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Calendrier - Wikipédia

Un calendrier est un système permettant de repérer les dates en fonction du temps, basé sur des phénomènes astronomiques tels que les cycles lunaires et solaires. Le calendrier grégorien est le plus utilisé aujourd'hui, tandis que d'autres systèmes, comme les calendriers lunaires et luni-solaires, existent également. L'étymologie du mot 'calendrier' provient du latin, et les différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour mesurer le temps en fonction de leurs besoins agricoles, sociaux et religieux.

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Calendrier - Wikipédia

Un calendrier est un système permettant de repérer les dates en fonction du temps, basé sur des phénomènes astronomiques tels que les cycles lunaires et solaires. Le calendrier grégorien est le plus utilisé aujourd'hui, tandis que d'autres systèmes, comme les calendriers lunaires et luni-solaires, existent également. L'étymologie du mot 'calendrier' provient du latin, et les différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour mesurer le temps en fonction de leurs besoins agricoles, sociaux et religieux.

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Calendrier

système de repérage des dates en fonction du temps

Pour les articles homonymes, voir Calendrier (homonymie).

Un calendrier est un système de repérage des dates en fonction du temps. Un tel système a été
inventé par les sociétés pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation
des phénomènes périodiques du milieu où ils vivaient — comme le déplacement quotidien de
l'ombre, le retour des saisons ou le cycle lunaire — ont servi de premières références pour
organiser la vie agricole, sociale et religieuse des sociétés.

Calendrier hindou.

Le calendrier utilisé aujourd'hui dans la majeure partie du monde est le calendrier grégorien.
Étymologie

Le mot « calendrier » provient du latin calendarium (« livre de compte », « registre de dettes ») qui
lui-même dérive de calendae (« calendes »), signifiant « qui sont appelés », du verbe calo,
(« convoquer, assembler, appeler, proclamer »)1.

Le mois romain est divisé en trois périodes à l'intérieur desquelles on compte les jours jusqu'au
début de la période suivante :

les calendes qui commencent au début de la Nouvelle lune ;

les nones qui débutent le cinquième ou septième jour du mois ;

les ides qui démarrent le jour de la Pleine Lune soit le treizième ou le quinzième du mois.

Le jour des calendes, les pontifes annonçaient la date des fêtes mobiles du mois suivant et les
débiteurs dont les échéances étaient indiquées dans les calendaria (« livres de comptes ») à la
date concernée devaient payer leurs dettes.

Unités utilisées dans le calendrier

Les calendriers historiques sont fondés sur des unités naturelles de durée définies par des
phénomènes astronomiques observables ([Link]
m/) [archive].

Jour

Un cadran solaire.

Dans toutes les civilisations, l'alternance du jour et de la nuit a, semble-t-il, été l'unité
fondamentale du repérage de l'écoulement de l'année. Celle-ci étant due à la rotation de la Terre,
le changement du jour n'est pas simultané d'un point à l'autre du globe terrestre.

Le repère de passage d'un jour à l'autre est d'ailleurs une notion arbitraire qui a différé selon les
civilisations : la journée peut être mesurée de midi à midi, de minuit à minuit dans le calendrier
romain, à partir du coucher du Soleil comme dans les calendriers hébreu, musulman et chinois,
ou à partir du lever du Soleil, ce que firent Chaldéens, Égyptiens, Perses et Syriens2.

Par convention, le jour est la plus petite unité du calendrier3.

Lunaison

Orbite et phases de la Lune.

Les phases de la Lune étant simples à observer, elles ont fourni un moyen commode de mesure
du temps. On utilisait les lunaisons pour compter les temps supérieurs à quelques jours. Dans
les civilisations fondées sur la cueillette, comme les Indiens d'Amazonie, qui n'avaient pas besoin
de prévoir le rythme des saisons pour des travaux agricoles, la lunaison est longtemps restée
après le jour l'unité fondamentale de mesure du temps4.

Le cycle lunaire n'est pas très régulier : il peut varier de 29 jours et 6 heures à 29 jours et 20
heures5.

Mais les différentes phases de la Lune présentent l'avantage de savoir à quel moment du cycle
on en est par la simple observation des croissants de Lune. Le temps d'une lunaison pourrait
être mesuré entre deux Pleines Lunes ; habituellement il l'est plutôt entre deux Nouvelles Lunes6.

Le début peut être déterminé par l'observation, ou par le calcul, ou encore fixé arbitrairement à 29
ou 30 jours.

Dans le calendrier musulman moderne, le début du mois dépend de l'observation du nouveau


croissant de Lune : la date de début du mois de ramadan, par exemple, peut être différente dans
des pays pourtant limitrophes.
Cycle des saisons

Stonehenge.

Marquant les saisons, la révolution de la Terre autour du Soleil, c'est-à-dire l'année tropique,
semble avoir pris de l'importance avec le développement de l'agriculture. Ce cycle est d'une
durée relativement longue et son écoulement est loin d'être aussi facile à repérer que celui du
cycle lunaire.

Déterminer la date de phénomènes comme les solstices en observant l'allongement des ombres
n'est pas simple7. Les mégalithes des sites de Nabta Playa ou Stonehenge témoignent de
pratiques très anciennes mettant en évidence les solstices8 ; selon certaines théories, ces
cercles de pierres, ainsi que les formes des temples aztèques et mayas pourraient avoir servi à
mesurer les années.

Cette observation fut complétée de celle du trajet apparent du Soleil par rapport aux
constellations du zodiaque, le disque de Nebra en est un exemple de l'âge du Bronze9.

Le calendrier égyptien, premier calendrier fondé sur l’année solaire, était axé sur les fluctuations
annuelles du Nil, mais faisait cependant appel à l'astronomie. La montée des eaux intervenait
peu de temps après le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius) dans le ciel égyptien. Sirius est une
étoile double particulièrement brillante ; à l'époque où fut créé le calendrier égyptien Sirius B était
une géante rouge10. La réapparition de l'étoile, après qu'elle eut été masquée 70 jours par la
lumière du Soleil11 constituait un spectacle visible à l'œil nu et un repère notable marquant le
retour de la saison de la crue.
Observatoire de Gaocheng.

Dans une grande partie des calendriers, il y a quatre saisons : le printemps, l'été, l'automne, et
l'hiver. Ces saisons ne sont pas toujours placées de la même façon dans le cours de l'année, et
si, par exemple, les Chinois ou les Celtes ont mis l'été de mai à juillet du calendrier grégorien, le
solstice d'été, jour le plus long étant à peu près en son milieu, dans le calendrier moderne
français, l'été commence avec le solstice d'été.

Combinaison des unités naturelles

Les phénomènes astronomiques présentés plus haut étant indépendants, les unités qu'ils
définissent ne sont pas commensurables : leur rapport n'est pas un nombre entier.

À notre époque, une année vaut 365,242201 jours ; la durée moyenne d'une lunaison est de 29
jours 12 heures 44 minutes et 2,8 secondes (29,530589 jours) ; une année solaire comporte
12,36827 lunaisons.

Face à cette difficulté, les peuples ont choisi soit de laisser le calendrier se désynchroniser soit
de le recaler empiriquement sur les phénomènes célestes, quitte à perdre la continuité des jours.
On dit alors qu'un calendrier est plutôt arithmétique ou plutôt astronomique.

La plupart des calendriers sont lunaire ou solaire selon qu'ils privilégient le mois fondé sur les
cycles de la lune, ou l’année fondée sur les saisons, c'est-à-dire sur la période de révolution
autour du Soleil.

Calendrier lunaire

Article détaillé : Calendrier lunaire.


Un calendrier lunaire ne tient pas compte de l'année solaire, mais se cale uniquement sur les
phases de la Lune. Aussi, les différents mois ne sont pas caractérisés par une saison, mais les
parcourent toutes au cours d'un cycle.

La durée moyenne d'un mois doit s'approcher de celle d'une lunaison : 29,5305882 jours12.

Le premier calendrier romain était un calendrier lunaire. Son année aurait compté 295 jours, et
fidèle au système décimal, il comportait 10 mois de 29 ou 30 jours13. D'après Macrobe, un
pontife mineur observait la Nouvelle lune pour indiquer le commencement du nouveau mois. Le
roi Numa aurait réformé ce calendrier pour y ajouter 2 mois — janvier et février — et passer ainsi
à une année de 355 jours. Pour les Romains les chiffres pairs portaient malheur, les mois
comptèrent donc 29 ou 31 jours, sauf février, mois des morts, qui en comptait 2814.

De nos jours, le principal calendrier lunaire encore utilisé est le calendrier musulman ; il fut établi
par Mahomet. Il comporte 12 mois lunaires, l'usage d'un 13e mois intercalaire tel que ceux des
calendriers luni-solaires est interdit par le Coran15.

En faisant alterner des mois de trente et de vingt-neuf jours, une année lunaire ordinaire de 12
mois compte 354 jours. La durée d'une lunaison étant un peu supérieure à 29,5 jours, il est
nécessaire d'intercaler un jour supplémentaire environ tous les 30 mois. Dans ce calendrier, les
années de 355 jours sont dites « années abondantes »

Calendrier luni-solaire

Article détaillé : Calendrier luni-solaire.

Certains calendriers tiennent compte à la fois du cycle de la Lune et de celui du Soleil. Il s’agit de
calendriers lunaires qui sont ajustés à l’année solaire à l’aide de mois intercalaires : l'année
comporte en général douze mois lunaires, et un treizième quand cela s'avère nécessaire pour
éviter un décalage des saisons.

Cette intercalation d'un mois supplémentaire, souvent par le redoublement d'un mois, fut
déterminée par différentes méthodes. Certaines étaient fondées sur l'observation : une
inscription chaldéenne indique que le lever héliaque du Bélier doit s'effectuer au mois de
Nissanu. Si ce n'était pas le cas, le redoublement du mois s'imposait8. Pour le calendrier hébreu,
la Bible indique que Pessah doit avoir lieu quand l'orge est bon à couper. Comme cette fête est
fixée au 15 Nisan, le mois précédent, Adar, était redoublé en Veadar en fonction du murissement
des épis8. Mais l’harmonisation restait très imparfaite.

Aux environs de -432, l'astronome grec Méton observa qu'au bout de 19 ans, les mêmes dates de
l'année tropique correspondent aux mêmes phases de la Lune. L'astronome chaldéen Kidinnu fit
la même observation vers -380, mais des écrits cunéiformes semblent indiquer que ce cycle était
déjà connu en Mésopotamie dès le vie siècle av. J.-C. et était utilisé pour prédire les éclipses. Il
détermina un cycle de 19 années où les années de rang 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19 sont les années
de treize mois.

Le calendrier hébraïque moderne, traditionnellement attribué à Hillel II au

, est fixé par calcul et non plus d'après l'observation des phases lunaires. Il se fonde sur le cycle
métonique : 19 années correspondent à deux cent trente-cinq mois. Sur un cycle de dix-neuf ans
ce calendrier définit donc sept années de treize mois et douze de douze mois.

Calendrier solaire

Article détaillé : Calendrier solaire.

Dans les calendriers solaires, tels que le calendrier grégorien, les mois ne sont pas synchronisés
avec la révolution lunaire. Le nombre de jours dans un mois est fixé de façon arbitraire, mais la
durée de l’année doit être proche de celle de l'année tropique, soit d’environ 365,242201 jours.

Le calendrier égyptien, puis le calendrier julien et enfin le calendrier grégorien sont de bons
exemples des efforts successifs qui ont été faits pour arriver à synchroniser l’année avec le cycle
de la Terre autour du Soleil.

Le calendrier égyptien est le premier calendrier solaire connu. Il était fondé sur une « année
vague » de 365 jours qui comportait 12 mois de 30 jours et 5 jours dit épagomènes16. Il était au
départ fondé sur le lever héliaque de l'étoile Sirius, qui marquait à quelques jours près le début de
la crue du Nil. Quand les Égyptiens constatèrent que le début de l'année calculé se décalait par
rapport à ce repère, ils choisirent de le laisser dériver. Le nouvel an coïncida de nouveau avec le
lever héliaque de Sirius au terme d'un cycle de 1461 années vagues, nommé période sothiaque.
Ce calendrier fut utilisé pendant près de 4500 ans17.

Le calendrier julien fut introduit par César en -45, pour mettre fin à certains abus des pontifes
chargés d'annoncer les mois intercalaires18. Il fut établi après consultation de l'astronome
Sosigène19 avec comme référence l'équinoxe de printemps, fixée au 25 mars. Une année
commune comptait 365 jours divisés en 12 mois, et un jour intercalaire était ajouté tous les 4
ans, lors des années bissextiles.

L'année de 365,25 jours de ce calendrier julien était une bonne approximation, mais légèrement
excédentaire de 3 jours tous les 4 siècles20. En 325, lors du concile de Nicée qui établit la date de
Pâques en fonction de l'équinoxe de printemps, celle-ci avait lieu le 21 mars. Au xvie siècle, ce
décalage atteignait une dizaine de jours.
L'astronome Luigi Lilio conçut un projet de réforme du calendrier ; il fut promulgué en 1582 par le
pape Grégoire XIII, ce qui lui donna son nom de calendrier grégorien20.

Même notre calendrier actuel présente toujours une légère désynchronisation de l'année, évaluée
à quelques jours (3 jours) sur 10 000 ans. Il est aujourd'hui considéré comme illusoire de vouloir
encore améliorer l'ajustement grégorien.

Le calendrier badi, utilisé dans le bahaïsme a par contre abandonné toute référence lunaire pour
la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours (soit
361 jours). Les 4 ou 5 jours supplémentaires nécessaires pour compléter une année sont
intercalés entre le 18e et le 19e mois, et sont nommés les « jours intercalaires ».

Numéroter les années

Ère

Pour les articles homonymes, voir Ère.

L'ère calendaire (en) est une période de temps assez vague et subjective qui s'étend depuis un
évènement historique marquant ou fondateur servant de point de départ et choisi par convention
comme année 1 dans une chronologie. Elles ont été nombreuses au cours de l’histoire et ne sont
jamais exclusives.

Dans un sens plus vieilli et rarement employé, l'ère désigne également l'évènement fondateur lui-
même.

L'ère chrétienne démarre l'année supposée de la naissance de Jésus-Christ. L'anno Domini, qui
détermine aujourd'hui l'an 1 à la base du calendrier grégorien, a été déterminée par Dionysius
Exiguus (Denys le Petit) en 525. L'utilisation de l'ère chrétienne pour les datations met plusieurs
siècles à devenir effective : le calendrier romain est utilisé en Occident jusqu'au xive siècle, les
monastères au Moyen Âge privilégient le calendrier liturgique, les chancelleries emploient
plusieurs éléments de datation dans leurs calendriers (date d'Incarnation, année régnale (en),
dates antiques ou prestigieuses comme les indictions)21. L'emploi du terme Ère vulgaire (Vulgar
Era) est attesté dès 1615 dans un ouvrage de Johannes Kepler22.

Selon des calculs et une tradition relativement tardive par rapport à l'histoire du peuple juif,
puisqu'ils remontent au iie siècle, l'ère judaïque du calendrier hébraïque commence le
7 octobre 3761 av. J.-C. correspondant selon les chronologistes juifs à la création du monde. À
la même époque, d'autres exégètes, chrétiens pour leur part, calculent la date de la création du
monde (Anno Mundi) en -5509, date parfois utilisée pour les calendriers des Églises orthodoxes.
Le Chronikon d'Eusèbe de Césarée choisit 5199 av. J.C..
L'ère olympique (utilisée par les grecs de l'antiquité) commence en 776 av J.-C (année des
premiers Jeux Olympiques).

L'ère de Rome commence avec la fondation de Rome, le 21 avril 753 av. J.-C.. Les Romains
décomptent ainsi les années Ab Urbe condita (« à partir de la fondation de la Ville »).

L'ère julienne du calendrier julien, mis au point par l'astronome Sosigène d'Alexandrie sur ordre de
Jules César, entre en vigueur le 1er janvier 45 av. J.-C., et sa création est utilisée comme an 1.

L'éveil du Bouddha Gautama, le dernier Bouddha historique, en -543, détermine l'an 1 du


calendrier bouddhiste.

Le calendrier grégorien, actuellement en usage dans le monde entier, a été instauré en 1582 par
le pape Grégoire XIII.

L'hégire, le départ de Mahomet pour Médine, marque le début du calendrier hégirien, soit le
16 juillet 622 du calendrier grégorien.

L'ère républicaine s'est appliquée en France un peu plus de douze ans, du 15 vendémiaire an II
(6 octobre 1793) au 10 nivôse an XIV (31 décembre 1805), soit 12 ans, 2 mois et 27 jours.

Calendriers cycliques

Le calendrier aztèque.

Les Mayas de l'époque classique (iiie siècle, ixe siècle apr. J.-C.) pensaient que les divinités
refaisaient plus ou moins régulièrement les hommes dans diverses matières (bois, maïs par
exemple) et qu'ils en attendaient certains comportements pour les maintenir ou non dans
l'existence et l'abondance ou la disette. Quoi qu'il en soit, les scribes mayas estimaient vivre dans
une énième création commencée un jour 4 Ahau 8 Cumku de leur calendrier rituel, le jour origine
numériquement noté [Link].0. dans leur numération vigésimale. Les spécialistes s'accordent
généralement pour faire correspondre l'origine de l'ère maya au 11 août 3114 av. J.-C. Il semble
établi que cette n-ième création devrait durer 13 baktunob (c'est-à-dire 5 200 tunob ou
5 200 « années mayas de 360 jours », ou encore 1 872 000 jours solaires) ; des interprétations
modernes sur ce rebouclage du cycle ont amené de nombreuses prédictions pour décembre
2012.

Scolaire

Cet objet peut aussi servir afin d'observer la période de vacances scolaires (selon les zones) ;
exemple en France : Zones A, B et C.

Nouvel an

En Chine, l'année commence avec le printemps, mais, dans des pays scandinaves, elle
commence avec la fête de la mi-hiver (Midtvintersblot), le solstice d'hiver, devenu Noël plus
récemment. Cela montre également que, dans leur calendrier, les solstices marquaient les
milieux de saisons et non pas le début des saisons comme aujourd'hui.

Le nouvel an symbolise l'éveil de la nature, le passage de la mort à la vie, le cycle de la vie


humaine représentée par la mère qui accouche. La riche mythologie qui l'accompagne mêle ces
différents thèmes. Son début a varié selon les pays et dans le temps. Selon le climat des pays le
premier de l'an coïncidait avec la germination des céréales au printemps, ou bien l'été après la
crue du Nil, ou avec la croissance des jours depuis le solstice d'hiver.

La date du 1er janvier fut instituée par Jules César. Elle correspondait à la fin des 8 jours de fêtes
suivant le solstice d'hiver (Sol invictus). Cette date fut abandonnée avec le développement du
christianisme. Sous les rois Mérovingiens le 1er mars fut choisi, sous les Carolingiens le 25
décembre, ailleurs le jour de Pâques. Un édit de Charles IX du 9 août 1564, appelé édit de
Roussillon, le fixa au 1er janvier, pour uniformiser le début de l'année dans les différentes régions
françaises. En 1582, le pape Grégoire XIII l'imposa à toute la chrétienté, l'application fut
progressive.

Quant aux pays de tradition orthodoxe, le premier janvier du calendrier était décalé (initialement)
de 10 jours car ces pays conservaient le calendrier julien, jusqu'à son abandon à des dates
diverses selon les pays, au début du xxe siècle.

Périodes et unités associées

Les autres systèmes de division et de repérage du temps ne sont que des multiples ou des sous-
multiples des trois unités naturelles décrites plus haut. Purement arbitraires, elles ont donc
fortement varié d’une civilisation à l’autre.
Siècle

Siècle est un mot d’origine romaine mais les Latins lui attribuaient une signification beaucoup
plus vague puisque selon les auteurs il pouvait représenter de vingt-cinq à cent seize ans.

Contrairement à la croyance couramment répandue, les années séculaires comme 1800, 1900
ou 2000 sont les dernières de leur siècle et non les premières. Par définition un calendrier
commence en l’an 1 ; il est donc nécessaire que l’an 100 appartienne au ier siècle pour qu’il fasse
cent ans. Ainsi, le xxie siècle a commencé le 1er janvier 2001.

Lustre

Le lustre est une période de 5 ans. À Rome, il représentait l'espace de temps séparant deux
recensements.

Semaine

Les Égyptiens, les Chinois et les Grecs groupaient les jours en dizaines, les Javanais par cinq
jours. Attention, dans l'usage francophone actuel, le mot décade désigne une période de dix
jours, alors que le mot anglais decade correspond à dix ans et se traduit généralement par
décennie. La première mention d'une semaine de sept jours apparaît chez les Hébreux qui
pourraient l'avoir emprunté aux Chaldéens. [réf. souhaitée] Cette durée est à peu près celle d’une
phase de la Lune. L'adoption du chabbat (samedi) comme jour de repos trouve son origine dans
un commandement biblique. Par généralisation, une année sabbatique revient tous les sept ans,
alors qu'il faut attendre 50 ans (Lévitique 25:8–13) pour retrouver une Année jubilaire (cf. Jubilé).

En Mésopotamie, le nombre 6 était considéré comme faste et le nombre sept comme néfaste ; il
était donc recommandé de ne rien entreprendre les 7, 14, 21 et 28 du mois, ce jour néfaste était
appelé « sabbatu ». Il fut adopté par les Hébreux. [réf. souhaitée]

En Occident, l'emploi du découpage en semaines date seulement du iiie siècle de notre ère.
L'adoption du dimanche comme jour de repos est fixée par un décret de l’empereur romain
Constantin Ier en 321.

Dans le calendrier grégorien, puisqu'un mois moyen comporte 4,34812 semaines, la semaine
n'est pas une subdivision du mois. Il en va de même pour la quinzaine (deux semaines), sauf
évidemment pour les mois de février d'années non bissextiles qui comportent exactement quatre
semaines.

Le calendrier républicain reprendra la division du mois en décades.


Références

1. « Calendrier, étymologie et histoire. ([Link] [archive] »,


sur CNRTL. (consulté le 16 mai 2024)

2. Schneider 2008, p. 12.

3. L. E. Doggett, Calendars, in Explanatory Supplement to the Astronomical Almanac, P. Kenneth


Seidelmann (lire en ligne ([Link] [archive])

4. Lefort 1998, p. 48.

5. Lefort 1998, p. 35.

6. Lefort 1998, p. 24.

7. Lefort 1998, p. 57.

8. Lefort 1998, p. 93.

9. Le disque de Nebra : un calendrier agricole ? par Wolfhard Schlosser - professeur


d’astronomie à l'Université de la Ruhr (Bochum) - Revue « Pour la Science » no 318 - avril
2004

10. Lefort 1998, p. 25-26.

11. Lefort 1998, p. 58-59.

12. Rythmes du temps: astronomie et calendriers, Émile Biémont et Jean-Claude Pecke, page
292

13. Lefort 1998, p. 37.

14. Lefort 1998, p. 38-39.

15. Lefort 1998, p. 40, 48.

16. Lefort 1998, p. 58.

17. Lefort 1998, p. 60.

18. Lefort 1998, p. 95.

19. Lefort 1998, p. 62.

20. Lefort 1998, p. 73.

21. Bruno Dumézil, « Christianiser le temps, du calendrier antique aux saints du calendrier »,
émission La Fabrique de l'histoire sur France Culture, 29 mars 2012.

22. Johannes Kepler, Eclogae chronicae, 1615 (lire en ligne ([Link]


_chronicae.html?id=vzJBAAAAcAAJ&redir_esc=y) [archive])
Voir aussi

Bibliographie

: documents utilisés comme source pour la rédaction de cet article

Jean Lefort, La saga des calendriers, Bibliothèque pour la science, 1998

Émile Biémont (préf. Jean-Claude Pecker), Rythmes du temps : astronomie et calendriers,


Bruxelles / Paris, De Boeck, 2000, 393 p. (ISBN 978-2-8041-3287-3,
OCLC 61855522 ([Link] lire en ligne ([Link]

pMkRJMC&printsec=frontcover) [archive]).

Charles Schneider, Calendrier perpétuel dès l'an un, Éditions Publibook, 2008, 114 p.
(ISBN 978-2-7483-4299-4 et 2-7483-4299-2, lire en ligne ([Link]

ntsec=frontcover) [archive]).

Jean Lefort, La Saga des calendriers : ou le frisson millénariste, Paris, Pour la Science,
coll. « Bibliothèque », 1998, 191 p. (ISBN 978-2-84245-003-8,
BNF 36974338 ([Link]

Dominique-François Rivard, Traité de la sphère et du calendrier, 1798 (an vi), 5e éd. (lire en ligne (ht
tp://[Link]/IMG/pdf/Rivard_-_Traite_de_la_sphere_et_du_calendrier_-_5e_ed-_-_an_VI_-_v2-[Link]
f) [archive] [PDF]).

Hollard Auguste Les origines de la fête de Noël Revue d'histoire et de philosophie religieuse
([Link])

Salvatore d'Onofrio Le matin des Dieux ([Link])

Franz Curmont Natalis invicti C.R. Academie des belles lettres

A Moret Le Nil et la civilisation égyptienne

Mémo Larousse, édition 1990, chapitre complet intitulé "Les Calendriers"

Filmographie

La fabrique du temps, sciences grand format, France 5

C'est pas sorcier -les Calendriers : ça date ! ([Link]


s) [archive]

Articles connexes

Liste de calendriers

Histoire de la mesure du temps


Calendrier (logiciel)

Calendrier fixe

Calendrier cambiste

Liens externes

Ressource relative à la santé : Medical Subject Headings ([Link]


d/ui?ui=D000072438)

Ressource relative aux beaux-arts : Grove Art Online ([Link]


[Link].T013157)

Ressource relative à la recherche : JSTOR ([Link]

Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica ([Link]


[Link]/science/calendar) [archive] · Den Store Danske Encyklopædi ([Link]

[Link]//kalender/) [archive] · Dictionnaire historique de la Suisse ([Link]


extes/f/[Link]) [archive] · Dizionario di Storia ([Link]

ndario_(Dizionario-di-Storia)/) [archive] · Enciclopedia italiana ([Link]


edia/calendario_(Enciclopedia-Italiana)/) [archive] · Gran Enciclopedia Aragonesa ([Link]
[Link]/[Link]?voz_id=2851) [archive] · Gran Enciclopèdia Catalana (htt

ps://[Link]/[Link]) [archive] · Internetowa encyklopedia PWN (ht


tps://[Link]/haslo/;3919189) [archive] · Nationalencyklopedin ([Link]

e/uppslagsverk/encyklopedi/l%C3%A5ng/kalender) [archive] · Store norske leksikon ([Link]


[Link]/kalender) [archive] · Treccani ([Link] [archive] ·
Universalis ([Link] [archive]

Notices d'autorité : BnF ([Link]


(données ([Link] ) ·
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Japon ([Link] ·
Israël ([Link]
· Tchéquie ([Link] ·
Lettonie ([Link]

« Calendrier : au jour le jour ! » ([Link]


endrier-au-jour-le-jour-4929813) [archive], Eurêka ! , France Culture, 6 juillet 2022.

« La grande histoire du calendrier » ([Link]


m/) [archive], blog personnel.
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