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Effets Physiologiques de L'activité Physique: To Cite This Version

L'activité physique entraîne de nombreuses adaptations physiologiques bénéfiques touchant divers organes, notamment les fonctions musculaire et cardiovasculaire, le métabolisme, et l'immunité. Ces adaptations, qui varient selon le type et la fréquence de l'activité, sont particulièrement importantes chez les personnes âgées, car elles peuvent ralentir le vieillissement et améliorer la santé globale. Une augmentation de la capacité aérobie (VO2max) est associée à une réduction significative de la mortalité, soulignant l'importance de l'exercice régulier pour la santé.

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Effets Physiologiques de L'activité Physique: To Cite This Version

L'activité physique entraîne de nombreuses adaptations physiologiques bénéfiques touchant divers organes, notamment les fonctions musculaire et cardiovasculaire, le métabolisme, et l'immunité. Ces adaptations, qui varient selon le type et la fréquence de l'activité, sont particulièrement importantes chez les personnes âgées, car elles peuvent ralentir le vieillissement et améliorer la santé globale. Une augmentation de la capacité aérobie (VO2max) est associée à une réduction significative de la mortalité, soulignant l'importance de l'exercice régulier pour la santé.

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Effets physiologiques de l’activité physique

Thierry Paillard

To cite this version:


Thierry Paillard. Effets physiologiques de l’activité physique. Revue EPS. 108 pp, 2016. �hal-
02360915�

HAL Id: hal-02360915


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Manuscript_0da661b7c1bd70409adfd29be323fe16

Effets physiologiques de l’activité physique

Physiological adaptations with physical activity

Frédéric Costes

Université Clermont Auvergne, INRAE, UNH, CHU Clermont Ferrand France

Service de Médecine du Sport et des Explorations Fonctionnelles, CHU Clermont Ferrand.

Auteur correspondant :

Pr F COSTES, Service de Médecine du Sport et des Explorations Fonctionnelles

CHU G Montpied, 58 rue Montalembert 63003 Clermont Ferrand cedex 1

Tel /fax : 0473751665/0473751661

Mail : [email protected]

1
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Résumé

Les adaptations de l’organisme avec l’activité physique (AP) sont multiples et touchent tous

les organes. Parmi celles-ci citons les fonctions musculaire, cardiovasculaire, le métabolisme,

la masse osseuse, l’état psychique, le sommeil, la douleur et l’immunité. Ces adaptations

bénéfiques pour la santé permettent d’augmenter la capacité maximale aérobie (VO2max)

ou la force musculaire qui sont de puissants prédicteurs de mortalité (diminution de 12 % de

mortalité par augmentation de 3,5 ml/kg/min de VO2max). La nature et l’amplitude de ces

effets sont dépendantes du type d’AP réalisées (exercices en endurance ou en résistance) du

cadre dans lequel elles sont réalisées (loisir, domestique, professionnelle) et de la dose. Ces

adaptations sont observées à tous les âges de la vie et elles sont d’autant plus importantes

chez le sujet âgé où elles peuvent ralentir l’effet du vieillissement en améliorant les facteurs

de risque cardiovasculaire et en luttant contre la sarcopénie.

Mots-clés :

fonction cardiovasculaire / muscle squelettique/ entraînement physique / métabolisme

2
Abstract

Numerous adaptations have been observed with physical activity (PA), interesting every

organs. Among them, skeletal muscle and cardiovascular functions, metabolism, bone mass,

mental state,sleep, pain and immunity are the more evident. These beneficial health-related

adaptations are associated with an increase in maximal aerobic capacity (VO2max) or muscle

strength which are strong predictors of survival (12 % decrease of death per 3,5 ml/kg/min

increase of VO2max). These effects and their magnitude are linked to the type of PA

performed (leisure time, domestic , occupational tasks) and their duration/frequency. These

adaptations are observed all along the life span but are particularly important during elderly

when they can slow down the aging process by improving cardiovascular risk factors and

sarcopenia.

Keywords :

cardiovascular function / skeletal muscle / exercise training / metabolism

3
L’exercice est une médecine professait déjà Hippocrate. Plus récemment, des

rapports de l’ANSES et de l’INSERM [1,2] ont synthétisé les données concernant les

adaptations physiologiques avec l’activité physique (AP) ainsi que les effets bénéfiques sur la

prévention des maladies. Des adaptations intéressent de multiples organes et fonctions

schématisée dans la figure 1; dans ce texte, nous allons décrire les plus importantes et les

mécanismes biologiques qui les expliquent. Bien qu’il s’agisse d’un apport majeur pour la

santé, nous ne traiterons pas de l’effet reconnu de l’AP sur la prévention de 35 maladies.

1. Capacité physique

La capacité maximale aérobie est habituellement déterminée par la mesure de la

consommation maximale d’oxygène (VO2max) lors d’un test d’effort incrémental mené

jusqu’à l’épuisement. VO2max correspond à la capacité maximale des systèmes respiratoire

et cardiovasculaire à apporter l’oxygène aux muscles actifs, traduisant l’aptitude du sujet à

réaliser un effort intense et par analogie peut être comparée à la cylindrée d’un moteur. Elle

peut également être estimée à partir de tests sous-maximaux, ou de la puissance maximale

d’exercice. VO2max est un puissant facteur de mortalité, indépendamment du genre, de

l’âge, des facteurs de risque cardiovasculaires ou de l’existence de pathologies [3] . Il s’agit

d’un paramètre qui diminue régulièrement avec l’âge, environ 10 % par décade après 30 ans.

Néanmoins, VO2max est modifiable par la pratique régulière d’une activité physique ou d’un

entraînement en endurance [4]. Une augmentation de VO2max de 10 à 15 % (soit 3 à

5 ml/kg/min) est mesurée habituellement après un entraînement endurant de 6 à 8

semaines chez un sujet d’aptitude moyenne ou, à plus long terme, après une reprise

régulière des activités physiques quotidiennes. Ce gain un impact sur la survie puisque, il a

été montré sur un suivi de 20 ans, qu’une augmentation de 1 MET de la capacité maximale
4
aérobie (3,5 ml O2/kg/min) est associée à une réduction de 12 % de la mortalité. De plus les

sujets initialement non entrainés qui amélioraient leur capacité maximale pendant le suivi

voyaient leur risque de décès diminuer de 35 % [5]. Un niveau de 15 à 18 ml/kg/min est

considéré comme le seuil minimal pour préserver l’indépendance fonctionnelle des sujets.

Ceci correspond à marcher entre 4 et 5 km/h, à plat ou avec une faible pente, monter

lentement des étages, activités de jardinage alors que le coût métabolique des activités de la

vie quotidienne (prendre soin de soi, tâches ménagères…) se situant entre 8 à 12 ml/kg/min.

Lors de l’épreuve d’effort cardiorespiratoire, la mesure du seuil ventilatoire permet

également d’apprécier le niveau d’indépendance fonctionnelle. Il s’agit de l’intensité des

efforts pouvant être maintenus sans inconfort (dyspnée ou fatigue) et elle se situe

approximativement à 60-70 % de VO2max. Sa diminution (<40%VO2max théorique) traduit

un déconditionnement musculaire et altère la qualité de vie des sujets quand il se situe au

niveau ou en dessous du coût des activités de la vie quotidienne (soit 2 à 4 METs).

2. Adaptations musculaires

La réalisation d’un exercice physique, d’intensité suffisante, aboutit à un déséquilibre de

l’homéostasie musculaire, induisant une réponse biologique (facteurs de transcription) et la

répétition de ces réponses avec l’entrainement permet les modifications du phénotype [6].

Les exercices dits endurants améliorent la capillarisation des fibres, la sensibilité à l’insuline,

le volume des mitochondries et leur fonction (augmentation de l’expression de PGC1a et de

SIRT3, augmentation des enzymes oxydatives, diminution de l’index de fission). Les exercices

dits résistants augmentent la masse et la force des groupes musculaires stimulés, impliquant

des processus intracellulaires de protéosynthèse sous le contrôle de la voie IGF1/AKT/mTOR,

avec une inhibition concomitante des voies de protéolyse ubiquitine-dépendantes ou

5
autophagie [7]. Les recommandations d’AP préconisent de combiner les exercices endurants

avec un renforcement musculaire afin d’optimiser les effets musculaires. Ceci est d’autant

plus important qu’il s’agit de sujets âgés ou présentant une pathologie chronique afin de

contre-carrer le développement d’une sarcopénie. En effet chez des sujets en bonne santé,

une méta-analyse récente a retrouvé un impact positif de la force de préhension de la main

sur la mortalité (HR 0,69), avec un effet plus marqué chez les femmes [8] ; un effet

comparable mais de moindre amplitude est noté avec la force du quadriceps (HR 0,86). Une

influence de la perte de force du handgrip sur la mortalité a également été mise en évidence

dans plusieurs groupes de patients souffrant de pathologie aiguë (soins intensifs) ou

chronique (cancer, insuffisances respiratoire, rénale) [9]. Chez le sujet âgé, des adaptations

musculaires sont constatées après des programmes d’entraînement tant en endurance

qu’en résistance de façon comparable à celles constatées chez des sujets plus jeunes [10].

Les exercices de renforcement musculaire permettent d’améliorer la masse musculaire et le

rapport force/masse traduisant une amélioration de l’activation motrice. Il a été montré

chez la personne âgée, que l’activité physique, incluant un renforcement musculaire,

diminue la fatigabilité (gain d’endurance musculaire), permet de réduire le risque de chute,

d’améliorer l’indépendance fonctionnelle (augmentation de la souplesse) et ralentit le déclin

cognitif d’autant plus que l’AP est importante.

Le muscle squelettique est actuellement reconnu comme un organe sécrétoire,

« dialoguant » avec les autres tissus dont le tissu adipeux, et les myokines produites

modulent des réponses métaboliques en réponse à l’exercice. L’interleukine 6 est la myokine

la plus étudiée, exerçant une action régulatrice de la glycémie en stimulant la captation

musculaire du glucose et en augmentant la sécrétion d’insuline [11]. Elle a par ailleurs des

effets sur l’hypertrophie musculaire et l’angiogénèse. Parmi, les nombreuses cytokines

6
musculaires citons l’irisin qui permet la transformation de la graisse blanche en brune et

augmente la dépense énergétique, l’IL15 qui stimule le fonctionnement mitochondrial,

diminue l’insulinorésistance et inhibe l’inflammation. Enfin, la myostatine et la myonectine

sont des régulateurs négatifs de la masse musculaire [12].

Le dernier niveau de régulation des adaptations musculaires avec l’exercice aigu ou

l’entraînement est représenté par des modifications épigénétiques, comme la méthylation

des promoteurs dePGC1α, PPARγ ou l’acétylation des histones de GLUT4, impliqués dans le

métabolisme énergétique, glucidique et l’adipogénèse. Enfin la stabilité des ARN messagers

peut être modulée par l’AP, avec la sur- ou sous-expression de microARN (miR 1, 181, 308,

499…) dont certains sont spécifiques du muscle squelettique [6,13]

3. Effets cardiovasculaires

La mortalité et l’incidence de la maladie coronarienne sont diminuées avec l’activité

physique, avec une réduction du risque de 20 à 50 % selon la quantité d’AP réalisée [14].

Une augmentation de 1 MET de la capacité maximale aérobie diminue de 15 % la mortalité

cardiovasculaire et de 12 % la mortalité générale [15]. Ceci est observé dès des faibles

niveaux d’AP (15 minutes quotidienne d’AP d’intensité modérée). Cet effet est plus marqué

pour les activités de loisir que celles liées au travail ou aux activités domestiques. Il parait

indépendant de l ’effet direct de l’AP sur le poids corporel des sujets. Ce bénéfice est

retrouvé, mais à un moindre degré, chez les sujets ayant des facteurs de risque

cardiovasculaires tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, le syndrome métabolique ou le

diabète de type 2.

Cet effet protecteur de l’AP sur le cœur est expliqué par le remodelage cardiaque constaté

chez les sujets entrainés par rapport aux inactifs (hypertrophie myocardique, augmentation

7
du volume télédiastolique, et de la vitesse de relaxation) conduisant à augmenter le débit

cardiaque maximal et par là VO2max. L’AP régulière et fréquente tout au long de la vie (4 à 5

séances hebdomadaires) permet de contre-carrer le vieillissement physiologique

cardiovasculaire, en améliorant la compliance et la distensibilité ventriculaire [16] . Par

ailleurs, l’entraînement physique permet de diminuer la fréquence cardiaque de repos et la

vitesse de récupération après un exercice. La FC de repos plus basse offre une capacité

d’augmentation plus large, la fréquence cardiaque maximale étant fixe pour un sujet donné

et à un âge donné. Cette adaptation bénéfique est liée à l’augmentation du tonus

parasympathique cardiaque.

De plus la fonction endothéliale vasodilatatrice est améliorée, ce qui permet d’augmenter la

libération de monoxyde d’azote, y compris au niveau de la microcirculation coronarienne

[17]. On a également mis en évidence une production de cytokines protectrices et de

précurseurs endothéliaux circulants. D’autre part, l’AP améliore le profil lipidique

(diminution du LDL cholestérol et des triglycérides, augmentation du HDL) ce qui réduit

l’effet du LDL Cholestérol pour la formation de la plaque d’athérome, et donc la survenue de

pathologie cardiovasculaire. Au niveau des cardiomyocytes, des adaptations biologiques ont

été retrouvées au niveau de la traduction des protéines SERCA2 et phospholambane

impliquées dans les mouvements calciques, permettant une augmentation de la contractilité

et de la relaxation [18].

La pression artérielle augmente avec l’inactivité physique et l’impact est plus marqué chez

l’hypertendu. L’AP régulière permet de diminuer la pression artérielle, avec en moyenne une

réduction de 3,4 et 2, 4 mmHg des pressions systolique et diastolique avec 3 à 5 séances

d’AP par semaine [19]. Or un effet sur l’incidence des pathologies cardiovasculaires est

8
observé dès une réduction de 1 mmHg. Cet effet s’explique par la diminution des résistances

périphériques liée à une meilleure capacité de vasodilatation NO dépendante.

Enfin, les AP d’intensité modérée à élevée (mais pas faible) permettent de réduire le risque

d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) de 10 à 30 %. Ceci a pu être montré chez les sujets

courant plus de 8 km par jour par rapport à ceux courant moins de 2 km, avec une réduction

du risque de 60 %. Cet effet bénéfique est lié à une réduction de l’épaisseur intima media de

la carotide, ainsi qu’une diminution du fibrinogène et de l’activation plaquettaire qui

participent à la survenue de l’AVC.

4. Effets métaboliques

L’AP a un effet bénéfique sur le poids quel que soit l’âge du sujet. Elle est associée à une

diminution de l’adiposité, de l’obésité ou du surpoids tant chez l’enfant (< 5 ans) que chez

l’adolescent. En outre l’incidence de l’obésité est augmentée avec le temps passé devant les

écrans chez le jeune enfant.

Les rapports récents ont confirmé l’expertise INSERM de 2008 statuant avec le plus haut

niveau de preuve (grade A) que l’AP chez l’adulte permet de prévenir la prise de poids, et de

maintenir la perte de poids. Globalement, l’AP permet de prévenir les comorbidités de

l’obésité, en particulier le risque cardiométabolique lié à la graisse viscérale. Les AP

d’intensité élevée sont celles qui induisent l’effet le plus important avec un effet

anoréxigène transitoire.

Il existe un fort niveau de preuve que l’AP permet de prévenir la survenue d’un diabète de

type 2 (DT2) chez les sujets à risque. Une pratique régulière associée à une alimentation

équilibrée a monté son efficacité lors d’études interventionnelles, et pendant un suivi allant

jusqu’à 3 ans après l’intervention [1]. L’effet bénéfique est plus relié à la quantité d’AP
9
réalisée qu’à son intensité et est observé quel que soit l’index de masse corporelle ou

l’alimentation. Son mécanisme passe par la diminution en aigu de la glycémie et la

diminution de l’insulinorésistance avec l’entraînement. De plus l’AP permet de diminuer le

stockage des graisses viscérales, et au niveau musculaire augmente l’oxydation

mitochondriale des lipides.

La réduction du temps de sédentarité a des effets similaires à l’AP avec une réduction de

l’incidence du DT2 de 12 % par tranche de 2h de diminution du temps assis.

5. Effets squelettiques

L’AP permet d’activer la formation osseuse et de freiner la résorption aux sites où les

contraintes mécaniques s’exercent. Elle a un effet bénéfique sur le pic de masse osseuse

chez l’enfant et l’adolescent, et un gain modeste de contenu minéral osseux et de densité

minérale osseuse est retrouvé après des programmes d’entrainement incluant des exercices

en charge chez l’enfant et l’adolescent [20].

La pratique d’une activité physique pendant l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte permettrait

de conserver la masse osseuse constituant un facteur de protection contre les fractures

ostéoporotiques. Les données actuelles ne permettent pas d’établir un effet dose-réponse

de la durée, intensité, la fréquence des AP ayant un bénéfice sur l’os. Chez le sujet âgé, en

particulier chez la femme ménopausée, l’AP avec impact augmente la densité minérale

osseuse au niveau du rachis, du col fémoral et du trochanter et réduit le nombre de

fractures. Les programmes d’entrainement permettent de prévenir une perte de 1 % par an

de la masse osseuse au niveau de la colonne lombaire et du col fémoral.

10
6. Effets sur le sommeil et le psychisme

L’AP permet d’améliorer la qualité et la quantité de sommeil. Elle agirait comme un

synchronisateur du rythme circadien. Le sommeil est plus long et plus profond et l’éveil

diurne de meilleure qualité. Une méta-analyse récente a regroupé 66 études et 2863 sujets,

dont 25 études avec des pratiques régulières d’exercice [21]. La durée et l’efficacité du

sommeil sont augmentées de façon modérée. La latence d’endormissement est raccourcie

et la qualité de sommeil est améliorée de façon importante (coefficient de Cohen 0,74).

L’âge diminue l’effet de l’AP sur la latence d’endormissement mais n’a pas d’impact sur les

autres paramètres du sommeil. Concernant le type des AP réalisées, aucune influence

significative n’a été retrouvée de la durée des séances, leur fréquence hebdomadaire ou la

durée des programmes (de 2 à 52 semaines) sur la qualité de sommeil.

Une pratique régulière d’AP permet de diminuer l’anxiété, l’état de stress et le risque de

dépression [22]. Cet effet protecteur serait plus important avec les AP de loisirs. Certaines

études ont rapporté une amélioration de l’anxiété après des programmes d’exercice de

posture de type Yoga ou Tai Chi. L’effet bénéfique de l’AP sur l’anxiété nécessite des séances

d’au moins 20 minutes répétées 3 à 4 fois par semaine. Le mécanisme d’action de l’effet de

l’AP sur la réduction du stress n’est pas complètement élucidé mais pourrait être lié la

diminution de la production du cortisol et de catécholamines avec l’AP régulière.

7. Effet sur la douleur

L’effet de l’exercice aigu peut être double avec un effet analgésiant constaté chez le sujet

sain, (augmentation du seuil douloureux, modification de l’intégration centrale du stimulus

par une augmentation de la sécrétion d’opioïdes) ou à l’inverse déclencher une douleur

notamment chez les sujets arthrosiques ou fibromyalgiques [23]. Néanmoins, les

11
programmes d’AP ont montré leur bénéfice dans différents groupes de sujets souffrant de

douleur chronique, même si l’effet est jugé modeste et inconstant [24].

8. Activité physique et immunité

L’exercice, aigu et chronique, stimule le système immunitaire avec la mise en évidence d’une

augmentation des immunoglobulines et de la réponse à un challenge immunologique, ce qui

améliore la défense aux infections, en particulier rhinopharyngées. Par ailleurs la réponse

cellulaire est modifiée avec une augmentation des lymphocytes circulants. Cette

augmentation de la réponse immunitaire avec l’AP participe à l’action anti-inflammatoire

(par la sécrétion musculaire d’interleukine 6 qui inhibe l’interleukine 1β et le TNFα) et anti-

tumorale de l’exercice [25].

Conclusion

L’activité physique permet d’augmenter la capacité fonctionnelle des sujets, leur autonomie

et leur survie. Elle améliore la santé cardiovasculaire en réduisant les facteurs de risque

(obésité, hypercholestérolémie, HTA) et en améliorant la fonction endothéliale

vasodilatatrice. Des adaptations sont mesurables sur de multiples organes et fonctions, dont

le métabolisme, la masse osseuse, le psychisme, le sommeil, la douleur et l’immunité… L’AP

participe à freiner la sénescence en particulier musculaire, et le déclin cognitif. Un effet

bénéfique de la reprise d’AP peut être constaté à tout âge.

Déclaration des conflits d’intérêt :

FC déclare avoir reçu des honoraires de consultants pour les laboratoires GSK, AstraZeneca,

Boehringer Ingelheim et une invitation à un congrès du laboratoire Chiesi.

12
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Légende des figures

Figure 1. Effets reconnus de l’activité physique sur différentes fonctions physiologiques


(adapté d’après Sharma et coll. [26])
CV: cardiovasculaire, PA: pression artérielle, AVC: accident vasculaire cérébral

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