Comptabilite Des Assurances
Comptabilite Des Assurances
CYCLE :
DTA
Cours de : COMPTABILITE DES SOCIETES D’ASSURANCES
EN ZONE CIMA
1
Table des matières
INTRODUCTION ............................................................................................. 5
2
Section2 : Les autres régularisations d’inventaire ............................... 53
3
Section 1.4 : Répartition des frais généraux et des produits
financiers ....................................................................................................... 77
4
INTRODUCTION
L’entreprise est une unité économique qui met en œuvre des moyens
matériels, humains et financiers, dans le but de produire des biens et des
services destinés à être vendus sur un marché, afin de réaliser un bénéfice.
Pour atteindre les objectifs fixés (production, vente), les activités de
l’entreprise sont ventilées par fonction dans différents services parmi
lesquels, la comptabilité occupe une place centrale.
D’une manière générale, la comptabilité est un système d’organisation de
l’information financière permettant :
- d’une part, d’enregistrer et de classer des données de base chiffrées
traduisant l’activité de l’entreprise ;
- d’autre part, de fournir après traitement approprié, un ensemble
d’informations conformes aux besoins des divers partenaires de l’entreprise.
Ainsi la comptabilité constitue un instrument de gestion sans lequel aucune
décision judicieuse ne saurait être prise.
Mais pour assurer pleinement son rôle, toute comptabilité doit obéir aux
exigences fondamentales suivantes :
- être régulière, c’est-à-dire conforme aux règles en vigueur ;
- être sincère, c’est-à-dire traduire la connaissance que les responsables de
l’établissement des comptes ont des évènements enregistrés ;
- donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du
résultat de l’entreprise. Cette exigence suppose que les données enregistrées
soient exhaustives.
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En outre, la Comptabilité doit se conformer à un certain nombre de
principes.
Le secteur des assurances est caractérisé par ce qui est communément appelé
l’inversion du cycle de production. L’assureur connaît son chiffre d’affaires
(les cotisations ou primes) avant de connaître ses charges (les prestations
notamment). Cette spécificité de l’assurance a des répercutions sur la
comptabilité des entreprises d’assurances.
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Nous examinerons successivement quelques généralités sur la comptabilité,
la comptabilisation des opérations courantes, des opérations d’inventaire, de
la coassurance et de la réassurance, des placements, les états comptables et
statistiques ou états CIMA et la solvabilité des entreprises d’assurances.
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En vertu de ce principe, l’entreprise en établissant ses comptes annuels doit
appliquer les mêmes règles d’évaluation et de présentation d’un exercice à
l’autre.
Un changement de méthode ne se justifie que dans des cas exceptionnels,
soit pour répondre à une obligation légale ou réglementaire, soit pour
apporter une meilleure information. Dans ce cas les modifications
intervenues dans les méthodes habituelles doivent être précisées et justifiées.
2) Le principe de prudence :
Selon ce principe, les incertitudes présentes susceptibles d’entraîner une
augmentation des charges ou une diminution les produits de l’exercice
courant doivent être prises en compte dans le calcul du résultat de cet
exercice et non transférées sur les exercices ultérieurs.
En application de ce principe, les produits ne sont comptabilisés que
lorsqu’ils sont certains et définitivement et effectivement acquis à
l’entreprise alors que les charges sont à prendre en compte dès lors qu’elles
sont probables (exemple : procès en cours contre un employé licencié).
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rapportant aux exercices antérieurs sont considérés comme des primes et
des sinistres de l’exercice considéré et sont donc inscrits au compte
d’exploitation générale.
5) Le principe du nominalisme :
Selon l’article 409 du Code CIMA, pour les entreprises dont les actifs sont
exprimés ou les engagements sont libellés en monnaie étrangère, les comptes
concernés doivent être tenus dans ces mêmes monnaies.
A l’inventaire, ces monnaies doivent être converties en francs CFA d’après
les cours constatés et notifiés par la Commission de Contrôle.
6) Le principe de congruence :
En comptabilité générale, d’après ce principe, les immobilisations et une
partie des stocks figurant à l’actif doivent être couverts par des ressources
permanentes au passif.
En Assurance, la règle de congruence veut que les passifs en devises soient
représentés par des actifs exprimés dans la même monnaie (Article 335).
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Section 2.1 : Le cadre comptable
Le Plan comptable applicable aux entreprises d’assurances des pays
membres de la CIMA est défini dans le Code des assurances en ses articles
430 (Classes comptables), 431 (Liste des Comptes) et 432 (Terminologie
explicative).
L’article 431 du code CIMA donne la liste détaillée des comptes principaux,
des comptes divisionnaires et des sous-comptes à utiliser par les entreprises
d’assurance.
Cette liste n’est pas limitative et si besoin est, une entreprise peut créer les
comptes ou sous -comptes adaptés à son activité.
Le cadre comptable est réparti en neuf (9) classes de comptes numérotées
de 1 à 8 et la classe 0:
- Classes 1 à 5 : Comptes de Patrimoine
- Classes 6 à 7 : Comptes de Gestion
- Classe 8 : Comptes de Résultats
- Classe 0 : Comptes Spéciaux.
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NB : Les comptes de l’Actif sont toujours classés par ordre de liquidité
croissante alors que les comptes du Passif sont toujours classés par ordre
d’exigibilité croissante.
B. Les comptes de gestion
Les comptes des classes 6 et 7 sont des comptes de gestion ; c’est à dire
qu’ils permettent de déterminer directement le résultat de l’exploitation.
Ces comptes sont classés en charges et produits selon leur nature et non
selon leur destination.
6 - Comptes de charges
D’une manière générale, les charges correspondent à un emploi définitif de
ressources et contribuent donc à un appauvrissement de la société. Les
charges d’un exercice sont les consommations nécessaires pour réaliser
l’activité, à ne pas confondre avec les dépenses décaissées ou simplement
engagées.
Dans le plan comptable de la CIMA, on distingue les principaux comptes de
charges suivants :
- Compte 60 : Prestations et frais payés
- Compte 61 : Frais de personnel
- Compte 62 : Impôts et taxes
- Compte 63 : Travaux, fournitures et services extérieurs
- Compte 64 : Transports et déplacements
- Compte 65 : Commissions
- Compte 66 : Frais divers de gestion
- Compte 67 : Frais financiers
- Compte 68 : Dotation aux amortissements et aux provisions
- Compte 69 : Charges par nature à l’étranger
7 - Comptes de produits
Les produits sont les ressources générées par l’activité de l’entreprise et qui
contribuent donc à son enrichissement.
Dans le plan comptable de la CIMA, les principaux comptes de produits
sont les suivants :
- Compte 70 : Primes émises ou cotisations
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- Compte 71 : Subventions d’exploitation reçues
- Compte 73 : Réductions et ristournes de primes obtenues
- Compte 74 : Rabais, remises et ristournes obtenus
- Compte 75 : Commissions de réassurance
- Compte 76 : Produits accessoires
- Compte 77 : Produits financiers
- Compte 78 : Charges non imputables à l’exploitation
- Compte 79 : Produits par nature à l’étranger
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- A l’actif, pour la part des Réassureurs dans les provisions techniques
(Comptes 39).
C. La Réassurance :
Dans le Plan comptable SYSCOA, le compte 40 est réservé aux fournisseurs
auxquels les sociétés ont recours pour leurs approvisionnements,
notamment en marchandises, matières premières et fournitures diverses.
En comptabilité des assurances, le compte 40 est destiné à la
comptabilisation des opérations passées par l’entreprise d’assurance avec ses
réassureurs auxquels elle a recours pour accroître ses capacités de
souscription. Ces opérations dites de cessions et rétrocessions en
réassurance vont figurer au bilan et au compte d’exploitation générale en
diminution des opérations brutes.
D. Les intermédiaires :
La vente des contrats d’assurances est généralement l’œuvre d’intermédiaires
(courtiers, agents généraux…). Le compte 41 enregistre les opérations
passées avec ces derniers en même temps qu’avec les assurés. Le Plan
SYSCOA qui parle de « Clients » pour le même compte, diffère donc
sensiblement du jargon des assureurs.
E. CEG :
Les opérations techniques résultant d’exercices antérieurs sont considérées
comme relevant de l’exploitation générale. Exemple : Règlement en 2019
d’un sinistre survenu en 2017. Le montant ainsi payé sera porté au C.E.G de
2007 dans la rubrique ‘’Prestations et frais payées’’ . Les règles comptables
applicables aux compagnies d’assurance de l’espace CIMA sont contenues
dans le Livre IV du Code des assurances (articles 401 à 432).
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Il s’agit là d’une disposition impérative à laquelle aucune société ne saurait
se soustraire, sous peine de sanctions disciplinaires prévues aux articles 311
et 312 du Code.
Dans la panoplie des règles comptables prescrites par le code CIMA, on
peut noter :
A. Exercice comptable
Sauf impossibilité absolue reconnue par les autorités compétentes, l’exercice
comptable pour les compagnies d’assurance s’étale sur douze (12) mois: il
commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.
Pour une société ayant débuté ses activités au cours de l’année civile (premier
exercice social), la durée de l’exercice comptable peut être étendue, à titre
exceptionnel, au-delà des douze mois réglementaires et se terminer le 31
décembre de l’année suivante.
Il faut noter toutefois que cette règle n’est pas propre à l’assurance.
B. Documents comptables
Le code énumère avec beaucoup de soin et de détails les divers registres ou
documents dont la tenue est obligatoire pour les compagnies d’assurances :
1. un Journal général, qui doit être un livre relié, tenu par ordre de dates,
sans blancs, sans lacunes ni transports en marge, et qui recevra la
récapitulation périodique des différentes opérations ;
2. un Grand-livre général comportant tous les comptes ouverts au cours de
l’exercice ;
3. un livre des balances trimestrielles récapitulant les soldes de tous les
comptes ouverts au Grand-livre général ;
4. un livre relié des inventaires annuels de tous les postes du bilan ;
5. un dossier des opérations d’inventaire réunissant les pièces justificatives
des éléments d’inventaires du bilan, du compte d’exploitation générale et du
compte de pertes et profits ou donnant les références permettant de les
retrouver;
6. les livres de caisse, de banques et de chèques postaux ainsi que les relevés
journaliers des avoirs en trésorerie; Ces livres devront donner le solde
journalier en caisse, banque et CCP et comportant le dépouillement et la
classification des recettes et des dépenses. Il sera totalisé chaque mois, par
mois, avec récapitulation depuis le début de l’Exercice ;
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7. un inventaire permanent des placements (titres mobiliers, immeubles et
prêts), à partir de relevés individuels et des registres de mouvements;
8. un registre des contrats ou des assurés (registre de production) avec un
numérotage continu;
9. un registre des sinistres enregistrés par exercice de survenance sous un
numérotage continu.
C. Conservation des documents comptables et preuves
Selon la réglementation, les entreprises d’assurance doivent être à même
d’apporter la justification de toutes leurs écritures comptables, y compris
celles relatives aux opérations à l’étranger (Article 408).
Les livres et documents comptables peuvent être établis par tous moyens et
procédés, à condition qu’ils confèrent aux écritures comptables un caractère
authentique et permettent le contrôle de la comptabilité.
En disposant ainsi, le législateur a sans doute voulu prendre en compte les
évolutions permises par les énormes avancées en matière de technologies de
l’information. Les supports informatiques (fichiers sur C.D ou Clé usb etc.)
sont admis, à ce titre, comme moyens de preuve des écritures comptables.
Ces livres et documents comptables doivent, au terme de l’article 404 du
Code, être conservés pendant une durée d’au moins dix (10) ans.
D. Ventilation des risques
Selon l’article 411 du code des assurances, les risques doivent être ventilés
entre les différentes catégories suivantes :
- véhicules terrestres à moteur : responsabilité civile ;
- véhicules terrestres à moteur : autres risques ;
- incendie et autres dommages aux biens ;
- responsabilité civile générale ;
- transports aériens ;
- transports maritimes ;
- autres transports ;
- autres risques directs dommages ;
- acceptations dommages ;
- assurance individuelle sur la vie humaine : contrats en cas de vie ;
- assurance individuelle sur la vie humaine : contrats en cas de décès ;
- assurance individuelle sur la vie humaine : contrats mixtes ;
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- assurance individuelle sur la vie humaine : Epargne ;
- assurance individuelle : capitalisation ;
- assurance individuelle : complémentaire ;
- assurance collective sur la vie : contrats en cas de vie ;
- assurance collective sur la vie : contrats en cas de décès ;
- assurance collective sur la vie : contrats mixtes ;
- assurance collective sur la vie : Epargne ;
- assurance collective : capitalisation ;
- assurance collective : complémentaire ;
- acceptations vie
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Section 3.1 : Principe de la partie double
Toute opération intéressant l’entreprise se traduit dans sa comptabilité par
l’inscription de deux montants identiques, chacun affectant un compte, mais
de signe inverse. Cependant, les comptables répugnant à utiliser les signes +
et – auront recours à une autre convention : chaque compte sera subdivisé
en deux colonnes l’une, à gauche, réservée au débit, l’autre, à droite, réservée
au crédit.
D 23-Valeurs mobilières C
10 000 000
D 56-Banque C
10 000 000
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Les faits économiques sont enregistrés au fur et à mesure de leur survenance
ou de leur connaissance : ils sont inscrits au « Livre-Journal », on dira qu’ils
sont journalisés.
D 56-Banques C
10 000 000
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d’actif concerné. Par contre, si l’opération se traduit par une diminution, on
crédite le compte d’actif concerné. Il en est de même pour les comptes de
« charges ».
Les comptes de passif augmentent au crédit et diminuent au débit. Cela
signifie que si l’opération se traduit par une augmentation, on crédite le
compte de passif concerné. En revanche, si l’opération se traduit par une
diminution, on débite le compte de passif concerné. Les comptes de
« produits » fonctionnent de la même manière que les compte de passif.
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- C21 Détail, par année de souscription des capitaux ou rentes sortis au cours
de l'exercice inventorié ;
- C25 Participations des assurés ou des porteurs de contrats aux résultats
techniques et financiers ;
- C25 Bis Tableau B : Distribution des provisions pour participation aux
excédents ;
- C25 Bis Tableau A : Participations liquidées et participations distribuées au
cours de l'exercice par produit type ;
- C26 : Chargements et frais ;
- RA1 : Soldes de réassurances par réassureur ;
- RA2 : Dépôts et nantissements effectués par les réassureurs.
Outre les états annuels prévus aux articles précédents, les entreprises doivent
produire des états trimestriels et semestriels. Il s’agit des états suivants :
pour chaque trimestre civil :
- T1 : Flux trimestriels relatifs aux opérations réalisées ;
- T2 : Recours inter-compagnies et recours pour compte Automobile.
Ces états doivent être arrêtés au dernier jour du dernier mois du trimestre.
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- le bilan complété par un extrait de la classe 0 et par le tableau des
renseignements concernant les filiales et les participations.
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professions des membres du Conseil d’Administration ou du Directoire et
les grades ou fonctions du personnel de direction ;
c) la raison sociale de la société mère s'il y a lieu, et la liste des filiales ;
d) la liste des branches pratiquées dans le pays concerné, l'année du début
de l'exploitation et la date des agréments ;
e) la liste des pays où l'entreprise travaille et les branches qu'elle y pratique,
la date de l'agrément par les autorités de contrôle de ces pays si cet agrément
existe, et l'année du début de l'exploitation ;
f) un tableau indiquant les ventes et les achats de portefeuilles de contrats
effectués au cours de l'exercice, les modifications apportées aux branches
exploitées dans le pays concerné et dans les autres pays ou territoires ;
g) la liste des accords en vigueur en matière de tarifs, de conditions générales
des contrats, d'organisation professionnelle, de concurrence ou de gestion
financière, ainsi que la liste des accords administratifs ou commerciaux avec
d'autres entreprises d'assurance, de réassurance ou de capitalisation ;
h) les obligations et les autres emprunts émis au cours de l'exercice, les
remboursements ou amortissements effectués ;
i) la liste des personnes physiques ou morales qui se sont portées caution
pour l'entreprise ;
j) le rapport du Conseil d’Administration ou ceux du Directoire et du
Conseil de Surveillance et les rapports des commissaires de surveillance à
l'assemblée des actionnaires ou associés ;
k) le rapport sur le contrôle interne mentionné à l’article 331-16 ;
l) le rapport sur la politique de réassurance mentionné à l’article 331-18 ;
m) une déclaration aux termes de laquelle l'entreprise ne s'est portée caution
pour aucune personne physique ou morale, ou, dans le cas contraire, le nom
des personnes pour lesquelles l'entreprise s'est portée caution, et le montant
des engagements garantis ; une déclaration aux termes de laquelle l'entreprise
n'a pris aucun engagement de vente ou d'achat à terme et n'a signé aucune
promesse d'achat ou de vente, ou, dans le cas contraire, la déclaration du
montant des engagements de cette nature souscrits restant en cours au 31
décembre ;
n) une déclaration analogue concernant les cas de coassurance et de
coréassurance comportant solidarité entre les assureurs ou les réassureurs ;
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o) un tableau indiquant les modifications apportées au cours de l'exercice : -
au capital social (versements, appels, augmentations ou réductions,
remboursements) ; - au fonds d'établissement, aux amortissements réalisés
sur l'emprunt pour fonds d'établissement ;
p) un tableau indiquant l'effectif, au dernier jour de l'exercice, du personnel
salarié de l'entreprise dans le pays concerné ventilé en « personnel de
direction et cadres », « inspecteurs du cadre », « agents de maîtrise », «
employés », « autres producteurs salariés », « total du personnel salarié dans
le pays concerné », l'effectif du personnel salarié employé à l'étranger, le total
du personnel salarié, ainsi que le nombre d'agents généraux dans le pays
concerné.
A. Emission de primes
L’émission des primes constitue le fait générateur de leur inscription en
comptabilité et non leur paiement effectif en assurance IARD. On parle de
comptabilité à l’émission.
Remarque :
Par contre, en assurance vie les primes sont comptabilisées à leur
encaissement. On parle de comptabilité à l’encaissement.
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les primes au comptant : il s’agit des primes émises pour des affaires
nouvelles ou des avenants. Elles sont comptabilisées à la signature des
contrats ou avenants.
les primes à terme : ce sont les primes émises sur les contrats déjà
en portefeuille à la société. Chaque mois, la société procède au
quittancement des contrats arrivant à échéance dans le mois.
D 41-Assurés C
110 000
D 72-Primes C
100 000
D 435-Taxes C
24
10 000
Remarque :
La prime payée par l’assuré est constituée de la prime nette majorée du
montant des accessoires et coûts de police, ainsi que de la taxe sur les
contrats d’assurances. Les accessoires et coûts de police sont des produits
pour la compagnie d’assurance et sont donc comptabilisés dans le compte
« 702- Primes », comme la prime elle-même ;
Les taxes sur les contrats d’assurance sont perçues par la société pour le
compte de l’Etat et sont reversées périodiquement à celui-ci. On enregistre
à l’émission cette taxe due à l’Etat au crédit du compte « 435- Taxes ».
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La société peut être amenée à annuler des quittances (changement de
contrat, résiliation, etc…). Dans ce cas, on comptabilise l’écriture
strictement inverse, sans omettre de reprendre la taxe dans le compte « 435-
Taxes »
Exemple :
Supposons que le 30 juin 2019, la société annule le contrat émis le 03 juin
2019. On aura l’écriture suivante :
A l’annulation
D C
___________ 30/06/19___________________
702 Primes 100 000
435 Taxes sur les contrats d’assurance Assurés 10 000
41 110 000
Assurés
D 41-Assurés C
110 000(03/06)
110 000(30/06)
D 72-Primes C
100 000(03/06)
100 000(30/06)
D 435-Taxes C
10 000(03/06)
10 000(30/06)
Exemple1 :
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Une prime de 10 000 FCFA (accessoires et coûts de police compris), à
l’échéance du 25 mai 2019 est envoyée à un assuré. La taxe sur ce contrat
est de 10% et la commission est de 20%.
TAF :
Passer les écritures comptables d’émission.
65-Commissions
D C
2 000(25/05)
702-Primes
D C
10 000(25/05)
435-Taxes
D C
1 000 (25/06)
Dans un premier temps, nous avons calculé la taxe que nous avons ajouté
au montant de la prime. Dans un second temps, nous avons calculé la
commission de l’agent sur la prime hors taxe, puis nous avons constaté cette
commission dans les charges de la compagnie d’assurance.
Remarque :
Les annulations de primes donnent lieu, bien évidemment, à une reprise de
la commission versée à l’agent. Les autres opérations ne diffèrent pas de ce
que nous avons vu au B de la Section 1.2 sauf qu’elles transitent par les
comptes « Agents » au lieu du compte « Assurés ».
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Par exemple, si, à date du 30 juin , la compagnie devrait annuler la prime de
10 000 FCFA émise le 25 mai 2018, elle va passer les écritures suivantes :
65-Commissions
D C
2 000(25/05) 2000(30/06)
702-Primes
D C
10 000(30/06) 10 000(25/05)
435-Taxes
D C
1000(30/06) 1 000 (25/05)
Exemple 2 :
Emission de prime à terme pour un courtier. Prime 20 000 F CFA, taxe de
10% et commission au courtier 20%.
A l’émission de la prime
65-Commissions
D C
4 000
702-Primes
D C
20 000
435-Taxes
D C
2 000
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Au paiement de la prime par l’assuré
56-Banque
D C
22 000
562-Banque
D C
4000
De même, les autres opérations vont transiter par ce compte « 410- Agents,
courtiers et autres producteurs » selon les mêmes modalités que
précédemment.
Nous rappelons que les taxes sont calculées sur les primes hors taxes et
qu’elles doivent être rajoutées à celles-ci, car c’est le montant toutes taxes
comprises que les assurés payent.
Remarque :
En assurance vie, la comptabilisation des primes se fait à l’encaissement.
Exemple :
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Un assuré déclare un sinistre le 30 juin 2019 à sa compagnie. Celle-ci paye
effectivement le 05 janvier 2020 un montant de 450 000 FCFA.
60-Sinistres
D C
450 000(5/1)
562-Banque
D C
450 000(5/1)
56-Banque
D C
90 000(20/1)
6029-Recours
D C
90 000(20/1)
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En fin d’année, le compte « 6029-recours » sera soldé par le crédit du
compte « 60-sinistre » et viendra donc diminuer le montant des sinistres.
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contrats d’assurance et de capitalisation. Elles sont liées à la technique même
de l’assurance et imposées par la règlementation.
Il existe différentes provisions techniques selon la nature des activités de
l’entreprise. Les principales sont les suivantes :
-la provision mathématique en assurance vie
-la provision pour risque en cours ;
-la provision pour annulation de primes ;
-la provision pour sinistres à payer.
Nous étudierons ici les principes qui régissent ces provisions, ainsi que leur
enregistrement en comptabilité.
Section 1.1 : La provision pour risque en cours
Section 1.1.1 : Définition
La provision pour risque en cours peut-être définie comme la portion de
prime qui doit être reportée au-delà de la date de clôture de l’exercice, pour
garantir le risque couvert pendant la période comprise entre la date
d’inventaire et la prochaine échéance de la prime ou le terme du contrat et
faire face aux frais de gestion.
Il existe une provision dite « minimale » de 36% qui doit être vérifiée par
une méthode dite « suffisante ».
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3°) primes ou cotisations à échéance trimestrielle émises au cours du dernier
trimestre ;
4°) primes ou cotisations à échéance mensuelle émises au cours du mois de
décembre.
Le montant de la provision sera égal à 36 % de cette masse de primes y
compris les accessoire et coûts de police.
Cette méthode forfaitaire minimale n’est valable que sous trois conditions :
la prime de risque doit représenter au plus 72% de la prime commerciale,
soit conforme à l’hypothèse théorique ;
les primes à reporter doivent être égales à 50% des émissions retenues. La
répartition des échéances de primes tout au long de l’année doit être
homogène.
La sinistralité doit être constante tout au long de la période de garantie.
NB : il est bon de préciser que le taux de 36% prévu par le Code pour le
calcul de la provision, n’est autre que le produit de la prime à reporter par la
prime de risque soit :
50%*72%=36%.
Exemple :
Les primes nettes figurant à l’état C1 pour la branche transport d’une
compagnie d’assurance s’élève à 4 400 000 FCFA. Il se ventile ainsi :
Exercices antérieurs -150 000 FCFA
Exercice courant 4 550 000 FCFA
Les émissions de l’exercice courant se décomposent en :
Primes à terme échu(polices à déclaration)…………311 600 FCFA
Primes émises d’avance………………………….4 238 400 FCFA.
Les émissions d’avance de l’exercice, par mois et durée, s’analysent ainsi
(émissions nettes d’annulations, y compris accessoires) :
Durée de la
prime ANNUELLE SEMESTRIELLE TRIMESTRIELLE TOTAL
Mois
d’émission
Janvier 1080 000 1 108 000 12 000
Février 240 000 3 12 000 3 600
Mars 264 000 5 36 000 3 600
Avril 360 000 7 39 600 18 000
34
Mai 180 000 9 24 000 2 400
Juin 288 000 11 36 000 2 400
Juillet 360 000 13 96 000 1 13 200
Août 120 000 15 36 000 3 1 200
Septembre 132 000 17 24 000 5 2 400
Octobre 240 000 19 12 000 7 13 200 1
Novembre 180 000 21 18 000 9 2 400 3
Décembre 264 000 23 13 200 11 1 200 5
Total 3708000 454 800 75 600 4 238 400
Mais ici, on prend en compte dans la détermination, le taux réel des frais de
gestion du risque et le taux de sinistre à primes réel.
Cette méthode est connue sous le nom de la méthode des 1/24e.
Exemple :
Prime à reporter :
Primes annuelles :
1080000 ∗ 1 + 240 000 ∗ 3 + ⋯ + 264000 ∗ 23
= 1 398 500
24
Primes semestrielles :
35
96 000 ∗ 1 + 36 000 ∗ 3 + ⋯ + 13 200 ∗ 11
= 59 600
12
Primes trimestrielles :
13500 ∗ 1 + 2400 ∗ 3 + 1200 ∗ 5
= 4 400
6
36
moment du regroupement des comptes de charges et de produits dans le
compte d’exploitation générale( C.E.G)
La provision pour risque en cours est destinée à couvrir les risques des
contrats jusqu’à leur prochaine échéance dans l’exercice suivant. Il s’agit de
reporter à l’année suivante la fraction des primes dépassant le 31 décembre
de l’exercice en cours. En fin d’exercice, on met en quelque sorte « de côté »
des produits qui seront repris l’année suivante.
D C
31/12/n
80 Exploitation générale 1 412 640
(déduction du crédit=débit)
320 Provision pour risques 1 412
en cours 640
37
Constitution de la provision au 31
décembre « n »
Mais à la fin de l’exercice précédent la société avait également constituée une
provision pour risques en cours( à moins d’avoir démarré son exploitation
pendant l’année). Il faut reprendre dans les produits de cette année la
provision constituée à la fin de l’exercice précédent.
80 –Exploitation générale
DEBIT(charges) CREDIT(produits)
Primes émises 4 400 000
A ajouter :
Provisions pour risque en
cours à l’ouverture de l’exercice
958 720
A déduire :
Provisions pour risque en
cours à la clôture de l’exercice
1 412 640
D C
38
31/12/n
320 Provision pour risques en cours 958 720
(déduction du crédit=débit)
80 Exploitation générale 958 720
Reprise de l’ancienne provision au 1/1/n
40
(+) commission de réassurance : taux de commission de réassurance
appliqué à la cession en réassurance.
Elle veut s’appuyer sur ses statistiques passées pour déterminer sa provision
pour annulation à l’inventaire de 2017.
Elle dispose par ailleurs des informations suivantes :
taux de commission : 20 %,
les risques en cours sont déterminés à 36 % des émissions,
la société se réassure par une quote part de 50 % dont la commission est de
40 %.
Travail à faire : Estimer :
a) la prévision pour annulation à fin 2017 ;
b) la provision pour annulation à inscrire en comptabilité;
Section 1.2.2 : Enregistrement comptable
Nous rappelons que les primes sont enregistrées dans les comptes Produits
au moment de l’émission des contrats. La provision pour annulations de
primes est destinée à couvrir les risques d’annulations de ces primes.
41
En fin d’exercice, il s’agit de diminuer les produits de l’entreprise. Au
Compte d’Exploitation Générale, comme pour la provision pour risques en
cours, il faut donc « soustraire » ce montant des primes émises. Dans notre
exemple, ceci se présentera de la manière suivante :
80 –Exploitation générale
DEBIT(charges) CREDIT(produits)
Primes émises nettes d’annulations
XXXXXX
à déduire :
Provisions pour annulations de
Primes à la clôture de l’exercice 5 640
000
D C
31/12/n
80 Exploitation générale 5 640 000
(déduction du crédit=débit)
Provision pour annulations 5 640
3209 de primes 000
Constitution de la provision au 31
décembre « n »
42
ci est déterminée de façon statistique. Il faut donc reprendre dans les
produits de cette année , la provision constituée à la fin de l’exercice
précédent.
En supposant que, dans notre exemple que la provision constituée l’an passé
était de 5 500 000 FCFA, le CEG se présentera en fait de la façon suivante :
80 –Exploitation générale
DEBIT(charges) CREDIT(produits)
Primes émises nettes d’annulations
XXXXX
à ajouter :
Provisions pour annulations de primes
à l’ouverture de l’exercice 5 500 000
A déduire :
Provisions pour annulations de primes
à la clôture de l’exercice 5 640 000
D C
31/12/n
3209 Provision pour annulations de primes 5 500 000
(déduction du crédit=débit)
80 Exploitation générale 5 500 000
Reprise de l’ancienne provision au 1/1/n
43
(Virement au CEG de l’ancienne 5 500 000 (provision
provision ) 5 500 000 constituée en fin d’exercice
Solde créditeur 5 640 000 précédent)
5 640 000 (constitution de
la nouvelle provision en fin
d’exercice)
11 140 000 11 140 000
Le solde du compte a bien été rectifié et c’est ce nouveau montant de
provision qui figurera en fin d’exercice au passif du bilan.
DEBIT(charges) CREDIT(produits)
Primes émises nettes d’annulations XXXXX
à ajouter :
Provisions de primes à l’ouverture de l’exercice
A déduire :
Provisions de primes à la clôture de l’exercice
Prime de l’exercice
Dans les sociétés d’assurance vie, le risque est fonction de la vie humaine,
donc du temps. En effet, l’assuré en cas de décès, devrait normalement payer
une prime croissante avec sa probabilité de décès. Mais, pour des raisons
commerciales la prime croissante par une prime nivelée qui est constante.
44
Ces provisions sont ajoutées aux charges (sinistres, capitaux, arrérages et
rachats payés dans l’exercice), en contrepartie, elles figurent au passif du
bilan.
Exemple :
Un extrait de la balance avant inventaire d’une société Vie-Capitalisation
donne les comptes suivants à la fin d’un exercice:
Numéros Comptes Débit Crédit
3104 Provisions mathématiques 12 152 000
6010 Sinistres 1 086 000
6012 Capitaux échus 214 000
6013 Arrérages échus 206 000
6014 Rachats 211 000
701 Primes émises 3 766 000
80 –Exploitation générale
DEBIT CREDIT
Provisions mathématiques
à la clôture de l’exercice 13 996 000
45
à déduire :
Provisions mathématiques
à l’ouverture de l’exercice 12 152 000
3104-Provisions mathématiques
D C
(Virement au Compte variation 12 152 000 (montant à
de l’ancienne provision ) l’ouverture)
12 152 000 13 996 000 (constitution
Solde créditeur qui s’inscrira au de la nouvelle provision pour le
passif du bilan) 13 996 compte variation de provision)
000
26 148 000 26 148 000
46
-les sinistres peuvent être réglés mais restant à payer, c’est-à-dire
qu’administrativement ils sont évalués quant à leurs montants, mais restant
à payer effectivement ;
-il peut s’agir de sinistres non réglés, c'est-à-dire qu’ils sont survenus et
que la compagnie en a connaissance mais pour lesquels on ignore le montant
qu’il y aura à payer : ils feront l’objet d’une évaluation ;
-il peut s’agir de sinistres non connus, c'est-à-dire que la société n’en a pas
connaissance et qu’il va falloir estimer.
Aux termes des articles 334-12 et 334-13, on peut retenir les points
suivants :
-les provisions pour sinistres à payer doivent être évaluées sans tenir compte
de l’incidence de la réassurance ;
-la méthode légale est le « dossier par dossier » ;
-l’estimation obtenue par cette méthode doit être augmentée d’une
estimation des tardifs (sinistres survenus mais non déclarés ou en anglais
« Incured But Not Reported(I.B.N.R) »));
-la provision doit être complétée par un chargement de gestion qui ne peut
être inférieure à 5% ;
-sur autorisation de la Commission Régionale de contrôle des assurances, la
société peut utiliser des méthodes statistiques pour estimer les provisions
des sinistres survenus les deux dernières années.
La méthode dossier par dossier doit être calculée pour chacune des
catégories dommages.
47
Provision suffisante = Dossier/dossier + Tardifs + chargement de
gestion
Remarque :
Les méthodes ci-après peuvent être utilisées et retenues pour les deux
derniers exercices de survenance, après accord de la commission de
contrôle.
Cette méthode est basée sur l’observation des statistiques du passé. En effet,
statistiquement, pour une catégorie donnée, on observe que les paiements
de sinistres s’échelonnent dans le temps d’une façon sensiblement constante.
Il suffit donc de connaître cette statistique pour l’appliquer aux données de
l’exercice qui se clôt et obtenir ainsi une évaluation de ce qui devrait être
payé dans l’avenir.
a) Exemple de calcul
La compagnie d’assurance Delta constate pour une catégorie dommage que,
pour 100% de sinistres payés concernant un exercice donné, 30% sont payés
dans l’année même, 35% l’année suivante, 25% au bout de deux ans et 10%
au bout de trois ans.
A la clôture de l’exercice 2015, le montant des sinistres payés dans l’année
s’élevait à 227 200 000 F CFA au total et se répartit comme suit par exercice
de survenance :
- Exercice 2015………….78 000 000
48
Si on suppose la statistique valable, on peut en déduire que pour l’exercice
2015, les 78 000 000 F représentent 30% du total des sinistres à payer pour
cet exercice et qu’il faut donc mettre en provision 35% + 25% + 10% =
70% de ce total. On aura donc : 78 000 000 / 30% x 70% = 182 000 000 F
CFA.
Pour l’exercice 2014, les 74 200 000 F représentent 35% du total des sinistres
à payer pour cet exercice ; il faut donc mettre en provision 25% + 10% =
35% de ce total, soit : 74 200 000 / 35% x 35% = 74 200 000 F CFA.
Pour l’exercice 2013, les 60 000 000 F représentent 25% du total des sinistres
à payer pour cet exercice ; il faut donc mettre en provision 10% de ce total,
soit : 60 000 000 / 25% x 10% = 24 000 000 F CFA.
Pour l’exercice 2012, les 15 000 000 F représentent 10% du total des sinistres
à payer pour cet exercice, mais d’après les données statistiques, il ne doit
plus rien y avoir à mettre en provision pour cet exercice puisque 90% ont
été payés depuis.
Une fois ce travail effectué, on compare, pour chacun des deux derniers
exercices de survenance, entre les méthodes dossier par dossier, coûts
moyens de sinistres et cadence des règlements.
On retient le montant le plus élevé de ces méthodes pour les deux derniers
exercices de survenance.
49
A partir des coûts moyens de sinistres déterminés rétrospectivement et
connaissant le nombre de sinistres incombant à l’exercice d’inventaire, on
extrapole le coût moyen probable des sinistres de l’exercice.
La charge prévisionnelle de sinistres de l’exercice sera obtenue en multipliant
le coût moyen probable par le nombre de sinistres. Pour déterminer la
PSAP, on retiendra cette charge, abstraction faite des règlements déjà
intervenus au titre de l’exercice de survenance.
Le montant ainsi déterminé sera comparé avec l’évaluation selon la méthode
dossier par dossier : on retiendra l’évaluation la plus élevée.
Remarque :
Il existe d’autres méthodes d’estimation des PSAP notamment la méthode
du CHAIN LADDER, la méthode de du blocage des primes qui ne seront
pas abordées dans ce cours.
Section 1.2.4 : Comptabilisation des PSAP
La PSAP est une charge qu’il faut ajouter aux sinistres payés, en contrepartie,
on inscrira cette provision pour sinistre à payer au passif du bilan.
Exemple :
On a trouvé 282 100 000 par la méthode des cadences de règlements.
PSAP à constituer : 282 100 000+(5%*282 100 000)=296 205 000 FCFA
80 –Exploitation générale
DEBIT(charges) CREDIT(produits)
Sinistres payés XXXXXXX
A ajouter :
Provisions pour sinistres à payer à la
clôture de l’exercice 296 205 000
50
31/12/n
80 Exploitation générale 296 205 000
325 Provision pour sinistres à payer 296 205 000
Constitution de la provision au 31/12/n
De même que pour les PREC, à la fin de l’exercice précédent la société avait
également constitué une provision pour sinistres à payer. Il faut donc
reprendre en déduction des charges de cette année la provision constituée à
la fin de l’exercice.
En supposant que la PSAP constituée l’année passée est de 196 250 000
FCFA, le CEG se présentera de la façon suivante :
80-CEG
DEBIT(charges) CREDIT(produits)
Sinistres payés XXXXX
à ajouter :
Provisions pour sinistres à payer la clôture de
l’exercice 296 205 000
A déduire :
Provisions de sinistres à payer à l’ouverture de
l’exercice 196 250 000
325-PSAP
D C
(Virement au CEG de l’ancienne 196 250 000 (provision
provision ) 196 250 000 constituée en fin d’exercice
Solde créditeur 296 205 000 précédent)
296 205 000 (constitution
de la nouvelle provision en fin
d’exercice)
51
492 455 000 492 455 000
52
Exemple : Prenons le tableau suivant de déclaration de sinistres en
nombre :
Année de Année de déclaration Total
survenance 2015 2016 2017 2018 2019 2020
2015 603 125 18 5 1 0 752
2016 655 175 20 7 1 868
2017 708 213 31 15 967
2018 756 255 45 1 055
2019 610 300 1 110
2020 915 915
TAF :
Calculer la provision pour sinistre tardif au 31 décembre 2020.
Section2 : Les autres régularisations d’inventaire
De même que pour les sociétés industrielles et commerciales, les
compagnies d’assurance doivent rattacher à l’exercice les charges et produits
s’y rapportant. Ceci conduit à plusieurs écritures de régularisations en
comptabilité à l’inventaire. Nous allons en étudier quelques unes.
53
Section 2.1 : Coupons courus au 31 décembre
Une part des placements des sociétés d’assurance est constituée
d’obligations. A l’inventaire, on peut se trouver face à deux possibilités :
Le coupon annuel (intérêt servi) de l’obligation vient d’échoir et n’a pas été
encore encaissé. Dans ce cas, le montant est connu et l’écriture suivante sera
passée :
D C
31/12/n
545 Coupons et intérêts échus et non recouvrés X
7731 Revenus des obligations X
NB :
Le compte n° 545 est un compte d’actif.
La date d’échéance du coupon annuel est passée et il convient donc de
calculer, pour chaque titre, le prorata d’intérêts couru jusqu’à la date
d’inventaire (intérêts appartenant à l’exercice). Dans ce cas, le compte de
régularisation d’actif « 4857-intérêts courus et non échus » sera utilisé.
D C
31/12/n
4857 intérêts courus et non échus X
7731 Revenus des obligations X
NB :
Cette écriture sera contrepassée à la réouverture des comptes en début
d’exercice suivant de façon à pouvoir comptabiliser normalement
l’encaissement du coupon à la date d’échéance.
Exemple :
Achat d’une obligation à revenu fixe, le 01/03/2017. Valeur nominale
10 000 FCFA. Le taux de coupon 12%. Les coupons sont versés le 01/03
de chaque année.
A l’achat
D C
54
01/03/17
23 Valeurs mobilières 10
000
56 Banque 10 000
A l’inventaire(au 31/12/2017)
D C
31/12/2017
4857 intérêts courus et non échus 1 000
7731 Revenus des obligations 1 000
A la réouverture(01/01/2018)
D C
01/01/2018
7731 Revenus des obligations 1 000
4857 intérêts courus et non échus 1 000
A l’encaissement
D C
01/03/2018
56 Banque 1200
7731 Revenus des obligations 1200
55
« pertes et profits » lorsque le compte crédité est « 150- provisions pour
garantir les moins values sur titres gérés » : il s’agit des titres appartenant à
d’autres organismes que la société d’assurance gère et pour lesquels elle s’est
engagée à répondre de la dépréciation subie.
CHAPITRE 4 : LA COMPTABILISATION DES OPERATIONS
DE COASSURANCE ET DE REASSURANCE
Section 1 : La coassurance
Section 1.1 : Définition et fonctionnement
La coassurance est l’opération par laquelle plusieurs entreprises d’assurances
garantissent un même risque, chacune d’entre elles prenant en charge une
fraction convenue de ce risque sans solidarité avec les autres.
Les risques faisant l’objet d’une coassurance sont garantis dans le cadre d’un
contrat unique appelé : police collective qui est rédigée par la société leader
(généralement appelée Apériteur) et signée par la suite par chacun des
coassureurs et par l’assuré. La société apéritrice agit comme le mandataire
des coassureurs. En effet, non seulement elle établit le contrat mais elle
encaisse la prime et la répartit entre les coassureurs. En outre, elle instruit et
règle les sinistres pour le compte des autres coassureurs et se fait rembourser
par eux.
56
Section 1.2.1 : Cas d’une société apéritrice
La société apéritrice est chargée de la gestion administrative du contrat.
Ainsi, il lui revient d’émettre la totalité de la quittance de prime et de
procéder à son encaissement, soit directement auprès de l’assuré, soit par
l’intermédiaire d’un agent ou d’un courtier.
Les taxes d’assurances seront aussi reversées par l’apériteur pour compte
commun.
En vertu des dispositions de l’article 418 du Code, seule la quote-part des
primes souscrite par la société doit être comptabilisée et la part revenant aux
autres co- assureurs est imputée à leurs comptes courants respectifs.
La commission payée sur cette affaire subira également le même traitement.
Exemple :
Soit une société apéritrice à 40% dans une coassurance portant sur une
prime de 10 000 000 de F CFA. La taxe est de 10% et le taux de commission
de 20%.On aura alors les écritures suivantes :
d°
65 Commissions 800 000(40%)
408 C/C Coassureurs 1 200 000
410 Agents, Courtiers 2 000 000
Commission sur prime coassurance
57
765 Rémunérations et produits divers 90 000
Section 2 : La réassurance
Section 2.1 : Définition et fonctionnement
La réassurance c’est l’opération par laquelle une entreprise d’assurance, la
cédante, s’assure à son tour auprès d’une autre société, le réassureur (encore
appelée cessionnaire), pour tout ou partie des risques qu’elle assure.
58
réassureurs de son choix et aux réassureurs d’accepter ou de refuser le
risque.
Elle consiste à un placement risque par risque et généralement de risque de
pointes.
D’une manière générale, la réassurance facultative est utilisée dans les cas
suivants :
-la couverture des risques spéciaux qui sortent du cadre des traités de la
compagnie (Risques imprévisibles) ;
- dans le cas des valeurs assurées qui dépassent les limites fixées dans le
traité ;
- création d’une capacité lorsque le volume d’affaires ne justifie l’existence
de traité (nouveaux produits, portefeuille non important).
B. La réassurance obligatoire
La réassurance est obligatoire dès lors que les parties mettent en place une
convention appelée traité s’imposant à elles.
La cédante s’engage à souscrire les affaires (risques) pour les « verser » dans
le traité dans le traité conformément aux accords. Le réassureur s’engage à
accepter toutes les affaires ainsi versées au traité conformément aux
accords(ou selon la bonne foi de la cédante).
C. Les réassurances facultative-obligatoire (fac-ob) ou open cover
C’est un contrat de réassurance obligatoire ou traité de réassurance qui est
facultatif pour la cédante qui conserve toute la liberté d’y appliquer tel ou tel
risque de son choix et est obligatoire pour le réassureur qui ne peut refuser
les parts de risques déclarés par l’assureur direct à condition qu’elles soient
conformes aux dispositions contractuelles( que les risques rentrent dans le
traité) ;
59
C’est un traité de réassurance aux termes duquel la cédante s’engage à céder
au réassureur une part convenue (exprimée en capitaux et en pourcentage)
de la totalité des risques souscrits par elle pendant la période de validité du
traité et répondant aux critères définis par le traité.
Dans ce traité, chaque partie prend un engagement exprimé en capitaux et
en pourcentage. Ainsi, le principe du partage retenu permet à chaque partie
d’avoir une part fixe et uniforme sur chaque risque, de recevoir le même
pourcentage sur la prime et de payer le même pourcentage en cas de sinistre.
B. Le traité en excédent de plein
C’est un traité de réassurance dans lequel la cédante s’engage à céder et le
réassureur s’engage à accepter les parts de risques qui dépassent le plein de
conservation de la cédante dans la limite d’un certain multiple de ce plein
appelé plein ou capacité du traité.
La somme du plein de conservation et de la capacité du traité est appelée
plein de souscription.
A la différence du traité QP, la cédante conservera tous les risques dont les
sommes assurées sont inférieures ou égales à ce plein de conservation.
NB :
Dans les traités proportionnels, des commissions sont versées aux cédantes
par les réassureurs pour leur rembourser la part de frais généraux et de
commission exposée pour acquérir ces contrats. Ces commissions sont
appelées commissions de réassurance. En effet, dans un traité
proportionnel, l’assureur apporte une fraction des primes commerciales
contre une prise en charge par le cessionnaire d’une même fraction des
sinistres. Or les primes commerciales comportent des chargements pour
frais généraux que l’assureur continue de supporter : il paraît donc justifié
que le réassureur le rémunère pour le travail de gestion qui reste à sa charge.
Section 2.3.2 :Les traités non proportionnels
A. Définition
En réassurance non proportionnelle, le réassureur prend à sa charge :
-soit tous les sinistres au-delà d’un certain montant : c’est ce qu’on appelle
un excédent de sinistre ;
60
- soit le montant annuel global des sinistres, au-delà d’un certain pourcentage
ou d’un certain montant : on parle alors d’excédent de perte annuelle ou stop
loss.
La notation le plus couramment utilisé est :
Portée XS priorité
Avec les définitions suivantes :
-priorité : borne inférieure au-delà de laquelle le réassureur intervient ;
-portée : étendue de l’engagement du réassureur
-plafond=priorité +portée.
Dès que le sinistre ou l’évènement excède la priorité, le réassureur prend en
charge le montant qui dépasse mais sa prise en charge ne peut pas être
supérieure à la portée.
B. L’excédent de sinistre(XL) par risque ou par événement
L’assureur détermine le montant maximum qu’il peut conserver sur un seul
sinistre pour une branche donnée et le réassureur prend en charge
l’excédent de ce sinistre.
61
stipulée dans le traité (par exemple 72 heures consécutives), on considère
qu’il s’agit de deux événements.
C. L’excédent de perte annuelle (Stop Loss)
L’assureur cherche à se prémunir contre un mauvais résultat, en considérant
non plus les montants de sinistres mais les résultats eux-mêmes. Les sinistres
ne sont plus considérés individuellement mais globalement.
La part conservée par l’assureur est définie en taux annuel maximum de
sinistres et le réassureur intervient au-delà. Les limites sont généralement
exprimées en pourcentage du rapport sinistres à primes mais on peut
également trouver une double limitation :
En pourcentage sinistres/primes acquises ;
En montant en valeur absolue.
Cela permet de maintenir les limites en cas de baisse anormale ou au
contraire de croissance imprévue de l’encaissement de l’assureur.
[Link] récupérés
D C
Date z
400 C/C des réassureurs X
609 Part des réassureurs dans les sinistres X
62
[Link] de réassurance
D C
Date z
400 C/C des réassureurs X
75 Commissions de réassurance X
A la constitution au 31/12/n on a :
D C
31/12/n
3920 Part des réassureurs dans les PREC X
3925 Part des réassureurs dans les PSAP X
80 Exploitation Générale X
A l’annulation
D C
31/12/n
80 Exploitation générale X
3920 Part des réassureurs dans les PREC X
3925 Part des réassureurs dans les PSAP X
64
Elle correspond à l’allocation faite au réassureur entrant dans un traité
proportionnel d’un montant complémentaire de primes lui permettant de
faire face aux sinistres de l’exercice venant « frapper » des primes émises de
l’exercice de référence(primes à cheval sur 2 exercices).
La comptabilisation des achats de valeurs est faite au prix d’achat, les frais
d’achat sont enregistrés au compte « 675-Frais d’achat des titres ».
Pour les immeubles, les frais d’acquisition sont portés au compte « 204-frais
d’acquisition des immobilisations » .Ces frais donnent lieu à un
amortissement sur une période maximale de 5 ans.
Section1 : Chiffrage des sorties
Pour chiffrer, une sortie de stock, les comptables connaissent trois
méthodes :
-la méthode FIFO(first in, first out) selon laquelle on considère que les
sorties s’imputent d’abord sur les éléments les plus anciens du stock ;
-la méthode LIFO(last in, first out) où les sorties s’imputent d’abord sur les
éléments les plus récents du stock ;
-la méthode PAMP(prix d’achat moyen pondéré) où les sorties sont
chiffrées à leur valeur unitaire moyenne des éléments constitutifs du stock.
65
Le plan comptable des assurances du code CIMA a retenu la méthode
FIFO( ou PEPS) en son article 410.
Exemple :
Les opérations suivantes, concernant les titres LA MEILLEURE, ont été
effectuées pendant le mois de mars :
-5 mars : achat de 100 titres à 140F CFA l’un. Frais 200
-7 mars : achat de 50 titres à 150FCFA l’un. Frais 120
-8 mars : vente de 50 titres à 170FCFA l’un.
-15 mars : vente de 70 titres à 160F cFA l’un.
-17 mars : achat de 50 titres à 165F l’un. Frais 150
TAF :
Etablir le tableau récapitulatif des entrées, sorties et variations de stocks.
Passer les écritures comptables des opérations ci-dessus au journal de la
société.
Solution
a)Tableau récapitulatif
ENTREES SORTIES + ou – STOCKS
DATES Qté PU MT Qté pu Prix Prix value qté Pu Mt
total de
vente
05/03 100 140 14000 100 140 14000
07/03 50 150 7500 100 140
50 150 21500
50 140 700 8500 +1500 50 140
08/03 50 150 14 500
50 140
15/03 20 150 10 000 11200 +1200 30 150 4500
30 150
17/03 50 165 8250 50 165 12750
66
23 Valeurs mobilières 7 500
675 Frais d’achat des titres 120
56 Banque 7 620
08/03/12
56 Banque 8 500
23 Valeurs mobilières 7 000
845 Plus value sur cession d’éléments d’actifs 1 500
15/03/12
56 Banque 11 200
23 Valeurs mobilières 10 000
845 Plus value sur cession d’éléments d’actifs 1 200
17/03/12
23 Valeurs mobilières 8 230
675 Frais d’achat des titres 150
56 Banque 8400
67
b) les immeubles sont retenus pour leur prix d'achat ou de revient sauf
lorsqu'ils ont fait l'objet d'une réévaluation acceptée par la Commission de
Contrôle des Assurances auquel cas la valeur réévaluée est retenue. Les
valeurs sont diminuées des amortissements pratiqués au taux annuel de 2 %.
Le prix de revient des immeubles est celui qui ressort des travaux de
construction et d'amélioration à l'exclusion des travaux d'entretien
proprement dits ;
c) les prêts sont évalués d'après les actes qui en font foi ou, s'ils sont acquis
sur un marché secondaire, à leur prix d'acquisition ;
d) les nues-propriétés et les usufruits sont évalués suivant les règles
déterminées par la Commission de Contrôle des Assurances.
Dans tous les cas, sont déduits, s'il y a lieu, les remboursements effectués et
les provisions pour dépréciation, lesquelles ne sont constatées que lorsqu'il
y a lieu de considérer qu'elles ont un caractère significatif et durable, suivant
les règles définies à l’article 410.
2°) Il est ensuite procédé, , à une évaluation de la valeur de réalisation des
placements, :
a) les titres non cotés sont retenus pour leur valeur vénale correspondant au
prix qui en serait obtenu dans les conditions normales de marché et en
fonction de l'utilité du bien pour l'entreprise ;
b) les titres cotés sont retenus pour leur dernier cours coté au jour de
l'inventaire ;
c) les immeubles sont retenus pour une valeur de réalisation dans les
conditions fixées dans chaque cas par la Commission de Contrôle des
Assurances, c'est-à-dire une valeur déterminée après expertise effectuée
conformément à l'article 335-13.
3°) La valeur inscrite au bilan est celle qui résulte de l'application du 1°) du
présent article. Dans le cas où la valeur de réalisation de l'ensemble des
placements estimée comme il est dit au 2°) lui est inférieure, il est constitué
une provision pour dépréciation égale à la différence entre ces deux valeurs.
Cette provision est appelée : provision pour risque d’exigibilité des
engagements techniques qui est un provision destinée à faire face aux
engagements dans le cas de moins-value de l’ensemble des actifs mentionnés
68
à l’article 335-12, calculée dans les conditions définies à l'article 334-14 du
code CIMA.
69
NB :
Le compte « 19-provision pour dépréciation des immobilisations et des
titres » figurera à l’actif sur une ligne distincte en diminution de l’ensemble
des « valeurs immobilisées ».
Exemple :
Soit un ensemble d’actifs au 1ier janvier 2017 appartenant à la société
d’assurance X selon le descriptif suivant :
a)Valeurs mobilières amortissables(obligations)
titres Valeur comptable Valeur boursière Valeur de
remboursement au
31/12/2017
Obligations A 20 000 000 20 100 000 20 650 000
Obligations B 125 000 000 124 850 000 124 950 000
Obligations C 100 000 000 100 200 000 100 100 000
b) Autres placements
Autres placements Valeur comptable Valeur de réalisation
Actions de la société D 20 000 000 19 800 000
Actions de la société E 17 000 000 17 750 000
Immeubles F 105 000 000 104 950 000
TAF :
Procéder à l’évaluation de ces placements au 31/12/N conformément aux
dispositions des articles 335-11 et 335-12 du code CIMA les montants à
retenir ainsi que les moins-values.
1)Calculer les plus ou moins-values conformément aux dispositions des
articles 335-11 et 335-12.
2) Passer au journal les écritures relatives à la constitution des provisions
pour dépréciation de ces placements.
Solution :
1)Comptabilisation de la provision pour dépréciation des placements
a) Estimation des valeurs mobilières amortissables
70
Obligations Valeur Valeur Valeur de Montant à retenir Moins
comptable boursière remboursement values
au 31/12/N
Obligations 20 000 000 20 100 20 650 000 20 000 000 0
A 000
Obligations 125 000 124 850 124 950 000 124 850 000 150 000
B 000 000
Obligations 100 000 100 200 100 100 000 100 000 0
C 000 000 000
2) Comptabilisation
D C
31/12/n
87 Compte Général des Pertes et Profits 2 150 000
192 Provision pour dépréciation des 2 150 000
immobilisations et titres
Constatation des moins-values
72
1. la liquidation du passé an niveau des charges et des produits
techniques (sinistres, primes). Il faut noter néanmoins, qu’au niveau
des autres charges et produits, le plan comptable des assurances
observe un respect scrupuleux des principes comptables déjà énoncés
à part les commissions qui sont liées aux primes.
2. Distinction au niveau de la présentation des rubriques concernant les
charges d’exploitation :
Charges de commission
Autres charges (frais généraux courants)
Charge de placement.
2.1 Création d’une rubrique Commissions+ autres charges afin
de mieux évaluer le coût d’acquisition des contrats.
2.2 Les diverses rémunérations des réassureurs appelées
communément « Commissions de réassurance » viennent en
déduction dans la rubriques « Commissions+ autres
charges » en remboursement des coûts d’acquisition des
contrats dont une partie leur a été cédée. Il convient de souligner
que ces commissions sont enregistrées sous la même rubrique
mais dans la colonne « opérations cédées »
2.3 Les dotations aux amortissements des immeubles dits de
placements et les charges de afférentes à ces immeubles sonr
considérées comme des charges financières(dits charges de
placement)
2.4 Le remboursement de la quote-part des produits financiers due
aux réassureurs de leur participation à la couverture des
engagements techniques appelés « intérêts sur dépôts » est
considéré comme une charge financière (charge de placement)
au lieu de venir en déduction des produits financiers. Cette
couverture des engagements est connue sous le nom technique
de « Dettes envers les cessionnaires et rétrocessionnaires »
, ou plus communément « Dépôts espèces » ou « Dépôts en
valeurs ».
73
3. Dans sa présentation, le compte d’exploitation est reparti en 6
colonnes au niveau des montants, 3 au débit et 3 au crédit. L’intitulé
de ces colonnes sont les mêmes tant au débit qu’au crédit.
La première colonne présente les opérations brutes réalisées par
la société ;
La deuxième colonne présente toutes les opérations cédées aux
réassureurs ;
La troisième colonne présente les opérations nettes de cession
c’est-à-dire la première colonne déduction faite de la deuxième
colonne.
Ne sont enregistrées dans la deuxième colonne opérations cédées que les
charges et produits techniques liés à l’industrie de l’assurance.
74
Cette spécificité est due aux articles 335-11 et 335-12 du code CIMA sur
l’évaluation des placements. Il s’agit des comptes 192 et 195 qui sont des
sous comptes du compte « provisions pour dépréciation des
immobilisations et titres ». Ces comptes fonctionnent comme les
provisions techniques mais dans la présentation, l’annulation de l’ancienne
provision figure au crédit du compte pertes et profits et la constatation de la
nouvelle provision au débit de ce même compte.
Nous n’allons pas reprendre toutes les rubriques du Bilan, nous noterons
tout simplement les spécificités par rapport au droit commun qui sont entre
autres :
Au passif :
o Les provisions techniques dans la classe 3 ;
o Les dépôts pour espèces des réassureurs dans la classe 1
A l’actif :
o Les provisions techniques des réassureurs ;
o La provision pour dépréciation des immobilisations et
titres(articles 335-11 et 335-12 du code CIMA) qui apparaît
au bilan en actif soustractif. Cette provision figure sur la
dernière ligne des valeurs immobilisées.
Rappel sur les réserves
75
Les réserves se subdivisent en réserves réglementaires et en réserves libres ;
o Les réserves règlementaires ;
Réserve pour remboursement de l'emprunt pour fonds
d'établissement
Elle permet de le remboursement de l’emprunt pour fonds d’établissement
lorsque ce remboursement est inférieur à celui résultant de la formule . C’est
le cas lorsque le remboursement est reporté à la fin de la période , les intérêts
étant payés chaque année.
Réserves pour fluctuations de change
Elle prend en charge les plus-values nettes de moins -values résultant de la
conversion des monnaies étrangères au jour de l’inventaire et servant à
compenser les moins-values nettes qui pourront apparaître lors des
inventaires ultérieurs. Ces plus -values non définitives ne sont pas acquises,
mais mises en réserve.
76
Réserves de renouvellement des immobilisations
Elles sont destinées à l’acquisition d’immobilisation.
Réserve spéciale de réévaluation
Elle résulte de réévaluation d’actifs notamment d’immeubles.
Réserves pour cautionnements
Elles correspondent à la part du cautionnement dans un pays étranger qui
ne représente pas les engagements techniques dans ce pays.
S’il est facile pour une compagnie d’assurance de connaitre, pour chaque
catégorie donnée, de connaître les primes, les sinistres, les commissions, les
provisions, ce n’est pas le cas pour les frais généraux et les produits
financiers. En effet, l’état C1 est un compte d’exploitation ventilé par
catégorie d’opération avec certaines particularités. La difficulté dans la
conception de cet état réside dans la répartition des frais généraux et des
produits.
A. Les répartition des frais généraux
Il s’agit entre autres des autres charges du compte d’exploitation générale
déduction faite :
Des produits accessoires ;
Des travaux faits par l’entreprise pour elle-même.
La pratique consistant à répartir les frais généraux par rapport au chiffre
d’affaires devrait être banni. Elle est arbitraire et peu fiable. Par exemple, un
contrat de 150 000 000 de FCFA peut coûter 5 fois plus en frais généraux
que 100 contrats d’un montant d’un montant global de 20 000 000 FCFA
Dispositions communes
77
Nous savons qu’en matière de production, les affaires nouvelles
occasionnent plus d’énergie , de frais et de documentation que les
renouvellements et autres résiliations. C’est le as ne matière de sinistre, pour
les affaires terminées et payées au cours de l’exercice ainsi que ceux déclarés
au cours de cet exercice.
On peut peaufiner cette répartition en hiérarchisant les branches selon leur
complexité et leur importance en production comme en règlement de
sinistre pour leur affecter un coefficient.
Le code CIMA précise bien cette notion de ventilation des frais généraux en
annexe à l’état C1 : « La répartition par catégorie et sous catégorie des frais
de gestion et des dotations aux amortissements et provisions s’effectue en
rapportant à chaque branche les frais qui lui sont directement applicables et
en ventilant les autres frais généraux aussi exactement que possible suivant
leur nature, compte tenu notamment des nombre de contrats, de
l’importance des affaires, du nombre de sinistres. »
Par importance des affaire, , il faut comprendre que tous les risques ne sont
pas égaux dans leur traitement et leur gestion : c’est la notion de
hiérarchisation d’affectation de coefficient à ces risques évoquée supra.
78
Les intérêts des dépôts et espèces chez les cédantes ;
Et les autres produits financiers non énumérés ci-dessus auxquels il
faudrait le total des charges de placement figurant au débit du compte
d’exploitation général
Le plan comptable des assurances prévoit une répartition en fonction des
provisions technique nette de réassurance à l’exception de certaines affaires
en assurance Vie qui doivent recevoir les intérêts des placements qui leur
sont affectés.
La ventilation des produits financiers sera effectuée en considérant ls
provisions techniques moyennes entre le début et la fin de l’exercice.
Le code CIMA prévoit que les produits accessoires peuvent être ventilés
comme les produits financiers défaut d’une étude plus poussée. Cette
ventilation ne parait pas judicieux compet tenu du rattachement de ces
produits accessoires aux frais généraux. Les produits accessoires ne
répondent pas aux critères logiques et réalistes qui permettent de ventiler
les produits financiers par rapport aux provisions techniques.
Section 2 : Cas pratique : confection d’un Bilan d’un CEG et d’un
CGPP à partir de la balance d’une société d’assurance
79
éléments à prendre en compte pour le calcul des engagements qui doivent
être couverts par des actifs équivalents.
A. Pourquoi des engagements réglementés?
Parce qu’à la différence des autres sociétés commerciales, les entreprises
d’assurances se doivent, au jour le jour, de gérer un paradoxe: Fixer le prix
de vente de chacun de leurs produits (la prime d’assurance) préalablement à
la connaissance de leurs prix de revient (le sinistre). Ce paradoxe est dit
inversion du cycle économique et sa traduction comptable, la constitution
de provisions techniques suffisantes est à la fois un impératif légal (article
334 du Code des assurances) et un gage de survie. Une mauvaise évaluation
des provisions techniques induit toujours, outre la sous tarification des
contrats, des conséquences fâcheuses sur la gestion générale de l’entreprise.
C’est pourquoi le législateur attache un prix à leur correcte évaluation et à
leur représentation suffisante, à l’actif des comptes, par des valeurs sures,
liquides et rentables (articles 335 et suivants du Code des assurances)
80
-4° une provision de prévoyance en faveur des employés et agents destinée
à faire face aux engagements pris par l'entreprise envers son personnel et ses
collaborateurs.
81
Ne sont par conséquent concernés que les postes correspondant à un
privilège supérieur à celui des assurés et bénéficiaires de contrats, dans le
rang établi par les dispositions légales de chaque Etat membre.
Dans certains des Etats membres de la CIMA, où les taxes sur les contrats
d’assurances ne sont payables qu’à l’encaissement, ne seront prises en
compte que les taxes sur les primes encaissées.
82
En outre, les frais de contrôle doivent être pris en compte(article 307 du
Code)
[Link] dépôts de garantie courtiers, agents généraux et des tiers:
Certaines sociétés exigent de leurs intermédiaires, surtout agents généraux,
un dépôt de garantie, souvent inférieur à 10 millions de F CFA, pour palier
le risque de non reversement des primes encaissées. On retrouve également
dans ces dépôts, les cautions des locataires occupant les immeubles de
l’entreprise.
83
Le respect de ce principe permet d’assurer l’équilibre de la structure
financière et de contribuer à la garantie du remboursement des engagements
des sociétés d’assurance.
Ce principe de la représentation induit une règle qui est celle de la
congruence. Selon cette règle, les engagements pris dans une monnaie
doivent être couverts par des actifs congruents, c’est à dire libellés ou
réalisables dans cette monnaie.
84
leur 3èmecolonne. Celle de l’état C4 est intitulée «Valeur de couverture»,
tandis que celle du C5 est dite «valeur au bilan». Ces différences d’objectifs
influencent fortement leur confection.
[Link] lignes des états C4 et C5:
Les actifs réglementés appelés encore «placements réglementés sont listés
sous les quatre rubriques suivantes du code des assurances (art. 335-1)les
valeurs mobilières et titres assimilésles actifs immobiliersles prêts et
dépôts bancairesles intérêts courus des placements
[Link] sur l’admission des recours à encaisser:
En outre, il est prévu de les inscrire dans l’état C4, à la suite de la ligne
intitulée «Avances sur contrats des sociétés vie», une ligne intitulée
«Recours admis» à laquelle est imputée le montant des recours à encaisser
déterminé selon les modalités fixées à l’article 2 du présent Règlement
Il s’agit des placements devant être effectués par les entreprises d’assurance
pour couvrir les engagements réglementés énumérés ci-dessus.
Le catalogue et les critères de placements sont définis aux articles 335 et
suivants du code des assurances.
Les actifs représentatifs des engagements réglementés sont les suivants :
85
a) Les obligations et autres valeurs émises ou garanties par l’Etat ou un
organisme financier international public dont un Etat ou plusieurs
Etats membres de la CIMA font partie ;
86
Section 2 : La marge de solvabilité
Elle est définie comme le montant de la situation nette ou richesse propre
permettant à l’entreprise d’assurance de faire face à une éventuelle
insuffisance des provisions techniques.
La démarche à utiliser pour s’assurer que la marge est suffisante est la
suivante :
Détermination de la marge constituée ;
Réserves ;
Pertes de l’exercice ;
Marge constituée = a) – b)
Section2.2 : Marge de solvabilité minimale réglementaire
Elle est fixée par les articles 337-2 et 337-3 du code des assurances.
87
A. Marge minimale réglementaire des sociétés d’assurance
dommage
88