Préférences en Matière de Fécondité: 7.1 Désir D'Avoir Des Enfants (Supplémentaires)
Préférences en Matière de Fécondité: 7.1 Désir D'Avoir Des Enfants (Supplémentaires)
Les questions sur les préférences en matière de fécondité ont pour objectif d’évaluer les efforts
accomplis par les couples dans le contrôle de leur fécondité et de mesurer les besoins futurs d’Haïti en
matière de contraception, non seulement, pour espacer, mais aussi pour limiter les naissances. Lors de
l’EMMUS-IV, ce sujet a été abordé par le biais de questions relatives au désir de la femme d'avoir ou non
des enfants supplémentaires dans l'avenir, au délai d'attente avant d'avoir le prochain enfant et enfin au
nombre total d'enfants désirés.
Les données sur les attitudes et les opinions vis-à-vis de la procréation ont toujours été un sujet de
controverse. Pour certains chercheurs, les réponses aux questions sur les préférences en matière de
fécondité présentent un triple inconvénient : (i) elles reflètent des points de vue éphémères qui sont
exprimés sans beaucoup de conviction, (ii) elles ne tiennent pas compte de l’effet des pressions sociales
ou des attitudes des autres membres de la famille, particulièrement de celle du mari, qui peuvent avoir une
grande influence sur les décisions en matière de reproduction, (iii) les données sont obtenues à partir d’un
échantillon de femmes de différents âges et ayant des histoires génésiques différentes. Pour les femmes
jeunes et/ou en début d’union, les réponses sont liées à des objectifs à moyen ou long terme dont la
stabilité et la valeur prédictive sont incertaines. Pour les femmes plus âgées et/ou en fin de vie féconde,
les réponses sont inévitablement influencées par leur histoire génésique.
Malgré les problèmes d’interprétation concernant l’analyse des données sur les préférences en
matière de fécondité, les résultats présentés dans ce chapitre peuvent aider à expliquer les facteurs qui
affectent la fécondité en Haïti, où la prévalence contraceptive demeure faible et où les niveaux de la
fécondité restent élevés.
Le désir d’avoir ou non des enfants (supplémentaires) dans l’avenir est généralement lié à l’âge
de la femme, au nombre de ses enfants actuellement en vie ou de ceux du couple.
Au cours de l’EMMUS-IV, une série de questions ont été posées aux femmes actuellement en
union pour obtenir des informations sur les attitudes quant au désir d’espacer leur prochaine naissance ou
au désir de ne plus avoir d’enfants. Les résultats sont présentés au tableau 7.1 et au graphique 7.1 selon le
nombre d’enfants vivants (y compris la grossesse actuelle) au moment de l’enquête. Il ressort de l’analyse
des données que près d’une femme en union sur deux (49 %) ne veut plus d’enfants et, à l’opposé,
environ deux femmes sur cinq (44 %) souhaitent un autre enfant. Parmi ces femmes, la majorité (30 %) a
déclaré vouloir espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. Au total, en Haïti, plus des trois
quarts des femmes en union peuvent être considérées comme candidate potentielle à la planification
familiale. Par rapport à la précédente enquête, le pourcentage de femmes ne désirant plus d’enfants a
légèrement diminué passant de 54 % en 2000 à 49 % en 2005-2006. Par contre, la proportion de celles
désirant espacer les naissances pour une période d’au moins deux ans a augmenté (21% en 2000 contre
30 % en 2005-2006).
Répartition (en %) des femmes actuellement en union selon le nombre d’enfants vivants, par désir d’enfants
supplémentaires, EMMUS-IV Haïti 2005-2006
Ne veut plus d'enfants 0,4 10,1 52,0 67,7 78,2 83,4 85,6 49,4
S'est déclarée stérile 3,8 1,8 1,9 2,6 2,6 3,4 4,3 2,8
80%
20%
0%
0 1 2 3 4 5 6+
Nombre d'enfants vivants
Répartition (en %) des femmes actuellement en union par désir d'enfants supplémentaires, selon l’âge, EMMUS-IV
Haïti 2005-06
Ne veut plus d'enfants 11,7 25,0 39,5 57,7 67,7 75,8 63,4 49,4
S'est déclarée stérile 0,1 0,6 0,6 0,5 1,1 3,3 16,2 2,8
Le tableau 7.3 présente la répartition des femmes en union qui ne veulent plus d’enfants (y
compris les femmes stérilisées), par nombre d’enfants vivants et selon certaines caractéristiques socio-
démographiques. Plus d’une femme sur deux (52 %) estime qu’elle a atteint la taille désirée de sa famille
et ne désire donc plus d’enfants. Les femmes ne désirant plus d’enfants sont proportionnellement plus
nombreuses en milieu rural (57 %) qu’en milieu urbain (45 %). Les différences régionales sont très
marquées ; c’est dans la Grande Anse que la proportion de femmes ne désirant plus d’enfants est la plus
élevée (62 %) et c’est dans l’Aire Métropolitaine qu’elle est la plus faible (43 %). En fonction du niveau
d’instruction, on constate que ce sont les femmes sans instruction qui désirent le plus fréquemment limiter
leur descendance (69 % contre 31 % parmi celles de niveau secondaire ou plus). Cependant, ce résultat
doit être interprété avec prudence puisque, à parité égale, on constate une augmentation régulière de la
proportion de femmes ne voulant plus d’enfants avec l’augmentation du niveau d’instruction; En outre, on
note que globalement dans les deux quintiles les plus riches, les proportions de femmes ne désirant plus
d’enfants sont plus faibles que celles observées dans les trois premiers quintiles. Cependant à parité égale,
on note que les proportions de femmes qui souhaitent limiter leur descendance augmentent régulièrement
avec le niveau de bien-être du ménage.
Pourcentage de femmes actuellement en union ne voulant plus d'enfants par nombre d'enfants vivants, selon certaines
caractéristiques sociodémographiques, EMMUS-IV Haïti 2005-2006
Note : Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d’enfant.
1
Y compris la grossesse actuelle
Les femmes en union non utilisatrices de méthodes contraceptives qui ont déclaré ne plus vouloir
d'enfants (elles désirent donc limiter leurs naissances) ou qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus
avant la prochaine naissance (elles souhaitent espacer leurs naissances) sont considérées comme ayant des
besoins non satisfaits en matière de planification familiale1. Les femmes ayant exprimé des besoins non
satisfaits et celles utilisant actuellement la contraception, constituent la demande potentielle totale en
planification familiale.
Le tableau 7.4 présente, pour les femmes en union, les estimations des besoins non satisfaits et
des besoins satisfaits en matière de contraception selon certaines caractéristiques sociodémographiques.
1
Le calcul exact des besoins non satisfaits est expliqué en note du tableau 7.4.
Pourcentage de femmes actuellement en union ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins
sont satisfaits et pourcentage de demande potentielle totale de services de planification familiale selon certaines caractéristiques sociodémographiques,
EMMUS-IV Haïti 2005-2006
Ensemble 17,0 20,4 37,5 13,6 18,4 32,0 30,6 38,9 69,5 46,1 6 323
1
Les besoins non satisfaits pour espacer concernent les femmes enceintes dont la grossesse ne s’est pas produite au moment voulu, les femmes en
aménorrhée dont la dernière naissance ne s’est pas produite au moment voulu, et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n’utilisent pas
de méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. Sont également incluses dans les besoins
non satisfaits pour espacer, les femmes qui ne sont pas sûres de vouloir un autre enfant ou qui veulent un autre enfant mais ne savent pas à quel moment
elles veulent avoir cet enfant. Les besoins non satisfaits pour limiter concernent les femmes enceintes dont la grossesse n’était pas voulue, les femmes en
aménorrhée dont la dernière naissance n’était pas voulue, et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n’utilisent pas de méthode
contraceptive et qui ont déclaré ne plus vouloir d’enfants. Sont également exclues les femmes qui sont en ménopause ou en période d’infécondabilité.
2
L’utilisation pour espacer concerne les femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir un autre enfant ou qui ne
sont pas sûres d’en vouloir un autre. L’utilisation pour limiter concerne les femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclaré
ne plus vouloir d’enfants. Il faut noter que les méthodes spécifiques utilisées ne sont pas prises en compte ici.
3
Les non utilisatrices qui sont enceintes ou en aménorrhée et les femmes dont la grossesse était le résultat de l’échec d’une méthode de contraception ne
sont pas incluses dans la catégorie des besoins non satisfaits, mais sont incluses dans la demande totale en contraception (puisqu’elles seraient en train
d’utiliser si leur méthode n’avait pas échoué).
Quand on considère l'âge, on constate que c’est dans le groupe d’âges 15-19 ans (52 %) et dans
une moindre mesure à 20-24 ans (41 %) que les pourcentages de femmes ayant des besoins non satisfaits
sont les plus élevés. Si entre 15-29 ans, la planification familiale est plus fréquemment utilisée dans une
optique de contrôle, à partir de 30 ans, on note un changement d’objectif ; les femmes optent
principalement pour la limitation des naissances.
En ce qui concerne le milieu de résidence, les résultats montrent que les proportions de femmes
ayant des besoins non satisfaits ne sont pas très différentes en milieu rural (39 %) et en milieu urbain
(35 %). Dans l’Aire Métropolitaine et dans les Autres Villes, la proportion de femmes ayant des besoins
non satisfaits pour limiter est légèrement plus faible (respectivement, 16 % et 17 %). Par ailleurs, la
demande potentielle totale varie de 69 % en milieu rural à 72 % dans les Autres villes où la demande est
la mieux satisfaite (51 %). Les résultats selon les départements montrent que c’est dans le Nord-Ouest
(44 %) et dans le Sud-Est (43 %) que les proportions de femmes en union ayant des besoins non satisfaits
en matière de planification familiale sont les plus élevées. Dans l’Aire Métropolitaine, cette proportion est
de 35 %.
S’agissant du niveau d’instruction, on constate que c’est parmi les femmes les plus instruites que
la proportion de celles qui ont des besoins non satisfaits est la plus faible (33 %) ; c’est également parmi
ces femmes que la demande potentielle totale en planification familiale est la mieux satisfaite (74 %). Les
résultats selon les quintiles font apparaître des écarts : c’est dans les deux quintiles les plus riches que les
proportions de femmes ayant des besoins non satisfaits pour limiter sont les plus faibles (16 % et 15 %
contre 28 % dans le plus pauvre). Les résultats concernant la demande potentielle totale en planification
familiale font apparaître également des différences. : de 74 % chez les femmes ayant un niveau
d’instruction secondaire à 71 % chez celles ayant un niveau d’instruction primaire et à 63 % seulement
chez celles sans niveau d’instruction. Par contre, les résultats selon les quintiles ne mettent pas en
évidence des écarts importants.
Le comportement reproductif d'une femme peut être influencé par le nombre idéal d'enfants
qu’elle aurait souhaité avoir et par celui souhaité par son mari/partenaire. Dans le but de déterminer ce
nombre idéal d’enfants, on a posé au cours de l’EMMUS-IV à toutes les femmes enquêtées l'une des deux
questions suivantes :
• Aux femmes sans enfant vivant, la question était : « Si vous pouviez choisir exactement le
nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien voudriez-vous en avoir ? »
• Aux femmes ayant des enfants vivants, la question était : « Si vous pouviez revenir à l'époque
où vous n'aviez pas d'enfant et choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie,
combien auriez-vous voulu en avoir ? »
Les résultats à ces questions sont présentés au tableau 7.5 et au graphique 7.2.
Répartition (en %) de l’ensemble des femmes et des hommes par nombre d’enfants vivants et selon le nombre idéal
d’enfants ; nombre idéal moyen d’enfants pour l’ensemble des femmes et des hommes et pour celles/ceux
actuellement en union, selon le nombre d’enfants vivants, EMMUS-IV Haïti 2005-2006
HOMMES
HAÏTI
RÉSIDENCE
Aire Métropolitaine
Autres Villes
Ensemble urbain
Rural
INSTRUCTION
Aucune
Primaire/Alphabét.
Secondaire ou +
0 1 2 3 4
Nombre d'enfants
Femmes Hommes
EMMUS-IV 2005-2006
Le nombre idéal moyen d’enfants pour l’ensemble des femmes s’établit à 3,0 et pour les seules
femmes en union, il est de 3,2 enfants. Ce nombre idéal est très poche de celui de l’ISF (4,0). De plus, il
est pratiquement identique à celui obtenu lors de la précédente enquête (3,1). En examinant la distribution
des tailles idéales déclarées, il apparaît que pour près de deux femmes sur cinq (39 %), le nombre idéal est
de 2 enfants Cette proportion varie de 49 % chez les femmes n’ayant pas d’enfants vivants à 32 % chez
les femmes ayant 4 enfants et atteint 20 % chez celles en ayant au moins 6.
De façon générale, on constate une relation positive entre la taille actuelle de la famille et la taille
idéale qui passe de 2,6 enfants pour les femmes en union sans enfant à 4,0 enfants pour celles qui en ont 6
ou plus.
Le tableau 7.5 présente également le nombre moyen idéal d’enfants pour les hommes. On
constate que ce nombre est quasiment identique à celui observé chez les femmes : 3,1 pour tous les
hommes et 3,3 pour les hommes en union. En outre, on constate comme chez les femmes que pour 40 %
des hommes, la taille idéale de la famille est de 2 enfants.
Les résultats concernant les hommes font apparaître les mêmes variations que celles observées
chez les femmes.
Nombre idéal moyen d’enfants pour l’ensemble des femmes et des hommes, selon l’âge (pour les femmes) et par
caractéristiques sociodémographiques, EMMUS-IV Haïti 2005-2006
Ensemble Ensemble
Groupe d’âges des femmes des des
Caractéristique 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 femmes hommes
Milieu de résidence
Aire Métropolitaine 2,4 2,4 2,5 2,6 2,9 2,9 3,2 2,6 2,6
Autres Villes 2,7 2,8 2,9 3,1 3,2 3,3 3,8 3,0 2,9
Ensemble urbain 2,5 2,6 2,7 2,8 3,1 3,0 3,5 2,8 2,8
Rural 3,0 2,9 3,2 3,3 3,6 3,7 4,1 3,3 3,3
Département
Aire Métropolitaine 2,4 2,4 2,5 2,6 2,9 2,9 3,2 2,6 2,6
Ouest (sans Aire Métro.) 2,7 2,7 2,9 3,1 3,2 3,4 4,3 3,0 2,9
Sud-Est 2,8 2,8 2,9 3,3 3,6 3,2 3,7 3,1 3,0
Nord 3,0 2,9 3,0 3,2 3,3 3,4 4,2 3,2 3,1
Nord-Est 3,0 3,0 3,1 3,3 3,7 3,9 4,1 3,3 3,3
Artibonite 3,0 2,9 3,2 3,6 3,7 3,9 4,0 3,4 3,5
Centre 3,2 3,2 3,6 3,4 3,8 3,5 4,1 3,5 3,6
Sud 2,6 2,6 2,8 3,0 3,2 3,5 3,5 2,9 3,0
Grande-Anse 2,5 2,6 2,8 2,7 3,2 3,2 3,5 2,8 2,9
Nord-Ouest 3,1 3,0 3,9 3,3 3,8 4,1 3,9 3,5 3,4
Nippes 2,7 2,6 2,7 2,7 3,2 3,4 3,6 2,9 3,0
Niveau d'instruction
Aucune instruction 3,1 3,2 3,1 3,4 3,6 3,5 4,0 3,5 3,5
Primaire/ alphab. 2,9 2,9 3,2 3,2 3,4 3,5 3,9 3,1 3,3
Secondaire + 2,5 2,5 2,6 2,7 3,0 3,0 3,4 2,6 2,7
Quintiles de bien-être
économique
Le plus pauvre 3,3 3,1 3,4 3,4 4,0 3,8 4,4 3,6 3,6
Second 3,0 3,0 3,4 3,5 3,6 3,8 4,1 3,4 3,3
Moyen 2,9 2,8 3,1 3,1 3,4 3,6 3,7 3,2 3,2
Quatrième 2,6 2,6 2,6 3,0 3,0 3,0 3,7 2,8 2,8
Le plus riche 2,4 2,5 2,6 2,7 3,0 2,9 3,3 2,6 2,7
Ensemble 2,8 2,7 2,9 3,1 3,4 3,4 3,9 3,0 3,1
Au cours de l'enquête, on a demandé à chaque mère, pour chaque enfant né au cours des cinq
dernières années et pour la grossesse actuelle (si l'enquêtée était enceinte), si elle souhaitait être enceinte à
ce moment-là, plus tard ou s'il s'agissait d'une grossesse non désirée. Les réponses à ces questions
permettent de mesurer le degré de réussite des couples dans la maîtrise de leur fécondité.
Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête (y
compris les grossesses actuelles) par planification de la fécondité, selon le rang de naissance et l’âge
de la mère à la naissance, EMMUS-IV Haïti 2005-2006
Âge de la mère
<20 49,1 44,5 6,2 0,1 100,0 908
20-24 59,5 29,1 11,1 0,2 100,0 1 658
25-29 59,2 17,6 23,1 0,2 100,0 1 447
30-34 50,9 10,7 38,2 0,2 100,0 1 214
35-39 38,4 7,3 54,2 0,1 100,0 775
40-44 36,7 2,3 60,4 0,6 100,0 334
45-49 38,6 1,6 59,9 0,0 100,0 46
Le tableau 7.8 présente une comparaison entre l’Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD)
et l’Indice Synthétique de Fécondité actuelle (ISF) pour les cinq années ayant précédé l’enquête. Le calcul
de l’ISFD est analogue à celui de l’ISF, les naissances considérées comme non désirées étant éliminées du
numérateur. Il en découle que si toutes les naissances non désirées étaient évitées, l’ISF des femmes
haïtiennes serait de 2,4 enfants au lieu de 4,0 enfants.
Indice
synthétique Indice
de fécondité synthétique
Caractéristique désirée de fécondité
Milieu de résidence
Aire Métropolitaine 1,6 2,4
Autres Villes 2,2 3,3
Ensemble urbain 1,8 2,8
Rural 2,9 5,0
Département
Aire Métropolitaine 1,6 2,4
Ouest (sans Aire Métro.) 2,5 4,0
Sud-Est 2,8 5,4
Nord 2,3 4,0
Nord-Est 2,9 4,5
Artibonite 2,9 4,2
Centre 3,6 6,0
Sud 2,0 4,2
Grande-Anse 2,7 5,2
Nord-Ouest 2,8 4,9
Nippes 2,3 4,7
Niveau d'instruction
Aucune instruction 3,5 5,8
Primaire/ alphab. 2,7 4,4
Secondaire + 2,0 2,4
Quintiles de bien-être
économique
Le plus pauvre 3,7 6,5
Second 2,9 5,1
Moyen 2,7 4,4
Quatrième 2,0 3,2
Le plus riche 1,6 2,1
En fonction des caractéristiques sociodémographiques des femmes, on constate que l’ISFD varie
de la même façon que l’ISF. C’est chez les femmes du milieu rural (2,9), chez celles du département du
Centre (3,6) ainsi que chez les femmes sans niveau d’instruction (3,5) qu’il est le plus élevé (graphique
7.3). En outre, l’ISFD est toujours inférieur à l’ISF et les écarts entre les deux indicateurs ne varient pas
significativement.
HAÏTI
RÉSIDENCE
Aire Métropolitaine
Autres Villes
Ensemble urbain
Rural
INSTRUCTION
Aucune
Primaire/Alphabét.
Secondaire ou +
0 1 2 3 4 5 6 7
Nombre d'enfants/femme
Fécondité actuelle Fécondité désirée
EMMUS-IV 2005-2006