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Cours 3 M121

Le document traite du dimensionnement des arbres, des contraintes et des déformations qu'ils subissent sous des charges mécaniques. Il présente les méthodes de calcul pour déterminer les sollicitations, les critères de sécurité, ainsi que les étapes pour vérifier le diamètre d'un arbre. Enfin, il aborde les liaisons complètes et les clavettes parallèles utilisées pour la transmission de couple.
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Cours 3 M121

Le document traite du dimensionnement des arbres, des contraintes et des déformations qu'ils subissent sous des charges mécaniques. Il présente les méthodes de calcul pour déterminer les sollicitations, les critères de sécurité, ainsi que les étapes pour vérifier le diamètre d'un arbre. Enfin, il aborde les liaisons complètes et les clavettes parallèles utilisées pour la transmission de couple.
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Euromed

Polytechnic
School

Mécanique des Matériaux


et Composants Machines
-M121-

Pr : Abdelmajid AITTALEB
DIMENSIONNEMENT DES ARBRES

I. Définition
Les arbres sont des pièces mécaniques, de section généralement circulaire. On trouve deux familles
principales d'arbres :
▪ Ceux qui transmettent un couple entre les éléments de transmission qu'ils supportent : poulies ;
engrenages ; pignons de chaine ; joints... ;
▪ Ceux qui ne transmettent pas de couple et qui sont désignés sous le nom d'axes, ils servent
principalement de support d'organes mécaniques ou bien d'axes d'articulation

2
II. Calcul de prédétermination d'un arbre
Les charges appliquées aux arbres, leur fréquence de rotation, entrainent des contraintes, des
déformations et des vibrations qu'il faut limiter pour avoir un fonctionnement satisfaisant et durable des
mécanismes dans lesquels ils s'insèrent.

3
Problème ?

III. Recherche des sollicitations appliquées à l'arbre : torseur des efforts intérieurs

Pour les arbres, généralement toutes les sections droites sont circulaires. Dans ce cas tous les axes appartenant à
ces sections et passant par leurs centres, sont axes principaux d'inertie.
On fera en sorte de toujours choisir la base locale qui minimise le nombre de composantes du torseur des efforts
intérieurs.

𝑹𝒊 = 𝑵𝒙 + 𝑻𝒛
𝑻𝒄𝒐𝒉 𝑮 = ቊ𝑴 = 𝑴 + 𝑴 ቋ
𝑮,𝒊 𝒕𝒙 𝒇𝒚
𝑮

4
III.1 Contraintes dans un arbre

1) Application aux arbres

Dans le cas des arbres a section circulaire, dans une section droite le tenseur des contraintes devient
pour un point M dans la base (x, y, z) :

𝝈𝒙 𝝉𝒙𝒚 𝝉𝒙𝒛
ന = 𝝉𝒙𝒚 𝟎 𝟎
𝝈
𝝉𝒙𝒛 𝟎 𝟎
✓ 𝝈𝒙 = 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙
𝝈𝒕𝒙 : contrainte due à l’effort normal ;
𝝈𝒇𝒙 : contrainte normale due au moment fléchissant.
✓ 𝝉𝒙𝒚 , 𝝉𝒙𝒛 sont les contraintes tangentielles dues respectivement au moment de torsion et à l’effort
tranchant.

5
III.1 Contraintes dans un arbre
Ce tenseur est diagonalisable ; ses valeurs propres 𝝈𝒊 ; sont égales a :

𝟏 𝟐
𝝈𝟏 = 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙 + 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙 + 𝟒 𝝉𝒙𝒚 𝟐 + 𝝉𝒙𝒛 𝟐
𝟐

𝟏 𝟐
𝝈𝟐 = 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙 − 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙 + 𝟒 𝝉𝒙𝒚 𝟐 + 𝝉𝒙𝒛 𝟐
𝟐
𝝈𝟑 = 𝟎

Les 𝝈𝒊 sont appelées contraintes principales, les directions principales ont pour axes : x, y, z.
En posant :

✓ 𝝈𝒙 = 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙

✓𝝉= 𝝉𝒙𝒚 𝟐 + 𝝉𝒙𝒛 𝟐

6
III.1 Contraintes dans un arbre

Le tenseur des contraintes, pour un point M dans la base principale (x, y, z) s’écrit :

𝟏
𝝈𝒙 + 𝝈𝒙 𝟐 + 𝟒𝝉𝟐 𝟎 𝟎
𝟐
ന =
𝝈 𝟏
𝟎 𝝈𝒙 − 𝝈𝒙 𝟐 + 𝟒𝝉𝟐 𝟎
𝟐
𝟎 𝟎 𝟎

7
IV. Relation entre les composantes du torseur des efforts intérieurs et les contraintes

Les conditions d'équilibre et les hypothèses sur la répartition des contraintes (permettent de relier les éléments du
torseur des efforts intérieurs aux contraintes.
𝑹𝒊 = 𝑵𝒙 + 𝑻𝒛
𝑻𝒄𝒐𝒉 𝑮 = ቊ𝑴 = 𝑴 + 𝑴 ቋ
𝑮,𝒊 𝒕𝒙 𝒇𝒚
𝑮

𝑵
▪ 𝝈𝒕𝒙 = , S aire de la section droite considérée ;
𝑺
𝑴𝒇 .𝒛
▪ 𝝈𝒇𝒙 = ; z : distance mesurée algébriquement du plan
𝑰𝑮𝒚
neutre (z= 0) au point M ;
▪ 𝑰𝑮𝒚 , moment quadratique de la section droite par rapport
à l'axe (G, y).
𝑴𝒕 .𝒓
▪ 𝝉𝒙𝒚 = ; r distance de l’axe de l'arbre au point M ;
𝑰𝑮
▪ 𝑰𝑮 : moment quadratique polaire de la section droite par
rapport à G.
𝑻 .𝑨(𝒛)
▪ 𝝉𝒙𝒛 = 𝒃 ; A(z) moment statique de la surface S(z) ;
𝒛 .𝑰𝑮𝒚
▪ 𝒃(𝒛) largeur de la surface S(z).
8
V. Contrainte équivalente dans un arbre
1) Matériaux fragiles

Le critère utilisé est celui de la plus grande contrainte principale (critère de Rankine). En un point de la
section droite d'un arbre la contrainte équivalente est égale à :
𝟏
𝝈𝒆𝒒 = 𝝈𝒙 + 𝝈𝒙 𝟐 + 𝟒𝝉𝟐
𝟐
2) Matériaux ductiles

a) Critère de Tresca
𝟐
Il est utilisé pour les aciers doux et les alliages légers: 𝝈𝒆𝒒 = 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙 + 𝟒 𝝉𝒙𝒚 𝟐 + 𝝉𝒙𝒛 𝟐 = 𝝈𝒙 𝟐 + 𝟒𝝉𝟐

b) Le critère de von Mises


Ce critère est très utilisé pour l'ensemble des matériaux métalliques.

2
𝝈𝒆𝒒 = 𝝈𝒕𝒙 + 𝝈𝒇𝒙 + 3 𝝉𝒙𝒚 2 + 𝝉𝒙𝒛 2 = 𝝈𝒙 2 + 3𝝉2

9
VI. Coefficient de sécurité vis-à-vis d'une limite

a) La pièce ne subit aucune concentration de contrainte

b) La pièce subit des concentrations de contraintes

10
VII. Démarche à suivre pour calculer ou vérifier le diamètre d’un arbre :

Quelle que soit la méthode de calcul employée, la démarche à suivre pour résoudre un problème est simplement et
sensiblement la même. Les étapes sont :
▪ Calculer les actions mécaniques, dans les différentes sections droites de la poutre.
▪ Déterminer les torseurs des efforts de cohésion.
▪ Tracer les diagrammes des efforts de cohésion.
▪ Déterminer la section critique de la poutre (la plus dangereuse ou la plus sollicitée).
▪ Déterminer le moment idéal Mi :

Le calcul de la contrainte nominale se fait avec la formule suivante :

11
VIII. Vérification de l'arbre à la déformation

▪ Un arbre subit, sous les charges appliquées, des déformations, principalement en torsion et en flexion ;
▪ La première entraine des défauts qui, si ils sont importants, peuvent nuire à la précision de la transmission ;
▪ La seconde peut conduire à une détérioration rapide des paliers ou des éléments de transmission.

Effet de la déformation sur


la précision de guidage Rotulage des roulements sous
l’effet de la flexion de l’arbre

• Si pas de torsion de l ’arbre : 𝜃′𝑒= 𝜃 𝑒 et 𝜃𝑠 = 𝑘. 𝜃𝑒


• Si torsion de l’arbre : 𝜃𝑒′ < 𝜃𝑒 et 𝜃𝑠 = 𝑘. 𝜃𝑒′ ≠ 𝑘. 𝜃𝑒 avec k est le rapport de transmission
12
VIII. Vérification de l'arbre à la déformation

1) Cas de flexion
La déformation en flexion s’exprime par :

2) Cas de torsion
La déformation en torsion s’exprime par :

13
GENERALITES SUR LA LIAISON COMPLETE
1. Définition
• Une liaison complète entre deux pièces (appelée aussi liaison encastrement, ou liaison fixe) est une liaison qui
élimine tout mouvement possible entre ces deux pièces.
• Elle est dite démontable si on peut séparer les pièces sans les détériorer.
2. Pourquoi ?
Les ensembles cinématiques sont majoritairement multi-pièces à cause de:
• la nécessité de matériaux différents.
• formes de natures différentes
• dimensions importantes
• processus de fabrication différents
• difficultés de montage des constituants…

3. Comment ?
En supprimant tous les degrés de liberté, pour cela il faut assurer différentes fonctions :
• MIse en Position (MIP) relative de S2 / S1
• MAintien en Position (MAP)
• Transmission d'actions mécaniques
14
4. Comment bloquer un d.d.l. ?

❖ avec obstacle et serrage (MIP & MAP) :


• mise en position précise (risque hyperstatisme)
• transfert d'actions mécaniques de niveaux importants
❖ sans obstacle par adhérence, avec serrage (MAP) :
• mise en position assurée par maintien en position peu précis
• transfert limité d'actions mécaniques

5. Degrés de libertés-Torseur des efforts transmissibles

15
6. Principes et moyens mis en œuvre

7. Critères de choix avec ou sans obstacle :


• actions mécaniques à transférer
• précision géométrique nécessaire
• coût (matière, procédé, maintenance...)
16
Clavettes parallèles

Parallélépipède rectangle implanté par moitié dans l’arbre et le moyeu

Liaison par obstacle en rotation (Rx) un


ddl de translation (Tx)

Utilisées pour : transmission de couple


liaison glissière (plus rarement)

17
Clavettes parallèles

Rainure débouchante dans l’alésage

Montage Libre normal serré

aarbre H9 N9 P9
amoyeu D10 Js9 P9
aclavette h9 h9 h9

18
Principales dimensions normalisées

Tolérances sur J et K

130 < d ≤
d ≤ 22 22 < d ≤ 130
230
-0 -0 -0
J
- 0.1 - 0.2 - 0.3
+ 0.1 + 0.2 + 0.3
K
+0 +0 +0

b : h9 si a = b
h11 si a ≠ b

Désignation normalisée : clavette parallèle, forme B, 18 x 11 x 60


matériau : en général E335 (ancienne norme : A60) (il faut Rr ≥ 600 MPa)

Minimiser les concentrations de contraintes dues


aux rainures dans l'arbre et l'alésage

19
Remarque : les clavettes sont à réserver aux petites séries
• pression de matage élevée
• prise de jeu
• risque de rupture
• tolérances d'usinage difficiles
• affaiblissement des arbres

Calcul de dimensionnement
Les clavettes sont sollicitées en matage et cisaillement

calcul de matage plus restrictif en général

Etape 1 : détermination des dimensions transversales maxi (a x b) de la clavette en


fonction du diamètre de l'arbre (voir tableau)
Etape 2 : détermination de la longueur l de la clavette permettant de supporter la
pression de matage sur son flanc

Effort sur le flanc Pression sur le flanc


de la clavette de la clavette C : couple à transmettre
C F
F= p=  padm R : rayon de l'arbre
R lb 2
20
en pratique :
❑ On choisit l dans les dimensions normalisées telle que

4C
l (attention à la longueur de l'alésage)
b D padm

l
❑ On vérifie que :  2.5 (usinage de la rainure)
D
Remarque : le calcul au cisaillement est en général moins restrictif que le matage
F
=
al
Pressions admissibles sur les flancs des clavettes (en MPa)
Conditions de fonctionnement
Type de montage
Mauvaises Moyennes Excellentes

Glissant sous charge 3 à 10 5 à 15 10 à 20


Glissant sans charge 15 à 30 20 à 40 30 à 50
Fixe 40 à 70 60 à 100 80 à 150 21
Remarques :

✓si l < 0.6 D


envisager des solutions moins coûteuses remettre en cause le
diamètre

✓si l ≥ 1.75 D
fixer la clavette

✓Choisir la longueur normalisée parmi les valeurs suivantes :


6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 25, 28, 32, 36, 40, 45, 50, 56, 63, 70, 80,
90, 100, 110, 125, 140, 160, 180, 200, 220, 250, 280, 320, 360, 400, 450,
500.

✓liaison glissière
si d ≤ 17 mm, la clavette sera collée dans l'arbre
si d > 17 mm la clavette sera fixée par vis dans l'arbre
Clavetage : Quelques erreurs de conception à éviter

23
Cannelures à flancs parallèles

utilisées pour petites séries


Calcul de dimensionnement
3
Hypothèses : répartition de pression uniforme sur les flancs A= nh
surface portante A = 75 % de la surface théorique 4
(en mm2/mm)
pALDm
n : nombre de cannelures Couple transmissible : C=
h : hauteur d'une cannelure 2
C : couple à transmettre 2C
p : pression de contact Condition de non matage : p=  padm
L : longueur des cannelures ALDm
Dm : diamètre moyen : (D+d)/2
8C
Détermination de la longueur des cannelures : L
3nhDm padm
24
Cannelures à flancs en développante de cercle

➢ Silencieuses, autocentrantes, grandes vitesses possibles,

d2 − d1
A : surface portante équivalente par unité de longueur : A = Ndents
2
 d1 + d2  p Ndents L 2
Couple transmissible : C = p AL 
4  =
8
(d2 − d1 )
2

8C
L
Ndents (d22 − d12 )padm
Détermination de la longueur des cannelures :

25
Goupilles
Exemples

Calcul au cisaillement (simple ou double)

Efforts axiaux et radiaux

4F
Cisaillement =  Rpg
d 2

Détermination du diamètre de la goupille

4F n
d n : nombre de surfaces cisaillées ( 1 ou 2 )
 R pg

Remarques : vérifier que d < D/3


attention à l’arbre : 4  Kt  6
pour goupilles élastiques, voir doc. fabricant
26
Frettage

Fonction :
réaliser, uniquement par serrage, la transmission d'un couple ou d'un effort axial, sans glissement entre l'arbre et
le moyeu.

❖ avantages :
• pas d'entailles limitation des concentrations de contraintes pas de balourd
❖ limites :
• utilisé pour diamètre > 50 mm (appariement pour diamètres inférieurs)
• vitesses périphériques < 20 m/s (force centrifuge)
• diamètre extérieur du moyeu supérieur à 1.5 fois le diamètre de l'arbre
• aciers avec limite d'élasticité supérieure à 400 MPa

27
Frettage

Serrage à partir de :

un ajustement incertain ne peut pas transmettre d'efforts

❖ à la presse
• prévoir des chanfreins d'entrée sur l'arbre et l'alésage
• lubrification des pièces avant montage
Montage : • risque de grippage et variation de serrage
❖ dilatation de l'alésage et (ou) contraction de l'arbre
• montage avec jeu et serrage au retour à l'ambiante
• ne pas dépasser 350 °C

28
Frettage

Dispositions constructives :

Répartition de pression de contact inhomogène

Exemple

Nécessité de limiter les concentrations de contraint

29
Frettage

30
Frettage
Cas des arbres épaulés :

But : éviter le cumul des concentrations de contraintes dues à l'effet d'encastrement et à l'effet d'entaille
usinages dangereux si défauts de surface ou mauvais raccordement des rayons

31
Frettage
Tolérances et états de surface

IT : • qualité 6 pour arbre jusqu'à 180 mm de diamètre, qualité 7 au-delà ;


• qualité 6 pour alésage jusqu'à 100 mm de diamètre, qualité 7 au-delà.

Rugosité : • Ra = 0.8 µm pour alésages de diamètre ≤ 180


• Ra = 1.6 µm pour alésages de diamètre > 180

Tolérance de cylindricité : IT/4 au rayon

Lissage : • perte de serrage due à l'écrasement des aspérités de surface

• majorer les serrages théoriques de quatre fois les Ra des deux pièces à assembler
• 5 µm pour d ≤ 180
• 10 µm pour d > 180

32
Frettage
Méthode de calcul
Hypothèses cas simple : • les pressions intérieures et extérieures sont nulles
• les matériaux sont identiques
• l'arbre est plein

Données du calcul : • Efforts à transmettre par la liaison :


✓ Couple C
✓ ou effort axial A
• Coefficient de sécurité de l'assemblage :
✓ k en général entre 1,5 et 3
• Dimensions de l'assemblage :
✓ d : diamètre nominal de l'assemblage
✓ D : diamètre extérieur du moyeu
✓ l : largeur de l'assemblage (gorges et chanfreins déduits)
• Matériau
✓ module d'Young E
✓ coefficient de Poisson ν
✓ coefficient de dilatation linéaire λ
✓ coefficient de frottement entre arbre et moyeu f

33
Frettage

But du calcul :

❖ Définir les conditions de résistance de l'arbre et du moyeu (critère de Von Mises)


❖ Définir les tolérances de l'arbre et du moyeu
❖ Définir les conditions de montage (si assemblage par dilatation)
❖ Déterminer les paramètres :
▪ couple de calcul ou effort de calcul
▪ contrainte combinée maxi dans l'arbre et le moyeu
▪ serrage dans l'assemblage (mini et maxi)
▪ pression de frettage dans l'assemblage (mini et maxi)
▪ dilatation, au montage, de l'alésage du moyeu

34
Frettage
• Valeur minimale de la pression de frettage
Cas de la transmission d'un couple C : Cas de la transmission d'un effort axial A :
𝟐𝑪 𝑨
𝒑𝒎𝒊𝒏 = 𝒑𝒎𝒊𝒏 =
𝝅𝒇𝒍𝒅𝟐 𝝅𝒇𝒍𝒅
Valeurs à multiplier par k, coefficient de sécurité

• Valeur minimale du serrage théorique ∆


∆ 𝟐𝒑𝒎𝒊𝒏 𝑫𝟐
= ×
𝒅 𝑬 𝑫𝟐 − 𝒅𝟐
• Valeur maximale du serrage théorique ∆

arbre au maximum de sa tolérance moyeu au minimum

• Valeur maximale de la pression de frettage


∆𝒎𝒂𝒙
𝒑𝒎𝒂𝒙 = 𝒑𝒎𝒊𝒏 .
∆𝒎𝒊𝒏
35
Frettage
• Contrainte combinée dans l'arbre 𝝈𝒆𝑨𝒎𝒂𝒙 = 𝒑𝒎𝒂𝒙

𝑹𝒆 S : coefficient de sécurité (1,25 pour prise


• Condition de résistance de l'arbre 𝝈𝒆𝑨𝒎𝒂𝒙 = en compte des contraintes dues aux efforts
𝑺
transmis)

𝟒
𝒑𝒎𝒂𝒙× 𝒅𝟐 𝑫
• Contrainte combinée dans le moyeu 𝝈𝒆𝑴𝒎𝒂𝒙 = 𝟐 𝟏+𝟑
𝑫 − 𝒅𝟐 𝒅

𝑹𝒆
• Condition de résistance du moyeu 𝝈𝒆𝑴𝒎𝒂𝒙 =
𝑺

Si ces conditions ne sont pas remplies, reprendre le calcul en modifiant les matériaux ou les dimensions

36
Frettage
Tolérances de l'arbre et du moyeu

• Cylindricité : t = IT/4 pour l'arbre et le moyeu

• Etat de surface
Rugosité : • Ra = 0.8 µm pour alésages de diamètre ≤ 180
• Ra = 1.6 µm pour alésages de diamètre > 180

Cas de l'alésage normal Cas de l'arbre normal

37
Frettage
Conditions de montage : dilatation
il faut créer un jeu de montage entre arbre et moyeu (éviter coincements)
▪ j = 0,15 pour arbre jusqu'à d = 100
▪ j = 0,2 pour arbre 100 < d ≤ 200
▪ j = 0,25 pour arbre de d > 200

dilatation du diamètre du moyeu : a

𝒂 = 𝐣 + ∆𝒎𝒂𝒙 + 𝒍𝒊𝒔𝒔𝒂𝒈𝒆

élévation de température
𝒂
∆𝑻 =
𝝀×𝒅

(Rappel : acier : 𝝀 = 𝟏𝟐. 𝟏𝟎−𝟔 °𝑪−𝟏 , aluminium : 𝝀 = 𝟐𝟑. 𝟏𝟎−𝟔 °𝑪−𝟏 )

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