Algèbre
Algèbre
LINEAIRE
ET
MATRICES
Cours
a) Définitions
Un vecteur du plan est défini par deux points du plan A et B et se note AB (A est
l’origine, B est l’extrémité).
Deux vecteurs sont dits égaux s’ils sont équipollents c’est-à-dire s’ils ont même direction
et même module. On peut donc représenter tous les vecteurs du plan en leur donnant
une même origine arbitraire O.
B2 C B D
B
C
A2 A A
B1
A1 O
O
Figure 1a Figure 1b
Une loi de multiplication par un scalaire (loi de composition externe) qui associe
au nombre réel λ et au vecteur AB le vecteur OD déduit de OC = AB par
l’homothétie de centre O et de rapport λ (figure 1b) : OD = λ OC .
b) Propriétés
( ) ( )
AB + BC + CD = AB + BC + CD : associativité de la somme de vecteurs. Soit on
a encore : AB + BD = AC + CD .
( )
λ AB + BC = λ AB + λ BC : distributivité du produit d’un vecteur par un scalaire par
rapport à l’addition de vecteurs.
(λ + µ )AB = λAB + µAB : distributivité du produit d’un vecteur par un scalaire par
rapport à l’addition de scalaires.
On dit que pour ces deux opérations, les vecteurs libres de l’espace forment un espace
vectoriel sur le corps des nombres réels. Les 8 propriétés fondamentales énoncées
précédemment vont nous servir à définir les espaces vectoriels. Nous considérerons des
espaces vectoriels sur le corps R des nombres réels ou sur le corps C des nombres
complexes.
a) Définition
On suppose définie sur E une loi de composition interne notée additivement qui à
tout couple ordonné (X,Y) d’éléments de E associe l’élément Z appartenant à E,
tel que : X + Y = Z.
On suppose définie sur E une loi de composition externe, application de K*E dans
E, qui à tout couple (λ,X) (λ appartenant à K et X appartenant à E) associe
l’élément Y appartenant à E, tel que : Y = λ X.
Exemple 2 : Le corps C des nombres complexes est lui-même un espace vectoriel sur
le corps R des nombres réels, si on prend comme loi de composition
interne l’addition des nombres complexes et comme loi de composition
externe le produit d’un nombre complexe par un nombre réel.
b) Propriétés élémentaires
Théorème 4 : X étant un élément donné, son opposé X’ est unique et X’ = (-1) X pour
tout X.
p vecteurs non nuls X1, X2, …, Xp appartenant à un espace vectoriel E sont dits
linéairement indépendants si la relation α1X1 + α2X2 +…+ αpXp = 0 implique que :
α1 = α2 = … = αp = 0.
Dans le cas contraire, c’est-à-dire s’il existe p scalaires α1, α2, …, αp non tous nuls tels
que l’on ait α1X1 + α2X2 +…+ αpXp = 0, les p vecteurs sont dits linéairement dépendants.
Exemple 1 : Soit E l’espace vectoriel des suites de 3 nombres réels. Les vecteurs X1 =
(0,1,1), X2 = (1,0,1) et X3 = (1,1,0) sont linéairement indépendants.
Définition : On dit que n vecteurs non nuls d’un espace vectoriel E sur K, {e1, e2, …, en}
constituent une base vectorielle de E si :
- Ces n vecteurs sont linéairement indépendants,
- Pour tout vecteur X de E peut s’écrire de façon unique :
X = x1e1 + x2e2 + … + xnen
Les scalaires (x1, x2, …, xn) sont complètement déterminés par la donnée du vecteur X
et s’appellent les coordonnées (ou composantes) du vecteur X sur la base {e1, e2, …,
en}.
Théorème : Si dans un espace vectoriel E défini sur K il existe une base formée de n
vecteurs, tous les systèmes libres de n vecteurs linéairement indépendants
de E forment aussi une base.
Le nombre entier n est alors le maximum de vecteurs qui puissent être indépendants
dans E. C’est la dimension de E.
v
u xu
Ces deux égalités se ramènent à une égalité unique, valable pour tous scalaires λ et µ
appartenant à K :
f(λX1 + µX2) = λ f(X1) + µ f(X2)
Soit un espace vectoriel E, de dimension n, muni d’une base {e1, e2, …, en} et soit un
espace vectoriel F, de dimension p, muni d’une base {ε1, ε2, …, εp}.
Le n-uplet (x1, x2, …, xn) représentent les coordonnées de X dans la base {e1, e2, …, en}
de E.
Le p-uplet (y1, y2, …, yp) représentent les coordonnées de Y dans la base {ε1, ε2, …, εp}
de F.
Remarque : Les deux bases peuvent être les mêmes ou différentes. Cela dépend de
l’application linéaire et de l’espace vectoriels étudiés.
Pour tout vecteur X, le vecteur Y sera donc connu si on connaît les coordonnées des
transformées {f(e1), f(e2), …, f(en)} des vecteurs de base {e1, e2, …, en} sur la base {ε1,
ε2, …, εp} de F.
( )
p
Pour tout i et j tels que 1 ≤ i ≤ p et 1 ≤ j ≤ n , on note : f e j = ∑ a ij ε i .
i =1
Y = (x 1a 11 + x 2 a 12 + K + x n a 1n )ε1
+ (x 1a 21 + x 2 a 22 + K + x n a 2 n )ε 2
+K
(
+ x 1a p1 + x 2 a p 2 + K + x n a pn ε p )
Par identification avec la définition de Y dans la base de F on en déduit les coordonnées
de Y dans F en fonction des coordonnées de X dans E :
On écrit : Y = A X.
Remarques : Les colonnes de la matrice A sont les coordonnées sur la base {ε1, ε2, …,
εp} de F des vecteurs f(e1), f(e2), …, f(en).
c) Exemple
Soit l’application f de C [2x ] C1[x ] qui associe à un polynôme P(x) de C [2x ] , un polynôme
Q(x) de C1[x ] tel que : dP( x ) d 2 P( x )
Q( x ) = f ( P( x )) = +2 x
dx dx 2
Les vecteurs {1 ; x ; x²} forment une base de C[2x ] que l’on notera {p}.
Les vecteurs {1-x ; 2x} forment une base de C1[x ] que l’on notera {e}.
1
Les coordonnées de P dans la base {p} sont : [P] = − 2 .
3
3. Changement de base
III. Matrices
1. Définitions
a) Matrice quelconque
Les éléments de la matrice sont repérés par leur position dans le tableau. Ainsi on note
aij l’élément situé à l’intersection de la ligne i et de la colonne j. Il est appelé terme
général de la matrice A.
a11 L a1 j L a1m
M O M M
A = a j1 L a ij L a im ième ligne
M M O M
a L a nj L a nm
n1
b) Vecteur
Les vecteurs sont des matrices particulières qui n’ont qu’une colonne (m = 1).
c) Matrice carrée
1 0 14
0 1 −1 2
Exemple : A =
0 1 3 − 1
1 3
0 1
2. Opérations élémentaires
a) Egalité
b) Addition, soustraction
C = A + B ⇔ ∀(i, j) c ij = a ij + b ij
Exemples : 7 8 9 1 − 2 4 8 6 13
+ =
10 11 12 − 4 5 2 6 16 14
7 8 9 1 − 2 4 6 10 5
− =
10 11 12 − 4 5 2 14 6 10
∀(i, j) b ij = λ a ij .
Propriétés : ● (λ + µ) A = λA + µA.
● 1A = A.
● λ0 = 0.
● 0A = 0.
d) Transposition
La transposée AT d’une matrice A est la matrice obtenue en échangeant les lignes et les
colonnes de A sans en changer l’ordre. Ainsi la première ligne devient la première
colonne, etc.
1 4
1 2 0
Exemple : A = ⇔ A = 2 3
T
4 3 − 1 0 − 1
Propriétés : ● (AT)T = A
● ( A + B )T = AT + BT
● (λ A)T = λ AT
a) Définition
Nous avons vu précédemment (§ II.2), l’utilisation de l’outil matriciel pour exprimer les
coordonnées de vecteurs à travers une application linéaire f. Cet outil de calcul permet
ainsi de s’affranchir d’une représentation pas toujours évidente à réaliser selon la
dimension de l’espace vectoriel.
Le produit de ces deux matrices ne peut s’effectuer que sous certaines conditions sur
les dimensions des matrices :
5 1
1 2 0
A = et B = 2 3
4 3 − 1 3 4
5 1
1 2 0 9 7
AxB = 2 3 =
4 3 − 1 3 4 23 4
En effet, en effectuant les produits d’une ligne par une colonne, on obtient de manière
y1
y n
générale : (x 1 x 2 L x n ) 2 = x 1 y1 + x 2 y 2 + L + x n y n = ∑ x i y i .
M i =1
y
n
5
(1 2 0) 2 = 5x1 + 2x 2 + 0x3 = 9
3
1
(1 2 0) 3 = 1x1 + 2x3 + 0x 4 = 7
4
5
(4 3 − 1) 2 = 4x5 + 3x 2 − 1x3 = 23
3
1
(4 3 − 1) 3 = 4x1 + 3x3 − 1x 4 = 9
4
c) Propriétés
• Le fait qu’un produit de deux matrices soit identiquement nul n’implique pas
nécessairement que l’une des deux matrices soit identiquement nulle.
• En revanche si l’une des deux matrices est identiquement nulle alors le produit
sera identiquement nul.
Les matrices carrées ont le même nombre de lignes et de colonnes. Ainsi le produit de
deux matrices carrées de dimensions (nxn) est aussi une matrice carrée de dimensions
(nxn).
Dans ce cas, le produit matriciel définit une loi de composition interne qui n’est pas
commutative.
On peut alors définir un élément neutre de cette loi, appelé élément unité que l’on
appellera aussi matrice unité comme définie précédemment. On la note 1.
Propriétés : ● A1 = 1A = A
● Une matrice A de dimensions (nxn) est dite inversible s’il existe une
matrice B de dimensions (nxn) telle que : AB = BA = 1. On la note B = A-1.
On montre que B est unique. B est appelée matrice inverse de A.
Le déterminant d’une matrice est un nombre qui ne se calcule que pour les matrices
carrées.
a 11 a 12
Son déterminant se calcule comme suit : det A = = a 11a 22 − a 12 a 21 .
a 21 a 22
Remarque : Le déterminant d’une matrice est donc un nombre qui peut être positif ou
négatif.
c) Définitions et propriétés
Soit A une matrice carrée d’ordre n et de terme général aij. On appelle mineur de
l’élément aij, le déterminant, noté ∆ij, d’ordre n-1 déduit du déterminant ∆ par
suppression de sa ième ligne et la jème colonne.
On appelle co-facteur de aij l’expression : Aij = (-1)i+j ∆ij
Un déterminant d’ordre n, D, est égal à la somme des produits de chacun des éléments
d’une même rangée (ligne ou colonne) par son co-facteur. On a alors :
n
• Développement par rapport aux éléments de la ième ligne : ∆ = ∑ (− 1)i + j ∆ ij a ij .
j=1
n
• Développement par rapport aux éléments de la jème colonne : ∆ = ∑ (− 1)i + j ∆ ij a ij .
i =1
La règle qui permet d’associer à chaque mineur le co-facteur correspondant peut être
représentée par le tableau suivant, dans lequel on a mis (-1)i+j à l’emplacement de la
ligne i et de la colonne j :
+ − + − L L
− + − + L L
+ − + − L L
− + − + L L
M M M M
M M M M
● Si une ligne (ou une colonne) a tous ses éléments nuls alors le
déterminant est nul.
● Si deux lignes (ou colonnes) sont identiques alors le déterminant est nul.
● Si une ligne (ou colonne) est une combinaison linéaire des autres ligne
s(ou colonnes) alors le déterminant est nul.
d) Cas général
La méthode générale de calcul d’un déterminant consiste donc à ramener le calcul d’un
déterminant d’ordre n à celui de déterminants d’ordre n-1 et donc de proche en proche,
au calcul de déterminants d’ordre 2. Cependant, avant de développer un déterminant
par rapport aux éléments d’une rangée (ligne ou colonne), on peut essayer de le
simplifier en appliquant les propriétés énoncées précédemment.
e) Exemples
1 2 1 1 0 1
1 1
det A = 3 4 2=3 0 2 = −(− 11) = 11(2 − 3) = −11
3 2
2 −5 3 2 − 11 3
2. Système de Cramer
a) Définition
Un système est dit de Cramer s’il admet une solution unique. C’est équivalent de dire
que pour ce système linéaire :
• Le nombre d’équations est égal au nombre d’inconnues (n = p),
• Le déterminant de la matrice associée au système est non nul.
b) Exemple
5x 1 + 2x 2 - x 3 = 3
Soit le système suivant à résoudre : x 1 + x 2 - 3x 3 = - 2
2x - x + 7x = 7
1 2 3
5 2 − 1
La matrice associée à ce système est : A = 1 1 − 3
2 −1 7
1 −3 2 −1 2 −1
Le déterminant de A est : det A = 5 − +2
−1 7 −1 7 1 −3
= 5(7 − 3) − (14 − 1) + 2(−6 + 1)
= −3
≠0
Le système est donc un système de Cramer, le déterminant de sa matrice associée est
non nul, il admet donc une solution unique.
a) Règle de Cramer
La règle de Cramer est un théorème en algèbre linéaire qui donne la solution d'un
système d'équations linéaires d’ordre n en terme de déterminants.
Pour des systèmes d’ordre élevé, elle est généralement inefficace car elle conduit au
calcul de déterminants d’ordre élevé. Cependant, elle est d'importance théorique pour la
raison qu'elle donne une expression explicite pour la solution du système.
5 2 − 1 3
Exemple : On reprend l’exemple précédent : A = 1 1 − 3 et B = − 2 et detA = -3.
2 −1 7 7
3 2 −1 5 3 −1 5 2 3
−2 1 −3 1 −2 −3 1 1 −2
7 −1 7 3 2 7 7 − 15 2 −1 7 −6
x1 = = = −1 ; x 2 = = = 5 ; x3 = = =2
−3 −3 −3 −3 −3 −3
5 2 − 1 x 1 3
Si on réécrit le système matriciel obtenu : 0 9 − 42 x 2 = − 39
0 0 − 5 x − 10
3
5x 1 + 2 x 2 − x3 = 3
Cela donne pour le système linéaire : 9x 2 − 42x 3 = − 39
− 5x 3 = − 10
c) Décomposition LU
Cette méthode exprime la matrice A sous forme du produit d’une matrice triangulaire
inférieure L (low=bas) à diagonale unité par une matrice triangulaire supérieure U
(up=haut) : A = LU.
On est amené alors à résoudre deux systèmes pour trouver le vecteur X. La résolution
est facilitée par la forme triangulaire des matrices.
La méthode LU permet aussi de calculer le déterminant de A, qui est égal au produit des
éléments diagonaux de la matrice U, puisque det(A) = det(L) × det(U) et det(L) = 1.
5 2 − 1 1 0 0 a b c
Sur l’exemple précédent : A = 1 1 − 3 = α 1 0 0 d e
2 − 1 7 β γ 1 0 0 f
a b c
= α a αb + d αc + e
βa βb + γd βc + γe + f
1 0 0 y1 3 y1 = 3 y1 = 3
LY = B ⇒ 1 / 5 1 0 y 2 = − 2 ⇒ 1 / 5y1 + y 2 = −2 ⇒ y 2 = −13 / 5
2 / 5 − 3 1 y 7 2 / 5 y − 3y + y = 7 y = −2
3 1 2 3 3
Remarque : Cette méthode est très pratique car elle ne conduit qu’à des calculs
relativement simples. Néanmoins, le nombre d’inconnues devient vite élevé
quand l’ordre du système augmente.
d) Inversion de matrice
Etant donné que la résolution du système revient à chercher le vecteur X tel que AX = B.
On écrit alors : X = A-1B.
Afin de savoir si la matrice A est inversible, la première étape est de calculer sont
déterminant. Il faut qu’il soit non nul pour pouvoir calculer A-1.
A ij (−1) i + j ∆ ij
Ainsi soit B telle que B = A alors b ji =
-1
=
det A det A
5 2 − 1
Retour sur l’exemple précédent : A = 1 1 − 3 et detA = -3.
2 −1 7
− 5 14 3 −3 9 3
4 − 13 − 5
−
⇒ A −1 =
1
− 13 37 14
3
−3 9 3
⇒ X = A-1B
4 − 13 − 5 3 − 1
−1
⇒ X = − 13 37 14 − 2 = 5
3
−3 9 3 7 2
Il arrive que lors de la mise en équations d’un problème, on se retrouve avec un système
de n équations à p inconnues.
a) Définitions
1 −3 4 2
Exemple : Soit la matrice A = 2 1 1 4
−1 − 2 1 − 2
1 −3 4 1 −3 2 −3 4 2 1 4 2
2 1 1 = 0; 2 1 4 = 0; 1 1 4 = 0; 2 1 4 = 0
−1 − 2 1 −1 − 2 − 2 −2 1 −2 −1 1 − 2
1 −3 1 1 1 −3 1 2
= 7; = 3; = −5 ; =0
2 1 −2 1 −1 − 2 −1 − 2
Pour qu’un système de n équations linéaires à p inconnues, de rang r soit soluble, il faut
et il suffit que les (n-r) déterminants caractéristiques soient nuls. On obtient alors toutes
les solutions en résolvant le système de Cramer constitué par les r équations principales
aux r inconnues, les (p-r) inconnues non principales étant arbitraires.
c) Exemple
x + y + z = 1 1 1 1 1
x + 2 y − z = −1 1
2 − 1 − 1
Soit le système : . Sa matrice associée est : A = et B = .
x + 3z = 3 1 0 3 3
2 x + y + 4z = 4
2 1 4 4
Par contre un déterminant d’ordre 2 n’est pas nul donc le rang du système est égal à 2.
x + y = 1
Les équations principales relatives aux inconnues principales x et y sont : .
x + 2 y = −1
1− z 1 1 1− z
−1+ z 2 1 −1+ z
Dont les solutions sont : x = = 3 − 3z et y = = −2 + 2z ; z arbitraire.
1 1 1 1
1 2 1 2
5. Systèmes homogènes
Un système linéaire (nxp) est dit homogène lorsque les coefficients du second membre
sont tous nuls. Si A (nxp) est la matrice associée à ce système, on a alors AX = 0 où X
est un vecteur de dimension p.
Un tel système est toujours soluble car il admet toujours la solution évidente :
x1 = x 2 = L = x p = 0 .
Si le rang du système est égal à p alors la solution nulle est l’unique solution.
Par contre si le rang du système est inférieur à p, certaines inconnues sont arbitraires et
on résout le système par la méthode générale.
x − 2 y + 3z = 0 1 − 2 3
Exemple : Soit le système de matrice associée A = .
x + y − 4z = 0 1 1 − 4
1 −2 1 3 −2 3
∆1 = ;∆2 = ; ∆3 =
1 1 1 −4 1 −4
x − 2 y = −3z
1er cas : soit x = 5/3 z, y = 7/3 z et z arbitraire
x + y = 4z
x + 3z = 2 y
2ème cas : soit x = 5/7 y, z = 3/7 y et y arbitraire
x − 4z = − y
− 2 y + 3z = − x
3ème cas : soit y = 7/5 x, z = 3/5 x et x arbitraire
y − 4z = − x
x y z
= =
5 7 3
On peut aussi écrire :
x y z
= =
∆ 3 ∆ 2 ∆1
i A B i1
On peut donc écrire le système matriciel suivant : 2 = .
e 2 C D e1
i1 i2
Z1
i 2 = i1 i2 1 0 i1
e1 e2 =
e 2 = − Z1i1 + e1 e 2 − Z1 1 e1
i1 i2
1 1
i 2 = i1 − e1 i2 1 − i1
e1 Z2 e2 Z2 = Z 2
e = e e2 0 1 1
e
2 1
Quand il s’agit ensuite de les connecter pour faire un quadripôle plus compliqué, on
pourra alors utiliser le modèle matriciel.
i1 i’2 i2
i’1
Za Zb
e1 Zc e’2 e2
e’1
0 1 −
1 '
0 1 −
1
i2 1 0 i ' 2 1 i 1 1 1 0 i1
= = Z c ' = Z c
e2 − Zb 1 e ' 2 − Z b 1 − Zb − Za 1 e1
1 e 1
1
0 0 1
Za + Zc −1
i2 Zc Zc i1
=
e
2 Z Z + Z a Zb + Zb Zc Zb + Zc e1
−
a c
Zc Zc
i1 i’1 i’2 i2
Za
e1 Zb e’1 e’2 Zc e2