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Tremblement de Terre 1906 LOS ANGELES

Le séisme de 1906 à San Francisco, survenu le 18 avril à 5 h 12, avait une magnitude d'environ 7,8 et a causé environ 3 000 morts, avec des secousses ressenties jusqu'en Oregon et Los Angeles. Les incendies qui ont suivi ont détruit plus de 80 % de la ville, entraînant un déplacement massif de la population et des conséquences économiques durables. La catastrophe a également conduit à une prise de conscience accrue des risques sismiques et à des avancées dans la recherche sismologique en Californie.

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Tremblement de Terre 1906 LOS ANGELES

Le séisme de 1906 à San Francisco, survenu le 18 avril à 5 h 12, avait une magnitude d'environ 7,8 et a causé environ 3 000 morts, avec des secousses ressenties jusqu'en Oregon et Los Angeles. Les incendies qui ont suivi ont détruit plus de 80 % de la ville, entraînant un déplacement massif de la population et des conséquences économiques durables. La catastrophe a également conduit à une prise de conscience accrue des risques sismiques et à des avancées dans la recherche sismologique en Californie.

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Séisme de 1906 à San Francisco

37° 45′ nord, 122° 33′ ouest


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Séisme de 1906 à San
Francisco

Carte de l'intensité extrapolée1.

Date 18 avril 1906 à 5 h


12, heure locale
Magnitude
env. 7.8[réf. nécessaire]2

Épicentre 37° 45′ nord,


122° 33′ ouest
Hauteur maximale du

tsunami 3m

Régions affectées San Francisco,


Californie, États-Unis
Victimes
env. 3 000 morts

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Le séisme de 1906 à San Francisco désigne le séisme qui toucha principalement San
Francisco au matin du mercredi 18 avril 1906. Il a été estimé à une magnitude d'environ 7,8
sur l'échelle de Richter[réf. nécessaire]3, et son épicentre se situait à 12,1 km à l'ouest de San
Francisco sur le système de faille se trouvant au large des côtes4. Le séisme principal eut lieu à
5 h 12 du matin le long de la faille de San Andreas. Les secousses furent ressenties de
l'Oregon à Los Angeles, et à l'intérieur des terres jusqu'au centre du Nevada. Le tremblement
de terre et l'incendie qui en résulta, restent à ce jour parmi les plus grandes catastrophes
naturelles ayant touché une grande ville américaine.

Sommaire
 1La situation avant le séisme
 2Témoignage
 3Le grand incendie
 4Bilan humain
 5Conséquences matérielles et économiques
 6Relocalisation et hébergement des réfugiés
 7La reconstruction
 8Références
 9Voir aussi
o 9.1Articles connexes
o 9.2Liens externes

La situation avant le séisme[modifier | modifier le code]


Avant la catastrophe, San Francisco était la neuvième plus grande ville américaine, et la plus
grande sur la côte occidentale, avec une population de près de 410 000 habitants5. La ruée vers
l'or de 1849 avait attiré des milliers d’émigrants et la famine en Chine avait poussé de
nombreux Chinois à s’y installer.

Pendant quelque six décennies, la ville était le centre financier, commercial et culturel de
l'Ouest américain ; elle accueillait le plus gros port de la côte occidentale et était considérée
comme la « porte du Pacifique », par laquelle transitait la grandissante puissance économique
et militaire américaine vers l'Asie et l'océan Pacifique. L’entrée d’Hawaï dans l’Union et la
guerre contre l’Espagne en 1898 donnent à San Francisco un rôle important. Quarante-deux
banques étaient installées dans la ville5.

La vie culturelle était dynamique grâce aux cinq quotidiens, aux restaurants français, aux
théâtres et à l’opéra situé sur Mission Street. L’Orpheum O’Farrell pouvait accueillir 3 500
personnes. D’un point de vue architectural, la ville était la plus belle de l’Ouest américain.
Les magnats du chemin de fer et des mines se firent construire de magnifiques demeures sur
Nob Hill.

Même si la sismologie en était à ses débuts, les experts savaient que San Francisco était située
sur une ligne de faille : les séismes les plus importants dans la baie de San Francisco furent
relevés en 1836, 1868, 1892 et en 19055. Certains secteurs de la faille de San Andreas furent
identifiés et reconnus comme potentiellement dangereux dès 1893.
Panorama de San Francisco après le séisme.

Témoignage[modifier | modifier le code]

Lire le média
Film amateur d'époque.

Le 18 avril 1906 : George Davidson (en) a les yeux rivés au plafond. Le vieil astronome
vient d'être réveillé par une violente secousse. Un séisme. Sans attendre, il commence le
décompte des secondes, sort du lit, lorgne l'horloge, atteint le bureau et note, avec un
détachement déroutant : « Le premier choc a eu lieu à 5 h 12. Les soixante premières
secondes ont été les plus sévères. L'intensité des vibrations a ensuite diminué pendant trente
secondes jusqu'à une accalmie perceptible. Puis les secousses ont repris, pendant une minute,
mais de façon beaucoup plus violente. »6

Le grand incendie[modifier | modifier le code]


En rouge, zone détruite par l'incendie, dont le quartier français.

Les ruines encore fumantes de San Francisco, vues de la tour du Ferry Building sur Market
Street.

Malgré les dégâts importants causés par le séisme et ses répliques, ce sont les incendies qui en
résultèrent qui durèrent trois jours entiers et détruisirent le plus de structures. Ceux-ci se
déclarèrent à plusieurs endroits de la ville, certains causés initialement par les ruptures de
conduites de gaz naturel7. D'autres incendies furent la conséquence de feux de bois allumés
par des réfugiés, et d'autres encore furent démarrés intentionnellement, puisque certains
propriétaires mirent le feu à leurs propres immeubles afin de toucher l'indemnité d'assurance-
incendie, ayant été informés que leur police d'assurance ne couvrirait pas les dégâts causés par
le séisme seul.

Bien que les réservoirs continssent 400 000 m3 d'eau, les bouches d'incendie ne furent
d'aucune utilité pour les pompiers municipaux puisque les conduites qui les alimentaient
étaient hors service depuis le séisme, les soldats du feu avaient donc peu de ressources à leur
disposition pour combattre le sinistre7. Plusieurs feux dans le centre-ville convergèrent pour
former une fournaise gigantesque. L'incendie détruisit plus de 500 pâtés de maisons de Van
Ness Avenue près du centre jusqu'aux quais bordant la baie.

Le général Frederick Funston tenta de contrôler l'expansion de l'incendie en faisant exploser


des pâtés de maisons autour des foyers, afin d'aménager des zones coupe-feux, avec un succès
mitigé, mais qui semble avoir permis d'épargner l'ouest de la ville.

Le maire Eugene Schmitz et le général Funston ne déclarèrent pas la loi martiale. En


revanche, Schmitz signa un arrêté permettant à la police, aux patrouilles de milices et aux
militaires de tirer sur les pilleurs, et quelque 500 personnes furent tuées ou blessées.

Bilan humain[modifier | modifier le code]


Hôtel de ville de San Francisco, 20 avril 1906.

Maisons endommagées par le séisme.

On compta à l'époque 478 morts, mais il apparaît aujourd'hui que ce chiffre, publié par les
autorités de l'époque, sous-estima l'impact réel de la catastrophe, notamment parmi la
population chinoise. Le bilan a depuis été revu à la hausse, et le nombre généralement accepté
est d'au moins 3 000 morts. La plupart des décès eurent lieu à San Francisco même, mais on
compta 189 morts ailleurs dans la région de la baie. D'autres villes subirent des dégâts
importants, notamment Santa Rosa, San José et l'université Stanford.

Entre 225 000 et 300 000 personnes se retrouvèrent sans toit5 sur environ 400 000 habitants.
Environ la moitié se réfugia de l'autre côté de la baie à Oakland. Les journaux de l'époque
décrivent comment le Golden Gate Park, le quartier voisin du Panhandle (en) et les plages
entre Ingleside (en) et North Beach se retrouvèrent couverts de tentes improvisées.

Conséquences matérielles et économiques[modifier |


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Vue de Grant Avenue après le séisme.

Le tremblement de terre et l'incendie eurent un impact durable sur le développement


économique de la Californie. Le séisme et l'incendie détruisirent plus de 80 % de la ville. Les
bâtiments en briques, tels que l'hôtel de ville, ne résistèrent pas aux secousses. Le
tremblement de terre réduisit à néant le réseau téléphonique, le cable car et les systèmes de
communication. Dans la région de la baie, l'université Stanford fut en partie endommagée.
Les villes de San José, Hollister, Bolinas et Santa Rosa furent également touchées.

Ce séisme provoqua une prise de conscience du danger sismique en Californie et la


sismologie connut une période florissante. Ainsi, quelques jours après la catastrophe, le
gouverneur de l'État George Cooper Pardee réunit les plus grands scientifiques pour amorcer
un programme de recherches sur les séismes. Sous la direction du géologue Andrew C.
Lawson (en) de l'université de Berkeley, l'équipe de vingt géologues, astronomes,
physiciens (Harry Fielding Reid (en)) et ingénieurs étudia et cartographia la faille de San
Andreas. Ils rédigèrent un rapport qui fut publié en 1908 et fit avancer la connaissance des
phénomènes sismiques.

Même si San Francisco fut rapidement reconstruite, le désastre redirigea et relocalisa


commerces, industries et population vers le sud, à Los Angeles, qui au cours du XXe siècle
devint la métropole la plus importante de l'Ouest des États-Unis, bien que le rapport Lawson
démontrait que la même faille de San Andreas qui fut à l'origine du séisme est également
proche de Los Angeles.

La catastrophe, dont le coût fut estimé à l'époque à environ 400 000 000 de dollars, eut des
répercussions sur l'ensemble de l'économie américaine. La destruction de la ville causa un
mouvement de capitaux de New York vers la côte ouest pour financer les travaux de
reconstruction8. Ce mouvement de capitaux fut une des circonstances qui contribua au
déclenchement de la panique des banquiers de 1907, lorsque les banques new-yorkaises ne
purent trouver les liquidités nécessaires pour rembourser leurs débiteurs.

Le tremblement de terre de 1906 fut le premier de cette magnitude à être documenté par des
photographies et des films cinématographiques.

Séisme de 1906 (info) Relocalisation et


Tremblement de terre de 1906 à San Francisco
Un problème pour lire la vidéo ? Voir l'aide. hébergement des
réfugiés[modifier | modifier
le code]
L'armée de terre américaine construisit 5 160 maisons provisoires en pin pour héberger
20 000 réfugiés. Ces structures furent conçues par John McLare, et regroupées en onze
campements. Elles étaient construites les unes contre les autres et louées pour deux dollars par
mois à leurs occupants en attendant la fin de la reconstruction. Elles étaient peintes en vert
olive, en partie pour mieux s'intégrer au site, mais surtout parce que l'armée disposait de
larges quantités de peinture de cette couleur. La population des camps culmina à 16 448
réfugiés, mais dès 1907 la plupart d'entre eux avaient déjà quitté les lieux. Les camps furent
par la suite reconvertis en garages, entrepôts ou boutiques.

La reconstruction[modifier | modifier le code]


Des plans pour la replanification et la reconstruction de la ville furent élaborés dès le jour
même du séisme. L'un des plans les plus ambitieux était celui du célèbre urbaniste Daniel
Burnham, dont la vision inspirée par Haussmann prévoyait des avenues et boulevards
rayonnant à travers la ville, un complexe civique gigantesque à l'architecture classique, un
jardin public qui aurait alors été le plus grand du monde, s'étendant de Twin Peaks au lac
Merced, et de nombreux autres projets.
Le plan, jugé peu réaliste et peu pratique autant par les critiques de l'époque que par les
architectes contemporains, fut pour l’essentiel ignoré. Il était également vu d'un mauvais œil
par les promoteurs immobiliers qui auraient été contraints de vendre nombre de leurs terrains
à la municipalité.

Le tracé des rues existant subsista, mais certains des projets chers à Burnham virent le jour par
la suite, notamment le civic center avec son hôtel de ville, des avenues plus larges, un métro
sous Market Street, un Fisherman's Wharf à échelle humaine et un monument dominant la
ville sur Telegraph Hill, Coit Tower.

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