Université Hassan II De Casablanca
Faculté Des Sciences Juridiques Economiques Et Sociales
Mohammedia
Rapport synthétique
Sous le thème :
LES IMPÔTS DIFFÉRÉS
CONFORMÉMENT À LA NORME IAS 12
Préparé par : Sous l’encadrement de :
BELHAFID Charaf Eddine Pr. BOMAHDI Lobna
BELMAATI Akram
ELAZHARY Abdelilah
TALHA Mohamed Yasir
ANNEE UNIVERSITAIRE : 2024-2025
Remerciement :
En premier lieu, nous souhaitons exprimer notre gratitude envers Monsieur le président de
l'Université Hassan II De Casablanca et Monsieur le Doyen de la Faculté des Sciences
Juridiques Economiques et Sociales de Mohammedia pour leur intérêt et leur soutien envers la
recherche scientifique au sein de l'établissement.
En second lieu, nous tenons à adresser nos profonds, Remerciement Et nos profondes
confessions à :
Notre Professeur et Encadrante du rapport, Madame BOMAHDI Lobna, pour ses précieux
conseils et son orientation tout au long de notre recherche.
Nous adressons nos remerciements à toutes les personnes qui ont contribué de près ou de Loin
de la réalisation de ce rapport.
Dédicace :
Nous exprimons notre sincère gratitude en premier lieu pour remercier Dieu
le tout puissant et créateur de toute chose, qui nous a donné la force et la patience d'aller
jusqu'au bout du rêve…
A nos chères mères, A nos chers pères
Nous sommes incapables d’exprimer notre gratitude pour votre amour et tout ce que vous
possédez
A toute nos familles, A tous nos chers amis,
Nous vous exprimons notre gratitude pour tout le soutien que vous nous avez apporté nous
vous disons MERCI
A tous nos chers
Nous dédions ce travail...
INTRODUCTION GENERALE :
L'IAS 12, "Impôts sur le résultat", est une norme comptable internationale qui dicte la
comptabilisation des impôts courants (payables ou à recouvrer pour la période actuelle) et
différés (conséquences fiscales futures des différences temporaires entre la base comptable et
la base fiscale des actifs et passifs). Son but est d'assurer que les états financiers reflètent
fidèlement l'impact fiscal présent et futur des transactions d'une entité, améliorant ainsi leur
comparabilité.
L’objectif de la norme IAS 12 est de prescrire le traitement comptable des impôts sur le
résultat. Elle permettra de déterminer comment comptabiliser les conséquences fiscales
actuelles et futures :
- du recouvrement (ou règlement) futur de la valeur comptable des actifs (passifs) qui sont
comptabilisés dans le bilan d’une entité ; et
- des transactions et autres évènements de la période qui sont comptabilisés dans les états
financiers d’une entité.
Chapitre 1 : Définitions fondamentales
L’impôt différé est l’un des concepts clé dans la comptabilité selon les IFRS, il permet de
refléter les effets fiscaux futurs des transactions et événements comptabilisés dans les états
financiers. Pour les bien comprendre, il faut maîtriser les définitions suivantes :
Les impôts sur le résultat sont les impôts basés sur les bénéfices imposables, ainsi que
les impôts payables par une filiale, une entreprise associée ou un partenariat sur les
distributions aux investisseurs.
Impôt exigible est le montant d'impôt sur le résultat payable (recouvrable) au titre du
bénéfice (perte) imposable d’une période. C’est l’impôt payable au titre du résultat fiscale
de l’exercice
L'impôt différé est le montant d'impôt sur le résultat payable ou recouvrable lors de
périodes futures résultant de transactions ou d'événements passés. C’est-à-dire il découle
d’une différence temporaire entre la valeur comptable des actifs/passifs et leur base
fiscale, ou de pertes fiscales reportables.
Un impôt différé est comptabilisé au titre des effets fiscaux futurs estimés des
différences temporelles, des pertes fiscales non utilisées et reportées, et des crédits
d'impôt non utilisés et reportés.
Différences temporaires
- Différences temporaires imposables (donnent lieu à un passif d’impôt différé) ;
- Différences temporaires déductibles (donnent lieu à un actif d’impôt différé).
Actif d’impôt différé
C’est un droit futur à réduction d’impôt, par exemple en cas de pertes fiscales
reportables ou de provisions non déductibles immédiatement. Il est comptabilisé
dans la mesure où il est probable qu'il soit réalisé.
Passif d’impôt différé
C’est une obligation future de paiement d’impôt, liée à un gain reconnu comptablement
mais imposable plus tard.
Mais la question qui se pose, c’est pourquoi on est besoin de ce concept ?
c’est-à-dire si on a calculé le Résultat comptable et par la suite le Résultat
fiscale et après l’impôts sur Résultat pourquoi on va reporter une partie de
ce dernier à l’exercice prochain par exemple ? quelle est la logique derrière
ça ?
Pour répondre à cette réflexion on va voir un exemple : on suppose qu’on a une entreprise qui
a un Résultat comptable de 4 000 000dh en 2020 et parmi les charges on a des honoraires dus
à un avocat pour 200 000dh payables en 2021.
L’année 2020 :
Résultat Imposable = Résultat comptable +/- Réintégrations
= 4 000 000 + 200 000 =4 200 000
IMPOT = 4 200 000*30%= 1 260 000
L’année 2021 : cette charge devient déductible Créance d’impôt de 200 000*30%= 60 000
4. Les origines des impôts différés
Comme on a dit, les impôts différés naissent essentiellement de décalages temporaires entre
la comptabilité financière et la fiscalité. Ces écarts peuvent provenir de :
a. Amortissements divergents
Un écart d’amortissement entre la méthode linéaire (comptable sur 5 ans) et dégressive (fiscale
sur 3 ans) crée une différence temporaire imposable.
b. Provisions non déductibles fiscalement
Certaines provisions comptables ne sont pas immédiatement déductibles fiscalement, comme
les provisions pour litiges incertains.
c. Revenus différés
Un revenu perçu d’avance est parfois imposé immédiatement, alors qu’il est reconnu
comptablement sur plusieurs exercices.
Par exemple une entreprise de services informatiques signe un contrat de maintenance avec un
client pour une durée de 2 ans (2024-2025).
Montant total perçu d'avance : 24 000dh (en janvier 2024).
Traitement fiscal : La réglementation fiscale impose la totalité du montant immédiatement,
dès la réception du paiement (en 2024).
Écarts comptable/fiscal :
Revenu comptable Différence
Année Revenu imposable (Fiscal)
(IFRS) temporaire
12 000dh (1 000dh × 12 24 000dh (imposé
2024 –12000dh (déductible)
mois) immédiatement)
12 000dh (1 000dh × 12
2025 0dh (déjà imposé en 2024) +12000dh (imposable)
mois)
d. Report de déficits
Les pertes fiscales d’un exercice peuvent être reportées et utilisées pour réduire l’impôt sur les
bénéfices futurs (impôt exigible). Elles génèrent des actifs d’impôts différés.
Par exemple : Une entité enregistre une perte fiscale de 100 000dh en 2023. En 2024, elle réalise
un bénéfice imposable de 150 000dh. La perte reportée de 2023 réduit l’impôt exigible de 2024.
Chapitre 2 : La comptabilisation des impôts différés :
Selon la norme, il peut s'agir de différences temporelles :
Imposables : Ce sont des passifs d’impôts différés ;
Déductibles : Ce sont des actifs d’impôts différés.
Au niveau de leur comptabilisation, les actifs et les passifs d’impôts différés ne doivent pas être
actualisés dans les états financiers.
Les passifs d’impôts différés :
Toutes les différences temporelles taxables doivent être comptabilisées obligatoirement,
sauf pour les charges non fiscalement déductibles ;
Si le groupe peut contrôler ou prévoir la date à laquelle la différence temporelle
s’inversera, on ne comptabilise pas les impôts différés passifs.
Cas d’une évaluation d’un actif à la juste valeur :
Si la réévaluation est imposable, la base fiscale de l’actif est ajustée. Il n’y a pas de
différence temporelle ;
Si la réévaluation n’affecte pas le bénéfice imposable, la base fiscale de l’actif n’est pas
ajustée. Il y a une différence temporelle qui donne lieu à un impôt différé.
Exemple 1 :
Un placement financier est réévalué à la date d’arrêté des comptes en valeur de marché à 2000
DH. Alors qu’il avait été acquis à 1500 DH. Sans qu’aucun ajustement ne soit fait en fiscalité,
il y a une différence temporelle de 500 DH. On constate un impôt différé passif de 500 DH *
35% = 175 DH.
La réévaluation conduit aux écritures suivantes :
Débit Crédit
Valeurs mobilières de placement 500
Impôts différés passifs 175
Résultat 325
Les actifs d’impôts différés :
Un actif d’impôt différé doit être comptabilisé obligatoirement pour toutes les différences
temporelles déductibles dans la mesure où il est probable qu’un bénéfice imposable permettra
d’utiliser la différence déductible.
Exemple 2 :
L’état des stocks de marchandises figurant au bilan de la société mère contient une partie du
bénéfice des ventes réalisées par sa filiale. La marge nette réalisée par la filiale est de 20 000
DH. Cette opération doit être retraitée car c’est un bénéfice interne au groupe.
Il faut donc annuler la valeur des stocks de 20 000 DH et réduire le résultat tout en constatant
un impôt différé actif de 20 000 DH * 35% = 7 000 DH.
Le retraitement conduit aux écritures suivantes :
Débit Crédit
Résultat 13 000
Impôts différés actif 7 000
Stocks 20 000
Dans le cas où il n’est pas certain que l’entreprise dispose d’un bénéfice imposable sur lequel
elle peut imputer les pertes fiscales ou les crédits d’impôt non utilisés, l’actif d’impôt différé
n’est pas comptabilisé.
6. L’évaluation des impôts différés :
La méthode du report variable s’applique à toutes les différences temporelles.
Les impôts différés sont évalués aux taux d’impôts dont l’application est attendue sur l’exercice
au cours duquel l’actif est réalisé ou le passif réglé. Cela signifie que le taux d’impôt utilisé est
celui en vigueur ou quasi en vigueur à la date de clôture de l’exercice.
L'impact des changements de taux est comptabilisé en capitaux propres.
7. Les modifications dans le bilan de l'entreprise
Les impôts différés, qu'ils soient actifs ou passifs, affectent directement le bilan de l'entreprise.
Voici comment ils influencent les éléments du bilan :
Diminution des fonds propres :
Les impôts différés actifs entraînent une réduction des fonds propres de l'entreprise. En effet,
les actifs d'impôt différé sont enregistrés lorsque l'entreprise anticipe des économies d'impôts
futures grâce à des différences temporelles déductibles. Cela signifie que l'entreprise
bénéficiera de réductions fiscales à l'avenir, mais cet avantage est comptabilisé maintenant, ce
qui réduit les fonds propres actuels.
Exemple : Lorsqu'une entreprise a une perte fiscale qui peut être utilisée pour réduire ses
impôts futurs, elle enregistre un actif d'impôt différé. Ce montant représente un droit que
l'entreprise a sur les futures économies fiscales. Cela conduit à une réduction des fonds
propres puisqu'une partie des impôts futurs est déjà comptabilisée.
Augmentation du passif :
En revanche, les impôts différés passifs augmentent le passif de l'entreprise, car ce sont des
obligations fiscales futures dues à des différences temporelles imposables. Ces passifs
représentent des impôts que l'entreprise devra payer à l'avenir lorsque ces différences fiscales
seront inversées.
Exemple : Si une entreprise bénéficie d'un amortissement accéléré pour un actif, elle paiera
moins d'impôts aujourd'hui, mais devra en payer davantage à l'avenir lorsque l'amortissement
fiscal sera moins élevé. L'entreprise doit donc comptabiliser un passif d'impôt différé, ce qui
augmente son passif total dans le bilan.
NB : Les actifs et passifs d'impôts différés doivent être présentés distinctement des autres
créances et dettes au bilan. En général :
Les créances d’impôts différés sont présentées dans l'actif, et les dettes d’impôts
différés sont présentées dans le passif.
Ces éléments doivent être classés sous actif non courant et passif non courant dans le bilan.
CAS PRATIQUE : Traitement comptable et fiscal des impôts différés
La société " ALMIRA", une entreprise marocaine spécialisée dans la fabrication de produits
agroalimentaires, clôture son exercice le 31/12/2023 avec un bénéfice comptable de 2 500 000
DH. Voici les éléments à retraiter fiscalement selon les normes IFRS et le CGI marocain :
1. Charges à payer :
Loyer prépayé pour 2024 : 80 000 DH (payé en décembre 2023).
Prime de rendement à payer en 2024 : 120 000 DH (comptabilisée en 2023).
2. Amortissements :
Machine industrielle : 600 000 DH.
Amortissement comptable (IFRS) : linéaire sur 5 ans (120 000 DH/an).
Amortissement fiscal (CGI) : dégressif sur 10 ans (60 000 DH en 2023).
3. Provisions :
Provision pour litige client : 50 000 DH (non déductible fiscalement).
Provision pour dépréciation de stocks : 30 000 DH (déductible si les stocks sont
effectivement vendus à perte).
4. Produits constatés d’avance :
Acompte sur commande client (livraison prévue en 2024) : 150 000 DH.
5. Pénalités de retard (paiement fournisseur) : 20 000 DH (non déductibles)
TRAVAIL A FAIRE : Analyser chaque élément pour identifier s’il génère un impôt différé
(IDA ou IDP) ou non, en distinguant les différences temporaires (qui impactent le futur) et les
différences permanentes (sans impact futur).
Corrigé de l’exercice
1.1. Loyer prépayé pour 2024 (80 000 DH)
Comptabilité : Charge enregistrée en 2023.
Fiscalité : Déductible uniquement en 2024 (année de réalisation).
Impôt différé Actif : L’entreprise paie plus d’impôt en 2023 mais récupérera cet excès en
2024.
Calcul : 80 000 × 30% = 24 000 DH
1.2. Prime de rendement à payer en 2024 (120 000 DH)
Comptabilité : Charge constatée en 2023.
Fiscalité : Déductible en 2024 (au paiement).
Impôt différé Actif : elle ne sera déductible qu’en 2024, lors de son paiement effectif.
Calcul : 120 000 × 30% = 36 000 DH
2. Amortissements Machine industrielle : 600 000 DH.
Comptabilité : Amortissement linéaire = 120 000 DH/an.
Fiscalité : Amortissement dégressif = 60 000 DH en 2023.
Impôt différé Actif : L’entreprise récupérera l’excès d’amortissement fiscal futur.
Calcul : 60 000 × 30% = 18 000 DH.
3.1. Provision pour litige client (50 000 DH)
Comptabilité : Constatée pour couvrir un risque.
Fiscalité : Non déductible (seule la perte effective est déductible).
Impôt différé : Aucune déductibilité n’est prévue, même dans le futur.
3.2. Provision pour dépréciation de stocks (30 000 DH)
Comptabilité : Constatée pour refléter la valeur nette de réalisation.
Fiscalité : Déductible uniquement si les stocks sont vendus à perte.
Impôt différé Actif : elle n’est déductible que si les stocks sont réellement vendus à perte.
Calcul : 30 000 × 30% = 9 000 DH
4. Produits constatés d’avance : Acompte sur commande client (livraison en
2024) :150000 DH.
Comptabilité : Produit enregistré en 2023 (acompte client).
Fiscalité : Imposable en 2023 (même si la livraison est en 2024).
Impôt différé Passif : elle ne sera déductible qu’en 2024, lors de son paiement effectif.
Calcul : 150 000 × 30% = 45 000 DH.
5. Pénalités de retard (20 000 DH)
Comptabilité : Charge enregistrée en 2023.
Fiscalité : Non déductible (toujours exclue du résultat fiscal).
Impôt différé : Aucun (pas d’impact futur).
Elément Impôt Montant (DH)
Loyer prépayé ACTIF 24 000
Prime de rendement à payer ACTIF 36 000
Amortissements Machine ACTIF 18 000
Provision pour dépréciation de stocks ACTIF 9 000
Produits constatés d’avance PASSIF 45 000
Total Impôt Différé Actif : 87 000
Total Impôt Différé Passif : 45 000
Débit Crédit
Actif d'impôt différé 87 000
Charge d'impôt différé 87 000
Débit Crédit
Passif d'impôt différé 45 000
Produit d'impôt différé 45 000
CAS PRATIQUE 2 :
Les informations ci-dessous sont tirées du tableau de passage du résultat comptable au résultat
fiscal de la société X WORD de l’année 2024 :
Réintégrations :
Éléments Montant
Charge constatée d’avance (l’encaissement en N+1) 2000
Amendes et pénalités 1000
Intérêts courus non échus (intérêts payables en 31 mars N+1) 1500
Provisions pour dépréciations des TP 3000
Déductions :
Éléments Montant
Produits constaté d’avance (l’encaissement en N+1) 2500
Produits de cession des valeurs mobilières (inscrites à la cote de la 3500
bourse
La société a enregistré une perte fiscal d’ordre de 100000 DH.
TAF : calculer les impôts différés sur la base des éléments cités ci-dessus. Le taux d’impôt
à retenir est de 30% (IDA : Impôt différé actif ; IDP : Impôt différé passif)
Correction :
Eléments Montant IDA/IDP Montant Commentaire
IDA/IDP
Charge constatée 2000 IDA 600 La charge sera
d’avance (l’encaissement déductible dans N+1
en N+1)
Amendes et pénalités 1000 Une différence
permanente, ça veut
- - dire on n’aura pas des
conséquences fiscales
futures.
Intérêts courus non échus 1500 IDA 450 Selon CGI : les intérêts
(intérêts payables en 31 seront déduits en N+1,
mars N+1) lorsque les intérêts sont
échus ou payés. Ce qui
crée une différence
temporaire
Provisions pour 3000 IDA 900 Une différence
dépréciations des TP temporaire, déductible
lors de la cession ou
liquidation d’une filiale
Produit constaté d’avance 2500 IDP 750 Une différence
(l’encaissement en N+1) temporaire, imposable
dans la date
d’encaissement
Produits de cession des 3500 PAS d’impôt futur,
valeurs mobilières mais selon le CGI :
(inscrites à la cote de la - - pour les sociétés non
bourse) cotées. Il y’a une
différence temporaire
qui génère un impôt
différé
Perte fiscal 100000 IDA 30000 C’est un avantage
économique futur, cette
perte sera déduite lors
de la réalisation d’un
bénéfice
CONCLUSION :
L’étude approfondie de la norme IAS 12 met en évidence l’importance stratégique
des impôts différés dans l’établissement d’états financiers fidèles et pertinents.
Ces derniers traduisent les écarts temporaires entre la comptabilité financière et la
fiscalité, en assurant une meilleure concordance entre la réalité économique de
l’entreprise et son traitement fiscal futur.
L’analyse théorique et les cas pratiques démontrent que la reconnaissance des
actifs et passifs d’impôts différés permet non seulement d’anticiper les effets
fiscaux futurs de certaines opérations, mais aussi de renforcer la transparence et
la comparabilité des états financiers. En cela, la norme IAS 12 joue un rôle central
dans l’amélioration de la gouvernance financière, en apportant une vision
prospective de la charge fiscale, fondée sur les différences temporelles.
Toutefois, la mise en œuvre de cette norme exige une vigilance constante,
notamment en ce qui concerne l’évaluation de la probabilité de réalisation des
actifs d’impôt différé et la maîtrise des règles fiscales locales. Le jugement
professionnel reste donc crucial pour garantir la fiabilité des estimations et leur
conformité aux exigences normatives.
Enfin, à travers l'application pratique sur des sociétés fictives ou réelles, il est
apparu que la compréhension des mécanismes des impôts différés favorise une
meilleure gestion fiscale et une planification plus efficace des obligations futures.
En intégrant pleinement les prescriptions de l’IAS 12, les entreprises peuvent ainsi
optimiser leur stratégie fiscale tout en répondant aux exigences de transparence et
de normalisation comptable internationale.
Références bibliographiques :
o « Jean-Marc Discours et Patrick-Hubert Petit (KPMG) : Comprendre les IFRS ; P40»
o « Mme BAYA Souad : LES NORMES IAS/IFRS ET LES NORMES
COMPTABLES MAROCAINES : ETUDES ET RETRAITEMENTS ; P27 ; P30 »
o « Saliha BELAROUI et Hocine BELKHARROUBI : Le passage d’un paradigme
comptable « Plan Comptable National » à un autre « Système Comptable Financier »
: cas de l’IAS 12 en Algérie ; P4 »
o Mohamed LAHYANI : les normes IFRS ce qu’il faut savoir. P63–65
o [Link]
in-other-entities/
o [Link]
statements/