Resumé Droit
Resumé Droit
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Plan du contenu
1ère chapitre: Droit
I-Introduction du droit
1-Definition
2- Les concepts du droit
3-Les sources de droit
4-Les Branches du Droit
5- L’organisation judiciaire au Maroc
6-Le droit constitutionnel et le droit administratif
7-Le droit civil et le droit de travail
8-Le droit communautaire
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Plan du contenu
- Libertés publiques
1-Definition
2-Associations
3-syndicat
4-Chartes relatives aux droits de l'homme, de la femme, et de l'enfant.
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1ère chapitre: Droit
I-Introduction du droit
1-Definition
Le droit est un ensemble de règles de conduite obligatoires, sanctionnées, et
nécessairement exécutées par leurs destinataires, qu'ils soient des individus ou des groupes,
dans une société, régissant les rapports entre les hommes (droit objectif). Le mot désigne aussi
les prérogatives reconnues aux personnes (droit subjectif).
-Le droit objectif
Le droit est défini sous l’angle de son objet à savoir l’organisation de la vie en société des
personnes. Le droit c’est l’ensemble des règles générales, définies et acceptées par les
personnes, afin de régir les rapports sociaux, et garanties, sanctionnées, par l'intervention de la
puissance publique, c'est-à-dire de l'État. L'ensemble de ces règles constitue le droit objectif.
Ces règles sont répertoriées selon des domaines spécifiques : droit civil, droit commercial, droit
de travail, droit pénal, droit des sociétés….
exemples de droit objectif dans le Code du travail :
Le salaire minimum : Le Code du travail marocain fixe un salaire minimum que tous les
employeurs sont tenus de respecter. Cette règle est impérative et fait partie du droit objectif,
obligeant chaque employeur à verser un salaire qui ne soit pas inférieur à ce seuil afin de
garantir un niveau de vie décent aux travailleurs.
-Le droit subjectif
Le mot droit à une seconde signification qui est rattachée au sujet du droit et non à la règle de
droit elle-même. En effet, le droit subjectif concerne les prérogatives spécifiques que le droit
reconnaît à une personne. Par exemple, le code de la famille (droit objectif) donne au père le
droit d'exercer son autorité parentale sur ses enfants (droit subjectif). De même, le droit civil
reconnaît à une personne le droit de posséder des biens. Ainsi, le droit subjectif représente les
privilèges ou droits qu'une personne peut exercer grâce aux lois établies.
Par exemple, le droit à la liberté permet à chacun d’exercer sa liberté de pensée, d'expression
et de déplacement sans entrave injustifiée. Le droit à la propriété, quant à lui, offre à l’individu
la possibilité de posséder, d’utiliser et de gérer ses biens de manière autonome.
2- Les concepts du droit
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1-Les règles du droit
Le droit est un ensemble de règles :
- Générales : il s'applique d'une façon impersonnelle sans distinction.
- Permanentes : il s'applique à chaque fois qu'une situation le demande.
L'infraction à ces règles est sanctionnée, et vise à établir un ordre social juste.
L’objectif final de ces règles est de favoriser un ordre social équitable, où les droits et les
devoirs de chaque individu sont respectés et protégés, tout en assurant le maintien de
l’ordre public et la préservation des valeurs fondamentales de la société.
2 Les hiérarchies des lois :
A- La Constitution : est le document suprême et fondamental qui contient un ensemble de
règles et de principes définissant la forme de l'État, le système de gouvernement, et la
manière dont les pouvoirs sont répartis entre les différentes institutions. Elle établit
également les droits et devoirs des citoyens. La Constitution est une référence juridique
essentielle sur laquelle se fondent toutes les autres lois, et aucune ne doit entrer en conflit
avec elle.
B- Le Dahir :
C’est un texte qui relève de la compétence du Roi, 3ème paragraphe de l’Art. 42 de la
constitution de 2011 marocaine «… Le Roi exerce ces mission par dahirs en vertu des
pouvoirs qui Lui sont expressément dévolus par la présente Constitution… ». Exp: Dahir
n°1.03.194 du 14 rejeb (11 septembre 2003) portant promulgation de la loi n° 65-99 relative
au Code du Travail.
C-Loi
La loi est une règle juridique mise par écrit, qui s'applique de manière générale à tous sans
exception. Elle est adoptée par le Parlement, composé de l'Assemblée nationale et du Sénat,
selon un processus spécifique. La loi est l'une des principales bases du droit et tous les
citoyens d'un pays sont tenus de la respecter.(ex : l’infirmier doit respecter le secret
professionnel autrement il sera puni par la loi.)
Sont des lois spéciales prévues par la Constitution pour préciser comment certaines règles
constitutionnelles doivent être appliquées. Elles concernent principalement le
fonctionnement des grandes institutions du pays. Par exemple, la loi organique peut définir
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comment le Conseil économique, social et environnemental doit être organisé et
fonctionner, ou comment le droit de grève doit s’exercer. Elles sont donc essentielles pour
mettre en œuvre les dispositions prévues par la Constitution.
Lois ordinaires:
Ces lois concernent l’ensemble de règles juridiques élaborées par le pouvoir législatif et dans
les domaines sont précisés par la constitution de 2011 (art. 71). Parmi les domaines
concernés, nous pouvons noter :
-Les droits individuels et collectifs énumérés au titre premier de la Constitution ;
-Le statut général de la fonction publique ;
-Les principes et les règles du système de santé ;
-Le régime des obligations civiles et commerciales,…
D- Règlement :
Le règlement est l’ensemble des règles Auxquelles sont soumis les membres d’un groupe ou
bien d’un organisme. Exp : règlement intérieur des hôpitaux (RIH), règlement intérieur des
ISPITS…
E- Décret :
Le décret est un acte juridique utilisé par le gouvernement (pouvoir exécutif) pour établir des
règles dans les domaines qui ne relèvent pas de la loi. En substance, le domaine réglementaire
concerne tout ce qui n'est pas spécifiquement couvert par la loi. D'un point de vue formel, un
décret est signé par le chef du gouvernement et contresigné par le ou les ministres concernés.
F- Arrêté:
Un arrêté est une décision administrative prise par une autorité autre que le Président ou le
Premier ministre, telle qu'un ministre, un préfet, ou un maire. Il peut être de portée nationale
ou locale et sert à appliquer ou à compléter les dispositions législatives ou réglementaires.
J- Circulaire :
La circulaire est une note d'organisation interne utilisée par les autorités administratives,
comme un ministre ou un préfet, pour communiquer avec leurs services. Elle sert à
transmettre des informations ou des directives à l'intérieur d'un ministère ou entre un
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ministère et ses services locaux sur le terrain. Par exemple, une circulaire peut être envoyée
pour s'assurer que tous les services d'un ministère reçoivent et appliquent les mêmes
instructions.
H- Note de service:
La note de service est un document écrit interne utilisé par un supérieur hiérarchique
pour donner des instructions à un ou plusieurs subordonnés. Elle a un caractère obligatoire
et exprime des ordres clairs, des directives ou des consignes que les destinataires doivent
suivre et exécuter.
Les lois : sont des règles juridiques votées par le Parlement, selon les dispositions de la
Constitution.
Les règlements (ou lois secondaires) : sont des règles créées par le pouvoir exécutif pour
appliquer les lois et gérer les services publics. Ils incluent les règlements exécutifs,
d’organisation, et de police.
2- Les sources traditionnelles(ou historique) :
Le droit religieux : Le droit religieux désigne les règles et principes issus d’une religion qui
régissent des domaines spécifiques du droit. Ces normes sont basées sur les enseignements
sacrés et sont souvent appliquées dans les affaires touchant le statut personnel, comme le
mariage, le divorce, l’héritage, et les questions de la famille.
La jurisprudence : c’est l’ensembles des décisions rendues par les Cours et les Tribunaux pour
la solution d'une situation juridique donnée.
La doctrine : C’est l’ensemble des principes ou d’opinions liés à un penseur, à un mouvement
littéraire, religieux, politique, etc..
La coutume : La coutume est une règle de droit non écrite, fondée sur une pratique répétée et acceptée
par une communauté. Elle peut naître d’une pratique sociale ou d’une convention qui devient, avec le temps,
(ex : l’infirmier ne doit pas faire de distinction
considérée comme une norme juridique obligatoire.*
entre les malades quelque soient la race , la confession, la nationalité , la couleur ou leur
niveau socio-économique.)
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Le droit séculier : inspiré de la législation étrangère. Exemple précis : Le Code de déontologie des
infirmiers stipule que l'infirmier doit s'assurer que le patient a bien compris les informations relatives à son
traitement avant d'intervenir. Ce principe fait partie du droit séculier, fondé sur les principes des droits de
l'homme et de la protection des individus.
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Droit du Travail : Régule les relations entre employeurs et salariés, c’est-à-dire les
conditions de travail et les droits des travailleurs.
2-Le Droit National et le Droit International
2.a-Droit national (ou interne) : Régit les relations juridiques au sein d'un pays, sans
intervention d'éléments étrangers. Par exemple, un contrat de vente entre Marocains, pour
une maison au Maroc, payé en monnaie marocaine.
2.b-Droit international : Régit les relations entre différents pays et individus de
nationalités différentes. Il se divise en :
- Droit international public: Règles concernant les relations entre États souverains
et autres acteurs internationaux.
-Droit international privé : S'occupe des relations privées avec un élément
international, comme les mariages mixtes ou les questions de nationalité.
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Les juridictions spécialisées au Maroc incluent les tribunaux de commerce et les tribunaux
administratifs.
Les tribunaux de commerce : créés en 1997 et opérationnels depuis 1998, comprennent les
tribunaux de commerce et les cours d’appel de commerce. Ils traitent les litiges
commerciaux et sont composés de magistrats professionnels.
Les juridictions administratives au Maroc : régies par la loi 41-90, comprennent les
tribunaux administratifs et les cours d'appel administratives. Installés dans les principales
régions, ces tribunaux jugent les litiges relatifs aux contrats administratifs, aux affaires
électorales, et aux actions en réparation de dommages causés par les personnes publiques.
Le Tribunal Militaire Permanent des Forces Armées Royales: qui juge les crimes des militaires
et ceux menaçant la sécurité nationale. La Haute Cour, qui jugeait les crimes des membres du
gouvernement, n'existe plus. Maintenant, les hauts fonctionnaires et les membres du
gouvernement sont jugés par les tribunaux ordinaires.
6-Le droit constitutionnel et le droit administratif
Le droit constitutionnel: Est une branche du droit public qui étudie les règles juridiques
relatives à la structure de l'État et à l’exercice du pouvoir.
Une définition plus générale est proposée par Jacques Cadart: « l’ensemble des règles de
droit qui détermine la composition, les mécanismes et les compétences ou pouvoirs des
organes supérieurs de l'État: gouvernants et peuples ».
Le droit administratif : C’est l’ensemble des règles définissant les droits et obligations de
l’administration, c’est-à-dire le gouvernement et l’appareil administratif. C’est un droit
centré sur l’appareil étatique. C’est la manière de soumettre l’Etat à des limites qui est le
droit.
7-Le droit civil et le droit de travail
Le droit civil organise les relations privées entre les individus, définissant leurs droits
et obligations. C'est la base du droit privé et englobe :
1. Statut personnel : Règles sur l'état civil, le mariage, le divorce, et les successions.
2. Obligations et contrats : Relations juridiques entre débiteur et créancier, régies par le
Code des obligations et des contrats.
Le droit du travail: est l'ensemble des règles juridiques applicables aux relations
individuelles et collectives qui naissent à l'occasion du travail entre les employeurs privés
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ou assimilés et ceux qui travaillent sous leur autorité. La réglementation des conditions du
travail est régie par le code du travail (loi N 65-99 de 2003)
REMARQUE : Lorsque le travail est exécuté sous l’autorité de l’Etat et des autres personnes
publiques, il échappe en principe au droit du travail et relève du droit administratif. Le droit
du travail ne régit donc que les relations du travail privé.
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Article 132 du Code Pénal Marocain :
Toute personne saine d'esprit et capable de discernement est responsable de ses actes. Elle
peut être tenue responsable des infractions qu'elle commet, des crimes ou délits dont elle
est complice, ainsi que des tentatives de crimes et de certains délits. Ce principe peut être
modifié uniquement si la loi le prévoit.
Exemple :
● lorsque involontairement par imprudence, maladresse ou inattention un infirmier cause la
mort ou des blessures à un patient, celui-ci peut encourir des sanctions pénales.(Amandes,
emprisonnement..)
● Résumé :L'article 132 affirme que la responsabilité pénale repose sur la santé mentale et la
capacité de discernement de la personne. Cette dernière peut être responsable de ses actes,
qu’elle les ait commis directement, en tant que complice, ou même si elle a seulement tenté
de commettre un crime.
● -La responsabilité pénale:
● Exemple:
● lorsque involontairement par imprudence, maladresse ou inattention un infirmier cause la
mort ou des blessures à un patient, celui-ci peut encourir des sanctions pénales.(Amandes,
emprisonnement..)
3- L'Infraction
Définition (Article 110 du Code Pénal Marocain) :
Une infraction est un acte ou une omission contraire à la loi pénale et puni par celle-ci. Elle
peut être un acte positif (comme le meurtre ou le vol) ou une abstention (comme le fait de
ne pas secourir une personne en danger).
Éléments constitutifs de l'infraction :
Élément légal : La loi détermine ce qui est interdit (ex : article 505 pour le vol).
L'Élément Légal
Une action n'est une infraction que si la loi l'interdit, et une peine ne peut être appliquée
que si elle est prévue par la loi.
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Application de la loi la moins rigoureuse : Si plusieurs lois ont été en vigueur entre la
commission de l'infraction et le jugement, la loi la plus favorable à l'accusé est appliquée.
La loi pénale s'applique uniquement aux actes commis après son entrée en vigueur et ne
s'applique pas rétroactivement.
Élément matériel : L'acte concret qui constitue l'infraction (ex : voler une chose).
L'Élément Matériel
Une infraction nécessite un acte concret, pas seulement une pensée coupable.
La tentative de crime est toujours punissable. La tentative de délit n'est punissable que si la
loi le prévoit spécifiquement. La tentative de contravention n'est jamais punissable.
Élément moral : L'intention de commettre l'infraction.
L'Élément Moral
Responsabilité pénale : Pour qu'un acte soit punissable, il faut que l'auteur soit responsable,
c'est-à-dire capable de discernement et en pleine possession de ses facultés mentales.
L'infraction peut être commise volontairement (avec intention) ou involontairement (sans
intention).
Faute involontaire : Le code pénal précise cinq causes d'infractions involontaires dans
l'article 432.
VI. -La responsabilité civile de l’infirmier
1-la responsabilité civile :
Pour engager la responsabilité civile, il faut la réunion de trois éléments :
• Un dommage,
• Une faute,
• Un lien de causalité entre la faute et le dommage.
Exemples :
-Erreur dans l’administration des médicaments : Si une infirmière administre un
médicament erroné à un patient, et que cela cause un préjudice à ce dernier (par exemple,
une réaction allergique), l'infirmière peut être tenue responsable civilement. Le dommage
(préjudice physique ou moral), la faute (erreur dans l'administration), et le lien de causalité
(le dommage est dû à l'erreur) doivent être prouvés.
-Faute d’une infirmière liée à l’insuffisance du matériel : Si une infirmière ne peut pas
effectuer un soin correctement en raison du manque de matériel médical, cela peut
constituer une faute si la situation n'a pas été signalée ou résolue à temps. Le lien entre
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l'insuffisance du matériel (faute) et le dommage causé au patient (préjudice subi) peut
engager la responsabilité civile de l'infirmière ou de l'établissement.
2- La notion de faute professionnelle :
La faute professionnelle au Maroc est définie de manière complexe et parfois ambiguë. Selon
l'article 78 du DOC, une personne est responsable des dommages qu'elle cause par sa faute.
Les articles 79 et 80 précisent que l'État et ses agents sont responsables des dommages liés à
leurs fautes de service ou fautes graves. Le SGFP (articles 17 et 73) impose aux fonctionnaires
la responsabilité de leurs actes, avec des sanctions disciplinaires possibles, y compris la
suspension en cas de faute grave.
DOC :Dahir des Obligations et des Contrats..
SGFP :Statut Général de la Fonction Publique.
L'article 17 du SGFP Marocain
(…Dans le cas où un fonctionnaire a été poursuivi par un tiers pour faute de service, la
collectivité publique doit couvrir le fonctionnaire des condamnations civiles prononcées contre
lui.)
L'article 79 du DOC Marocain
« L'Etat et les municipalités sont responsables des dommages causés directement par le
fonctionnement de leurs administrations et par les fautes de service de leurs agents »
L'article 80 du DOC Marocain
Les agents de l'Etat et des municipalités sont personnellement responsables des dommages
causés par leur dol ou par des fautes lourdes dans l'exercice de leurs fonctions. L'Etat et les
municipalités ne peuvent être poursuivis à raison de ces dommages qu'en cas d’insolvabilité
des fonctionnaires responsables.
L'article 77 du DOC Marocain
« Tout fait quelconque de l'homme qui, sans l'autorité de la loi, cause sciemment et
volontairement à autrui un dommage matériel ou moral, oblige son auteur à réparer ledit
dommage, lorsqu'il est établi que ce fait en est la cause directe. Toute stipulation contraire
est sans effet. »
L’article 78 du DOC
« Chacun est responsable du dommage moral ou matériel qu'il a causé, non seulement par
son fait mais par sa faute lorsqu'il est établi que cette faute en est la cause directe.
La faute consiste soit à omettre ce qu'on était tenu de faire, soit faire ce dont on était tenu
de s'abstenir, sans intention de causer un dommage »
2-La responsabilité disciplinaire ou administrative :
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Un infirmier peut faire l’objet d'une sanction disciplinaire ou administrative en cas de :
violation d’une règle professionnelle.
Désobéissance ou d’inobservation de mesures ou d'ordres émanant de son supérieur ou de
son employeur (dès lors que ceux-ci ne sont pas manifestement illégaux).
• A- La Responsabilités disciplinaires applicables aux fonctionnaires publics.
L'article 17 du SGFP Marocain : Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la
hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées.
Le fonctionnaire chargé d'assurer la marche d'un service est responsable à l'égard de ses
supérieurs de l'autorité qui lui a été conférée pour cet objet et de l'exécution des ordres qu’il
a donnés. La responsabilité propre de ses subordonnés ne le dégage en rien des
responsabilités qui lui incombent.
- Les sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires publics
L'article 66 du SGFP Marocain : Les sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires
comprennent par ordre croissant de gravité :
1. L’avertissement ;
2. Le blâme ;
3. La radiation du tableau d’avancement ;
4. L'abaissement d’échelon ;
5. La rétrogradation ;
6. La révocation,
- L'avertissement et le blâme sont prononcés par décision motivée de l'autorité ayant
pouvoir disciplinaire, sans consultation du conseil de discipline mais après avoir provoqué
les explications de l'intéressé;
L'article 73 du SGFP Marocain :
En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses
obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute
peut être immédiatement suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.
La décision prononçant la suspension d'un fonctionnaire doit préciser si l'intéressé conserve
pendant le temps où il est suspendu le bénéfice de son traitement ou déterminer la quotité
de la retenue qu'il subit. Exception est faite des prestations à caractère familial, qu'il continue
à percevoir en totalité.
• B- La Responsabilités disciplinaires applicables aux employés privés.
Article 20: (le code du travail)
L'employé est responsable, dans le cadre de son travail, de ses actes, de sa négligence, de
son manquement ou de son imprudence.
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Article 21:(le code du travail)
L'employé doit se conformer aux ordres de l'employeur dans le cadre des dispositions légales
ou réglementaires, du contrat de travail, de la convention collective de travail ou du
règlement intérieur.
L'employé doit également respecter les textes régissant l'éthique professionnelle.
Les sanctions disciplinaires applicables aux employés privés.
Article 37:(le code du travail)
L'employeur peut imposer à l'employé l'une des sanctions disciplinaires suivantes en cas de
faute non grave :
1) L'avertissement
2) - Le blâme
3) - Le second blâme, ou la suspension du travail pour une durée ne dépassant pas huit jours
4) - Le troisième blâme, ou le transfert vers un autre service ou établissement, le cas échéant,
en tenant compte du lieu de résidence de l'employé.
• Le principe de gradation des sanctions administratives
Article 38: (le code du travail)
L'employeur doit respecter le principe de la gradation des sanctions disciplinaires. Après avoir
épuisé ces sanctions dans l'année, il peut procéder au licenciement de l'employé ; dans ce cas,
le licenciement est considéré comme justifié.
• Les sanctions disciplinaires applicables aux employés des hôpitaux privés.
Article 39:(le code du travail) Sont considérées comme des fautes graves pouvant entraîner
un licenciement les erreurs suivantes commises par l'employé :
1. - La commission d'un délit portant atteinte à l'honneur, à la probité ou aux mœurs, ayant fait
l'objet d'un jugement définitif et entraînant une privation de liberté.
2. - La divulgation d'un secret professionnel ayant causé un préjudice à l'entreprise.
Les actes suivants commis à l'intérieur de l'entreprise ou pendant le travail :
1. - Vol
2. - Abus de confiance …)
VII. Libertés publiques
3-syndicat
une organisation formée par des travailleurs ou des employeurs dans le but de défendre et
promouvoir leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux, Ils sont essentiels dans
le dialogue social et la protection des droits des travailleurs.
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2ème chapitre: la déontologie et l’éthique professionnel
L’infirmier est: « Personne qui ayant suivi des études professionnelles de base, est apte et
habilitée à assumer dans son pays la
responsabilité de l’ensemble des soins que requièrent la promotion de la santé, la
prévention de la maladie et les soins aux malades ».
L'OMS décrit le rôle des infirmiers comme étant celui d'aider les individus, les familles et les
groupes à atteindre leur plein potentiel physique, mental et social. Les soins infirmiers
comprennent la planification et l'exécution des soins curatifs et de réadaptation, en
abordant les aspects physiques, mentaux et sociaux de la vie qui influencent la santé, la
maladie, le handicap et la mort. Les infirmiers collaborent également avec les professionnels
d'autres domaines dans la prestation des services de santé.
(OMS : organisation mondiale de la santé)
Article 2 de la loi 43.13 relative à l'exercice des professions Infirmières au Maroc:
« L’infirmier est toute personne qui dispense, en fonction du titre ou diplôme qui l’y habilite,
des soins infirmiers à titre préventif, curatif ou palliatif.
L’infirmier dispense également, dans le cadre de son propre rôle, des soins visant à assurer
l’hygiène et le confort du malade.
Il participe, en outre, aux actions de planification, d’encadrement, de formation, de gestion
et de recherche en soins infirmiers. »
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On parle également de morale professionnelle.
La déontologie est une forme de morale professionnelle qui se traduit par des devoirs
envers autrui (envers les patients, envers les confrères, collègues, envers la profession...).
3-Fondements de l’éthique
L’éthique a pour base:
Le droit
Le devoir
La responsabilité
La sanction
1) Le droit
Le droit est un ensemble de règles régissant les relations sociales pour le bien commun.
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Les devoirs envers le malade : L’hospitalisation est ressenti comme un choc, un sentiment
de solitude, la rupture avec le cadre habituel de la vie d’où la nécessité d’un climat
favorable et une qualité d’accueil.
Les devoirs envers l’entourage du malade : L’infirmier doit à la famille du malade une
action morale et une action éducative:
- calmer les inquiétudes des proches du malade en leur donnant des explications
( tout en respectant le secret professionnel…..).
- Le rôle éducateur de l’infirmier est important.
Les devoirs envers les collègues :
• S’abstenir de dominer ses collègues ou de les discuter.
• Eviter les remarques et les critiques négatives.
• S’interdire de détourner la clientèle à son profit.
• Développer l’assistance morale et d’entraide.
• Etablir une sympathie mutuelle.
• Eviter la jalousie et la méfiance.
• Respecter le libre choix des patients.
• Assurer les prestations pendant l’absence d’un collègue et l’informer après son
retour de l’évolution de l’état du patient.
Les devoirs envers la profession
• Se sentir responsable de ses actes et avoir le souci constant de servir ses patients.
• Savoir qu’il représente un membre d’une profession estimable de caractère humain.
• Veiller constamment à l’amélioration de ses qualités professionnelles par la
formation continue.
• S’interdire à l’exercice illégal des professions médicales et paramédicales.
• Avoir le souci constant de la formation des étudiants.
• Valoriser la profession en respectant son droit à une rémunération équitable, à des
conditions honorables de travail et des possibilités de perfectionnement et de
promotion correspondantes à la hauteur des taches qu’il assume.
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3) La responsabilité:
4) La sanction
Lorsque l’infirmier manque à ses obligations professionnelles, la responsabilité disciplinaire
ou administrative est engagée:
LA MORALE
La morale C'est l'ensemble des normes, des règles de conduite, propres à une société donnée,
souvent même tenues comme universellement valables. Sur un plan plus philosophique, c'est
l'ensemble des règles qui définissent comment faire le bien et comment éviter de faire le mal.
La morale est donc impérative, directive, normative, voire justicière, car possiblement à
l'origine de récompense ou de sanction.
1-Conséquences juridiques :
En droit marocain, la violation du secret professionnel est une infraction pénale. L'infirmier
peut être poursuivi en justice et encourir des sanctions, comme des amendes ou des peines
de prison.
2-Conséquences professionnelles :
L'infirmier peut faire l'objet de sanctions disciplinaires de la part de son employeur ou de
l'ordre professionnel auquel il appartient. Cela peut aller d'un avertissement à une
suspension, voire une radiation.
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Une divulgation peut gravement affecter la confiance entre l'infirmier et ses patients,
ainsi qu'entre l'infirmier et ses collègues.
3-Conséquences éthiques :
Le respect du secret professionnel est un des fondements de la déontologie infirmière. La
divulgation non autorisée peut être perçue comme une faute grave, compromettant
l'intégrité professionnelle de l'infirmier.
4- Conséquences sociales :
La réputation de l'infirmier peut subir des dommages importants, ce qui pourrait nuire
durablement à sa carrière. De plus, une atteinte au secret professionnel peut éroder la
confiance des patients envers le système de santé, avec des conséquences potentielles pour
la santé publique.
5- Conséquences administratives :
L'infirmier peut perdre son droit d'exercer temporairement ou définitivement si la faute est
jugée grave par les autorités compétentes.
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