Cage FC Bon
Cage FC Bon
OBJECTIFS DU COURS :
PLAN DU COURS :
CHAPITRE 1 : GENERALITES
CHAPITRE 2 : L’ANALYSE DES CHARGES ET LEUR REGROUPEMENT DANS LES
COÛTS
CHAPITRE 3 : LES STOCKS ET COMPTES D’INVENTAIRES PERMANENTS
CHAPITRE 4 : LES COÛTS DE PRODUCTION
CHAPITRE 5 : LES COÛTS COMPLETS ET RESULTATS ANALYTIQUES
CHAPITRE 6 : LA CONCORDANCE ENTRE RESULTAT ANALYTIQUE ET RESULTAT DE
LA COMPTABILITE GENERALE
CHAPITRE 7 : LE TRAITEMENT DES DECHETS, DES SOUS PRODUITS ET EN- COURS
CHAPITRE 8 : LES COÛTS DE PREETABLIS
BIBLIOGRAPHIE :
1. H. BOUQUIN. Comptabilité de gestion. Sirey, 2ème édition, 1997.
2. H. BOISVERT. Le contrôle de gestion - Vers une pratique renouvelée. Editions du renouveau
pédagogique (4ème trimestre 2001)
3. A. CIBERT. Comptabilité analytique. Dunod Economie, 1988.
4. T. CUYAUBERE et J. MULLER. Contrôle de gestion et comptabilité analytique. Editions
Bertrand Lacoste, 1994.
5. R. DEMEESTERE, P. LORINO, O. MOTTIS. Contrôle de gestion et pilotage. Nathan, 1997.
6. P. LAUZEL et H. BOUQUIN. Comptabilité analytique et gestion. Editions Sirey (dernière
édition).
1
INTRODUCTION GENERALE
L'entreprise n'est plus considérée comme une entité uniforme, mais comme un assemblage
complexe de moyens, de techniques, de responsabilités. Il ne s'agit plus de savoir si telle charge
correspond à une facture payée à tel tiers, mais de déterminer quelle part de cette charge peut
être attribuée :
2
En résumé, la comptabilité analytique a quatre grands usages distincts : justifier des prix de
vente, donner des éléments permettant de décider, fournir des paramètres de contrôle, évaluer
des biens et des services. Chacun de ces usages renvoie à des qualités spécifiques1 :
- pour la justification de prix de vente, le coût de revient doit être juste au sens de justice
(notion de "juste prix") ;
- les coûts critères de décision doivent être justes au sens de justesse, par rapport à des normes
d'action propres au décideur ;
- pour le contrôle, les paramètres calculés, c'est-à-dire les coûts, doivent avoir des qualités de
fidélité et de sensibilité comparables à celles d'une balance de Roberval ;
- les coûts utilisés pour l'évaluation d'éléments de patrimoine doivent quant à eux être
conformes à la loi, étant donné leur influence sur les résultats fiscaux.
Mais comme on le verra, aucune modalité particulière de calcul de coûts ne permet vraiment de
satisfaire à la fois à tous ces impératifs, et si la mesure a été conçue en fonction de l'une des
missions ci-dessus, elle sert plus ou moins bien les autres.
La mise en œuvre d'une comptabilité analytique coûte cher, mobilise de nombreuses énergies,
implique des saisies spécifiques, donne lieu à tous les niveaux à manipulation de très nombreux
documents, imprimés et fiches. Le poids d'un tel système d'information et les habitudes qu'il
génère conditionnent durablement le mode de pensée et le comportement de chacun à l'intérieur
de la firme. Cette inertie explique la difficulté fréquemment rencontrée lorsque, pour effectuer
une étude particulière, on recherche des informations que le système ne fournit pas, n'ayant pas
été prévu pour cela.
Ce cours a pour ambition de donner les définitions usuelles et de décrire les principales méthodes
de comptabilité analytique à travers une hiérarchisation de calcul de coûts.
Dans le module, nous verrons comment s'organise la comptabilité en coûts complets, système
qui est historiquement le plus ancien et le plus répandu, ne serait-ce que parce que la loi en
impose le principe pour l'évaluation des stocks et des éléments de patrimoine produits par
l'entreprise.
3
CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LA
COMPTABILITE ANALYTIQUE
La CAGE ou CAE peut se définir comme un système de traitement des charges aboutissant à
la détermination des différents coûts et aux résultats engendrés par l’activité de l’entreprise.
En tant que technique d’évaluation des coûts, la CAGE se fixe les objectifs suivants :
La CAGE permet donc à l’entreprise de savoir le coût dans chaque fonction, le coût de revient
de chaque catégorie de produit ainsi que le résultat réalisé sur chaque produit. Elle repose
essentiellement sur le calcul des coûts.
Un coût est une accumulation de charges. Ainsi suivant le processus de fabrication d’un produit
on peut déterminer successivement : un coût d’achat, un coût de production, un coût de
distribution et coût de revient.
Nature du coût Eléments du coût
Le terme frais est utilisé pour désigner soit une charge soit un coût. C’est une terminologie qui
manque de précision : exemple : frais généraux d’administration, frais de transit…
On appelle produits tout éléments encaissable ou non qui concourent à enrichir l’entreprise
Les charges engendrées par l’activité de l’entreprise peuvent être regroupée par fonction. Une
fonction est un regroupement de taches concourant au même but. Selon l’activité de l’entreprise
on peut distinguer les fonctions suivantes :
- Fonction approvisionnement,
- Fonction production,
- Fonction administration,
- fonction distribution
Avant d’être une technique de calcul des coûts, la CAGE est avant tout le reflet d’une bonne
organisation. En effet la détermination des coûts suit un certain ordre. La détermination des
coûts peut être hiérarchisée comme suit :
Une entreprise commerciale est une entreprise qui achète et revend la marchandise sans aucune
transformation. On calculera successivement :
Une entreprise industrielle est toute entreprise qui transforme des matières premières en produit
finis ou semi-finis. Dans une entreprise industrielle on calculera successivement :
Les charges intégrées dans le calcul des coûts en CAGE proviennent essentiellement des
charges de la comptabilité générale et d’autres charges non enregistrées en comptabilité
générale (charges supplétives). Ce pendant certaines charges de la comptabilité générale
(charges non incorporable) seront exclus des charges incorporables en CAGE.
Les charges enregistrées dans la classe 6 en comptabilité sont des charges incorporables en
cage. Ces charges doivent correspondre à la période de calcul des coûts.
Ce sont des charges non enregistrées en comptabilité générale mais du point de vue économique
sont incorporables dans les coûts en cage ; car elles sont relatives à l’exploitation. On distingue
:
Exemple
La société SCULPA dispose d’un capital de 9 000 000. Le taux de rémunération annuel du
capital est estimé à 5%.
Ce sont des charges enregistrées en comptabilité générale mais non considéré par la CAGE
parce qu’elles ne relèvent pas de l’exploitation. Ce sont les charges dites exceptionnelles ou
HAO de la comptabilité générale. On peut citer :
Remarque :
Application 1
Une entreprise vous communique les informations suivantes pour l’exercice 2018 :
Application 2
A la fin du mois de février 2018 on vous fournit les renseignements suivants :
- achat de matière 1ère : 1 200 000 f par mois
- transport sur achat : 450 000
- location et charges locatives : 300 000
- prime d’assurance annuelle : 1 800 000
- frais de télécommunication : 150 000
- impôts et taxes : 600 000
- dotation aux amortissements annuels : 6 000 000 On vous informe que :
- les amortissements économiques sont estimés à 4 200 000 par an
- les charges exceptionnelles s’élèvent à 800 000 pour le mois de février
- le travail fournit par le chef d’entreprise correspond à une rémunération de 30 000 par mois
Charges
directes Affectation Coûts
Centre
Charges D’analyse
Indirectes I Imputation
Les charges incorporables directes sont des charges qui concernent un seul coût.
Exemple :
Les charges incorporables indirectes sont des charges qui concernent plusieurs coûts et doivent
faire l’objet d’un traitement avant d’être d’une répartition avant leur imputation aux coûts
Les charges indirectes font l’objet d’un traitement (d’une analyse) avant leur imputation dans
les différents coûts recherchés. Ce traitement correspond à une répartition des charges
indirectes entre les différents centres (ou sections homogènes) d’analyse représentant
généralement les fonctions de l’entreprise.
Une section homogène ou centre d’analyse est une division réelle de l’entreprise regroupant
un ensemble de moyen concourant à la réalisation d’un même but et dont l’activité peut être
mesurée en unité physique appelée unité d’œuvre
1.1.2. Exemple :
LICENCE 1 FC Page 12 sur 44
Dans une taillerie on peut trouver les divisions suivantes : section coupe, section coupure,
section broderie, section boutonnerie et section finition
On distingue dans une entreprise deux catégories de centre d’analyse ou sections homogènes
Ce sont les sections correspondant généralement aux grande fonctions essentielles dans une
entreprise telles que : l’administration, la production, la distribution etc.
En général, dans toute section principale, l’activité est mesurée par une unité d’œuvre.
L’unité d’œuvre d’une section peut être définie comme l’instrument de mesure de la dite
section.
Exemple : dans une boulangerie, section mélange est une section principale ; son unité d’œuvre
peut être le kg de pate obtenu.
Ce sont des sections dont l’activité est repartie aux autres sections.
Remarque : un centre opérationnel est une section dans laquelle l’activité est mesurable par
une unité d’œuvre physique. Dans un centre de structure l’activité est mesurée par une assiette
de frais.
La répartition des charges s’effectue en deux phases à partir d’un tableau de répartition des
charges indirectes (TRCI)
Elle consiste à ventiler les charges indirectes sur l’ensemble des sections (principales et
auxiliaires) à partir des clés de répartition primaire.
C’est une opération par laquelle, on répartit les montants des sections auxiliaires dans les
sections principales en fonction des clés de répartition secondaire.
REMARQUE :
• Il faut calculer X et Y avant de procédé à la répartition secondaire
• Coût d’UO = total secondaire de la section /nombre d’UO
• Le FRS représente la différence entre le montant imputé au coût et le total secondaire de la
section
FRS = Total secondaire de la section – (nombre d’UO×CUO)
Dans la répartition secondaire des charges indirectes, deux cas de figures peuvent se présenter
- Transfert en escalier : c’est lorsque les centres auxiliaires fournissent des prestations aux
autres sans en recevoir en retour.
- Transfert croisé :
On dit qu’il y a prestation réciproque ou transfert croisé lorsque dans la répartition secondaire
les sections auxiliaires se fournissent réciproquement des charges.
Remarque : dans ce cas il convient de déterminer les totaux définitifs des sections auxiliaires avant
de procéder à la répartition.
Transport 18 300 15 15 20 10 10 30
Services extérieurs 72 800 4 26 4 42 12 12
Impôts et taxes 8 900 12 8 22 18 16 24
Charges de personnel 47 500 15 5 10 25 25 20
Amortissements (1) ? 18 22 - 20 20 20
Charges supplétives (2) ? 3 2 5 7 6 6
Charges d’intérêts 17000 - 100% - - - -
(1) Dotation annuelle 456 000 F dont 6 000 F de dotations non incorporables.
(2) La rémunération annuelle du gérant est de 360 000 F et celle des capitaux propres à 6% l’an sur
une somme de 5 600 000 F.
Application n°2
Totaux primaires 900 000 1 200 000 1 8 000 000 8 00 000 4 00 000 6 00 000
Répartition secondaire
GP - 20% 10% 15% 25% 30%
GM - - 25% 30% 25% 20%
PC - - - 30% 30% 40%
Application n° 3
LICENCE 1 FC Page 16 sur 44
On vous demande d’effectuer la répartition secondaire du tableau de répartition des charges indirectes
suivant :
Totaux primaires 900 000 1 900 000 1 000 000 2 200 000 2 400 000 1 300 000
Répartition secondaire
Application 2
Au cours du mois de février. On constate les mouvements suivants dans un magasin de matière
1ère
02/02 bon d’entrée n° 3 : 400 unités de 5900f l’unité
05/02 bon de sortie n°10 : 300 unités
09/02 bon de sortie n°11 : 600 unités
14/02 bon d’entrée n° 4 : 700 unités à 6000f l’unité
20/02 bon de sortie n°12 : 500 unités
Travail à faire :
Sachant que les stocks au 1er février de cette matière étaient de 1000 unités à raison de 5 694f
l’unité, présente le CIP par la méthode du CMUP en fin de période avec cumul du stock initial.
NB : l’inconvénient de cette méthode est qu’il faut attendre la fin de la période pour
calculer le CMUP.
b) La méthode du CMUP après chaque entrée
Exemple : en considérant l’exemple précédent, présenter le CIP selon le procédé du CMUP
après chaque entrée.
Un produit semi-fini est un produit qui n’a encore pas subit toutes les étapes de
transformation. Le PSF peut être momentanément stocké.
C’est un produit qui a subi toutes les étapes de transformation et qui est prêt à être
commercialisé.
On distingue des déchets et rebuts sans valeur et des déchets et rebut récupérables
Les déchets et rebuts sans valeur : ils peuvent entrainer des frais d’évacuation pour
l’entreprise ; ces frais viennent en augmentation du coût de production de la période.
Les déchets et rebuts récupérables : certains déchets peuvent être vendus ; dans ce
cas le prix de vente vient en diminution du coût de revient du produit principal. Dans
d’autres cas, ils viendront en augmentation du résultat analytique.
- La matière première
- Le produit intermédiaire
- Le produit principal
- Les déchets
- Le sous-produit, etc.
2.5. Evaluation des encours de production
Un encours est production non terminée à une date donnée. Leur coût est calculé au prorata du
degré d’avancement de la production.
CAS 1 : le sous-produit est directement vendu : dans ce cas le prix de vente est incorporé au
résultat analytique.
CAS 2 : le sous-produit est utilisé par l’entreprise : dans ce cas, son coût de production vient
en augmentation du coût de production du produit principal.
ELEMENTS MONTANTS
Prix de vente du SP A
- Bénéfice/vente du SP -b
- Frais de distribution -c
Coût de production après transformation = D
Frais de transformation
Matière première - u
Main d’œuvre directe - x
Charges indirectes - y
Autres charges - w
Application1
La SA SPK fabrique deux produits A et B qui utilisent respectivement les matières M1 et M2 dans
deux ateliers spécialisés (atelier A pour le produit A et atelier B pour le produit B). Pour le premier
trimestre de 2022 on vous communique les renseignements suivants :
Production Ventes
Travail à faire :
Application 2
La CIPA fabrique deux produits A et B qui utilisent respectivement les matières M1 et M2
dans les deux ateliers spécialisées (atelier A pour le produit A et l’atelier B pour le produit B)
Pour le premier trimestre de 2021 on vous communique les renseignements suivants :
Travail à faire :
1- Achever le tableau de répartition des charges indirectes
2- Présenter dans des tableaux
a- Le cout d’achat des matières
b- Le compte d’inventaire permanent des matières
c- Le cout de production des produits A et B
d- Le compte d’inventaire permanent des produits
Application 3
L’entreprise FLIP fabrique des confitures et des jus de fruits. Elle tient une comptabilité de gestion en
cout complet. Le processus de fabrication est le suivant :
- Dans l’atelier 1, les fruits M1 sont traités ou ils perdent 10% de leur poids par élimination de
déchets sans valeur. Il sort de cet atelier un produit semi-fini non stockable qui passe
immédiatement dans l’atelier 2
- Dans l’atelier 2 le produit semi-fini est associé aux fruits M2 pour donner les deux confitures
A et B
Une confiture A nécessite 1 kg de produit semi-fini et 2kg de fruits M2
Une confiture B nécessite 0,5 kg de fruits M2 et 1,5 kg de produit semi-fini
Les charges incorporables ont été déterminées compte tenu d’une rémunération fictive des
capitaux propres au taux de 12% l’an soit un montant de 1.000.000 et des dotations aux
amortissements des frais d4établissement pour 200.000F
L’évaluation des sorties de stock se fait au cout moyen unitaire pondéré (CMUP)
Données comptables et extra comptables :
Travail à faire :
1- Compléter le tableau de répartition des charges indirectes
2- Calculer tous les couts conduisant à la détermination des résultats analytiques
La marge se définie comme l’écart entre le prix de vente et le coût correspondant pour un
produit donné (marchandises, matières, produits fabriqués ou services). Plusieurs types de marges
existent, et elles sont classées selon la hiérarchie des coûts correspondants.
- Pour les entreprises commerciales
Marge sur coût d’achat des marchandises vendues (M/CAMV)
M/CAMV = Vente – CAMV
Marge sur coût de revient ou résultat (marge finale)
Résultat = M/CAMV – Charges de distribution = Vente – Coût de revient
APPLICATION
L’analyse du résultat courant de l’entreprise BONAT conduit à établir le tableau de reclassement
suivant des charges :
Autres éléments :
Travail à faire
L’indicateur principal d’analyse tiré de l’analyse différentielle est le seuil de rentabilité. Le seuil
de rentabilité représente le chiffre d’affaires minimum qui assure la couverture de l’ensemble
des charges de l’entreprise et qui donne un résultat nul.
5.1. Calcul du seuil de rentabilité
La date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint encore appelé le point mort est déterminée à
partir de la durée des ventes qui sont nécessaires pour atteindre le chiffre d’affaires critique.
Deux cas sont à envisager.
a Cas de chiffre d’affaires régulier
La durée des ventes déterminée à l’aide de la série chronologique du chiffre d’affaires. Dans
l’exemple précédent supposons que le chiffre d’affaires est réparti de la façon suivante :
Les charges fixes sont supposées engagées intégralement au début de l’exercice. La date du seuil de
rentabilité est obtenue par calcul comme suit :
sque le chiffre d’affaires cumulé est égal au chiffre d’affaires calculé, soit dans l’exemple 11 215 000. Ce qui situe son avènement au
uniformément réparties à l’intérieur des mois, le calcul du point mort est facilité par le procédé d’interpolation. Ainsi, dans notre
jours.
Ainsi, le point mort est : 8 juin.
2. LE TABLEAU DE CONCORDANCE
A partir du tableau suivant on retrouve le RN de la comptabilité générale
Eléments + -
Résultat analytique global Bénéfice Perte
Charges non incorporables x
Charges supplétives x
Frais résiduels positifs x
Frais résiduels négatifs x
Bonis d’inventaire x
Malis d’inventaire x
x
Autres produits d’exploitation et financiers
x
Produits HAO
x
Charges HAO (charges exceptionnelles)
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3. Le compte de résultat simplifié
Application 4
- Les produits accessoires pour 500 000 n’ont pas été pris en compte par la comptabilité
générale ;
- En comptabilité générale, l’examen des soldes significatifs de gestion fait apparaitre des
produits HAO : 2 000 000, des charges HAO : 2 050 000 ; et un résultat net de la
comptabilité générale de 20 000 000.
Travail à faire :
Faites la concordance entre les résultats.
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CHAPITRE 7 : LES COUTS PREETABLIS
Les coûts sont des coûts calculés avant la réalisation des événements qui les engendrent. Ce sont des
coûts de référence qui serviront, le moment venu, de normes, d’objectifs ou de simples prévisions.
Selon leur type et l’optique de leur calcul, on distingue quatre catégories de coûts préétablis :
Les coûts standards : ce sont coûts préétablis calculés à partir d’une analyse technique
et économique.
Le devis : c’est le coût déterminé à priori pour une commande précise.
Le coût budgété : ce coût est constitué d’éléments extraits d’un budget de charge.
Le coût prévisionnel : il est déterminé par observation statistique (moyenne ou
tendance) des périodes comptables antérieures et par anticipation des modifications
prévisibles dans les conditions techniques et économiques de production.
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Ecart = Coût réel – Coût préétabli = Réalisations (R) – Prévisions (P)
Activité (U)
Soit Un = activité Activité préétablie (Up) :
normale et Ur =
activité réelle L’activité préétablie est définie comme étant le
Si niveau d’activité qu’il faut pour obtenir la production
réelle (obtenue).
Production (Q) : Soit Qn = production
normale et, Qr = production réelle.
Rendement (R) :
Ecart = Ur – Up
Interprétation des écarts
Ecart sur coût Ecart sur production
- Favorable si
- Favorable si
- Défavorable si - Défavorable si
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Type d’écart Eléments Formules Calculs Ecarts
Favorable (-) Défavorable (+)
Ecart sur temps E/T – )
Ecart sur taux horaire E/t – )
Ecart sur écart E/E – ) – )
Ecart global sur MOD EG/MOD E/T + E/TH + E/E
Analyse en trois sous écarts : Cet écart global est décomposé en trois (03) sous écarts.
Ecart sur budget : E/B
Il correspond à la différence entre les frais réels (FR) de la section et le budget correspondant à
l’activité réelle(BAR).
E/B = FR – BAR avec BAR= CFP + CVU x AR
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Le calcul est ainsi résumé :
E/A
E/R
[Link] du budget
La construction du budget se fait en plusieurs étapes :
Définition d’une activité de référence (activité normale en principe) ;
Evaluation des charges fixes en fonction de la structure et des charges variables en
fonction de l’activité ;
Calcul du coût total préétabli du centre ;
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Calcul du coût unitaire préétabli de l’unité d’œuvre avec évaluation de la part de
charges fixes et de la part de charges variables.
Présentation du budget flexible
Exercices d’application :
Exercice n°1
La SOCAV fabrique un produit fini P à partir d’une matière M dans un atelier 1. Elle décide de procéder au
contrôle des coûts de production en se fondant sur la méthode des coûts préétablis. L’évaluation standard
faite par la direction de contrôle de gestion fournit les renseignements suivants pour le mois de mai 2015.
A. Fiche de coût standard pour 1 000 unités du produit fini P.
Eléments Quantité Prix unitaire Montant
Matière première 15 000 kg 60 900 000
Main d’œuvre directe (MOD) 6 000 h 123 738 000
Charges indirectes de l’atelier 1 ? ? ?
B. Le tableau de répartition prévisionnelle des charges indirectes fait ressortir en ce qui concerne
l’atelier 1 un montant de 1 200 000 F correspondant à 6 000 unités d’œuvre prévues (MOD) et une
production normale de 1 000 unités du produit fini P.
charges fixes 900 000 F ;
charges variables : à déterminer.
C. Les opérations relatives à l’activité réelle enregistrées pour le mois de mai 2015 sont les
suivantes pour la production du produit P.
Stock initial : 3 525 kg pour 153 750 F
Achats de la période :
- 4 500 kg à 45 F le kg ;
- 3 000 kg à 65 F le kg ;
- 5 000 kg à 50 F le kg.
Consommation de la matière première M, évaluée au coût moyen unitaire pondéré : à
déterminer.
Stock final réel : 2 025 kg
Main d’œuvre directe (MOD) : 5 500 heures à 135 F l’heure ;
Charges indirectes de l’atelier 1 : 5 500 unités d’œuvre à 210 F le coût d’unité
d’œuvre
Production réelle : 960 unités du produit fini P.
Travail à faire :
1) Etablir le budget flexible des charges indirectes dans l’atelier 1 pour les niveaux d’activité
suivants : 4 000 H ; 5 000 H ; 5 500 H et 6 000 H.
2) Présenter la fiche de coût standard pour une unité du produit fini P.
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3) Présenter le tableau comparatif des coûts réels et coûts prévus de la production réelle faisant
apparaitre les écarts globaux.
4) Analyser les écarts sur :
a) Matière première M (deux sous écarts)
b) Main d’œuvre directe (trois sous écarts)
c) Charges indirectes de l’atelier 1 (trois sous écarts)
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