une action en Bourse) peut être explicité (par ex. dividendes)
ou implicite (par ex. gain ou perte réalisée en capital =
variation positive ou négative de la valeur de l’actif à la
vente)
Prof. A.A. BABOLOMA 245
Les actifs risqués et sans risque
• Un actif risqué fournit un flux monétaire au moins en
partie aléatoire.
• Exemples : location d’un appartement, gains en capital, pour
bons ou actions…
• Un actif sans risque fournit un flux monétaire connu avec
certitude.
• exemples : bon du trésor gardé jusqu’à maturité, certificat
de dépôt à court terme…
Prof. A.A. BABOLOMA 246
L’arbitrage entre risque et rendements
• Rf = rendement certain d’un bon du Trésor
• Le rendement espéré d’un actif sans risque est égal à son
rendement effectif
• Rm = rendement espéré d’une action représentative de la
Bourse
• On suppose que Rm > Rf : sinon aucun investisseur averse au
risque n’achèterait d’actions.
Prof. A.A. BABOLOMA 247
L’arbitrage entre risque et rendements
• b = part de l’épargne placée en Bourse.
• (1-b) = part de l’épargne placée en bons du Trésor.
• Le rendement espéré Rp d’un portefeuille est la
moyenne pondérée du rendement espéré des deux
actifs :
Prof. A.A. BABOLOMA 248