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Cours Partie 2 Elect

Le document présente l'organisation d'un cours sur l'électrostatique et la magnétostatique, détaillant les chapitres et les concepts clés tels que la loi de Coulomb, le champ électrique et les propriétés des charges. Il aborde également les méthodes d'électrisation, la distinction entre conducteurs et isolants, ainsi que les distributions de charges. Enfin, il explique les forces électrostatiques et leur représentation vectorielle.

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Cours Partie 2 Elect

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Organisation du cours

 Chapitre 0 : Rappelsur les outils  Chapitre 2 : Magnétostatique


mathématiques pour la physique dans le vide
• Calcul vectoriel
• Systèmes de coordonnées • Distributions de courants électriques
• Opérateurs différentiels • Loi de Biot et Savart
• Intégrales vectorielles • Théorème d’Ampère
• Angle solide • Force de Lorentz et force de Laplace
• Energie magnétostatique
 Chapitre 1 : Electrostatique dans le vide
Chapitre 3 : Phénomènes d’induction
• Charges électriques et distribution de charges magnétique
• Loi de Coulomb • Mise en évidence expérimentale de l’induction
• Champs électrostatiques dans le vide • Force électromagnétique induite et courant
• Potentiel électrostatique dans le vide induit
• Théorème de Gauss • Notion d’inductance
• Dipôle électrostatique • Energie électromagnétique
• Conducteurs à l’équilibre
Condensateurs
• Energie électrostatique YOUSSEF LACHTIOUI 1
ELECTROSTATIQUE
II.3.1 – Extension aux systèmes de charges
Chapitre 1 – Loi de Coulomb et champ ponctuelles
électrique
II.3.2 – Extension aux distributions continues
I – Généralités de charges
I.1 – Electrisation III – Champ électrique
I.2 – Conducteurs et isolants III.1 – Définition
I.3 – Propriétés des charges électriques III.2 – Champ créé par une charge ponctuelle
I.4 – Distribution continue de charges – III.3 – Champ créé par plusieurs charges
Densité de charges ponctuelles
II – Loi de Coulomb III.4 – Lignes et tubes de champ électrique
II.1 – Enoncé III.5 – Champ créé par une distribution
II.2 – Représentation vectorielle continue de charges
II.3 – Application
YOUSSEF LACHTIOUI 2
Electrostatique
Electro électrique charges

électriques

Statique ne bouge pas

L’électrostatique parle des charges

électriques immobiles

Définition : Électrostatique est l’étude des


interactions électriques des particules
chargées immobiles.

YOUSSEF LACHTIOUI 3
I – Généralités
I.1 – Electrisation
Le phénomène d’électrisation a été découvert lorsqu’on a constaté qu’un bâton
d’ébonite (caoutchouc durci) frotté avec un tissu de laine attire des corps légers.
L’électrisation d’un corps se traduit par l’apparition d’une quantité d’électricité
ou charges électriques sur celui-ci.
Ce phénomène peut être créé soit
1 – Par contact : en mettant en contact un corps chargé avec un corps
initialement neutre.
2 – Par influence : un corps A neutre placé au voisinage d’un corps B chargé
s’électrise. Si on éloigne le corps B (influençant) le corps A (influencé)
revient à l’état neutre.
3 – Par sources d’électricité : en branchant un corps neutre à une batterie, une
pile, une dynamo, etc.
YOUSSEF LACHTIOUI 4
Exemple 1 : Exemple 2 :
Prenons une boule métallique et On approche une tige en verre frottée avec un
suspendons-la par un fil. Ensuite, on tissu en laine de petits morceaux de papier. Ces
approche une tige de verre après l'avoir derniers sont alors attirés par la tige.
frottée préalablement. On remarque que
la tige attire la boule

Les frottements de la tige lui ont fait perdre des électrons. Le verre se trouve alors chargé
positivement.
En approchant la tige des morceaux de papier de charge neutre, des charges négatives se
déplacent dans le papier en face des charges positives de la tige de verre. Cette attraction entre
les deux objets de charges opposées est due à la présence des forces électrostatiques
YOUSSEF LACHTIOUI 5
I.2 – Conducteurs et isolants
Par rapport au phénomène d’électrisation, les matériaux se divisent en deux
types :
- Les isolants qui ne conduisent pas les charges électriques. C’est le cas du
verre, du bois, de l’air sec, du plastique, etc.
- Les conducteurs qui conduisent facilement les charges électriques. C’est le
cas des métaux, de l’air humide, de l’eau, du corps humain, des acides, etc.

YOUSSEF LACHTIOUI 6
I.3 – Propriétés des charges
électriques 5 – La charge électrique est quantifiée
(Millikan 1910) et ne peut varier que par
1 – Il existe deux types de charges multiples entiers d’une charge élémentaire
électriques, l’une qualifiée qe= 1,621 10-19 Coulomb.
positive, l’autre négative. Les
charges de même signe se Alors la charge d’un système s’écrit :
repoussent alors que les charges de  Q = ±n qe (n entier positif).
signe contraire s’attirent.  La charge de l’électron q = - qe.
2 – La charge électrique d’un  La charge du proton q = + qe.
système est égale à la somme
algébrique des charges
élémentaires qui le constituent. L’unité de la charge électrique dans le système
3 – Un corps neutre (non chargé) international (SI) ou MKSA est le Coulomb
contient des charges de signes (C).
contraires en quantités égales. 6 – La charge électrique d’un système est
invariante (sa valeur ne dépend pas du repère
4 – La charge électrique totale dans lequel on la mesure).
d’un système isolé est constante.
YOUSSEF LACHTIOUI 7
I.4– Distribution continue de charges – Densité de charges
La charge électrique Q d’un corps est la somme algébrique de ses charges élémentaires qi
𝑁

𝑄= 𝑞𝑖
𝑖=1
En général N est un nombre très grand, ce qui permet de considérer des valeurs moyennes
et des distributions continues de charges.
I.4.1– Distribution volumique
La charge Q est répartie dans un volume V et par conséquent un volume élémentaire dv contient
une quantité élémentaire de charges dq.
La densité volumique de charge est définie par:

𝛥𝑞 𝑑𝑞
𝜌(𝑀) = lim = (C/m3)
𝛥𝑣→0 𝛥𝑣 𝑑𝑣

La charge totale du volume est obtenue par:


YOUSSEF LACHTIOUI
𝑄= 𝑉
𝜌(𝑀)𝑑𝑣 8
I.4.2 – Distribution surfacique
La charge Q est répartie sur une surface S et par conséquent une surface élémentaire ds contient
une quantité élémentaire de charges dq.
La densité surfacique de charge est définie par

𝛥𝑞 𝑑𝑞
𝜎(𝑀) = lim = (C/m2)
𝛥𝑠→0 𝛥𝑠 𝑑𝑠

La charge totale de la surface est obtenue par


𝑄= 𝜎(𝑀)𝑑𝑠
I.4.3– Distribution linéaire (linéique) 𝑆
La charge Q est répartie sur une courbe linéaire L et par conséquent une longueur élémentaire dl
contient une quantité élémentaire de charges dq.
La densité linéaire de charge est définie par
𝛥𝑞 𝑑𝑞
𝜆(𝑀) = lim = (C/m)
𝛥𝑙→0 𝛥𝑙 𝑑𝑙
La charge totale de la longueur est obtenue par
YOUSSEF LACHTIOUI
𝑄= 𝐿
𝜆(𝑀)𝑑𝑙 9
II – Loi de Coulomb
II.1 – Enoncé
Deux charges ponctuelles q1 et q2 au repos exercent l’une sur l’autre une force dirigée
suivant la droite qui les joint, proportionnelle à chacune des deux charges, et inversement
proportionnelle au carré de leur distance r.

𝑞1 𝑞2
𝐹= 𝑘 2 (k est une constante)
𝑟
Unités (SI) :
• F en Newton (N),
• q1 et q2 en Coulomb (C), r en mètre (m),
1
• 𝑘= = 9 109 Nm2/C2(cas du vide), 𝜀0 = 8,85 10-12 C2/Nm2(permittivité absolue
4𝜋𝜀0
du vide).
 si q1q2 > 0, F est une force de répulsion (F>0).

 si q1q2 < 0, F est une force d’attraction (F<0).


YOUSSEF LACHTIOUI 10
II.2 – Représentation vectorielle
Pour représenter la force de Coulomb entre deux charges q1 et q2 placées en M1 et M2, on
considère un vecteur unitaire colinéaire avec la droite M1M2. Par exemple, sur la figure ci-
dessous, on représente les directions des forces exercées entre deux charges positives.

On choisit un vecteur unitaire dirigé de M1 à M2


𝑀1 𝑀2 𝑟12
𝑢12 = = et 𝑢21 = −𝑢12 .
𝑀1 𝑀2 𝑟12

 L’expression de la force exercée par q1 sur q2 est


𝑞1 𝑞2 𝑢12 𝑞1 𝑞2 𝑟12
𝐹12 = 2 = 3 .
4𝜋𝜀0 𝑟12 4𝜋𝜀0 𝑟12

• L’expression de la force exercée par q2 sur q1 est  Alors 𝑭𝟏𝟐 + 𝑭𝟐𝟏 = 𝟎 ce qui
𝑞1 𝑞2 𝑢21 𝑞1 𝑞2 𝑟21
𝐹21 = 2 = 3 .
vérifie le principe de l’action et la
4𝜋𝜀0 𝑟21 4𝜋𝜀0 𝑟21
YOUSSEF LACHTIOUI réaction de la force de Coulomb.
11
 Si q1q2 > 0 alors𝐹12 est dirigée de M1 vers M2 (force de répulsion).
 Si q1q2 < 0 alors𝐹12 est dirigée de M2 vers M1 (force d’attraction).

YOUSSEF LACHTIOUI 12
II.3 – Application

La loi de Coulomb est utilisée, uniquement, pour calculer l’interaction entre


deux charges. Pour généraliser cette loi à un système de plusieurs charges
ponctuelles, on applique le principe de superposition. Par conséquent, la force
qui agit sur une charge quelconque de ce système est la somme vectorielle
des forces que chaque charge prise séparément exercerait sur cette charge.

YOUSSEF LACHTIOUI 13
II.3.1 – Extension aux systèmes de charges ponctuelles
Soient trois charges ponctuelles (q1>0), (q2<0) et (q<0) placées respectivement en M1, M2
et M, figure ci-dessous. Cherchons la force exercée sur la charge q (supposée passive) par
les deux autres.
En choisissant
𝑀𝑖 𝑀 𝑟𝑖
𝑢𝑖 = = , alors
𝑀𝑖 𝑀 𝑟𝑖

• La force exercée par q1 sur q est


𝑞1 𝑞 𝑢1 𝑞1 𝑞 𝑟1
𝐹1 = = .
4𝜋𝜀0 𝑟12 4𝜋𝜀0 𝑟13

• La force exercée par q2 sur q est


𝑞2 𝑞 𝑢2 𝑞2 𝑞 𝑟2
𝐹2 = = .
4𝜋𝜀0 𝑟22 4𝜋𝜀0 𝑟23
Les charges q1 et q2 exercent sur la charge q la force résultante
𝑞 𝑞1 𝑟1 𝑞2 𝑟2
𝐹(𝑀) = 𝐹1 + 𝐹2 = 3 + 3
YOUSSEF LACHTIOUI
4𝜋𝜀0 𝑟1 𝑟2 14
D’une façon générale, la résultante de
la force exercée par les qi charges
ponctuelles (i=1, 2, …) placées aux
points Mi sur la charge q placée en M
est donnée par l’expression:

𝑞 𝑞𝑖 𝑢𝑖 𝑞 𝑞𝑖 𝑟𝑖
𝐹(𝑀) = 2 = 4𝜋𝜀
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖 0 𝑟𝑖3
𝑖 𝑖

YOUSSEF LACHTIOUI 15
II.3.2 – Extension aux distributions continues de charges
• Pour déterminer la force exercée par un volume V chargé,
figure ci-dessous, avec une densité de charge 𝜌 sur une
charge q placée au point M, on divise le volume en éléments
égaux dv.
• Un volume élémentaire au point P contient une charge
élémentaire dq=𝜌(𝑃)dv. Cette charge dq crée une force
élémentaire 𝑑𝐹𝑃𝑀 sur la charge au point M dv

1 𝑞. 𝑑𝑞 𝑃𝑀
𝑑𝐹𝑃𝑀 = 2
𝑢𝑃𝑀 avec 𝑢𝑃𝑀 =
4𝜋𝜀0 𝑃𝑀 𝑃𝑀

On applique alors, le principe de superposition pour calculer la


force résultante 𝐹(𝑀) exercée sur la charge au point M par tous
les points P du volume V.

𝑞 𝜌(𝑃)𝑑𝑣
𝐹(𝑀) = 𝑢
𝑉 𝑃𝑀 2 𝑃𝑀
4𝜋𝜀0 YOUSSEF LACHTIOUI 16
Dans le cas d’une surface S chargée, figure ci-contre, avec une densité de
charges 𝜎(𝑃), la charge élémentaire dq=𝜎(𝑃)ds et la force résultante 𝐹(𝑀) aura
pour expression
𝑞 𝜎(𝑃)𝑑𝑠
𝐹(𝑀) = 𝑆 2 𝑢𝑃𝑀
4𝜋𝜀0 𝑃𝑀

ds

Dans le cas d’une longueur linéaire L chargée, figure ci-contre,


𝑑𝐹𝑃𝑀
avec une densité de charges 𝜆(𝑃) , la charge élémentaire
dq=𝜆(𝑃)dl et la force résultante 𝐹(𝑀) aura pour expression M(q)

𝑞 𝜆(𝑃)𝑑𝑙
𝐹(𝑀) = 2
𝑢𝑃𝑀
4𝜋𝜀0 𝐿 𝑃𝑀 dq
P
L
dl
YOUSSEF LACHTIOUI 17
III – Champ électrique
III.1 – Définition
Considérons, dans un espace, un système de charges ponctuelles actives q1, q2, …, qn
et plaçons une charge passive q en un point M (q est suffisamment faible afin de négliger ses
effets). La force de Coulomb totale exercée sur q est donnée par
𝑞 𝑞𝑖 𝑢𝑖
𝐹(𝑀) =
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖2
𝑖
En divisant 𝐹(𝑀) par q, on obtient une expression vectorielle qui ne dépend pas de la
charge q subissant la force, mais uniquement des charges qui la créent.
𝐹(𝑀) 1 𝑞𝑖 𝑢𝑖
=
𝑞 4𝜋𝜀0 𝑟𝑖2
𝑖
Cette quantité est appelée vecteur champ électrostatique et notée
1 𝑞𝑖 𝑢𝑖
𝐸(𝑀) =
𝑟𝑖2
4𝜋𝜀0YOUSSEF LACHTIOUI 18
𝑖
Le champ 𝐸(𝑀) traduit la modification des propriétés électriques de l’espace par l’action
des charges qi (sont les sources du champ électrique).
Unité (S.I) : (N/C) ou (V/m).

Remarques :
𝐹(𝑀)
1- Le champ 𝐸(𝑀) = est une grandeur vectorielle ayant la direction de𝐹(𝑀), le sens
𝑞
𝐹(𝑀)
de 𝐹(𝑀) si q>0, le sens opposé si q<0 et pour intensité 𝐸(𝑀) = .
𝑞

𝐹(𝑀) 𝐹𝑖
2 - 𝐸(𝑀) = = = 𝐸𝑖 est une grandeur vectorielle qui vérifie le principe
𝑞 𝑖 𝑞 𝑖
de superposition.

YOUSSEF LACHTIOUI 19
III.2 – Champ créé par une charge ponctuelle
Une charge ponctuelle q crée, en un point M de l’espace à la distance r de la charge, le
champ électrique
𝑞 𝑢 𝑞 𝑟 𝑂𝑀
𝐸(𝑀) = = avec 𝑢=
4𝜋𝜀0 𝑟 2 4𝜋𝜀0 𝑟 3 𝑂𝑀
𝑞 1
𝐸(𝑀) =
4𝜋𝜀0 𝑟 2

1 – Le champ n’est pas défini sur la charge q,


si 𝑟 → 0 ⇒ 𝐸(𝑀) → +∞.
2 – Le champ est radial : la direction de 𝐸(𝑀) passe par le point
où se trouve la charge q qui le crée.
3 – Le champ est à symétrie sphérique : le module de 𝐸(𝑀) est
le même à égale distance de la charge q.
4 – Le sens du champ est celui de (𝑞. 𝑟).

YOUSSEF LACHTIOUI 20

E 
E

r
(+q) r
(-q)

Le champ diverge de q Le champ converge vers q


pour une charge positive pour une charge négative

YOUSSEF LACHTIOUI 21
III.3 – Champ créé par plusieurs charges ponctuelles
Dans un espace, où il y a n charges ponctuelles actives q1, q2, …, qn, le champ
électrique créé en un point M est donné par
𝑛
1 𝑞𝑖 𝑟𝑖
𝐸(𝑀) =
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖3
𝑖=1
Le champ n’est pas défini sur les charges qi, si 𝑟𝑖 → 0 ⇒ 𝐸(𝑀) → +∞

Dans le cas de deux charges, l’une positive (+q) et l’autre négative (-q), la représentation du
champ électrique résultant est donnée par les courbes ci-dessous.

YOUSSEF LACHTIOUI 22
III.4 – Lignes et tubes de champ électrique

1 – Les lignes de champ (ou lignes de force) sont définies par les courbes tangentes en chacun
de leurs points au champ électrique, orientées dans le sens de 𝐸(𝑀), figure ci-dessous.

YOUSSEF LACHTIOUI 23
2 – Un tube de champ (ou tube de force) est défini par la surface formée par l’ensemble des
lignes de champ qui s’appuient sur un contour fermé, figure ci-dessous.

Lignes de
champ
Contour fermé

Dans le cas d’un champ uniforme 𝐸(𝑀) = 𝐶𝑡𝑒, les lignes de champ sont des
droites parallèles et le tube de champ est un cylindre, figure ci-dessous.

YOUSSEF LACHTIOUI 24
III.5 – Champ créé par une distribution continue de charges

III.5.1 – Distribution volumique de charges


1 𝜌 𝑃 𝑑𝑣
𝐸 𝑀 = 2
𝑢𝑃𝑀
4𝜋𝜀0 𝑉 𝑃𝑀
dv
𝑃𝑀
avec 𝑢𝑃𝑀 =
𝑃𝑀

III.5.2 – Distribution surfacique


1 𝜎 𝑃 𝑑𝑠
𝐸 𝑀 = 𝑢
𝑆 𝑃𝑀 2 𝑃𝑀 ds
4𝜋𝜀0
𝑃𝑀
avec 𝑢𝑃𝑀 =
𝑃𝑀
III.5.3 – Distribution linéaire
1 𝜆(𝑃)𝑑𝑙
𝐸(𝑀) = 2 𝑢𝑃𝑀
4𝜋𝜀0 𝑃𝑀
𝐿
𝑃𝑀 dl
avec 𝑢𝑃𝑀 = YOUSSEF LACHTIOUI 25
𝑃𝑀
Champ uniforme
Un champ uniforme est une région de l’espace où le vecteur champ reste constant en
tous points de cette région.

 Le calcul du champ crée par une distribution de dimensions non infinitésimale devra
passer par une phase d’intégration (souvent délicate).
 Pour simplifier le calcul, il faut chercher des éléments de symétrie de la distribution de
YOUSSEF LACHTIOUI 26
charge .
YOUSSEF LACHTIOUI 27
YOUSSEF LACHTIOUI 28
YOUSSEF LACHTIOUI 29
YOUSSEF LACHTIOUI 30
YOUSSEF LACHTIOUI 31
YOUSSEF LACHTIOUI 32
YOUSSEF LACHTIOUI 33
+ -

YOUSSEF LACHTIOUI 34
YOUSSEF LACHTIOUI 35
YOUSSEF LACHTIOUI 36
YOUSSEF LACHTIOUI 37
YOUSSEF LACHTIOUI 38
YOUSSEF LACHTIOUI 39
YOUSSEF LACHTIOUI 40
YOUSSEF LACHTIOUI 41
Chapitre 2

Théorème de Gauss
I – Flux de champ électrique
Le théorème de Gauss est basé sur le calcul du flux du
champ électrique à travers une surface fermée. Dans ce
paragraphe, on va calculer le flux à travers différentes
surfaces.

YOUSSEF LACHTIOUI 42
I.1 – Flux à travers une surface quelconque
Le flux élémentaire du champ électrique 𝐸 à travers une surface S, figure
ci-dessous, est donné par (Chapitre 0 II.3)
𝐝𝚽 = 𝑬. 𝐝𝒔
avec 𝑑 𝑠 = 𝑑𝑠. 𝑛 est le vecteur élément de surface orienté par la normale 𝒏
à la surface (de l’intérieur vers l’extérieur de S) élémentaire ds.

YOUSSEF LACHTIOUI 43
En un point M de cette surface à la distance r de la charge q, le champ a pour
expression.
 q 
E(M) u
4  0 r 2

𝑂𝑀
r=OM et 𝑢 =
𝑂𝑀
Le flux élémentaire est


q u .ds  q cos.ds
d  
4  0 r 2 4  0 r 2

avec 𝛼 = 𝐸(𝑀), 𝑑 𝑠 l’angle entre 𝐸 et 𝑑 𝑠au point M.


YOUSSEF LACHTIOUI 44
Or l’angle solide (Chapitre 0 III.2) en Stéradian (Sr) sous lequel on voit
l’élément de surface ds est donné par
 
d  u.d2s  cos2.ds
r r
d’où l’expression du flux en fonction de l’angle solide

q
d  d
4  0
Finalement, le flux total de 𝐸 à travers la surface S est exprimé par

q q
 S d  4 
4  0 0
avec 𝛺est l’angle total sous lequel on voit toute la surface S à partir du point O où se trouve
la charge q. YOUSSEF LACHTIOUI 45
I.2 – Flux à travers une sphère centrée sur une charge ponctuelle
Le flux élémentaire, à travers la surface sphérique fermée S (figure ci-dessous), du champ
électrique 𝐸 créé par une charge ponctuelle q, est donné en fonction de l’angle solide
élémentaire par
q
d  d
4  0
En tout point M de la surface de la sphère S de rayon r,
le champ électrique est colinéaire à la normale à cette
surface.
Alors, l’angle solide élémentaire est égal

 
d  2  2
u .ds ds
r r
YOUSSEF LACHTIOUI 46
L’angle solide 𝛺 sous lequel, on voit toute la surface de la sphère fermée à partir de la
charge q est déterminé par:
 2
   ds2  sind  d cos 0  02 4
sphère r 0 0

avec dsr sindd


2 l’élément de surface exprimé dans
le système de coordonnée sphérique.

Finalement, le flux total de 𝐸 à travers la surface sphérique fermée S est


q q q
 sphèred  4 
4  0 0 0
On constate que le flux du champ électrique 𝑬 est indépendant du rayon de la sphère.
C’est une propriété intéressante, car elle permet de choisir une surface appropriée qui
facilite le calcul du flux de 𝑬.
YOUSSEF LACHTIOUI 47
I.3 – Flux à travers une surface fermée quelconque

I.3.1 – Charge à l’intérieur de la surface


Le calcul du flux du champ électrique𝐸 créé par une charge ponctuelle q placée à
l’intérieur d’une surface fermée S, figure ci-dessous, donne

q q q
 espaced  4 4 
4  0 0 0

Comparé au résultat trouvé précédemment, on


remarque que le flux de 𝑬 reste constant quelque
soit la surface fermée prise sur l’angle solide.

YOUSSEF LACHTIOUI 48
I.3.2 - Charge sur la surface
Le calcul du flux du champ électrique 𝐸 créé par une charge ponctuelle q placée en un
point O d’une surface fermée S, figure ci-dessous, donne

q cos.ds q
d   d
4  0 r 2 4  0

q qq
 1 espaced  2 
4  0 2 4  0 2 0

YOUSSEF LACHTIOUI 49
I.3.3 – Charge à l’extérieur de la surface
Le calcul du flux du champ électrique𝐸 créé par une charge ponctuelle q placée à
l’extérieur d’une surface fermée S, figure ci-dessous, donne

d E 
q
cos .ds 
q
d
4  0 r 2 4  0

d  E '
q cos 'd s'  q
d '
4  0 '2 4  0
r
Or 𝑑𝛺 = −𝑑𝛺′ ce qui donne pour la somme des deux flux élémentaires
pour le même tube de champ
Alors, la somme totale des flux
d d E d E '0
à est nulle. travers toute la
YOUSSEF LACHTIOUI
surface . 50
II – Enoncé du théorème de Gauss

II.1 – Cas de charges ponctuelles


Le flux électrostatique sortant d’une surface fermée S est égal au rapport de la somme algébrique
des charges intérieures à la permittivité du vide. Ce flux est indépendant de la position de ces
charges et de l’existence de charges extérieures.

  1
   E.ds  q
S
 0
int érieur

YOUSSEF LACHTIOUI 51
II.2 – Cas de distribution continue de charges
Le flux électrostatique sortant d’une surface fermée est égal au rapport de la charge Q
(intérieure à la surface fermée S) à la permittivité du vide.
  Q
   Eds 
S
 0
Dans le cas où les charges sont réparties à l’intérieur d’un volume avec
une densité volumique𝜌, la charge est donnée par
𝑄= 𝜌𝑑𝑣
𝑉
le volume V est limité par la surface fermée S sur laquelle on calcule le
flux du champ électrique.
YOUSSEF LACHTIOUI 52
Dans le cas où les charges sont réparties sur une surface avec une densité surfacique σ, la charge
est donnée par
𝑄= 𝑆′
𝜎𝑑𝑠
la surface S' est à l'intérieur de la surface fermée S sur laquelle on calcule le flux du champ
électrique.

- Dans le cas où les charges sont réparties sur une longueur avec une densité linéaire λ, la charge
est donnée par
𝑄= 𝐿
𝜆𝑑𝑙
la longueur L est à l'intérieur de la surface fermée S sur laquelle on calcule le flux du champ
électrique.

YOUSSEF LACHTIOUI 53
YOUSSEF LACHTIOUI 54
YOUSSEF LACHTIOUI 55
𝜃

YOUSSEF LACHTIOUI 56
Théorème de Gauss
𝜃

YOUSSEF LACHTIOUI 58
YOUSSEF LACHTIOUI 59
YOUSSEF LACHTIOUI 60
YOUSSEF LACHTIOUI 61
YOUSSEF LACHTIOUI 62
YOUSSEF LACHTIOUI 63
YOUSSEF LACHTIOUI 64
YOUSSEF LACHTIOUI 65
YOUSSEF LACHTIOUI 66
YOUSSEF LACHTIOUI 67
Chapitre 3

Potentiel électrique

I – Potentiel créé par une charge ponctuelle


Le potentiel électrique est défini à partir de la circulation du champ
électrique 𝐸 le long d’une trajectoire donnée (chapitre 0 II.3).
La circulation élémentaire du champ 𝐸 suivant une courbe L , figure
ci-dessous, est donnée par l’expression


𝑑𝐶 = 𝐸. 𝑑 𝑙
Avec dl  M '
M est le vecteur déplacement élémentaire sur la courbe L
orienté de A vers B.
YOUSSEF LACHTIOUI 68
En un point M de cette courbe à la distance r de la charge q, le champ a pour
expression.

 q
E(M) 1 u
4  0 r 2

𝑂𝑀
𝑢=
𝑂𝑀

Donc la circulation est exprimée par:


𝑑𝐶 = 𝐸. 𝑑𝑙 = 𝐸. 𝑑𝑙. 𝑐𝑜𝑠 𝛼

avec 𝛼 = 𝐸, 𝑑𝑙 l’angle entre𝐸 et 𝑑𝑙


YOUSSEF LACHTIOUI 69
En utilisant l’approximation suivante
𝑑𝑙. 𝑐𝑜𝑠 𝛼 ≅ 𝑑𝑟
la circulation élémentaire peut être exprimée suivant cette expression:
q dr q  1   q 
dC  Edr   d    d   k   dV
4  0 r
2
4  0  r   0
 4 r 

avec k une constante
On définit le potentiel électrique, au point M situé à la distance r de la charge q,
par la fonction suivante à valeurs scalaires et à une constante k additive près
q
V(M) k
4  0r
1 - Unité (S.I) : Volt (V).
2 - Le potentiel électrique n’est pas défini sur la charge si 𝒓 → 𝟎 ⇒ 𝑽 → ±∞.

q
3 - Par convention, on considère 𝑽(∞) = 𝒌 = 𝟎 V(M)
et par conséquent YOUSSEF LACHTIOUI
4  0r 70
La circulation du champ le long de la courbe L est donnée par:
q r B dr q 1 1
C  AB dC   2     V A  V B
4  0 r A r 4  0  rA rB 
 
C AB E.dl V AV B
La circulation du champ électrique 𝐸 ne dépend pas du chemin suivi, mais ne
dépend que des points de départ A et d’arrivée B.

On appelle (VA-VB) la différence de potentiel (ddp) entre les points A et B.


Remarque : pour une courbe fermée (A=B), on a 𝐶 = 𝐿
𝐸. 𝑑 𝑙 = 0 et par
conséquent la circulation du champ électrique est conservative et 𝐸 dérive d’un
potentiel scalaire 𝑬(𝑴) = − 𝒈𝒓𝒂𝒅 𝑽(𝑴) (chapitre 0 II.3).
YOUSSEF LACHTIOUI 71
II – Potentiel créé par un système de charges ponctuelles
Le champ électrique créé par un système de charges ponctuelles qi en un
point M de l’espace est donné par:
 
E(M) E i
i

La circulation de ce champ 𝐸(𝑀) le long d’une trajectoire AB a pour expression:

   
C    E i dl   E i dl C i
AB i i AB i
 qi r iB d r
avec Ci est la circulation du champ E i Ci 
i

,créé par la charge qi placée au point Oi, 4  0 r iA r i2
le long de la trajectoire AB.
avec riA=OiA et riB=OiB
YOUSSEF LACHTIOUI 72
d’où la circulation totale

qi  1 1 qi qi
C        =VA-VB
i 4  0  riA riB  i 4  0 riA i 4  0 r iB

qui ne dépend que de l’état initial A et de l’état final B. On appelle la quantité


On appelle la quantité
qi
V(M) k
i 4  0 r i
le potentiel électrique au point M situé à la distance ri des charge qi. C’est une
fonction à valeurs scalaires et à une constante k additive près.
• Le potentiel électrique n’est pas défini sur les • Par convention, s’il n’y a pas de
charges à l’infini, si
r i0V 
charges ponctuelles, si
YOUSSEF LACHTIOUI
r iV()73k 0
Conséquence : Le potentiel électrique créé, par des charges qi, en
un point M de l’espace est une superposition des potentiels
électriques Vi(M) .

V(M)V i(M)
i

YOUSSEF LACHTIOUI 74
III – Surfaces équipotentielles
Les surfaces équipotentielles sont l’ensemble des points où le potentiel électrique
a partout la même valeur. Elles sont définies par l’équation (cas d’un espace à
trois dimensions)
V(M)=V(x,y,z)=V0=Cte
III.1 – Cas d’une charge ponctuelle
Le potentiel électrique V(M) créé, par une charge ponctuelle q, en un point M de l’espace à la
distance r est :
q
V(M)
4  0r
si V(M)=Cte alors r=Cte, et les surfaces
équipotentielles sont des sphères, figure
ci-dessous, de rayons constants et centrées
sur la position de la charge q (on a une
symétrie sphérique). YOUSSEF LACHTIOUI 75
Remarque : Les lignes de champ (tangentes à 𝑬(𝑴) ) sont des
trajectoires orthogonales aux surfaces équipotentielles.
III.2 – Cas de deux charges ponctuelles
Le potentiel électrique V(M) créé, par deux charges ponctuelles l’une positive
(+q) et l’autre négative (-q), en un point M de l’espace, à la distance r1 de la
charge positive et r2 de la charge négative, est :
V3
q ( q ) q 1 1
V( M )      
4  0 r1 4  0 r 2 4  0  r1
V2
r2 
V1
si V(M)=Cte alors
1 1 (+q) (-q)
    Cte
 r1 r2 
et les surfaces équipotentielles correspondantes
ont l’allure de la figure ci-dessous
YOUSSEF LACHTIOUI 76
IV – Potentiel créé par une distribution continue de charges
IV.1 – Cas de distribution volumique
V(M)
1 dq
V(M)
4  0 (v) r
r=PM avec r>0
dq

1 (P)dv
V(M) 
4  0 (v) r
P (v)

IV.2 – Cas de distribution surfacique

1 dq V(M)

V(M)
4  0 (S) r r=PM avec r>0
dq
(P)ds
V(M) 1 (S)
4  0 r (s) P

YOUSSEF LACHTIOUI 77
IV.3 – Cas de distribution linéaire
1 dq
V(M)
4  0 (L) r
V(M) r=PM avec r>0

1 (P)dl
V(M)
4  0 (L) r
P
dq
(L)

YOUSSEF LACHTIOUI 78
V – Travail de la force électrostatique
Dans une région de l’espace où il existe un champ
électrique 𝐸(𝑀) , une charge ponctuelle q est
soumise à une force électrique, figure ci-dessous,
𝑭(𝑴) = 𝒒𝑬(𝑴) A

Au cours d’un déplacement élémentaire 𝑑 𝑙 de la M

charge q le long d’une trajectoire AB, la force


𝐹(𝑀) va fournir un travail élémentaire B

𝒅𝑾 = 𝑭. 𝒅𝒍 = 𝒒𝑬. 𝒅𝒍
Le travail total en Joule (J) de la force
électrique pour la trajectoire AB (en  
utilisant les résultats de la circulation de W ABdW qAB E.dl qV AV B 
YOUSSEF LACHTIOUI 79
𝐸(𝑀)) est donné par
• Le travail de la force électrique ne dépend que de l’état initial A
et de l’état final B de la trajectoire parcourue.
 
W ABdW qAB E.dl qV AV B 

• Remarque : à partir de la relation

V AV B W
q
, on détermine l’unité de la différence de potentiel ente les points A et B.

• Le Volt est la différence de potentiel entre deux points d’un champ électrique
tel que le déplacement, par la force électrique, d’une charge de 1 Coulomb
entre ces deux points met en jeu un travail de 1 Joule.

YOUSSEF LACHTIOUI 80
VI – Equations caractéristiques du champ et du potentiel électriques
Les propriétés électrostatiques de l’espace peuvent être représentées soit
par le vecteur champ électrique 𝐸(𝑥, 𝑦, 𝑧), soit par la fonction scalaire
potentiel électrique V(x,y,z).
VI.1 – Relation entre champ et potentiel
Dans un espace à trois dimensions, où il y a un champ 𝐸(𝑀) et un potentiel
V(M), on a la relation suivante de la circulation du champ électrique
𝑑𝐶 = 𝐸. 𝑑 𝑙 = −𝑑𝑉
𝜕𝑉 𝜕𝑉 𝜕𝑉
𝑑𝑉 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦 + 𝑑𝑧 = 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑉. 𝑑 𝑙
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
On déduit alors, que le champ électrique dérive du potentiel électrique
(annexe II.2) par la relation
𝑬(𝑴) = − 𝒈𝒓𝒂𝒅 𝑽(𝑴)
YOUSSEF LACHTIOUI 81
Dans le cas où on travaille dans un système de coordonnées cartésiennes (x,y,z),
on a  V
E x   x
 V
E E y  
 y
 V
 Ez  
 z

Dans le cas où on travaille dans un système de coordonnées sphériques (𝑟, 𝜃, 𝜙),


on a
 V
 Er   Conséquence : à partir de la relation 𝐸(𝑀) = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑉(𝑀)
 r
 1 V exprimée en coordonnées cartésiennes, on déduit l’unité du
E  E  
 r  champ électrique (Volts/mètre) au lieu de
 E   1 V (Newtons/Coulomb) déduite à partir de la force électrique

 r sin  𝐸= .
𝐹
𝑞 YOUSSEF LACHTIOUI 82
VI.2 – Expression locale du théorème de Gauss
Le flux d’un champ électrique 𝐸(𝑀), créé par une charge de densité
volumique 𝜌, à travers une surface fermée (S) est exprimé par le théorème
de Gauss  
 (s) E.ds  1 (v) dv
0
Ce flux peut être réécrit, en utilisant le théorème de Green ou
d’Ostrogradski (chapitr 0 II.3), suivant l’expression
𝝋 = (𝒔) 𝑬. 𝒅𝒔 = (𝒗) 𝒅𝒊𝒗𝑬. 𝒅𝒗 où (v) est le volume limité par la
surface (S)
De ces deux relations, on déduit l’expression locale du théorème de Gauss
(ou 1ère équation de Maxwell)  (M)
divE(M)
YOUSSEF LACHTIOUI 0 83
 (M)
divE(M)
0
Si 𝝆(𝑴) ≠ 𝟎 alors 𝒅𝒊𝒗𝑬(𝑴) ≠ 𝟎 et le flux électrique n’est pas conservatif.
Si 𝝆(𝑴) = 𝟎 alors 𝒅𝒊𝒗𝑬(𝑴) = 𝟎 et le flux électrique est conservatif (flux de
𝐸(𝑀) à travers une surface fermée est nul).

Conséquence : Le calcul de la divergence de 𝐸(𝑀), en un point de l’espace


(annexe II.2), nous renseigne sur la présence ou non de charges électriques
(sources de champ) en ce point.

YOUSSEF LACHTIOUI 84
VI.3 – Rotationnel du champ électrique
La circulation du champ électrique 𝐸(𝑀), le long d’une trajectoire (L) fermée est nulle
𝑪= 𝑬. 𝒅𝒍 = 𝟎
(𝑳)

En utilisant le théorème de Stokes (chapitr 0 II.3), la relation précédente peut être réécrite
sous la forme
(𝑳)
𝑬. 𝒅𝒍 = (𝑺) 𝒓𝒐𝒕𝑬. 𝒅𝒔 = 𝟎 où (S) une surface s’appuyant sur (L)

On déduit, le rotationnel du champ électrique (ou 2ème équation de Maxwell)


𝒓𝒐𝒕 𝑬(𝑴) = 𝟎

C’est la condition nécessaire et suffisante pour que le champ 𝐸(𝑀) dérive d’un potentiel
scalaire.

Conséquence : la condition 𝒓𝒐𝒕 𝑬 = 𝟎 implique que le champ électrique 𝐸(𝑀) n’est pas un
champ tourbillonnaire (vecteur tournant). YOUSSEF LACHTIOUI 85
VI.4 – Equations de Poisson et de Laplace
En utilisant les résultats précédents, on déduit la relation suivante



divE(M)div  gradV(M) V(M)
(M)
 0
L’équation de Poisson est donnée par
(M)
V(M) 0
0
Si 𝜌(𝑀) = 0, on obtient l’équation de Laplace
𝜟𝑽(𝑴) = 𝟎
YOUSSEF LACHTIOUI 86
Chapitre 4
Conducteurs en équilibre et énergie électrique
I – Equilibre électrostatique d’un conducteur isolé et unique

I.1 – Propriétés générales d’un conducteur

1 – Dans les conducteurs (exemple les métaux), les électrons extérieurs sont peu liés aux
noyaux des atomes et peuvent se déplacer facilement entre les atomes. Ces électrons sont
des charges libres.

2 – Dans les isolants (exemple les matières plastiques), les électrons sont fortement liés aux
noyaux des atomes et ne peuvent pas se déplacer entre les atomes.

3 – Un conducteur est en équilibre électrostatique lorsque les charges libres qu’il contient
sont au repos. Il y a des mouvements de charges à cause de l’agitation thermique, mais pas
de mouvement d’ensemble.
YOUSSEF LACHTIOUI 87

4 – Sous l’effet d’un champ électrique E ext extérieur
les charges positives et négatives, figure ci-contre,
d’un conducteur se séparent. Il y’a accumulation de
charges des deux côtés du conducteur.

.2– Conducteur chargé en équilibre


Soit un conducteur isolé et neutre, figure ci-
dessous, avec
𝜌=0
𝐸=0
V=cte=V(∞)=0 (car il n’y a pas de charge

YOUSSEF LACHTIOUI 88
Supposons qu’on dépose une quantité de charges positives sur ce conducteur, elle va
se déplacer et provoquer un déplacement des autres charges. Au bout d’un certain
temps, il s’établit 
  un nouveau équilibre électrostatique.
 Donc, il n’y a plus de force
électrique F q E int 0 et par conséquent E int 0 (puisqu’on a déposé une charge 𝑞 ≠ 0sur
le conducteur) en tout point à l’intérieur du conducteur. On a aussi, d’après les résultats
précédents,  int  0div E int 0 ce qui implique que la charge posée est répartie sur la surface du
conducteur
 
Pour déterminer le potentiel du conducteur, on utilise la relation E int grad V int 0
ce qui donne V int cteV 0 ,en tout point et la surface du conducteur est une équipotentielle

YOUSSEF LACHTIOUI 89
Ces propriétés sont valables aussi pour un conducteur creux, figure ci-dessous.

YOUSSEF LACHTIOUI 90
I.3– Champ électrique au voisinage d’un conducteur chargé
Soit un conducteur chargé avec une densité de charge positive 𝜎. Pour calculer le champ
électrique, en utilisant le théorème de Gauss, au voisinage du conducteur, on choisit une
surface S fermée (figure ci-dessous) cylindrique (S=S1+S2+S3). La surface latérale S2 et la base
S3 doivent être faibles pour que le champ 𝐸 soit normal à cette base.
Le flux du champ à travers cette surface est donné par
 
   E.ds  S1 S 2 S 3
(S) 

 S 10 car le champ à l’intérieur du conducteur est E int 0
 S 20 car 𝐸 est perpendiculaire à la normale de S2
 
 S 3  E.ds   E.dsE dsE S 3
S3 S3 S3
La charge à l’intérieur de la surface S est
qint  S 3 YOUSSEF LACHTIOUI 91
Finalement, à partir de ces résultats et en appliquant le théorème de Gauss

 q int 
   E S 3 S 3
0 0

On déduit le champ électrique au voisinage d’un conducteur chargé (connu aussi sous
l’appellation Théorème de Coulomb)

E  Théorème de Coulomb)
0
C’est un champ qui ne dépend que de la densité de charge sur le conducteur, normal à
la surface de ce dernier.   
E n
0
où 𝑛 est la normale, sur la surface du conducteur, orientée de l’intérieur vers l’extérieur.92
YOUSSEF LACHTIOUI
I.4 – Pression électrostatique 
  n

A partir du champ électrique au voisinage d’un conducteur chargé E vois  0 et du champ
 
à l’intérieur E int 0 , figure ci-contre, on déduit le champ électrique sur la surface par la
relation
E vois E int 
E surf  
2 2 0
C’est un champ normal à la surface du conducteur
  
E surf  n
2 0

où 𝑛 est la normale orientée de l’intérieur vers l’extérieur du conducteur.


D’après la force de Coulomb, une charge élémentaire 𝑑𝑞 = 𝜎𝑑𝑠, sur la surface du
conducteur, sera soumise à la force électrostatique proportionnelle au champ
électrique sur la surface
YOUSSEF LACHTIOUI 93
D’après la force de Coulomb, une charge élémentaire 𝑑𝑞 = 𝜎𝑑𝑠, sur la surface du
conducteur, sera soumise à la force électrostatique proportionnelle au champ
électrique sur la surface
    
df dq.E surf E surf  n
2 0

C’est une force normale et dirigée vers l’extérieur de la surface du conducteur et de


module

df dq.    ds
2

2 0 2 0
En exprimant cette force par unité de surface, on obtient la pression
électrostatique exercée sur le conducteur

p
df
  2

ds 2 0
YOUSSEF LACHTIOUI 94
– Equilibre de plusieurs
II

conducteurs
II.1 Eléments correspondants
Soient deux conducteurs A1 chargé
positivement et A2 neutre, placés Calculons le flux du champ 𝐸 à travers la surface
suivant la figure ci-dessous. Soit un fermée S (formée par la surface du tube, la
tube de champ qui découpe dans A1 surface S3 à l’intérieur de A1 et la surface S4 à
la surface dS1 et dans A2 la surface l’intérieur de A2) et appliquons le théorème de
dS2. Supposons que dq est la charge Gauss.
de l’élément de surface dS1.
  qint
   E.ds  S  tube S 
(S) 3 4 0
 
 S 30 car le champ à l’intérieur de A1 est E int 0
 
 S 40 car le champ à l’intérieur de A2 est E int 0
 tube0 car 𝐸 est perpendiculaire à la normale du tube
YOUSSEF LACHTIOUI 95
Comme le flux totale est nul 𝜑 = 0alors on a qint 0
Or à l’intérieur de la surface S, la charge sur S1 est non nulle 𝑑𝑞 ≠ 0, ce qui impose la
présence d’une charge dq’ opposée sur la surface S4 du conducteur A2.

dq’=-dq

On déduit, finalement,
que les charges portées
par deux éléments
correspondants, dans un
tube, sont opposées.

YOUSSEF LACHTIOUI 96
III – Influence électrostatique

III.1 – Influence sur un conducteur isolé

III.1.1- Par un champ extérieur


Un conducteur isolé et neutre, figure ci-dessous, dans un espace est caractérisé par
𝜎=0 , la densité de charge est nulle et la charge 𝑄 = (𝑆) 𝜎𝑑𝑠 = 0
 
E int 0 le champ est nul à l’intérieur
 
V=Vint=Cte=0 car E int grad V int 0 et pas de charges à
l’infini

YOUSSEF LACHTIOUI 97
Q=(-q)+(+q)=0, la charge totale du conducteur
  ' 
E int  E ext  E 0
'
E est le champ créé par les charges séparées (+q) et (-q) du conducteur

 
V=Vint=Cte=V0 car E int grad V int 0 et présence de charges sur le conducteur

De plus, il y a apparition d’un plan neutre entre les charges positives et


négatives séparées où la densité surfacique de charge est nulle 𝜎 = 0.

YOUSSEF LACHTIOUI 98
III.1.2- Par un conducteur chargé
Soit un conducteur A2 neutre (𝜎 = 0, Q2=0, V2=0) placé dans un espace où il y a un
conducteur A1 chargé positivement avec la charge Q1, figure ci-dessous. Sous l’influence
du champ électrique de A1 et en respectant les propriétés des éléments correspondants,
les caractéristiques du conducteur A2 deviennent à l’équilibre
• Q2=(-q)+(+q)=0, la charge totale du conducteur
• 𝐸 = 0, le champ est nul à l’intérieur
 
• V=Vint=Cte=V2 car E int grad V int 0

• Le potentiel de A2 change et devient


positif V1>V2>0 car les lignes de champ
se dirigent vers les potentiels
décroissants
• Comme, toutes les lignes de champ issues de A1
Q1  (q)
ne rejoignent pas A2, certaines partent à l’infini
alors l’influence est partielle et on aYOUSSEF LACHTIOUI 99
N.B : L’influence n’existe que pour les corps conducteurs.

III.2 – Influence sur un conducteur relié à la terre


Considérons le même système du §III.1-2 et relions A2 à la terre. Par
convention, le potentiel de la terre (sol) est nul
Vterre= 0

Remarque : Si la liaison entre A2 et la terre est coupée, la charge négative Q2 se


répartit sur toute la surface du conducteur et le potentiel devient négative V2<0.
YOUSSEF LACHTIOUI 100
III.3 – Influence totale
L’influence est dite totale si le conducteur influencé entoure complètement le conducteur chargé
influençant.
 Soit un conducteur creux A1 neutre (𝜎 = 0, Q=0, V=0). On place à l’intérieur de A1, dans la
partie creuse, un conducteur A2 chargé positivement avec une charge Q2 suivant la figure ci-
dessous. Ainsi, toutes les lignes de champ qui partent de A2 arrivent sur A1 et par
conséquent on a une influence totale.
• A l’équilibre, sous l’influence du champ électrique de A2 et en respectant les propriétés des
éléments correspondants, les caractéristiques du système sont
Pour A1 : Q=Q1= (-Q2)+(Q2)= 0
𝐸=0
V= V1>0
Pour A2 : Q= Q2>0
𝐸=0
V= V2>V1>0

YOUSSEF LACHTIOUI 101


III.3.1 – Ecran électrique
Un conducteur creux relié à la terre (V(terre)=0) constitue un écran électrique parfait qui
empêche les influences électrostatiques des corps intérieurs et extérieurs.

Reliant le conducteur A1 du système précédent, figure ci-dessous, à la terre (V(terre)=0). A


l’équilibre, les propriétés électrostatiques dans l’espace à l’extérieur du conducteur A1, sont
Qext=0
𝐸=0
V=0

YOUSSEF LACHTIOUI 102


1– Masse des appareils électriques
La plupart des appareils électriques sont placés à l’intérieur d’une carcasse
métallique reliée à la terre.
2 – Câbles électriques
On utilise pour protéger (blindage électrostatique) les câbles électriques contre
des influences électrostatiques, une tresse métallique reliée à la terre.

YOUSSEF LACHTIOUI 103


IV – Condensateurs

IV.1 – Capacité d’un conducteur isolé et


unique
La capacité d’un conducteur, figure ci-
dessous, isolé et unique est le quotient de sa
charge Q par son potentiel V.
𝑸
𝑪=
𝑽

Unité (S.I) : Farad (F)


et sous-multiples 1μF=10-6F
1nF=10-9F
1pF=10-12F

YOUSSEF LACHTIOUI 104


si Q>0 alors 𝜎 > 0 et E   >0 et par conséquent les lignes de champ partent du conducteur
0
vers l’infini où le potentiel est nul, d’où V>0.
si Q<0 alors 𝜎 < 0 et E   <0 et par conséquent les lignes de champ arrivent sur le conducteur
0
à partir de l’infini où le potentiel est nul, d’où V<0.

On déduit que la capacité d’un conducteur isolé et unique est toujours positive C>0.

Pour un conducteur sphérique de rayon R et de charge Q, le potentiel est donné par l’expression
Q
V +
4  0 R Q
R
+
et la capacité est calculée par O +
Q
C  4  0 R
V + +

On remarque que cette capacité ne dépend que de la forme géométrique du conducteur.

Cas particulier : Capacité de la terre


En supposant la terre un conducteur, sphérique isolé et unique (pas de d’influences) de rayon
R=6400 km, sa capacité est égale à
C terre700F

On déduit que le Farad est une très grande unité, d’où l’utilisation de ses sous-multiples.
YOUSSEF LACHTIOUI 105
YOUSSEF LACHTIOUI 106
YOUSSEF LACHTIOUI 107
Capacités et coefficients d’influence de conducteurs en équilibre
Soient n conducteurs A1, A2, …,An aux potentiels V1, V2, …,Vn portant les charges Q1,
Q2, …,Qn en équilibre électrostatique. Cet état peut être obtenu par la superposition de n
états d’équilibre intermédiaires. Pour le ième état, on suppose que tous les potentiels
sont nuls sauf celui du ième conducteur Vi et la charge sur chaque conducteur est
proportionnelle à Vi.
V1 V2 … Vi … Vn Q1 Q2 … Qi … Qn
1erétat 1 0 … 0 … 0 C11V1 C21V1 … Ci1V1 … Cn1V1
2ème état 0 1 … 0 … 0 C12V2 C22V2 … Ci2V2 … Cn2V2
.
.
.
ième état 0 0 … 1 … 0 C1iVi C2iVi … CiiVi … CniVi
. .
. .
. .
nième état 0 0 … 0 … 1 C1nVn C2nVn … CinVn … CnnVn
Les charges produites par la superposition des n états d’équilibre sur chaque conducteur
sont données par
Q1= C11V1+ C12V2+…+ C1nVn
Q2= C21V1+ C22V2+…+ C2nVn
. YOUSSEF LACHTIOUI 108
YOUSSEF LACHTIOUI 109
YOUSSEF LACHTIOUI 110
YOUSSEF LACHTIOUI 111
YOUSSEF LACHTIOUI 112
YOUSSEF LACHTIOUI 113
YOUSSEF LACHTIOUI 114
YOUSSEF LACHTIOUI 115
YOUSSEF LACHTIOUI 116
YOUSSEF LACHTIOUI 117

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