Principes comptables et méthodes d’évaluation
Les sociétés du Groupe sont consolidées sur la base des comptes
annuels au 31 décembre 2023, à l’exception de CMC dont les
comptes sont clôturés le 31 mars 2023.
Les états financiers et les notes y afférentes ont été arrêtés par le
Directoire le 29 janvier 2024.
1.1 CONTEXTE DE L’ÉLABORATION DES
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DE
L’EXERCICE 2023 ET DES COMPTES DES
EXERCICES 2022 ET 2021
En application du Règlement européen 1606/2002 du 19 juillet
2002 sur l’adoption des normes internationales, les états
financiers consolidés du groupe Maroc Telecom au titre de
l’exercice clos le 31 décembre 2023 ont été établis selon les
normes comptables internationales IFRS (International Financial
Reporting Standards) édictées par l’IASB (International Accounting
Standards Board) applicables telles qu’adoptées dans l’Union
Européenne (UE). Pour les besoins de comparaison, les états
financiers 2023 reprennent les éléments 2022 et 2021.
1.2 CONFORMITÉ AUX NORMES
COMPTABLES
Les états financiers consolidés du groupe Maroc Telecom SA
ont été établis conformément aux normes IFRS (International
Financial Reporting Standards) et aux interprétations IFRIC
(International Financial Reporting Interpretations Committee)
adoptées dans l’UE (Union Européenne) et obligatoires au
31 décembre 2023 et qui ne présentent, dans les états financiers
publiés, aucune différence avec les normes comptables éditées
par l’IASB (International Accounting Standards Board).
1.2.1 Normes et interprétations appliquées
par Maroc Telecom pour l’exercice 2022
L’ensemble des nouvelles normes, interprétations ou
amendements édités par l’IASB et d’application obligatoire dans
l’Union Européenne dès le 1er janvier 2022, a été appliqué.
[Link] INCIDENCE DE L’APPLICATION DES NORMES ET
INTERPRÉTATIONS ADOPTÉES EN 2022
Le Groupe estime que les textes d’amélioration adoptés en 2022
n’ont pas eu d’incidence matérielle sur ses comptes consolidés.
1.2.2 Normes et interprétations appliquées
par Maroc Telecom pour l’exercice 2023
Le 25 juin 2020, l’IASB a publié des amendements à IFRS 17 –
Contrats d’assurance visant à aider les entreprises à appliquer
la norme et leur permettre d’expliquer plus facilement leur
performance financière. La date d’entrée en vigueur de ces
amendements est le 1er janvier 2023.
Le Groupe estime que les textes d’amélioration de 2023 n’ont pas
eu d’incidence matérielle sur ses comptes consolidés.
1.3 PRÉSENTATION ET PRINCIPES DE
PRÉPARATION DES ÉTATS FINANCIERS
CONSOLIDÉS
Les états financiers consolidés sont établis selon la convention
du coût historique, à l’exception de certaines catégories d’actifs
et de passifs conformément aux dispositions prévues par les
normes IFRS.
Les catégories concernées sont mentionnées dans les notes
ci-dessous. Les états financiers consolidés sont présentés en
dirham et toutes les valeurs sont arrondies au million le plus
proche sauf indication contraire. Ils intègrent les comptes du
groupe Maroc Telecom et de ses filiales après élimination des
transactions intra-Groupe.
1.3.1 État du résultat global
Le groupe Maroc Telecom a choisi de présenter son état de résultat
global dans un format qui ventile les charges et les produits par
nature.
[Link] RÉSULTAT OPÉRATIONNEL ET RÉSULTAT DES
ACTIVITÉS ORDINAIRES
Le résultat opérationnel, dénommé résultat d’exploitation dans
les documents précédemment émis par le groupe Maroc Telecom,
comprend le chiffre d’affaires, les achats consommés, les charges
de personnel, les impôts et taxes, les autres produits et charges
opérationnels ainsi que les dotations aux amortissements et les
dépréciations et dotations nettes aux provisions.
Le résultat des activités ordinaires intègre le résultat opérationnel,
les autres produits des activités ordinaires, les autres charges
des activités ordinaires (comprenant les dépréciations d’écarts
d’acquisition et autres actifs incorporels), ainsi que la quote-part
dans le résultat net des sociétés mises en équivalence.
[Link] COÛT DE FINANCEMENT ET AUTRES CHARGES ET
PRODUITS FINANCIERS
Le coût de financement net comprend :
● le coût de financement brut qui inclut les charges d’intérêts
sur les emprunts calculés au taux d’intérêt effectif ;
● les produits financiers perçus sur les placements de trésorerie.
Les autres charges et produits financiers intègrent essentiellement
les résultats de change (autres que ceux relatifs aux opérations
d’exploitation classés dans le résultat opérationnel), les
dividendes reçus des sociétés non consolidées, les résultats issus
des activités ou sociétés consolidées non classés en résultat des
activités cédées ou en cours de cession.
1.3.2 État de la situation financière
Les actifs et passifs dont la maturité est inférieure au cycle
d’exploitation, généralement inférieur à 12 mois, sont classés en
actifs ou passifs courants. Si leur échéance excède cette durée,
ils sont classés en actifs ou passifs non courants sauf pour les
créances et dettes d’exploitation.
1.3.3 Tableau des flux de trésorerie consolidés
Le groupe Maroc Telecom a choisi de présenter son tableau des
flux de trésorerie consolidé selon la méthode indirecte. Le besoin
en fonds de roulement lié à l’activité correspond aux variations
des postes de bilan des créances d’exploitation, des stocks et des
dettes d’exploitation.
1.3.4 Recours à des estimations et jugements
L’établissement des états financiers consolidés conformément
aux normes IFRS requiert que le groupe Maroc Telecom procède
à certaines estimations et retienne certaines hypothèses, qu’il
juge raisonnables et réalistes. Même si ces estimations et
hypothèses sont régulièrement revues, en particulier sur la
base des réalisations passées et des anticipations, certains
faits et circonstances peuvent conduire à des changements ou
des variations de ces estimations et hypothèses, ce qui pourrait
affecter la valeur comptable des actifs, passifs, capitaux propres
et résultats du Groupe.
Les principales estimations et hypothèses utilisées concernent
l’évaluation des postes suivants :
● provisions : estimation du risque, effectuée au cas par cas,
étant précisé que la survenance d’événements en cours de
procédure peut entraîner à tout moment une réappréciation
de ce risque (cf. note 14) ;
● dépréciation des créances clients et des stocks : estimation du
risque de non recouvrement pour les créances clients et risque
d’utilité pour les stocks ;
● avantages du personnel : hypothèses mises à jour
annuellement, telles que la probabilité du maintien du
personnel jusqu’au départ en retraite, l’évolution prévisible
de la rémunération future, le taux d’actualisation et le taux
d’inflation (cf. note 14) ;
● reconnaissance du chiffre d’affaires : estimation des avantages
consentis dans le cadre de programmes de fidélisation des
clients venant en déduction de certains revenus et des produits
constatés d’avance relatifs aux distributeurs (cf. note 17) ;
● goodwill (allocation) : méthodes de valorisation retenues
dans le cadre de l’identification des actifs incorporels lors des
regroupements d’entreprises (cf. note 3) ;
● goodwill et immobilisations incorporelles à durée de vie
indéfinie : dans le cadre du test de dépréciation des goodwill
afférents aux UGT, les hypothèses retenues pour déterminer
les flux de trésorerie et les taux d’actualisation sont mis à jour
annuellement ;
● impôts différés : estimations mises à jour annuellement pour
la reconnaissance des impôts différés actifs telles que les
résultats fiscaux futurs du Groupe ou les variations probables
des différences temporelles actives et passives (cf. note 8) ;
● IFRS 16 : le taux d’actualisation est estimé en intégrant les
paramètres risque, conjoncture et spécificités du pays.
1.3.5 Méthodes de consolidation
Le nom générique Maroc Telecom est utilisé pour désigner
l’ensemble du Groupe constitué par la société mère Itissalat AlMaghrib SA et toutes ses filiales.
La liste des principales filiales du Groupe est présentée dans la
note 2 « Périmètre de consolidation » au 31 décembre 2021,
2022 et 2023.
Le périmètre de consolidation de Maroc Telecom est composé
des sociétés contrôlées exclusivement. Ainsi, la seule méthode
de consolidation appliquée par le Groupe est la méthode
d’Intégration Globale.
Cette méthode de consolidation, exposée ci-dessous, a été
appliquée d’une façon permanente à l’ensemble des périodes
présentées dans les états financiers consolidés.
INTÉGRATION GLOBALE
Toutes les sociétés dans lesquelles Maroc Telecom exerce le
contrôle, c’est-à-dire dans lesquelles il a le pouvoir de diriger
les politiques financières et opérationnelles afin d’obtenir des
avantages de leurs activités, sont consolidées par intégration
globale.
Le modèle de contrôle, introduit par la norme IFRS 10 en
remplacement de la norme IAS 27 révisée -États financiers
consolidés et individuels et de l’interprétation SIC 12 – Entités
ad hoc, est fondé sur les trois critères suivants à remplir
simultanément afin de conclure à l’exercice du contrôle par la
société mère :
● la société mère détient le pouvoir sur la filiale lorsqu’elle
a des droits effectifs qui lui confèrent la capacité actuelle
de diriger les activités pertinentes, à savoir les activités
ayant une incidence importante sur les rendements de la
filiale. Le pouvoir peut être issu de droits de vote existants
et/ou potentiels et/ou d’accords contractuels. Les droits de
vote doivent être substantiels, i.e. leur exercice doit pouvoir
être mis en œuvre à tout moment, sans limitation et plus
particulièrement lors des prises de décision portant sur les
activités significatives. L’appréciation de la détention du
pouvoir dépend de la nature des activités pertinentes de la
filiale, du processus de décision en son sein et de la répartition
des droits des autres actionnaires de la filiale ;
● la société mère est exposée ou a droit à des rendements
variables en raison de ses liens avec la filiale qui peuvent varier selon la performance de celle-ci. La
notion de rendement
est définie largement et inclut les dividendes et autres formes
d’avantages économiques distribués, la valorisation de
l’investissement, les économies de coûts, les synergies, etc. ;
● la société mère a la capacité d’exercer son pouvoir afin d’influer
sur les rendements. Un pouvoir qui ne conduirait pas à cette
influence ne pourrait pas être qualifié de contrôle.
Les états financiers consolidés d’un Groupe sont présentés comme
ceux d’une entité économique unique ayant deux catégories
de propriétaires : les propriétaires de la société mère d’une
part (actionnaires de Maroc Telecom SA), et les détenteurs de
participations ne donnant pas le contrôle d’autre part (actionnaires
minoritaires des filiales). Une participation ne donnant pas le
contrôle est définie comme la part d’intérêt dans une filiale qui
n’est pas attribuable directement ou indirectement à une société
mère (ci-après « intérêts minoritaires »). En conséquence, les
variations de parts d’intérêt d’une société mère dans une filiale qui
n’aboutissent pas à une perte de contrôle affectent uniquement
les capitaux propres car le contrôle ne change pas au sein de
l’entité économique.
TRANSACTIONS ÉLIMINÉES DANS LES ÉTATS FINANCIERS
CONSOLIDÉS
Les soldes bilanciels, les produits et les charges résultant des
transactions intra-groupe sont éliminés lors de la préparation des
états financiers consolidés.
1.3.6 Regroupement d’entreprises
REGROUPEMENTS D’ENTREPRISES RÉALISÉS À COMPTER
DU 1er JANVIER 2009
Les regroupements d’entreprises sont comptabilisés selon la
méthode de l’acquisition. Selon cette méthode, lors de la première
consolidation d’une entité sur laquelle le Groupe acquiert un
contrôle exclusif :
● les actifs identifiables acquis et les passifs repris sont évalués à
leur juste valeur à la date de prise de contrôle ;
● les intérêts minoritaires sont évalués soit à leur juste valeur, soit
à leur quote-part dans l’actif net identifiable de l’entité acquise.
Le choix d’évaluation diffère selon le contexte de l’acquisition.
À la date d’acquisition, le goodwill est évalué comme étant la
différence entre :
● la juste valeur de la contrepartie transférée, augmentée du
montant des intérêts minoritaires dans l’entreprise acquise
et, dans un regroupement d’entreprises réalisé par étapes,
de la juste valeur à la date d’acquisition de la participation
précédemment détenue par l’acquéreur dans l’entreprise
acquise ;
Et
● le solde net des montants, à la date d’acquisition, des actifs
identifiables acquis et des passifs repris.
L’évaluation à la juste valeur des intérêts minoritaires a pour effet
d’augmenter le goodwill à hauteur de la part attribuable à ces
intérêts minoritaires, résultant ainsi en la constatation d’un écart
d’acquisition dit « complet ». Le prix d’acquisition et son affectation
doivent être finalisés dans un délai de 12 mois à compter de la date
d’acquisition. Si le goodwill est négatif, il est constaté en profit
directement au compte de résultat. Ultérieurement, le goodwill est
évalué à son montant d’origine, diminué le cas échéant du cumul
des pertes de valeur enregistrées.
En outre, les principes suivants s’appliquent aux regroupements
d’entreprises :
● à compter de la date d’acquisition, le goodwill est affecté,
dans la mesure du possible, à chacune des unités génératrices
de trésorerie susceptibles de bénéficier du regroupement
d’entreprises ;
● tout ajustement éventuel du prix d’acquisition est comptabilisé
à sa juste valeur dès la date d’acquisition, et tout ajustement
ultérieur, survenant au-delà du délai d’affectation du prix
d’acquisition, est comptabilisé en résultat ;
● les coûts directs liés à l’acquisition sont constatés en charges
de la période ;
● en cas d’acquisition d’une participation complémentaire dans
une filiale consolidée, Maroc Telecom comptabilise la différence
entre le prix d’acquisition et la valeur comptable des intérêts
minoritaires en variation des capitaux propres attribuables aux
actionnaires de Maroc Telecom.
Les goodwill ne sont pas amortis.
REGROUPEMENTS D’ENTREPRISES RÉALISÉS AVANT
LE 1er JANVIER 2009
Conformément aux dispositions de la norme IFRS 1, le groupe
Maroc Telecom a choisi de ne pas retraiter les regroupements
d’entreprises antérieurs au 1er janvier 2004. IFRS 3, dans sa
version publiée par l’IASB en mars 2004, retenait déjà la méthode
de l’acquisition. Ses dispositions différaient cependant de celles de
la norme révisée sur les principaux points suivants :
● les intérêts minoritaires étaient évalués sur la base de leur
quote-part dans l’actif net identifiable de l’entité acquise et
l’option d’évaluation à la juste valeur n’existait pas ;
● les ajustements éventuels du prix d’acquisition étaient
comptabilisés dans le coût d’acquisition uniquement si leur
occurrence était probable et que les montants pouvaient être
évalués de façon fiable ;
● les coûts directement liés à l’acquisition étaient comptabilisés
dans le coût du regroupement ;
● en cas d’acquisition d’une participation complémentaire dans
une filiale consolidée, le groupe Maroc Telecom comptabilisait
la différence entre le coût d’acquisition et la valeur comptable
des intérêts minoritaires acquis en goodwill.
1.3.7 Méthodes de conversion des transactions
en devises
Les opérations en monnaies étrangères sont initialement
enregistrées dans la monnaie fonctionnelle au taux de change en
vigueur à la date de transaction. À la date de clôture, les actifs et
passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis
dans la monnaie de fonctionnement aux taux en vigueur à la
date de clôture. Tous les écarts sont enregistrés en résultat de la
période.
1.3.8 Méthodes de conversion des comptes des
états financiers des activités à l’étranger
Les actifs et les passifs d’une activité à l’étranger y compris
le Goodwill et les ajustements de juste valeur découlant de la
consolidation sont convertis en dirham en utilisant le cours de
change à la date de clôture.
Les produits et les charges sont convertis en dirham en utilisant
des cours de change moyens de la période.
Les écarts de change résultant des conversions sont comptabilisés
en écart de conversion, en tant que composante distincte des
capitaux propres.
1.3.9 Actifs
[Link] AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Les immobilisations incorporelles acquises séparément sont
comptabilisées à leur coût et les immobilisations incorporelles
acquises dans le cadre d’un regroupement d’entreprises sont
comptabilisées à leur juste valeur à la date d’acquisition.
Postérieurement à la comptabilisation initiale, le modèle du coût
historique est appliqué aux immobilisations incorporelles qui
sont amorties dès qu’elles sont prêtes à être mises en service. Un
amortissement est constaté pour les actifs dont la durée d’utilité
est finie. Les durées d’utilité sont revues à chaque clôture.
Les durées d’utilité estimées sont comprises entre deux et cinq ans.
Par ailleurs, la norme IAS 38 ne permet pas de reconnaître les
marques, bases d’abonnés et parts de marché générées en interne
en tant qu’immobilisations incorporelles.
Les licences d’exploitation des réseaux de télécommunications
sont comptabilisées à leur coût historique et sont amorties en
mode linéaire à compter de la date effective de démarrage du
service jusqu’à échéance de la licence.
Le groupe Maroc Telecom a choisi de ne pas utiliser l’option offerte
par la norme IFRS 1 consistant à choisir d’évaluer au 1er janvier
2004 certaines immobilisations incorporelles à leur juste valeur
à cette date.
Les dépenses ultérieures relatives aux immobilisations incorporelles
sont activées seulement si elles augmentent les avantages
économiques futurs associés à l’actif spécifique correspondant.
Les autres dépenses sont comptabilisées en charges lorsqu’elles
sont encourues.
[Link] FRAIS DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
Les frais de recherche sont comptabilisés en charges lorsqu’ils sont
encourus. Les dépenses de développement sont activées lorsque la
faisabilité du projet peut être raisonnablement considérée comme
assurée.
Selon la norme IAS 38 – Immobilisations incorporelles, les frais de
développement doivent être immobilisés dès que sont démontrés :
l’intention et la capacité financière et technique de mener le projet
de développement à son terme, qu’il est probable que les avantages
économiques futurs attribuables aux dépenses de développement
iront à l’entreprise et que le coût de cet actif peut être évalué de
façon fiable.
[Link] IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût
historique diminué du cumul des amortissements et du cumul des
pertes de valeur. Le coût historique inclut le coût d’acquisition ou
le coût de production ainsi que les coûts directement attribuables
pour disposer de l’immobilisation dans son lieu et dans ses
conditions d’exploitation. En application de la norme IAS 23, les
coûts d’emprunt qui sont directement attribuables à l’acquisition,
la construction ou la production d’un actif qualifié sont considérés
comme un élément du coût de cet actif. Les autres coûts d’emprunt
sont comptabilisés en charges dans la période au cours de laquelle
ils sont encourus. Lorsqu’une immobilisation corporelle comprend
des composants significatifs ayant des durées de vie différentes,
ils sont comptabilisés et amortis de façon séparée.
Le patrimoine foncier composé des postes « terrains » et
« constructions » a pour origine, en partie, l’apport en nature
consenti en 1998 par l’État dans le cadre de la scission de l’ONPT
à Maroc Telecom lors de sa constitution.
À l’occasion de ce transfert d’actifs, les titres fonciers n’ont pas
pu faire l’objet d’une immatriculation auprès de la conservation
foncière.
Le taux d’avancement des régularisations est de 98,24 % à fin
décembre 2022 et l’éventualité des risques financiers (contestation
de la propriété) subsiste mais demeure aujourd’hui faible dans
un contexte où l’État marocain a garanti à Maroc Telecom la
jouissance du patrimoine foncier transféré à cette date et compte
tenu de l’absence d’incidents constatés sur les régularisations
opérées à ce jour.
Les immobilisations transférées par l’État lors de la création de
Maroc Telecom le 26 février 1998 en tant qu’exploitant public,
ont été inscrites pour une valeur nette figurant dans le bilan
d’ouverture approuvé par :
● la loi 24-96 relative à La Poste et aux technologies de
l’information ;
● l’arrêté, conjoint du Ministre des Télécommunications et du
Ministre des Finances, du Commerce, de l’Industrie et de
l’Artisanat, n° 341-98 portant approbation de l’inventaire des
biens transférés au groupe Maroc Telecom.
L’amortissement est calculé de manière linéaire sur la durée
d’utilité de l’actif. Les principales durées d’utilisation sont revues à
chaque clôture et sont les suivantes :
● Constructions et bâtiments 20 ans
● Génie civil 15 ans
● Equipements de réseau :
Transmission (Mobile) : 10 ans
Commutation : 8 ans
Transmission (Fixe) : 10 ans
● Agencements et mobiliers :
pour les divers aménagements 10 ans
pour l’aménagement des constructions 20 ans
● Matériels informatiques : 5 ans
● Matériels de bureau : 10 ans
● Matériels de transport : 5 ans
Les immobilisations non mises en service sont maintenues dans
le poste immobilisations en cours.
Les dotations aux amortissements des actifs acquis dans le
cadre de ces contrats sont comprises dans les dotations aux
amortissements.
Le groupe Maroc Telecom a choisi de ne pas utiliser l’option offerte
par la norme IFRS 1 consistant à choisir d’évaluer au 1er janvier
2004 certaines immobilisations corporelles à leur juste valeur à
cette date.
Le Groupe comptabilise, dans la valeur comptable d’une
immobilisation corporelle, le coût de remplacement d’un
composant de cette immobilisation corporelle au moment où ce
coût est encouru s’il est probable que les avantages économiques
futurs associés à cet actif iront au Groupe et son coût peut être
évalué de façon fiable.
Tous les coûts d’entretien courant et de maintenance sont
comptabilisés en charges au moment où ils sont encourus.
[Link] DÉPRÉCIATION DES ACTIFS IMMOBILISÉS
Le goodwill et les autres immobilisations incorporelles à durée de
vie indéfinie sont soumis à un test de dépréciation à chaque clôture
annuelle et chaque fois qu’il existe un indice quelconque montrant
qu’ils ont pu perdre de leur valeur. Les valeurs comptables des
autres actifs immobilisés font également l’objet d’un test de
dépréciation chaque fois que les événements ou changements de
circonstances indiquent que ces valeurs comptables pourraient ne
pas être recouvrables. Le test de dépréciation consiste à comparer
la valeur nette comptable de l’actif à sa valeur recouvrable, qui est
la valeur la plus élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de
cession et sa valeur d’utilité.
La valeur recouvrable est déterminée pour un actif individuellement
à moins que l’actif ne génère pas d’entrées de trésorerie largement
indépendantes des entrées de trésorerie générées par d’autres
actifs ou groupe d’actifs. Dans ce cas, comme pour les écarts
d’acquisition, la valeur recouvrable est déterminée pour l’unité
génératrice de trésorerie. Maroc Telecom a retenu comme unités
génératrices de trésorerie ses unités d’affaires (BU) Fixe et Mobile.
[Link] TRAITEMENT DES ACTIFS AU TITRE DES CONTRATS
DE LOCATION
Le groupe Maroc Telecom a adopté à partir du 1er janvier 2019 la
norme IFRS 16. L’application de cette norme supprime la distinction
entre location simple et location financière d’IAS 17, et requiert la
comptabilisation de presque tous les contrats de location au bilan
en faisant apparaître un actif représentatif du droit d’utilisation de
l’actif loué pendant la durée du contrat en contrepartie d’une dette
au titre de l’obligation de paiement des loyers.
[Link].1 Définition du droit d’utilisation
Le droit d’utilisation né d’IFRS 16 chez Maroc Telecom provient
de ses contrats de location. Sous IFRS 16, « un contrat est, ou
contient, une location si le contrat confère au preneur le contrôle de
l'utilisation d'un actif identifié pour une période donnée en échange
d'une contrepartie ». Cette définition fournie par le texte de norme
met l’accent sur deux points principaux : l’identification de l’actif et
le contrôle de son utilisation par le preneur.
Suite à l’analyse des contrats de location des différentes filiales
et régions, le Groupe a défini quatre grandes catégories de droit
d’utilisation :
● terrains ;
● constructions ;
● installations techniques ;
● matériel de transport.
Les coûts d’acquisition ne sont pas immobilisés conformément
aux dispositions transitoires prévues au paragraphe C10d.
[Link].2 Exemptions
En se basant sur les critères fournis, le groupe MT a inclus dans
le périmètre d’application de la norme tous les contrats éligibles
sauf :
● les contrats relatifs à des actifs incorporels (licences et
logiciels) ;
● les contrats de location pour lesquels le Groupe est bailleur ;
● les contrats répondant à l’exemption de faible valeur (valeur
à neuf de l’actif inférieure à l’équivalent de 5 000 dollars)
ou l’exemption de courte durée (durée résiduelle à la date de
transition est inférieure à 12 mois). Ces exemptions ont été
prévues par la norme, et retenues par le Groupe.
[Link].3 Séparation des composantes d’un contrat
La norme IFRS 16 prévoit une clause sur la séparation des
composantes d’un contrat : « Lorsqu'un contrat est ou contient un
contrat de location, l'entité doit comptabiliser chaque composante
locative du contrat comme un contrat de location distinct,
séparément des composantes non locatives du contrat, sauf si elle
applique la mesure de simplification prévue au paragraphe 15. »
Le groupe Maroc Telecom a opté pour l’option de simplification
en comptabilisant les composantes locatives et les composantes
non locatives qui s’y rattachent comme une seule composante
de nature locative. Comme mentionné au paragraphe 15 le choix
est exercé par catégorie d’actifs sous-jacents et ne s’applique pas
aux dérivés incorporés qui satisfont aux conditions définies au
paragraphe 4.3.3 d’IFRS 9 – Instruments financiers.
[Link].4 Détermination de la durée
Afin de chiffrer les impacts IFRS 16 d’un contrat, le groupe Maroc
Telecom doit déterminer sa durée exécutoire. La durée exécutoire,
telle que définie par la norme IFRS 16 au paragraphe 18, comprend
la durée pendant laquelle le contrat est non résiliable augmentée
de :
● la fraction de la durée contractuelle où l’entité a une option de
résiliation qu’elle a une certitude raisonnable de ne pas exercer ;
● la durée pour laquelle l’entité dispose d’une option de
prolongation qu’elle a une certitude raisonnable d’exercer.
La certitude raisonnable est une zone de jugement du Groupe. Ce
dernier exerce ses options en fonction des faits et circonstances et
de manière à préserver ses intérêts économiques et compétitifs.
Comme l’a souligné l’IFRS IC dans sa décision sur la définition
économique de la durée exécutoire ainsi que la CNCC « compagnie
nationale des commissaires aux comptes » et l’ANC « l’autorité
des normes comptables » à travers leurs travaux d’analyse, la durée exécutoire ne se limite pas aux
termes contractuels. En
réalité elle est liée à l’avantage économique que tire le preneur du
bien et aux pénalités significatives qui peuvent s’appliquer en cas
de rupture du contrat avant que la durée économique n’arrive à
son échéance. En définitive, la durée exécutoire peut être modifiée
indépendamment des termes contractuels lorsque la réalité du
contexte économique est plus parlante.
Des travaux de documentation ont été menés afin d’identifier
et de mesurer les impacts des décisions rendus sur les comptes
consolidés. Les résultats des analyses effectuées confirment que le
modèle actuel du Groupe pour l’évaluation des durées exécutoires
des contrats ne fait pas état de divergences significatives avec les
nouvelles dispositions de l’IFRS IC.
[Link].5 Détermination du taux d’actualisation
Le taux d’actualisation est aussi un paramètre fondamental pour
mesurer les impacts IFRS 16 avec précision. En effet, cet élément
est une condition imposée par la norme qui stipule : « À la date de
début [d'un contrat de location], le preneur doit évaluer l'obligation
locative à la valeur actualisée des paiements de loyers qui n'ont
pas encore été versés. La valeur actualisée des paiements de loyers
doit être calculée à l'aide du taux d'intérêt implicite du contrat de
location s'il est possible de déterminer facilement ce taux. Sinon, le
preneur doit utiliser son taux d'emprunt marginal. »
Le Groupe a opté pour le taux d’emprunt marginal : taux d’intérêt
que le preneur aurait à payer pour emprunter, pour une durée et
avec une garantie similaire, les fonds nécessaires pour se procurer
un bien de valeur similaire à l’actif au titre du droit d’utilisation
dans un environnement économique similaire. Il est déterminé par
référence au risque devise, au risque pays, au risque entité et à
la maturité. De ce fait, chaque entité et chaque maturité dispose
d’un taux d’actualisation différent.
Afin d’en assurer la fiabilité, le Groupe préconise une approche de
consultation directe périodique de ses partenaires bancaires afin
de mettre à jour les taux d’endettement du Groupe par maturité et
par filiale annuellement.
[Link].6 Évaluations
Lors de l’adoption de la norme IFRS 16, le Groupe est amené à
procéder à deux évaluations. Une première évaluation à la date
d’effet du contrat dite évaluation initiale et une seconde évaluation
après la date de prise d’effet du contrat dite évaluation ultérieure.
[Link].6.1 Évaluation initiale
L’évaluation initiale du passif revient à déterminer la valeur
actualisée du montant des loyers payés non encore versés en
utilisant le taux d’actualisation.
À la date d’effet, le Groupe évalue aussi le coût de l’actif sur la
base de :
● l’évaluation initiale du passif locatif ;
● le montant des loyers versés à la date de prise d’effet ou avant
cette date (déduction faite des avantages incitatifs à la location
reçus).
[Link].6.2 Évaluation ultérieure
Après la date de prise d’effet du contrat, la norme prévoit trois
modèles pour l’évaluation ultérieure : le modèle du coût, le modèle
de la juste valeur et le modèle de la réévaluation.
Le groupe Maroc Telecom a choisi l’application du modèle du
coût afin de maintenir l’homogénéité avec les modèles privilégiés
pour les autres normes. Selon les termes de ce modèle, l’actif
comptabilisé au titre du droit d’utilisation est évalué au coût
diminué du montant cumulé des amortissements et du montant
cumulé des pertes de valeur et ajusté pour tenir compte, le cas
échéant, des réévaluations du passif locatif.
Le Groupe doit amortir l’actif comptabilisé au titre du droit
d’utilisation selon les dispositions relatives à l’amortissement
énoncées dans IAS 16 – Immobilisations corporelles. La durée
d’amortissement correspondant à la période entre la date de prise
d’effet du contrat et la date au plus tôt entre le terme de la durée
d’utilité de cet actif, ou le terme de la durée du contrat de location
s’il est antérieur. Toutefois, si la durée d’amortissement est
supérieure à celle du contrat, la durée d’amortissement retenue
est celle du contrat.
La détermination de la dépréciation du droit d’utilisation aux
termes du modèle du coût se fait selon les dispositions de la
norme IAS 36 – Dépréciation d’actifs.
[Link].7 Modification des contrats
Dans le cas d’une modification de contrat de location, à la date
d’entrée en vigueur de la modification, le groupe Maroc Telecom :
a) Répartit la contrepartie prévue au contrat modifié selon les
termes de la norme (paragraphes 13 à 16).
b) Détermine la durée du contrat de location modifié selon les
termes de la norme (paragraphes 18 et 19).
c) Réévalue le passif locatif sur la base des loyers révisés actualisés
au moyen taux d’emprunt marginal à la date d’entrée en
vigueur de la modification.
Le paragraphe 44 de la norme stipule que le changement du
périmètre d’un contrat de location et de la contrepartie prévue
au contrat de location ne constituent pas une modification de
contrat. Ces deux conditions réunies nécessitent la création d’un
contrat distinct.
[Link].8 Présentation
Les éléments de la norme IFRS 16 doivent figurer au niveau des
états principaux du Groupe. La norme évoque deux manières de
faire : la première consiste à faire ressortir les lignes des impacts
par catégorie d’actif et la seconde propose de créer une rubrique
à part consacrée aux éléments IFRS 16. Le groupe Maroc Telecom
a opté pour la seconde présentation. Au bilan du côté de l’actif, le
droit d’utilisation et son amortissement constituent une catégorie
d’immobilisations à part entière. Du côté du passif, l’obligation
locative figure parmi les dettes financières du Groupe mais une
ligne distincte lui est dédiée en annexe.
[Link].9 Contrats hors scope
Les contrats hors champ d’application de la norme IFRS 16 sont
comptabilisés en tant que charge locative et figurent sur l’état du
résultat Groupe.
[Link].10 Application à un portefeuille
Le texte de norme permet de regrouper des contrats à caractères
similaires dans un portefeuille et procéder à l’application des
mesures par portefeuille si elle peut raisonnablement s’attendre à
ce que les effets sur les états financiers de l’application de la norme au portefeuille ne diffèrent pas de
manière significative des effets
que produirait l’application à chacun des contrats de location.
Le groupe Maroc Telecom a choisi de maintenir un traitement
par contrat individuel et de ne pas opter pour le traitement par
portefeuille.
[Link].11 Regroupement de contrats
Selon le texte de norme Annexe B paragraphe B2, un groupe de
contrats est considéré comme un seul contrat lorsque :
a) Les contrats sont négociés comme un ensemble et visent un
objectif commercial global qui ne pourrait être compris si les
contrats n’étaient pas considérés collectivement.
b) Le montant de la contrepartie à payer en vertu de l’un des
contrats dépend du prix ou de l’exécution de l’autre contrat. Ou
c) Les droits d’utilisation des actifs sous-jacents conférés par les
contrats (ou certains des droits d’utilisation des actifs sousjacents conférés par chacun des contrats)
constituent une seule
composante locative selon la description du paragraphe B32. »
Si l’une des conditions précitées est remplie, le Groupe doit
regrouper les contrats conclus en même temps ou presque en
même temps avec la même partie (ou avec des parties liées à
celle-ci) et les comptabiliser comme un seul contrat.
[Link].12 Impôts différés
La norme n’étant pas claire sur la nécessité de comptabiliser ou
non un impôt différé lors de la comptabilisation initiale d’un droit
d’utilisation et d’une dette de location lors de la mise en place
d’IFRS 16, le groupe Maroc Telecom ne constate pas d’impôt
différé sur les contrats soumis à IFRS 16 au moment de la
comptabilisation.
[Link] ACTIFS FINANCIERS
Le Groupe a appliqué les dispositions d’IFRS 9 aux instruments
financiers qui n’ont pas été décomptabilisés à la date d’application
initiale, soit le 1er janvier 2017. Tous les actifs financiers
comptabilisés entrant dans le champ d’application d’IFRS 9 ont
été évalués au coût amorti ou à la juste valeur sur la base des
deux critères cités précédemment, ci-après les catégories d’actifs
financiers identifiées par Maroc Telecom :
● les actifs financiers classés comme détenus jusqu’à leur
échéance ainsi que les prêts et créances sont évalués au
coût amorti selon IFRS 9 car ils sont détenus dans un modèle
d’affaires pour collecter les flux de trésorerie contractuels.
Ces flux de trésorerie consistent uniquement en paiement de
capital et d’intérêts sur le principal restant dû ;
● les titres de participation classés comme disponibles à la vente
ont été irrévocablement classés en tant que juste valeur par le
biais des autres éléments du résultat global ;
● les placements en actions propres détenus à des fins de
transaction continuent d’être évalués à la juste valeur par le
biais du résultat net ;
● les actifs financiers détenus à des fins de transaction continuent
à être évalués à la juste valeur par le biais du résultat net sous
l’IFRS 9, car ces placements sont gérés comme un portefeuille
de négociation et le règlement est fondé sur les variations de la
juste valeur des titres sous-jacents et intérêt.
Ainsi aucun changement de classification des instruments
financiers actifs du Groupe n’a été identifié en application de la
norme IFRS 9, qui n’a généré aucun impact significatif sur les
comptes.
[Link] STOCKS
Les stocks sont composés de :
● marchandises qui correspondent aux stocks destinés à la vente
aux clients lors de l’ouverture de leur ligne et se composent
des terminaux Fixe, Mobile Internet ou Multimédia et de leurs
accessoires à l’exception des cartes SIM. Ces stocks sont
valorisés selon la méthode du CUMP ;
● les terminaux livrés aux distributeurs et non activés à la date
de la clôture sont comptabilisés en stocks tandis que les
terminaux non activés dans un délai de neuf mois à compter de
la date de livraison sont constatés simultanément au niveau
du chiffre d’affaires et des coûts ;
● matières et fournitures correspondants à des éléments non
dédiés au réseau. Ces stocks sont valorisés à leur coût moyen
d’acquisition.
Les stocks sont évalués au plus bas de leur coût ou de leur valeur
nette de réalisation. Une dépréciation est constatée en fonction
des perspectives d’écoulement et d’état du stock (que ce soit pour
le Mobile, Fixe, Internet ou les actifs techniques).
[Link] CRÉANCES D’EXPLOITATION ET AUTRES
Elles comprennent les créances clients et autres débiteurs et sont
évaluées à leur juste valeur lors de la comptabilisation initiale, puis
au coût amorti diminué du montant des pertes de valeur.
Les créances clients correspondent aux créances privées et aux
créances publiques :
● créances privées : il s’agit de créances détenues sur les
particuliers, distributeurs, entreprises et opérateurs nationaux
et internationaux ;
● créances publiques : il s’agit de créances détenues sur les
collectivités locales et l’État.
Concernant la dépréciation des créances clients, la norme IFRS 9
renvoie aux modalités détaillées au niveau de la norme IAS 39.
Cette dernière stipule que : « À la fin de chaque période de
présentation de l'information financière, l'entité doit apprécier s'il
existe une indication objective de dépréciation d'un actif financier
ou d'un groupe d'actifs financiers évalués au coût amorti. Si une
telle indication existe, l'entité doit appliquer le paragraphe 63 afin
de déterminer le montant de toute perte de valeur. »
La norme liste différents événements considérés comme des
indications objectives de dépréciation. Le Groupe se base sur
certaines de ces indications comme les défauts de paiement ou
autre pour évaluer la nécessité et le rythme du provisionnement.
Maroc Telecom adopte une approche fondée sur des méthodes
statistiques pour déterminer les pertes de valeur dans un groupe
d’actifs financiers conformément au paragraphe AG92 d’IAS 39.
[Link] TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE
La trésorerie et équivalents de trésorerie comprend les fonds de
caisse, les dépôts à vue, les disponibilités en comptes courants
ainsi que les placements à court terme très liquides, assortis d’une
échéance à l’origine inférieure ou égale à trois mois
1.3.10 Actifs détenus en vue de la vente et
activités cédées ou en cours de cession
Un actif non courant, ou un groupe d’actifs et de passifs, est détenu
en vue de la vente quand sa valeur comptable sera recouvrée
principalement par le biais d’une vente et non d’une utilisation
continue. Pour que tel soit le cas, l’actif doit être disponible en vue
de sa vente immédiate et sa vente doit être hautement probable.
Les actifs et passifs concernés sont reclassés en actifs détenus
en vue de la vente et passifs liés à des actifs détenus en vue de la
vente, sans possibilité de compensation. Les actifs ainsi reclassés
sont comptabilisés à la valeur la plus faible entre la juste valeur
nette des frais de cession et leur coût diminué du cumul des
amortissements et des pertes de valeur et ne sont plus amortis.
Une activité est considérée comme cédée ou en cours de cession
quand les critères de classification comme actif détenu en vue de la
vente ont été satisfaits ou lorsque Maroc Telecom a cédé l’activité.
Les activités cédées ou en cours de cession sont présentées sur
une seule ligne du compte de résultat des périodes publiées
comprenant le résultat net après impôt des activités cédées ou
en cours de cession jusqu’à la date de cession et le profit ou la
perte après impôt résultant de la cession ou de l’évaluation à la
juste valeur diminuée des coûts de la vente des actifs et passifs
constituant les activités cédées ou en cours de cession. De
même, les flux de trésorerie générés par les activités cédées ou
en cours de cession sont ventilés au sein des lignes présentant les
flux de trésorerie générés par l’activité, les investissements et le
financement.
[Link] PASSIFS FINANCIERS
Les passifs financiers comprennent les emprunts, les dettes
d’exploitation et les comptes bancaires créditeurs.
[Link] EMPRUNTS
Les emprunts sont initialement enregistrés au coût, qui correspond
à la juste valeur du montant reçu net des coûts liés à l’emprunt. La
ventilation des emprunts entre le passif courant/non courant est
basée sur les échéanciers contractuels.
1.3.11Provisions
Des provisions sont comptabilisées lorsqu’à la fin de la période
concernée, le Groupe a une obligation légale, réglementaire,
contractuelle résultant d’événements passés, qu’il est probable
qu’une sortie de ressources sans contrepartie attendue soit
nécessaire pour éteindre l’obligation et que le montant peut être
évalué de façon fiable. Si l’effet de la valeur temps est significatif,
les provisions sont déterminées en actualisant les flux futurs de
trésorerie attendus à un taux d’actualisation avant impôt qui
reflète les appréciations actuelles par le marché de la valeur temps
de l’argent. Si aucune estimation fiable du montant de l’obligation
ne peut être effectuée, aucune provision n’est comptabilisée et une
information est donnée en annexe.
Une provision pour restructuration est comptabilisée lorsque le
Groupe a approuvé un plan formalisé et détaillé de restructuration
et a soit commencé à l’exécuter, soit l’a rendu publique. Les coûts
d’exploitation futurs ne sont pas provisionnés.
Les engagements de retraite sont estimés chez les filiales en
tenant compte des hypothèses actuarielles. Le Groupe applique
la méthode des unités de crédit projetées pour comptabiliser
au passif du bilan la valeur de l’obligation au titre du régime à
prestations définies.
1.3.12 Impôts différés
Les impôts différés sont comptabilisés en utilisant la méthode
bilancielle du report variable, pour les différences temporelles
existantes à la date de clôture entre la base fiscale des actifs et
passifs et leur valeur comptable au bilan.
Des passifs d’impôt différé sont comptabilisés pour toutes les
différences temporelles imposables :
● sauf dans le cadre de la comptabilisation initiale d’un goodwill
pour lequel il existe une différence temporelle ; et
● pour des différences temporelles taxables liées à des
participations dans les filiales, entreprises associées et
coentreprises, sauf si la date à laquelle la différence temporelle
s’inversera peut être contrôlée et qu’il est probable que la
différence temporelle ne s’inversera pas dans un avenir
prévisible.
Des actifs d’impôt différé sont comptabilisés pour toutes
différences temporelles déductibles, reports en avant de pertes
fiscales et crédits d’impôt non utilisés, dans la mesure où il est
probable qu’un bénéfice imposable sera disponible ou lorsqu’il
existe un passif d’impôt exigible, sur lequel ces différences
temporelles déductibles, reports en avant de pertes fiscales et
crédits d’impôt non utilisés pourront être imputés :
● sauf quand l’actif d’impôt différé lié à la différence temporelle
déductible est généré par la comptabilisation initiale d’un
actif ou d’un passif dans une opération qui n’est pas un
regroupement d’entreprises et qui, à la date de l’opération,
n’affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice imposable ou
la perte fiscale ;
● pour les différences temporelles déductibles liées à des
participations dans les filiales, entreprises associées et
coentreprises, des actifs d’impôt différé ne sont comptabilisés
que dans la mesure où il est probable que la différence
temporelle s’inversera dans un avenir prévisible et qu’il existera
un bénéfice imposable sur lequel pourra s’imputer la différence
temporelle.
La valeur comptable des actifs d’impôt différé est revue à chaque
date de clôture et réduite dans la mesure où il n’est plus probable
qu’un bénéfice imposable suffisant sera disponible pour permettre
l’utilisation de l’avantage de tout ou partie de ces actifs d’impôt
différé.
Les actifs et passifs d’impôt différé sont évalués aux taux d’impôt
dont l’application est attendue sur l’exercice au cours duquel l’actif
sera réalisé ou le passif réglé, sur la base des taux d’impôt (et
réglementations fiscales) qui ont été adoptés ou quasi adoptés à
la date de clôture.
Les impôts relatifs aux éléments reconnus directement en
capitaux propres sont comptabilisés en capitaux propres et non
dans le compte de résultat.
1.3.13 Dettes d’exploitation
Les dettes d’exploitation comprennent les dettes fournisseurs et
autres créditeurs. Elles sont évaluées à leur juste valeur lors de la
comptabilisation initiale, puis au coût amorti.
1.3.14 Rémunérations payées en actions
Conformément à la norme IFRS 2, les rémunérations fondées sur
des instruments de capitaux propres sont comptabilisées comme
des charges de personnel à hauteur de la valeur des instruments
attribués. Un modèle binomial est utilisé pour estimer la valeur des
instruments attribués. Toutefois, selon que les instruments soient
dénoués par émission d’actions Maroc Telecom ou par remise de
numéraire, le mode d’évaluation de la charge est différent :
● si le dénouement de l’instrument est réalisé par émission
d’actions Maroc Telecom, alors la valeur des instruments
attribués est estimée et figée à la date de l’attribution, puis
étalée sur la durée d’acquisition des droits, en fonction des
caractéristiques des instruments. En outre, la charge est
comptabilisée par contrepartie des capitaux propres ;
● si le dénouement de l’instrument est réalisé par remise de
numéraire, alors la valeur des instruments attribués est
estimée et figée à la date de l’attribution dans un premier
temps, puis ré-estimée à chaque clôture et la charge ajustée
en conséquence au prorata des droits acquis à la clôture
considérée. La charge est étalée sur la durée d’acquisition en
fonction des caractéristiques des instruments. En outre, la
charge est comptabilisée par contrepartie des provisions non
courantes.
En application des dispositions transitoires de la norme IFRS 1
au titre de la norme IFRS 2, le groupe Maroc Telecom a opté pour
l’application rétrospective de la norme IFRS 2 à compter du bilan
d’ouverture au 1er janvier 2004.
En 2021, 2022 et 2023 aucune rémunération payée en actions
n’est constatée.
1.3.15 Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires du groupe Maroc Telecom est constitué
principalement de la vente de services de télécommunications des
activités Mobile, Fixe et Internet ainsi que la vente d’équipements :
● la vente de services des activités Mobile, Fixe et Internet est
constituée de :
produits des abonnements des offres classiques ainsi que
les montants des forfaits postpayés,
produits des communications nationales et internationales
sortantes (en hors forfaits), au fur et à mesure de leurs
consommations,
produits des communications nationales et internationales
entrantes,
revenus générés par les offres Internet ADSL, fibre optique
et Internet Mobile,
revenus générés par les clients Mobile non-résidents au
Maroc utilisant les réseaux Maroc Telecom (Roamers),
produits générés par la transmission de données fournie au
marché professionnel et aux fournisseurs d’accès à Internet
ainsi qu’aux autres opérateurs télécoms,
produits issus de la vente d’insertions publicitaires dans
les annuaires imprimés et électroniques qui sont pris en
compte lors de leur parution,
revenus générés par les Services à Valeurs Ajoutés (SVA) ;
● la vente d’équipements regroupe toutes les ventes
d’équipements (terminaux mobiles, équipements haut débit,
objets connectés et accessoires).
Les produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec
des clients sont reconnus en chiffre d’affaires lorsque l’obligation
de prestation est remplie immédiatement ou progressivement.
Les produits relatifs aux communications (entrantes et sortantes)
sont reconnus lorsque la prestation est rendue. S’agissant des
services prépayés, le chiffre d’affaires est pris en compte au fur
et à mesure des consommations. Le revenu des équipements est
reconnu en chiffre d’affaires à l’activation de la ligne.
Les produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec
des clients sont comptabilisés si les conditions ci-dessous sont
réunies :
● les parties au contrat ont approuvé celui-ci (par écrit,
verbalement ou selon d’autres pratiques commerciales
habituelles) et se sont engagées à remplir leurs obligations
respectives ;
● l’entreprise peut identifier les droits de chaque partie en ce qui
concerne les biens ou les services à fournir ;
● l’entreprise peut identifier les conditions de paiement prévues
pour les biens ou les services à fournir ;
● le contrat a une substance commerciale (modification
éventuelle du calendrier ou du montant des flux de trésorerie
futurs de l’entité ou du risque qui leur est associé) ;
● il est probable que l’entité recouvrera la contrepartie à laquelle
elle a droit en échange des biens ou des services qu’elle fournira
au client.
Les produits des abonnements téléphoniques sont comptabilisés
de manière linéaire sur la durée de la prestation correspondante.
Les revenus des Services à Valeur Ajoutée (SVA) sont comptabilisés
comme suit :
● les ventes des services développés par Maroc Telecom sont
comptabilisées en brut ;
● les ventes de services aux clients gérés par Maroc Telecom pour
le compte des fournisseurs de contenu (principalement les
numéros spéciaux), sont comptabilisées systématiquement
nettes des charges afférentes ;
● lorsque la vente est réalisée par un distributeur tiers qui
s’approvisionne auprès du Groupe et bénéficie d’une remise par
rapport au prix de vente public, à ce titre, le chiffre d’affaires
est comptabilisé en brut et les commissions accordées sont
constatées dans les charges opérationnelles.
Les critères conduisant à conclure que Maroc Telecom agisse en
tant que « Principal » ou en tant que « Agent » sont analysés
suivant les indicateurs prévus par le paragraphe B37 de la norme
IFRS 15 – Entité agissant pour son propre compte ou comme
mandataire.
Les avantages accordés par Maroc Telecom et ses filiales à leurs
clients dans le cadre de programmes de fidélisation sous forme
de gratuités ou de réductions, sont comptabilisés conformément
à IFRS 15 et font l’objet d’un différé de comptabilisation en chiffre
d’affaires jusqu’à ce que les points acquis soient utilisés ou purgés.
Lorsque la vente combine équipements et services (forfait),
l’allocation du prix total se fait en attribuant la juste valeur relative
à l’équipement et le reliquat au service selon les termes de la
norme IFRS 15.
1.3.16 Achats consommés
Les achats consommés comprennent principalement les achats
d’équipements Mobile et Fixe et les coûts d’interconnexion.
1.3.17 Autres produits et charges
opérationnels
Ce poste comprend principalement les commissions distributeurs,
les charges de maintenance et d’entretien, les frais de publicité et
de communication ainsi que les charges liées au plan de départs
volontaires.
1.3.18 Coût de l’endettement financier net
Le coût de l’endettement financier net comprend les intérêts à
payer sur les emprunts calculés en utilisant la méthode du taux
d’intérêt effectif ainsi que les intérêts perçus sur les placements.
Les produits de placement sont comptabilisés dans le compte de
résultat lorsqu’ils sont acquis.
1.3.19 Charges d’impôts
La charge d’impôt comprend la charge d’impôt exigible et la
charge (ou le produit) d’impôt différé. L’impôt est comptabilisé en
résultat sauf s’il se rattache à des éléments qui sont comptabilisés
directement en capitaux propres.
1.4 ENGAGEMENTS CONTRACTUELS ET
ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS
Sur une base annuelle, Maroc Telecom et ses filiales établissent un
recensement détaillé de l’ensemble des obligations contractuelles,
engagements financiers et commerciaux, obligations
conditionnelles auxquels ils sont partis ou exposés. De manière
régulière, ce recensement est actualisé par les services compétents
et revu par la direction du Groupe.
L’évaluation des engagements hors bilan sur fournisseurs
d’immobilisations est effectuée sur la base des commandes
effectives émises. L’engagement correspond à la différence entre
les commandes émises et les réalisations de ces commandes.
Par ailleurs, les engagements relatifs aux contrats de location des
biens immobiliers sont estimés sur la base du préavis prévu au
contrat, dans la clause de résiliation. Le Groupe ne retient que les
engagements qui n’entrent pas dans le champ d’application de la
nouvelle norme IFRS 16.
Un actif ou passif éventuel est un actif potentiel ou une obligation
potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne
sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou plusieurs
événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le
contrôle de l’entité.
Un passif éventuel peut aussi naître d’une une obligation
actuelle résultant d’événements passés mais qui n’est pas
comptabilisée car il n’est pas probable qu’une sortie de ressources
représentatives d’avantages économiques soit nécessaire pour
éteindre l’obligation, ou le montant de l’obligation ne peut être
évalué avec une fiabilité suffisante.
Conformément à IAS 37, les actifs et passifs éventuels ne sont
pas comptabilisés mais doivent faire l’objet d’une communication
pour en décrire brièvement la nature.
1.5 INFORMATION SECTORIELLE
Un secteur est une composante distincte du Groupe qui est
engagée soit dans la fourniture de produits ou de services dans un
environnement économique particulier (secteur géographique) soit
dans la fourniture de produits ou services liés (secteur d’activité) et
qui est exposée à des risques et une rentabilité différents de ceux
des autres secteurs.
Afin de s’aligner sur les indicateurs du reporting interne, tel
qu’édictée par la norme IFRS 8, Maroc Telecom a choisi de présenter
ses principaux indicateurs financiers et opérationnels par zone
géographique, à travers la création, en parallèle du Maroc, d’un
nouveau segment international regroupant ses filiales actuelles en
Mauritanie, Burkina Faso, Gabon, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo,
Niger, République Centrafrique et Tchad.
1.6 TRÉSORERIE NETTE
Elle correspond à la trésorerie, équivalents de trésorerie et cash
bloqué diminués des emprunts.
1.7 RÉSULTAT PAR ACTION
Le résultat par action présenté au compte de résultat est calculé
en faisant le rapport entre le résultat net de l’exercice (part du
Groupe) et le nombre moyen des actions en circulation au cours
de l’exercice.
Le résultat dilué par action est calculé en faisant le rapport entre :
● le résultat net de l’exercice (part du Groupe) ; et
● la somme du nombre moyen des actions en circulation au
cours de l’exercice et le nombre moyen d’actions ordinaires
qui auraient été émises suite à la conversion de l’ensemble des
actions potentielles dilutives en actions ordinaires.
Au 31 décembre 2023, il n’existe aucune action potentielle dilutive .