Cours de Responsabilité Sociale Des Entreprises
Cours de Responsabilité Sociale Des Entreprises
Année : 2023-2024
La Commission Européenne, dans sa 3ème Communication Sur la RSE (2011) définit la RSE
comme “la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société“.
L’UE a aussi, afin de proposer un cadre pour les entreprises souhaitant s’investir dans le
développement durable, a publié en 2001 un Livre Vert de la Responsabilité Sociale des
Entreprises. Elle y donnait alors la définition suivante : « l’intégration volontaire des
préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs
relations avec leurs parties prenantes. Être socialement responsable signifie non seulement
satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir
«davantage» dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes
».
De son côté, l’ISO1 (International Organisation for Standardisation), organisation chargée de
définir les standards internationaux qui régissent le commerce des entreprises, s’est également
penchée sur la définition de la RSE dans un document publié par le groupe de travail sur la
1
L'Organisation internationale de normalisation (ISO), associant 170 pays, a été créée à la suite d'une réunion
tenue à Londres en 1946 afin de faciliter l'unification internationale des normes industrielles. Les normes ISO
sont largement respectées au niveau international par le secteur public comme par le secteur privé
1
Norme ISO 260002 sur la Responsabilité Sociale des Entreprises. Dans ces lignes directrices,
l’ISO donne la définition suivante :
« La responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la
société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui :
- contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société
- prend en compte les attentes des parties prenantes ;
- respecte les lois en vigueur et qui est en accord avec les normes internationales de
comportement ; et qui est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre
dans ses relations ».
2- HISTORIQUE DE LA RSE
2.1 L’émergence et le développement de la RSE au XX
Cette partie fait le point sur 80 ans de définitions données à la RSE pour comprendre l’évolution
du concept et son ancrage actuel dans l’activité économique. Le XXe siècle est découpé en deux
périodes : 1900-1950 pour montrer l’émergence du concept et des problématiques sociales,
puis 1950-1980, pour mettre en évidence l’essor de la RSE aux Etats-Unis et en Europe.
2.1.2. 1950-1980 : La popularité croissante des volets économique et social de la RSE à des fins
utilitaristes
Dès les années 1950, la RSE est considérée comme un processus permettant d’améliorer la
qualité de vie, par opposition aux courants de pensée plus axés sur la maximisation du profit
(Hay et Gray, 1974). Frank Abrams, un ancien dirigeant de la Standard Oil Company, publie en
1951 un article dans la Harvard Business Review qui incite les entreprises à penser non
2
La norme ISO 26000 contribue à aider les organisations de tout type à améliorer leur responsabilité sociétale
2
seulement à leurs bénéfices, mais également à leurs employés, à leurs clients et au public de
manière générale.
Dans le même esprit, Howard R. Bowen, publie en 1953 l’ouvrage fondateur Social
Responsibilities of the Businessman qui a largement influencé les chercheurs et les praticiens,
en affirmant que la prise en compte volontaire d’une responsabilité sociale de l’homme
d’affaires est, ou pourrait être, un moyen opérationnel pour résoudre des problèmes
économiques et atteindre plus globalement les objectifs économiques fixés» (p.6). Bowen
ajoute que la RSE devient une obligation pour les décideurs qui doivent définir des stratégies
et garantir des pratiques compatibles avec les objectifs et les valeurs de la communauté en
général. Avec cette vision, la RSE devient un moyen, pour les dirigeants, de prendre des
décisions cohérentes avec les attentes et les valeurs de la société.
Dans les années 1960, on assiste à une plus grande sensibilisation aux problématiques sociales
en raison notamment de l’émergence des questions de discrimination raciale ou encore de
dégradation de l’environnement.
2.2. L’ancrage de la RSE dans la vie des entreprises et des organisations du XXIe siècle
Il faut maintenant comprendre comment se développe la RSE dans notre société en fonction
du sens que nous lui donnons aujourd’hui et dans cette perspective, deux périodes sont
analysées :
• de 2000 à nos jours (une nouvelle évolution vers un souhait de plus grand bien-être de la
société).
Dans les années 1980, les cultures d’entreprise dites « éthiques » se développent (Frederick,
2008) et dans la sphère académique, les recherches visant à articuler la RSE à la performance
financière sont de plus en plus nombreuses (Lee, 2008). Le caractère utilitariste de la RSE se
confirme et les concepts connexes font leur apparition.
3- Le développement et l’institutionnalisation
De ce fait, à partir des années 1990 et 2000, dans plusieurs pays du monde, les gouvernements
mettent en place des règlementations qui vont poser les bases de la RSE moderne. En France,
les lois NRE (Nouvelles Régulations Economiques) vont être les premières, à obliger les
entreprises à rendre publiques leurs performances en matière de développement durable.
= obligation des sociétés française cotées d’établir un rapport annuel de leur gestion
sociale et environnementale au travers de leur activité.
À partir de là, les entreprises vont être en quelque sorte obligées de s’investir dans la RSE, afin
de ne pas se laisser distancer par leurs concurrents. On commence alors à parler de « RSE »
comme un outil de management, de communication et de développement pour les entreprises.
Elle est devenue indispensable pour améliorer l’image des entreprises auprès des
consommateurs, mais aussi afin de mieux gérer les ressources de l’entreprise et d’améliorer la
productivité interne. Difficile aujourd’hui de trouver une entreprise qui n’ait pas un rapport
RSE, une équipe dédiée, ou au moins une stratégie de communication dédiée à la
Responsabilité Sociale des Entreprises.
La stratégie RSE d’une entreprise vise à considérer sa performance globale sous les trois angles
économique, sociétal et environnemental. Depuis fin 2010, la norme ISO 26000 structure cette
démarche :
Elle représente le premier standard international de Responsabilité Sociétale des Entreprises
en ce qu’elle définit clairement et de manière consensuelle les notions de développement
durable et de responsabilité sociétale.
Cette norme internationale offre aux entreprises une structure qui leur permet de mettre en
place des stratégies RSE complètes, solides et ambitieuses.
La norme ISO 26000 s’applique à la RSE et à la RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations).
Le standard ISO 26000 structure la démarche RSE autour de sept questions centrales qui sont
considérées comme piliers :
• La gouvernance de l’organisation, clé de voûte ou pilier central de cette structure
• Les droits humains
• Les relations et conditions de travail
• L’environnement
• Les bonnes pratiques des affaires
• La protection des consommateurs
• La contribution au développement local
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a) Gouvernance responsable : premier des 7 piliers de la RSE
L’idée de gouvernance responsable implique pour l’entreprise d’intégrer la RSE dans sa
stratégie globale, et donc de veiller à l’application de la politique RSE à tous les niveaux de
l’entreprise. Chaque action comme chaque décision doit être cohérente avec la RSE. Les
employés doivent en être les ambassadeurs.
b) Le respect des droits humains
À travers l’application du droit du travail, le respect de la vie privée des salariés, mais aussi une
grande vigilance quant à l’égalité de traitement et l’égalité des chances.
c) L’établissement de conditions de travail responsables
À travers l’instauration d’un dialogue social de qualité, l’implication des instances
représentatives du personnel à tous les projets de l’entreprise et le respect du code du travail.
d) La préservation de l’environnement
Par la réduction de l’impact environnemental de l’entreprise, tant dans le cadre de ses activités
métiers que dans ses administrations, sa gouvernance et ses choix de partenariats. La
responsabilité environnementale passe par une réduction des déchets et leur tri, la réparation
et la maintenance des équipements, l’utilisation de modes de transports à faible émission de
C02, la réorganisation des process dans l’optique de préserver les ressources et de diminuer
l’impact carbone.
e) Des pratiques éthiques
À travers la mise en œuvre d’une charte éthique diffusée auprès des salariés et partagée avec
les prestataires et fournisseurs. Les relations commerciales doivent être équitables et
formalisées par des contrats qui garantissent le respect des droits et devoirs de chaque partie
de manière bilatérale.
f) Le respect du client consommateur
Traiter le consommateur avec respect pour établir une relation de confiance entre l’entreprise
et sa clientèle. Cette dimension implique la meilleure transparence vis-à-vis des
consommateurs.
g) Des partenariats locaux
Il s’agit de favoriser le développement local à travers des partenariats avec des fournisseurs,
producteurs et prestataires locaux, ainsi qu’à travers l’emploi des populations locales.
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5- Quels sont les objectifs de la RSE ?
Autour de ses trois grandes dimensions économiques, sociétale et environnementale, et à
travers les sept piliers sur lesquels se structure son standard ISO 26000, la RSE poursuit un
objectif éthique :
Elle vise à responsabiliser les entreprises vis-à-vis de l’impact environnemental et humain de
leurs activités. La responsabilité sociétale des entreprises est un pacte d’engagement dans une
démarche de développement durable, qui intègre une triple stratégie sociale, économique et
écologique. Le comportement éthique et transparent des entreprises qui appliquent une
politique RSE a pour but de :
Les enjeux à relever sont multiples. Ils concernent l’avenir de l’humanité. Arrêtons-
nous sur trois enjeux centraux et reliés, afin qu’ils inspirent plus facilement nos
conduites.
1- La démographie
Nous sommes toujours plus nombreux sur notre planète. Fin 2021, la population
mondiale était de 7,9 milliards d’êtres humains. Selon les estimations de l’ONU, la
Terre pourrait compter 9,7 milliards en 2050 et atteindre les 11 milliards de personnes
en 2100. La croissance démographique épuise les ressources et les différentes
formes de pollution affectent notre écosystème. Un changement de modèle s’impose
pour repenser nos politiques de construction, d’urbanisme.
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Selon le rapport de l’ONG canadienne « Global Footprint Network » la capacité
annuelle de notre planète à renouveler des ressources naturelles consommées et à
absorber le CO² émis par l’activité humaine ne cesse de diminuer.
L’enjeu démographique nous place face à un véritable défi : réduire notre empreinte
écologique.
2- Le climat :
Les institutions internationales et les États agissent pour réguler nos émissions
polluantes, même si leur implication varie. Que ce soit le GIEC depuis 1988, le
protocole de Kyoto en 1997, le sommet de Copenhague en 2009 ou l’accord de Paris
en 2015, des accords internationaux fournissent une feuille de route aux
organisations et aux décideurs politiques.
Les conséquences du réchauffement climatique sont nombreuses : élévation de la
température de l’atmosphère, montée des eaux et acidification des océans, impact
sur les espèces vivantes végétales et animales, sur l’agriculture…
3- Énergie
Le développement de notre société repose depuis le XXe siècle sur l’abondance et la
disponibilité de l’énergie. Notre système économique a besoin d’une consommation
progressive d’énergie pour fonctionner. Par exemple, nous consommons toujours
plus d’électricité alors que nos appareils deviennent moins énergivores. Les énergies
fossiles (pétrole, charbon, gaz), qui représentent les principales sources d’énergie,
sont à l’origine des problèmes environnementaux car leur combustion libère du
dioxyde de carbone qui contribue, avec d’autres gaz à effet de serre, au réchauffement
climatique.
Le développement d’énergies renouvelables, à partir d’éléments naturels comme
l’eau, le vent ou le soleil, devient une nécessité. De nombreuses recherches sont
menées pour développer des solutions d’énergie renouvelable, et les rendre
accessibles.
Les réponses à ces enjeux doivent combiner développement économique, justice
sociale et protection de l’environnement.
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Chapitre 3 : Les conférences des parties (COP)
Lors du Sommet de la Terre en 1992, plusieurs textes ont été signés dont la
Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui
ont permis de lancer une réflexion mondiale sur les actions à mener au niveau des
États afin de construire cet engagement international, les Nations Unies décidèrent
de créer les conférences des parties (COP) signataires de la convention. Cette
dynamique s’est concrétisée en 1995 avec la tenue de la première COP à Berlin,
l’année de la publication du 2e rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat). Entre 1995 et 2021 les Nations Unies ont organisé 27 COP.
1998 COP 4
2000 COP 6
2001 COP 7
2003 COP 9
2004 COP 10
Entrée en vigueur du protocole de KYOTO 2005 – COP 11
Préparatif de l’après KYOTO ( 2006, 2007, 2008 : COP 12, COP 13, COP 14)
Déploiement des accords de paris (2016, 2017,2018, 2019,2021 : COP 22, COP 23, COP 24, COP 25,
COP 26).
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❖ Sommet de la Terre : Rio 1992
❖ LE GIEC
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est une organisation
internationale chargée, par les Nations Unies (ONU), de la protection de
l’environnement en raison de la détérioration croissante de notre planète. La mission
du PNUE est d’établir des priorités d’action et d’encourager la coopération
interétatique pour protéger l’environnement. Ses actions sont organisées selon six
domaines stratégiques :
1. Le changement climatique
2. Désastres et conflits
3. Gestion et restauration des écosystèmes
4. Gouvernance environnementale
5. Substances toxiques
6. Utilisation des ressources
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l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Il siège à Genève. Sa mission s’inscrit
dans la dynamique de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques (CCNUCC) adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre.
Le GIEC est composé de 3 groupes de travail et d’une équipe spéciale chargée des
inventaires nationaux de gaz à effet de serre (GES). Le GT1 étudie le système
climatique et l’évolution du climat. Le GT2 analyse la vulnérabilité des systèmes
socio-économiques et naturels aux changements climatiques, leurs conséquences
(négatives et positives) et les possibilités d’adaptation. Le GT3 évalue les pistes de
solution envisageable pour limiter les émissions de GES et atténuer le changement
climatique.
Depuis plus de 30 ans, le GIEC évalue l’état des connaissances relatives au
changement climatique. Ses membres se réunissent en réunion plénière annuelle ou
bisannuelle.
Pour poursuivre ces objectifs, de nombreux outils se développent dans cette période pour
permettre aux entreprises de mieux quantifier leurs performances et leurs actions en matière
de développement durable. Par exemple, les entreprises utilisent désormais l’ACV (Analyse de
Cycle de Vie) pour quantifier leurs émissions de gaz à effet de serre et leurs impacts sur
l’environnement. D’autres outils se développent pour mieux prendre en compte les attentes
des parties prenantes, pour mieux communiquer, de façon plus responsable.
Qu’est-ce qu’un rapport RSE ? Quelles sont les caractéristiques ? À quoi sert-il ? Comment
construire un rapport RSE ?
I- Le Rapport RSE
Un rapport RSE (ou rapport de responsabilité sociale d’entreprise) est un document périodique
(généralement annuel) publié par une entreprise pour rendre compte de ses actions et de ses
résultats en matière de responsabilité sociale d’entreprise. C’est donc un document qui
synthétise et rend publique toutes les informations sur les actions mises en place par
l’entreprise pour respecter les principes du développement durable. Aujourd’hui, le rapport
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RSE se nomme officiellement la déclaration de performance extra-financière, devenue
obligatoire en 2017. En France, certaines entreprises ont l’obligation de rédiger un rapport RSE
annuel. Il s’agit des entreprises cotées en bourse, avec un chiffre d’affaires supérieur à 100
millions d’euros ou une masse salariale supérieure à 500 employés.
L’obligation légale de réaliser un rapport RSE a pour objectif d’améliorer la transparence sur
l’activité des entreprises. Le but est double :
D’abord, en interne, le rapport RSE devait permettre aux entreprises de mesurer les
conséquences de leurs activités sur leur environnement, sur la société et sur l’écosystème
économique et donc d’améliorer leurs processus afin d’avoir un impact plus positif.
Ensuite, en externe, le rapport RSE permet aux parties prenantes de l’entreprise de mieux
comprendre l’implication dans le développement durable et la RSE de l’entreprise et
éventuellement de mieux évaluer les conséquences à moyen et long terme de ses activités. De
ce fait, ces parties prenantes peuvent faire des choix plus éclairés vis-à-vis de l’entreprise. Par
exemple, les investisseurs potentiels connaissent les crises environnementales que pourraient
causer les activités de l’entreprise, ce qui leur permet de mieux évaluer leur risque. De la même
façon, les consommateurs ou clients potentiels de l’entreprise peuvent, grâce au rapport RSE,
savoir de façon plus précise les conséquences de leur achat en termes environnementaux,
sociaux ou économiques.
Pour définir de façon plus précise le rapport RSE, il faut comprendre ce qu’il contient.
Techniquement, le rapport RSE est un document rassemblant toutes les informations liées à la
responsabilité sociale d’une entreprise.
Cela veut dire qu’il contient à la fois : les informations liées à la situation économique de
l’entreprise, les chiffres de l’emploi et de la situation sociale de l’entreprise, mais aussi toutes
les informations liées à la protection de l’environnement (émissions de CO2 notamment).
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Le rapport est aussi le document qui présente les actions de l’entreprise en matière de
développement durable, les résultats de ces actions, mais aussi les lignes directrices et objectifs
fixés par l’entreprise pour l’avenir.
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• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de la lutte contre les
discriminations
g) Promotion et respect des stipulations des conventions fondamentales de l’OIT relatives
:
• Au respect de la liberté d’association et du droit de négociation collective
• À l’élimination des discriminations en matière d’emploi et de profession
• À l’élimination du travail forcé ou obligatoire
• À l’abolition effective du travail des enfants
h) Impact territorial, économique et social de l’activité de la société
• En matière d’emploi et de développement régional
• Sur les populations riveraines ou locales
i) Relations entretenues avec les personnes ou organisations intéressées par l’activité de
l’entreprise
• Les conditions de dialogue avec ces personnes ou organisations
• Les actions de partenariat
j) Sous-traitance et fournisseurs
• La prise en compte dans la politique d’achat de la société des enjeux sociaux et
environnementaux
• L’importance de la sous-traitance et la prise en compte dans les relations avec les
fournisseurs et les sous-traitants de leur responsabilité sociale et environnementale
k) Loyauté des pratiques
• Les actions engagées pour prévenir la corruption
• Les mesures prises en faveur de la santé et de la sécurité des consommateurs
l) Droits de l’homme
• Les actions engagées en faveur des droits de l’homme
m) Politique générale en matière environnementale
• L’organisation de la société pour prendre en compte les questions environnementales
et, le cas échéant, les démarches d’évaluation ou de certification en matière
d’environnement
• Les actions de formation et d’information des salariés menées en matière de protection
de l’environnement
• Les moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux et des pollutions
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• Le montant des provisions et garanties pour risques en matière d’environnement, sous
réserve que cette information ne soit pas de nature à causer un préjudice sérieux à la
société dans un litige en cours.
n) Pollution et gestion des déchets
• Les mesures de prévention, de réduction ou de réparation de rejets dans l’air, l’eau et
le sol affectant gravement l’environnement Les mesures de prévention, de recyclage et
d’élimination des déchets La prise en compte des nuisances sonores et de toute autre
forme de pollution spécifique à une activité
• Sous-traitance et fournisseurs
• La prise en compte dans la politique d’achat de la société des enjeux sociaux et
environnementaux
• L’importance de la sous-traitance et la prise en compte dans les relations avec les
fournisseurs et les sous-traitants de leur responsabilité sociale et environnementale
o) Utilisation durable des ressources
• La consommation d’eau et l’approvisionnement en eau en fonction des contraintes
locales
• La consommation de matières premières et les mesures prises pour améliorer
l’efficacité de leur utilisation
• La consommation d’énergie, les mesures prises pour améliorer l’efficacité énergétique
et le recours aux énergies renouvelables
• L’utilisation des sols
p) Changement climatique
• Les rejets de gaz à effet de serre
• L’adaptation aux conséquences du changement climatique
q) Protection de la biodiversité
• Les mesures prises pour développer la biodiversité
L’entreprise est libre de définir la façon dont-elle présente ces informations, leur format et leur
importance, mais le rapport doit les contenir.
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II- Rapport RSE et Bilan Carbone (Bilan GES)
Dans sa définition légale, le rapport RSE doit contenir un bilan des émissions de gaz à effet de
serre de l’entreprise.
Ce bilan doit permettre d’évaluer à quel point l’entreprise contribue au réchauffement
climatique via ses activités. Le bilan carbone ou bilan GES (gaz à effet de serre) de l’entreprise
est généralement calculé sur les activités directes de l’entreprise, à savoir sur les activités
contrôlées par la maison mère et les filiales considérées, mais n’incluant généralement pas les
activités ayant lieu en amont (fournisseurs). Les Gaz à Effet de Serre (GES) sont des gaz naturels
présents dans l'atmosphère terrestre et qui emprisonnent les rayons du soleil, stabilisant la
température à la surface de la planète à un niveau raisonnable.
Depuis le 19ème siècle, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est en
constante progression, causée en grande partie par :
➢ Le gaz carbonique (CO2), émis entre autres lorsque nous utilisons des énergies fossiles,
telles que le charbon, le pétrole ou le gaz ;
➢ Le méthane (CH4), issu notamment des rizières, des décharges d'ordures, des élevages
bovins, des fuites sur les réseaux de gaz et d'exploitation charbonnière ;
➢ Le protoxyde d'azote (N2O), qui provient de certaines industries et des excès
d'épandages d'engrais ;
➢ Les HFC (hydrofluorocarbures), utilisés notamment dans les systèmes de climatisation
et de réfrigération ;
➢ Les PFC (perfluorocarbures), généré lors de processus industriels, comme par exemple
dans la fabrication de l'aluminium ;
➢ SF6 (hexafluorure de soufre), que l'on trouve notamment dans des équipements
électriques ;
Avec la vapeur d'eau, ils sont responsables de l'effet de serre et participent grandement au
réchauffement climatique.
Des accords entre les pays sont nés de ce constat pour permettre une limitation des émissions
de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (appelé aussi "effet de serre additionnel").
En 1997, le protocole de Kyoto vise à engager la communauté internationale à limiter sa
production de gaz à effet de serre. Ce protocole a été ratifié par un total de 168 pays en 2010.
16
CHAPITRE 4 : LE BILAN SOCIAL
C'est un document officiel exigible par la loi qui informe l'état sur les activités des entreprises
en matière sociale tout au long de l'exercice. Il contient les rubriques suivantes :
L'emploi
11 Effectifs
12 Travailleurs extérieurs
17
121 Nombre de stagiaires (écoles, universités) (121)
14 Départs
149 Décès
15 Chômage
16 Handicapés
18
161 Nombre des handicapés au 31 mars de l'année considérée(161)
19
bis des salaires.
231 Pourcentage des ouvriers dont le salaire dépend en tout ou partie du rendement (231)
24 Charges accessoires
241 Avantages sociaux dans l'établissement : pour chaque clause, préciser le niveau de
garantie pour les catégories retenues pour les effectifs (O) :
Délai de carence maladie
Indemnisation de la maladie
Indemnisation des jours fériés
Préavis et indemnisation de licenciement
Préavis de démission
Primes d'ancienneté
Congé de maternité
Congés payés
Service militaire
Congé pour événements familiaux
Primes de départ en retraite
Montant des versements effectués à des extérieures pour mise à la disposition de
personnel
242
Entreprise de travail temporaire
Autres entreprises (242)
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3-CONDITIONS D'HYGIENE ET DE SECURITE
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Nombre d'accidents de circulation – manutention – stockage
324
Codes 01, 03, 04 et 06, 07, 08
Nombre d'accidents occasionnés par des objets, masses, particules en mouvement
325
accidentel. Code 05
33 Maladies professionnelles
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413 Nombre de salariés bénéficiant d’un système d’horaire individuel (413)
416 Nombre moyen de jours de congés annuels (non compris le repos compensateur) (416)
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452 Taux de réalisation du programme présenté l'année précédente
47 Travailleurs inaptes
4- FORMATION
Nombre de stagiaires
513 Hommes
Femmes
Nombre d'heures de stage
514 Rémunérées
Non rémunérées
52 Congé formation
522 Nombre de salariés ayant bénéficié d'un congé formation non rémunéré
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53 Apprentissage
6-RELATIONS PROFESSIONNELLES
61 Représentants du personnel
612 Volume global des crédits d'heures utilisés pendant l'année considérée
613 Nombre de réunions avec les représentants du personnel pendant l'année considérée
Date et signature et objets des accords signés dans l'entreprise pendant l'armée
614
considérée
62 Information et Communication
621 Nombre d'heures consacrées aux différentes formes de réunions du personnel (621)
→
622 Procédure d'accueil
63 Procédures
631 Nombre de recours à des modes de solution non judiciaires engagés dans l'année
632 Nombre d'instances judiciaires engagés dans l'année et où l'entreprise est en cause
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CHAPITRE 5 : RSE ET DEVELOPPEMENT DURABLE
Le pilier économique :
Le pilier social :
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Une entreprise engagée en RSE doit donc respecter le droit des personnes et porter
les valeurs de l'équité sociale.
Le pilier environnemental :
Toute activité engendre des impacts négatifs sur l'environnement (on parle
aussi d'externalités négatives).
Avec le pilier environnemental, l'entreprise responsable met en place des
actions pour réduire son impact, préserver l'environnement, la diversité
biologique et les ressources naturelles. En développant son engagement
environnemental, une entreprise réduit ses risques, réalise des économies et
devient plus résiliente.
Le développement durable doit être à la fois économiquement efficace, socialement
équitable et écologiquement tolérable.
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Il s’agissait de définir les objectifs mesurables correspondant aux plans d’action pour le
développement durable définis lors des différentes conférences sur le développement
durable, Sommets de la Terre de Rio et de Johannesburg, en s’inspirant de la démarche
des objectifs du millénaire initiée en 2000.
L’Agenda 2030 a été adopté par l’Assemblée générale des Nations unies lors du Sommet sur le
développement durable, le 25 septembre 2015.
Les ODD comprennent notamment la lutte contre la pauvreté, l’accès à l’éducation,
l’égalité des genres, la protection de l’environnement ou la transformation des modes de
consommation, de production ou de développement urbain.
Les ODD se caractérisent par leur interdépendance et leur universalité. Ils relèvent d’une vision
du monde selon laquelle tous les pays doivent contribuer et sont considérés en voie de «
développement durable ».
L’esprit de cette démarche est donc de se fixer collectivement des objectifs économiques,
sociaux, environnementaux, politiques, afin de s’attaquer à un certain nombre de grands défis
contemporains.
❖ Différence entre ODD et RSE
Il convient de bien distinguer objectifs de développement durable (ODD) et responsabilité
sociétale des entreprises (RSE) : ces deux concepts sont de nature et de portée très différentes,
même si leur finalité qui est le développement durable est la même.
Les ODD ont été adoptés par l’Assemblée générale de l’ONU en 2015 et définissent des
exigences à l’égard de ses membres (les États) pour un cadre temporel défini à l’horizon 2030.
Les acteurs privés sont également vivement engagés à y contribuer. Les ODD incarnent la
notion de « bien commun », de plus en plus présente au niveau international.
La RSE concerne les entreprises. La Plateforme RSE a élaboré en 2014 un texte de référence qui
s’appuie sur la définition de la RSE donnée par la Commission européenne : « la responsabilité
des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Cette définition
européenne est une référence partagée par les membres de la Plateforme RSE. Dans la même
logique, la norme internationale ISO 26 000 sur les lignes directrices relatives à la responsabilité
sociétale est à destination des organisations, tandis que les ODD s’adressent à tous les acteurs.
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CHAPITRE 6 : LA THEORIE DES PARTIES PRENANTES
La théorie des parties prenantes (stakeholders theory) place au premier plan l’importance de
prendre en considération les intérêts spécifiques de l’ensemble des acteurs liés à l’entreprise,
et donc au processus de création de valeurs, qu’ils soient salariés, actionnaires, dirigeants,
sous-traitants, fournisseurs ou distributeurs, banques, public, environnement, voire
concurrents potentiels, mais complémentaires pour l’occasion dans le cas d’une alliance
stratégique.
Ainsi, plutôt que de jouer la loi du secret, de placer des verrous, on laisse une large place à la
négociation pour renforcer les partenariats, et on se préoccupe des impacts de la stratégie sur
l’environnement et l’éthique publique.
Quelles parties prenantes sont concernées ?
L'entreprise n'est pas une entité abstraite qui vit en vase clos. Elle partage des intérêts avec
maints autres acteurs qui défendent aussi chacun leurs propres intérêts spécifiques. Ce sont
les "partie-prenantes". Ils contribuent directement ou indirectement à la création de valeur, ils
ont aussi, en tout cas selon la théorie, leur mot à dire sur la stratégie poursuivie et la
construction du modèle de gouvernance.
LES SCHÉMAS
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• 1) Les salariés
Ce sont eux les créateurs de valeur, ce sont aussi eux qui assurent le succès de
l'entreprise, ce sont encore eux qui sont en charge de mettre en œuvre la stratégie. Il
semble évident à toutes personnes étrangères au monde de l'entreprise et à ses rites
anachroniques, qu'il importe qu'ils participent au premier plan, que ce soit à la
conception de la stratégie comme à la conduite de la gouvernance.
• 2) Les fournisseurs
Ils fournissent les matières premières, les sous-ensembles et tous les composants
externes intégrés dans le produit fabriqué. Ils sont intégrés dans le système de Juste À
Temps. Ils sont impliqués au premier plan dans la qualité des produits fabriqués, le
niveau de fonctionnalité fourni et le respect des délais des commandes et livraisons
client.
• 3) Les sous-traitants
Tout comme les fournisseurs, ils interviennent au cœur même des processus clés de
l'entreprise. La satisfaction de leurs intérêts est donc une clé de la réussite de
l'entreprise.
• 4) Les "spécialistes"
Ce sont des acteurs qui n'interviennent pas nécessairement au sein du processus, ils
sont aussi présents en aval, comme formateur, conseil ou expert. Ils sont parfois
indispensables pour construire une stratégie viable.
• 5) Les clients
Les clients sont quelque part l'alpha et l'oméga de l'entreprise. Nul besoin de longs
discours pour bien comprendre que la satisfaction de leurs attentes, exprimée ou pas,
est bien le sujet de la stratégie.
• 6) Le public
Une éthique d'entreprise s'impose. Il s'agit d'être responsable des impacts de son action
aussi bien sur la société humaine que sur la nature. Les règles établies dans le cadre du
développement durable et du RSE sont une base de travail pour justement être en
accord avec le public. Dans le cas contraire, avec la puissance des réseaux sociaux
d'aujourd'hui, le retour de bâton sera sévère.
• 7) Les syndicats
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Le meilleur moyen d'être en accord avec les salariés, c'est d'être totalement transparent
et de jouer la négociation. Les syndicats sont des partenaires, pas des ennemis.
• 8) Les investisseurs
Ils financent, ils sont donc concernés par l'établissement de la stratégie. Attention
toutefois de ne pas commettre l'erreur de leur donner la priorité sur les autres
partenaires
• 9) Le gouvernement
À voir au cas par cas. Selon le secteur d'activité de l'entreprise, il s'agira d'un partenaire
neutre, indispensable ou inévitable.
10) Les associations locales
Une entreprise remplit un rôle social. Être proche des associations, favoriser le tissu
économique local est un rôle que bien des coopératives remplissent à merveille. Les
entreprises capitalistiques sont un peu à la traîne sur ce sujet.
CONCLUSION
L'intégration de la RSE dans la stratégie de l'entreprise s'impose progressivement comme une
responsabilité nouvelle, pour répondre aux enjeux sociétaux du XXI e siècle.
S'engager dans une démarche de RSE nécessite, pour l'entreprise, une adaptation de ses
pratiques managériales. C'est aussi pour elle une opportunité de structurer des actions lui
permettant de maîtriser ses coûts, de mieux satisfaire ses clients, d'innover, de motiver le
personnel dans une nouvelle dynamique de travail, et d'améliorer son image auprès de ses
parties prenantes.
Conscients du chemin encore à parcourir pour l'entreprise, les entreprises, les acteurs publics
et privés de la RSE accompagnent cet engagement, en développant des supports et outils d'aide
à la réflexion stratégique et à la mise en œuvre d'une démarche d'amélioration continue, et en
diffusant de bonnes pratiques d'organisation. L'entreprise peut ainsi s'engager à son rythme
pour anticiper des risques futurs, et pérenniser ses activités.
La communication de pratiques sociétales concrètes et adaptées aux activités de l'entreprise,
constitue en relais un moyen efficace de susciter son adhésion à la RSE, ou d'en améliorer les
actions. L'intégration de l'entreprise à des réseaux ou plates-formes locales d'échanges sur la
RSE peut y contribuer.
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BIBLIOGRAPHIE
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Jacques Sornet (2010) Cours de Management(2016).
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