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Cours Michelson

L'interféromètre de Michelson, utilisé pour des mesures précises en recherche et industrie, permet d'obtenir des interférences lumineuses même avec une source étendue. Il fonctionne par division d'amplitude, séparant un faisceau lumineux en deux chemins optiques, et utilise des lames séparatrices et compensatrices pour minimiser les effets de déphasage. Les configurations de montage, comme la lame d'air et le coin d'air, influencent la localisation et le type des franges d'interférence observées.

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Cours Michelson

L'interféromètre de Michelson, utilisé pour des mesures précises en recherche et industrie, permet d'obtenir des interférences lumineuses même avec une source étendue. Il fonctionne par division d'amplitude, séparant un faisceau lumineux en deux chemins optiques, et utilise des lames séparatrices et compensatrices pour minimiser les effets de déphasage. Les configurations de montage, comme la lame d'air et le coin d'air, influencent la localisation et le type des franges d'interférence observées.

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Interférences par division d'amplitude :

Interféromètre de Michelson Chaouch Samir

Les systèmes interférentiels par division de front d'onde sont très sensibles à la cohérence spatiale de la
source primaire : pour que les franges soient bien contrastées, la source primaire doit être quasi-ponctuelle

où très fine, ce qui limite la luminosité des franges.

La question qui se pose est: est-il possible de réaliser des interférences bien contrastées même avec une
source primaire large?

Outre son intérêt historique dans l’expérience de Michelson et Morley, l’interféromètre de Michelson
permet d’obtenir des interférences bien lumineuses avec une source étendue. Il est actuellement utilisé
dans de nombreux laboratoires de recherche ou industriels en particulier pour faire des mesures de
distances, de vitesses, d’indices ou de la spectroscopie.
Citons enfin les interféromètres géants LIGO et Virgo utilisés pour la détection d’ondes gravitationnelles, et
la technique de tomographie par optique cohérente, qui permet une imagerie précise de tissus biologiques .

І/ Description de l'interféromètre de Michelson

On distingue principalement :

* Le miroir (M1 ) mobile. Les vis V1 et V2 (vis de réglage grossier) permettent d’orienter le miroir (M1). La vis
V3 permet de translater le miroir (M1) sur une distance de plusieurs centimètres. Un vernier permet de
repérer la position du miroir (M1).

* Le miroir (M2) semi-mobile : les vis V4 et V5 (vis de réglage fin!) permettent d’orienter le miroir (M2).

* La séparatrice qui laisse passer 50 % de la lumière incidente et réfléchit le reste ; la séparatrice est fixe et
fait un angle de 45 ° par rapport aux axes de l’interféromètre.

* La compensatrice : les vis V6 et V7 permettent d’orienter la compensatrice.

* Un verre anti-calorique (qui absorbe les rayons infrarouges, pour ne pas endommager les miroirs).
L’interféromètre de Michelson sépare un faisceau en deux parties, chacun empruntant des chemins
optiques différents, avant de se retrouver dans une même région de l’espace où l’observation
d’interférences sera alors possible.

Lame séparatrice
La division de l’onde primaire dans un interféromètre de Michelson est réalisée par une lame semi-
réfléchissante, appelée séparatrice, dont une des faces a reçu un traitement de surface par dépôt
métallique. La face arrière de la lame reçoit un traitement antireflet pour minimiser les réflexions.

Soit R et T les coefficients de réflexion et de transmission (pour l'énergie) par la face semi-réfléchissante de
la lame séparatrice. On néglige toute absorption dans cette lame, de sorte que R + T = 1 (conservation de
l'énergie). Les miroirs sont supposés eux aussi parfaitement réfléchissants.

Pour un rayon incident sur la séparatrice d'intensité I0, les rayons ayant suivi la voie 1 ou la voie 2 auront la
même intensité, I1 = I2 = T.R.I0 = (1-R) R.I0 en sortie de l'interféromètre. Le phénomène d'interférences
sera donc d'autant plus lumineux que le produit RT sera grand, le maximum étant obtenu pour R =T = 0,5.

Lame compensatrice
L’épaisseur nécessairement non nulle de la séparatrice entraîne une dissymétrie dans les trajets suivis sur
chacun des bras de l’interféromètre, puisque le rayon se réfléchissant sur M 2 traverse 1 fois la séparatrice,
alors que le rayon se réfléchissant sur M1 la traverse 3 fois. Cette dissymétrie entre les deux voies
complique les calculs de différence de marche. On compense cette dissymétrie en plaçant parallèlement à
la séparatrice une lame identique (même verre et même épaisseur) mais non traitée, la compensatrice.
En présence de la lame compensatrice, les deux faisceaux traversent chacun 3 fois l’épaisseur e du même
verre. Cette compensation n’est pas toujours rigoureusement parfaite puisque les épaisseurs traversées
dépendent de l’incidence des rayons, mais elle s’avère suffisante expérimentalement.

La séparatrice introduit aussi un déphasage dû a la nature de réflexion (réflexion air-verre), ce déphasage


ne peut pas être compensé.

Généralement, on considérera que l’ensemble des lames séparatrice et compensatrice est équivalent à
une lame séparatrice d’épaisseur « idéalement nulle », n’introduisant aucun déphasage.

Le déphasage entre les rayons qui interférent dépend dans ces conditions des positions et orientations
des miroirs.
II / Montage en lame d’air à faces parallèles : Franges d’égale inclinaison
On dit que l’interféromètre est configuré en lame d’air lorsque les deux miroirs (M1) et (M2) sont
perpendiculaires. OM1 = OM2 + e

On raisonne sur le dispositif équivalent formé par le miroir M2 et par M’1, symétrique de M1 par rapport
à la séparatrice, éclairés par une source S’ qui serait la symétrique de la source réelle S par rapport à la
séparatrice. Pour une source ponctuelle S’, on obtient ainsi deux sources secondaires ponctuelles
cohérentes S1 et S2. S’ étant symétrique de S par rapport à la séparatrice. S1 et S2 sont les symétriques de S’
par rapport à M’1 et M2. (Il faut savoir faire les constructions des sources secondaires).

Dans ces conditions M2 et M’1 forment l’équivalent d’une lame d’air à faces parallèles. Les rayons qui
interférent sembles provenir de S1 et S2.

 Si la source est une source ponctuelle, on obtient des interférences délocalisées dans toute une
région de l’espace. Les franges observées sur un écran parallèle à M’1 et M2 sont circulaires d’axe
(S1S2). On peut envisager des interférences à partir de deux rayons distincts cohérents provenant
de S .On dit que les interférences sont du type division de front d’onde.
Les franges sont bien contrastés, non localisées mais de faible luminosité.

 Si la source est étendue, les rayons qui interférent doivent provenir d’un même rayons incident
pour qu’ils soient cohérents entre eux. Ils émergent de, l’interféromètre, parallèles entre eux.

Il y a brouillage sauf si on observe les interférences à l’infini. Les interférences sont localisées à
l’infini. On peut observer les franges d’interférences sur un écran placé à grande distance ou dans
le plan focal image d’une lentille convergente. La différence de marche entre deux rayons issus
d’un même rayon incident ne dépend pas du point source mais seulement de l’inclinaison i de ces
deux rayons. On parle de franges d’égale inclinaison.
Dans les situations pratiques utiles, l’interféromètre de Michelson est éclairé par une source étendue.

= S1H = 2e cos i est indépendant de S’. La différence de marche


Peut-être aussi évaluée directement sans introduire les sources
Secondaires.

I(M) = [ 1 + COS( 2e cos(i)] avec I0 l’intensité du rayon incident sur la séparatrice.


I(M) = cte si l’angle i = cte d’où le nom franges d’égale inclinaison.

Les franges d’interférence sont circulaires. Il y a symétrie de révolution par rapport à l’axe optique de la
lentille. On dit qu’on observe des anneaux concentriques (de même centre F’ foyer image de la lentille)

Rayons des anneaux

L’ordre d’interférence est maximale au centre ( pour i = 0) . P 0 = il peut être entier ( si le centre est
brillant : interférences constructives) ou demi-entier ( si le centre est sombre : interférences destructives)
ou quelconque P0 = m + , avec m est un entier et 0 < < 1 est l’excédent fractionnaire ( si le centre est ni
brillant ni sombre)

Si le centre des anneaux est brillant P0 = = m (entier)

Pour le prémier anneau brillant P1 = =m–1


Pour le deuxiemme anneau brillant P2 = m -2

Donc pour le k-iemme anneau brillant Pk = =m–k= –k.

La lentille est utilisée dans les conditions de Gauss ik angle faible cos( ik) (1- ) et tg(ik) = ik

D’où le rayon du k-iemme anneau brillant Rk = f √

Si l’ordre au centre est quelconque P0 = m +

Pour le prémier anneau brillant P1 = m , pour le 2-iemm P2 = m –1 …..

Pour le k-iemme anneau brillant Pk = =m–k+1= – –k+1

Rk = f √ =f √ = √

Quand on chariote (translation de M1) dans le sens où e augmente, P0 augmente. Chaque anneau que
l’on suit des yeux garde la même valeur de p. L’expression Rk = √ montre que l’on voit les

anneaux “grandir” (on dit parfois qu’on les voit « sortir ») .Les anneaux apparaissent au centre.

Quand e augmente, pour un champ d’interférence donné, il y a de plus en plus d’anneaux et ils sont de
plus en plus serrés.
Lorsqu’on chariote en faisant diminuer e, les franges sont plus contrastées. Les anneaux “rentrent” au
centre. Les anneaux disparaissent au centre et sont de plus en plus larges.

Jusqu’à ce qu’on arrive au contact optique pour e = 0. Alors est indépendant de i et l’éclairement sur
l’écran est uniforme: c’est la teinte plate.
Sur la photographie de droite, on est plus près du contact optique que sur celle de gauche. L’épaisseur e de
la lame d’air à ce moment est de l’ordre du micron voire en dessous.
Pour se rapprocher du contact optique, il faut translater le miroir M1 dans le sens où le rayon des anneaux
diminue, c’est-à-dire dans le sens où les anneaux disparaissent au centre.
Le contact optique est très difficile à atteindre, on utilise une source de lumière blanche (de faible longueur
de cohérence) pour le réglage précis du contact optique.

Conditions d’éclairage et d’observation


On recherche les conditions qui permettent d’optimiser l’observation des interférences , on éclaire
l’interféromètre avec une source lumineuse relativement puissante qui émet des rayons lumineux
présentant une grande variété d’angle d’incidence i pourqu’on puisse observer un grand nombre
d’anneaux . Pour cela , on utilise un condenseur (lentille convergente de courte focale f 15-20 cm)qui
permet de converger la lumière et, par le fait, de la concentrer sur les miroirs. Dans ce réglage, on conjugue
la source et les miroirs c’est- à-dire on forme (à peu près) l’image de la lampe sur le miroir M1.

Les franges sont localisées à l’infini, pour réaliser une bonne projection, La lentille de projection doit avoir
une grande focale (de l’ordre du mètre) pour que les anneaux soient grands.
La figure suivante montre le montage complet.

III / Montage en coin d’air éclairé par une source étendue : Franges d’égale épaisseur

À partir de la position où l’interféromètre est au contact optique, on modifie par exemple l’orientation du
miroir (M1) (par action sur les vis (V1) et (V2)). Les deux miroirs (M1) et (M2) ne sont plus parfaitement
orthogonaux et les miroirs (M′1) et (M2) ne sont plus parallèles.
L’angle α entre les deux miroirs est, dans la pratique, très petit, de l’ordre de 10-3 rad.

L’interféromètre de Michelson en configuration du coin d’air doit être éclairé par une source modérément
étendue placée dans le plan focal d’une lentille convergente.
On constate expérimentalement que les interférences sont localisées au voisinage des miroirs.
Puisque l’angle α est très faible on dit généralement que les franges sont localisées sur le coin d’air ou sur
les miroirs en incidence quasi-normale.
Dans le cas où les rayons incidents sont perpendiculaires au miroir (M2). Le rayon se réfléchit sur lui même
lorsqu’il arrive sur le miroir (M2), par suite, le point d’intersection des deux rayons réfléchis est le point M
d’incidence sur le miroir (M′1) ce qui établit, dans ce cas, la localisation des interférences au voisinage des
miroirs.
La différence de marche correspond à un aller-retour entre les deux miroirs donc (M) = 2 e(M) où e(M)
est l’épaisseur locale du coin d’air définie comme la distance entre les deux miroirs au point M.
(Le programme demande d’admettre le résultat dans le cas d’un angle d’incidence non nul mais faible).
L’angle α et l’angle d’incidence i sont exagérés pour la clarté du dessin.

Les interférences sont localisées au voisinage des miroirs. En pratique, pour les projeter sur un
écran, on utilise une lentille de projection qui conjugue le plan des miroirs avec l’écran
d’observation.
La source étendue est placée dans le plan focal d’une lentille convergente (L1). Son diamètre est
petit devant la distance focale de (L1) de sorte que l’interféromètre est éclairé par un faisceau
quasiment parallèle. La lentille (L) forme l’image des miroirs M2 et M′1 (quasiment confondus) sur l’écran.
(Notons que l’écran n’est pas placé au plan focal image de la lentille)

= 2e(M) 2αx I(M) = 2 I0 [ 1+ cos( 2 α x)]

I(M) = cte si e = cte d’où le nom franges d’égale épaisseur. Ce sont des franges rectilignes.
L’interfrange i = . α est exprimé en radian. L’interfrange sur l’écran est i’ = , où est le
grandissement par la lentille L.
Quand on diminue l’angle α; l’interfrange augmente. Ainsi, si on veut rendre les miroirs parallèles on
augmente l’interfrange au maximum.

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