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Chapitre2 Equa-Diff L3

Ce chapitre traite des systèmes différentiels linéaires du premier ordre dans un espace de Banach. Il définit les concepts de linéarité et d'affinité pour les applications, ainsi que les équations différentielles linéaires et homogènes. Des exemples illustrent les systèmes différentiels couplés et les conditions initiales associées.

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Chapitre2 Equa-Diff L3

Ce chapitre traite des systèmes différentiels linéaires du premier ordre dans un espace de Banach. Il définit les concepts de linéarité et d'affinité pour les applications, ainsi que les équations différentielles linéaires et homogènes. Des exemples illustrent les systèmes différentiels couplés et les conditions initiales associées.

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CHAPITRE 2

SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS LINÉAIRES DU


PREMIER ORDRE

On notera K l’un des corps R ou C. Et on supposera toujours que E est un espace de Banach sur le corps K. Pour
les systèmes différentiels on prendra E = K n , i.e. E = Rn ou E = Cn .
N.B. : la variable t (le "temps") sera toujours une variable réelle.

Section 2.1 Définitions

Soit I ⊂ R un intervalle (non vide).

Définition
Une application f : I × E −→ E notée f (t, x) est dite linéaire en x si :

f (t, x) = a(t )( x), ∀ x ∈ E,

où a : I −→ L( E) est une fonction continue sur I . (On rappelle que L( E) est l’ensemble des endomorphismes
de E, i.e. l’ensemble des applications linéaires de E −→ E.)
La linéarité de f en x s’écrit, pour tout t ∈ I , tous x, y ∈ E et tout λ ∈ K

f (t, x + λy) = f (t, x) + λ f (t, y) ou bien a(t )( x + λy) = a(t )( x) + λa(t )(y).

19
Exemple
Dans le cas E = Rn , la base et le produit scalaire de Rn étant fixés, un endomorphisme est représenté par une
matrice. On écrira alors :
a(t )( x) = A(t ).x
2
où A est la fonction matricielle t ∈ I −→ A(t ) matrice n ∗ n, i.e. à t donné, A ∈ Rn .

Avec E = R : avec I = R, prendre par exemple f (t, .) = a(t )(.) où a(t ) = 1,a(t ) = t 2 ; et avec I =]0, 1[, un
exemple est donné par a(t ) = 1t . Ce n’est donc pas a qui est linéaire : mais pour chaque t, c’est a(t ) : E −→ E
qui l’est.

Notation
Pour chaque t, La fonction a(t ) : x ∈ E −→ a(t )( x) ∈ E étant linéaire, on note, pour tout t ∈ I et tout x ∈ E :

a(t )( x) = a(t ).x.

Définition
Une application f : I × E −→ E notée f (t, x) est dite affine en x si :

f (t, x) = a(t )( x) + b(t ); ∀ x ∈ E,

où a : I −→ L( E) et b : I −→ E sont des fonctions continues sur I intervalle de R.

Définition
L’équation différentielle x0 = f (t, x) est dite linéaire si f est affine en x (attention donc), i.e. si elle est de la
forme :
x0 = a(t ).x + b(t ). (2.1)

L’équation différentielle est dite linéaire homogène si f est linéaire en x, i.e. si elle est de la forme :

x0 = a(t ).x. (2.2)

On dit également qu’elle est linéaire sans second membre, sous entendue qu’elle s’écrit x0 − a(t ) x = 0. Et
une solution d’une équation différentielle linéaire est donc une fonction ϕ : I −→ E qui vérifie :

ϕ0 (t ) = a(t ).ϕ(t ) + b(t ); ∀t ∈ I, (2.3)

où I est un intervalle de R où a et b sont continues, et qu’elle satisfait la condition initiale (t0 , x0 ) si ϕ(t0 ) = x0 .

20
Section 2.2 Cas particulier : système différentiel du premier ordre

Dans le cas particulier où E = E1 × · · · × En est le produit cartésien des espaces vectoriels E1 , · · · , En , on a


x ∈ E = E1 × · · · × En et f (t, x) ∈ E = E1 × · · · × En , le problème de Cauchy s’écrit alors :

dx
= f (t, x) x ( t0 ) = x 0 (2.4)
dt

   
x1 f1 (t, x)
.. ..
   
ou encore si X =   et f (t, x) =   où les f i : [0, T ] × E −→ Ei sont n fonctions données :
   
 .   . 
xn f n (t, x)

 
dx1
= f1 (t, x1 , · · · , xn ), x (t ) = x01 ,
 1 0
 

 dt 

.. ..

. et . (2.5)

 

 dxn = f (t, x , · · · , x ),
  x (t ) = x .

dt n 1 n n 0 0n

On dit qu’on a dans ce cas un système différentieldu premier


 ordre. La fonction inconnue
ϕ
 1 
 .. 
ϕ : I −→ E est alors notée ϕ0 ,
et on note ϕ =  .  la fonction vectorielle inconnue, les fonctions inconnues
 
ϕn
ϕi : I −→ Ei étant les n fonctions scalaires composantes de ϕ0 .
Le système différentiel est un système dit couplé : chaque fonction ϕi inconnue dépend des autres valeurs incon-
nues ϕ j pour j = 1, . . . , n :
 
ϕ0 (t ) = f1 (t,ϕ1 (t ), · · · ,ϕn (t ), ϕ (t ) = x01 ,
 1 0
 
 1

 

.. ..
. et .

 

 ϕ0 (t ) = f (t,ϕ (t ), · · · ,ϕ (t ),
  ϕ (t ) = x .

n n 1 n n 0 0n

La condition initiale est donc ici un couple (t0 , x0 ) ∈ I × E telle que la fonction (vectorielle) inconnue cherchée
satisfasse à ϕ(t0 ) = x0 . Cette CI (vectorielle) est donc composée des n CI (t0 , x0i ). Et on dit également qu’on a dans
ce cas n conditions initiales (une pour chacune des fonctions ϕi ).

Exemple
Le système : 
 x0 = 4x + 2x ,
1 1 2
 x0 = 3x1 + 3x2
2

est un système différentiel


 (linéaire): ici E1 = E2 =  R ou C.
x1 f  f (t, x , x ) = 4x + 2x
1 2 2
Si on pose x =   et f =  1  avec 1 1

x2 f2  f2 (t, x1 , x2 ) = 3x1 + 3x2


 
d  f 1 ( t, x1 , x2 ) 
on a l’équation différentielle dt , i.e. le système différentiel :
f2 (t, x1 , x2 )

21

 x0 = 4x + 2x ,
1 1 2
 x0 = 3x1 + 3x2
2

à résoudre.
On verra que ce système est un système différentiel linéaire (à coefficients constants), et qu’on l’écrira sous
la forme matricielle :
X 0 = Ax
 
4 2
où A est la matrice A =   . L’unicité de la solution sera obtenue une fois des conditions initiales
3 3
imposées.

Exemple
Le système : 
 x0 = f (t, x , x )
1 1 1 2
 x0 = f2 (t, x1 , x2 )
2

est un système différentiel (non linéaire si, à t fixé, f1 ou f2 sont non linéaires en x1 ou x2 .
Si on impose des conditions initiales x1 (t0 ) = x01 et x2 (t0 ) = x02 , on peut linéariser ce système dans le cas
où f1 (t, . .) et f2 (t, . .) sont C 1 au voisinage de ( x01 , .x02 ). On a alors :

∂f ∂f
 x1 0 = f1 (t, x01 , x02 ) + ( x1 − x01 ) ∂x11 (t, x01 , x02 ) + ( x2 − x02 ) ∂x12 (t, x01 , x02 ) + o(| x − x~0 |)

 x 0 = f (t, x , x ) + ( x − x ) ∂ f2 (t, x , x ) + ( x − x ) ∂ f2 (t, x , x ) + o(| x − x~ |)



2 2 01 02 1 01 ∂x 01 02
1
2 02 ∂x 01 02 2
0

Notant A x01 ,x02 (t ) = J ( f0 )(t ) la la matrice jacobienne de f en ( x01 , x02 ) à t fixé, on peut connaître une solution
approchée x̃ du problème linéarisé :
 
x01
X̃ 0 = A x01 ,x02 (t ) X̃ + B(t ) où B(t ) = f2 (t, x01 , x02 ) − A x01 ,x02 (t )  .
x02

Cela ne peut cependant donner une approximation raisonnable ϕ̃(t ) de la solution cherchée ϕ(t ) (pour la
condition initiale x0 ) que dans un voisinage de t0 .

22
Section 2.3 Cas particulier : équation différentielle linéaire d’ordre n

Cas particulier : équation différentielle linéaire d’ordre n


 
f1
..
 
On regarde le cas particulier d’un système différentiel d’ordre 1 où f =   est donnée par :
 
 . 
fn



 f1 (t, x1 , · · · , xn ) = x2
.


 .

.
n−1 ( t, x1 , · · · , xn ) = xn
 f




f n (t, x1 , · · · , xn ) = f (t, x1 , · · · , xn )

Et le problème de Cauchy x0 = f (t, x) avec C.I. x(t0 ) = x0 est donc donné par :


 x10 (t, x1 , · · · , xn ) = x2 , 
x (t ) = x01 ,

 ..  1 0

 

 
. ..
et .



 x0n−1 (t, x1 , · · · , xn ) = xn 

 x (t ) = x .


 0 n 0 0n
xn (t, x1 , · · · , xn ) = f (t, x1 , · · · , xn ),

(n)
On pose alors x = x1 , d’où x0n = x”n−1 = · · · = x1 = x(n) , et on obtient immédiatement l’équation différentielle :


 x(t0 ) = x01 ,
n

d x 0 n −1

..
= f (t, x, x , · · · , x ) et .
dt n 

 x n −1 ( t ) = x .

0 0n

dite équation différentielle d’ordre n : en particulier, une équation différentielle d’ordre n possède n conditions ini-
tiales (scalaires).
Réciproquement, étant donnée une équation différentielle d’ordre n sous la forme
xn = f (t, x, x0 , · · · , x(n−1) ) on peut la mettre immédiatement sous la forme d’un système différentiel d’ordre 1 : on
définit les fonctions f i par :


 f1 (t, x1 , · · · , xn ) = x2 ,
 ..



.



 f n−1 (t, x1 , · · · , xn ) = xn

f n (t, x1 , · · · , xn ) = f (t, x, x0 , · · · , x(n−1) ),

et le système différentiel à résoudre est (4.5) (en fait, seule l’inconnue x = x1 nous intéresse).
Donc une équation différentielle d’ordre n est un cas particulier d’un système différentiel. Et la condition initiale
est (t, x0 ) = (t0 , x(t0 ), x0 (t0 ), · · · , x(n−1) (t0 )). On dit aussi qu’on a n conditions initiales x(t0 ), · · · , x(n−1) (t0 ) (à
l’instant t0 ).

1.2.1 : équation différentielle linéaire d’ordre n

23
On regarde le cas particulier d’un système différentiel d’ordre 1 quand
 
  0 1 0 ...
0  
 .. 

 0 0 1 0 ... 

.  ..
   
B= et A = ,

.
 
 
 0   
0 ... 0 1 
  
b
 
− an − a n −1 ... − a1

où b et les ai sont des fonctions de t. Le système différentiel X 0 = AX + B s’écrit dans ce cas :


 x10 = x2 , 
x (t ) = x01 ,

 ..  1 0

 

 
. ..
et . (2.6)
 x0n−1 = xn
 


  x (t ) = x .


 0 n 0 0n
xn = − a1 xn + · · · − an−1 x2 − an x1 + b,

En particulier, on a x2 = x10 , x3 = x20 = x”1 , . . . , x1n−1 = xn−1 et donc l’inconue x1 =note x est solution de l’équation
différentielle : 
x (t ) = x01 ,
 1 0



(n) ( n −1) 0 ..
x + a1 x + · · · + an−1 x + an x1 = b et .


 x ( n −1) ( t ) = x .

0 0n

dite équation différentielle (scalaire) d’ordre n avec ses n conditions initiales (les n constantes d’intégration).
Réciproquement, une équation différentielle d’ordre n sous la forme

x(n) + a1 x(n−1) + · · · + an−1 x0 + an x = b, et x1 (t0 ) = x01 , . . . , x(n−1) (t0 ) = x0n , (2.7)

peut être mise immédiatement sous la forme du système différentiel d’ordre 1 (2.7) : pour cela on pose x1 = x et on
introduit (on cherche) également n − 1 autres fonctions qu’on note x2 , . . . , xn qui vérifient les equations x j = x0j−1 avec
pour 2 ≤ j ≤ n − 1 et les C.I. xi (t0 ) = x0i . (Donc x j est une dérivée de x j−i .)
Et le système différentiel à résoudre est (2.6). En fait, seule l’inconnue x = x1 nous intéresse, les autres fonctions
xi pour i ≥ 2 étant des intermédiaires de calcul. Interprétation. x1 = x est la solution cherchée, solution de(2.7),
qui peut s’interpréter comme une trajectoire, i.e. x1 (t ) est la position à l’instant t ; x2 = x0 est la vitesse ; x3 = x” est
l’accélération...
Donc une équation différentielle d’ordre n est un cas particulier d’un système différentiel. Et la condition initiale
(t, x0 ) = (t0 , x(t0 ), x0 (t0 ), · · · , x(n−1) (t0 )) est alors équivalente aux " n conditions initiales scalaires x(t0 ), · · · , x(n−1) (t0 )"
(à l’instant t0 ).

24
Exemple
Soit l’équation différentielle :

x” = a(t ) x0 + b(t ) x + c(t ), avec x(0) = α, x0 (0) = β; (2.8)

où a, b et c sont des fonctions continues sur un intervalle I ⊂ R. On renomme x = x1 et on introduit l’inconnue


supplémentaire x2 telle que x2 = x0 = x10 (dérivée de x = x1 . On doit donc résoudre : trouver les fonctions
x = x1 et x = x2 t.q. : 
x (0) = α,
 1
 

 x0 = x , 
1 2 ..
et .
 x 0 = a ( t ) x2 + b ( t ) x1 + c ( t ), 
n 
 x (0) = β.

n

Le système différentiel linéaire à résoudre est donc :


 0      
x1 x1 0 0 1
  = A +  , où A =  
x2 x2 c(t ) b(t ) a(t )

avec la C.I. (0, (α, β)), i.e. x1 (0) = α et x2 (0) = β. On obtiendra les fonctions solutions t −→ x1 (t ) et t −→
x2 ( t ).
Interprétation : x1 (t ) donne la position cherchée x(t ) à l’instant t, solution de (2.8), et x2 (t ) = x0 (t ) donne
la vitesse à l’instant t.

Section 2.4 Premiers résultats dus à la linéarité

Proposition
Si ϕ et ψ sont deux solutions de l’équation différentielle linéaire homogène (2.3) alors ϕ + λψ est également
solution de (2.3), ce pour tout λ ∈ K.

Preuve
d(ϕ+λψ) dϕ
On pose On a ζ = ϕ + λψ et on vérifie que dζ
dt = a(t ).ζ car dt = dt + λ dψ
dt et a ( t ).(ϕ + λψ ) = a ( t ).ϕ +
λa(t ).ψ.

Proposition
Si ψ est solution de l’équation différentielle linéaire (non homogène) (2.1), et si ϕ est solution de l’équation
différentielle linéaire homogène (2.3) alors ϕ + λψ est également solution de (2.1), ce pour tout λ ∈ K.

25
Section 2.5 Structure de l’ensemble des solutions de l’équation différentielle homogène

Pour (t0 , x0 ) ∈ I × E donné, on considère l’équation différentielle linéaire homogène avec condition initiale :

dx
= a(t ) x, x(t0 ) = x0 . (2.9)
dt

(On prend pour I l’intervalle maximal où a est continu.) Le théorème de Cauchy-Lipschitz nous permet d’utiliser la :
Notation. On note ϕt0 , x0 : t ∈ I −→ ϕt0 , x0 (t ) la solution de (2.9), pour t0 ∈ I et x0 ∈ E, i.e. :

dϕt0 , x0

dt (t ) = a(t )ϕ(t0 , x0 ) (t ) ∀t ∈ I
 ϕ t , x ( t0 ) = x 0
0 0

et pour t0 ∈ I on note :
St0 = {ϕt0 , x0 : x0 ∈ E}

l’ensemble des solutions de (2.9) (l’instant initial t0 fixé et on fait varier x0 ).

Proposition
St0 est un sous-espace vectoriel de C1 ( I, E) (linéarité de l’équation différentielle), et à t0 ∈ I donné, l’applica-
tion 
 Φ : E −→ S
t0
 x0 −→ ϕt0 , x0 de (2.9)

est un isomorphisme de E sur St0 (i.e. une application linéaire bijective). D’où St0 est un espace vectoriel de
dimension 1.


Preuve 

1 St0 est stable : si ϕt0 , x0 et ϕt0 , x0 sont dans St0 , pour x0 et y0 ∈ E, alors, pour β ∈ K :

d(ϕt0 , x0 +αϕt0 , y0 ) dϕt0 , x0 dϕt0 , y0





 dt (t ) = dt (t ) + α dt (t ) = a(t )ϕt0 , x0 (t ) + αϕt0 , y0 (t )
= a(t )(ϕt0 , x0 + αϕt0 , y0 )(t ), ∀ ∈ I,


(ϕt0 , x0 + αϕt0 , y0 )(t0 ) = ϕt0 , x0 (t0 ) + αϕt0 , y0 (t0 ) = x0 + αy0 ∈ E,

et donc (ϕt0 , x0 + αϕt0 , y0 ) est solution de (4.9) pour la condition initiale t0 , ( x0 + αy0 ) . Donc (ϕt0 , x0 +
αϕt0 , y0 ) ∈ St0 . Ayant St0 ⊂ C 1 ( I, E), on en déduit que St0 ,est un s.e.v. de C 1 ( I, E).

2 Le calcul précédent donne (ϕt0 , x0 + αϕt0 , y0 ) = ϕt0 , x0 +αy0 par unicité de la solution de (4.9).D’où Φt0 linéaire :
Φt0 ( x0 + αy0 ) = Φt0 ( x0 ) + αΦt0 (y0 ) pour tout α ∈ K et x0 , y0 ∈ E, égalité qui n’est autre que ϕt0 , x0 +αy0 (t ) =
ϕt0 , x0 (t ) + αϕt0 , y0 (t ) associée à la C.I.x0 + αy0

3 Φt0 est bijective par application du théorème de Cauchy-Lipschitz (existence donc surjective, et unicité donc
injective).

26
Remarque
On note également ϕt0 , x0 (t ) =not ϕ(t, t0 , x0 )(t ) pour tout t ∈ I : cela permet d’étudier les variations de ϕ en
∂ϕ(t, t0 , x0 )
fonction de x0 par exemple, à l’aide de ∂x0 (t )

Section 2.6 Application : méthode de résolution des systèmes différentiels dans K n

On en déduit le principe général de résolution d’un système différentiel linéaire :

Proposition
Pour résoudre l’équation différentielle linéaire avec condition initiale (problème de Cauchy) dans le cas E =
Kn :
dX
= A ( t ) X + B ( t ) , X ( t0 ) = X 0 , (2.10)
dt
pour t0 ∈ I et X0 ∈ Rn donnés, il suffit de résoudre l’équation différentielle linéaire homogène :

dϕh
(t ) = A(t )ϕh (t ),
dt

i.e. de trouver une base (ϕi )i = 1, . . . , n de St0 (de dimension n), et de trouver une solution particulière ϕ p de
l’équation différentielle linéaire (non homogène) :

dϕ p
(t ) = A(t ).ϕ p (t ) + B(t ).
dt

La solution de (2.10) est alors donnée par ϕ = Σin=1 ciϕi + ϕ p , où les ci ∈ K sont calculées à l’aide de la condition
initiale x0 (qui donne le système de n équations à n inconnues ϕ(t0 ) = Σin=1 ciϕi (t0 ) + ϕ p (t0 ) = x0

Preuve
Les propositions précédentes (2.9) et (2.10) indiquent que Σin=1 ciϕi + ϕ p est bien solution, et x0 =
Σin=1 ciϕi (t0 ) + ϕ p (t0 ) donne les ci , sachant que les ϕi étant indépendantes, le système est inversible.

27

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