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Cours de Catastrophe Naturelle

Le document présente une introduction aux aléas naturels, aux catastrophes naturelles et aux risques associés, ainsi qu'à la prévention de ces catastrophes. Il aborde également les objectifs pédagogiques liés à l'éducation sur les phénomènes naturels, en mettant l'accent sur la sécheresse et les cyclones. Enfin, il décrit les impacts de ces événements sur les écosystèmes et les sociétés humaines, soulignant l'importance de la gestion et de la préparation face à ces risques.

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Cours de Catastrophe Naturelle

Le document présente une introduction aux aléas naturels, aux catastrophes naturelles et aux risques associés, ainsi qu'à la prévention de ces catastrophes. Il aborde également les objectifs pédagogiques liés à l'éducation sur les phénomènes naturels, en mettant l'accent sur la sécheresse et les cyclones. Enfin, il décrit les impacts de ces événements sur les écosystèmes et les sociétés humaines, soulignant l'importance de la gestion et de la préparation face à ces risques.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE KASONGO

« ISP/KASONGO »

E-mail : [email protected]

UNITE D’ENSEIGNEMENT DE CATASTROPHE NATURELLE

Mention :

- EROSIONS ET INONDATIONS

- SECHERESSES ET CYCLONES

- SEISMES ET VOLCANISMES

Destiné aux Étudiants de L3 GGE

Dispensé par : ASS1 Géol. Paul RADJABO

ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025


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I. INTRODUCTION

1.1. Aléa naturel

Définition
Un aléa naturel est une cause naturelle capable de générer une catastrophe naturelle
suivant le degré de vulnérabilité de la société considérée.
Les aléas naturels comprend des phénomènes tels que les tremblements de terre, l’activité
volcanique, les glissements de terrain, les tsunamis, les cyclones tropicaux et autres
tempêtes tropicales ou de forte intensité, les tornades et les vents violents, les crues et les
inondations du littoral, les incendies de forêts ou de brousse et les fumées dégagées par
les incendies, les sécheresse, les tempêtes de sable et les infestations.
Les aléas géophysiques et géologiques ou climatiques sont des aléas brusques ou à
déclenchement soudain.

1.2. Catastrophe naturelle

Définition
Une catastrophe naturelle est le résultat de l’impact d’un aléa naturel sur un système
socioéconomique ayant un certain degré de vulnérabilité, qui empêche la société ou la
population touchée de faire face comme il convient à cet impact. Les aléas naturels ne
débouchent pas forcément sur des catastrophes.
Une catastrophe est généralement définie comme une grave perturbation du fonctionnement
d’une société, causant d’importantes pertes en vies humaines et de gros dégâts matériels
ou environnementaux auxquels la société touchée n’est pas en mesure de faire face avec
les seules ressources dont elle dispose (IDNDR/DHA 1992).
La stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles ne s’applique aux
catastrophes industrielles ou écologiques que lorsqu’elles sont provoquées par des aléas
naturels.
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1.3. Risque

Un risque est la probabilité d’avoir des conséquences négatives ou des pertes anticipées
(en vies humaines, personnes accidentées, perturbation de la vie économique, dégâts de
l’infrastructure ou pollution de l’environnement) suite à l’interaction entre les aléas naturels
ou ceux causés par l’activité humaine avec des conditions vulnérables.
Le risque est souvent décrit par l’équation suivante :
Risque = (Aléas) x (Vulnérabilité)/Capacité

1.4. La prévention des catastrophes naturelles

Définition
Il existe des solutions pour atténuer l’impact croissant des aléas naturels dans le monde.
Les connaissances et la technologie nécessaire pour les appliquer sont largement
répandues.
La prévention des catastrophes consiste à mettre en œuvre toutes les mesures qui peuvent
être prises pour réduire la vulnérabilité d’un peuple aux aléas naturels. Ces mesures
couvrent un large éventail d’activités, allant des interventions visant à éviter les catastrophes
(prévention des catastrophes) à celles qui sont destinées à en limiter la gravité lorsqu’elles
se produisent. Les succès des mesures de prévention passe par une bonne information et
une action déterminée des pouvoirs publics.
Il s’agit d’un processus continu, qui ne se limite pas à une seule catastrophe. L’objectif est
d’amener les sociétés à risque à s’engager dans une gestion responsable des catastrophes
allant au-delà des réponses traditionnelles. La prévention des catastrophes est par sa
nature même multisectorielle et interdisciplinaire et fait intervenir des multiples activités
interdépendantes à tous les niveaux; local, national, régional et international.
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1.5. Objectifs pédagogiques de la catastrophe naturelle

Les objectifs pédagogiques liés aux catastrophes naturelles visent à éduquer les
individus et les communautés sur les phénomènes naturels, leurs causes, leurs impacts, et les
moyens de s'en protéger:

1. Compréhension des phénomènes naturels : Apprendre les causes, les mécanismes et les
types de catastrophes naturelles (comme les tremblements de terre, les inondations, les ouragans, les
éruptions volcaniques, etc.).
2. Prévention et préparation : Enseigner les mesures de prévention, les plans d'urgence, et les
actions à prendre avant, pendant et après une catastrophe pour minimiser les risques et les
dommages.
3. Réponse et secours : Former les individus aux compétences nécessaires pour répondre
efficacement à une catastrophe, y compris les premiers secours, les évacuations, et la coordination
des secours.
4. Résilience et récupération : Promouvoir la résilience communautaire en développant des
stratégies pour récupérer après une catastrophe, restaurer les infrastructures et soutenir les
populations affectées.
5. Sensibilisation et éducation : Augmenter la sensibilisation du public aux risques des
catastrophes naturelles et encourager une culture de la sécurité et de la préparation.

Ces objectifs pédagogiques sont essentiels pour réduire la vulnérabilité des populations face aux
catastrophes naturelles et renforcer leur capacité à y faire face efficacement

CATASTROPHES NATURELLES D’ORIGINE CLIMATIQUE

Définition
Une catastrophe d'origine climatique est celle qui est liée aux perturbations
Météorologiques dans une région donnée. Nous citerons les vents violents, les fortes
pluies, les érosions, les inondations et les sécheresses.
Il est parfois difficile d’empêcher certaines catastrophes naturelles de se produire,
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mais il ne faut pas lui laisser faire ce qu’elle veut. Il faut dans certains cas
les domestiquer.
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PREMIERE PARTIE: SECHERESSE ET CYCLONE

Chapitre premier : La Sécheresse

1. Définition
La sécheresse est un phénomène climatique qui se caractérise par les niveaux
anormalement bas d’eau dans les sols, les cours d’eau, les lacs et les nappes phréatiques.

La sécheresse est généralement provoquée par la conjonction de plusieurs facteurs : une


diminution importante des précipitations et des apports d’eau dans un écosystème sur une période
prolongée, parfois combinée à évaporation excessive due à des températures élevées et une faible
humidité. La sécheresse peut être aggravée par d’autres problèmes écologiques comme
l’artificialisation des sols.

La sécheresse est un problème éco systémique important, qui a conséquences négatives sur
le fonctionnement des milieux naturels et sur les activités des sociétés humaines. En effet, en
période de sécheresse, les espèces vivantes et la biodiversité sont affectées et fragilisées. Des
secteurs comme l’agriculture ou la production énergétique sont également menacés par les épisodes
de sécheresse. À l’extrême, le manque d’eau peut s’avérer extrêmement dangereux pour la santé des
populations et le fonctionnement des systèmes économiques et sociaux humains.

2. Différents types de sécheresses


La sécheresse est un phénomène qui peut prendre plusieurs formes, selon ses causes et les
conséquences qu’elle produit sur les écosystèmes ou les systèmes humains. On distingue par
exemple trois grands types de sécheresses :

Les sécheresses météorologiques, liées à l’absence prolongée de pluie sur un territoire

Les sécheresses édaphique, liées au manque d’eau et d’humidité dans les sols (et qui sont souvent
liées en partie à des sécheresses météorologiques)

Les sécheresses hydrologiques, caractéristiques d’un déficit d’eau dans les cours d’eau, des nappes
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ou des réserves (les retenues). Elles peuvent être liées à une sécheresse météorologique mais aussi à
une sur-utilisation (ou une mauvaise gestion) des ressources en eau.

Ces différents types de sécheresses sont fréquemment liés les uns aux autres.

3. Les causes de la sécheresse


Les causes des sécheresses sont donc également multiples. Au départ, une sécheresse est
souvent le résultat de conditions météorologiques particulièrement sèches. En d’autres termes, les
épisodes de sécheresse sont souvent d’abord des sécheresses météorologiques : la pluviométrie est
alors insuffisante, ce qui peut provoquer un déficit d’eau dans les sols (sécheresse édaphique) et
dans les cours d’eau et réserves (sécheresse météorologique). Dans un contexte de réchauffement
climatique, qui modifie considérablement les pluviométries mondiales, on observe une hausse des
sécheresses météorologiques dans de nombreuses régions du monde.

Toutefois, il existe d’autres causes ou facteurs aggravants des sécheresses. Par exemple, les
sécheresses peuvent être provoquées ou aggravées par les phénomènes de chaleurs extrêmes et les
canicules, qui favorisent l’évaporation et l’évapotranspiration. La déforestation, en augmentant
également l’évaporation, peut aussi accentuer les sécheresses. L’artificialisation des sols, qui
empêche les eaux de pénétrer en profondeur dans les sols, favorise les sécheresses édaphiques.

La surexploitation des ressources en eau (pour l’agriculture, la production énergétique, l’industrie,


usages domestiques) peut aussi provoquer des sécheresses localement.

Le plus souvent, c’est la conjonction de ces phénomènes qui provoque des sécheresses, plus ou
moins chroniques, dans les différentes régions du monde. Évidemment, les risques de sécheresse
varient en fonction des contextes locaux, des spécificités écosystémiques et météorologiques
locales, etc.

4. Les risques de sécheresse dans le monde


Dans d’autres régions du monde, comme en Afrique sub-saharienne, en Asie centrale et dans
certains pays d’Amérique du Sud, la sécheresse est également un problème chronique qui a des
conséquences importantes sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations.
Mais ces risques devraient encore se renforcer en raison du changement climatique, qui devrait
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entraîner une augmentation des températures, une diminution des précipitations et une augmentation
de l’évaporation.

D’après les projections du GIEC, on voit que le sous-continent indien et l’Asie centrale sont
particulièrement à risque concernant les hausses des risques de sécheresse.

5. Les conséquences de la sécheresse


Les sécheresses, en dégradant la disponibilité de l’eau, a de nombreuses conséquences, sur
l’équilibre des écosystèmes, la production agricole, la santé humaine, la production énergétique,
industrielle et économique.

Sur le plan éco systémique d’abord, la sécheresse tend à fragiliser les espèces vivant dans un milieu,
que ce soit les espèces végétales et les espèces animales. La sécheresse favorise l’érosion des sols
en le rendant plus fragile et en dégradant la qualité du couvert végétal qui participe à maintenir
l’intégrité des sols. La sécheresse rend évidemment les écosystèmes plus vulnérables face aux
incendies, puisqu’elle assèche les milieux. Lorsque la sécheresse se prolonge, elle peut aussi avoir
pour conséquence une désertification locale, avec des changements profonds dans la structure des
milieux.

Ces conséquences éco-systémiques ont évidemment des impacts pour les activités humaines. Dans
des milieux asséchés, les cultures agricoles deviennent plus difficiles et la productivité agricole
diminue. La sécheresse peut menacer les réserves d’eau nécessaires à l’irrigation des cultures. La
fragilisation globale des écosystèmes diminue la résilience des milieux agricoles et complexifie le
travail des exploitants.

La sécheresse a également des conséquences sur la production électrique : les installations de


production hydro-électriques, par exemple, dépendent de la quantité des ressources hydrologiques,
qui est affecté en cas de sécheresse hydrologique. C’est aussi le cas des installations de production
nucléaire qui doivent parfois être arrêtées si le débit des fleuves est insuffisant pour assurer un bon
refroidissement des centrales. Certaines industries dépendent aussi de la disponibilité des ressources
en eau (construction, industries lourdes…). Quant à l’aménagement du territoire, il dépend aussi
beaucoup de la disponibilité de l’eau. D’ailleurs, ces dernières années, l’alternance de périodes de
sécheresses et de périodes plus humides a provoqué en France et ailleurs dans le monde un
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phénomène appelé le retrait-gonflement des argiles (RGA) qui rend les terrains argileux
constructibles plus instables et abîme les bâtiments.

Les conséquences de la sécheresse peuvent aussi se faire sentir en matière de santé humaine : dans
le cas de sécheresses critiques qui mènent à un manque important et chronique d’eau, les
populations sont bien évidemment affectées.

Il est donc important de mettre en place des mesures d’adaptation au réchauffement climatique, à la
sécheresse, et de nouvelles mesures de gestion de l’eau pour faire face à ces défis.
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CHAPITRE DEUXIEME LE CYCLONE

1. VENTS VIOLENTS

Définition
Le vent violent est un mouvement naturel d'une masse d'air qui se déplace à une
Grande vitesse suivant une direction déterminée et causant d'énormes dégâts
à son passage.
On peut encore dire que le vent est un mouvement de l'atmosphère ressenti au voisinage
du sol, déplacement d'air; exemples de vents violents : Typhon, ouragan, alizé,…
causent d'énormes dégâts dans la vie de l'homme.
Certaines îles des Antilles sont exposées à l'alizé, il s’agit des îles orientales :
Porto Rico, Trinité, Guadeloupe, Martinique, etc.
Les villes de Goma et Bukavu ont déjà expérimenté des vents violents, à savoir:
-Le 2 Mars 2003 Goma a été secoué par un ouragan accompagnée de la pluie,
il y a eu 5 blessés et 160 maisons détruites et écoles détruites.
-Le 18 Mars 2002 Bukavu a été à son tour aussi secouée aussi par un
ouragan, il y eu 2 blessés et 140 maisons endommagés (toitures emportés).

Dégâts causés par un Vent violant à Bukavu Avril 2010


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Pour un vent violent, il n'existe presque pas d'avantages. Ce sont les conséquences qui se
font plutôt voir après l'événement.
Conséquences des vents violents :
- démolition des maisons;
- végétations endommagées;
- perte en vies humaines;
- destruction des cultures;
- famine;
- dégâts matériels importants;
- etc.……
Les dégâts matériels peuvent être parfois incalculables.

2 Cyclone
Un cyclone tropical en météorologie, est un type de cyclone (dépression ) qui prend forme
dans les océans de la zone intertropicale à partir d'une perturbation qui s'organise en
dépression tropicale puis en tempête. Son stade final est connu sous divers noms à travers
le monde : Ouragan dans l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord-Est, Typhon en Asie de
l'Est et Cyclone ailleurs.
Structurellement, un cyclone tropical est une large zone de nuages orageux en rotation
accompagnée de vents forts. On peut les classer dans la catégorie des systèmes convectifs
de méso-échelle puisqu'ils ont un diamètre inférieur à une dépression classique, dite
« synoptique », et que leur source d'énergie principale est le dégagement de chaleur latente
causé par la condensation de vapeur d'eau en altitude dans leurs orages. Le cyclone
tropical est semblable à une machine thermique, au sens de la thermodynamique. Le
dégagement de chaleur latente dans les niveaux supérieurs de la tempête élève la
température à l'intérieur du cyclone de 15 à 20 °C au-dessus de la température ambiante
dans la troposphère à l'extérieur du cyclone. Pour cette raison, les cyclones tropicaux sont
des tempêtes à « noyau chaud ».
Les cyclones tropicaux sont redoutés pour le caractère destructeur de leurs pluies
torrentielles et de leurs vents. Ils sont classés parmi les risques naturels les plus courants et
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font chaque année des milliers de victimes. Les régions les plus menacées ont mis en place
des mesures de surveillance météorologique, coordonnée par l’Organisation météorologique
mondiale, ainsi que des programmes de recherche et de prévision du déplacement des
cyclones.

3. Ouragan
Sont désignés par le terme d'ouragan deux phénomènes météorologiques distincts, tous
deux bien identifiables et tous deux très violents, mais de nature physique nettement
différente :
* d'une part, l'ouragan est le nom générique attribué à un cyclone tropical dans deux régions
des zones tropicales et subtropicales : ce sont d'un côté l'Atlantique nord, le golfe du
Mexique, l'est du Pacifique nord et les zones côtières attenantes (dont l'archipel des
Antilles), et de l'autre le sud-est de l'océan Indien entre l'Indonésie et l'Australie, le
Pacifique sud et les zones côtières attenantes (dont la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie
française) ;
* d'autre part, en dehors des zones tropicales et subtropicales, l'ouragan est, au sens
courant, une tempête très violente suscitant des vents dont les vitesses moyennes
atteignent des valeurs de l'ordre de 120 km/h ou davantage.
En fait, l'usage de cette seconde signification s'est peu à peu imposé en Europe
concurremment à celle de cyclone tropical, du fait de la dénomination du plus violent des
vents de tempête, qui a toujours prêté à confusion : en météorologie marine, en effet, on
appelle ouragan tout vent repéré dans l'échelle Beaufort par des vitesses moyennes
atteignant ou dépassant la force 12, soit 64 noeuds ou 118 km/h.

4. Foudre
La foudre est un phénomène naturel de décharge électrostatique disruptive qui se produit
lorsque de l'électricité statique s'accumule entre des nuages d'orage, entre un tel nuage et la
terre ou vice versa. La différence de potentiel électrique entre les deux points
peut aller jusqu'à 100 millions de volts et produit un plasma lors de la décharge,
causant une
expansion explosive de l'air par dégagement de chaleur. En se dissipant, ce plasma crée un
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éclair de lumière et le tonnerre.


La foudre a tendance à frapper les régions de haute altitude et les objets proéminents. Le
tonnerre peut résonner d'un craquement sec lorsque l'éclair est proche ou gronder au loin.
Comme la lumière voyage plus vite que le son, l'éclair est visible avant que le tonnerre ne
soit audible.
La foudre s'accompagne d'une onde acoustique, le tonnerre. Cette onde est engendrée par
la dilatation (expansion) brutale de la fine colonne d'air surchauffé par l'arc électrique. Elle
peut consister en un bruit sec ou un roulement sourd selon la distance séparant l'auditeur de
la foudre.
Lors d'un coup de foudre, l'air au niveau du passage du courant électrique est chauffé (à
~30 000°C) en quelques millièmes de secondes. En effet, le courant électrique circulant
dans l'éclair crée un champ magnétique qui a pour effet de comprimer ce courant : on parle
de striction axiale. Ce processus réduit la taille transverse de l'éclair jusqu'à un rayon de
l'ordre de 2cm. Les forces magnétiques mises en jeu lors de la striction axiale impliquent
une augmentation de la pression des gaz à l'intérieur de l'éclair, ce qui génère une
surpression de l'ordre de 2 bar, et une augmentation de la température qui peut atteindre
environ 30000 °C. Après le passage de l'éclair, il n'y a plus de courant et donc plus de
striction axiale ; les gaz contenus dans l'éclair sont brusquement détendus, générant une
onde de choc se propageant plus loin selon une onde sonore : c'est le tonnerre.

Foudre engendrant un éclair lumineux au-dessus


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En hypothèse, on doit considérer que la vitesse de la lumière (environ 300 000 km/s) est
virtuellement « infinie » et que l'observateur, qui n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres
tout au plus de la foudre, voit l'éclair au moment où il se produit. Cette approximation est
raisonnable car de toute façon le temps requis en réalité est infinitésimal. Il suffit ensuite de
multiplier le nombre de secondes entre la perception de l'éclair et celle du tonnerre par
la vitesse du son dans l'air (340 m/s) pour obtenir la distance. En pratique, il est raisonnable
de considérer qu'un écart de 3 secondes correspond à une distance d'environ un kilomètre,
surtout avec l'imprécision du délai de réception du signal sonore par l'ouïe de l'observateur.
Le paratonnerre (qui serait plus justement appelé parafoudre) permet de protéger quelque
peu un bâtiment contre les effets de la foudre. Cependant, le parafoudre, censé canaliser la
décharge de foudre vers le sol, l'attire aussi (par effet de pointe): s'il est mal mis à la terre, il
a l'effet inverse (mieux vaut ne pas avoir de parafoudre qu'avoir un parafoudre mal isolé).

5. FORTES PLUIES

Définition
La pluie est une précipitation liquide d’eau atmosphérique sous forme de gouttes.
La pluie résulte de l’ascendance de l’air, entraînant un refroidissement de cet air qui
provoque à son tour la condensation en gouttelettes de la vapeur d’eau qu’il contient. C’est
alors la formation d’un nuage, qui donne des pluies qu’avec l’accroissement de la taille et
du poids des gouttelettes, qui ne peuvent plus demeurer en suspension.
Une forte pluie n’est rien d’autre qu’une précipitation des gouttes avec grande intensité,
souvent accompagnée des vents violents.
En cas de forte pluie, il y a de dégâts énormes qui surviennent surtout s’il n y a pas de voies
d’évacuation adéquates de ces eaux de pluies. Ces voies d’évacuation peuvent à un certain
moment débordées. Les normes urbanistiques doivent être pris en ligne de compte dans la
construction d’une ville.
De toutes les façons une forte pluie a souvent fait des dégâts, quelque soit les préventions
qui peuvent être faites.
Les dégâts ne se font pas voir seulement sur des bâtiments mais aussi les plantes sont
endommagées, les personnes sont tuées, les activités quotidiennes peuvent même être
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interrompues si la ville est pleine d'eau.


Les pluies avec grêles ravagent sérieusement les cultures même la végétation.

Conséquences de fortes pluies :


- inondation;
- démolition des maisons;
- destruction des voies d’évacuation des eaux;
- ponts, barrages et routes endommagées;
- destruction des cultures;
- destruction de la végétation;
- érosion;
- épidémies;
- perte en vies humaines;
- dégâts matériels importants;
- famine

Dégâts sur la concession de l’ONC suite à l’inondation causée par les pluies du 2 Oct . 2011.
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DEUXIEME PARTIE: EROSION ET INONDATION

CHAPITRE I : EROSION

1. Définition
L’érosion de la terre est l’ensemble des processus de dégradation d’un relief due au déplacement des
matériaux qui la constituent par l’air et l’eau. Ces matériaux sont: l’argile, le sable, les matières
organiques comme feuilles mortes, les déchets de bois, les excréments animaux et aussi les sels
minéraux qui sont les aliments pour les plantes.

Erosion à Cimpunda/ Kadutu, Bukavu 24 Nov. 2012 (©wafula CRSN/Lwiro).


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Erosion de l’ITFM/ Kadutu, Bukavu 25 Nov. 2012 (©wafula CRSN/Lwiro).


L’érosion dépend des interactions entre la topographie, l’atmosphère et la biosphère et
hydrosphère : voilà les facteurs qui peuvent entre en interaction : forme de relief ; variation
thermique : la pluie, la température (chaud /froid), la biosphère : ensemble des êtres vivants.
Plus le sol est nu, plus l’érosion est accentuée.
 L’érosion à trois phases étroitement liée : sont (l’arrachement, transport et le dépôt) le dépôt : se
fait de la manière suivante d'abord les particules grosses, puis peut léger, plus léger.
 L’érosion se manifeste par l’enlèvement (l’arrachement), la mise en solution, puis le dépôt
de particules détachées.
 Le résultat est une ablation qui se traduit par un modèle d’érosion ex : les ravins (résultat des
érosions)
 Sous l’action de l’apesanteur certaines roches fragilisées dans les parties profondes subissent
d’éboulement ou les effondrements).
L’érosion implique que les constituants de substances rocheux puissent être mobiles.
Son action exerce immédiatement sur tous les matériaux meubles (sable, argile, limon,
cailloux, …) ; Dès l’instant qui sont exposés à leur libre sans la protection de couverture végétale.
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.2 Principaux types d’érosion


a. Erosion par les eaux courantes : le mouvement exercé sur les versants et dans le lit de cours
d’eau emporte des matériaux.
L’eau ruisselle sur les pentes lorsque la végétation discontinue ou dégrader protège mal les sols.
En général les eaux de pluie s’infiltrent moins facilement s’elles surviennent sous forme
des averses brutales (pluie qui tombent brutalement, rapidement)
A l’issu de plusieurs précipitations importantes les matériaux rocheux subissent de
fortes actions des agents météorologiques et s’érodent considérablement.
b. Érosion par ravinement
Type d’érosion caractérisé par l’action de ruisseaux creusant des ravines.
Le ravinement est responsable de la perte de grandes quantités de sol arable et de sous-
sol chaque année.
L'écoulement superficiel qui amène la formation de ravins ou l'élargissement de ravines
est habituellement le résultat d'une mauvaise conception des exutoires des réseaux de drainage de
surface et souterrain. L'instabilité des talus des ravins, habituellement associée au suintement des
eaux souterraines, provoque l'érosion puis l'effondrement des talus. De tels effondrements
surviennent généralement lorsque le régime des eaux est plus propice à l'érosion.
le ruissellements se produit aussi sous courant végétale après les conséquences
pluvieuses abondance qui saturer le sol et de formations superficielle.
Le cours d’eau exerce l’érosion linéaire (sur le lit d’eau, ex : au fleuve), qui aboutir à réduire les
irrégularités de leur lit. (cherche à trouver une ligne verticale)
c. Erosion linéaire crée par les cours d’eaux
Les débris provenant des lits et des versants constitue la charge ou le volume total de
matériaux que le cours d’eau peut évacuer pour aller déposer dans les fleuves (rivière).
Cet échange comprend les substances dissoutes organiques et minérales, les matériels en
suspension et les alluvions du fond constituent les débris grossier, tandis que les autres catégories
constituent de débris fins. Ex. le creusement d’un cours d’eau.
d. érosion aréolaire - érosion qui s’exerce sur des surfaces, par opposition à érosion linéaire. donc
le ravinement de versant sont prépondérant dans les régions semis arides et celle où les
couvertures végétales ont été fortement dégradé ou détruite (ex : dans les régions semi-aride)
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e. Érosion glaciaire cette forme d’érosion est courante dans de régions tempéré ou la température
peut descendre jusqu’à dessous de 0°C, les mouvements de glaciers permettent de comprendre
qu’ils exercent une action morphogénique, agent de transport et évacue de débris sculptent, ils
s’incisent, ils façonnent de substrat sur lesquels ils se déplacent et créer de modèles spécifiques
ablation (d’arrachement de débris et accumulation dans de dépôts). Cette forme est beaucoup
constante aux régions tempéré là où la température est jusqu’à 0°C)
 La différence : C’était l’eau mais ici c’est le glacier
 Simultanément un glacier en mouvement érode, transporter et déposer les matérielles ( les
débris)
Les glaciers sont capables d’entrainer dans leur mouvement tous les objets qui tombent en leur
surface.
Ils ont une compétence illimitée pouvant transporter le bloc de plusieurs tonnes sur le grandes
distances (ils ont le pouvoir de voyager les substances de plusieurs cubes à une grande distance)
La trajectoire de débris dépend de leur petite chute sur le glacier et de mouvement effectué par ces
glaces.
 Les débris arrachent au fond du lit entrainent (favorisent) le glissement (les glaciers tombent
dans l’eau liquide)
e. Érosion Éolienne: concerne le déplacement de matériaux sous l’action du
Vent. La compétence du vent c.-à-d. sa capacité de soulever et de transporter de débris se limite aux
particules finis (limon, sandre, sable, argile, poussière,…)
(Cette forme est l’action causée par le vent. Donc sa force se limite de transporter les particules
fines).
- Les sables grossier de 0,5mm sont déplacés par roulage
- Les sables moyens de 0,1 à 0,5mm de diamètre effectuent de bon c.-à-d.
Fait un certains mouvement monter et descende de mouvement comme de vagues
Les particules inférieures à 0,08 mm sont emportées en suspension.
Le vent agit là où la végétation est discontinue (exposer) et sec (sol est nu) et le climat est sec.
La rareté de matière organique et la sécheresse privent le sol de liant qui occasionne la cohésion de
particules plus le sol est sec, plus les particules sont séparées, plus les particules sont séparés elles
ont cette facilités d’être arrachés, plus elles, prêtent d’être transportées, et plus elles sont prêtées
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d’être déposées, mais le dépôt de vent les ne pas comme le dépôt fait par l’eau, pour le vent les
particules sont déposés partout. Dans l’atmosphère : donc le dépôt pour érosion éolienne n’existe
pas)
- L’arrachement de particule par le vent (érosion éolienne) est un processus efficaces, il en
résulte une issue impliable, une éolisation qui s’exerce aussi bien sur le bloc que sur les
étendus rocheuse (c’est un résultat de plusieurs années)
- La compétence du vent étant limitée, moindre obstacle arrête le transport
de sable et des poussières, ce le cas de tourbillons qui se produisent fréquemment pendant le saison
sèche en région tropical (le vent n’a pas de poussière d’acheminer les particules jusqu’au but, à un
endroit, non les particules s’arrêtent selon l’obstacle (empêchement).
g. Érosion marine:
Concerne grands cous d’eau (mers et océans) : s’exerce sur de littoraux par l’action de
vagues qui sont les plus agents de destructions.
La surface de la terre est constamment sculpter par l’érosion qui façonne sans cesses de
nouveau modèles.
Globalement l’usure de montagnes et de plateau contribue à l’atténuation de relief. (Plus
les montagnes sont en train de subir la réduction plus il est diminué)
h. Érosion Anthropique:
C’est une Érosion provoquée par l'homme.
A l'État naturel les sols ne peuvent pas être nu (le sol est étant protéger par le couvert
végétale (couverture du sol)
- Quand il pleut sur une prairie ou sur une forêt une partie d'eau est empêchée, elle
s'évapore avant d'attendre le sol; (une partie qui va s'évaporée).
- l’écoulement (de l'eau) le long des arbres et les tiges retardent l'arrive de pluies au
sol en amortissant les chocs. (Une partie qui va couler au niveau de la tige et d'arbre pour arriver au
sol et retard le choc)
- les végétaux et leurs racines retiennent le sol le protégeant à la fois contre le
ruissellement et le vent (les sols sont protégés contre le vent et l'eau de ruissellement par les
végétaux et leurs racines).
L’Agriculture, La sylviculture, extension de zones urbaines, le développement industriel
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et la construction de routes portent atteinte aux modèles & aux formations superficielles de sols.
(NP : le sol en État naturel est stable, mais l'homme en voulant cultive, instable l’industrie,
construire de routes, .... il sera de l'obligation d'enlever la végétation qui est le garder four de sol
pour les facteurs climatiques)
Dans certains cas les pratiques agricoles tous en modifiant la composition de sol
respect l'équilibre naturel (Il faut pratiquer l'agriculture et respect l'équilibre en protégeant le sol
contre toutes destructions).
L'Érosion est ainsi moins importante là où l'agriculture (culture) couvre uniformément
le sol.
Dans le milieu fraichir le surpâturage peut transformer de terres des parcours (sur plus
des animaux dans un endroit en désert, tout comme l'extension de la culture peut avoir de
conséquences désastreuses).
(Plus vous faites de grandes extensions de culture, plus vous exposer le sol nu).

3. Causes principales d’une érosion


- les fortes pluies;
- manque de canalisation des eaux;
- insuffisance des canalisations des eaux;
- destruction de la canalisation des eaux.

4. Recommandation

- faire une bonne canalisation des eaux;


- maintenir la canalisation existante.
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CHAPITRE II: INONDATION

2.1. Définition et Caractéristiques

a. Définition
Crues éclair naturelles des eaux, inondations par les rivières ou sur les côtes à la suite de pluies
intenses, associées avec des circonstances saisonnières.
Modification par l’homme de bassins versants, bassins d’alimentation et plaines à inondations.

Inondation en Malaisie

b. Caractéristiques et effets généraux


Crue éclair: déversement accéléré, rupture de barrage, rupture d’embâcles de glaces.
Inondation du littoral: associée avec les cyclones tropicaux, tsunamis ou Vagues
séismiques, les pointes de tempêtes.
Facteurs aggravant le niveau du danger:
- la hauteur de l’eau;
- la durée de l’inondation;
- la rapidité du courant;
- le rythme de l’élévation du niveau;
- la fréquence de l’occurrence;
- un effet saisonnier.

c. Prévision
La prévision des inondations dépend de considérations saisonnières, de la capacité
de drainage des bassins, de cartes des plaines à inondations, d’observations aériennes et au
sol. L’alerte est possible longtemps à l’avance pour les inondations saisonnières,
mais seulement quelques minutes à l’avance en cas de pointes de tempêtes, de crues éclair ou
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tsunamis.

2.2. Facteurs contribuant à la vulnérabilité


Implantation de localités dans les plaines à inondation;
- Prise de conscience insuffisance quant aux menaces d’inondation;
- Réduction de la capacité d’absorption du sol (érosion, bétonnage) ;
- Bâtiments et fondations sans résistance;
- Eléments à hauts risques dans l’infrastructure;
- Stokcs alimentaires, récoltes sur pied, bétail non protégés;
- Bateaux de pêche et industries maritimes ;
- manque de canalisation des eaux ;
- insuffisance de la canalisation des eaux suite à une forte pluviosité :
- bouchage de la canalisation suite à un manque d’entretien :
- destruction de la canalisation des eaux suite à un tremblement de terre ou un
glissement de terrain.

2.3. Conséquences

a. Dommages physiques:
- structure endommagée parce qu’elle sont emportées par les eaux, ou inondées,
s’effondrent, ou sont frappées par des débris flottants;
- glissements de terrain dus à des sols saturés;
- dommages plus élevés dans les vallées que dans les régions dégagées.

b. Victimes et santé:
- Décès dus à la noyade, mais peu de blessures sérieuses;
- Eclatement possible de la malaria; diarrhées et d’infections virales.

c. Réserves d’ eau:
- Contamination possible des puits et des nappes phréatiques;
- Pénurie possible d’eau propre;

d. Cultures et réserves alimentaires:


- les récoltes et les stocks de nourriture peuvent être perdus `a cause de l’inondation.
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- Des animaux, des outils agricoles et semences peuvent être perdus.

2.4. Recommandation, mesures des réduction des risques et prise en charge

a. Recommandation, mesures de réduction des risques


contrôle des inondations (canaux, digues, barrages, étanchéité, contrôle de l’érosion);
- établir la carte des plaines à inondations; contrôle de l’usage du sol;
- établir un système de détection des inondations;
- participation de la communauté et éducation;
- développement de plans d’ensemble pour l’aménagement des plaines à inondation.

b. Prise à charge
- recherche et sauvetage;
- assistance médicale;
- évaluation de la catastrophe;
- fourniture temporaire de nourriture et d’eau;
- purification de l’eau;
- surveillance des épidémies;
- abris temporaires.

c. Evaluation de l’impact

- Etablir une formule enquête sur les dommages;


- observation aérienne.
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III. CATASTROPHES NATURELLES D’ORIGINE GEOPHYSIQUE

ET/OU GEOLOGIQUE

Les catastrophes naturelles d’origine géophysique et/ou géologique sont constituées de


tremblements de terre, tsunamis, glissements de terrain et éruptions volcaniques.

CHAPITRE PREMIER : LE TREMBLEMENT DE TERRE OU SÉISME

1. Définitions
Un séisme, ou tremblement de terre, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par
les contraintes exercées sur les roches. Ce mouvement du sol se produit au niveau de la croûte
terrestre. C’est aussi le glissement de la croûte rocheuse le long d’une faille ou zone de tension
et brusque réalignement. Pendant un tremblement de terre plusieurs ondes élastiques sont
générées. Ces ondes (déformations) se propagent suivant certaines vitesses dans la terre qui se
comporte comme un corps élastique.

Mouvement de convection au niveau du manteau.


Les plus remarquables de ses ondes sont :
l’onde primaire: longitudinale, est une onde qui se propage parallèlement à la
direction de propagation.
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- l’onde secondaire: transversale, est une onde qui se propage dans une direction
perpendiculaire à la propagation. Cette onde est souvent responsable de la destruction
des bâtiments.

1
Modes de propagation de diverses ondes
1
http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/seismes.html

L’épicentre (latitude, longitude) est l’endroit sur la surface de la terre où se produit le


tremblement de terre.

L’hypocentre (latitude, longitude, profondeur) est la source même du tremblement de


terre en profondeur.

L’heure à laquelle se produit le séisme s’appelle temps d’origine. Ainsi un séisme est
caractérisé principalement par les quatre paramètres:

* la latitude,
* la longitude,
* la profondeur,
* le temps d’origine.
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2. Origine de tremblements de terre


Le tremblement de terre et les volcans sont consécutifs aux mouvements des plaques
tectoniques (tectonique plates) qui constituent la planète terre.
La terre est donc constituée de plusieurs plaques tectoniques. Ces plaques tectoniques sont
en mouvement relatif les unes par rapport aux autres.
Les zones où les plaques se rencontrent ou entre collision s’appellent zones de convergence
ou zones de subduction. Les zones où les plaques se séparent sont les zones de divergence
ou crête océanique.
Ex: La zone de séparation entre les continents l’Africain à l’Américain.
Il peut y avoir aussi des cassures sur une plaque pour donner lieu aux Rifts continentaux ou
fossés tectoniques, c’est le cas du Système des Rifts Est-Africains.
Ce système des Rifts qui commence par le Golf d’Eden, se subdivise en deux branches Est
et Ouest.
La branche Est passe par le Kenya, la Tanzanie et la branche Ouest inclus tous grands lacs ;
Albert, Edouard, Kivu et Tanganyika qui sont parmi les profonds dans le Monde. Les deux
branches se rencontrent vers le lac Malawi.
La Séismicité du Système des Rifts Est-Africains se répartit suivant ces deux branches
orientale et occidentale.
Les régions les plus sismiquement actives dans la Branche Occidentale sont :
- les régions des lacs Malawi et Rukwa;
- les régions des lacs Moero et Upemba;
- la partie Sud-Est, la partie Centrale et la bordure Nord du lac Tanganyika;
- la plaine de la Ruzizi;
- le bassin du lac Kivu, incluant les régions de Ngweshe, Masisi et Walikale,
- la région du lac Edouard;
- la région du Mt. Ruwenzori;
- la région du lac Albert;
- le Sud Soudan.
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Séismicité du Système des Rifts Est Africains


(USGS,1977-2009, modifié). Cercle noir plein (◉) : épicentre du séisme.
4 http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/eqarchives/epic/

Dans les deux cas c’est à dire de la convergence et la divergence de plaques


tectonique sont générés une séismicité et un volcanisme. D’une manière générale
les deux phénomènes sont associés.
Les tremblements de terre qui sont générés dans des zones de subduction sont
très
violents parfois très profonds par rapport à ceux générés dans les zones de
divergence (crête océanique) ou dans les rifts continentaux.
Aussi la fréquence des tremblements de terre est plus élevée dans les zones de
subduction que dans celles de divergence.
Un exemple typique d’une zone de subduction est le Japon où trois plaques
tectoniques entre en collision; à savoir: la pacifique, eurasienne et philippine.
Comme conséquence de cette situation, 10% de séismes dans le monde se
produisent au Japon.
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Dans la zone de subduction le volcanisme est explosif (lave à forte viscosité ; ex :


le volcan Uzen au Japon), tandis que dans la zone de divergence (crête océanique,
rifts continentaux) le volcanisme est non explosif (lave à faible viscosité, fluide,
liquide ; ex : les volcans Nyamuragira).

3.1. Les propriétés des tremblements de terre


3.1.1. Classification des tremblements de terre
Il y a 2 grandes catégories de tremblements; le tremblement de terre d’origine tectonique et
celui d’origine volcanique:
- Les tremblements de terre d’origine tectonique proviennent de la cassure d’une roche en
dehors d’une région volcanique.
- Les tremblements de terre d’origine volcanique sont ceux qui ont une conjonction avec une
activité volcanique dans une région donnée.
Les roches sollicitées par des forces tectoniques emmagasinent de l’énergie et quand
l’énergie accumulée dépasse un certain seuil, la roche cède en générant les ondes
séismiques.
Il y a de tremblements de terre qui peuvent être générés par l’effondrement d’une mine,
carrière, par une explosion, par un grand glissement de terrain. Ils peuvent être générés aussi
par le fonctionnement d’un barrage hydroélectrique,…
3.1.2. Types d’ondes et leurs vitesses
Quand un séisme a lieu, plusieurs ondes séismiques sont générées. Ces ondes se propagent
sous la terre sous forme d’ondes élastiques. Les ondes les plus caractéristiques sont l’onde P
et l’onde S. P S

Avec : P = ondes primaires qui se propagent longitudinalement.


S = ondes secondaires qui se propagent transversalement.

3.2. Localisation d'un tremblement de terre à la surface de la planète?


En moins d'une heure après un tremblement de terre, on nous annonce son épicentre.
Comment arrive-t-on à localiser aussi rapidement et avec autant de précision un séisme?
Comme signalé plus haut, les ondes P se propagent plus rapidement que les ondes S; c'est
cette propriété qui permet de localiser un séisme. Les ondes sismiques sont enregistrées en
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plusieurs endroits du globe par des appareils qu'on nomme sismographes. En gros, il s'agit
d'un appareil capable de "sentir" les vibrations du roc; ces vibrations sont transmises à une
aiguille qui les inscrit sur un cylindre qui tourne à une vitesse constante. On obtient un
enregistrement du type de celui-ci.

Enregistrement d’un signal séismique.


En un lieu donné, comme les ondes P arrivent en premier, il y aura sur l'enregistrement
sismographique un décalage entre le début d'enregistrement des deux types d'ondes; ici par
exemple, il y a un retard de 6 minutes des ondes S par rapport aux ondes P.
Les vitesses de propagation des deux types d'ondes dans la croûte terrestre ont été établies et
on possède par conséquent des courbes étalonnées, comme celle-ci.
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Vitesses de propagation des ondes (P) et (S) dans la croute terrestre.

Ce graphique nous dit, par exemple, que pour franchir une distance de 2000 kilomètres,
l'onde P mettra 4,5 minutes, alors que l'onde S mettra 7,5 minutes pour parcourir la même
distance; il y a un décalage de 3 minutes. Pour un séisme donné, il s'agit de trouver à quelle
distance sur ce graphique correspond le décalage obtenu sur l'enregistrement
sismographique; on obtient alors la distance entre le séisme et le point d'enregistrement.
Dans notre exemple, la distance qui correspond à un décalage de 6 minutes est de 5000 km.
Ceci ne nous donne cependant pas le lieu du séisme à la surface du globe. Pour connaître ce
point, il nous faut au moins trois enregistrements.
3.3. Types de séismes tectoniques et volcaniques
3.3.1. Séismes tectoniques
Les séismes tectoniques sont principalement caractérisés par des hautes fréquences (courte
période).
On distingue trois types de séismes tectoniques:
- Les séismes locaux ( la distance est inférieure à 500 km)
- Les séismes semi distants ( la distance varie entre 500 km et 1000km)
- Les téléséismes ( la distance est supérieure à 1000 km ).
3.3.2. Séismes volcaniques
On distingue trois types de séismes volcaniques:
- Type A : Séisme tectonique local (haute fréquence, courte période) dont l’origine est la
région volcanique.
- Type B : Séisme (basse fréquence, longue période) se produisant autour du réservoir de
magma juste avant l’éruption.
- Type C : Séisme (basse fréquence, longue période) associée à la vibration magmatique
dans le réservoir.
Notons que l’activité magmatique génère des vibrations (oscillations) continues dans le
réservoir ou cheminée (conduit) appelée: tremors volcaniques. Une éruption volcanique est
souvent caractérisée par des tremors volcaniques.
Les tremblements de terre d’origine volcanique sont souvent modérés, c’est à dire de
magnitude faible.
Essaims de séismes (earthquakes swarms ): c’est une séquence de beaucoup de
tremblements de terre qui se produisent pendant une période donnée.
Les essaims pour un volcan sont les indicateurs d’une éruption volcanique imminente.
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Dans le cas particulier du volcan Nyamuragira un essaim précède souvent l’éruption 3, 4 ou


5 mois avant. L’éruption elle-même est souvent accompagnée d’un essaim de séismes
volcaniques très caractéristique.
NB: Un grand tremblement de terre tectonique peut avoir un impact direct sur le
comportement du volcan. Il peut soit précipitée une éruption si le volcan est située dans une
zone de compression par rapport au séisme, soit désamorcée une éruption en préparation s’il
est plutôt dans une zone de tension (Wafula, 2011).
Un grand tremblement de terre peut être précédé par d’autres petits tremblements de terre
pratiquement de même source qu’on appelle pré-séismes (foreshocks). Après le grand
événement on peut s’attendre à des répliques (aftershocks).
Les répliques sont souvent très dangereuses, ils sont les responsables de la destruction des
infrastructures déjà entamées par le séisme principal.

4. Bref aperçu sur les enregistrements sismographiques

4.1. Le sismomètre
Le sismomètre est un instrument très sensible utilisé en séismologie pour détecter tout
Mouvement du sol, si petit soit-il. Le sismomètre est connecté à l’enregistreur qui
Matérialise le mouvement détecté par le sismomètre. Les enregistrements peuvent se faire en
analogique ou en digital.
4.4.2. Séismographe
Le séismographe est composé du sismomètre et de son enregistreur.
Un séisme peut être enregistré sur un séismographe sur 3 composantes suivantes :
- 1 composante verticale;
- 2 composantes horizontales (NS et EO);
- la phase (P) de l’onde séismique peut être mieux observée sur la composante
verticale tandis que la phase S est plus discernable sur les composantes horizontales.
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Les principaux risques dus aux tremblements de terre (conséquences des


tremblements de Terre)
Les principaux risques dus aux tremblements de terre sont:
- perte en vies humaines;
- mouvement du sol;
- mouvement différencié du sol;
- glissement des terrains et des boues;
- inondation;
- érosion;
- liquéfaction du sol (la terre qui est solide devient de la boueuse);
- sol instable;
- destructions des ouvrages tel que ; barrages hydroélectriques, immeubles, maisons,
ponts, routes, chemin de fer…;
- avalanche;
- déplacement du sol le long des fissures;
- tsunamis (raz des marais);
- inondation à partir des barrages;
- faillite ou affaissement des digues;
- incendie;
- contamination toxique (intoxication);
- effondrement des structures;
- chute des objets;
- déclenchement d’une éruption volcanique de façon prématurée.

4.5.3. Protection personnelle contre les tremblements de terre


a. Avant le tremblement de terre

- avoir une radio à pile;


- avoir une trousse d'urgence pour les premiers soins;
- chacun dans la maison doit savoir où se trouve cette trousse;
- garder avec soin les piles;
- avoir une lampe torche;
- apprendre à administrer les premiers soins;
- savoir où se trouve les fusibles de la maison;
- les robinets de l'eau et les vannes de gaz;
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Chaque membre responsable de votre famille doit savoir où se trouve les fusibles, les
vannes;
- ne pas garder les objets lourds à des endroits élevés, attacher avec sécurité ou placer les
appareils lourds sur les planchés;
- fixer les meubles lourds tels que les armoires, bibliothèques aux murs;
- avoir le plan de réunir le plus rapidement possible tous les membres de la famille.

- encourager le conseil de l'école et les enseignants de votre école à discuter de la sécurité


sur les séismes dans la classe;
- sécuriser les objets lourds de la chute.
travail :
- chercher si votre bureau ou vos installations ont un plan d'urgence;
- avez-vous des responsabilités dans le plan d'urgence?
- y a-t-il des actions spéciales à entreprendre par vous pour être sûr que votre travail est en
sécurité.
b. Pendant un séisme
:
- rester calme, si vous êtes à l'intérieur restez-y, si vous êtes dehors restez-y aussi, beaucoup
d'accidents ont lieu quand les gens entrent ou quittent le bâtiment;
- si vous êtes à l'intérieur tenez-vous contre un mur près du centre du bâtiment ou mettez-
vous en dessous d'une table solide; mettez-vous loin de la fenêtre et loin de la porte.

- rester sur un endroit ouvert, si vous êtes dehors restez en plein air;
- restez loin des lignes électriques suspendues ou toute chose qui peut tomber ( cheminé,
mur surélevé, mur de bâtiment);
- ne pas utiliser une bougie, une allumette ou une lumière ouverte;
- si vous êtes dans un véhicule en mouvement arrêtez-vous loin du croisement et
le pont, restez à l'intérieur jusqu'à ce que les secousses s'arrêtent.

- entrez en dessous du pupitre qui est loin de la fenêtre;


- si on est dans la cours de l'école restez loin des bâtiments;
- si on est dans un bus scolaire restez assis jusqu'à ce que le chauffeur arrête le bus.

- entrez en dessous de votre bureau ou d'un mobilier solide;


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- restez loin de la fenêtre;


- dans les hauts bâtiments ou buildings, protégez-vous en dessous d'un mobilier ou meuble
solide ou tenez-vous contre une colonne de support;
- évacuez si on vous demande de le faire;
- utilisez les escaliers au lieu des ascenseurs.
c. Après le séisme

- essayer de s'examiner soi-même et les gens qui sont à vos côtés pour voir s'il y a les
blessés;
- donner les premiers soins si c'est nécessaire;
- vérifier l'eau, le gaz et les lignes électriques s'ils sont endommagés; fermer les vannes,
couper le courant, vérifier l'écoulement de gaz;
- vérifier la fuite de gaz par l'odeur, n'utiliser jamais les allumettes;
- si la fuite est détectée ouvrir toutes les portes et fenêtres, fermer les compteurs de gaz,
quitter immédiatement et informer les autorités, allumez votre radio pour les instructions
d'urgence;
- n'utilisez pas votre téléphone, il sera utilisé pour des messages hautement prioritaires;
- ne chasser pas l'eau de toilette jusqu'à ce que la ligne des égouts soit vérifiée; rester en
dehors du bâtiment endommagé;
- porter les gants et les bottes pour se protéger contre les vitres cassées et les débris;
- approcher les cheminés avec précaution et prudence.

- suivez le plan d'urgence ou les instructions données par la personne en charge;


- rester loin des côtes, des endroits qui peuvent être attaqués par les tsunamis. Ne pas aller
aux endroits endommagés sans autorisation, il existe des lois contre les pilleurs;
- il faut faire attention aux répliques qui peuvent encore causer d'autres dégâts, par exemple;
écrouler bâtiment déjà fragilisé.
4.6. Calcul d’Intensité, Magnitude et Energie d’un tremblement de terre
4.6.1. Types de maçonnerie
Il y a quatre types de maçonneries:
a. maçonnerie A: on a une bonne exécution avec mortier, la construction est renforcée
horizontalement de façon spéciale et collée ensemble utilisant l’acier, le béton ,
conçue pour résister aux force horizontales.
b. maçonneries B: bonne exécution, mortier, construction renforcée mais pas conçues
en détail pour résister aux forces horizontales.
c. maçonnerie C: exécution ordinaire, mortier, mais ni renforcée, ni conçue pour
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résister aux forces horizontales.


d. maçonneries D: matériaux faibles comme en adobe, mortier faible, faible niveau
d’exécution, horizontalement faible.

Degrés Observations
I Seuls les sismomètres enregistrent les vibrations.
II Secousses à peine perceptibles.
III Vibrations comparables au passage d'un petit camion. Léger balancement des objets
suspendus.

IV Vibrations comparables au passage d'un gros camion ; perception dans et hors des maisons,
tremblement d’objets

V Séisme ressenti en plein air. Objets renversés ou déplacés. Les dormeurs se réveillent.
Quelques dommages aux bâtiments.

VI Les meubles lourds peuvent se déplacer. Frayeur des personnes. Certaines personnes perdent
l'équilibre.

VII Dommages aux constructions : fissures et lézardes apparaissent dans les murs. Chutes de
cheminées.

VIII Destructions de plusieurs bâtiments. Des murs de pierres peuvent s'effondrer.


IX Destructions généralisées des édifices. Les maisons s'écroulent. Les fissures dans le sol
peuvent atteindre quelques centimètres.

X Destructions généralisées des bâtiments. Destructions des ponts et digues. Les rails de
chemins de fer sont tordus.

XI Les constructions les plus solides sont détruites (ponts, barrages...). Grands éboulements.
Terrains déformés.

XII Les villes sont rasées. Bouleversements dans le paysage. Énormes fissures avec observation
de déplacements horizontaux ou verticaux du sol.
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Variation des intensités liées à un séisme donné.

Dégâts dus aux tremblements de terre

a). Effondrement d’une maison à trois niveaux à Bukavu (Fev. 2, 2008).


b). Ecrasement d’une maison en étage sur une voiture à Bukavu(Fév.2, 2008). (©Wafula
CRSN/ Lwiro).
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V. LES TSUNAMIS

5.1. Définition, caractéristiques et prévision

5.1.1. Définition
Le Tsunamis est un mot japonais qui signifie; vague océanique géant ou des séries des
vagues produites par une perturbation à grande échelle au fond de l’océan.
Les tsunamis sont générés quand il y a un mouvement brusque du fond de l’océan ou quand
le lit de la mer déplace une grande masse d’eau, souvent comme résultat d’un séisme sous-
marin mais occasionnellement comme résultat de l’effondrement du cratère d’un volcan près
ou en dessous du niveau de la mer, ou encore du glissement de terrain provenant des flancs
d’un volcan.

L’origine des tsunamis

Les séismes sous-marins et tous les déplacements importants du fond de l’océan


(éruptions volcaniques, glissements de terrain, etc.) ont pour effet de pousser
brutalement toute la colonne d’eau qui se trouve à leur aplomb. Le mouvement se
propage alors sous la forme d’une onde, à travers l’océan, à une vitesse de 700 à
800km/h. Au large, cette onde peut passer inaperçue, car les vagues qui en résultent
n’atteignent guère plus d’un mètre de hauteur. Mais, lorsque l’onde arrive près des
côtés, les manques de profondeur provoque des vagues de plus en plus hautes. Celles-
ci s’abattent sur la côte et balayent tout sur leur passage. Parfois, la mer se retire puis
revient avec force. Les vagues successives écrasent ou propulsent à l’intérieur des
terres hommes et bêtes, bateaux et maison, puis aspirent dans les flots les victimes et
les débris.

5.1.2. Caractéristiques et effets généraux


Tsunami ou raz de marée: catastrophe consécutive à un séisme.
Le tsunami (nom tiré du japonais) engendre un phénomène particulièrement destructeur
consécutif à un mouvement du fond sous-marin généré par un séisme, une éruption
volcanique ou un glissement de terrain. Il est en quelque sorte sournoise parce qu'il peut
survenir plusieurs heures après l'événement. Ce schéma illustre la nature d'un tsunami
engendré par un soulèvement du fond marin causé par un séisme.
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(A) Le soulèvement du fond marin engendre un gonflement de la masse d'eau. Ce


gonflement donne lieu à une vague qui en surface de l'océan est à peine perceptible (de
quelques centimètres à moins d'un mètre d'amplitude en général), mais qui s'enfle en eau peu
profonde pour atteindre des amplitudes pouvant aller jusqu'à 30 m. La vitesse de
propagation de ces vagues est de 500 à 800 km/heure en eau profonde peut atteindre 1000
km/h, diminuant à quelques dizaines de km/heure en eau peu profonde (moins de 100 m).
Le mouvement de l’eau se propage dans toutes les directions sous forme des vagues qui se
propagent à une vitesse proportionnelle à la racine carrée de la profondeur de l’eau. Ainsi,
un tsunami initié par un mouvement du fond marin à la suite d'un séisme qui se sera produit
à 1000 km des côtes viendra frapper ces dernières environ 2 heures plus tard si on considère
une vitesse de 500 km/h. La périodicité des vagues est de l'ordre de 15 à 60 minutes. On
peut enregistrer jusqu’à un groupe de 10 vagues. Dans l’océan ouvert le mouvement est
parfois imperceptible.
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On peut aisément imaginer l'effet destructeur de telles vagues déferlantes sur les côtes
habitées et les populations. Le phénomène de la vague déferlante qui balaie tout sur son
passage est appelée raz de marée.
(B) À l'approche de la première vague de tsunami, il se produit d'abord un retrait de la mer
(ce qui est de nature à attirer les curieux!).
(C) Vient ensuite la première vague.
(D) Celle-ci peut être suivie d'un second retrait, puis d'une autre vague, et ainsi de suite. On
compte normalement quelques vagues seulement qui en général diminuent progressivement
en amplitude.
Le 26 décembre 2004, l'île de Sumatra (Indonésie) a connu un des plus grands séismes
jamais enregistrés dans cette région (M = 9,0). Ce dernier a engendré un puissant tsunami
qui s'est propagé dans tout le golfe du Bengale et dans l'océan indien, causant une
destruction indescriptible.

5.1.3. Prévision
Le « Tsunami warning system », dans le pacifique, surveille les activités volcaniques et
proclame les mises en garde et les alertes.
Des vagues produits par des tremblements de terre locaux peuvent frapper les côtes voisines
dans les minutes qui suivent; une mise en garde du public peut ne pas être possible.
Au Japon, l’agence japonaise de météorologique sort un communiqué dans les 15 min qui
suivent quand un grand tremblement de terre est signalé dans l’océan ou dans la mer.

5.2. Facteurs contribuant à la vulnérabilité


- implantation de logement dans des régions côtières basses;
- pas de bâtiments résistant à un Tsunami;
- absence de systèmes d’alerte suffisamment rapides, et de plans d’évaluation;
- maque de prise de conscience par le public de la force destructive des tsunamis

VI. LE GLISSEMENT DE TERRAIN

6.1. Définition, Caractéristiques et prévision

6.1.1. Définition
Un glissement de terrain est un mouvement en aval d’une grande masse de terre (roches)
qui s’arrache en bordure d’une falaise, en haute montagne, sur une colline ou le long des
talus de routes non stabilisés.
En des termes plus techniques, c’est un déplacement, vers le bas de terre et de pierres,
causées par des vibrations naturelles, une modification directe du contenu en eau,
l’enlèvement d’un support latéral, l’adjonction d’une surcharge, ou une désagrégation; ou
une modification par l’homme de cours d’eau et de la pente.
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Glissement de terrain de Bagira à Bukavu le 23 Juil. Glissement de terrain de Bagira Août


1997 (©Wafula CRSN/ Lwiro). 2006 (©Wafula OVG/CRSN- Lwiro

6.1.2. Caractéristiques et effets généraux


Les glissements de terrain varient dans leurs modalités de déplacement: chutes,
Glissements, effondrements, étalements, coulées, avalanche, éboulement ; ils peuvent être
l’effet secondaire de pluies diluviennes, de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques.
- Effondrement : Action de s’effondrer, destruction complète, chute.
- Avalanche : Masse de neige (roche), détachée d'une montagne, qui dévale
Subitement.
- Éboulement : Chute de matériaux qui se renversent en roulant, qui s’écroulent.
Les glissements de terrain sont plus répandus que n’importe quel autre événement
géologique.

6.1.3. Prévision
La fréquence d’occurrence des glissements de terrain, les dimensions et les conséquences
des glissements de terrain peuvent être estimées et des zones à hauts risques déterminées en
recouvrant à l’information offerte par la géologie locale, géomorphologie, l’hydrologie et
végétation.

6.2. Principales causes du glissement de terrain


- une forte séismicité dans la région;
- la présence des hautes montagnes;
- la présence des nappes aquifères;
- l'érosion régressive;
- l'infiltration des eaux de ruissellement;
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- canalisations enterrées, conduites cassables;


- routes et lignes de communications dans des zones de montagnes ;
- l'augmentation des charges et l'action anthropique (culture, lotissement,
déboisement) sur des pentes escarpées (fortes pentes);
- implantation de constructions à la base des pentes escarpées, sur l’estuaire de
rivières provenant de montagne;
- bâtiments dont les fondations sont médiocres;
- compréhension insuffisante des menaces de glissement.

6.3. Conséquences

6.3.1. Dommages physiques


- tout ce qui se trouve en surface ou sur le passage du glissement de terrain va souffrir;
- les décombres peuvent bloquer les routes, les lignes de communication et les cours d’eau;
- des effets indirects peuvent inclure une perte de la productivité agricole ou forestière, des
inondations, une diminution de la valeur foncière.

6.3.2. Victimes
- des effondrements des pentes ont souvent causé des victimes;
- des glissements de débris et des coulées de boue catastrophiques ont tué des milliers de
victimes.
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Chapitre deuxième : LE VOLCAN

1. Les grandes subdivisions d’un volcan

Définitions
Un volcan est une sorte de cassure à la surface de la terre à travers laquelle remontent des
roches en fusion appelées magma. Ces roches chaudes se trouvent à plusieurs kilomètres de
profondeur sous la terre à très haute température (plus de 1000 ˚C) au niveau du manteau
supérieur. À cette température, les roches fondent, mais comme dans une soupape épaisse,
des bulles se forment dans le magma qui peut contenir une grande quantité de gaz. Les
roches en fusion migrent vers la surface grâce à la leur faible viscosité et densité, et leur
haute température en comparaison avec les roches environnantes.
La surface solide de la terre est comme un couvercle appliqué fermement sur une marmite
d’eau bouillante qui empêche le gaz de sortir. Mais si le sol solide se casse les gaz sortent en
emportant le magma avec eux.
La lave n’est rien d’autre que le magma arrivé en surface à travers un conduit appelé
cheminée. La cheminé part d’une poche de magma en profondeur appelée réservoir de
magma et débouche par un orifice appelé cratère. La lave coule en formant une coulée de
lave. La lave une fois refroidit donne lieu à la roche volcanique.
Quand il y a une fontaine de lave, celle qui est déchiquetée pendant la projection donne lieu
aux scories. Au fur à mesure que la lave sort, calmement ou violemment, une sorte de
montagne fumante se construit, c’est le cône volcanique.
Le cône volcanique est souvent constitué des scories autour du cratère. La cendre est
constituée des particules plus fines que les scories, tandis que les cheveux de pelé sont des
fibres minces et durs.
Du sommet du cône sortent souvent un panache de fumée (contenant le gaz volcanique, le
cendrée de la lave).
Une éruption volcanique est un processus physique par lequel le magma stocké dans le
réservoir en profondeur sous la terre monte en surface accompagné de gaz.

2.2. Classification de volcans

2.2.1. Classification selon la génétique


Il existe deux sortes de volcans:
a. Les volcans polygénétiques
Les volcans polygénétiques sont ceux qui peuvent entrer en éruption plusieurs fois.
Ex.: Nyamuragira, Nyiragongo, Karisimbi, Kilauea, Uzen, etc.
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b. Les volcans monogénetiques


Les volcans monogénétiques sont des cônes volcaniques formés lors de l’éruption d’un
volcan polygénétique.
Ex. pour le Nyiragongo : Mont Goma, Bulengo, Mudjoga, ...
Ex. pour le Nyamuragira : Rugarambiro, Murara, Mikombe, …

2.2.2. Classification selon l’intensité


Certains volcans sont peu dangereux, mais d’autres peuvent avoir de terribles colères qui
mettent en danger les gens qui habitent à côté. Les premiers sont de la famille des volcans
rouges et les seconds de la famille des volcans gris.
a. Les volcans rouges
Définition
Les volcans rouges, appelés aussi volcans effusifs entrent en éruption de manière
spectaculaire mais ne sont pas très dangereux. Des magnifiques fontaines de lave s’élèvent
au-dessus de leurs cratères, des lacs de lave y bouillonnent et des laves s’écoulent sur leurs
pentes. Un vrai feu d’artifice est observé. Comme ses coulées de lave sont très liquides et
contiennent peu de gaz, elles peuvent couler à grande vitesse depuis le cratère. Si les roches
brûlantes ne rencontrent pas d’eau lors de la remontée, il n’y aura pas d’explosion violente.
b. Les volcans gris
Définition
Les volcans gris, appelés aussi volcans explosifs sont les plus violents et les plus dangereux.
Quand ils entrent en éruption, ils explosent parce que les bulles de gaz ont beaucoup de mal
pour sortir du magma pâteux. Lors de ces explosions, des cendres, des gaz et des roches
brûlantes peuvent monter très haut dans le ciel. Souvent ces énormes fumées retombent vers
la terre et coulent comme un torrent brûlant sur les pentes du volcan en cassant tout sur leur
passage. Quand l’éruption est finie, une couche grise recouvre les champs et les maisons,
c’est pourquoi on les appelle des volcans gris.

2.2.3. Classification selon l’emplacement du site éruptif


Il existe deux sortes d’éruptions :
a. Éruption intra-cratéralle (interne)
L’éruption intra-cratéralle, c’est lorsque le volcan entre en éruption dans son cratère.
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b. Éruption fissurale (externe sur le flanc)


L’éruption fissurale, c’est lorsque il y a une ouverture sur le flanc du volcan qui donne lieu à
une coulée de lave et à la formation d’un cône volcanique.

Classification des volcans selon leurs intensités et manifestations éruptives

Il existe plusieurs types de volcans qui se distinguent par la façon dont se produisent
leurs éruptions.
 Les volcans de type hawaiien, relativement aplatis, ont des éruptions
effusives : les laves très fluides s’écoulent rapidement, sans jamais produire
d’explosions. Plus rarement, la lave reste piégée dans un cratère et forme un lac
qui peut déborder, s’écouler par des brèches sur les flancs du volcan ou se
solidifier.
 Les volcans de type strombolien ont des éruptions tantôt effusives, tantôt
explosives. Lors de certaines éruptions, les laves moyennement visqueuses,
s’écoulent lentement, construisant un cône volcanique, comme celui du
Stromboli, du Vésuve ou du Fuji-Yama. Ces volcans éjectent aussi des
matériaux solides, de forme et de tailles variées : les plus gros sont des
bombes, blocs de lave plus ou moins solidifiés, les plus petits sont des cendres.
Ces matériaux recouvrent les laves, avant qu’ils soient eux-mêmes recouverts
par une autre coulée.
 Les volcans de type vulcanien sont nettement plus explosifs. Lors de
l’éruption, la lave visqueuse et les roches de la cheminée sont pulvérisées : un
gigantesque panache de cendre volatiles s’élève jusqu’à des dizaines de
kilomètres d’altitudes, comme ce fut le cas lors de l’éruption du Pinatubo
(Philippines) en 1991, après six siècles de sommeil.
 Les volcans de type péléen se caractérisent par des explosions extrêmement
violentes. Arrivées en surface, les laves trop visqueuses ne peuvent pas
s’écouler. Elles forment un dôme (ou une aiguille) qui bouche la cheminée. Les
gaz se compriment jusqu’à l’explosion. Ils s’échappent en faisant sauter l’aiguille
ou plus souvent créant des fissures dans les flancs du volcan. Un mélange de
gaz brulants, de morceaux de magma solidifié et de cendres dévale les pentes
du volcan : c’est la nuée ardente.
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N.B : Eruption et magma. Les différents types d’éruptions volcaniques s’expliquent par
la nature du magma. Plus un magma est chaud, plus il est fluide. Plus il est riche en
silice, plus il est visqueux. Un magma fluide remonte rapidement, n’a pas le temps de
se solidifier et peut s’écouler en surface (comme celui de l’Etna, en Sicile, ci-dessous).
Tabl 7.1 : Classification des volcans selon leurs intensités et manifestations éruptives.

Peléen Très forte viscosité Très explosif

Vulcanien Forte viscosité Explosif

Strombolien Viscosité modérée Modéré

Hawaiien Faible viscosité (très fluide) Non explosif (cela n’empêche


qu’il ait des petites explosions)

Une éruption phréato-magmatique est caractérisée par des fortes explosions dues au
contact direct du magma avec l’eau.
Ex : Le mont Goma.

7.2.4. Volcans du point Chaud (Holspot volcanoes)


Le point chaud se trouve au niveau du noyau c’est à dire dans la partie fixe de la terre, quand
la croûte se déplace vers l’Est par exemple un nouveau volcan peut surgir vers l’Ouest.
La caractéristique des volcans à point chauds c’est l’existence d’un lac de lave dans leur
cratère. Ils peuvent entrer en éruption après avoir concentré une grande quantité de lave.
Le monde compte quatre volcans du point chaud qui sont qui sont situés aux antipodes:
- Le Nyiragongo - Kilauea (Hawaii)

7.3. Types de lave


- Lave « aa »: Coulée de lave formée de blocs en désordre. Elle provient d’une lave
contenant encore de gaz.
- Lave pahoehoe: Coulée de la lave lisse. Elle provient d’une lave pauvre en gaz.
Elle peut former des plateformes. On peut aussi la trouvée sous forme de lave cordée.
- Kipuka: lopin de terre isolée par une coulée de lave sans être brûlée.
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7.4. Types de coulée


- La coulée de lave: constituée de la lave.
- La coulée pyroclastique: constituée de matériaux pyroclastiques.
- La coulée de boue (volcanic mud flows, lahars).
- La nuée ardente: nuage des poussières pouvant atteindre plus 400° C.
- La houle pyroclastique (pyroclastic surges): pouvant monter très haut.
- La dome de lave (lava dome): la lave fait monter une colline qui finit par exploser et
donner lieu à un débris avalanche.
La région volcanique des Virunga
La région volcanique des Virunga est située dans la branche Ouest du Système des Rifts
Est-Africain. En effet, la région des Virunga est composée de huit volcans, à savoir :
Muhavura (4127 m), Gahinga (3474 m) et Sabinyo (3647 m) à l’Est : Visoke (3911 m),
Karisimbi (4506 m) et Mikeno (4437 m) au Centre; Nyiragongo (3470 m) et
Nyamuragira(3056 m) à l’Ouest. À l’exception de la petite éruption de Visoke en 1957, les
volcans de l’Est et du centre sont présentement non actifs, ils sont supposés être endormis,
tandis les volcans de l’Ouest ; Nyiragongo et Nyamuragira sont totalement localisés dans le
territoire de la République Démocratique du Congo sont comptés parmi les volcans les plus
actifs dans le monde. Ces volcans situés dans la partie nord du lac Kivu sont caractérisés par
une lave d’origine basaltique, c’est-à- dire une lave à très faible viscosité ou très fluide. Ces
deux volcans actifs de Virunga sont des volcans rouges.

VOLCANISME ET ENVIRONNEMENT
a. Conséquence du volcanisme sur l’histoire de la terre
Le volcanisme est né en même temps que la terre, lors de la phase d’accrétion ;
de sa formation il y a 4,6 milliards d’années. À partir d’une certaine masse, les matériaux au
centre de la terre subissent d’importantes pressions créant ainsi de la chaleur, accentuée par
dégradation des éléments radioactifs, qui provoque la fusion de la terre qui dissipe vingt fois
plus la chaleur qu’aujourd’hui. Après quelques millions d’années, une pellicule solide se
forme à la surface de la terre. Elle est déchirée à de nombreux endroits par des flots des
laves, et par de grandes masses granitoïdes qui donneront des futurs continents.
Par la suite, les plaques lithosphériques nouvellement créées se déchireront
préférentiellement à des endroits précis où se formeront les volcans. Pendant cent millions
d’années les volcans rejetteront dans la maigre atmosphère de l’époque de grandes quantités
de gaz : diazote, dioxyde de carbone, vapeur d’ eau, oxyde de soufre, acide chlorhydrique,
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acide fluorhydrique,…Il y a 4,2 milliards d’années, malgré les 375°C et la pression 260 fois
plus supérieure à celle d’aujourd’hui, la vapeur d’eau se condense et donne naissance aux
océans. Le rôle de la formation de premières molécules et de l’apparition de la vie sur la
terre peut être imputé au volcan.
En effet, les sources chaudes sous-marines ou les solfatares et autres geysers
offrent des conditions propices à l’apparition de la vie : de l’eau qui a lessivé des molécules
carbonées, des minéraux, de la chaleur et de l’énergie. Une fois la vie répandue et diversifiée
à la surface de la terre, les volcans auraient pu provoquer à l’inverse de grandes extinctions :
l’âge de grandes extinctions du vivant coïncide avec l’âge des trapps. Ceux-ci auraient pu
être provoqués par la chute des météorites ou l’éruption exceptionnelle des points chauds.
Les effets combinés des gaz volcaniques et particules dispersées dans l’atmosphère auraient
provoqué la disparition de nombreuses espèces par un hiver volcanique suivi d’une hausse
de l’effet de serre par les changements dans la composition gazeuse de l’atmosphère.
Une des théories les plus acceptées pour l’apparition de l’homme serait
l’ouverture du rift africain : uniformément humide au niveau de l’équateur, le climat africain
se serait asséché à l’est du rift qui arrêtait les nuages venant de l’ouest. Les hominidés
s’adaptant à ce nouveau milieu formé d’une savane, auraient développé la bipédie pour
échapper à leurs prédateurs.
Encore de nos jours, les volcans participent à l’évacuation de la chaleur interne
de la terre et au cycle biogéochimique mondial en libérant la vapeur d’eau et les minéraux
engloutis dans le manteau au niveau des fosses de subduction.
b. Géomorphologie volcanique
Outre le volcan en lui-même, différentes formations géologiques sont directement
ou indirectement liées à l’activité volcanique. Certains reliefs ou paysages résultent du
produit direct des éruptions. Il s’agit des cônes volcaniques en eux- mêmes formant des
montagnes ou des iles, des dômes et coulées des laves solidifiées, des tunnels de lave, des
pillow lavas et les guvots des volcans sous-marins, des trapps formant des plateaux, des
accumulations des tephras en tufs, des cratères laissés par la sortie des laves, …
D’autres reliefs résultent d’une érosion ou d’une évolution des produits des
éruptions. C’est le cas de dykes, necks, sills, roches intrusives, mesas et planèzes dégagés
par l’érosion, de caldeiras et cirques résultant de l’effondrement d’une partie du volcan, des
lacs de cratère ou formés en amont d’un barrage constitués des produits de l’éruption, des
atolls coralliens entourant les vestiges d’un volcan sous-marin effondré, etc.
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LES MEFAITS D’UNE ERUPTION VOLCANIQUE


Les conséquences du volcanisme sont d'autant plus grandes que la plupart des
volcans sont situés dans des pays en voie de développement. Ces pays n'ayant, en effet, pas
les moyens de mettre en place une politique de prévision des éruptions et de prévention
systématique du risque volcanique.

a. Les dégâts humains


Pour l'homme, les principales menaces liées au volcanisme sont les nuées
ardentes, particulièrement meurtrières, les lahars, qui peuvent recouvrir rapidement les
terrains sous un mètre de boue, et les tsunamis, notamment parce qu'ils peuvent frapper des
populations situées sur un littoral loin d'un volcan, donc non préparées à ce genre de
situation. Les chutes de tephras, les glissements de terrains, les émanations de gaz toxiques
et les coulées de laves sont des manifestations également dangereuses pour l’homme dans
une moindre mesure.
Jusqu'au début du XXe siècle, les éruptions volcaniques pouvaient être la cause de
grandes famines. En effet, lorsque les cultures étaient détruites par les coulées ou les
cendres, et que le bétail était décimé par les gaz et autres éléments mortels produits par le
volcan, l'absence de secours condamnait les populations concernées à une mort certaine.
Aujourd'hui, les aides extérieures, nationales ou internationales, permettent de limiter ces
effets secondaires.
Les gaz suffocants que transportent les nuées ardentes tuent les victimes humaines
en les asphyxiant ou en les brûlant tout simplement.
Les pluies acides provoquent des maladies chez les humains qui les reçoivent ou qui
les boivent. Elles sont à même de détruire certains vestiges du patrimoine national ou
mondial. D’où la chute du tourisme à court terme.

b. Les dégâts matériels


Les conséquences sur les biens sont également variables selon le type de
manifestation du volcanisme. Les dégâts matériels peuvent être très importants même s'il n'y
a pas de pertes humaines.
Les phénomènes volcaniques préjudiciables aux biens humains sont nombreux.
Les coulées de laves et de boue peuvent recouvrir, lentement pour la première, plus
rapidement pour la seconde, des villes entières. Les nuées ardentes détruisent tout sur leur
passage en raison de leur température et de leur vitesse, tels que des habitats, de lieux
peuplés, des routes, des ponts,…. Les chutes de cendres peuvent se déposer sur plusieurs
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mètres d'épaisseur et ainsi causer l'effondrement des bâtiments. Les glissements de terrain,
selon leur ampleur, peuvent frapper un village, un quartier ou toute une ville. Les tsunamis
peuvent remonter loin dans les terres tel est le cas à Hawaii où des traces du passage d'un
tsunami ont été découvertes à 300 m d'altitude…. De plus, l'évacuation des populations peut
engendrer des pertes de production et ainsi affecter l'économie locale.
Le dépôt de matériaux réduit la profondeur des rivières et obstrue des voies de
passage importantes pour l’économie : « La perturbation du trafic aérien est due à la nature
des cendres volcaniques, différente de celles issues d'une combustion. Ces cendres, à
l'origine du "nuage", sont dures et saillantes, car composées de pierre et de verre. Elles
représentent donc un risque certain pour le fonctionnement des moteurs d'avion ».

c. Dégâts environnementaux

Les conséquences négatives, celles touchant à la vie humaine, sont bien


évidemment valables pour la faune et la flore.
Destruction de la faune et de la flore par les projections des cendres et des
tephra qui recouvrent toute une région et provoquent ainsi la famine. Une partie de cendres
peut s'échapper dans l'atmosphère et faire plusieurs tours de la terre. Ces même cendres vont
causer des décharges des foudres qui déclencheront des feux de forêt dans une région. Les
projections des cendres sont aussi à la base de la chute des températures atmosphériques les
années après l’éruption. Il peut y avoir aussi une perturbation du climat terrestre par des
nuages de cendres pendant plusieurs années puis création d’un hiver nucléaire.
Les nuées ardentes qui peuvent être totales en présence du souffle
d'explosion dévastent totalement des zones environnantes et calcinent des forêts. Ceci dans
un laps de temps. Elles provoquent également l'évaporation instantanée des eaux.
Le tsunami peut balayer une île et la dévaster à tel point que toute trace de
présence humaine soit éliminée. On peut ressentir des effets du tsunami jusqu'à 18000 km où
l'on peut observer des vagues de 9 m de hauteur. Il provoque aussi la dévastation totale des
zones environnantes.
Lorsqu’une éruption éjecte une grande quantité de SO2 dans la stratosphère qui est
transporté par le vent à des grandes distances du volcan, une grande quantité d’acide
sulfurique est alors emprisonnée par le nuage et provoque ainsi les pluies acides qui
refroidissent le climat et dévastent les forêts entières.
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INTERET DU VOLCANISME
Lorsqu'on sait que les éruptions volcaniques les plus meurtrières depuis 1700 ont
fait environ 346000 victimes, on a le droit de penser que c'est très dangereux d'habiter près
d'un volcan.
Néanmoins, si les conséquences à court terme sont souvent désastreuses pour
l'environnement, elles peuvent se révéler bénéfiques à plus long terme. Ce n'est pas par
hasard que des centaines de millions de personnes vivent près des volcans, c’est parce qu’ils
y trouvent certains avantages. Eh bien, on estime que sur la planète, 300 millions de
personnes vivent grâce aux volcans malgré leurs dangerosités.

a. Le volcanisme comme source de vie et de fertilité


Malgré la dangerosité apparente des volcans, ceux-ci ont différents intérêts. D'abord, ils
permettent à notre planète d'évacuer de la pression, car la Terre est une planète vivante. On
estime aussi que l'apparition de la vie sur Terre est en partie due aux volcans qui ont relâché
dans l'atmosphère naissante de nombreux gaz qui se sont révélés fort utiles par la suite.
Durant la « naissance » de la Terre, les volcans ont rejeté des gaz (azote, gaz
carbonique et argon) dans l'atmosphère primitive. Cette dernière s'est modifiée car elle s'est
enrichie de ces gaz. En plus, la vapeur d'eau, en se condensant, a donné naissance à des
océans, puis les volcans sous-marins vont changer la composition chimique pour donner
naissances aux premières formes de vie. On peut constater aujourd'hui que les volcans actifs
restants témoignent d’une planète Terre vivante par rapport à la lune, sans vie.
Les premiers hommes ont vécu proches de volcans en Afrique de l'Est grâce à la
fertilité des terres. Les volcans permettent de renouveler régulièrement la terre par leurs
projections riches en soufre, magnésium, potassium, calcium, sodium, phosphore,…,
donnant un véritable engrais naturel. En outre, les eaux des lacs qui sont riches en
phosphores donnant vie à des poissons. Grâce à cette fertilité de terres, certains pays ont
trois récoltes par an au lieu d'une ailleurs.
b. Le volcanisme comme source d’habitat naturel
Dans certaines régions, les coulées volcaniques, situées en relief, s'effritent petit à
petit à leur base par l'érosion donnant peu à peu un abri naturel. Ces abris ont été aménagés
par nos ancêtres de la préhistoire en des abris préhistoriques tel est l’exemple des villes
d'Auvergne en lave noire et grise. Les avantages de ces abris sont d'une part dus à la matière
volcanique facile à creuser, imperméable et isotherme; et de l'autre une bonne protection
contre les ennemis à l’exemple du château fort naturel. Plus tard les pierres volcaniques ont
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servi de matériaux de construction ou en cimenterie, comme des pierres ponces et les


pouzzolanes.

c. Le volcanisme comme source des richesses minérales


Le volcan contient aussi de la matière première appelé source de richesse. A
l'époque des romains, ces derniers utilisaient l'alun des grottes volcaniques pour fixer les
teintures pour les tissus.
Dans certains cratères, du dioxyde de soufre s'en échappe. Lorsque le soufre liquide
est cristallisé, les hommes peuvent l'exploiter pour la fabrication de produits
pharmaceutiques et d'allumettes.
De nombreux minerais sont liés à l'activité d'anciens volcans sur le globe comme les
importants gisements de cuivre, d'or, d'argent, de fer, de plomb, zinc, étain, aluminium,
uranium, etc. On constate que les lacs volcaniques peuvent être exploités car ils contiennent
des acides riches, du cuivre et du borax. On peut utiliser les roches volcaniques et les
minéraux gemmes pour fabriquer des bijoux. Le diamant, entièrement constitué de carbone
pur, est fabriqué dans les profondeurs du globe sous des pressions énormes. Il est par la suite
remonté le long de cheminées volcaniques lors de phénomènes explosifs.

d. Le volcanisme comme source d’énergie et la géothermie


Pour l'homme, l'exploitation de la chaleur du sous-sol, est un rêve futur. Cette
énergie renouvelée en permanence, semble inépuisable à l'activité de notre planète. Dans
certaines villes, l'énergie souterraine est entièrement gérée par géothermie. Pour que le
système marche, d’une nappe souterraine en vapeur, on a besoin de la chaleur. On distingue
deux phénomènes : il est nécessaire d'avoir une source de chaleur profonde. On la trouve
généralement en région volcanique dans un endroit où le volcan n'est pas trop actif pour ne
pas risquer à d'éventuelles destructions. L'eau souterraine se transforme en eau thermale,
source d’énergie de haute ou de basse température. Le premier cas est celui de la « haute
énergie » : la vapeur fait tourner des turbines pour produire de l'électricité. Le deuxième est
la « basse énergie » : l'eau pompée sort à une température de quelques dizaines de degrés et
est utilisée pour le chauffage.
Il existe des centrales géothermiques produisant de l'énergie constamment sous
forme de chaleur, dans quelques pays (Italie Islande, USA, Russie,…). L'inconvénient de la
géothermie est la pollution car les eaux captées, après leurs passages souterrains, contiennent
de nombreux sels minéraux dissouts.
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e. Autres conséquences positives:


 Attraction touristique par le spectacle grandiose et les activités originales.
Exemple: baignades en eaux thermales ;
 Sources de santé, les eaux thermales des régions volcaniques sont très efficaces
pour soigner certaines maladies, notamment l'asthme et les maladies cutanées. Au Japon
notamment, on soigne les rhumatismes avec du sable humide chauffé par le sous-sol
volcanique. Cette eau chaude produite par le volcan grâce à sa chaleur peut être utilisée pour
les besoins des hommes ;
 Les volcans produisent des nouvelles terres, notamment les îles volcaniques
comme Tahiti ou la Réunion ;
 Ils fournissent une exceptionnelle biodiversité comme aux Galápagos ;
 Aujourd'hui, la pierre ponce sert pour le polissage ;
 En chimie, elle constitue la base des cosmétiques ;
 Les roches volcaniques sont très utilisées pour tous usages chez l'Homme, de la
construction au dentifrice en passant par les allumettes ou les pneus.
 L'activité tectonique et volcanique provoque une fissuration favorisant le
passage des fluides ;
 La circulation convective d'eau de mer qui se réchauffe et s'enrichit en métaux à
proximité de la chambre magmatique ;
 La décompression des solutions suite à la fissuration qui provoque l'ébullition
des fluides hydrothermaux et la précipitation des sulfures.
 Mais aussi un volcan nous donne du soufre, très utile pour certains produits
comme les allumettes, les pneus, la fabrication de l’acide sulfurique…. Le soufre, ajouté au
caoutchouc, augmente sa dureté de vie.
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l’environnement, TFC inédit, UNIGOM, faculté des Sciences, Géologie, 2011-

2012.

-LAROUSSE, Encyclopédie des jeunes, la terre une planète active, Paris,

Romainville, 2000, 95p.

-LONDA, J., Sol, végétation et minéralisation, cours inédit, UNIGOM, faculté des

Sciences, G3 Géologie, 2008-2009.

MAKABU, G, Géologie du pétrole et des combustibles solides, cours inédit,

UNIGOM, faculté des Sciences, L1 Géologie, 2009-2010.

MBOKO,…, Ecologie générale, cours inédit, ISTOU/Goma, G2 Tourisme et

Gestion de l’Environnement, 2008-2009.

MUHINDO, B., Géologie et société, cours inédit, UNIGOM, faculté des Sciences,

G2 Géologie, 2012-2013.
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TABLE DE MATIERE

I. INTRODUCTION ..................................................................................................................2

1.1. Aléa naturel .....................................................................................................................2

Définition ...........................................................................................................................2

1.2. Catastrophe naturelle .......................................................................................................2

Définition ...........................................................................................................................2

1.3. Risque .............................................................................................................................3

1.4. La prévention des catastrophes naturelles ........................................................................3

Définition ...........................................................................................................................3

1.5. Objectifs pédagogiques de la catastrophe naturelle .......................................................4

CATASTROPHES NATURELLES D’ORIGINE CLIMATIQUE............................................4

Définition ...........................................................................................................................4

PREMIERE PARTIE: SECHERESSE ET CYCLONE ...........................................................6

Chapitre premier : La Sécheresse................................................................................................6

1. Définition ..........................................................................................................................6

2. Différents types de sécheresses .........................................................................................6

3. Les causes de la sécheresse ...............................................................................................7

4. Les risques de sécheresse dans le monde ..........................................................................7

5. Les conséquences de la sécheresse ...................................................................................8

CHAPITRE DEUXIEME LE CYCLONE ................................................................................10

1. VENTS VIOLENTS........................................................................................................10

Définition .........................................................................................................................10

2 Cyclone ............................................................................................................................. 11

3. Ouragan............................................................................................................................12

4. Foudre ..............................................................................................................................12

5. FORTES PLUIES ............................................................................................................14

Définition .........................................................................................................................14
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Conséquences de fortes pluies : ......................................................................................15

DEUXIEME PARTIE: EROSION ET INONDATION ..........................................................16

CHAPITRE I : EROSION ......................................................................................................16

1. Définition ........................................................................................................................16

.2 Principaux types d’érosion ..............................................................................................18

3. Causes principales d’une érosion .......................................................................................21

4. Recommandation ............................................................................................................21

CHAPITRE II: INONDATION ..............................................................................................22

2.1. Définition et Caractéristiques.......................................................................................22

a. Définition .....................................................................................................................22

b. Caractéristiques et effets généraux ...............................................................................22

c. Prévision .......................................................................................................................22

2.2. Facteurs contribuant à la vulnérabilité .........................................................................23

2.3. Conséquences ..............................................................................................................23

a. Dommages physiques: ...................................................................................................23

b. Victimes et santé: ..........................................................................................................23

c. Réserves d’ eau:............................................................................................................23

d. Cultures et réserves alimentaires: .................................................................................23

2.4. Recommandation, mesures des réduction des risques et prise en charge ......................24

a. Recommandation, mesures de réduction des risques .....................................................24

b. Prise à charge ..............................................................................................................24

c. Evaluation de l’impact ..................................................................................................24

III. CATASTROPHES NATURELLES D’ORIGINE GEOPHYSIQUE ET/OU


GEOLOGIQUE ......................................................................................................................25

CHAPITRE PREMIER : LE TREMBLEMENT DE TERRE OU SÉISME .........................25

1. Définitions .......................................................................................................................25

2. Origine de tremblements de terre ....................................................................................27


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3.1. Les propriétés des tremblements de terre .................................................................29

4. Bref aperçu sur les enregistrements sismographiques ....................................................32

4.1. Le sismomètre ...........................................................................................................32

V. LES TSUNAMIS ............................................................................................................38

5.1. Définition, caractéristiques et prévision ..................................................................38

5.1.2. Caractéristiques et effets généraux .......................................................................38

5.1.3. Prévision ................................................................................................................40

5.2. Facteurs contribuant à la vulnérabilité ....................................................................40

VI. LE GLISSEMENT DE TERRAIN ...............................................................................40

6.1. Définition, Caractéristiques et prévision..................................................................40

6.2. Principales causes du glissement de terrain ............................................................41

6.3. Conséquences ...........................................................................................................42

Chapitre deuxième : LE VOLCAN ........................................................................................43

1. Les grandes subdivisions d’un volcan ............................................................................43

Définitions .......................................................................................................................43

2.2. Classification de volcans ..........................................................................................43

Classification des volcans selon leurs intensités et manifestations éruptives .................45

7.3. Types de lave .............................................................................................................46

7.4. Types de coulée .........................................................................................................47

VOLCANISME ET ENVIRONNEMENT .........................................................................47

LES MEFAITS D’UNE ERUPTION VOLCANIQUE ......................................................49

INTERET DU VOLCANISME ..........................................................................................51

BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................................54

TABLE DE MATIERE ...........................................................................................................56

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