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Cours de Responsabilité Sociale Des Entreprises

Le document présente un cours sur la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) pour le Master 1 en Sciences de Gestion et Sciences Économiques, dirigé par Dr Yedoh Yedoh Hervice. Il définit la RSE, retrace son historique, et décrit ses piliers fondamentaux, ainsi que ses objectifs éthiques et enjeux contemporains liés à la démographie, au climat et à l'énergie. La norme ISO 26000 est mise en avant comme un cadre structurant pour les entreprises souhaitant intégrer la RSE dans leurs pratiques.

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Cours de Responsabilité Sociale Des Entreprises

Le document présente un cours sur la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) pour le Master 1 en Sciences de Gestion et Sciences Économiques, dirigé par Dr Yedoh Yedoh Hervice. Il définit la RSE, retrace son historique, et décrit ses piliers fondamentaux, ainsi que ses objectifs éthiques et enjeux contemporains liés à la démographie, au climat et à l'énergie. La norme ISO 26000 est mise en avant comme un cadre structurant pour les entreprises souhaitant intégrer la RSE dans leurs pratiques.

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Cours de Responsabilité sociale des Entreprises

Année : 2023-2024

Niveau/spécialité : MASTER 1 Sciences de Gestion et Sciences Economiques

Nom de l’enseignant : Dr YEDOH YEDOH HERVICE, Maitre-Assistant en Sciences de Gestion

E-mail : [email protected] Cel : +225 0707783362 /0140746451

CHAPITRE 1 : Définitions de la RSE

1- Qu’est-ce que la RSE ?

La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises)


regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter
les principes du développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un
impact positif sur la société mais aussi mieux respecter l’environnement.

La Commission Européenne, dans sa 3ème Communication Sur la RSE (2011) définit la RSE
comme “la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société“.
L’UE a aussi, afin de proposer un cadre pour les entreprises souhaitant s’investir dans le
développement durable, a publié en 2001 un Livre Vert de la Responsabilité Sociale des
Entreprises. Elle y donnait alors la définition suivante : « l’intégration volontaire des
préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs
relations avec leurs parties prenantes. Être socialement responsable signifie non seulement
satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir
«davantage» dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes
».
De son côté, l’ISO1 (International Organisation for Standardisation), organisation chargée de
définir les standards internationaux qui régissent le commerce des entreprises, s’est également
penchée sur la définition de la RSE dans un document publié par le groupe de travail sur la

1
L'Organisation internationale de normalisation (ISO), associant 170 pays, a été créée à la suite d'une réunion
tenue à Londres en 1946 afin de faciliter l'unification internationale des normes industrielles. Les normes ISO
sont largement respectées au niveau international par le secteur public comme par le secteur privé
1
Norme ISO 260002 sur la Responsabilité Sociale des Entreprises. Dans ces lignes directrices,
l’ISO donne la définition suivante :
« La responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la
société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui :
- contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société
- prend en compte les attentes des parties prenantes ;
- respecte les lois en vigueur et qui est en accord avec les normes internationales de
comportement ; et qui est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre
dans ses relations ».

2- HISTORIQUE DE LA RSE
2.1 L’émergence et le développement de la RSE au XX

Cette partie fait le point sur 80 ans de définitions données à la RSE pour comprendre l’évolution
du concept et son ancrage actuel dans l’activité économique. Le XXe siècle est découpé en deux
périodes : 1900-1950 pour montrer l’émergence du concept et des problématiques sociales,
puis 1950-1980, pour mettre en évidence l’essor de la RSE aux Etats-Unis et en Europe.

2.1.1. 1900-1950 : Le paternalisme et l’émergence d’une préoccupation sociale

En management, on assiste régulièrement à l’émergence de modes (Abrahamson, 1991), mais


la littérature académique nord-américaine témoigne de l’existence d’une réflexion sur la
responsabilité sociale des entreprises dès le début du XIXe siècle. Elle se centre alors
essentiellement sur les « bonnes actions » que doivent mener les dirigeants aux Etats-Unis
(Bowen, 1953; Epstein, 2002).

2.1.2. 1950-1980 : La popularité croissante des volets économique et social de la RSE à des fins
utilitaristes

Dès les années 1950, la RSE est considérée comme un processus permettant d’améliorer la
qualité de vie, par opposition aux courants de pensée plus axés sur la maximisation du profit
(Hay et Gray, 1974). Frank Abrams, un ancien dirigeant de la Standard Oil Company, publie en
1951 un article dans la Harvard Business Review qui incite les entreprises à penser non

2
La norme ISO 26000 contribue à aider les organisations de tout type à améliorer leur responsabilité sociétale
2
seulement à leurs bénéfices, mais également à leurs employés, à leurs clients et au public de
manière générale.

Dans le même esprit, Howard R. Bowen, publie en 1953 l’ouvrage fondateur Social
Responsibilities of the Businessman qui a largement influencé les chercheurs et les praticiens,
en affirmant que la prise en compte volontaire d’une responsabilité sociale de l’homme
d’affaires est, ou pourrait être, un moyen opérationnel pour résoudre des problèmes
économiques et atteindre plus globalement les objectifs économiques fixés» (p.6). Bowen
ajoute que la RSE devient une obligation pour les décideurs qui doivent définir des stratégies
et garantir des pratiques compatibles avec les objectifs et les valeurs de la communauté en
général. Avec cette vision, la RSE devient un moyen, pour les dirigeants, de prendre des
décisions cohérentes avec les attentes et les valeurs de la société.

Dans les années 1960, on assiste à une plus grande sensibilisation aux problématiques sociales
en raison notamment de l’émergence des questions de discrimination raciale ou encore de
dégradation de l’environnement.

2.2. L’ancrage de la RSE dans la vie des entreprises et des organisations du XXIe siècle

Il faut maintenant comprendre comment se développe la RSE dans notre société en fonction
du sens que nous lui donnons aujourd’hui et dans cette perspective, deux périodes sont
analysées :

• 1980-2000 (l’évolution du concept vers des préoccupations écologiques) ;

• de 2000 à nos jours (une nouvelle évolution vers un souhait de plus grand bien-être de la
société).

2.2.1. 1980-2000 : L’apparition du volet environnemental de la RSE

Dans les années 1980, les cultures d’entreprise dites « éthiques » se développent (Frederick,
2008) et dans la sphère académique, les recherches visant à articuler la RSE à la performance
financière sont de plus en plus nombreuses (Lee, 2008). Le caractère utilitariste de la RSE se
confirme et les concepts connexes font leur apparition.

2.2.2. Depuis 2000 : L’attachement au bien-être de la société

Dès le début des années 2000, la RSE s’attache au bien-être de la société.


3
Pour Foran (2001,), la RSE devient « l’ensemble des pratiques et des comportements que
les entreprises adoptent à l’égard de leur personnel, de l’environnement dans lequel leurs
activités sont intégrées, de l’Etat, et de la société civile » dans son ensemble.

3- Le développement et l’institutionnalisation
De ce fait, à partir des années 1990 et 2000, dans plusieurs pays du monde, les gouvernements
mettent en place des règlementations qui vont poser les bases de la RSE moderne. En France,
les lois NRE (Nouvelles Régulations Economiques) vont être les premières, à obliger les
entreprises à rendre publiques leurs performances en matière de développement durable.
= obligation des sociétés française cotées d’établir un rapport annuel de leur gestion
sociale et environnementale au travers de leur activité.
À partir de là, les entreprises vont être en quelque sorte obligées de s’investir dans la RSE, afin
de ne pas se laisser distancer par leurs concurrents. On commence alors à parler de « RSE »
comme un outil de management, de communication et de développement pour les entreprises.
Elle est devenue indispensable pour améliorer l’image des entreprises auprès des
consommateurs, mais aussi afin de mieux gérer les ressources de l’entreprise et d’améliorer la
productivité interne. Difficile aujourd’hui de trouver une entreprise qui n’ait pas un rapport
RSE, une équipe dédiée, ou au moins une stratégie de communication dédiée à la
Responsabilité Sociale des Entreprises.

4- Les piliers de la RSE


La démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises se traduit par un engagement des
acteurs économiques en faveur d’un développement durable. La RSE repose sur trois piliers
fondamentaux qui sont :
• La responsabilité économique : à travers la qualité de service, le soutien des
producteurs et fournisseurs locaux, la transparence et le paiement des factures dans
les délais légaux.
• La responsabilité sociale : en prônant la diversité et l’égalité des chances, en
garantissant hygiène et sécurité aux employés, en faisant respecter le droit des
travailleurs et en collaborant de manière équitable avec les producteurs mondiaux.
• La responsabilité environnementale : en réduisant l’impact carbone de ses activités, en
utilisant les ressources de manière responsable, en réduisant les déchets d’entreprise
et en sensibilisant les salariés aux enjeux environnementaux.
4
Le développement d’une entreprise engagée dans une démarche de RSE doit se faire de
manière équilibrée dans ces trois domaines pour être tout à la fois responsable et durable.

La stratégie RSE d’une entreprise vise à considérer sa performance globale sous les trois angles
économique, sociétal et environnemental. Depuis fin 2010, la norme ISO 26000 structure cette
démarche :
Elle représente le premier standard international de Responsabilité Sociétale des Entreprises
en ce qu’elle définit clairement et de manière consensuelle les notions de développement
durable et de responsabilité sociétale.
Cette norme internationale offre aux entreprises une structure qui leur permet de mettre en
place des stratégies RSE complètes, solides et ambitieuses.
La norme ISO 26000 s’applique à la RSE et à la RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations).
Le standard ISO 26000 structure la démarche RSE autour de sept questions centrales qui sont
considérées comme piliers :
• La gouvernance de l’organisation, clé de voûte ou pilier central de cette structure
• Les droits humains
• Les relations et conditions de travail
• L’environnement
• Les bonnes pratiques des affaires
• La protection des consommateurs
• La contribution au développement local

5
a) Gouvernance responsable : premier des 7 piliers de la RSE
L’idée de gouvernance responsable implique pour l’entreprise d’intégrer la RSE dans sa
stratégie globale, et donc de veiller à l’application de la politique RSE à tous les niveaux de
l’entreprise. Chaque action comme chaque décision doit être cohérente avec la RSE. Les
employés doivent en être les ambassadeurs.
b) Le respect des droits humains
À travers l’application du droit du travail, le respect de la vie privée des salariés, mais aussi une
grande vigilance quant à l’égalité de traitement et l’égalité des chances.
c) L’établissement de conditions de travail responsables
À travers l’instauration d’un dialogue social de qualité, l’implication des instances
représentatives du personnel à tous les projets de l’entreprise et le respect du code du travail.
d) La préservation de l’environnement
Par la réduction de l’impact environnemental de l’entreprise, tant dans le cadre de ses activités
métiers que dans ses administrations, sa gouvernance et ses choix de partenariats. La
responsabilité environnementale passe par une réduction des déchets et leur tri, la réparation
et la maintenance des équipements, l’utilisation de modes de transports à faible émission de
C02, la réorganisation des process dans l’optique de préserver les ressources et de diminuer
l’impact carbone.
e) Des pratiques éthiques
À travers la mise en œuvre d’une charte éthique diffusée auprès des salariés et partagée avec
les prestataires et fournisseurs. Les relations commerciales doivent être équitables et
formalisées par des contrats qui garantissent le respect des droits et devoirs de chaque partie
de manière bilatérale.
f) Le respect du client consommateur
Traiter le consommateur avec respect pour établir une relation de confiance entre l’entreprise
et sa clientèle. Cette dimension implique la meilleure transparence vis-à-vis des
consommateurs.
g) Des partenariats locaux
Il s’agit de favoriser le développement local à travers des partenariats avec des fournisseurs,
producteurs et prestataires locaux, ainsi qu’à travers l’emploi des populations locales.

6
5- Quels sont les objectifs de la RSE ?
Autour de ses trois grandes dimensions économiques, sociétale et environnementale, et à
travers les sept piliers sur lesquels se structure son standard ISO 26000, la RSE poursuit un
objectif éthique :
Elle vise à responsabiliser les entreprises vis-à-vis de l’impact environnemental et humain de
leurs activités. La responsabilité sociétale des entreprises est un pacte d’engagement dans une
démarche de développement durable, qui intègre une triple stratégie sociale, économique et
écologique. Le comportement éthique et transparent des entreprises qui appliquent une
politique RSE a pour but de :

• Contribuer au développement durable de la société, d’un point de vue sanitaire et social


• Prendre en compte les attentes des différents acteurs de l’économie : salariés,
consommateurs, partenaires et fournisseurs
• Respecter les lois nationales et accords internationaux
• S’intégrer dans une politique globale à tous les niveaux de l’entreprise.
La dimension éthique des objectifs de la RSE n’empêche pas qu’elle soit aussi le levier d’une
performance globale pour les entreprises : les consommateurs comme les salariés sont de plus
en plus sensibles à l’image d’une entreprise responsable. Les sociétés qui communiquent un
plan d’actions à la fois environnemental et équitable sont ainsi aujourd’hui les plus attractives.

Chapitre 2 : Les enjeux incontournables du XXI

Les enjeux à relever sont multiples. Ils concernent l’avenir de l’humanité. Arrêtons-
nous sur trois enjeux centraux et reliés, afin qu’ils inspirent plus facilement nos
conduites.
1- La démographie
Nous sommes toujours plus nombreux sur notre planète. Fin 2021, la population
mondiale était de 7,9 milliards d’êtres humains. Selon les estimations de l’ONU, la
Terre pourrait compter 9,7 milliards en 2050 et atteindre les 11 milliards de personnes
en 2100. La croissance démographique épuise les ressources et les différentes
formes de pollution affectent notre écosystème. Un changement de modèle s’impose
pour repenser nos politiques de construction, d’urbanisme.

7
Selon le rapport de l’ONG canadienne « Global Footprint Network » la capacité
annuelle de notre planète à renouveler des ressources naturelles consommées et à
absorber le CO² émis par l’activité humaine ne cesse de diminuer.
L’enjeu démographique nous place face à un véritable défi : réduire notre empreinte
écologique.
2- Le climat :

Les institutions internationales et les États agissent pour réguler nos émissions
polluantes, même si leur implication varie. Que ce soit le GIEC depuis 1988, le
protocole de Kyoto en 1997, le sommet de Copenhague en 2009 ou l’accord de Paris
en 2015, des accords internationaux fournissent une feuille de route aux
organisations et aux décideurs politiques.
Les conséquences du réchauffement climatique sont nombreuses : élévation de la
température de l’atmosphère, montée des eaux et acidification des océans, impact
sur les espèces vivantes végétales et animales, sur l’agriculture…

3- Énergie
Le développement de notre société repose depuis le XXe siècle sur l’abondance et la
disponibilité de l’énergie. Notre système économique a besoin d’une consommation
progressive d’énergie pour fonctionner. Par exemple, nous consommons toujours
plus d’électricité alors que nos appareils deviennent moins énergivores. Les énergies
fossiles (pétrole, charbon, gaz), qui représentent les principales sources d’énergie,
sont à l’origine des problèmes environnementaux car leur combustion libère du
dioxyde de carbone qui contribue, avec d’autres gaz à effet de serre, au réchauffement
climatique.
Le développement d’énergies renouvelables, à partir d’éléments naturels comme
l’eau, le vent ou le soleil, devient une nécessité. De nombreuses recherches sont
menées pour développer des solutions d’énergie renouvelable, et les rendre
accessibles.
Les réponses à ces enjeux doivent combiner développement économique, justice
sociale et protection de l’environnement.

8
Chapitre 3 : Les conférences des parties (COP)
Lors du Sommet de la Terre en 1992, plusieurs textes ont été signés dont la
Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui
ont permis de lancer une réflexion mondiale sur les actions à mener au niveau des
États afin de construire cet engagement international, les Nations Unies décidèrent
de créer les conférences des parties (COP) signataires de la convention. Cette
dynamique s’est concrétisée en 1995 avec la tenue de la première COP à Berlin,
l’année de la publication du 2e rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat). Entre 1995 et 2021 les Nations Unies ont organisé 27 COP.

Convention de RIO/naissance des COP 1992 sommet de la terre

Conscientisation sur le changement climatique 1995 COP 1 (Berlin)

1996 COP 2 (Genève)


Signature du protocole de KYOTO
Signature du protocole de KYOTO 1997 COP 3 (KYOTO)

1998 COP 4

Définition du protocole de KYOTO 1999 COP 5

2000 COP 6

2001 COP 7

Opérationnalisation du protocole de KYOTO 2002 COP 8

2003 COP 9

2004 COP 10
Entrée en vigueur du protocole de KYOTO 2005 – COP 11

Préparatif de l’après KYOTO ( 2006, 2007, 2008 : COP 12, COP 13, COP 14)

Echec de l’accord de COPENHAGUE 2009- COP 15 (Copenhague)

Préparatif d’un accord pour 2015-2020

Signature des accords


Prolongement de Paris de KYOTO
du protocole 2012- COP 18 (DOHA)

Préparation d’un accord post-2020


Signature des accords de Paris 2015 COP 21 (Paris)

Déploiement des accords de paris (2016, 2017,2018, 2019,2021 : COP 22, COP 23, COP 24, COP 25,
COP 26).

9
❖ Sommet de la Terre : Rio 1992

La 3e Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement


(CNUED) qui s’est déroulé à Rio de Janeiro en 1992 constitue une étape importante
dans l’institutionnalisation du développement durable. Placé sous l’égide de l’ONU, le
« Sommet de la Terre » a rassemblé 172 chefs d’État et de gouvernement et 650 ONG
accrédités.
Dans cet espace propice à la coopération, leur participation a favorisé l’adoption de
plusieurs conventions visant à concilier la protection de l’environnement et le
développement économique.
Cette Conférence a conduit à l’adoption de textes fondateurs dessinant les
orientations futures en matière de sauvegarde de l’environnement et de
développement.

❖ LE GIEC
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est une organisation
internationale chargée, par les Nations Unies (ONU), de la protection de
l’environnement en raison de la détérioration croissante de notre planète. La mission
du PNUE est d’établir des priorités d’action et d’encourager la coopération
interétatique pour protéger l’environnement. Ses actions sont organisées selon six
domaines stratégiques :

1. Le changement climatique
2. Désastres et conflits
3. Gestion et restauration des écosystèmes
4. Gouvernance environnementale
5. Substances toxiques
6. Utilisation des ressources

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un


organisme international qui regroupe 195 pays. Créé en 1988, le GIEC est placé sous
l’égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) et de

10
l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Il siège à Genève. Sa mission s’inscrit
dans la dynamique de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques (CCNUCC) adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre.
Le GIEC est composé de 3 groupes de travail et d’une équipe spéciale chargée des
inventaires nationaux de gaz à effet de serre (GES). Le GT1 étudie le système
climatique et l’évolution du climat. Le GT2 analyse la vulnérabilité des systèmes
socio-économiques et naturels aux changements climatiques, leurs conséquences
(négatives et positives) et les possibilités d’adaptation. Le GT3 évalue les pistes de
solution envisageable pour limiter les émissions de GES et atténuer le changement
climatique.
Depuis plus de 30 ans, le GIEC évalue l’état des connaissances relatives au
changement climatique. Ses membres se réunissent en réunion plénière annuelle ou
bisannuelle.

Chapitre 3 : Les outils de la RSE aujourd’hui

Pour poursuivre ces objectifs, de nombreux outils se développent dans cette période pour
permettre aux entreprises de mieux quantifier leurs performances et leurs actions en matière
de développement durable. Par exemple, les entreprises utilisent désormais l’ACV (Analyse de
Cycle de Vie) pour quantifier leurs émissions de gaz à effet de serre et leurs impacts sur
l’environnement. D’autres outils se développent pour mieux prendre en compte les attentes
des parties prenantes, pour mieux communiquer, de façon plus responsable.

Qu’est-ce qu’un rapport RSE ? Quelles sont les caractéristiques ? À quoi sert-il ? Comment
construire un rapport RSE ?

I- Le Rapport RSE

Un rapport RSE (ou rapport de responsabilité sociale d’entreprise) est un document périodique
(généralement annuel) publié par une entreprise pour rendre compte de ses actions et de ses
résultats en matière de responsabilité sociale d’entreprise. C’est donc un document qui
synthétise et rend publique toutes les informations sur les actions mises en place par
l’entreprise pour respecter les principes du développement durable. Aujourd’hui, le rapport
11
RSE se nomme officiellement la déclaration de performance extra-financière, devenue
obligatoire en 2017. En France, certaines entreprises ont l’obligation de rédiger un rapport RSE
annuel. Il s’agit des entreprises cotées en bourse, avec un chiffre d’affaires supérieur à 100
millions d’euros ou une masse salariale supérieure à 500 employés.

1- À quoi sert le rapport RSE ?

L’obligation légale de réaliser un rapport RSE a pour objectif d’améliorer la transparence sur
l’activité des entreprises. Le but est double :

D’abord, en interne, le rapport RSE devait permettre aux entreprises de mesurer les
conséquences de leurs activités sur leur environnement, sur la société et sur l’écosystème
économique et donc d’améliorer leurs processus afin d’avoir un impact plus positif.

Ensuite, en externe, le rapport RSE permet aux parties prenantes de l’entreprise de mieux
comprendre l’implication dans le développement durable et la RSE de l’entreprise et
éventuellement de mieux évaluer les conséquences à moyen et long terme de ses activités. De
ce fait, ces parties prenantes peuvent faire des choix plus éclairés vis-à-vis de l’entreprise. Par
exemple, les investisseurs potentiels connaissent les crises environnementales que pourraient
causer les activités de l’entreprise, ce qui leur permet de mieux évaluer leur risque. De la même
façon, les consommateurs ou clients potentiels de l’entreprise peuvent, grâce au rapport RSE,
savoir de façon plus précise les conséquences de leur achat en termes environnementaux,
sociaux ou économiques.

2- Définition technique du rapport RSE

Pour définir de façon plus précise le rapport RSE, il faut comprendre ce qu’il contient.
Techniquement, le rapport RSE est un document rassemblant toutes les informations liées à la
responsabilité sociale d’une entreprise.

Cela veut dire qu’il contient à la fois : les informations liées à la situation économique de
l’entreprise, les chiffres de l’emploi et de la situation sociale de l’entreprise, mais aussi toutes
les informations liées à la protection de l’environnement (émissions de CO2 notamment).

12
Le rapport est aussi le document qui présente les actions de l’entreprise en matière de
développement durable, les résultats de ces actions, mais aussi les lignes directrices et objectifs
fixés par l’entreprise pour l’avenir.

3- Que contient le rapport RSE, que faut-il mettre ?


Le rapport RSE doit contenir certaines informations réparties en trois catégories : sociale,
économique et environnementale :
a) Emploi :
• L’effectif total et la répartition des salariés par genre, par âge et par zone géographique
• Les embauches et les licenciements
• Les rémunérations et leur évolution
b) Organisation du travail
• L’organisation du temps de travail
• L’absentéisme
c) Relations sociales
• L’organisation du dialogue social, notamment les procédures d’information et de
consultation du personnel et de négociation avec celui-ci
• Le bilan des accords collectifs
d) Santé et sécurité
• Les conditions de santé et de sécurité au travail
• Le bilan des accords signés avec les organisations syndicales ou les représentants du
personnel en matière de santé et de sécurité au travail
• Les accidents du travail, notamment leur fréquence et leur gravité, ainsi que les
maladies professionnelles
e) Formation
• Les politiques mises en œuvre en matière de formation
• Le nombre total d’heures de formation
f) Diversité et égalité des chances / égalité de traitement
• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de l’égalité entre les femmes
et les hommes
• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de l’emploi et de l’insertion
des personnes handicapées

13
• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de la lutte contre les
discriminations
g) Promotion et respect des stipulations des conventions fondamentales de l’OIT relatives
:
• Au respect de la liberté d’association et du droit de négociation collective
• À l’élimination des discriminations en matière d’emploi et de profession
• À l’élimination du travail forcé ou obligatoire
• À l’abolition effective du travail des enfants
h) Impact territorial, économique et social de l’activité de la société
• En matière d’emploi et de développement régional
• Sur les populations riveraines ou locales
i) Relations entretenues avec les personnes ou organisations intéressées par l’activité de
l’entreprise
• Les conditions de dialogue avec ces personnes ou organisations
• Les actions de partenariat
j) Sous-traitance et fournisseurs
• La prise en compte dans la politique d’achat de la société des enjeux sociaux et
environnementaux
• L’importance de la sous-traitance et la prise en compte dans les relations avec les
fournisseurs et les sous-traitants de leur responsabilité sociale et environnementale
k) Loyauté des pratiques
• Les actions engagées pour prévenir la corruption
• Les mesures prises en faveur de la santé et de la sécurité des consommateurs
l) Droits de l’homme
• Les actions engagées en faveur des droits de l’homme
m) Politique générale en matière environnementale
• L’organisation de la société pour prendre en compte les questions environnementales
et, le cas échéant, les démarches d’évaluation ou de certification en matière
d’environnement
• Les actions de formation et d’information des salariés menées en matière de protection
de l’environnement
• Les moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux et des pollutions
14
• Le montant des provisions et garanties pour risques en matière d’environnement, sous
réserve que cette information ne soit pas de nature à causer un préjudice sérieux à la
société dans un litige en cours.
n) Pollution et gestion des déchets
• Les mesures de prévention, de réduction ou de réparation de rejets dans l’air, l’eau et
le sol affectant gravement l’environnement Les mesures de prévention, de recyclage et
d’élimination des déchets La prise en compte des nuisances sonores et de toute autre
forme de pollution spécifique à une activité
• Sous-traitance et fournisseurs
• La prise en compte dans la politique d’achat de la société des enjeux sociaux et
environnementaux
• L’importance de la sous-traitance et la prise en compte dans les relations avec les
fournisseurs et les sous-traitants de leur responsabilité sociale et environnementale
o) Utilisation durable des ressources
• La consommation d’eau et l’approvisionnement en eau en fonction des contraintes
locales
• La consommation de matières premières et les mesures prises pour améliorer
l’efficacité de leur utilisation
• La consommation d’énergie, les mesures prises pour améliorer l’efficacité énergétique
et le recours aux énergies renouvelables
• L’utilisation des sols
p) Changement climatique
• Les rejets de gaz à effet de serre
• L’adaptation aux conséquences du changement climatique
q) Protection de la biodiversité
• Les mesures prises pour développer la biodiversité
L’entreprise est libre de définir la façon dont-elle présente ces informations, leur format et leur
importance, mais le rapport doit les contenir.

15
II- Rapport RSE et Bilan Carbone (Bilan GES)
Dans sa définition légale, le rapport RSE doit contenir un bilan des émissions de gaz à effet de
serre de l’entreprise.
Ce bilan doit permettre d’évaluer à quel point l’entreprise contribue au réchauffement
climatique via ses activités. Le bilan carbone ou bilan GES (gaz à effet de serre) de l’entreprise
est généralement calculé sur les activités directes de l’entreprise, à savoir sur les activités
contrôlées par la maison mère et les filiales considérées, mais n’incluant généralement pas les
activités ayant lieu en amont (fournisseurs). Les Gaz à Effet de Serre (GES) sont des gaz naturels
présents dans l'atmosphère terrestre et qui emprisonnent les rayons du soleil, stabilisant la
température à la surface de la planète à un niveau raisonnable.
Depuis le 19ème siècle, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est en
constante progression, causée en grande partie par :
➢ Le gaz carbonique (CO2), émis entre autres lorsque nous utilisons des énergies fossiles,
telles que le charbon, le pétrole ou le gaz ;
➢ Le méthane (CH4), issu notamment des rizières, des décharges d'ordures, des élevages
bovins, des fuites sur les réseaux de gaz et d'exploitation charbonnière ;
➢ Le protoxyde d'azote (N2O), qui provient de certaines industries et des excès
d'épandages d'engrais ;
➢ Les HFC (hydrofluorocarbures), utilisés notamment dans les systèmes de climatisation
et de réfrigération ;
➢ Les PFC (perfluorocarbures), généré lors de processus industriels, comme par exemple
dans la fabrication de l'aluminium ;
➢ SF6 (hexafluorure de soufre), que l'on trouve notamment dans des équipements
électriques ;
Avec la vapeur d'eau, ils sont responsables de l'effet de serre et participent grandement au
réchauffement climatique.
Des accords entre les pays sont nés de ce constat pour permettre une limitation des émissions
de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (appelé aussi "effet de serre additionnel").
En 1997, le protocole de Kyoto vise à engager la communauté internationale à limiter sa
production de gaz à effet de serre. Ce protocole a été ratifié par un total de 168 pays en 2010.

16
CHAPITRE 4 : LE BILAN SOCIAL

C'est un document officiel exigible par la loi qui informe l'état sur les activités des entreprises
en matière sociale tout au long de l'exercice. Il contient les rubriques suivantes :

 L'emploi

 Rémunération et les charges sociales

 La formation professionnelle et continue dans l'entreprise

 Les conditions d'hygiène et de sécurité

 Les relations professionnelles et les œuvres sociales.


Exemple de bilan social :
1-EMPLOI

11 Effectifs

111 Effectif total au 31.12 (111)

112 Effectif permanent (112)

Nombre de salariés titulaires d'un contrat de travail à durée


113
déterminé au 31.12

114 Effectif mensuel moyen de l'année considérée (114)

115 Répartition par sexe de l'effectif total au 31.12

116 Répartition par âge de l'effectif total au 31.12

117 Répartition de l'effectif total au 31.12 selon l'ancienneté (117)

Répartition de l'effectif total au 31.12 selon la nationalité :


118 Français
Etrangers
Répartition de l'effectif total au 31.12 selon une structure de qualification détaillée
119
(119)

12 Travailleurs extérieurs

17
121 Nombre de stagiaires (écoles, universités) (121)

122 Nombre moyen mensuel de travailleurs temporaires (122)

123 Durée moyenne des contrats de travail temporaire

13 Embauche au cours de l'année considérée

131 Nombre d'embauches par contrat à durée indéterminée

132 Nombre d'embauches par contrat à durée déterminée

133 Nombre d'embauches de travailleurs saisonniers (133)

*134 Nombre d'embauches de salariés de moins de 25 ans

14 Départs

141 Total des départs

142 Nombre de démissions

Nombre de licenciements pour cause économique dont : départs en retraite et


143
préretraite

144 Nombre de licenciements pour d'autres causes

145 Fin de contrats à durée déterminée

146 Départ au cours de la période d'essai (146)

147 Mutations dans un autre établissement

148 Départs volontaires en retraite et préretraite (148)

149 Décès

15 Chômage

Nombre de salariés mis au chômage partiel pendant l'année


151
Considérée
Nombre total d'heures de chômage partiel pendant l'année considérée (152)
152 Indemnisées
Non indemnisées

16 Handicapés

18
161 Nombre des handicapés au 31 mars de l'année considérée(161)

Nombre des handicapés à la suite d'accidents du travail intervenus dans l'établissement,


162
employés au 31 mars de l'année considérée

17 Absentéisme (171 à 177)

Nombre de journées d'absence (171)


171
Nombre de journées théoriques travaillées

172 Nombre de journées d'absence pour maladie

173 Répartition de la maladie selon la durée de l’absence (173)

174 Nombre de journées d’absence pour accident de travail et de trajet

175 Nombre de journées d’absence pour maternité

Nombre de journées d’absence pour congés autorisés (événements familiaux, congés


176
spéciaux pour les femmes

177 Nombre de journées d’absence imputables à d’autres causes

2-REMUNERATIONS ET CHARGES ACCESSOIRES

21 Montant des rémunérations (211- et 213)


Le choix est laissé dans l'utilisation des indicateurs 211 et 212 ou des indicateurs 211 bis
et 212 bis, sauf pour les établissements de plus de 2.000 qui doivent utiliser 211 bis et
212 bis
Masse salariale annuelle totale (211)
211
Effectif mensuel moyen
Rémunération moyenne du mois de décembre (effectif permanent) hors primes à
212 périodicité non mensuelle
- base 40 heures
211
Rémunération mensuelle moyenne (211 bis)
bis

212 Part des primes à périodicité non mensuelle dans la déclaration

19
bis des salaires.

Hiérarchie des rémunérations (2221 et 221 bis)


22
Le choix est laissé dans l'utilisation de l'indicateur 221 ou221 bis
Rapport entre la moyenne des rémunérations des 10% des salariés touchant les
221 rémunérations les plus élevées et celle correspondant aux 10%des salariés touchant les
rémunérations les moins élevées (221)
Rapport entre la moyenne des rémunérations des ingénieurs et cadres, y compris cadres
221
supérieurs et dirigeants. (ou équivalents) et la moyenne des rémunérations des ouvriers
bis
(ou équivalents) (221 bis)

23 Mode de calcul des rémunérations

231 Pourcentage des ouvriers dont le salaire dépend en tout ou partie du rendement (231)

24 Charges accessoires

241 Avantages sociaux dans l'établissement : pour chaque clause, préciser le niveau de
garantie pour les catégories retenues pour les effectifs (O) :
Délai de carence maladie
Indemnisation de la maladie
Indemnisation des jours fériés
Préavis et indemnisation de licenciement
Préavis de démission
Primes d'ancienneté
Congé de maternité
Congés payés
Service militaire
Congé pour événements familiaux
Primes de départ en retraite
Montant des versements effectués à des extérieures pour mise à la disposition de
personnel
242
Entreprise de travail temporaire
Autres entreprises (242)

20
3-CONDITIONS D'HYGIENE ET DE SECURITE

31 Accident de travail et de trajet

Taux de fréquence des accidents de travail


Nombre d'accidents avec arrêt
311 Nombre d'heures travaillées
Nombre d'accidents avec arrêt x 10 6
Nombre d'heures travaillées
Taux de gravité des accidents du travail
Nombre de journées perdues
312 Nombre d'heures travaillées
Nombre de journées perdues x 10 3
Nombre d'heures travaillées
Nombre d'incapacités permanentes (partielles et totales)
313
notifiées à l'établissement au cours de l'année considérée
Nombre d'accidents mortels :
314 De travail……………………..
De trajet………………………

315 Nombre d'accidents de trajet ayant entraîné un arrêt de travail

Nombre d'accidents dont est victime le personnel temporaire


316
ou de prestation de services dans l'établissement

317 Taux et montant de la cotisation Sécurité Sociale (accident du travail)

32 Répartition des accidents par matériels (321 à 326)

Nombre d'accidents liés à l'existence de risques graves


321
Code 32 à 40
Nombre d'accidents liés à des chutes avec dénivellation.
322
Code 02
Nombre d'accidents occasionnés par des machines (à l'exception de ceux liés aux
323 risques ci-dessus)
Codes 09 à 30

21
Nombre d'accidents de circulation – manutention – stockage
324
Codes 01, 03, 04 et 06, 07, 08
Nombre d'accidents occasionnés par des objets, masses, particules en mouvement
325
accidentel. Code 05

326 Autres cas

33 Maladies professionnelles

Nombre et dénomination des maladies professionnelles déclarées à la Sécurité Sociale au


331
cours de l'année considérée.
Nombre de salariés atteints par des affections pathologiques à caractère professionnel et
332
caractérisation de celles-ci.
Nombre de déclarations par l'employeur de procédés de travail susceptible de provoquer
333
des maladies professionnelles (333)

34 Comité d'hygiène et de sécurité

341 Nombre de réunions du C.F.S.

35 Dépenses en matière de sécurité

351 Effectif formé à la sécurité dans l'année

Évaluation budgétaire du programme de sécurité présenté dans l'établissement au sens


352
de l'article R. 231-8 du Code du Travail

353 Taux de réalisation du programme présenté l'année précédente

4-AUTRES CONDITIONS DE TRAVAIL

41 Durée et aménagement du temps de travail

411 Horaire hebdomadaire moyen affiché (411)

Nombre de salariés ayant b é n é f i c i é d’un repos compensateur


412 Par système légal (412)
Par un système conventionnel

22
413 Nombre de salariés bénéficiant d’un système d’horaire individuel (413)

Nombre de s alar iés occ upés à temps partiel


414 Entre 20 et 30 heures (414)
Autres formes de temps
Nombre de salariés ayant bénéficié, tout au long de l'année considérée, de 2 jours de
415
repos hebdomadaire consécutifs.

416 Nombre moyen de jours de congés annuels (non compris le repos compensateur) (416)

417 Nombre de jours fériés payés (417)

42 Organisation et contenu du travail

Effectif travaillant en équipes :


421 Equipes fixes
Equipes alternantes

*422 Personnel en continu et semi-continu de plus de 50 ans

Personnel utilisé à des tâches répétitives au sens de la définition du travail à la chaîne


423
contenue dans le décret du 10 mai 1976 (423)

43 Condition physique de travail

Nombre de personnes exposées de façon habituelle et régulière à plus de 85 décibels


431
(dbs) à leur poste de travail

432 Réaliser une carte du son par atelier (432)

Nombre de travailleurs exposés à la chaleur au sens de la définition contenue dans le


433
décret du 10 mai 1976 (433)

434 Nombre de prélèvement, d’analyses de produits toxiques et mesures (434)

44 Transformation de l'organisation du travail

441 Expériences de transformation de l'organisation du travail améliorant son contenu (441)

45 Dépenses d'amélioration des conditions de travail

Évaluation budgétaire du programme d'amélioration des conditions de travail présenté


451
dans l'établissement, au sens de l’article L. 437-2 ou Code du Travail (451)

23
452 Taux de réalisation du programme présenté l'année précédente

46 Médecine du travail (461 à 463)

461 Nombre d'examens cliniques

462 Nombre d'examens complémentaires

46 Part du temps consacré par le médecin du travail à l’analyse et à l’intervention en milieu


de travail

47 Travailleurs inaptes

Nombre de salariés déclarés inaptes définitivement à leur emploi par le médecin


471
du travail

472 Nombre de salariés reclassés dans l'entreprise à la suite d'une inaptitude

4- FORMATION

51 Formation professionnelle continue (511 à 515)

511 Pourcentage de la masse salariale consacré à la formation continue

512 Montant consacré à la formation continue

Nombre de stagiaires
513 Hommes
Femmes
Nombre d'heures de stage
514 Rémunérées
Non rémunérées

515 Décomposition par types de stages (exemple de réparation)

52 Congé formation

521 Nombre de salariés ayant bénéficiés d'un congé formation rémunéré

522 Nombre de salariés ayant bénéficié d'un congé formation non rémunéré

523 Nombre de salariés auxquels a été refusé un congé de formation

24
53 Apprentissage

531 Nombre de contrats d'apprentissage conclus dans l'année

6-RELATIONS PROFESSIONNELLES

61 Représentants du personnel

611 Participation aux élections (par collège)

612 Volume global des crédits d'heures utilisés pendant l'année considérée

613 Nombre de réunions avec les représentants du personnel pendant l'année considérée

Date et signature et objets des accords signés dans l'entreprise pendant l'armée
614
considérée

615 Nombre de personnel bénéficiaire d'un congé d'éducation ouvrière (615)

62 Information et Communication

621 Nombre d'heures consacrées aux différentes formes de réunions du personnel (621)

622 Procédure d'accueil

623 Procédure d’information ascendante ou descendante et niveau

624 Système d'entretien individuel (624).

63 Procédures

631 Nombre de recours à des modes de solution non judiciaires engagés dans l'année

632 Nombre d'instances judiciaires engagés dans l'année et où l'entreprise est en cause

Nombre de mises en demeure et de procès-verbaux de l'inspecteur du travail pendant


633
considérée

7- AUTRES CONDITIONS DE VIE RELEVANT DE L'ENTREPRISE


71 Œuvres sociales
711 Dépenses de l'établissement (711)
712 Versement au comité d'établissement (712)

25
CHAPITRE 5 : RSE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 comprend dix-sept objectifs


de développement durable (ODD) et a été décidé lors de la conférence de Rio en 2012.
Selon le rapport Brundtland (1987), le développement durable se définit comme "un
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures de répondre aux leurs".
Les concepts de développement durable et de la RSE s’appuient sur 3 piliers :
• La société
• L'économie
• L'environnement
Ces trois piliers doivent être pris en compte pour préserver notre planète et l’avenir des
générations futures.

Ces 3 piliers ont contribué à diffuser et vulgariser la notion de développement durable


et de RSE.

Le pilier économique :

Pour perdurer, une entreprise se doit d'être économiquement viable. Le pilier


économique permet de créer de la valeur partagée et d'améliorer les conditions de vie
matérielle et de réduire les inégalités.

De plus, contrairement aux idées reçues, RSE et performance économique vont de


pair ! Économies, réduction des risques, amélioration de la productivité ou encore
augmentation du chiffre d'affaires, la RSE contribue bel et bien à la performance
économique de l'entreprise.

Le pilier social :

Le pilier social de la RSE, ou l'équité sociale, cherche à satisfaire les besoins


essentiels de l’homme : se nourrir, se loger, se déplacer, se soigner, avoir accès à
l'éducation, travailler...

26
Une entreprise engagée en RSE doit donc respecter le droit des personnes et porter
les valeurs de l'équité sociale.

Cela se traduit par exemple par :

• La démarche de QVT (Qualité de Vie au Travail) qui améliore le bien-être de


vos équipes
• La politique QHSE (Qualité, Hygiène - Sécurité - Environnement)
• La lutte contre l'exclusion et la discrimination
• L'éthique dans les relations d'affaires
• Le développement économique des territoires

Le pilier environnemental :

Toute activité engendre des impacts négatifs sur l'environnement (on parle
aussi d'externalités négatives).
Avec le pilier environnemental, l'entreprise responsable met en place des
actions pour réduire son impact, préserver l'environnement, la diversité
biologique et les ressources naturelles. En développant son engagement
environnemental, une entreprise réduit ses risques, réalise des économies et
devient plus résiliente.
Le développement durable doit être à la fois économiquement efficace, socialement
équitable et écologiquement tolérable.

27
Il s’agissait de définir les objectifs mesurables correspondant aux plans d’action pour le
développement durable définis lors des différentes conférences sur le développement
durable, Sommets de la Terre de Rio et de Johannesburg, en s’inspirant de la démarche
des objectifs du millénaire initiée en 2000.

L’Agenda 2030 a été adopté par l’Assemblée générale des Nations unies lors du Sommet sur le
développement durable, le 25 septembre 2015.
Les ODD comprennent notamment la lutte contre la pauvreté, l’accès à l’éducation,
l’égalité des genres, la protection de l’environnement ou la transformation des modes de
consommation, de production ou de développement urbain.
Les ODD se caractérisent par leur interdépendance et leur universalité. Ils relèvent d’une vision
du monde selon laquelle tous les pays doivent contribuer et sont considérés en voie de «
développement durable ».
L’esprit de cette démarche est donc de se fixer collectivement des objectifs économiques,
sociaux, environnementaux, politiques, afin de s’attaquer à un certain nombre de grands défis
contemporains.
❖ Différence entre ODD et RSE
Il convient de bien distinguer objectifs de développement durable (ODD) et responsabilité
sociétale des entreprises (RSE) : ces deux concepts sont de nature et de portée très différentes,
même si leur finalité qui est le développement durable est la même.

Les ODD ont été adoptés par l’Assemblée générale de l’ONU en 2015 et définissent des
exigences à l’égard de ses membres (les États) pour un cadre temporel défini à l’horizon 2030.
Les acteurs privés sont également vivement engagés à y contribuer. Les ODD incarnent la
notion de « bien commun », de plus en plus présente au niveau international.

La RSE concerne les entreprises. La Plateforme RSE a élaboré en 2014 un texte de référence qui
s’appuie sur la définition de la RSE donnée par la Commission européenne : « la responsabilité
des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Cette définition
européenne est une référence partagée par les membres de la Plateforme RSE. Dans la même
logique, la norme internationale ISO 26 000 sur les lignes directrices relatives à la responsabilité
sociétale est à destination des organisations, tandis que les ODD s’adressent à tous les acteurs.
28
CHAPITRE 6 : LA THEORIE DES PARTIES PRENANTES

Depuis 1990, Edward Freeman a popularisé le terme de Stakeholders ou parties prenantes,


dans une acception au départ extrêmement large : « Individu ou groupe d’individus qui peut
affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs organisationnels ».

La théorie des parties prenantes (stakeholders theory) place au premier plan l’importance de
prendre en considération les intérêts spécifiques de l’ensemble des acteurs liés à l’entreprise,
et donc au processus de création de valeurs, qu’ils soient salariés, actionnaires, dirigeants,
sous-traitants, fournisseurs ou distributeurs, banques, public, environnement, voire
concurrents potentiels, mais complémentaires pour l’occasion dans le cas d’une alliance
stratégique.
Ainsi, plutôt que de jouer la loi du secret, de placer des verrous, on laisse une large place à la
négociation pour renforcer les partenariats, et on se préoccupe des impacts de la stratégie sur
l’environnement et l’éthique publique.
Quelles parties prenantes sont concernées ?
L'entreprise n'est pas une entité abstraite qui vit en vase clos. Elle partage des intérêts avec
maints autres acteurs qui défendent aussi chacun leurs propres intérêts spécifiques. Ce sont
les "partie-prenantes". Ils contribuent directement ou indirectement à la création de valeur, ils
ont aussi, en tout cas selon la théorie, leur mot à dire sur la stratégie poursuivie et la
construction du modèle de gouvernance.

LES SCHÉMAS

29
• 1) Les salariés
Ce sont eux les créateurs de valeur, ce sont aussi eux qui assurent le succès de
l'entreprise, ce sont encore eux qui sont en charge de mettre en œuvre la stratégie. Il
semble évident à toutes personnes étrangères au monde de l'entreprise et à ses rites
anachroniques, qu'il importe qu'ils participent au premier plan, que ce soit à la
conception de la stratégie comme à la conduite de la gouvernance.
• 2) Les fournisseurs
Ils fournissent les matières premières, les sous-ensembles et tous les composants
externes intégrés dans le produit fabriqué. Ils sont intégrés dans le système de Juste À
Temps. Ils sont impliqués au premier plan dans la qualité des produits fabriqués, le
niveau de fonctionnalité fourni et le respect des délais des commandes et livraisons
client.
• 3) Les sous-traitants
Tout comme les fournisseurs, ils interviennent au cœur même des processus clés de
l'entreprise. La satisfaction de leurs intérêts est donc une clé de la réussite de
l'entreprise.
• 4) Les "spécialistes"
Ce sont des acteurs qui n'interviennent pas nécessairement au sein du processus, ils
sont aussi présents en aval, comme formateur, conseil ou expert. Ils sont parfois
indispensables pour construire une stratégie viable.
• 5) Les clients
Les clients sont quelque part l'alpha et l'oméga de l'entreprise. Nul besoin de longs
discours pour bien comprendre que la satisfaction de leurs attentes, exprimée ou pas,
est bien le sujet de la stratégie.
• 6) Le public
Une éthique d'entreprise s'impose. Il s'agit d'être responsable des impacts de son action
aussi bien sur la société humaine que sur la nature. Les règles établies dans le cadre du
développement durable et du RSE sont une base de travail pour justement être en
accord avec le public. Dans le cas contraire, avec la puissance des réseaux sociaux
d'aujourd'hui, le retour de bâton sera sévère.
• 7) Les syndicats

30
Le meilleur moyen d'être en accord avec les salariés, c'est d'être totalement transparent
et de jouer la négociation. Les syndicats sont des partenaires, pas des ennemis.
• 8) Les investisseurs
Ils financent, ils sont donc concernés par l'établissement de la stratégie. Attention
toutefois de ne pas commettre l'erreur de leur donner la priorité sur les autres
partenaires
• 9) Le gouvernement
À voir au cas par cas. Selon le secteur d'activité de l'entreprise, il s'agira d'un partenaire
neutre, indispensable ou inévitable.
10) Les associations locales
Une entreprise remplit un rôle social. Être proche des associations, favoriser le tissu
économique local est un rôle que bien des coopératives remplissent à merveille. Les
entreprises capitalistiques sont un peu à la traîne sur ce sujet.
CONCLUSION
L'intégration de la RSE dans la stratégie de l'entreprise s'impose progressivement comme une
responsabilité nouvelle, pour répondre aux enjeux sociétaux du XXI e siècle.
S'engager dans une démarche de RSE nécessite, pour l'entreprise, une adaptation de ses
pratiques managériales. C'est aussi pour elle une opportunité de structurer des actions lui
permettant de maîtriser ses coûts, de mieux satisfaire ses clients, d'innover, de motiver le
personnel dans une nouvelle dynamique de travail, et d'améliorer son image auprès de ses
parties prenantes.
Conscients du chemin encore à parcourir pour l'entreprise, les entreprises, les acteurs publics
et privés de la RSE accompagnent cet engagement, en développant des supports et outils d'aide
à la réflexion stratégique et à la mise en œuvre d'une démarche d'amélioration continue, et en
diffusant de bonnes pratiques d'organisation. L'entreprise peut ainsi s'engager à son rythme
pour anticiper des risques futurs, et pérenniser ses activités.
La communication de pratiques sociétales concrètes et adaptées aux activités de l'entreprise,
constitue en relais un moyen efficace de susciter son adhésion à la RSE, ou d'en améliorer les
actions. L'intégration de l'entreprise à des réseaux ou plates-formes locales d'échanges sur la
RSE peut y contribuer.

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BIBLIOGRAPHIE

Barrette, J. & Carrière, J. (2003). La performance organisationnelle et la complémentarité des


pratiques de gestion des ressources humaines. Relations Industrielles, 58, 427-453.

Beaupré D., Cloutier J., Gendron C., Jiménez A. et Morin D., Gestion des ressources humaines,
développement durable et responsabilité sociale, Revue internationale de psychosociologie
2008/2, Volume XIV, p. 77-140
BERNOUX Philippe (2006). La sociologie des organisations édition du seuil Paris
Jacques Sornet (2010) Cours de Management(2016).
François Lépineux, Jean-Jacques Rosé, Carole Bonanni, Sarah Hudson(2016). « La RSE – La
responsabilité sociale des entreprises Théories et pratiques »Edition DUNOD, collection
Management Sup, pp254

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