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Exercices pour l’Agrégation (Algèbre)
TABLE DES MATIÈRES
Références principales 1
Calendrier 1
partie 1. Anneaux, corps, polynômes 3
Anneaux Z/𝑛Z 3
Polynômes 4
partie 2. Formes bilinéaires 5
Éléments de bases 5
Algorithmes 7
Groupes orthogonaux 7
partie 3. Géométrie affine et euclidienne 10
Coniques 10
partie 4. Théorie des groupes 11
Théorèmes de Sylow 11
R ÉFÉRENCES PRINCIPALES
Daniel Perrin (Cours d’algèbre)
Olivier Biquard (Algèbre I, notes de cours),
Michèle Audin (Géométrie)
Christophe Mourougane (Théorie des groupes et géométrie)
C ALENDRIER
Préparer pour chaque séance une synthèse de cours avec un ou deux théorèmes centraux, puis
un exercice dont la résolution fait intervenir ces théorèmes.
1
Date Intervenant Sujet
06/01 Polynômes en plusieurs variables,
polynômes symétriques, relations coef-racine à lire ou à lire
13/01 Rémi quotient de groupes, anneaux, modules algèbres
Automorphismes des anneaux Z/nZ,
produits semi-directs à lire Perrin (parties des chap. I et II) et sujet d’écrit
20/01 Justine Représentation des groupes finis à lire Biquard, chap 4
à lire aussi et sujet d’écrit
20/01 Marie Géométrie affine
27/01 Loreana Formes bilinéaires et sesquilinéaires
Algorithme de Gauß et loi d’inertie de Sylvester,
orthogonalisation de Gram-Schmidt à lire et sujet d’écrit
Formes quadratiques sur les corps finis à lire Perrin (page 139 à 141)
03/02 Gaëlle 𝑂𝑛 (R), 𝑆𝑂𝑛 (R), 𝑃 𝑆𝑂𝑛 (R) : générateurs, simplicité à lire
Décomposition polaire à lire
03/02
10/02 Paul Réduction simultanée des formes quadratiques réelles, coniques à lire
17/02 Guillaume Décomposition des groupes de matrices à lire
17/02
2
Première partie 1. Anneaux, corps, polynômes
A NNEAUX Z/𝑛Z
Anneau Z/𝑛Z : théorème chinois, automorphismes, indicatrice d’Euler, inversibles.
Exercice 1
Énoncer et démontrer le théorèmes des deux carrés. (voir par exemple [Link]
[Link]/[Link]/enseignements/2010-11/AR3/
[Link])
Exercice 2 (Des petites questions)
1. L’entier 374 divise-t-il l’ordre du groupe Z/374Z ? Le groupe Z/374Z a-t-il un élément
d’ordre 374 ? a-t-il un élément d’ordre 187 ?
2. Déterminer tous les diviseurs de 374 ? Le groupe Z/374Z a-t-il un sous-groupe d’ordre
chacun des diviseurs de 374 ?
Groupes diédraux ; produit semi-direct.
Exercice 3 (Exemples de sous-groupes caractéristiques)
1. Montrer qu’un 𝑝-Sylow distingué est caractéristique.
2. Soit 𝐻 un sous-groupe distingué d’un groupe fini 𝐺 tel que son ordre est premier avec
son indice. Montrer alors que 𝐻 est le seul sous-groupe d’ordre |𝐻| et donc que 𝐻 est
caractéristique.
Exercice 4 (Produit semi-direct interne)
Soit 𝑁 un sous-groupe distingué d’un groupe 𝐺 (𝑁 C 𝐺) et 𝐻 un sous groupe de 𝐺 tel que
𝐻 ∩ 𝑁 = {𝑒𝐺 }.
1. Montrer que 𝑁 𝐻 est un sous-groupe de 𝐺.
2. On suppose désormais que |𝐺| = |𝑁 ||𝐻|. Montrer que 𝜙 : 𝑁 × 𝐻 → 𝐺, (𝑛, ℎ) ↦→ 𝑛ℎ
est une bijection.
3. Montrer que si on munit 𝑁 × 𝐻 de la loi
(𝑛, ℎ) ⋆ (𝑛′ , ℎ′ ) = (𝑛(ℎ𝑛′ ℎ−1 ), ℎℎ′ ),
alors 𝑁 × 𝐻 est un groupe et 𝜙 un isomorphisme de groupes.
Exercice 5 (Groupes d’automorphismes)
1. Montrer que les automorphismes du groupe (Z/𝑛Z, +) sont obtenus par multiplication
par un inversible de (Z/𝑛Z, ×).
2. Décrire un isomorphisme de Z/10Z sur (Z/11Z)⋆ .
3
3. Montrer que si 𝐺 et 𝐻 sont deux groupes d’ordre premiers entre eux, alors
𝐴𝑢𝑡(𝐺 × 𝐻) = 𝐴𝑢𝑡(𝐺) × 𝐴𝑢𝑡(𝐻).
4. En déduire le groupe des automorphismes de Z/133Z.
5. Soit 𝑝 un nombre premier et 𝑛 un entier naturel non nul. Montrer que
𝐴𝑢𝑡((Z/𝑝Z)𝑛 ) = 𝐺𝐿(𝑛, F𝑝 ).
6. Montrer que 𝐴𝑢𝑡(Z/2Z × Z/2Z) → 𝐵𝑖𝑗((1, 0), (1, 1), (0, 1)) est un isomorphisme.
Exercice 6 (Exemple de produits semi-directs)
1. Montrer que, après avoir fixé un générateur de (Z/11Z)⋆ , la donnée d’un morphisme de
groupes de Z/5Z dans 𝐴𝑢𝑡(Z/11Z) revient à la donnée d’un morphisme de groupes de
Z/5Z dans Z/10Z.
2. En déduire une structure de produit semi-direct sur Z/11Z o Z/5Z.
3. Montrer que toutes les structures de produit semi-direct donnent des groupes iso-
morphes. On pourra montrer que si 𝜙, 𝜓 ∈ 𝐻𝑜𝑚(Z/5Z, 𝐴𝑢𝑡(Z/11Z) alors il existe
𝛾 ∈ 𝐴𝑢𝑡(Z/11Z) tel que 𝜓(ℎ) = 𝛾 ∘ 𝜙(ℎ) ∘ 𝛾 −1 .
4. Montrer que tous les morphismes de Z/𝑝Z → 𝐴𝑢𝑡(Z/𝑞Z) sont de la forme 𝑡 ↦→ {𝑥 ↦→
𝑘 𝑡 𝑥} où 𝑘 est un élément de (Z/𝑞Z)⋆ d’ordre 𝑝.
P OLYNÔMES
[Link]
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4
Deuxième partie 2. Formes bilinéaires
É LÉMENTS DE BASES
Généralités sur les formes bilinéaires et sesquilinéaires.
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Exercice 7 (Forme alternée)
Une forme bilinéaire 𝑓 sur un 𝑘-espace vectoriel 𝐸 est dite alternée, si tout vecteur de 𝐸
est isotrope. Soit (𝐸, 𝑓 ) un 𝑘-espace vectoriel de dimension finie muni d’une forme bilinéaire
alternée.
1. Soit (𝑉, 𝑓 ) un 𝑘-espace vectoriel de dimension 2, muni d’une forme alternée non-
dégénérée. Soit 𝑥 un vecteur non nul. Montrer qu’il existe un vecteur isotrope 𝑦 tel que
𝑓 (𝑥, 𝑦) = 1. On dit alors que (𝑉, 𝑓 ) est un plan symplectique.
2. Soit 𝑉 un sous-espace vectoriel de 𝐸. Montrer que si (𝑉, 𝑓|𝑉 ) est un espace non singulier
(i.e. 𝑓|𝑉 non dégénérée) alors 𝐸 = 𝑉 ⊕⊥ 𝑉 ⊥ .
3. Montrer que 𝐸 est somme directe orthogonale de droites isotropes et de plans symplec-
tiques.
4. Montrer que tous les sous-espaces isotropes maximaux de 𝐸 ont même dimension.
Déterminer cette dimension en fonction de la dimension de 𝐸 et du rang de 𝑓 .
5. Retrouver ce résultat en utilisant le théorème de Witt symplectique : Soit (𝐸, 𝑓 ) et
(𝐸 ′ , 𝑓 ′ ) deux 𝑘-espaces vectoriels de dimension finie muni d’une forme symplectique
(i.e. bilinéaire alternée non-dégénérée). On suppose (𝐸, 𝑓 ) et (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ) isométriques.
Alors, toute isométrie d’un sous-espace de (𝐸, 𝑓 ) sur un sous-espace de (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ) se
prolonge en une isométrie de (𝐸, 𝑓 ) sur (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ).
Exercice 8
Montrer qu’en dimension 2 le groupe symplectique d’une forme alternée non dégénérée est
isomorphe au groupe spécial linéaire 𝑆𝐿(2, 𝑘).
Exercice 9
1. Les formes bilinéaires symétriques données par les formes quadratiques suivantes sur
F37 sont-elles équivalentes ?
𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥2 + 6𝑦 2 + 2𝑧 2
et
𝑄(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥𝑦 + 4𝑧 2 .
2. Montrer que deux formes quadratiques équivalentes sur un espace 𝐸 prennent les mêmes
valeurs dans 𝑘.
3. La forme 𝑞 prend-elle toutes les valeurs de F7 ? Vérifier qu’elle prend les valeurs 3 et 5.
5
Exercice 10
1. Montrer que deux formes quadratiques équivalentes sur un espace 𝐸 prennent les mêmes
valeurs dans 𝑘.
2. Soit dans tout l’exercice (𝐸, 𝑓 ) un espace muni d’une forme bilinéaire symétrique non
dégénérée de forme quadratique associée 𝑞. Montrer que si 𝑓 admet un vecteur non nul
isotrope, la forme 𝑞 prend toutes les valeurs de 𝑘.
3. Montrer que 𝐸 se décompose comme somme directe orthogonale de plans hyperboliques
et d’un sous-espace sur lequel la forme quadratique n’a pas de vecteur isotrope non nul.
4. Montrer que le nombre de plans hyperboliques dans une telle décomposition est indé-
pendant de la décomposition.
Exercice 11 (Critère de positivité)
Le but de cet exercice est de montrer qu’une matrice symétrique réelle de taille 𝑛 représente
une forme bilinéaire symétrique définie positive si et seulement si le déterminant de ses 𝑛
mineurs principaux est strictement positif.
1. Montrer que si une matrice symétrique réelle de taille 𝑛 représente une forme bili-
néaire symétrique définie positive alors le déterminant de ses 𝑛 mineurs principaux est
strictement positif.
2. Démontrer le résultat complet pour 𝑛 = 2.
3. On raisonne par récurrence. Soit 𝑛 un entier naturel strictement positif tel que le résultat
soit vrai. Considérons une matrice 𝐴 symétrique réelle de taille 𝑛 + 1 dont les mineurs
principaux ont un déterminant strictement positif. Montrer qu’il existe une matrice
𝑃 ∈ GL(𝑛 + 1, R) telle que
1 0 0 ··· 0 *
⎛ ⎞
⎜ 0 1 0 · · · 0 *⎟
⎜0 0 1 0 *⎟
⎜ ⎟
𝑡
𝑃𝐴𝑃 = ⎜ ⎜ ... ... .. .⎟
⎜ . 0 .. ⎟ ⎟
⎝ 0 0 0 · · · 1 *⎠
* * * ··· ··· *
puis une matrice 𝑄 ∈ GL(𝑛 + 1, R) telle que
1 0 0 ··· 0 0
⎛ ⎞
⎜0 1 0 · · · 0 0⎟
⎜0 0 1 0 0⎟
⎜ ⎟
𝑄𝐴𝑡𝑄 = ⎜⎜ ... ... .. .. ⎟ .
⎜ . 0 .⎟⎟
⎝0 0 0 · · · 1 0⎠
0 0 0 ··· ··· 𝑐
Conclure.
6
A LGORITHMES
[Link]
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Algorithme de Gram-Schmidt et décomposition QR (orthogonale × triangulaire). http:
//[Link]/documentation/docs/[Link]
Algorithme de Gauß et loi d’inertie de Sylvester.
G ROUPES ORTHOGONAUX
Endomorphismes orthogonaux et unitaires. Soit < , > le produit hermitien canonique de
C2 (i.e la forme sesquilinéaire (C-linéaire par rapport au premier argument et C-anti-linéaire par
rapport au second) à symétrie hermitienne définie positive de matrice 𝐼𝑑 dans la base canonique)
∀(𝑋, 𝑌 ) ∈ (C2 )2 , < 𝑋, 𝑌 >= 𝑡 𝑋𝐼𝑑𝑌 = 𝑡 𝑋𝑌 .
On notera, pour toute matrice 𝑀 ∈ 𝑀 (2, C), 𝑀 ⋆ := 𝑡 𝑀 l’adjoint de 𝑀 i.e.
∀(𝑋, 𝑌 ) ∈ (C2 )2 , < 𝑀 𝑋, 𝑌 >=< 𝑋, 𝑀 ⋆ 𝑌 > .
On rappelle que le groupe spécial unitaire 𝑆𝑈 (2) est le sous-groupe du groupe spécial linéaire
complexe 𝑆𝐿(2, C) des matrices qui respectent le produit hermitien canonique de C2 i.e.
∀(𝑋, 𝑌 ) ∈ (C2 )2 , < 𝑃 𝑋, 𝑃 𝑌 >=< 𝑋, 𝑌 > .
𝑆𝑈 (2) := {𝑃 ∈ 𝑀 (2, C)/ det 𝑃 = 1 et 𝑃 ⋆ 𝑃 = 𝐼𝑑}.
Exercice 12 (Le groupe 𝑆𝑂(2))
1. Rappeler un isomorphisme de groupes entre 𝑆𝑂(2) et 𝑆 1 .
2. L’application 𝑆𝑂(2) → 𝑆𝑂(2), 𝐴 ↦→ 𝐴2 est-elle un morphisme de groupes ? Déterminer
son image et son noyau.
Exercice 13 (L’espace 𝑉 des matrices anti-hermitiennes de trace nulle)
1. Déterminer la nature de l’espace vectoriel 𝑉 des matrices anti-hermitiennes (i. e. 𝑀 ⋆ :=
−𝑀 ) de 𝑀 (2, C) de trace nulle.
2. Écrire la forme générale d’une matrice de 𝑉 à l’aide de trois nombres réels. En déduire
une base de 𝑉 .
3. Montrer que ≪ 𝑃, 𝑃 ′ ≫:= − 12 𝑡𝑟𝑎𝑐𝑒(𝑃 𝑃 ′ ) définit un produit scalaire sur 𝑉 .
Exercice 14 (Le groupe 𝑆𝑈 (2))
[︂ ]︂
𝑎 𝑏
1. Soit 𝑃 = ∈ 𝑆𝑈 (2). Montrer que 𝑐 = −𝑏, 𝑑 = 𝑎 et 𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 = 1 et écrire la
𝑐 𝑑
forme générale d’une matrice 𝑃 de 𝑆𝑈 (2) à l’aide de deux nombres complexes, puis de
quatre nombres réels.
7
2. En déduire un homéomorphisme de 𝑆𝑈 (2) sur la sphère unité 𝑆 3 de C2 . (On munit
ici 𝑆 3 de la topologie induite par celle de C2 et 𝑆𝑈 (2) de la topologie induite par la
topologie d’une norme sur l’espace vectoriel 𝑀 (2, C).)
3. Soit −1 < 𝑐 < 1. Décrire topologiquement le sous-espace de 𝑆𝑈 (2) des matrices de
trace 𝑐, appelé “latitude 𝑐”.
4. Montrer que les latitudes sont des classes de conjugaison dans 𝑆𝑈 (2). (On pourra
remarquer que les éléments de 𝑆𝑈 (2) sont associés à des endomorphismes normaux (i.e.
qui commutent avec leur adjoint)).
5. Quelles sont les autres classes de conjugaison ?
6. Décrire topologiquement le sous-groupe 𝐷 des matrices diagonales de 𝑆𝑈 (2).
Exercice 15 (Les groupes 𝑆𝑂(3) et 𝑆𝑈 (2))
1. Montrer que la classe de conjugaison 𝐶 de 𝑆𝑈 (2) des matrices de trace nulle (i.e.
la latitude 0) est la sphère unité de l’espace euclidien (𝑉, ≪ , ≫) des matrices anti-
hermitienne de trace nulle.
2. Montrer que 𝑆𝑈 (2) agit par conjugaison sur l’espace 𝑉 .
3. Montrer que cette action est transitive.
4. En déduire un morphisme de groupes 𝜙 de 𝑆𝑈 (2) dans le groupe orthogonal de
(𝑉, ≪ , ≫).
5. Déterminer le noyau de 𝜙.
6. En utilisant la connexité de 𝑆𝑈 (2) montrer que l’image de 𝜙 est incluse dans 𝑆𝑂(𝑉 ).
7. Montrer que l’image par 𝜙 du sous-groupe[︂ 𝐷 des]︂matrices diagonales de 𝑆𝑈 (2) est le
𝑖 0
sous-groupe des rotations de 𝑉 qui fixent .
0 −𝑖
8. En déduire l’image de 𝜙.
Isométries du cube ; isométries du tétraèdre. Eléments sur l’étude des sous-groupes finis
de SO3 (R).
Exercice 16
On cherche à décrire le groupe 𝐺 des isométries d’un plan affine euclidien qui conservent
globalement un triangle 𝒯 = 𝐴𝐵𝐶 isocèle en 𝐴 non équilatéral non aplati.
1. Déterminer deux éléments différents du groupe 𝐺.
2. Soit 𝑓 un élément de 𝐺.
(a) Montrer que 𝑓 a un point fixe.
(b) Montrer que 𝑓 (𝐴) = 𝐴 et que (𝑓 (𝐵) = 𝐵 ou 𝑓 (𝐵) = 𝐶).
(c) Montrer que 𝑓 est soit l’identité soit une réflexion.
3. Écrire la table de multiplication du groupe 𝐺.
8
Exercice 17
Soit 𝐷8 le groupe des isométries du carré. Déterminer un morphisme injectif de groupes de
𝐷8 dans S4 . Les éléments (1, 3) et (1, 2, 3, 4) engendrent-ils le groupe symétrique S4 ?
Exercice 18 (Sylow des groupes diédraux)
Soit 𝒫𝑛 un polygone régulier à 𝑛 côtés dans le plan euclidien orienté. On appelle groupe
diédral 𝐷𝑛 le groupe des isométries de 𝒫𝑛 .
1. Parmi les translations, les rotations, les symétries orthogonales, et les symétries glissées
(composées d’une symétrie orthogonale et d’une translation dans l’axe de la symétrie),
décrire des isométries du plan qui conservent le polygone régulier 𝒫𝑛 .
2. Déterminer, à l’aide de l’action naturelle de 𝐷𝑛 sur l’ensemble des sommets de 𝒫𝑛 , le
cardinal de 𝐷𝑛 . En déduire la liste complète des éléments de 𝐷𝑛 .
3. On suppose 𝑛 impair. Déterminer les 2-Sylow de 𝐷𝑛 et vérifier (sans référence au cours)
qu’ils sont conjugués.
4. On suppose 𝑛 = 6. Déterminer un 2-Sylow de 𝐷6 . Déterminer le nombre de 2-Sylow de
𝐷6 . Déterminer deux sous-groupes d’ordre 2 de 𝐷6 non conjugués dans 𝐷6 . Donner un
3-Sylow de 𝐷6 .
Exercice 19 (Sous-groupe fini de 𝑆𝑂(3))
1. Montrer le théorème de Burnside : soit 𝐺 un groupe fini agissant sur un ensemble fini 𝐸.
Alors le nombre 𝑁 d’orbites est la moyenne des cardinaux des points fixes des éléments
de 𝐺 et aussi
1 ∑︁ 1 ∑︁
𝑁= card 𝐹 𝑖𝑥(𝜙(𝑔)) = card 𝑠𝑡𝑎𝑏𝑙(𝑥).
|𝐺| 𝑔∈𝐺 |𝐺| 𝑥∈𝐸
On pourra considérer {(𝑥, 𝑔) ∈ 𝐸 × 𝐺/𝑔 · 𝑥 = 𝑥}.
2. Soit 𝐺 un sous-groupe fini de 𝑆𝑂(3). On considère son action sur la sphère unité. Soit
𝑋 l’ensemble des points fixés par un des éléments de 𝐺 différents de l’identité. Montrer
que 𝑋 est stable par l’action de 𝐺. Montrer que le stabilisateur d’un élément de 𝑋 est
un groupe cyclique. On notera 𝑁 le nombre d’orbites de l’action de 𝐺 sur 𝑋 et 𝑛𝑗 le
cardinal du stabilisateur d’un élément de l’orbite 𝒪𝑗 .
3. Montrer que
𝑁 |𝐺| = 2(|𝐺| − 1) + card 𝑋.
4. Montrer que
𝑁
2 ∑︁ 1
2− = (1 − ).
|𝐺| 𝑗=1
𝑛𝑗
5. En déduire que 𝑁 = 2 ou 𝑁 = 3.
6. Montrer que si 𝑁 = 2, 𝐺 est un sous-groupe cyclique de rotations.
7. Si 𝑁 = 3, déterminer les possibilités pour les 𝑛𝑗 .
9
Troisième partie 3. Géométrie affine et euclidienne
C ONIQUES
Classification des coniques euclidiennes affines. Coste (Coniques, quadriques projectives),
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Exercice 20 (Droites et quadriques)
Une quadrique d’un espace projectif 𝑃 (𝑉 ) est le lieu des zéros d’une forme quadratique 𝑓
sur 𝑉 .
1. Montrer que toute quadrique qui contient trois points distincts d’une droite 𝑑 contient
toute la droite 𝑑.
2. Déterminer la dimension de l’espace des quadriques de 𝑃 3 (𝐾).
3. Soit 𝑑1 , 𝑑2 , 𝑑3 trois droites de 𝑃 3 (𝐾). Montrer qu’il existe une quadrique qui les contient.
Exercice 21
On considère le plan euclidien muni d’un un repère orthonormé (𝑂, →
−𝚤 , →
−𝚥 ) et la courbe (C)
d’équation
4𝑥2 − 4𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 𝑦 − 1 = 0
1. Montrer que (C) est une parabole.
2. Trouver un repère orthonormé (𝑆, →
−
𝑢1 , →
−
𝑢2 ) tel que (C) ait une équation de la forme
2
𝑥 = 2𝑝𝑦 dans ce repère.
Exercice 22
1. Construire à la règle et au compas la tangente à un cercle 𝒞 passant par un point 𝐴 hors
du disque délimité par 𝒞.
2. Soit maintenant 𝒞 et 𝒞 ′ deux cercles non concentriques. Construire les centres Ω et 𝑂
des homothéties qui envoient 𝒞 sur 𝒞 ′ .
3. Construire deux tangentes communes à 𝒞 et à 𝒞 ′ .
10
Quatrième partie 4. Théorie des groupes
T HÉORÈMES DE S YLOW
Exercice 23 (Des petites questions)
On considère l’action d’un groupe 𝐺 sur un ensemble 𝐸.
1. Montrer qu’un sous-ensemble de 𝐸 est globalement stable par 𝐺 si et seulement s’il est
réunion d’orbites.
2. Montrer que deux éléments dans la même orbite ont des stabilisateurs conjugués.
3. Montrer que deux éléments conjugués dans le groupe 𝐺 fixent le même nombre d’élé-
ments.
Exercice 24 (La réciproque du théorème de Lagrange)
1. Le groupe symétrique S5 a-t-il un élément d’ordre 6 ?
2. Chercher dans un groupe symétrique un contre-exemple à la réciproque du théorème de
Lagrange sur l’ordre d’un élément dans un groupe.
Exercice 25
On fixe une action d’un groupe 𝐺 sur un ensemble fini 𝐸. On suppose que l’ordre de 𝐺 est
15, que le cardinal de 𝐸 est 17 et que 𝐸 n’a pas de point fixé par tous les éléments du groupe 𝐺.
Déterminer le nombre d’orbites et le cardinal de chacune d’elles.
Exercice 26
1. Soit 𝐺 un 𝑝-groupe agissant sur un ensemble fini 𝐸. Montrer que le cardinal de l’en-
semble des points fixes de l’action est congru, modulo 𝑝, au cardinal de 𝐸.
2. En considérant une action de 𝐺 sur lui-même, montrer que le théorème de Burnside : le
centre d’un 𝑝-groupe non réduit à l’élément neutre n’est pas réduit à l’élément neutre.
Exercice 27 (Groupe dérivé)
Soit 𝐺 un groupe. On appelle groupe des commutateurs de 𝐺 et l’on note 𝐷(𝐺) le sous-groupe
de 𝐺 engendré par les éléments de la forme 𝑥𝑦𝑥−1 𝑦 −1 . Montrer que 𝐷(𝐺) est distingué dans 𝐺
et que le quotient 𝐺/𝐷(𝐺) est abélien. Montrer que 𝐷(𝐺) est le plus petit sous-groupe distingué
de 𝐺 tel que le quotient de 𝐺 par ce sous-groupe soit abélien.
Exercice 28 (Groupe d’ordre 𝑝2 )
11
1. Montrer que si le quotient d’un groupe par son centre est cyclique alors le groupe est
abélien, donc égal à son centre.
2. Montrer qu’un groupe d’ordre 𝑝2 est abélien.
Exercice 29 (Groupe d’ordre 𝑝3 )
Soit 𝐺 un groupe non abélien d’ordre 𝑝3 où 𝑝 est un nombre premier.
1. Montrer que le centre de 𝐺 est d’ordre 𝑝 et égal à son sous-groupe dérivé 𝑍(𝐺) = 𝐷(𝐺).
2. En déduire que le nombre de classes de conjugaison est 𝑝2 + 𝑝 − 1. (On pourra étudier
l’action de 𝐺 sur lui-même par conjugaison : ses points fixes, l’orbite des éléments, le
stabilisateur des éléments et appliquer la formule de Burnside...)
3. Montrer que 𝐺/𝑍(𝐺) est isomorphe à Z/𝑝Z × Z/𝑝Z.
4. Montrer que tout sous-groupe de 𝐺 d’ordre 𝑝2 contient le centre 𝑍(𝐺) de 𝐺, et que donc
𝐺 n’est pas un produit semi-direct de son centre par son abélianisé. Voir sur les groupes
d’ordre 𝑝3
Exercice 30
1. En comptant le nombre de base de F𝑛𝑝 déterminer le cardinal de 𝐺𝐿(𝑛, F𝑝 ).
2. Montrer que l’ensemble des matrices triangulaires supérieures strictes est un 𝑝-sous-
groupe de Sylow de 𝐺𝐿(𝑛, F𝑝 ).
Exercice 31
1. Vérifier que les 𝑝-Sylow de 𝐺𝐿(2, F𝑝 ) sont monogènes.
2. Soit 𝐴 et 𝐵 deux matrices de 𝐺𝐿(2, F𝑝 ) d’ordre 𝑝. Montrer que 𝐴 est conjuguée à une
puissance de 𝐵.
Exercice 32
Soit 𝑝 un nombre premier et 𝑚 un entier non multiple de 𝑝. Soit 𝐺 un groupe de cardinal
|𝐺| = 𝑝𝑑 𝑚.
1. Montrer que le nombre de 𝑝-Sylow de 𝐺 divise 𝑚.
2. Montrer que pour tout 0 ≤ 𝑖 ≤ 𝑑, 𝐺 possède un sous groupe d’ordre 𝑝𝑖 .
Exercice 33
Déterminer les sous-groupes de Sylow de Z/24Z.
Exercice 34 (Groupes de matrices sur F2 )
12
1. Décrire un 2-Sylow de 𝐺𝐿3 (F2 ).
⎛ ⎞
1 1 0
2. Soit 𝐴 = ⎝1 0 1⎠. Montrer que le polynôme minimal de 𝐴 est irréductible de degré
0 1 0
3. En déduire que 𝐺𝐿3 (F2 ) ∩ F2 [𝐴] est un 7-Sylow de 𝐺𝐿3 (F2 ).
⎛ ⎞
1 0 0
3. Déterminer un 3-Sylow de 𝐺𝐿3 (F2 ) à l’aide de la matrice 𝐵 = ⎝0 1 1⎠.
0 1 0
Exercice 35 (Étude de S3 )
Donner les structures de cycles possibles dans S3 , le nombre d’éléments de S3 ayant cette
structure, et leur signature. Décrire les sous-groupes de S3 , et ceux qui sont distingués dans S3 .
Déterminer les sous-groupes de Sylow de S3 .
Exercice 36 (Étude de S4 )
Donner les structures de cycles possibles dans S4 , le nombre d’éléments de S4 ayant cette
structure, et leur signature. Déterminer les sous-groupes distingués de S4 . En déduire que A4
n’est pas un groupe simple, i.e. qu’il possède des sous-groupes distingués autres que {𝑒} et A4 .
Déterminer les sous-groupes de Sylow de S4 .
Exercice 37 (Groupes d’ordre 𝑝𝑞)
Soit 𝐺 un groupe d’ordre 𝑝𝑞, où 𝑝 et 𝑞 sont deux nombres premiers distincts. On suppose que
𝑝 < 𝑞.
1. Montrer qu’il n’y a qu’un 𝑞-Sylow 𝑄 et qu’il est distingué.
2. Montrer que 𝐺 est produit semi-direct 𝑄 o 𝑃 où 𝑃 est un 𝑝-Sylow de 𝐺.
3. Si 𝑝 ne divise pas 𝑞 − 1, déterminer la structure de 𝐺.
4. Si 𝑝 = 2, déterminer le morphisme structurel 𝜙 : Z/𝑝Z → 𝐴𝑢𝑡(Z/𝑞Z) ≡ Z/(𝑞 − 1)Z.
Déterminer alors la structure de 𝐺.
5. Si 𝑝 divise 𝑞 − 1, montrer qu’il n’y a qu’un seul produit semi-direct non abélien, à
isomorphisme près.
Exercice 38 (Simplicité de A5 )
(1) Faire la liste des classes de conjugaison de S𝑛 dans A𝑛 en les dénombrant.
(2) Montrer que les 3-cycles sont conjugués dans A𝑛 .
(3) Montrer que les éléments d’ordre 2 sont conjugués dans A𝑛 .
(4) Montrer que tout sous-groupe distingué 𝐻 de A𝑛 qui contient un élément d’ordre 5 les
contient tous. (On remarquera que le groupe engendré par un élément d’ordre 5 est un
Sylow.)
(5) Montrer que tout sous-groupe distingué 𝐻 de A𝑛 non réduit à {id} contient au moins
deux types d’éléments en plus de l’identité. Montrer alors que 𝐻 = A𝑛 .
13