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PSYCHOLOGIE

Ce document traite des fondements de la psychologie, en mettant l'accent sur l'importance pour les infirmiers de relier les aspects médicaux, sociaux et psychologiques dans le cadre des soins. Il présente également les principaux courants en psychologie, tels que la Gestalt, la phénoménologie, le béhaviorisme et la psychanalyse, chacun ayant ses propres théories et applications. Enfin, il aborde les différentes branches de la psychologie, qui étudient divers aspects du comportement humain et des processus mentaux.

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PSYCHOLOGIE

Ce document traite des fondements de la psychologie, en mettant l'accent sur l'importance pour les infirmiers de relier les aspects médicaux, sociaux et psychologiques dans le cadre des soins. Il présente également les principaux courants en psychologie, tels que la Gestalt, la phénoménologie, le béhaviorisme et la psychanalyse, chacun ayant ses propres théories et applications. Enfin, il aborde les différentes branches de la psychologie, qui étudient divers aspects du comportement humain et des processus mentaux.

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I: GÉNÉRALITÉ SUR LA PSYCHOLOGIE

L'infirmier est concerné par la réalisation des soins de prévention, de maintien, d'éducation à la santé et du relationnel pour préserver ou
restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l'autonomie de la personne. Pour être à la hauteur de cette tâche, il doit avoir une capacité
à faire le lien entre le médical, le social et le psychologique. Ce cours vise donc à lui permettre de développer des compétences variées
dont les plus importantes sont d'identifier les besoins fondamentaux et apprécier l'état de santé d'une personne ou d'un groupe et adapter
sa réponse, utiliser les règles et les protocoles adaptés lors des soins, communiquer avec les patients et leur entourage dans le cadre
d'une relation d'aide, rechercher, traiter et transmettre les informations pour assurer la continuité des soins, discerner le caractère urgent
d'une situation de soins pour alerter, conseiller les parents sur l'hygiène, l'alimentation, etc...
Le mot psychologie dérive du latin psychologia lui-même formé à partir du grec psukhé (souffle, âme, esprit) et logos (discours, sciences,
étude). C'est l'étude scientifique des faits psychiques et des comportements. Dans un sens plus large, c'est la connaissance empirique
ou intuitive des sentiments, des idées, des comportements d'une personne, des manières de penser, d'agir qui caractérisent un individu
ou un groupe. Divisée en de nombreuses branches d'étude aussi bien théoriques que pratique, elle a des applications thérapeutiques
individuelles ou collectives, sociales et parfois politiques ou morales. Ayant pour objectif l'investigation de la structure et du
fonctionnement du psychisme, elle s'attache à décrire, prédire, comprendre et expliquer les processus mentaux dans leur ensemble, en
prenant en compte les manifestations de la subjectivité.
L'homme au centre des préoccupations majeures du psychologue est un corps avec un cerveau permettant de développer des conduites
très élaborées, une personnalité appuyée sur cet organisme vivant, en rapport avec une société, une subjectivité (consciente et
inconsciente) construite à partir de la personnalité et insérée dans un ensemble de représentations sociales.

LES PRINCIPAUX COURANTS EN PSYCHOLOGIE


Comme toutes les sciences, la psychologie est soutendue par un ensemble de théories et courants qui permettent de mieux comprendre
les diverses approches qu'elle développe.

Courant gestalthéoricien
Théorie psychologique et philosophique de Köhler qui refuse d'isoler les phénomènes les uns des autres pour les expliquer et qui les
considère comme des ensembles indissociables structurés. Ce courant est caractérisé par le primat de la forme. Dans l'étude de la
perception, c'est la conscience et plus particulièrement les états de conscience, qui sont les éléments les plus importants. Le principe
essentiel est celui de la structuration phénoménale selon lequel et une forme se différencie en un fond tout champ perceptif Dans la
perception d'un objet, il faut distinguer le fond qui correspond au produit d'associations cérébrales de la forme qui serait la résultante de
l'activité du sujet. La forme est structurante et non pas structurée. Avec la Gestaltthéorie, c'est un premier mode de fonctionnement
conscient (intellectuel) qui est mis en évidence. Les mécanismes perceptifs et les traitements d'information effectués par le cerveau
montrent que nous cherchons à donner une cohérence aux phénomènes perçus. Si le béhaviorisme a montré que l'environnement
extérieur pouvait émettre des stimuli à l'égard de l'individu, la Gestaltthéorie a cherché à décrire la façon dont l'information était traitée
par la conscience. Avec ce courant de pensée, l'objectivité a perdu un peu de sa prégnance.

Courant Phénoménologique
Ce courant a été étudié par Husserl, par le biais de la primauté à l'intentionnalité. La phénoménologie,science de l'apparaître, est l'étude
descriptive des phénomènes dans le temps et dans l'espace, sans référence aux lois explicatives du phénomène en lui-même. Il existe
une interaction permanente et réciproque entre la conscience du sujet et le monde. En effet. la conscience permet une compréhension
et une explication du monde ; le monde enrichit et construit la conscience. Le résultat de cette interaction correspond à l'intentionnalité
(mouvement double de transcendance et d'immanence qui permet une meilleure compréhension de la conscience qui reste dans le
monde sans toutefois s'y confondre).
Courant Clinique

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La psychologie clinique à son action au chevet du lit du malade où le clinicien recueille par l'observation directe les manifestations de la
maladie en vue de poser un diagnostic. Cela signifie que le psychoclinicien écoute mais ne donne pas de médicaments comme le
psychiatre. Cette méthode a pour répercussion la compréhension de la maladie mentale mais du point de vue du vécu du malade
(analyse la vie affective), et non du point de vue de la maladie. Cette approche fondée sur la notion de subjectivité, a ouvert la voie à
l'étude de l'inconscient.

Courant Béhaviorisme
La proposition fondamentale du béhaviorisme est que tout comportement est le résultat d'un apprentissage(acquis). Cette conception
cherche à agir sur les comportements jugés pathologiques, à partir d'un nouvel apprentissage constitué de processus de
conditionnements.
Courant Cognitiviste(pensées)
La Psychologie cognitiviste vise la cognition : la connaissance des perceptions, apprentissages, processus attentionnels, mémorisations,
raisonnements qui permettent la prise de décision, la résolution des problèmes, la programmation des pensées et des actes. Elle vise
donc à développer des schémas de pensée positifs (positivisme). Dans cette théorie, il y a une liaison importante entre notre cerveau
(nos pensées) et notre comportement (fonctionnement neuronal). La notion d'intelligence n'est plus le monopole de l'être humain. Des
signes sont donc exprimés par notre pensée,notre langage, et notre culture.
Cognitivisme (conduite)
Le courant cognitiviste est issu des travaux sur la logique et les mathématiques, et surtout du développement de l'informatique. Capacité
virtuelle de raisonner comme un cerveau humain. L'idée est émise d'une représentation mécanique du cerveau. Le cerveau est similaire
à un ordinateur et fonctionne en traitant l'information à l'aide de systèmes ouverts qui peuvent communiquer avec l'environnement, en
manipulant des symboles. Ainsi, la pensée est un système de représentations de l'état du monde, représentations qui sont des
significations sur lesquelles la pensée s'exerce. Et l'humain recueille, modifie, encode, interprète, emmagasine l'information provenant
de l'environnement et en tient compte pour prendre des décisions et orienter sa conduite.
Courant psychanalytique
Sigmund Freud est le fondateur de la psychanalyse. Ce médecin neurologue viennois révolutionne la vision de l'homme en découvrant
que c'est l'inconscient qui gouverne le fonctionnement de la pensée. Il aborde le psychisme selon 3 points de vue :
-Dynamique (c'est l'étude des forces et des conflits psychiques)
-Economique (il y'a une énergie psychique qui circule)
-Topique (le psychisme s'organise en territoires et en systèmes)
Le point de vue dynamique
La pulsion : La pulsion est une tension qui prend sa source dans le corps et qui a pour but un objet apportant une satisfaction. La pulsion
se transforme en une excitation pour le psychisme qui doit la réduire et l'éteindre pour retrouver son équilibre (ex. vérification
obsessionnelle). Les objets de la pulsion sont multiples et ne se limitent pas à la recherche d'un partenaire sexuel.
On distingue les pulsions de vie (Eros) qui visent la conservation de la vie, du plaisir, et les pulsions de mort (Thanatos) qui tentent de
détruire le travail des pulsions de vie. Tournées vers l'intérieur elles visent l'autodestruction (suicide, anorexie), tournées vers l'extérieur
elles visent la destruction et l'agression. Tout le monde possède en soi ces pulsions et l'équilibre de la personnalité va dépendre de
l'équilibre entre les poussées pulsionnelles et la réponse de l'appareil psychique.
Le refoulement : Le refoulement permet d'éviter un conflit entre le Moi et le ça en rejetant dans l'inconscient la pulsion inacceptable.
Car ce qui peut être agréable pour le ça, peut-être source de déplaisir et d'angoisse pour le Moi. Ces éléments refoulés peuvent revenir
sous diverses formes comme les lapsus, les actes manqués, les rêves, mais aussi sous forme de symptômes (angoisses, obsessions...).
C'est alors qu'ils nécessitent d'être analysés en psychothérapie pour que le souvenir dont ils sont issus revienne à la conscience de
manière à ne plus être douloureux pour le sujet.
Le symptôme : En médecine, le symptôme est un signe révélateur de la maladie. Il permet de découvrir ce dont souffre le malade et de
le guérir. En psychanalyse, le symptôme révèle un conflit psychique inconscient. Il ne s'agit donc pas d'éradiquer le symptôme mais d'en
comprendre le sens car il vient parler à la place du sujet. Sous l'effet de l'analyse, le symptôme va se modifier de sorte à ne plus être
source de douleur.

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Certaines psychothérapies non psychanalytiques visent à supprimer rapidement le symptôme (ex. thérapies comportementalistes) mais
l'on s'aperçoit souvent que le symptôme réapparaît ailleurs sous une autre forme (on dit qu'il se déplace) car le conflit psychique sous-
jacent n'a pas été réglé.
Le lapsus : C'est un mot inattendu, qui surgit de la bouche d'un individu tout à fait par surprise. Il n'est pas le mot que consciemment il
avait prévu de dire et trahit le désir inconscient du sujet.
L'acte manqué : C'est un acte ou action inattendus, qui vient contrarier l'acte ou l'action que consciemment l'on avait projeté de faire.
Exemple : rater le train que l'on avait prévu de prendre pour un voyage auquel on tenait beaucoup.

Le point de vue économique


FREUD considère que l'appareil psychique est traversé par une énergie.Cette énergie provient du ça ou elle circule librement (processus
primaire). La quantité d'énergie présente s'appelle aussi l'affect. Il existe plusieurs types d'énergies psychiques, avec des qualités
différentes. L'énergie qui régit les phénomènes psychiques de la vie sexuelle (au sens large) s'appelle la libido. Pour accéder au système
Pcs-Cs, l'énergie doit être liée à une représentation (processus secondaire).
La représentation : C'est l'élément de base des composants de l'appareil psychique. Elle désigne les traces mnésiques issues d'un
refoulement et dont les affects liés continuent vraisemblablement d'être actifs, car ils en sont séparés, constituant ainsi les symptômes
du refoulement. Freud distingue les représentations de chose des représentations de mots. Si les premières sont actives dans
l'inconscient ou le préconscient sous forme d'images essentiellement, elles doivent, pour être rendues inactives, être verbalisées, donc
transformées en représentations de mots.
L’objet : En psychanalyse, on appelle Objet la personne (réelle ou imaginaire) vers laquelle se dirigent l'amour et le désir. C'est la
personne visée par les pulsions d'une autre. L'objet peut être réel ou fantasmatique.

Le point de vue topique


Il existe chez une même personne des territoires psychiques différents, et plus ou moins indépendants les uns des autres.FREUD a
inventé 2 schémas de l'appareil psychique. On les nomme « la première topique » et « la deuxième topique ».
La première topique (1915)
L'appareil psychique est composé de trois systèmes :
 -Inconscient(Ics)
 -Préconscient(Pcs)
 -Conscient(Cs)
Le Conscient est chargé d'enregistrer les informations venant du monde extérieur et de percevoir les sensations intérieures de plaisir
ou déplaisir. Il est aussi le lieu des processus de pensée ou processus secondaires (raisonnement, souvenirs). Il obéit au principe de
réalité.
L'inconscient est le réservoir des pulsions. Les pulsions de l'Ics sont libres et très mobiles (processus primaires). Elles tendent à faire
irruption dans la conscience et à se décharger dans des conduites. L'Ics obéit au principe de plaisir.
Le préconscient contient des représentations qui ne sont pas présentes à la conscience mais peuvent le devenir.
Il existe une frontière entre les différents territoires, une censure qui empêche l'énergie et les représentations de circuler librement. La
censure est particulièrement sévère entre Ics et Pcs. Elle ne laisse passer les désirs inconscients qu'après les avoir transformés ou
déguisés. Sinon, elle les refoule.Cette censure s'exerce également, mais avec moins de rigueur, entre le Pcs et le Cs. La censure se
relâche dans le rêve, d'où l'importance de l'analyse des rêves comme « voie royale vers l'Ics ».
Dans le travail analytique, il faut vaincre les résistances pour triompher de la censure entre Ics et Pcs, puis vaincre les réticences entre
Pcs et Cs. A la surface de l'appareil psychique, entre Cs et monde extérieur, se trouve une troisième zone frontière, qui sert de filtre pour
éviter que des stimuli trop violents n'entrent à l'intérieur du psychisme. C'est le pare-excitations. Lorsqu'il y'a effraction du pare-excitation,
il y'a un traumatisme psychique.

La deuxième topique(1923)
FREUD présente les instances. Ces instances sont le Moi, le ça, et le Surmoi, 3 entités qui rentrent en conflit à l'intérieur du psychisme.

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-Le ça correspond à l'Ics, c'est le lieu des pulsions (de vie, de mort ou pulsions sexuelles), « la partie obscure, impénétrable de notre
personnalité ». Il est régit par les processus primaires et le principe de plaisir, c'est-à-dire qu'il ne connaît pas la logique, ni la contradiction.
ni la négation. Le temps n'existe pas pour lui et il ignore les jugements de valeur, le bien, le mal. Et la morale.
-Le Surmoi se construit à partir des exigences et des valeurs parentales. Il se met en place au moment du complexe d'Œdipe. Il a une
fonction de morale, de censure d'autoconservation et d'Idéal.
-Le Moi doit composer entre les exigences pulsionnelles du ça, les contraintes de la réalité extérieure et les exigences du surmoi. Le
Moi est en quelque sorte le médiateur chargé d'assurer la stabilité et de l'identité de la personne. Il regroupe le Cs et le Pcs (de la
première topique).
NB : Ces 3 points de vue sont étroitement liés, et fonctionnent ensembles

LES DOMAINES DE LA PSYCHOLOGIE


Les différentes branches de la psychologie se distinguent soit par la méthode utilisée (clinique. descriptive, corrélative, expérimentale,)
soit par l'activité humaine considérée (travail. mémoire,perception, apprentissage, soin, comportement en groupe,...) soit par grand
domaine d'investigation :
La psychologie générale étudie l'homme adulte (par opposition à l'enfant), dans so fonctionnement normal(par opposition à la
pathologie), en situation individuelle (par opposition aux situations de groupe) et sous l'angle comportemental (par opposition aux aspects
physiologiques).
La psychologie différentielle porte sur l'étude des différences entre individus selon l'âge. le sexe ou l'appartenance sociale. Elle est le
complément naturel de la psychologie générale. La neuropsychologie cherche à établir les rapports existant entre les structures
cérébrales (surtout corticales) et le comportement humain (surtout les fonctions mentales supérieures (mémoire, apprentissage...), dans
le but de contribuer à comprendre celui-ci.
La psychopharmacologie s'intéresse aux effets des drogues (au sens large : médicaments (psychotropes) sur le comportement.
La psychologie du développement tente de comprendre comment s'effectue le développement psychologique de l'être humain à travers
les différentes étapes de la vie : de la conception à la mort.
La psychologie pathologique porte principalement sur les maladies et les troubles psychologiques. Elle se trouve souvent qualifiée
par sa méthode, clinique de psychologie clinique.
La psychologie sociale se préoccupe de la manière dont les interactions avec les autres influencent le comportement individuel. Elle
s'intéresse aussi au fonctionnement et aux phénomènes de groupes.
La psychologie du travail étudie le comportement des individus dans les organisations (entreprises, administrations, hôpitaux...) et
tente d'apporter des solutions visant à adapter les travailleurs aux situations (gestion des ressources humaines) ou à adapter les
situations aux travailleurs(ergonomie). Les psychologues du travail peuvent aussi aider des individus qui connaissent des difficultés par
rapport au travail (licenciement, incapacité, chômage...)
La psychologie scolaire Le psychologue scolaire joue le rôle de psychologue-conseil auprès des élèves afin de les aider à s'adapter
au monde de l'école. Il est chargé de les orienter dans les études
La psychologie de l'éducation porte essentiellement sur les processus psychologiques de l'apprentissage et applique les
connaissances relatives à ces processus sur les programmes d'enseignement. Ils sont plutôt tournés vers la recherche sur les moyens
pédagogiques et aident à former les enseignants
La psychologie de la santé « Synthèse des contributions éducative, scientifique et pratique de la psychologie à la promotion et au
maintien de la santé, ainsi qu'à la prévention et au traitement des maladies et des dysfonctionnements associés » Matarazzo (1980)
La psychologie cognitive La psychologie cognitive porte sur la faculté de connaître le milieu dans lequel on vit et d'interagir avec lui.
Comment connaît-on le monde physique qui nous entoure, les autres et nous-mêmes ? D'où vient le savoir ? Comment est-il mis en
mémoire? Comment est-il oublié ou retrouvé ? Comment perçoit-on ? Comment apprend-on ? Comment acquiert-on le langage ?
Comment résolvons-nous les problèmes et prenons nous des décisions ?La psychologie cognitive teste ces théories et ces hypothèses
par l'emploi de méthodes expérimentales rigoureuses.
La psychologie expérimentale champ de la psychologie basé sur la méthode scientifique. Elle a pour objet l'étude des comportements
directement observables. Les psychologues expérimentaux usent de diverses méthodes.

RAPPEL HISTORIQUE
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On peut distinguer schématiquement trois périodes essentielles durant lesquelles l'objet même de la psychologie a changé. Bien que
Son passé soit lié à celui de la philosophie, le terme « psychologique » est introduit pour la première fois par le philosophe allemand
WOLFF (1679-1754) pour désigner la science de l'âme. Elle est par la suite fixée en tant que science en 1879 lorsque WUNDT (1832-
1920) met sur pied le premier laboratoire de psychologie à Leipzig en Allemagne. L'approche de WUNDT a été critiquée et cette critique
a engendré l'émergence de nouvelles écoles en psychologie au 20ème siècle comme le béhaviorisme et la psychologie de la gestalt. Au
milieu du 20ème siècle, la théorie psychanalytique va dominer la pratique de la psychothérapie et exercer une grande influence sur la
psychologie. La psychologie qui résulte de son évolution de 1950 à nos jours est une psychologie à orientation très cognitive. Celle-ci
s'intéresse principalement à l'analyse scientifique des processus mentaux et des structures mentales. L'utilisation depuis 1970 des
méthodes des neurosciences dans le cadre expérimental de la psychologie cognitive donnera naissance à ce qui est actuellement
nommé les neurosciences cognitives

II-Les états affectifs


Les états affectifs constituent l'ensemble des émotions, des passions, des sentiments, etc... Et font partie intégrante de la vie
mentale. Ils sont à la base des relations et c'est par eux qu'elles s'établissent.
Les émotions sont des réactions globales intenses et brèves d'un individu face à certaines situations. Elle a des répercussions
psychologiques et entraîne certaines conduites (ex : joie. tristesse, colère, dégoût, peur, surprise les pleurs, les rires, la fuite, etc.).
L'émotion dépend de l'individu, de son état psychique et physique, de sa personnalité et de ses expériences.
Les sentiments sont un état affectif combinant plusieurs émotions qui persistent en l'absence de stimulus (ex : sentiment de
culpabilité, Honte, regret, bonheur, sympathie, jalousie, affect. sensation et humeur). Ce sont des phénomènes plus durables que
l'émotion et moins violents que la passion. Ils sont également considérés comme des faits psychiques conscients qui influent sur notre
perception du monde et des choses et sur nos conduites.
L'anxiété : se caractérise par un état désagréable de tension, d'alerte, t'attente d'un avenir perçu comme potentiellement dangereux.
L'anxiété se manifeste sur le plan du comportement par une attitude d'hyper vigilance, un aspect soucieux, un visage tendu, etc.
L'angoisse : Elle constitue le versant somatique de l'anxiété avec manifestation physique (sueur, etc....) Elle survient souvent dans un
environnement de stress et d'anxiété permanent.
La peur : sensation immédiate, spontanée. Elle est liée à l'instinct de conservation. Elle provoque une réponse qui est la fuite ou la
riposte. Elle est conséquente à la perception d'un danger extérieur.

CONDUITE ET COMPORTEMENT
La conduite
La conduite est un ensemble d'actes organisés qui ont un sens et qui poursuivent une finalité. Elle implique une attitude psychologique
consciente ou inconsciente. C'est aussi la réponse à une motivation mettant en jeu des éléments psychologiques, physiologiques et
moteurs. La communication par exemple, est une conduite psychosociale visant à transmettre une information par l'emploi du langage,
des gestes, des attitudes ou des mimiques.
Les caractéristiques d'une conduite sont :
1. L'inconscient c'est à dire que les fins poursuivies par un sujet peuvent être inconsciente dans ce sens que l'homme ne peut pas
toujours dire pourquoi il agit.
2. La signification que l'on donne à une situation quand on voit quelque chose, dépend de notre environnement culturel, social et de
notre histoire personnelle. Cette signification que nous donnons à une situation, conditionne notre manière d'être et de réagir.
3. Ce sont des fonctions (Les conduites sont des tentatives d'adaptation de l'individu à son milieu). Le terme "conduite" tend à être
supplanté par celui de comportement

Le comportement
Le comportement peut être perçu comme la conduite d'un sujet, inscrite dans un contexte environnemental et temporel. Tout
comportement a une motivation visant la satisfaction d'une tension. Il peut s'orienter vers la recherche d'un objet ou la mise en place
d'une certaine situation. Tous les comportements sont adaptatifs et la qualité de l'adaptation est fonction des croyances et capacités
physiques, économiques et intellectuelles du sujet, ainsi que de son expérience. Ce mot au sens large, désigne toute activité signifiante,
directement ou indirectement observable, et il présente trois dimensions : une composante cogniive (perception, souvenir, réflexion, etc.),
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affective (plaisir, souffrance, indifférence) et motrice (action, expression corporelle). Et Au sens strict, il implique une conception
objectiviste (dite Behaviorisme) qui définit la psychologie comme l'étude de ce qui est palpable, chez un être (son comportement), sans
s'intéresser à la conscience.
Pour analyser un comportement, il est nécessaire de tenir compte de six variables :
 Les trois dimensions du comportement : cognitions, affects, actions
 Le ou les stimuli antécédents
 La ou les conséquences anticipées
 L'état de l'organisme.
Les différents types de comportements
Comportement innés/acquis : le premier est généré par des stimuli intérieurs et le second par les stimuli environnementaux.
Comportement public : c'est le mouvement d'un organisme qui peut être perçu par un autre organisme.
Comportement privé : il s'agit des comportements qui se déroulent « à l'intérieur de la peau ».
Comportement associatif : l'apprentissage associatif implique des opérations expérimentales dans lesquelles les évènements stimuli
de l'environnement sont soit corrélé entre eux soit avec le comportement. Les deux formes d'apprentissage les plus étudiées sont le
conditionnement opérant et le conditionnement répondant.

III-Les modes de relations


D'après Alexandre MANOUKIAN « Une relation, c'est une rencontre entre deux personnes au moins, c'est-à-dire deux caractères, deux
psychologies particulières et deux histoires ». A côté de cela, d'autres facteurs interviennent dans l'établissement d'une relation. Il s'agit
des :
 Facteurs psychologiques
 Facteurs sociaux
 Facteurs physiques
Dans cette définition, il est établi que la relation n'est pas fixe, c'est-à-dire qu'elle varie selon différents facteurs que nous ne pouvons
toujours contrôler. Il ajoute : « Au-delà de la relation entre deux personnes, c'est son contexte qui permet à chacun de lui donner un sens
». La relation dépend donc de la personnalité de chaque individu et du contexte dans lequel elle maît (environnement, circonstance, type
de maladie etc.). Par ailleurs, le Dr Catherine DESHAYS nous dit : « Là où il y a relation, il yei du risque, celui d'être affecté, touché, et
de perdre la clairvoyance d'un raisonnement rationnel ». D'après le dictionnaire encyclopédique des soins infirmiers, la relation soignant-
soigné se définit comme le « lien existant entre deux personnes de statut différent, la personne soignée et le professionnel de santé».
Cette relation nécessite trois attitudes:
Un engagement personnel de l'infirmier
-Une objectivité
- Un minimum de disponibilité
Il n'est donc pas possible de soigner chaque patient de la même manière. Car «c'est avec son corps, sa parole et son affectivité que l'on
rentre en relation». Nous aurons des préférences pour un patient plus qu'avec un autre ou serons attirés par un soigné ayant plus ou
moins des caractères semblables à nous, ou bien à une personne de notre entourage.
La relation soignant-soigné n'est pas une relation de salon, elle a pour but l'aide et
le soutien de la personne soignée jusqu'à son retour à l'autonomie.
Les caractéristiques générales de la relation médecin malade
Relation fondamentalement basée sur l'inégalité et l'asymétrie,
Relation avec une attention de ne pas être un soi niant face à un soi nié
Relation entre sexes différents socialisés différemment
Relation de corps à corps
Relation qui s'inscrit dans une temporalité : il y a un début et une fin
Relation de dépendance du soigné vis-à-vis du soignant
Relation d'inégalité et d'espérance qui a de fortes analogies avec la relation parent/ enfant : on parle de mouvement transférentiel
Relation soignant/ soigné comme rencontre d'une double souffrance

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Spécificités de La relation soignant soigné
L'apport du modèle psychanalytique
La théorie psychanalytique a défini le concept de transfert. Il s'agit des réactions affectives conscientes et inconscientes qu'éprouve le
patient à l'égard de son médecin. En effet, dans le cadre de la relation médecin-malade des désirs inconscients sont actualisés et un
certain nombre de désirs insatisfaits du patient vont se projeter sur la personne du médecin en ce qu'il représente inconsciemment un
autre personnage. Le malade peut ainsi répéter des situations conflictuelles qu'il a vécu dans son passé.
La théorie psychanalytique a aussi défini le concept de contre-transfert. Alors que le malade est sujet au transfert, le contre-transfert se
définit comme les réactions affectives conscientes et inconscientes qu'éprouve le médecin vis-à-vis de son patient. Ce contre-transfert
très directement lié à la personnalité et à l'histoire personnelle du médecin. Le plus souvent, le contre-transfert est positif, permettant
une relation médecin-malade de qualité caractérisée par l'empathie du médecin et une action thérapeutique efficace. Une relation
médecin-malade de qualité fait référence au fait que le médecin s'identifie au patient et comprend sa situation tout en étant capable de
garder une certaine distance vis à vis de lui, distance requise par l'objectivité nécessaire à la prise de décisions thérapeutiques. Un
contre-transfert excessivement positif risque de conduire à une identification massive au malade et/ou à une perte d'objectivité dans les
soins. Ailleurs, un contre transfert négatif induisant l'agressivité et des frustrations excessives du malade peut être à l'origine d'échecs
de la relation thérapeutique. Il en est de même pour une absence de contre-transfert qui peut conduire à une froideur excessive.
L'apport de M. Balint
Selon lui, une meilleure maîtrise de la relation interindividuelle doit permettre au médecin d'établir avec son patient un échange affectif
qui aura des vertus curatives.

Quelques principes fondamentaux de la relation soignant soignent.


Distinguer le malade de sa maladie.
Rester dans la logique des faits
Trouver une cohérence dans les comportements.
Eviter les interprétations et les jugements.
Distinguer l'autorité du pouvoir ou de l'influence en ne faisant pas de la relation thérapeutique une relation de dépendance

Les différents types de relations soignant-soigné


La relation sociale de civilité.
Cette relation s'inscrit dans un rituel où il y a volonté individuelle d'un comportement agréable, sociable avec convivialité dans l'échange.
Généralement, elle correspond à des propos banals sans réels intérêts ("parler de la pluie et du beau temps").
La relation fonctionnelle.
Réalisée dans le but d'effectuer un recueil de données (anamnèse), indispensables à la prise en charge. Ici, le soignant conduit la relation
dans le but d'acquérir certaines informations concernant le patient et ses besoins et de mieux le connaître.
La relation d'aide.
Elle permet d'apporter réconfort au patient. Elle passe par une écoute attentive de la part du soignant et par une attitude empathique
c'est à dire compréhensive
La composition de la relation soignant-soigné :
D'après l'historien de la médecine espagnole Pedro ALAIN ENTRALGO, la relation infirmier malade peut être envisagée comme une
structure à quatre composantes en relation étroite.
Le lien affectif (qui se rapport au lien émotionnel présent dans toute relation humaine)
Le lien cognitif (qui se rapporte à l'activité diagnostic) Le lien opératoire (qui se rapporte à l'activité thérapeutique Le lien éthique (qui se
rapporte à l'attitude morale de l'infirmier)

Il existe différents autres types de relations :


La relation éducative : Elle concerne la relation entre l'éducateur et l'éduqué, tout se passe de façon consciente et inconsciente. Les
questions d'éducation sont en relation directe avec un contexte culturel et historique.

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La relation coopérative : la coopération décrit un état d'esprit et un mode de comportement où les individus conduisent leurs relations
et leurs échanges d'une manière non conflictuelle ou non concurrentielle, en cherchant les modalités appropriées pour analyser ensemble
et de façon partagée les situations et collaborer dans le même esprit pour parvenir à des fins communes ou acceptables par tous.
La relation d'autorité : le terme autorité à des sens très variés selon le contexte d'idées ou il est pris. C'est un concept qui possède une
charge affective et idéologique particulièrement poussée. De façon générale, on peut la définir comme un pouvoir qui est reconnu,
accepté et respecté. La véritable relation d'autorité suppose un consensus. Une fois établie, l'autorité peut très vite dégrader et devenir
une contrainte et provoquer chez l'autre la pulsivité, le blocage, la révolte...
La relation de dépendance. Le mot dépendance peut signifier une subordination, un assujettissement d'une personne à une autre. Ce
type de relation est éprouvant quand il faut dispenser des soins à un patient devenu invalide ou handicapé par la maladie.
La relation d'acceptation l'effet d'acceptation veut dire approuver, agréer, valider ou recevoir quelque chose de bon gré et sans s'y
opposer. En fort lien avec la psychologie et l'aide personnelle, ce concept fait allusion à ce qu'une personne apprenne à vivre avec ses
erreurs, c'est-à-dire qu'elle accepte son passé. Ainsi elle pourra envisager l'avenir sous une nouvelle perspective et profiter des
opportunités que lui offre la vie. Cette notion est abordée en psychothérapie pour des douleurs et blessures de l'âme (inceste, viol,
trahison, déception...).
La relation de maternage. Le maternage est un ensemble de soins corporels donnés à une personne dans un climat protecteur et
affectif qui évoque le comportement d'une mère à l'égard de son enfant.

IV- Les mécanismes de défense et d'adaptation


Ils sont définis comme des Processus psychiques inconscients visant à réduire ou à annuler les effets désagréables (contenir l'angoisse)
des dangers réels ou imaginaires en remaniant les réalités internes et/ou externes et dont les manifestations, comportements, idées ou
affects, peuvent être conscients ou inconscients. (Ionescu). (En bref, la finalité est de supprimer toute modification susceptible de mettre
en danger l'intégrité et la constance de l'individu biopsychologique).

Mécanisme de défense des soignés


L’Annulation : certains patients se raccrochent au climat de confiance instauré par le médecin pour ne pas entendre l'essentiel. La
représentation gênante du diagnostic est considérée comme n'ayant jamais existé. Ce mécanisme sera trop massif pour être conservé
comme défense tout au long de la maladie.
Dénégation : le sujet formule une pensée, un désir, un sentiment refoulé à condition de nier qu'il est concerné. Exemple : «je ne veux
pas dire que je me sens mal » ou «ne crois pas que pour autant je pense que je n'y arriverai pas » « ce n'est pas possible, c'est une
erreur d'analyse, il s'agit d'un autre malade ... »
L’Isolation : attitude qui permet de séparer la réalité médicale du support affectif. Permet de mentionner tranquillement un diagnostic
en négligeant toute corrélation avec le corps.La maladie est intellectualisée et pas vécue dans son corps.
Le Déplacement : l'angoisse peut aussi être déplacée sur une autre affliction liée à la maladie ou non. Le malade choisit ainsi une cible
plus accommodante.
Le Déni : refus d'une part plus ou moins importante de la réalité vécue comme dangereuse (la dénégation refuse, le déni nie) Exemple :
«je n'y crois pas, je ne vois pas pourquoi ça m'arriverait à moi, en fait, les médecins ne savent pas vraiment.
La Rationalisation : le malade se sentira moins vulnérable s'il pense pouvoir encore comprendre l'évènement et en maîtriser le
processus, agir sur sa propre histoire qui lui échappe. Il peut y trouver une cohérence, une logique ou en rationaliser l'origine. Il trouve
une justification logique mais artificielle qui camoufle les vrais motifs inconscients qui ne pourraient être reconnus sans anxiété, souvent
associé avec la dénégation. Le sujet ne pouvant nier la maladie va tenter de la maîtriser par la compréhension.
La Projection Agressive : les patients se défendent sur un mode agressif et revendicatif. Ils se protègent en déversant sur leur entourage
leur ressentiment et leur amertume (plaintes, griefs, reproches, accusations...)
La Sublimation : tentative de rééquilibrer la déficience physique par le développement des richesses de leur personnalité dans un but
noble et généreux comme se consacrer à d'autres malades, créer une association d'entraide, rédiger un livre témoignage. C'est restituer
un sens à la maladie en allant vers l'autre.

Les mécanismes de défense du soignant

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L'Activisme : consiste à gérer des conflits psychiques ou des situations traumatiques par le recours à l'agir à la place de la réflexion ou
du vécu des affects. Exemple : Des soignants confrontés à une fin de vie, intègrent des comportements d'agitation, appelant de nombreux
intervenants, visitant le patient à la moindre sollicitation supposée.
La Fausse Réassurance : maintient un décalage, le médecin va optimiser les résultats et entretenir une sorte d'espoir chez le patient.
La Rationalisation : retrait du médecin derrière un langage technique ou scientifique inaccessible pour le patient.
Le Mensonge : c'est le mécanisme le plus entier, le plus radical et le plus dommageable à l'équilibre psychique -du malade. C'est le
mécanisme de l'urgence et de l'efficacité primaire, en repoussant le temps de la vérité encombrante. Il permet au médecin de figer le
temps en renvoyant sa propre angoisse dans un temps encore à venir. Le mensonge, en annulant le développement progressif de
l'angoisse, provoquera un phénomène de sidération engendré par l'effet de surprise.
L'Esquive : permet d'éluder le sujet en égarant le patient sur une autre voie, le soignant crée ainsi ce décalage qui lui évite de s'exposer
à l'affrontement qui générerait un surcroit d'angoisse.
L'Evitement : s'assimile à un comportement de fuite. La présence du patient est niée, il est considéré comme un objet de soins, réduit
à des informations indirectes et techniques (fièvre, symptômes ...), fuite du regard, « grande visite ». Exemple : le soignant sollicité par
le patient pour parler répond «je passe plus tard » car il est gêné par le type de maladie ou par une suspicion de pronostic vital concernant
le patient. La Dérision : humour « sur » l'autre. Lorsque l'évitement ne fonctionne pas et que les soignants sont contraints à un échange
minimum, certains trouvent refuge dans la dérision, autre comportement de fuite et d'évitement qui désoriente le patient et le réduit au
silence.
La Banalisation : reconnaissance d'une vérité partielle, c'est un mécanisme de distanciation, le soignant va s'enfermer dans un registre
concret (réhydrater, administrer un analgésique). En privilégiant exclusivement la souffrance physique, le soignant va occulter à priori la
souffrance psychique du patient. (Exemple du patient qui sonne sans arrêt, qui désire avant tout que sa plainte soit entendue).
La Fuite en Avant : Le soignant se « débarrasse » auprès d'un autre sujet de l'angoisse qu'il porte en lui. C'est devancer les questions,
accélérer l'allure sans jamais suivre le rythme du patient, se décharger de son fardeau, de son savoir médical sans penser à l'angoisse
qu'elle va engendrer chez le patient.
L'Identification Projective : attribuer à l'autre certains traits de soi-même, le soignant se substitue au malade et transfère sur lui certains
aspects de sa personnalité, ses propres sentiments et réactions, ses propres pensées et émotions. Il pense que lui seul sait ce qui est
bon pour le malade et lui prodigue des conseils. En s'identifiant à l'autre, le soignant s'est immergé dans la souffrance du malade pour
mieux s'en affranchir, pour pouvoir l'annuler. Il se rassure et se convainc de sa capacité à décoder les désirs du patient pour invalider sa
propre angoisse. Le soignant n'est plus à l'écoute de l'autre mais à l'écoute de lui-même. Exemple : parce qu'on est fatigué, trouver que
les patients sont plus apathiques, leur attribuer une douleur que l'on ressent soi-même ce qui a pour effet de ne pas entendre leur réelle
plainte personnelle.

Mécanisme de défense névrotique.


Le refoulement : Rejet dans son inconscient des idées inacceptables.
La formation réactionnelle : c'est une attitude qui s'oppose à un désir refoulé et qui se constitue en réaction contre celui-ci. C'est
d'abord un refoulement, puis un contre-investissement dans un élément conscient de force égale.
Le déplacement : l'affect associé à une représentation mentale dangereuse se détache de celle-ci pour s'investir sur une autre
représentation moins dangereuse afin de se défouler.
L'annulation rétroactive : faire en sorte que des pensées, des gestes ou des paroles ne soient pas advenues et pour cela il y a utilisation
d'une nouvelle pensée ou d'un nouveau comportement ayant une signification autre ou supposée autre.
Le retournement sur soi : processus par lequel la pulsion remplace un Objet extérieur indépendant par le sujet lui-même. La charge
affective reste inchangée mais se retourne sur le sujet. L'affect est reconnu puis retourné sur la personne.
La rationalisation : procédé par lequel le sujet cherche à donner une explication cohérente, logique, acceptable, morale à une attitude,
un sentiment dont il ne perçoit pas les véritables motifs. Cela permet d'expliquer un fonctionnement ou un comportement autrement
qu'en recourant à l'affectif, autorisant ainsi une satisfaction pulsionnelle culpabilisante.
La dénégation : procédé par lequel le sujet exprime un désir, une pensée, un sentiment jusqu'ici refoulé tout en se défendant, en niant
qu'il lui appartienne. C'est une négation de précaution qui met en fait l'accent sur ce qui est important.

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La sublimation : mécanisme concernant des activités intellectuelles, artistiques ou religieuses. Elle porte sur les pulsions partielles
libidinales qui ne parviennent pas à s'intégrer dans la forme définitive de la génitalité. Il n'y a pas de refoulement (ce n'est donc pas à
proprement parler un mécanisme de défense) mais une conversion de ces pulsions dans un but non sexuel qui revalorise le sujet.
L'inhibition : évitement d'une situation qui révèle en nous des pulsions pénibles.

Mécanisme de défense psychotique


La projection : c'est une opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'extérieur ce qui se situe en fait à l'intérieur de lui. Il
attribue donc à une autre personne les affects dont il ne peut se protéger et qu'il refuse de reconnaître en lui-même.
L'introjection : opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'intérieur ce qui se situe en fait à l'extérieur. La tendance naturelle
est d'introjecter les bons Objets à l'intérieur de soi pour fortifier son Moi.
L’idéalisation : le bon Objet devient parfait, idéal, afin d'être préservé du mauvais Objet. C'est un mécanisme très psychotique employé
aussi bien dans la schizophrénie que dans la paranoïa.
L'identification projective : une partie de la personnalité du sujet s'introduit fantasmatiquement dans le Moi de l'Objet pour le contrôler,
lui nuire ou chercher des satisfactions qu'il suppose y être.
La régression : perte des acquisitions antérieures pour retrouver un système de relation au monde extérieur plus archaïque.
La forclusion : voix, idées, visions, odeurs... que le sujet ne reconnaît pas de lui et qui reviennent du dehors pour s'imposer à lui sous
forme d'hallucinations.
V-LA PERSONNALITÉ
Chaque homme est à la fois semblable aux autres membres de son groupe et différent d'eux par le caractère unique de ses expériences
vécues. Chaque sujet a ses particularités intellectuelles, affectives et conatives dont l'ensemble organisé détermine la personnalité qui
« est l'ensemble structurée des dispositions innées et des dispositions acquise sous linfluence de l'éducations, des interrelations
complexes de P'individu dans son milieu, de ses expérience présentes et passées, de ses anticipations et de ses projets » (NOBERT
SILLAMY 1980). Dans la continuité de cette définition, des typologies vont être proposées et les plus remarquables sont celles de Freud
et de Jung.

Les typologies de Freud


La première est fondée sur les instances de l'appareil psychique à savoir le ça le moi et le surmoi et dégage les types suivants :
Le type érotique : caractérisé par la domination du ça. Son caractère est basé sur les instincts, les besoins, les pulsions élémentaires
et primaires. Son aspiration est aimée et être aimé.
Le type obsessionnel : est caractérisé par le surmoi. Son comportement est caractérisé par la crainte d'agir en rapport avec les
instances morales inconscientes. Ses tensions et ses conflits tournent très souvent à l'obsession.
Le type narcissique : se caractérise par un souci constant de son moi. Il se laisse guider par des pulsions. Efficace, il s'impose facilement
aux autres, aime commander, mais développe facilement l'égocentrisme.
Le type mixte englobe les trois types.
La seconde distingue les individus suivant le stade de développement libidinal qui fait l'objet de fixation au cours du développement. A
cet effet on aura :
Le type oral qui est caractérise par la nécessité de dépendre exclusivement des autres pour maintenir le respect de soi.
Le type anal qui se caractérise par sa rigueur, sa pédanterie et son irritabilité.
Le type urétral dont les traits essentiels sont l'ambition et le désir de la compétition qui seront en rapport avec la honte.
Le type phallique qui se comporte d'une manière téméraire, résolu et assuré.
Le type génital qui correspond à la « normalité de la personnalité ».

La typologie de Jung
Il observe (avec A Binet) l'existence de deux caractères dont l'un est subjectif (tourné vers l'intérieur) et l'autre objectif (tourné vers
l'extérieur) ; à ces deux types Jung donne les noms d'introverti et d'extraverti.
Le type introverti se manifeste par une tendance à se détourner du monde de l'extérieur, toujours en retrait, réservé, il cherche la
satisfaction d'un avis extérieur qui est riche et pleine de fantaisie. Ils sont généralement mal à l'aise en société et très souvent taciturnes
et timides.
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Le type extraverti se distingue de l'introverti par son ouverture au monde extérieur. Il est sociable et recherche les contacts humains

Aspect dynamique de la personnalité :


Inconscient : ensemble des processus qui agissent sur la conduite mais échappent à la conscience. C'est la partie du psychisme latent
faite de désirs, de fantasme, etc. la connaissance des phénomènes inconscients est indispensable pour la compréhension et la guérison
des névroses.
Pulsion : force biologique inconsciente qui, agissant de façon permanente suscite une certaine conduite. sa source est corporelle et son
but essentielle est objectal.
Motivation : ensemble des facteurs dynamiques qui déterminent la conduite d'un individu. Constituée d'un ensemble indissociable de
facteurs, conscients et inconscients, physiologiques, intellectuels, affectifs, sociaux, elle est la cause unique de nos comportements. La
compréhension des mobiles des actions humaines a été l'objet de nombreuses théories. À partir des théories de la psychologie humaniste
puis de la psychologie sociale, il est devenu habituel de distinguer des comportements générés par l'environnement (motivation
extrinsèque) et des comportements autogérés (motivation intrinsèque), notre action étant ainsi déterminée par une interaction entre nos
besoins, croyances, attentes et le milieu extérieur.
Le corps: schéma corporel et image du corps
Pour évoquer les concepts de schéma corporel et d'image du corps, il faut balayer les domaines tels que la neurophysiologie, la
psychologie génétique, la psychanalyse...
Le schéma corporel se définit comme étant la représentation que chaque individu se fait de son corps, de la place et des positions qu'il
prend dans l'espace. Il suit l'évolution du sujet (à l'adolescence par exemple, le corps et l'image qu'on s'en fait se modifient). Cette
connaissance que nous avons de notre corps (somatognosie) s'élabore progressivement grâce à notre expérience sensible qui fait
fusionner les besoins et les sensations, les désirs et les représentations, les souvenirs et les impressions actuelles... Pour Henri Wallon,
c'est le résultat de la condition de justes rapports entre l'individu et son milieu.
 Le schéma corporel s'élabore chez l'enfant par la coordination des facteurs suivants:
 Une connaissance de son propre corps
 Ses relations avec les autres
 L'orientation et la structuration spatio temporelle
 La latéralité.
Troubles du schéma corporel
Mineurs (mauvaise latéralisation, troubles du repérage spatial)
Majeurs hémiplégie (lésion du lobe pariétal) hemiasomatognosie (perte de la connaissance de la motricité de son corps) apraxie (perte
de gestes moteurs alors que l'idée est comprise) agnosie (trouble de la connaissance)

Selon Schilder,« l'image de notre corps que nous formons dans notre esprit, est la façon dont notre corps nous apparait à nous-mêmes
». C'est la synthèse des expériences émotionnelles et relationnelles, l'incarnation du sujet désirant (François Dolto).
Formation de l'image du corps
 Stade du miroir développement du «JE»
 Stade oral tous les échanges se font au niveau de la bouche
 Stade anal acquisition de la propreté, maitrise des sphincters
 Stade ædipien grande instabilité de l'image du corps. Découverte de l'homme et de la femme
 Adolescence bouleversement de l'image du corps, apparition des règles, grossesse, ménopause
Trouble de l'image du corps
Anorexie boulimie obésité
Dépersonnalisation (psychose) l'individu ne vit pas comme personnalité, impression de vide et d'étrangeté
Lien entre les deux concepts.
Il est classique de distinguer le terme de schéma corporel comme relevant de la neurologie et celui d'image du corps relevant de la
psychanalyse et de la psychologie. Néanmoins, toute altération du corps entraine une désintégration du schéma corporel. L'image du

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corps est une réalité psychique en relation avec le vécu dans le temps alors que le schéma corporel relève quant à lui du domaine
neurologique en relation avec l'expérience sensorielle et motrice, et l'espace.
Le schéma corporel précède l'image du corps dont l'élaboration s'achève dans l'expérience du miroir.
Le stade du miroir
C'est la période du développement pendant laquelle le bébé aurait le sentiment de son unité corporelle en percevant sa propre image
dans la glace. Cette acquisition de la totalité corporelle est fondamentale car non seulement elle constitue la base de la conscience de
soi, mais elle devient le modèle de tous les objets. Jusqu'au quatrième mois, l'enfant ignore le miroir qu'on place devant lui. Apres le
sixième mois, il s'y intéresse et semble entrevoir le rapport entre le reflet de la personne et celle-ci. Vers l'Age de un an, il commence à
comprendre que l'image spectaculaire est le reflet de son propre corps. C'est vers deux ans que la notion de totalité est acquise. Pour
lui le monde n'est pas fragmenté
Conséquences de l'expérience du miroir sur le développement de la personnalité
Un rôle structurant (l'enfant accède à une prise de conscience de l'unité individuelle).
Mise en place du processus affectif d'identification (en s'appropriant sa propre image il met en place un « JE » idéal qui servira de
fondement à toutes les autres identifications).
Mise en place de la fonction narcissique. (L'enfant intègre et accepte dans sa totalité l'image de son corps ce qui est fondamental pour
la constitution d'un moi équilibré sinon le moi est morcelé ce qui conduit à la schizophrénie)

Selon le DSM IV, il existe 10 troubles de la personnalité


 "La personnalité paranoïaque" est caractérisée par une méfiance soupçonneuse envers les autres dont les intentions sont
interprétées comme systématiquement malveillantes. (manque de confiance)
 "La personnalité schizoïde" est caractérisée par un détachement des relations sociales et une "froideur émotionnelle"(seule
sans vrais amis)
 "La personnalité schizotypique" est caractérisée par des distorsions en termes de connaissances et perceptions et des
conduites excentriques (monde imaginaire)
 "La personnalité antisociale" est caractérisée par un mépris et une transgression des droits d'autrui et l'exploitation sans
vergogne des autres." (Psychopathie)
 "La personnalité borderline" ou "état limite" est caractérisée par un problème de gestion des émotions, une impulsivité,
problèmes relationnels, image de soi instable conduisant fréquemment à des conduites autodestructrices. ("sur-émotif')
 "La personnalité histrionique" est caractérisée par une quête permanente d'attention. ("remarquez-moi")
 "La personnalité narcissique" est caractérisée par un sentiment de supériorité par rapport aux autres, un besoin d'être admiré
et un manque d'empathie." (S'aime lui-même)
 "La personnalité évitant" (personnalité phobique ou phobie sociale) est caractérisée par une inhibition sociale, par des
sentiments de ne pas être à la hauteur et une hypersensibilité au jugement négatif d'autrui." (pas à la hauteur)
 "La personnalité dépendante" est caractérisée par un comportement soumis lié à un besoin excessif d'être pris en charge. (Pas
réellement autonome)
 "La personnalité obsessionnelle-compulsive" est caractérisée par une préoccupation par l'ordre, la perfection et le contrôle.
(Prisonnière de comportements)
Théories portant sur le développement de la personne et ses approches psychologiques.
La psychologie du développement apparaît donc comme un domaine de recherches, dont l'objectif principal est de décrire et d'expliquer
scientifiquement les changements qui se produisent dans l'évolution des comportements tout au long de la vie, depuis la conception
jusqu'à la fin de la vie. Ainsi, la psychologie du développement étudie aussi bien l'évolution des processus et des comportements que
leur involution. Une théorie est un ensemble d'éléments, de connaissances organisées afin de donner une signification aux faits et
d'orienter la recherche. L'ensemble de ces données sont organisées dans le but d'expliquer le comportement (sa raison d'être) puis
utiliser ces données pour poursuivre la recherche.
a) Sigmund Freud et la théorie du développement psychanalytique

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Premier à proposer une théorie du développement de la personne, sa théorie va servir de fondement à celles élaborées par d'autres
théoriciens ultérieurement. Selon Freud,deux forces biologiques internes déterminent l'évolution psychologique de l'enfant : les pulsions
sexuelles et les pulsions d'agression. Le comportement de l'enfant est motivé par la recherche de plaisir en évitant la douleur par ces
forces. Le développement consiste donc à chercher un équilibre entre les plaisirs du monde et la domination de la honte et de la culpabilité.
Au terme de son développement, l'adulte doit avoir une forte conscience qui lui permet d'éprouver du plaisir tout en procédant à une
évaluation objective de la réalité.
STADES DE DÉVELOPPEMENT SELON FREUD

b) Erik Erikson et le développement psychosocial


Après Freud, Erikson est le théoricien de la psychanalyse dont l'influence a le plus marqué l'étude du développement psychosocial.Il
pense comme Freud mais avec certaines différences;il rejette l'importance centrale de la pulsion sexuelle. Il pense plutôt que l'individu
est à la recherche d'IDENTITÉ. Erikson croit que les premières années de la vie sont d'importance cruciale mais, contrairement à Freud
qui croit que le développement se termine à l'adolescence,selon lui, il se poursuit durant toute la vie. Toujours selon Erikson, ce que l'on
s'attend que l'enfant accomplisse à chaque stade est bien plus important que la maturation (donc, ce que l'on exige de lui afin de respecter
les normes sociales). Être propre à l'âge de 2 ans, commencer l'école à l'âge préscolaire et la recherche de l'intimité dans une relation
amoureuse sont des tâches à accomplir par l'enfant. D'après Erikson, le développement se fait en traversant 8 stades et chacun
représente un dilemme imposé par la société. Selon l'expérience vécue à chaque stade, les questions non résolues sont traînées comme
des boulets, ce qui rend difficile la résolution du prochain dilemme. Par exemple, il fait partie des tâches du nourrisson (1 mois à 1 an)
de développer une relation de confiance avec sa mère puis avec son père. S'il développe plutôt de la méfiance, il entreprend le prochain
stade avec difficulté. Il risque alors de développer un sentiment de honte ou de doute au lieu d'autonomie.
Stades selon Erikson
 Confiance vs méfiance (0-18 mois)
 Autonomie vs honte et doute (18 mois-3 ans)
 Initiative vs culpabilité (3-6 ans)
 Travail vs infériorité (6-12 ans)
 Identité vs confusion ou diffusion des rôles (12-20 ans)
 Intimité vs isolation (20-45 ans)
 Générativité vs stagnation (45-65 ans)
 Intégrité vs désespoir (65-...)
c) Jean Piaget et le développement cognitif
La théorie de Jean Piaget vise le développement cognitif et moral. Elle repose sur le fait que la vision du monde de l'enfant dépend de
son degré de maturité et de son âge. Ses expériences enrichissantes lui permettent de penser et de mûrir naturellement. Il intègre les
expériences nouvelles (assimilation) et les utilise pour traiter les nouvelles expériences (accommodation). Il a conclu que les enfants font
tous les mêmes découvertes sur le monde, font tous les mêmes erreurs et arrivent aux mêmes conclusions :
Selon Piaget, le développement cognitif se fait en passant par des stades principaux, caractérisés par différentes étapes. Par exemple,
à la naissance, le répertoire d'actions est limité à des fonctions telles que goûter, regarder, écouter, toucher. Puis, l'enfant finira par créer
des catégories d'objet, apprendre des mots, compter et comparer des objets. Finalement, il pourra faire de l'analyse et prendre des
décisions qui demandent de la réflexion.

Stades de développement cognitif selon Piaget


Stade sensorimoteur (de la naissance à 2 ans)
C'est la découverte du monde par les sens et les activités motrices (les mouvements).
Exercice des réflexes (de la naissance à 1 mois)
Toutes les actions sont gérées par des réflexes. Ces réflexes stimulent les sens (tels l'ouie et le toucher) et entraînent ensuite des
mouvements volontaires.

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Réactions circulaires primaires (1- 4 mois)
Il reproduit les actions exécutées par réflexes car elles lui ont procuré du plaisir.
Par exemple, le réflexe de préhension lui permet de saisir un hochet par hasard et le secoue pour la même raison. Par plaisir d'entendre
le bruit du hochet et de l'agiter, il continue volontairement le mouvement.
Réactions circulaires secondaires (4-8 mois)
Il commence à établir des liens en prenant de plus en plus conscience du monde qui l'entoure. Il cherche des yeux l'objet qu'il ne voit
plus, mais aussitôt, il pense qu'il n'existe plus. Il s'excite à la vue du biberon.
Coordination des schèmes secondaires (8 - 12 mois)
Schème de la permanence de l'objet; maintenant, il sait que ce n'est pas parce qu'il ne le voit plus qu'il n'existe plus.
Réactions circulaires tertiaires (12-18 mois)
Âge de la curiosité, il aime explorer et expérimenter et ceci joue un rôle d'importance primordiale dans son développement.
Combinaisons mentales (18 - 24 mois)
Développement important du langage et peut s'imaginer l'objet qu'il ne voit pas.

Stade préopératoire (de 2 à 7 ans)


L'enfant se sert des mots comme de symboles Le sens logique n'est pas encore très développé. De 2 à 4 ans-Égocentrique, il est
incapable de voir le point de vue de l'autre personne. De 4 à 7 ans-Le stade de l'intelligence intuitive lui permet de tirer des conclusions
par rapport à un autre fait. Il pense que s'il tombe et se casse le bras, c'est qu'il avait désobéi à ses parents quelques heures avant. Il
fait des conclusions irrationnelles, qui souvent proviennent de la pensée magique.Il pense que les événements ont lieu parce qu'il les a
souhaité ou les a imaginés. Cette façon de penser peut provoquer des sentiments de culpabilité.

Stade des opérations concrètes (de 7 à 11 ans)


Il comprend de façon plus juste les liens cause à effet (ceci est arrivé parce que...). Il acquiert le principe de la conservation de la matière.
Stade des opérations formelles (de 11 ans à l'âge adulte)
Les capacités intellectuelles atteignant pleine maturité, l'adolescent pense de façon abstraite et comprend notions ou principes.
Approche Piagétienne du développement moral.
Piaget remarqua que le développement moral de l'enfant est influencé par son milieu et par son degré de développement cognitif. Au
premier stade du développement moral (moralité hétéronome), l'enfant obéit aux règles établies par les personnes qui ont l'autorité
(parents, enseignants, policiers). Puis, lorsque la personne atteint la maturité autonome, ses jugements s'appuient sur le respect des
règlements et sûr la considération pour l'autre (moralité autonome).
d) Lawrence Kolberg et le développement moral
La théorie de Kolberg traite précisément des choix moraux et sa théorie est fondée sur celle de
Piaget.Selon lui, le développement moral se divise en 3 stades :
Stade pré conventionnel (4-7 ans) : L'enfant prend ses décisions selon ce qui plaira aux autres et lui évitera d'être puni.
Stade conventionnel (7-11 ans) : La conscience occupe une place de plus en plus importante et l'enfant sait qu'il doit respecter les
règles pour plaire et être gentil.
Stade post conventionnel (à partir de l'âge de 12 ans) :Il a assimilé un certain nombre de normes éthiques et ses décisions sont
fondées sur celles-ci.
Selon Kolberg, la plupart des gens n'atteignent jamais l'étape la plus élevée du développement moral (le stade postconventionnel).

DESCRIPTION DES BESOINS DE LA PERSONNE EN TENANT COMPTE DE LA THEORIE DE MASLOW ET DE HENDERSON.


a) Abraham Maslow
Psychologue célèbre demeurant une référence pour le monde entier, Abraham Maslow élabora une théorie qui classe les besoins
fondamentaux (de base) de la personne en cinq niveaux selon un modèle hiérarchique (en ordre d'importance). Selon Maslow, les
besoins d'un niveau doivent être comblés avant de pouvoir passer au prochain niveau.

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Le premier niveau de besoins, à la base de la pyramide, comprend les besoins physiologiques (respirer, boire, manger et éliminer les
déchets).
Le second niveau de la pyramide a trait au besoin de protection et de sécurité (physique et psychologique).
Le troisième niveau concerne le besoin d'amour et d'appartenance. Il comprend l'amitié, les relations sociales et l'intimité.
Le quatrième niveau englobe le besoin d'être estimé et l'estime de soi, impliquant la confiance en soi, le sentiment d'utilité, le souci
d'acquérir une réelle compétence et valeur personnelle.
Le cinquième niveau, qui est le sommet de la pyramide, constitue le besoin de se réaliser. Cee signifie que la personne est capable de
résoudre des problèmes et envisager des défis.
La théorie de Maslow tient une place particulièrement importante lorsque vient le moment de planifier les soins à la personne afin d'établir
les priorités.
b) Virginia Henderson
Virginia Henderson était une infirmière américaine à l'origine du modèle des quatorze besoins fondamentaux. Elle définit les soins
infirmiers en partie comme suit : « Les soins infirmiers consistent principalement à assister l'individu, malade ou bien portant, dans
l'accomplissement des actes qui contribuent au maintien de la santé (ou à une mort paisible) et qu'il accomplirait par lui-même s'il avait
assez de forces, de volonté ou de savoir ». Sa définition des soins infirmiers s'applique à toutes les personnes et à tous les milieux, soit
à l'hôpital, à l'école, à domicile, dans les usines et dans les prisons.
Le modèle de Virginia Henderson classe également les besoins fondamentaux de la personne des priorités. Comme Maslow, selon sa
théorie, un besoin ne peut être atteint que si les besoins avant sont déjà satisfaits. Les besoins primaires sont vitaux (indispensables à
la survie), soit biologiques et physiques. Les besoins secondaires sont d'ordre psychologique, social, spirituel et leur satisfaction n'est
pas indispensable.
Quatorze besoins fondamentaux selon Virginia Henderson
1. Respirer (incluant la capacité d'éliminer les déchets gazeux).
2. Boire et manger (impliquant la capacité de mâcher et de déglutir, d'avoir faim et absorber suffisamment de nutriments pour
produire l'énergie nécessaire à son activité).
3. Éliminer(incluant la capacité d'éliminer l'urine, les matières fécales et la sueur).
4. Se mouvoir, conserver une bonne posture et maintenir une circulation sanguine adéquate.
5. Dormir et se reposer.
6. Se vêtir et se dévêtir (incluant la capacité d'une personne de se procurer des vêtements).
7. Maintenir la température corporelle dans les limites de la normale (incluant la capacité de s'adapter à son environnement et à
reconnaître ses limites).
8. Être propre, soigné et protéger ses téguments.
9. Éviter les dangers (incluant l'aspect physique et mental).
10. Communiquer avec ses semblables.
11. Agir selon ses croyances et ses valeurs.
12. S'occuper en vue de se réaliser (impliquant la capacité de prendre part à des activités ludiques ou créatrices et à des loisirs
contribuant à une autoréalisation et l'estime de soi).
13. Se divertir (incluant la capacité de se détendre et de se cultiver ainsi que d'éprouver une satisfaction personnelle face aux
activités).
14. Apprendre.

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