Systèmes interférentiels par division de front d'onde Chaouch Samir
1- Les trous d'Young en lumière monochromatique
C'est le dispositif le plus simple pour observer des interférences.
une source ponctuelle, monochromatique, éclaire un écran opaque percé de deux trous, distants de a de
l'ordre de quelques mm, de " faibles" dimensions (de l'ordre de 0,1 mm à 50 µm)
d'après les lois de l'optique géométrique, on s'attend à observer sur l'écran les traces de deux rayons
SS1 et SS2.
en réalité le phénomène de diffraction intervient, du fait des faibles dimensions de S1 et S2 , on obtient
deux faisceaux qui se recouvrent.
C'est dans la zone commune aux deux faisceaux que l'on peut observer des interférences. C'est le champ
d'interférence.
2𝜋 𝛿(𝑀) ax
Le déphasage au point M Φ(M) = où 𝛿(𝑀) = (SS2M) - (SS1M) = S2M - S1M = pour D >> a et x .
𝜆 D
2𝜋 a x 2𝜋
L'intensité I(M) = 2 I0 [ 1 + cos( )] = 2 I0 [ 1 + cos( x )]
𝜆 D 𝑖
𝜆𝐷
L'interfrange i = . C'est la période spatiale de I(x).
𝑎
Contraste C = 1 (Condition optimale d'observer des franges : source ponctuelle et monochromatique).
On observe des Franges rectilignes (écran est parallèle à S2 S1) alternativement sombres et brillantes.
𝛿
** Frange brillante pour 𝛿(𝑀) = k 𝜆 ⟹ ordre d'interférence p = = k entier ⟹ x = k i .
𝜆
𝜆 𝛿 1
** Frange sombre pour 𝛿(𝑀) = ( 2k+1)2 ⟹ ordre d'interférence p = 𝜆 = ( 2k+1)2 demi-entier .
La position de l'écran est quelconque à condition que les faisceaux se recouvrent. On dit que :
Les interférences sont non localisées, bien contrastées mais de faible luminosité. (il ne faut pas
confondre luminosité et contraste des franges).
Pour améliorer l'observation des franges c'est-à-dire augmenter la luminosité sans modifier le contraste
1- On utilise le montage des Fentes d'Young : les figures d'interférences se superposent sans décalage,
on obtient une figure d'interférence plus lumineuse.
(La figure d'interférence est invariante par translation suivant oy , on peut utiliser des fentes au lieu de
sources ponctuelles pour avoir plus de lumière sur l'écran ( pour avoir un confort lumineux) )
La fente source F est parallèles aux fentes F1 et F2. Les fentes sont de largeur "très faible" suivant ox
2- Utilisation des lentilles convergentes :
Les lentilles convergentes permettent de condenser (converger) plus de lumière sur le dispositif et sur
l'écran, on obtient une figure d'interférence plus lumineuse. Lorsque l'écran d'observation se trouve au
plan focal image de la lentille L2 on dit que la lentille ramène la figure d'interférence qui se trouve à l'infini
dans son plan focal image. Notons que la figure d'interférence est non localisées c'est-à dire il n'est pas
nécessaire de placer l'écran uniquement au plan focal image. Le calcul de la différence de chemin optique
sera simple dans ces conditions.
Etude des modifications apportées à la figure d’interférence si on déplace la source S
Etude des modifications apportées à la figure d’interférence si on place une lame d’indice n et
d’épaisseur e
2- Description du phénomène d’interférence en lumière blanche
Deux radiations de longueurs d’ondes différentes n’interférent pas : chaque radiation donne son propre
figure d’interférence. Sur l’écran d’observation on a superposition de plusieurs figures d’interférence :
puisque l’interfrange dépend de la longueur d’onde, les différentes figures sont décalées, on observe une
figure colorées
• Au centre (𝛿 = 0 , p = 0) on a une frange centrale brillante pour toutes les radiations
Frange centrale blanche (entourée de deux franges sombres)
• Au voisinage du centre ( de part et d’autre du centre ) on observe quelques franges colorées a
cause du décalage des différentes figure , le contraste des franges diminue au fur et à mesure
qu’on s’éloigne du centre
• Plus loin du centre on observe un brouillage des franges : éclairement uniforme (contraste c = 0)
des franges brillantes des certaines longueurs d’ondes occupent la même place que les franges
sombres d’autres radiations. on obtient du « blanc d’ordre supérieure ». si on analyse une partie
de cette zone à l’aide d’un spectroscope (permettant la dispersion de la lumière) on obtient un
spectre cannelé : présentant des traits noirs (cannelures)