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Resumé Droit

Le document présente un plan de cours sur le droit et la déontologie pour les soins infirmiers, abordant des thèmes tels que les responsabilités juridiques et éthiques des infirmiers, ainsi que les différentes branches du droit. Il définit le droit, ses concepts, ses sources, et l'organisation judiciaire au Maroc, tout en soulignant l'importance de la déontologie et du secret professionnel dans la pratique infirmière. Ce contenu vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie des aspects juridiques et éthiques liés à leur profession.

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Resumé Droit

Le document présente un plan de cours sur le droit et la déontologie pour les soins infirmiers, abordant des thèmes tels que les responsabilités juridiques et éthiques des infirmiers, ainsi que les différentes branches du droit. Il définit le droit, ses concepts, ses sources, et l'organisation judiciaire au Maroc, tout en soulignant l'importance de la déontologie et du secret professionnel dans la pratique infirmière. Ce contenu vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie des aspects juridiques et éthiques liés à leur profession.

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Enseigné par : Professeur EL MEHDI BELFAQUIH

Filière : Soins infirmiers

1
Plan du contenu
 1ère chapitre: Droit
I-Introduction du droit
1-Definition
2- Les concepts du droit
3-Les sources de droit
4-Les Branches du Droit
5- L’organisation judiciaire au Maroc
6-Le droit constitutionnel et le droit administratif
7-Le droit civil et le droit de travail
8-Le droit communautaire

II- Les responsabilité juridiques del’Infirmier


III- Responsabilité éthique des infirmiers
V. Le droit pénal
1- La Responsabilité Pénale de la Personne
2-Les Fonctions du Droit Pénal
3- L'Infraction

VI. -La responsabilité civile de l’infirmier


1-la responsabilité civile
2-La notion de faute professionnelle

VII. La responsabilité disciplinaire ou administrative

2
Plan du contenu
- Libertés publiques
1-Definition
2-Associations
3-syndicat
4-Chartes relatives aux droits de l'homme, de la femme, et de l'enfant.

2ème chapitre: la déontologie et l’éthique professionnel


I-La profession d’Infirmier
1-L’éthique
2-La déontologie
3-Fondements de l’éthique

Les qualités morales et attitudes de l’infirmier envers


l’environnement de soins
1- Les qualités morales et attitudes
2- Les principaux principes
III. Le secret professionnel
IV. Conséquences de divulgation du secret professionnel infirmier
1-Conséquences juridiques
2-Conséquences professionnelles
3- Conséquences éthiques
4- Conséquences sociales
5- Conséquences administratives

3
1ère chapitre: Droit

I-Introduction du droit
1-Definition
Le droit est un ensemble de règles de conduite obligatoires, sanctionnées, et
nécessairement exécutées par leurs destinataires, qu'ils soient des individus ou des groupes,
dans une société, régissant les rapports entre les hommes (droit objectif). Le mot désigne aussi
les prérogatives reconnues aux personnes (droit subjectif).
-Le droit objectif
Le droit est défini sous l’angle de son objet à savoir l’organisation de la vie en société des
personnes. Le droit c’est l’ensemble des règles générales, définies et acceptées par les
personnes, afin de régir les rapports sociaux, et garanties, sanctionnées, par l'intervention de la
puissance publique, c'est-à-dire de l'État. L'ensemble de ces règles constitue le droit objectif.
Ces règles sont répertoriées selon des domaines spécifiques : droit civil, droit commercial, droit
de travail, droit pénal, droit des sociétés….
exemples de droit objectif dans le Code du travail :
 Le salaire minimum : Le Code du travail marocain fixe un salaire minimum que tous les
employeurs sont tenus de respecter. Cette règle est impérative et fait partie du droit objectif,
obligeant chaque employeur à verser un salaire qui ne soit pas inférieur à ce seuil afin de
garantir un niveau de vie décent aux travailleurs.
-Le droit subjectif
Le mot droit à une seconde signification qui est rattachée au sujet du droit et non à la règle de
droit elle-même. En effet, le droit subjectif concerne les prérogatives spécifiques que le droit
reconnaît à une personne. Par exemple, le code de la famille (droit objectif) donne au père le
droit d'exercer son autorité parentale sur ses enfants (droit subjectif). De même, le droit civil
reconnaît à une personne le droit de posséder des biens. Ainsi, le droit subjectif représente les
privilèges ou droits qu'une personne peut exercer grâce aux lois établies.
Par exemple, le droit à la liberté permet à chacun d’exercer sa liberté de pensée, d'expression
et de déplacement sans entrave injustifiée. Le droit à la propriété, quant à lui, offre à l’individu
la possibilité de posséder, d’utiliser et de gérer ses biens de manière autonome.
2- Les concepts du droit
4
1-Les règles du droit
Le droit est un ensemble de règles :
- Générales : il s'applique d'une façon impersonnelle sans distinction.
- Permanentes : il s'applique à chaque fois qu'une situation le demande.
L'infraction à ces règles est sanctionnée, et vise à établir un ordre social juste.
L’objectif final de ces règles est de favoriser un ordre social équitable, où les droits et les
devoirs de chaque individu sont respectés et protégés, tout en assurant le maintien de
l’ordre public et la préservation des valeurs fondamentales de la société.
2 Les hiérarchies des lois :
A- La Constitution : est le document suprême et fondamental qui contient un ensemble de
règles et de principes définissant la forme de l'État, le système de gouvernement, et la
manière dont les pouvoirs sont répartis entre les différentes institutions. Elle établit
également les droits et devoirs des citoyens. La Constitution est une référence juridique
essentielle sur laquelle se fondent toutes les autres lois, et aucune ne doit entrer en conflit
avec elle.
B- Le Dahir :
C’est un texte qui relève de la compétence du Roi, 3ème paragraphe de l’Art. 42 de la
constitution de 2011 marocaine «… Le Roi exerce ces mission par dahirs en vertu des
pouvoirs qui Lui sont expressément dévolus par la présente Constitution… ». Exp: Dahir
n°1.03.194 du 14 rejeb (11 septembre 2003) portant promulgation de la loi n° 65-99 relative
au Code du Travail.
C-Loi
La loi est une règle juridique mise par écrit, qui s'applique de manière générale à tous sans
exception. Elle est adoptée par le Parlement, composé de l'Assemblée nationale et du Sénat,
selon un processus spécifique. La loi est l'une des principales bases du droit et tous les
citoyens d'un pays sont tenus de la respecter.(ex : l’infirmier doit respecter le secret
professionnel autrement il sera puni par la loi.)

 Les lois organiques :

Sont des lois spéciales prévues par la Constitution pour préciser comment certaines règles
constitutionnelles doivent être appliquées. Elles concernent principalement le
fonctionnement des grandes institutions du pays. Par exemple, la loi organique peut définir
5
comment le Conseil économique, social et environnemental doit être organisé et
fonctionner, ou comment le droit de grève doit s’exercer. Elles sont donc essentielles pour
mettre en œuvre les dispositions prévues par la Constitution.

 Lois ordinaires:
Ces lois concernent l’ensemble de règles juridiques élaborées par le pouvoir législatif et dans
les domaines sont précisés par la constitution de 2011 (art. 71). Parmi les domaines
concernés, nous pouvons noter :
-Les droits individuels et collectifs énumérés au titre premier de la Constitution ;
-Le statut général de la fonction publique ;
-Les principes et les règles du système de santé ;
-Le régime des obligations civiles et commerciales,…
D- Règlement :

Le règlement est l’ensemble des règles Auxquelles sont soumis les membres d’un groupe ou
bien d’un organisme. Exp : règlement intérieur des hôpitaux (RIH), règlement intérieur des
ISPITS…

E- Décret :
Le décret est un acte juridique utilisé par le gouvernement (pouvoir exécutif) pour établir des
règles dans les domaines qui ne relèvent pas de la loi. En substance, le domaine réglementaire
concerne tout ce qui n'est pas spécifiquement couvert par la loi. D'un point de vue formel, un
décret est signé par le chef du gouvernement et contresigné par le ou les ministres concernés.
F- Arrêté:

Un arrêté est une décision administrative prise par une autorité autre que le Président ou le
Premier ministre, telle qu'un ministre, un préfet, ou un maire. Il peut être de portée nationale
ou locale et sert à appliquer ou à compléter les dispositions législatives ou réglementaires.

J- Circulaire :
La circulaire est une note d'organisation interne utilisée par les autorités administratives,
comme un ministre ou un préfet, pour communiquer avec leurs services. Elle sert à
transmettre des informations ou des directives à l'intérieur d'un ministère ou entre un

6
ministère et ses services locaux sur le terrain. Par exemple, une circulaire peut être envoyée
pour s'assurer que tous les services d'un ministère reçoivent et appliquent les mêmes
instructions.
H- Note de service:
La note de service est un document écrit interne utilisé par un supérieur hiérarchique
pour donner des instructions à un ou plusieurs subordonnés. Elle a un caractère obligatoire
et exprime des ordres clairs, des directives ou des consignes que les destinataires doivent
suivre et exécuter.

3-Les sources de droit :


Il existe plusieurs sources que l'on peut distinguer :
1- Les principales sources internes : (Les sources directes):

 La Constitution : est le texte juridique suprême, au sommet de la hiérarchie des normes.

 Les lois : sont des règles juridiques votées par le Parlement, selon les dispositions de la
Constitution.

 Les règlements (ou lois secondaires) : sont des règles créées par le pouvoir exécutif pour
appliquer les lois et gérer les services publics. Ils incluent les règlements exécutifs,
d’organisation, et de police.
2- Les sources traditionnelles(ou historique) :

 Le droit religieux : Le droit religieux désigne les règles et principes issus d’une religion qui
régissent des domaines spécifiques du droit. Ces normes sont basées sur les enseignements
sacrés et sont souvent appliquées dans les affaires touchant le statut personnel, comme le
mariage, le divorce, l’héritage, et les questions de la famille.

 La jurisprudence : c’est l’ensembles des décisions rendues par les Cours et les Tribunaux pour
la solution d'une situation juridique donnée.
 La doctrine : C’est l’ensemble des principes ou d’opinions liés à un penseur, à un mouvement
littéraire, religieux, politique, etc..
 La coutume : La coutume est une règle de droit non écrite, fondée sur une pratique répétée et acceptée
par une communauté. Elle peut naître d’une pratique sociale ou d’une convention qui devient, avec le temps,
(ex : l’infirmier ne doit pas faire de distinction
considérée comme une norme juridique obligatoire.*
entre les malades quelque soient la race , la confession, la nationalité , la couleur ou leur
niveau socio-économique.)
7
 Le droit séculier : inspiré de la législation étrangère. Exemple précis : Le Code de déontologie des
infirmiers stipule que l'infirmier doit s'assurer que le patient a bien compris les informations relatives à son
traitement avant d'intervenir. Ce principe fait partie du droit séculier, fondé sur les principes des droits de
l'homme et de la protection des individus.

3- Les sources internationales:

 Les conventions internationales entre le Maroc et les autres Etats.

4-Les Branches du Droit


Traditionnellement, les branches du droit se classent en deux grandes catégories :
1- Le Droit Public et le Droit Privé
2- Le Droit National et le Droit International
En plus de ces disciplines principales, il existe également des sciences auxiliaires du droit.
1- Le Droit Public et le Droit Privé
1.a-Le Droit Public :
Le droit public régit l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics ainsi que les
relations entre les collectivités publiques et les particuliers. Il est axé sur la protection de
l'intérêt général.

 Droit Constitutionnel :Réglemente les compétences de l'État et le fonctionnement


des institutions politiques.
 Droit Administratif : Régule les sociétés publiques et les activités économiques et
sociales des collectivités et établissements publics.
 Droit Fiscal :Détermine les impôts et taxes dus par les citoyens et l'utilisation des
fonds perçus.
 Droit Pénal : Définit les sanctions corporelles et pécuniaires pour maintenir l'ordre et
punir les infractions.
1.b-Le Droit Privé :
Le droit privé organise les relations entre personnes privées et est centré sur la volonté des
individus.
 Droit Civil : Contient les règles de droit commun applicables aux relations entre
particuliers.
 Droit Commercial : Régule les commerçants et les opérations commerciales (actes de
commerce, etc.).

8
 Droit du Travail : Régule les relations entre employeurs et salariés, c’est-à-dire les
conditions de travail et les droits des travailleurs.
2-Le Droit National et le Droit International
2.a-Droit national (ou interne) : Régit les relations juridiques au sein d'un pays, sans
intervention d'éléments étrangers. Par exemple, un contrat de vente entre Marocains, pour
une maison au Maroc, payé en monnaie marocaine.
2.b-Droit international : Régit les relations entre différents pays et individus de
nationalités différentes. Il se divise en :
- Droit international public: Règles concernant les relations entre États souverains
et autres acteurs internationaux.
-Droit international privé : S'occupe des relations privées avec un élément
international, comme les mariages mixtes ou les questions de nationalité.

5- L’organisation judiciaire au Maroc :


L'ordre judiciaire marocain inclut les tribunaux de première instance, les cours d'appel, et
au sommet, la Cour de cassation. Il comporte aussi des juridictions spécialisées et
exceptionnelles pour des cas spécifiques.
1-juridiction de proximité:
Ces juridictions sont compétentes dans les affaires personnelles ou les affaires dont l'objet
ne dépasse pas 5000 DH.
2-Les tribunaux de première instance:
Ils jugent différentes affaires: civile, statut personnel, commerciale, pénale, sociale....
Le tribunal de première instance statue en collégialité(trois magistrats). Néanmoins, il peut
aussi statuer à juge unique pour certaines affaires.
3- La cour d'appel
Son rôle est d'examiner les recours en appel des décisions rendues par les tribunaux de
première instance (quand l'un des plaideurs n'est pas satisfait du jugement).
4-La cour suprême (cour de cassation):
Son rôle est de voir si la loi a été appliquée par le juge de la cour d'appel. Si la loi n'est pas
appliquée, le juge annule le jugement et renvoi l'affaire à une autre cour d'appel.
LES JURIDICTIONS SPÉCIALISÉES

9
Les juridictions spécialisées au Maroc incluent les tribunaux de commerce et les tribunaux
administratifs.

 Les tribunaux de commerce : créés en 1997 et opérationnels depuis 1998, comprennent les
tribunaux de commerce et les cours d’appel de commerce. Ils traitent les litiges
commerciaux et sont composés de magistrats professionnels.
 Les juridictions administratives au Maroc : régies par la loi 41-90, comprennent les
tribunaux administratifs et les cours d'appel administratives. Installés dans les principales
régions, ces tribunaux jugent les litiges relatifs aux contrats administratifs, aux affaires
électorales, et aux actions en réparation de dommages causés par les personnes publiques.
 Le Tribunal Militaire Permanent des Forces Armées Royales: qui juge les crimes des militaires
et ceux menaçant la sécurité nationale. La Haute Cour, qui jugeait les crimes des membres du
gouvernement, n'existe plus. Maintenant, les hauts fonctionnaires et les membres du
gouvernement sont jugés par les tribunaux ordinaires.
6-Le droit constitutionnel et le droit administratif
 Le droit constitutionnel: Est une branche du droit public qui étudie les règles juridiques
relatives à la structure de l'État et à l’exercice du pouvoir.
Une définition plus générale est proposée par Jacques Cadart: « l’ensemble des règles de
droit qui détermine la composition, les mécanismes et les compétences ou pouvoirs des
organes supérieurs de l'État: gouvernants et peuples ».

 Le droit administratif : C’est l’ensemble des règles définissant les droits et obligations de
l’administration, c’est-à-dire le gouvernement et l’appareil administratif. C’est un droit
centré sur l’appareil étatique. C’est la manière de soumettre l’Etat à des limites qui est le
droit.
7-Le droit civil et le droit de travail
 Le droit civil organise les relations privées entre les individus, définissant leurs droits
et obligations. C'est la base du droit privé et englobe :
1. Statut personnel : Règles sur l'état civil, le mariage, le divorce, et les successions.
2. Obligations et contrats : Relations juridiques entre débiteur et créancier, régies par le
Code des obligations et des contrats.

 Le droit du travail: est l'ensemble des règles juridiques applicables aux relations
individuelles et collectives qui naissent à l'occasion du travail entre les employeurs privés

10
ou assimilés et ceux qui travaillent sous leur autorité. La réglementation des conditions du
travail est régie par le code du travail (loi N 65-99 de 2003)
REMARQUE : Lorsque le travail est exécuté sous l’autorité de l’Etat et des autres personnes
publiques, il échappe en principe au droit du travail et relève du droit administratif. Le droit
du travail ne régit donc que les relations du travail privé.

8-Le droit communautaire


Le droit communautaire est l'ensemble des règles applicables au sein d'une communauté,
comme l'Union européenne. Aussi appelé droit européen, il s'intègre aux systèmes
juridiques des États membres pour harmoniser et coordonner leurs législations. Le droit
communautaire a primauté sur le droit national.
Par exemple, le Maroc a travaillé à aligner ses lois sur la pharmacovigilance avec les
standards de l'Union européenne. La pharmacovigilance concerne le suivi de la sécurité des
médicaments après leur mise sur le marché. En adoptant des pratiques similaires à celles de
l'UE, le Maroc assure que les médicaments sur son marché répondent aux critères de
sécurité et d'efficacité, comparables à ceux en vigueur dans les pays européens.
Cet alignement permet non seulement de protéger la santé publique au Maroc, mais aussi
de faciliter l'exportation de produits pharmaceutiques marocains vers l'Union européenne.

II- Les responsabilité juridiques del’Infirmier.


Les infirmiers sont responsables de leurs actions et doivent bien connaître leurs
différentes obligations. Ils doivent être attentifs et bien informés des règles et lois qui
régissent leur travail, comme le code pénal et d'autres textes juridiques importants.
En étant bien préparés et informés, les infirmiers peuvent mieux naviguer dans les
situations complexes et prendre des décisions éclairées qui respectent les normes
professionnelles et juridiques.
● Par exemple :- Si un infirmier administre un médicament incorrectement, ou s’il omet de
vérifier une prescription, cela peut entraîner une faute professionnelle pouvant être
poursuivie au pénal ou entraîner une sanction disciplinaire.
● - Si un infirmier divulgue des informations confidentielles concernant un patient sans son
consentement, il peut être poursuivi pour violation du secret médical, ce qui constitue une
infraction pénale.
III- Responsabilité éthique des infirmiers
11
En plus des responsabilité juridiques de l’infirmier, il ya une autre forme de responsabilité
qu’on nomme «la responsabilité éthique».
En outre, dans l’exercice de leur profession, les infirmiers peuvent se retrouver face a des
situations éthiques conflictuelles appelées: dilemmes éthiques.
Exemple de dilemme éthique : Un médecin diagnostique un cancer terminal chez une
patiente. Compte tenu de l’état dépressif de celle-ci, il estime qu’elle ne supporterait pas de
se savoir atteinte de cette maladie.
Son devoir d'informer sa patiente de son état entre en conflit avec celui de ne pas détruire
ce qui lui reste d'espoir dans la vie. Doit-il lui dire la vérité ou lui cacher sa condition?
Dans cet exemple, un principe et un devoir moral suggèrent d'adopter des comportements
opposés : le devoir du médecin de ne pas mentir s'oppose au principe de bienfaisance à
l'égard de sa patiente.
La responsabilité éthique concerne le respect de la dignité du patient, la confidentialité, le
consentement éclairé, et l’obligation de fournir des soins avec respect et impartialité.
. Exemple :
- Le respect du consentement éclairé : Un infirmier doit s’assurer que le patient comprend
bien la procédure médicale ou les soins qu’il va recevoir, et doit obtenir son consentement
avant de procéder, sauf en cas d'urgence. Ne pas respecter ce principe pourrait entraîner
des conséquences éthiques, même si le soin est administré conformément à la loi.
- La confidentialité : Les infirmiers sont tenus de garder toutes les informations relatives
aux patients confidentielles, que ce soit pour des raisons professionnelles ou personnelles.
La violation de cette confidentialité, par exemple en discutant des détails d’un patient avec
un collègue non concerné, va à l’encontre des principes éthiques et pourrait entraîner des
sanctions déontologiques.
Ainsi, la combinaison de la responsabilité juridique et éthique permet aux infirmiers de
travailler dans un cadre de sécurité, tant pour eux que pour leurs patients. Ils doivent être
formés non seulement aux compétences techniques, mais aussi à une pratique
respectueuse des normes légales et éthiques.
V. - Le droit pénal
Le droit pénal marocain sert à protéger l'ordre public, la sécurité des gens et les valeurs de la
société. Il impose des règles que tout le monde doit respecter, et si quelqu'un enfreint ces
règles, il peut être puni. Le droit pénal définit ce qui est interdit, qui est responsable et quelles
sont les sanctions à appliquer.

1- La Responsabilité Pénale de la Personne

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Article 132 du Code Pénal Marocain :
Toute personne saine d'esprit et capable de discernement est responsable de ses actes. Elle
peut être tenue responsable des infractions qu'elle commet, des crimes ou délits dont elle
est complice, ainsi que des tentatives de crimes et de certains délits. Ce principe peut être
modifié uniquement si la loi le prévoit.
Exemple :
● lorsque involontairement par imprudence, maladresse ou inattention un infirmier cause la
mort ou des blessures à un patient, celui-ci peut encourir des sanctions pénales.(Amandes,
emprisonnement..)
● Résumé :L'article 132 affirme que la responsabilité pénale repose sur la santé mentale et la
capacité de discernement de la personne. Cette dernière peut être responsable de ses actes,
qu’elle les ait commis directement, en tant que complice, ou même si elle a seulement tenté
de commettre un crime.
● -La responsabilité pénale:
● Exemple:
● lorsque involontairement par imprudence, maladresse ou inattention un infirmier cause la
mort ou des blessures à un patient, celui-ci peut encourir des sanctions pénales.(Amandes,
emprisonnement..)

2-Les Fonctions du Droit Pénal


Le droit pénal a pour fonction de punir les infractions. Contrairement à la sanction civile, qui
vise à réparer un dommage, la sanction pénale est répressive. Cependant, le droit pénal
moderne cherche aussi à réinsérer les coupables dans la société.

3- L'Infraction
Définition (Article 110 du Code Pénal Marocain) :
Une infraction est un acte ou une omission contraire à la loi pénale et puni par celle-ci. Elle
peut être un acte positif (comme le meurtre ou le vol) ou une abstention (comme le fait de
ne pas secourir une personne en danger).
Éléments constitutifs de l'infraction :
 Élément légal : La loi détermine ce qui est interdit (ex : article 505 pour le vol).
L'Élément Légal
Une action n'est une infraction que si la loi l'interdit, et une peine ne peut être appliquée
que si elle est prévue par la loi.

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Application de la loi la moins rigoureuse : Si plusieurs lois ont été en vigueur entre la
commission de l'infraction et le jugement, la loi la plus favorable à l'accusé est appliquée.
La loi pénale s'applique uniquement aux actes commis après son entrée en vigueur et ne
s'applique pas rétroactivement.

 Élément matériel : L'acte concret qui constitue l'infraction (ex : voler une chose).
L'Élément Matériel
Une infraction nécessite un acte concret, pas seulement une pensée coupable.
La tentative de crime est toujours punissable. La tentative de délit n'est punissable que si la
loi le prévoit spécifiquement. La tentative de contravention n'est jamais punissable.
 Élément moral : L'intention de commettre l'infraction.
L'Élément Moral
Responsabilité pénale : Pour qu'un acte soit punissable, il faut que l'auteur soit responsable,
c'est-à-dire capable de discernement et en pleine possession de ses facultés mentales.
L'infraction peut être commise volontairement (avec intention) ou involontairement (sans
intention).
Faute involontaire : Le code pénal précise cinq causes d'infractions involontaires dans
l'article 432.
VI. -La responsabilité civile de l’infirmier
1-la responsabilité civile :
Pour engager la responsabilité civile, il faut la réunion de trois éléments :
• Un dommage,
• Une faute,
• Un lien de causalité entre la faute et le dommage.
Exemples :
 -Erreur dans l’administration des médicaments : Si une infirmière administre un
médicament erroné à un patient, et que cela cause un préjudice à ce dernier (par exemple,
une réaction allergique), l'infirmière peut être tenue responsable civilement. Le dommage
(préjudice physique ou moral), la faute (erreur dans l'administration), et le lien de causalité
(le dommage est dû à l'erreur) doivent être prouvés.
 -Faute d’une infirmière liée à l’insuffisance du matériel : Si une infirmière ne peut pas
effectuer un soin correctement en raison du manque de matériel médical, cela peut
constituer une faute si la situation n'a pas été signalée ou résolue à temps. Le lien entre

14
l'insuffisance du matériel (faute) et le dommage causé au patient (préjudice subi) peut
engager la responsabilité civile de l'infirmière ou de l'établissement.
2- La notion de faute professionnelle :
 La faute professionnelle au Maroc est définie de manière complexe et parfois ambiguë. Selon
l'article 78 du DOC, une personne est responsable des dommages qu'elle cause par sa faute.
Les articles 79 et 80 précisent que l'État et ses agents sont responsables des dommages liés à
leurs fautes de service ou fautes graves. Le SGFP (articles 17 et 73) impose aux fonctionnaires
la responsabilité de leurs actes, avec des sanctions disciplinaires possibles, y compris la
suspension en cas de faute grave.
 DOC :Dahir des Obligations et des Contrats..
 SGFP :Statut Général de la Fonction Publique.
L'article 17 du SGFP Marocain
(…Dans le cas où un fonctionnaire a été poursuivi par un tiers pour faute de service, la
collectivité publique doit couvrir le fonctionnaire des condamnations civiles prononcées contre
lui.)
L'article 79 du DOC Marocain
« L'Etat et les municipalités sont responsables des dommages causés directement par le
fonctionnement de leurs administrations et par les fautes de service de leurs agents »
L'article 80 du DOC Marocain
Les agents de l'Etat et des municipalités sont personnellement responsables des dommages
causés par leur dol ou par des fautes lourdes dans l'exercice de leurs fonctions. L'Etat et les
municipalités ne peuvent être poursuivis à raison de ces dommages qu'en cas d’insolvabilité
des fonctionnaires responsables.
L'article 77 du DOC Marocain
« Tout fait quelconque de l'homme qui, sans l'autorité de la loi, cause sciemment et
volontairement à autrui un dommage matériel ou moral, oblige son auteur à réparer ledit
dommage, lorsqu'il est établi que ce fait en est la cause directe. Toute stipulation contraire
est sans effet. »
L’article 78 du DOC
« Chacun est responsable du dommage moral ou matériel qu'il a causé, non seulement par
son fait mais par sa faute lorsqu'il est établi que cette faute en est la cause directe.
La faute consiste soit à omettre ce qu'on était tenu de faire, soit faire ce dont on était tenu
de s'abstenir, sans intention de causer un dommage »
2-La responsabilité disciplinaire ou administrative :

15
Un infirmier peut faire l’objet d'une sanction disciplinaire ou administrative en cas de :
violation d’une règle professionnelle.
Désobéissance ou d’inobservation de mesures ou d'ordres émanant de son supérieur ou de
son employeur (dès lors que ceux-ci ne sont pas manifestement illégaux).
• A- La Responsabilités disciplinaires applicables aux fonctionnaires publics.
L'article 17 du SGFP Marocain : Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la
hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées.
Le fonctionnaire chargé d'assurer la marche d'un service est responsable à l'égard de ses
supérieurs de l'autorité qui lui a été conférée pour cet objet et de l'exécution des ordres qu’il
a donnés. La responsabilité propre de ses subordonnés ne le dégage en rien des
responsabilités qui lui incombent.
- Les sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires publics
L'article 66 du SGFP Marocain : Les sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires
comprennent par ordre croissant de gravité :
1. L’avertissement ;
2. Le blâme ;
3. La radiation du tableau d’avancement ;
4. L'abaissement d’échelon ;
5. La rétrogradation ;
6. La révocation,
- L'avertissement et le blâme sont prononcés par décision motivée de l'autorité ayant
pouvoir disciplinaire, sans consultation du conseil de discipline mais après avoir provoqué
les explications de l'intéressé;
L'article 73 du SGFP Marocain :
En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses
obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute
peut être immédiatement suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.
La décision prononçant la suspension d'un fonctionnaire doit préciser si l'intéressé conserve
pendant le temps où il est suspendu le bénéfice de son traitement ou déterminer la quotité
de la retenue qu'il subit. Exception est faite des prestations à caractère familial, qu'il continue
à percevoir en totalité.
• B- La Responsabilités disciplinaires applicables aux employés privés.
Article 20: (le code du travail)
L'employé est responsable, dans le cadre de son travail, de ses actes, de sa négligence, de
son manquement ou de son imprudence.

16
Article 21:(le code du travail)
L'employé doit se conformer aux ordres de l'employeur dans le cadre des dispositions légales
ou réglementaires, du contrat de travail, de la convention collective de travail ou du
règlement intérieur.
L'employé doit également respecter les textes régissant l'éthique professionnelle.
Les sanctions disciplinaires applicables aux employés privés.
Article 37:(le code du travail)
L'employeur peut imposer à l'employé l'une des sanctions disciplinaires suivantes en cas de
faute non grave :
1) L'avertissement
2) - Le blâme
3) - Le second blâme, ou la suspension du travail pour une durée ne dépassant pas huit jours
4) - Le troisième blâme, ou le transfert vers un autre service ou établissement, le cas échéant,
en tenant compte du lieu de résidence de l'employé.
• Le principe de gradation des sanctions administratives
Article 38: (le code du travail)
L'employeur doit respecter le principe de la gradation des sanctions disciplinaires. Après avoir
épuisé ces sanctions dans l'année, il peut procéder au licenciement de l'employé ; dans ce cas,
le licenciement est considéré comme justifié.
• Les sanctions disciplinaires applicables aux employés des hôpitaux privés.
Article 39:(le code du travail) Sont considérées comme des fautes graves pouvant entraîner
un licenciement les erreurs suivantes commises par l'employé :
1. - La commission d'un délit portant atteinte à l'honneur, à la probité ou aux mœurs, ayant fait
l'objet d'un jugement définitif et entraînant une privation de liberté.
2. - La divulgation d'un secret professionnel ayant causé un préjudice à l'entreprise.
Les actes suivants commis à l'intérieur de l'entreprise ou pendant le travail :
1. - Vol
2. - Abus de confiance …)
VII. Libertés publiques
3-syndicat
une organisation formée par des travailleurs ou des employeurs dans le but de défendre et
promouvoir leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux, Ils sont essentiels dans
le dialogue social et la protection des droits des travailleurs.

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2ème chapitre: la déontologie et l’éthique professionnel

I-La profession d’Infirmier:

L’infirmier est: « Personne qui ayant suivi des études professionnelles de base, est apte et
habilitée à assumer dans son pays la
responsabilité de l’ensemble des soins que requièrent la promotion de la santé, la
prévention de la maladie et les soins aux malades ».
L'OMS décrit le rôle des infirmiers comme étant celui d'aider les individus, les familles et les
groupes à atteindre leur plein potentiel physique, mental et social. Les soins infirmiers
comprennent la planification et l'exécution des soins curatifs et de réadaptation, en
abordant les aspects physiques, mentaux et sociaux de la vie qui influencent la santé, la
maladie, le handicap et la mort. Les infirmiers collaborent également avec les professionnels
d'autres domaines dans la prestation des services de santé.
(OMS : organisation mondiale de la santé)
Article 2 de la loi 43.13 relative à l'exercice des professions Infirmières au Maroc:
« L’infirmier est toute personne qui dispense, en fonction du titre ou diplôme qui l’y habilite,
des soins infirmiers à titre préventif, curatif ou palliatif.
L’infirmier dispense également, dans le cadre de son propre rôle, des soins visant à assurer
l’hygiène et le confort du malade.
Il participe, en outre, aux actions de planification, d’encadrement, de formation, de gestion
et de recherche en soins infirmiers. »

II- L’éthique et la déontologie


1-L’éthique
L'éthique est la discipline qui étudie les principes moraux régissant les actions humaines. Elle
cherche à déterminer ce qui est juste et bon, en mettant l'accent sur la responsabilité individuelle
et collective, et elle évolue en fonction des changements sociaux et culturels.
2-La déontologie:
 Elle désigne l’ensemble des règles et devoirs liés à l’exercice d’une profession.

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 On parle également de morale professionnelle.
La déontologie est une forme de morale professionnelle qui se traduit par des devoirs
envers autrui (envers les patients, envers les confrères, collègues, envers la profession...).

La différence ente l’éthique et la déontologie


 L'éthique en général ne force pas les gens à agir d'une certaine manière et ne prévoit pas de
sanctions légales. En revanche, l'éthique professionnelle peut parfois imposer des règles et des
sanctions dans les codes déontologiques des professions..
 La déontologie fait partie de ce que l’on appelle l’éthique normative et présente une série de
principes et de règles devant être obligatoirement respectés.

3-Fondements de l’éthique
L’éthique a pour base:

 Le droit
 Le devoir
 La responsabilité
 La sanction
1) Le droit
Le droit est un ensemble de règles régissant les relations sociales pour le bien commun.

1. Droit naturel : Règles dictées par la raison ou la nature humaine.


2. Droit positif : Règles établies par le législateur.
2) Le devoir
Signifie l’obligation , ce à quoi on est obligé par la morale , par la loi , la raison et les
convenances .
Les obligations de l’infirmier sont dictées par:
 La loi
 La religion et les coutumes

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 Les devoirs envers le malade : L’hospitalisation est ressenti comme un choc, un sentiment
de solitude, la rupture avec le cadre habituel de la vie d’où la nécessité d’un climat
favorable et une qualité d’accueil.
 Les devoirs envers l’entourage du malade : L’infirmier doit à la famille du malade une
action morale et une action éducative:
- calmer les inquiétudes des proches du malade en leur donnant des explications
( tout en respectant le secret professionnel…..).
- Le rôle éducateur de l’infirmier est important.
 Les devoirs envers les collègues :
• S’abstenir de dominer ses collègues ou de les discuter.
• Eviter les remarques et les critiques négatives.
• S’interdire de détourner la clientèle à son profit.
• Développer l’assistance morale et d’entraide.
• Etablir une sympathie mutuelle.
• Eviter la jalousie et la méfiance.
• Respecter le libre choix des patients.
• Assurer les prestations pendant l’absence d’un collègue et l’informer après son
retour de l’évolution de l’état du patient.
 Les devoirs envers la profession
• Se sentir responsable de ses actes et avoir le souci constant de servir ses patients.
• Savoir qu’il représente un membre d’une profession estimable de caractère humain.
• Veiller constamment à l’amélioration de ses qualités professionnelles par la
formation continue.
• S’interdire à l’exercice illégal des professions médicales et paramédicales.
• Avoir le souci constant de la formation des étudiants.
• Valoriser la profession en respectant son droit à une rémunération équitable, à des
conditions honorables de travail et des possibilités de perfectionnement et de
promotion correspondantes à la hauteur des taches qu’il assume.

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3) La responsabilité:
4) La sanction
Lorsque l’infirmier manque à ses obligations professionnelles, la responsabilité disciplinaire
ou administrative est engagée:

LA MORALE
La morale C'est l'ensemble des normes, des règles de conduite, propres à une société donnée,
souvent même tenues comme universellement valables. Sur un plan plus philosophique, c'est
l'ensemble des règles qui définissent comment faire le bien et comment éviter de faire le mal.
La morale est donc impérative, directive, normative, voire justicière, car possiblement à
l'origine de récompense ou de sanction.

III- Les qualités morales et attitudes de l’infirmier envers l’environnement de


soins
 La profession infirmière exige:
 Professionnalisme : le savoir, le savoir-faire, le savoir-être….
 Qualités humaines et relationnelles : L’écoute et Qualité relationnelle….
 Une forte motivation : leadership, organisation et l’ordre, l’initiative…
 L’infirmier joue un rôle clé dans les structures de soins, puisqu‘il est le relais entre le
patient, sa famille et le médecin. De ce fait, il doit jouir de ces qualités afin de
répondre convenablement aux exigences de cette profession.
1- Les qualités morales et attitudes :
 Respect de la personne humaine : Traiter chaque patient avec dignité.
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 Conscience professionnelle: Agir avec rigueur et responsabilité.
 Secret professionnel : Protéger la confidentialité des patients.
 Travail en équipe : Collaborer efficacement avec les autres professionnels.
 Patience : Gérer calmement les situations difficiles.
 Disponibilité : Être prêt à répondre aux besoins des patients à tout moment.
 Dévouement : S'engager pleinement pour le bien-être des patients.
 Tact : Agir avec délicatesse dans les situations sensibles.
 Empathie : Comprendre et partager les sentiments des patients.
 Force de caractère : Rester stable face aux défis.
 Souci de se maintenir à jour : Continuer à apprendre pour offrir les meilleurs soins.
(Ex : formation continue)
2- Les principaux principes:
 Selon certains auteurs, ; les principes les plus importants pour la pratique des soins
infirmiers sont :
 La bienveillance: Le souci de faire le bien.
 La bienfaisance et la non-malfaisance : Faire du bien et ne pas nuire aux patient.
 L’autonomie: Respecter le choix d’une personne apte et ses décisions éclairées. (Par
exemple, un infirmier devrait respecter le refus d’un patient de prendre un
médicament, s’il a reçu toute l’information nécessaire à la prise de cette décision.
IV- Le secret professionnel
Le secret professionnel est un droit du malade qui couvre non seulement ce qui a été confié,
mais aussi ce qui a été vu, lu, entendu, constaté ou compris à l’occasion de la profession et
qui doit rester secret.
C’est donc une obligation qui découle de la confiance du patient à tout membre de l’équipe
de santé.
Cette obligation est double, initialement de nature purement morale, mais qui devient
également juridique.
Article 446 (le code pénal) :
Les médecins, chirurgiens ou officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes
ou toutes autres personnes dépositaires, par état ou profession ou par fonctions
permanentes ou temporaires, des secrets qu'on leur confie, qui, hors le cas où la loi les
oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, ont révélé ces secrets, sont punis de
l'emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de mille deux cent à vingt mille
dirhams.
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Toutefois, les personnes énumérées ci-dessus n'encourent pas les peines prévues à l'alinéa
précédent :
1º Lorsque, sans y être tenues, elles dénoncent les avortements dont elles ont eu
connaissance à l'occasion de l'exercice de leur profession ou de leurs fonctions;
2° Lorsqu'elles dénoncent aux autorités judiciaires ou administratives compétentes les faits
délictueux et les actes de mauvais traitement ou de privations perpétrés contre des enfants
de moins de dix-huit ans ou par l'un des époux contre l'autre ou contre une femme 170 et
dont elles ont eu connaissance à l'occasion de l'exercice de leur profession ou de leurs
fonctions.
Citées en justice pour des affaires relatives aux infractions visées ci- dessus, lesdites
personnes demeurent libres de fournir ou non leur témoignage.
Article 18 du SGFP Marocain :
Indépendamment des règles instituées dans le code pénal en matière de secret
professionnel, tout fonctionnaire est lié par l'obligation de discrétion professionnelle pour
tout ce qui concerne les faits et informations dont il a connaissance dans l'exercice ou à
l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Tout détournement, toute communication contraire
au règlement de pièces ou documents de service à des tiers sont formellement interdits. En
dehors des cas prévus par les règles en vigueur, seule l'autorité du ministre dont dépend le
fonctionnaire peut délier celui-ci de cette obligation de discrétion ou le relever de
l'interdiction édictée ci-dessus.

v- Conséquences de divulgation du secret professionnel infirmier.


la divulgation du secret professionnel par un infirmier est une faute grave aux
conséquences multiples et peut compromettre non seulement la carrière de l'infirmier,
mais aussi la qualité des soins et la confiance dans le système de santé sur plusieurs plan :

1-Conséquences juridiques :
En droit marocain, la violation du secret professionnel est une infraction pénale. L'infirmier
peut être poursuivi en justice et encourir des sanctions, comme des amendes ou des peines
de prison.

2-Conséquences professionnelles :
L'infirmier peut faire l'objet de sanctions disciplinaires de la part de son employeur ou de
l'ordre professionnel auquel il appartient. Cela peut aller d'un avertissement à une
suspension, voire une radiation.
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Une divulgation peut gravement affecter la confiance entre l'infirmier et ses patients,
ainsi qu'entre l'infirmier et ses collègues.

3-Conséquences éthiques :
Le respect du secret professionnel est un des fondements de la déontologie infirmière. La
divulgation non autorisée peut être perçue comme une faute grave, compromettant
l'intégrité professionnelle de l'infirmier.

4- Conséquences sociales :
La réputation de l'infirmier peut subir des dommages importants, ce qui pourrait nuire
durablement à sa carrière. De plus, une atteinte au secret professionnel peut éroder la
confiance des patients envers le système de santé, avec des conséquences potentielles pour
la santé publique.

5- Conséquences administratives :
L'infirmier peut perdre son droit d'exercer temporairement ou définitivement si la faute est
jugée grave par les autorités compétentes.

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