Foncvect Der
Foncvect Der
∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗
f0:I −→ Rn
a 7−→ f 0 ( a)
Remarques 1.1.
f ( a + h) − f ( a)
• En posant h = x − a, il vient que f est dérivable en a si et seulement si lim
h→0 h
existe. Dans ce cas on a :
f ( a + h) − f ( a)
f 0 (a) = lim
h→0 h
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PSI Fonctions vectorielles d’une variable réelle
∀ x ∈ I, | x − a | < η ⇒ k f ( x ) − f ( a ) − ( x − a )` k < ² | x − a |
f ( a + h) = f ( a) + h` + o( h)
Proposition 1.2 (caractérisation par le DL). f est dérivable en a si et seulement si elle ad-
met un développement limité d’ordre 1 en a.
Dans ce cas on a
f ( a + h) = f ( a) + h f 0 ( a) + o( h)
f ( a + h) − f ( a) f ( a + h) − f ( a)
Preuve : f (a + h) = f (a) + ` h + o( h) ⇐⇒ = ` + o(1) ⇐⇒ lim = `.
h h →0 h
f ( a + h) − f ( a)
Preuve : f ( a + h) − f ( a) = h × −−−→ 0 × f 0 (a) = 0.
h h →0
Remarques 1.2. La réciproque est évidemment fausse, par exemple la fonction f : x 7→ | x| est
continue en 0 mais n ’est pas dérivable en 0 puisque 1 = f d0 (0) 6= f g0 (0) = −1.
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PSI Fonctions vectorielles d’une variable réelle
où f 1 , ..., f n sont des applications de I dans R qu’on appelles applications coordonnées de f dans
la base β. Alors
1. f est dérivable en a si et seulement si pour tout i ∈ [[1, n]] , la fonction réelle f i est déri-
vable en a. Dans ce cas on a
n
f 0 ( a) = f i0 (a) e i
X
i =1
2. f est dérivable sur I si et seulement si pour tout i ∈ [[1, n]] , la fonction réelle f i est déri-
vable en sur I. Dans ce cas on a
n
f0= f i0 e i
X
i =1
Preuve : n f ( a + h) − f ( a)
f ( a + h) − f ( a) X i i
= ei
h i =1 h
f ( a + h )− f ( a )
D’après le théorème de caractérisation de la limite en dimension finie, h admet une limite, si et seulement si chaque
n
f i (a+ h)− f i (a) 0
f i0 (a) e i .
X
h admet une limite et on a alors f ( a ) =
i =1
¡ ¢
Exemples 1.1. 1. Soit f ( t) = x( t), y( t) alors f est dérivable si et seulement si les fonctions
x et y le sont, on a alors
f 0 ( t) = x0 ( t), y0 ( t) .
¡ ¢
On peut voir l ’ ensemble des points f ( t) comme la trajectoire d’un mobile par rapport au
temps. f 0 ( t) est alors appelé vecteur vitesse
µ ¶
x( t) y( t)
2. Soit f : t 7−→ M2 (R) définie par ∀ t ∈ f ( t) =
z ( t) w( t)
alors f est dérivable sur I si et seulement si les fonctions x, y, z, w le sont et on a
µ 0
x ( t) y0 ( t)
¶
0
∀ t ∈ f ( t) = 0
z ( t) w0 ( t)
(λ f + µ g)0 = λ f 0 + µ g0 .
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PSI Fonctions vectorielles d’une variable réelle
( f ◦ ϕ)0 = ϕ0 . f 0 ◦ ϕ
¡ ¢
Proposition 2.3. Soit f ∈ D ( I, Rn ) et L une application linéaire sur Rn vers un R p . Alors L ◦ f est
dérivable de I vers R p et on a
(L ◦ f )0 = L ◦ f 0
Preuve : L étant continue puisque Rn est de dimension finie. En passant à la limite dans la relation
¡ ¢ ¡ ¢
L f ( a + h) − L f ( a) f ( a + h) − f ( a)
µ ¶
=L
h h
d
Remarque 2.1. Matériellement, ce résultat devient : A X ( t) = A X 0 ( t).
dt
Où A ∈ M np (R) et t 7→ X ( t) une application dérivable de I dans M p,1 (R)
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Preuve : B étant continue puisque Rn et R p sont de dimensions finies. En passant à la limite dans la relation
¡ ¢ ¡ ¢
B f (a + h), g(a + h) − B f (a), g(a) f ( a + h) − f ( a) g ( a + h) − g ( a)
µ ¶ µ ¶
=B , g ( a + h ) + B f ( a ),
h h h
on obtient le résultat énoncé.
d¡
A ( t)B( t) = A 0 ( t)B( t) + A ( t)B0 ( t).
¢
∀ t ∈ I,
dt
d ¡
3. Pour f , g ∈ D ( I, R2 ), det f ( t), g( t) = det f 0 ( t), g( t) + det f ( t), g0 ( t) .
¡ ¢¢ ¡ ¢ ¡ ¢
dt
ϕ0 : t7−→2( f 0 | f ).
( f 0| f )
∀ t ∈ I, k f k0 ( t) =
kf k
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3 Application de classe C k
3.1 Dérivées successives
f (0) = f
½
f (k) = ( f (k−1) )0
Proposition 3.2. Soit Soit 1 ≤ k ≤ +∞, f ∈ C k ( I, Rn ) et L une application linéaire sur Rn vers R p .
Alors L ◦ f est de classe C k sur I dans R p et on a
(L ◦ f )(k) = L ◦ f (k)
dk
Remarque 3.1. Matériellement, ce résultat devient : A X ( t) = A X (k) ( t).
dt k
Où A ∈ M np (R) et t 7→ X ( t) une application de classe C k sur I dans M p,1 (R)
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4 Arcs paramétrés
4.1 Définition et vocabulaire
Définition 4.1. On appelle arc paramétré ou courbe paramétrée de classe C k tout couple
( I, f ) où I est un intervalle de R et f une fonction de classe C k de I vers R2 .
Interprétation cinématique :
−−−−→
On définit une courbe de R2 par l’ensemble des points M ( t) vérifiant OM ( t) = f ( t). L’étude de
l’arc paramétré ( I, f ) peut être interprétée comme l’étude du mouvement d’un point mobile M ( t)
dont la position au temps t ∈ I est le point f ( t).
Dans la suite nous utiliserons cette aspect cinématique en notant M ( t) au lieu de f ( t).
(
f ( t) = (3 t, 2 t + 1)
Exemples 4.1. 1. Soient ( I, f ) défini par .
t ∈ I = [0, 1]
On a ∀ t ∈ [0, 1], f ( t) = (0, 1) + t(3, 2). La trajectoire est donc le segment reliant A (0, 1) à
B(3, 3).
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tangente
M ( t0 )
M ( t)
→
−
Proposition 4.1. Soit ( I, f ) un arc paramétré et p le plus petit entier non nul tel que f (p) ( t 0 ) 6= 0 .
Alors si l’arc paramétré est de classe C p , il possède en M ( t 0 ) une tangente dirigée par le vecteur
f (p) ( t 0 ).
→
−
Preuve : Par définition de p, on a ∀ k ∈ [[1, p − 1]] , f (k) ( t 0 ) = 0 donc en écrivant la formule de Taylor-Young
( t − t 0 ) p ( p) ( t − t 0 ) p ( p)
x ( t 0 ) + o ( t − t 0 ) p et y ( t0 ) + o ( t − t0 ) p
¡ ¢ ¡ ¢
x( t) = x( t 0 ) + y( t ) = y( t 0 ) +
p! t0 p! t0
( t − t 0 ) p ( p)
f ( t 0 ) + o ( t − t 0 ) p . Ainsi, le vecteur
¡ ¢
Donc f ( t) = f ( t 0 ) +
p! t 0
−−−−−−−−→
→
− M ( t 0 ) M ( t) 1 ( p) ¡ ¢
u ( t) = p
= f ( t0 ) + o 1
( t − t0 ) p! t0
¡ ¢ 1 ( p)
est un vecteur directeur de la droite M ( t 0 ) M ( t) et il tend vers le vecteur non nul f ( t 0 ) en t 0 . D’où le résultat.
p!
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Remarque 4.1. Dans la pratique, f (p) ( t 0 ) est obtenu par les développements limités de x et y
x(p) ( t 0 ) y(p) ( t 0 )
( t − t0 ) p + o ( t − t0 ) p ( t − t0 ) p + o ( t − t0 ) p
¡ ¢ ¡ ¢
x( t) = x( t 0 ) + et y( t) = y( t 0 ) +
p! t0 p! t0
−−→
dM
( t0 )
dt
M ( t0 )
T0
Exemples 4.2. On retrouve par exemple que la tangente en un point d’un cercle est orthogonale
au rayon : ½
x( t) − a = R cos t
Une représentation paramétrique d’un cercle de centre A (a, b) est .
y( t) − b = R sin t
Le vecteur tangent en un point M ( t) a pour coordonnées (−R sin t, R cos t) (puisqu’on a f 0 ( t) 6=
−−→
0). Il est bien orthogonal à AM .
−→ f (p) ( t 0 ) → f (q) ( t 0 )
−
où X ( h) ∼ h p , Y ( h) ∼ h q ,
Vp = et Vq = .
0 0 p! q!
On a alors les quatre cas suivant :
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−
→
Vq
−
→
Vq
−→ −→
Vp Vp
p impair, q pair p impair, q impair
point d’allure ordinaire point d’inflexion
−
→
−
→ Vq
Vq −→
Vp
−→
Vp
p pair, q impair p pair, q pair
rebroussement de première espèce rebroussement de seconde espèce
lim ax( t) + b y( t) + c = 0.
t→ t 0
Méthode de recherche
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1
Posons pour t ∈ R∗ , t = on a :
u
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s
1
y( t) − x( t) = t2 − 2 − t2 1 + 4
t
1
µ ¶
2
¡ ¢1
4 2
= 1 − 2u − 1 + u
u2
1 1 4
µ µ ¶¶
2 4
= 1 − 2u − 1 + u + o (u )
u2 2 u →0
1 2
= 2 + u o ( u2 )
2 u→0 µ ¶
1 1
= 2+ 2 + o 2
2t +∞ t
1
Donc y( t) − x( t) − 2 ∼ 2 ce qui nous montre que la droite d’équation y − x − 2 = 0 est asymp-
+∞ 2t
1
tote à la courbe. De plus, de part le signe de 2t2
, on en déduit que la courbe est au dessus de
l’asymptote en t = +∞.
3 t2 ( t2 − 1) − t3 (2 t) t2 ( t2 − 3)
x0 ( t) = = 2 .
( t2 − 1)2 ( t − 1)2
p p
Lapfonction x est donc strictementpcroissante sur ] −∞, − 3] et sur [ 3, +∞[ et strictement décroissante sur
[− 3, −1[, sur ] − 1, 1[ et sur ]1, + 3[.
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y( t) t(3 t − 2) t2 − 1 (3 t − 2)( t + 1)
= × 3 = .
x( t) 3( t − 1) t 3 t2
Cette expression tend vers 1 quand t tend vers +∞ ou vers −∞.
Pour t ∈ D ,
t(3 t − 2) t3 t(3 t − 2)( t + 1) − 3 t3 t2 − 2 t
y( t) − x( t) = − 2 = = .
3( t − 1) t − 1 3( t − 1)( t + 1) 3( t − 1)( t + 1)
1
Cette expression tend vers quand t tend vers +∞ ou vers −∞. Ainsi,
3
lim y( t) − ( x( t) + 13 ) = 0.
¡ ¢
t→±∞
1
Quand t tend vers +∞ ou vers −∞, la droite ∆ d’équation y = x + est donc asymptote à la courbe.
3
1¢ t2 − 2 t 1 −2 t + 1
Étudions la position relative de C et ∆. Pour t ∈ D , y( t) − x( t) +
¡
= − = .
3 3( t − 1)( t + 1) 3 3( t − 1)( t + 1)
1
t −∞ −1 1 +∞
2
signe de
¡ 1¢ + − + −
y( t) − x( t) +
3
position C au-dessus C en-dessous C au-dessus C en-dessous
relative de ∆ de ∆ de ∆ de ∆
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−2, 59 . . . +∞ +∞ +∞
−∞ −∞ −∞ 2, 59 . . .
0, 17 . . . +∞ +∞
−∞ −∞ 2, 48 . . .
0 + − − +
y ( t) 0 0
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1
y= x+
y 3
t → +∞
5 t → +1+
2 1
y= x+
4 3 2
-6 -5 -4 -3 -2 -1 1 2 3 4 5 6 x
t → −1+
-1 5
t → −1− y=−
6
-2
t → +1− -3
-4
t → −∞
-5
¡ ¢
Définition 4.6. Soit ( I, f ) un arc régulier. On appelle longueur de l’arc [ t 1 , t 2 ], f où t 1 < t 2 le
réel positif Z t2
L( t 1 , t 2 ) = k f 0 ( t)k dt.
t1
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