UNIVERSITÉ DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG
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FACULTE D’AGRONOMIE ET FACULTY OF AGRONOMY
DES SCIENCES AGRICOLES AND AGRICULTURAL
SCIENCES
***********
DSCHANG
SCHOOL OF AGRONOMY AND ENVIRONMENTAL SCIENCES
FILIÈRE DES MÉTIERS DU BOIS, DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT
SCHOOL OF WOOD, WATER AND NATURAL RESOURCES
6ème Promotion
ETUDE DE FAISABILITE POUR L’INSTALLATION D’UNE UNITE DE
CARBONISATION : cas de la société SABM à Pela
Mémoire présenté et soutenu en vue de l’obtention du diplôme de Master
Professionnel/Ingénieur de Conception en exploitation et transformation du bois
Option : Valorisation industrielle des produits forestiers ligneux
Spécialité : Valorisation énergétique de la biomasse
Par
EFOULA Alain Bertrand
Ingénieur des travaux en exploitation et transformation du bois
Matricule : CM-UDS-14ASA0006
Année academique
2018/2019
UNIVERSITÉ DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG
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FACULTE D’AGRONOMIE ET FACULTY OF AGRONOMY
DES SCIENCES AGRICOLES AND AGRICULTURAL
SCIENCES
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DSCHANG SCHOOL OF AGRONOMY AND ENVIRONMENTAL SCIENCES
FILIÈRE DES MÉTIERS DU BOIS, DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT
SCHOOL OF WOOD, WATER AND NATURAL RESOURCES
6ème Promotion
ETUDE DE FAISABILITE POUR L’INSTALLATION D’UNE UNITE DE
CARBONISATION : cas de la société SABM à Pela
Mémoire présenté et soutenu en vue de l’obtention du diplôme de Master
Professionnel/Ingénieur de Conception en exploitation et transformation du bois
Option : Valorisation industrielle des produits forestiers ligneux
Spécialité : Valorisation énergétique de la biomasse
Par
EFOULA Alain Bertrand
Ingénieur des travaux en exploitation et transformation du bois
Matricule : CM-UDS-14ASA0006
Encadreur professionnel Superviseur
Mr ANANGA Paul, Dr TIOGUE Claudine épouse
TEKOUNEGNING,
Chef service de la scierie SABM
Chargée de Cours
Année academique
2018/2019
FICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITÉ DU TRAVAIL
Je soussigné, EFOULA Alain Bertrand atteste que le contenu du présent mémoire
de fin de formation à la Filière des Métiers du Bois, de l’Eau et de l’Environnement (FMBEE)
de l’Antenne de l’Université de Dschang à Ebolowa est le fruit de mes propres travaux
effectués au sein de la Société Africaine des Bois du Mbam (SABM) sur le thème : « Etude
de faisabilité d’installation d’une unité de carbonisation : Cas de la société SABM à
Pela ».
Ce travail a été effectué sous l’encadrement technique de M. ANANGA Paul, Chef
service de la scierie SABM et la supervision du Dr. TIOGUE Claudine épouse
TEKOUNEGNING, Chargée de Cours à l’Université de Dschang a supervisé ce travail sur
le plan académique.
Ce mémoire est authentique et n’a fait l’objet d’aucune autre soutenance en vue de
l’obtention d’un quelconque grade universitaire.
NOM ET SIGNATURE DE L’AUTEUR
Date : ………………………….
VISA DU SUPERVISEUR VISA DU RESPONSABLE DE
FILIÈRE
FICHE DE CERTIFICATION DES CORRECTIONS APRES SOUTENANCE
Le présent mémoire a été corrigé conformément aux observations du jury.
Visa du président du Jury
Date : ………………………………
Visa du Superviseur Visa du responsable de filière
DEDICACE
Je dédie ce travail à ma très chère maman Madame ABOMO Christine qui a toujours mis
tout en œuvre pour l’éducation de ses enfants et la réalisation de ce travail. Merci maman
REMERCIEMENTS
Tout travail scientifique est l’œuvre de plusieurs personnes qui méritent d’être remerciées :
A Monsieur le coordonnateur de la FMBEE Pr ATANGANA ATEBA pour tous les efforts
qu’il fait chaque jour afin d’améliorer nos conditions d’étude.
A Monsieur ATANGANA Paul chef service scierie de la SABM qui a encadré ce travail sur
le plan tehnique depuis le choix de ce thème jusqu’à la rédaction du mémoire. Il n’a pas hésité
d’apporter de ses connaissances.
A Dr TIOGUE TEKOUNEGNING Claudine enseignante à la FMBEE qui a supervisé ce
travail, pour toutes ses remarques, ses conseils et tout son apport sans nombre dans la
rédaction de ce mémoire.
A Monsieur Michel HATYE, le Directeur régional de la SABM à Pela pour son accueil dans
son entreprise et au moyen logistique qu’il a mis à ma disposition durant notre stage.
A tout le personnel de la SABM pour leur accueil, leur disponibilité et leur sens du partage de
connaissance. Ceux-ci n’ont pas hésité de nous fournir les informations nécessaires à la
poursuite de ce travail.
A tout le personnel d’appui personnel enseignant de la FMBEE pour son enseignement et
conseil multiples qui directement ou indirectement ont influencé positivement notre travail.
A Monsieur le Président et aux membres du Jury qui ont accepté d’examiner ce travail.
A Madame EBOUTOU OVAMBE Marie et à sa grande famille pour leur accueille et leur
attention dans cette ville durant la période de ce stage.
A ma tata Madame BISSO Florentine pour sa confiance et sa et participation dans toute les
étapes de cette formation depuis le début.
A mes frères et sœurs qui m’ont toujours soutenu durant ces moments de formation. Ils ont
toujours prêté une attention particulière à mes supplications
A tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.
SOMMAIRE
Pages
DEDICACE..........................................................................................................................................5
REMERCIEMENTS............................................................................................................................6
LISTES DES FIGURES.......................................................................................................................9
LISTE DES TABLEAUX..................................................................................................................10
LISTE DES ANNEXES.....................................................................................................................10
LISTE DES ABREVIATIONS..........................................................................................................10
RESUME.............................................................................................................................................11
1. INTRODUCTION..........................................................................................................................14
1.1. Contexte et justification..........................................................................................................14
1.2. Problématique..........................................................................................................................15
1.3. Objectif de l’etude...................................................................................................................16
1.3.1. Objectif général................................................................................................................16
1.3.2. Objectifs spécifiques.........................................................................................................16
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE.........................................................................17
1.1. Définition des concepts relatif à la valorisation................................................................17
1.2. Définition des concepts relatif à l’étude de faisabilité......................................................18
1.3. Etape d’une étude de faisabilité.........................................................................................18
1.3.1. Démarrage d’une étude de faisabilité........................................................................19
1.3.2. Étude de faisabilité organisationnelle et légale.........................................................19
1.3.3. Etude de faisabilité du marché..................................................................................19
1.3.4. Etude de faisabilité technique....................................................................................20
1.3.5. Etude de faisabilité socio-environnementale.............................................................20
1.3.6. Etude de faisabilité financière....................................................................................20
1.4. Carbonisation......................................................................................................................21
1.4.1. Les phases de la carbonisation...................................................................................21
1.4.2. Les methodes de carbonisation..................................................................................21
1.5. Les différentes étapes de la carbonisation.........................................................................23
1.5.1. La combustion.............................................................................................................23
1.5.2. La déshydratation.......................................................................................................23
1.5.3. La carbonisation proprement dite.............................................................................23
1.5.4. refroidissement............................................................................................................24
1.6. Facteurs agissant sur la carbonisation..............................................................................24
1.6.1. Temperature................................................................................................................24
1.6.2. Durée de carbonisation et le gradient de température.................................................24
1.6.3. Matière première........................................................................................................25
1.7. Impact environnementaux de la carbonisation................................................................26
1.8. Impact des techniques améliorées de carbonisation.........................................................26
1.9. Etude sur la carbonisation à meule améliorée..................................................................27
1.9.1. Préparation du lieu d’implantation du four.............................................................27
1.9.2. Le montage du four....................................................................................................27
1.9.3. Chargement du bois....................................................................................................28
1.9.4. Création des évents et cheminées...............................................................................28
1.9.5. Recouvrement du four................................................................................................29
1.9.6. Allumage......................................................................................................................29
1.9.7. Conduite du four...........................................................................................................29
1.9.8. defournement..............................................................................................................30
1.10. Rendement........................................................................................................................30
CHAPITRE 2 : MATÉRIEL ET METHODES...............................................................................31
2.1. Zone d’étude............................................................................................................................31
2.1.1. Situation géographique....................................................................................................31
2.1.2. Relief et climat..................................................................................................................31
2.1.3. Pédologie et hydrographie................................................................................................32
2.1.4. Faune et flore....................................................................................................................32
2.1.5. Population humaine..........................................................................................................32
2.2. Collecte des données................................................................................................................32
2.2.1. Données secondaires.........................................................................................................32
2.2.2. Données primaires............................................................................................................33
2. Paramètre étudiés...................................................................................................................37
2.1. Type de déchet................................................................................................................37
2.2. Volume de dechets...................................................................................................................37
2.2. Analyse des données.......................................................................................................38
CHAPITRE 3 : RÉSULTATS ET DISCUSSION............................................................................39
1. Prévisions juridiques en matière de carbonisation des rebuts et de la commercialisation
du charbon......................................................................................................................................39
2. La matière première ou déchet identifié...............................................................................39
3. Volume de déchet obtenus......................................................................................................40
3.1. Volume entrant et volume sortant.................................................................................40
3.2. Analyse statistique entre volume entrant et le volume sortant....................................41
3.3. Estimation du volume de déchet....................................................................................43
4. Etude du marché.....................................................................................................................44
4.1. Besoins motivant le projet..............................................................................................44
4.2. Eléments motivants le choix du marché cible...............................................................44
4.3. Description de l’analyse concurrentielle.......................................................................45
4.4. La politique du produit..................................................................................................46
4.5. Prix du sac de charbon dans quelques villes du Cameroun.........................................46
5. Planification de la production de charbon sur le court, moyen et le long terme tout en
respectant les délais prévus par la loi en vigueur.........................................................................47
5.1. Equipe de carbonisation et attributs.............................................................................47
5.3. Estimation de la consommation totale en bois et de la production totale de charbon
49
5.4. Evaluation du financement global de l’activité.............................................................50
6. Stratégie de gestion d’impact environnementale..................................................................52
7. Analyse des impacts socio-environnementaux du projet.....................................................53
7.1. Impacts négatifs..............................................................................................................53
7.2. Impacts positifs...............................................................................................................53
CONCLUSION...............................................................................................................................55
RECOMMENDATIONS...............................................................................................................56
BIBLIOGRAPHIE.........................................................................................................................57
LISTES DES FIGURES
Pages
Figure 1:Pourcentage de production de quelques types de fours de carbonisation (Behrendt et
al 2013).....................................................................................................................................14
Figure 2: Lieu implantation (PDEM 2001)...............................................................................19
Figure 3: Montage du four (PDEM 2001)................................................................................19
Figure 4: Chargement du bois (PDEM 2001)...........................................................................20
Figure 5: Création des évents (PDEM 2001)............................................................................20
Figure 6: Recouvrement du four (source: PDEM 2001)...........................................................21
Figure 7: Mode d'allumage (PDEM 2001)...............................................................................21
Figure 8: Zone d'etude............................................................................................................23
Figure 9: Sciures.......................................................................................................................32
Figure 10: Dosses......................................................................................................................32
Figure 11: Délignures...............................................................................................................32
Figure 12: Chute d’eboutures....................................................................................................32
Figure 13: Représentation graphique de la droite de régression et nuage des
points………….........................................................................................................................34
Figure 14: Sacs de charbon de bois des producteurs de la société PM.....................................38
LISTE DES TABLEAUX
Pages
Tableau 1: Caractérisation de quelques types de fours de carbonisation (Schenkel et al,1997)
...................................................................................................................................................14
Tableau 2: Emission de CO2 évité par la carbonisation (Temmerman, 2012).........................18
Tableau 3: Différent poste de transformation du bois dans une scierie............................25
Tableau 4: Machines et dechets générés...................................................................................32
Tableau 5: Volume de transformation des billons en débités...................................................33
Tableau 6: Dechets produit par essence après transformation..................................................35
Tableau 7: Acteurs directes intervenants lors de la commercialisation du charbon...............37
Tableau 8: liste des essences concernées par la carbonisation (MINFOF 1999)......................38
Tableau 9: Prix du sac de charbon dans quelques villes du Cameroun....................................39
Tableau 10: Equipe de Carbonisation et fonction.....................................................................39
Tableau 11: Approche methodologique....................................................................................40
Tableau 12: Estimation de la consommation totale en bois et de production totale de charbon
...................................................................................................................................................41
Tableau 13: Coût de l'investissement........................................................................................42
Tableau 14: Charge d’ exploitation...........................................................................................43
Tableau 15: Analyse FFOM du projet......................................................................................44
LISTE DES ANNEXES
Pages
annexe 1: Décision N 0188/D/MINFOF/SG/DPT/SDTB du 06 mai 2015 fixant les modalités
de valorisation des rebuts d'exploitations.................................................................................58
annexe 2:Fiche de collecte des données en scierie...................................................................61
annexe 3: Fiche d'enquête sur la commercialisation du charbon dans quelques villes du
Cameroun..................................................................................................................................62
annexe 4: Fiche d'enquete des producteurs de charbon dans la localité...................................62
annexe 5: Chronogramme des activités....................................................................................63
LISTE DES ABREVIATIONS
CIRAD : Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement
CO2 : Dioxyde de carbone
Df : Diamètre fin bout
Dg : Diamètre gros bout
EPI : Equipement de protection individuels
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
FASA : Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricole
FFOM : Forces, Faiblesses, Opportunités Menaces
FMBEE : Filière des Métiers du Bois de l’Eau et de l’environnement
GTZ : Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (Coopération Technique
Allemande)
MINFOF : Ministère des Forêts et de la Faune
PCI : Pouvoir calorifique inferieur
PCS : Pouvoir calorifique supérieur
S.A : Société Anonyme
S.A.B.M : Société Africaine des Bois du Mbam
VB : Volume de billon
VD : Volume de dechets
RESUME le résumé doit tenir sur une seule page donc il faut le réduire
Dans le contexte de lutte contre la déforestation, la réduction de la dépendance
énergétique et des émissions de gaz à effet de serre, la présente étude se veut de stimuler le
développement des énergies domestiques par la valorisation énergétique des déchets issue du
sciage des bois. Cette étude de trouver le meilleur combustible pouvant substituer le charbon
du bois ou bois-énergie, s’est menée entre Mars et Juin 2018. La filière bois énergie
contribuait en 2008 au Cameroun pour plus de 80% de la consommation totale d’énergie
domestique (INS, 2008) ; ce qui se traduisait par une consommation nationale annuelle de
bois énergie chiffrée à 12 millions de tonnes de bois de feu et 200 000 tonnes/ an pour le
charbon. Dans le but de résoudre le problème de destruction des déchets issue du sciage de la
société SABM et apporté un plus valu à ces rebus il nous a donc ainsi été proposé de faire une
étude de faisabilité d’installation d’une unité de carbonisation : cas de la société SABM à Pela
Région du centre Cameroun. De cette etude il en ressort qu’il existe une grande quantité de
déchet de bois perdu lors de l’opération de sciage soit pour un volume de billon entrant à la
scie de tête estimé à 4729, 330 m3 sur une période de 7 jours, ce qui a permis d’estimer un
volume de déchet de 3096,270 m3 ce qui représente une quantité énorme de perte à prendre en
compte pour des axes de valorisation. Les analyses statistiques effectuées à cet effet à travers
le test de student nous ont permis de montrer que ce volume de déchet dépend du volume de
bois entrant et celui de l’essence.
Sur le plan politique, l’Etat Camerounaise en matière de carbonisation est en cours
d’amélioration mais ceci reste insuffisant avec l’activité qui se fait encore de manière
artisanale et un secteur non révolu.
La demande en charbon de bois est réellement supérieure à l’offre disponible avec les
consommateurs se trouvant dans les pôles du grand Nord Cameroun, le centre et le littoral
dans les métropoles de Yaoundé et Douala respectivement. La localité de Pela et la ville de
Nangaeboko situé à proximité de la société devrait être un potentiel marché car ceux-ci se
ravitaillent encore du charbon provenant de Yaoundé ce qui implique des moyens de transport
sur leur dépense. La concurrence sur la production de du charbon est existante.
Le plan technique de notre étude a permis de proposer parmi tant d’autres, une
approche méthodologique nous permettant de planifier le fonctionnement du nouveau secteur
d’activité que nous proposons.
Le plan socio-environnemental de notre activité aura des répercussions positives aussi
bien locales que nationales. L’accroissement de l’offre en charbon produira des emplois
temporaires, des revenues financières ainsi que le ralentissement de l’impact négatif de
l’exploitation forestière avec la diminution de la destruction des forêts pour
l’approvisionnement en bois de feu.
Financièrement, nous avons évalué les charges liées à la pratique de l’activité, les
investissements et bien d’autres. Il est clair que la carbonisation produit des revenues mais vu
les coûts des taxes et la concurrence liée à la pratique de cette dernière est un réel problème
pour les producteurs, il faudra donc mettre en œuvre de nouvelle technique de carbonisation
comme la meule améliorée afin d’avoir un impact sur la qualité du charbon.
Mots clés ?
Abstract ?? c’est juste la traduction du résumé, il se tient aussi seulement sur une page
ABSTRACT
INTRODUCTION
Contexte et justification
La gestion durable des écosystèmes forestiers est depuis quelques décennies au centre
des préoccupations de la communauté internationale qui n’a cessé de se poser des questions
sur l’état actuel et futur de l’environnement en général et des ressources forestières en
particulier (GIRAD 2003). Cette préoccupation est devenue plus pressante après le sommet de
la terre sur l’environnement et le développement tenu à Rio en 1992, où la communauté
internationale est ressortie avec un sens aigu des menaces qui pesaient sur l’environnement
(VALBIBOUM, 2004).
Le bois-énergie demeure incontestablement la principale source d’énergie de cuisson
des pays d’Afrique (GIZ, 2014) et les modes de cuisson des aliments sont actuellement une
des causes principales de la surexploitation de la ressource forestière. En Afrique, en
Amérique Latine et en Asie (y compris l’Inde et la Chine) le bois devient de plus en plus
difficile à trouver et les énergies de substitution n'existent pas. Deux milliards de personnes à
travers le monde dépendent donc du bois pour leur besoin en énergie domestique (GIZ 2014).
Conscient de l’importance de la pérennisation de l’humanité, de la gestion des déchets
et de la promotion des bioénergies, les gisements de déchets de bois non exploités dont
dispose le Cameroun représentent un potentiel à mettre en valeur (FAO 2003).
Ces résidus d’exploitation des déchets de scierie qui étaient pour la plupart brûlés à l’air libre,
sont aujourd’hui valorisés pour la production d’autres produits tels que le charbon de bois et
bien d’autres. En effet d’après une étude menée par la GTZ de l’antenne de l’Est, sur une
valeur estimée entrée usine de 2.500.000 m 3, il est ressorti au Cameroun en 2006 que
seulement 748.000 m3 de bois ont été produits. Soit un rendement matière de 30%. La
quantité des résidus de première transformation peut donc être estimée à 1.752.000 m 3 (GTZ,
2006). D’où une nécessité de se poser la question : comment peuvent être valorisés de façon
rentable les déchets de bois rejetés non seulement dans les concessions forestières mais aussi
dans les scieries ?
Problématique
Conscient de l’importance de la pérennisation de l’humanité, de la gestion des déchets
et de la promotion des bioénergies, les gisements de déchets de bois non exploités dont
dispose le Cameroun représentent un potentiel à mettre en valeur source ?. Ceci cadre
parfaitement avec les engagements de l’Etat camerounais à lutter contre les changements
climatiques source ?. La problématique de la valorisation des déchets est bien réelle, et
différentes voies peuvent être prospectées, selon la nature de la matière première et selon les
débouchés potentiels (produit, type de marché et échelle géographique). Ces résidus
d’exploitation et de scierie pour la plupart sont brûlés à l’air libre, peuvent être valorisés.
Dès lors, la carbonisation de ces résidus pour ne citer que cette méthode de
transformation présente des avantages certains. Ces avantages sont non seulement
l’amélioration du rendement de transformation global du bois qui est évalué à 30% (Carrillo
et al., 2010) ; le ralentissement de la vitesse de consommation de la ressource bois ; mais aussi
la valeur financière ajoutée aux revenus des entreprises.
La Société Africaine des Bois du Mbam (SABM) qui est une société d’exploitation
forestière et transformation du bois basé à Pela dans l’arrondissement de Nangaeboko région
du Centre, fait face à d’énorme quantité de déchets qu’il n’arrive pas parfois pas à récupérer.
Cela influence énormément leur rendement à faible proportion. Face donc à cette difficulté,
une approche de valorisation doit être mise en œuvre afin d’augmenter le rendement de la
production. La carbonisation étant le moyen étudié pour palier à cette situation de stock de
déchet permettra à l’entreprise d’augmenter le coût sûr l’offre nationale globale en charbon de
bois et ralentira d’une façon ou d’une autre la destruction des forêts pour des besoins de bois
de chauffe et les revenus engendré par cette activité permettra à l’entreprise d’augmenter ses
capitaux et poursuivre jusqu’à la maintenance de sa technologie de transformation. La
question qui se pose est celle de savoir si l’implantation d’une usine de carbonisation de
l’unité de transformation SABM a Pela ne pourra pas pallier à cette difficulté ?
Objectif général
Ce travail vise à faire une étude de faisabilité d’installation d’une usine carbonisation à
l’unité de transformation de la SABM à Pela pour une récupération maximale de la matière
ligneuse issue du sciage
Objectifs spécifiques maximum 3 objectifs
Plus spécifiquement il s’est agi de :
Identifier les types de déchets de bois produit en scierie, évaluer le volume de
déchet obtenu ;
présenter la technique de carbonisation mise en œuvre
Faire une étude de marché et une analyse financière sur la production de
charbon
Cette étude comporte 03 chapitres : la revue de littérature, matériel et méthodes ;les
résultats et discussion. Et enfin une conclusion
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE
1.1. Définition des concepts
Biomasses: La définition précise de la biomasse que l’on trouvera dans n’importe quel
dictionnaire scientifique se résume ainsi : la masse totale des êtres vivants en équilibre sur une
surface donnée du sol ou dans un volume d’eau océanique ou douce. En tant que combustible
et pour répondre aux critères de notre société, la définition utilisée de la biomasse est « la
fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l'agriculture (y compris
les substances végétales et animales), de la sylviculture et de ses industries connexes, ainsi
que la fraction biodégradable des déchets industriels et municipaux » [COM, 2005]. En bref,
elle représente les produits d’origine végétale non contaminés.
valorisation : est le traitement des déchets de bois permettant leur réemploi, leur réutilisation
ou leur recyclage (Technologie du sciage et du rendement résineux (TSR, 2004)
carbonisation : est un traitement thermique du bois opéré avec un contrôle de l’admission
d’air. Elle se fait par le chauffage du bois avec un minimum d’air. C’est une méthode très
ancienne, complète et efficace, de transformation du bois. Théoriquement, on parle aussi de «
Pyrolyse du bois ». « La pyrolyse est une décomposition, sous l’action de la chaleur et en
absence d’oxygène, de matières organiques et minérales. Dans le cas du bois, elle consiste en
la dégradation des trois polymères végétaux : cellulose, hémicellulose, lignine » (LEJEUNE
1995).
pouvoir calorifique d’un combustible : est la quantité de chaleur dégagée par la combustion
complète, sous pression atmosphérique normale, de l’unité de quantité de combustible. Il est
dit supérieur (PCS) quand l’eau résultant de la combustion
est ramenée à l’état liquide dans les produits de combustion . Il est dit inférieur (PCI) lorsqu’il
prend en compte la chaleur latente de vaporisation de l’eau qui reste à l’état de vapeur dans
les produits de combustion (ADEME, 2002).
Déchet : Selon la loi N° 96/12 du 05 Aout 1996 portant loi cadre relative à la gestion de
l’environnement, le terme « déchet » est définit comme tout résidu d’un processus de production, de
transformation ou d’utilisation, toute substance ou tout matériau, produit ou plus généralement tout
bien, meuble ou immeuble abandonné ou destiné à l’abandon.
Faisabilité : Selon le dictionnaire, la faisabilité c'est ce qui est faisable, réalisable, dans des
conditions techniques, financières et de délais définis. (Petit Larousse illustré, 1982)
Etude de faisabilité : est une évaluation approfondit permettant de mieux planifier une activité
ou un projet. Elle juge l’opportunité de faire ou de ne pas faire le projet et ce en terme de coût,
de performance et en terme de faisabilité technique (P. Tiffany et s.d. Petersen, 2013)
1.2. Etape d’une étude de faisabilité
L’étude de faisabilité est une opération primordiale dans tout processus de création
d’entreprise. La littérature y relative est assez diversifiée. Il en ressort que, le but de l’étude de
faisabilité est de vérifier que « théoriquement » si le projet technologique est cohérent avec la
stratégie et les moyens de l’entreprise. Il est donc nécessaire d’aborder le projet sous toutes
ses coutures afin de valider l’idée et dévaluer sa faisabilité : technologique, commerciale,
économique, juridique et organisationnelle source ?. Il est donc essentiel de vérifier la
faisabilité du projet dans l'entreprise, avant de se lancer dans la mise en œuvre concrète (phase
de développement) quelle que soit l’origine de l’idée (de l’entrepreneur, des clients, d’un
processus structuré de génération d’idées…). Ceci ne veut pas dire qu’une entreprise doit se
cantonner à son métier de base. Mais si elle s’en écarte, les difficultés auxquelles elle risque
d’être confrontée doivent déjà apparaître dans l’étape d’étude de faisabilité (Innovatech ,
2016) Les étapes ainsi que leurs contenus, concourantes à la réussite d’une étude de faisabilité
sont, au sens de Corriveau (2012) :
1.2.1. Démarrage d’une étude de faisabilité source ?
Il est question de : construisez des phrases !!!
Comprendre le jargon et le rôle des acteurs de l’étude de faisabilité.
Visualiser tous les volets d’une démarche d’étude de faisabilité complète
Maîtriser la prise de décision et s’outiller pour le faire
Structurer sur mesure l’étude de faisabilité d’un projet
1.2.2. Étude de faisabilité organisationnelle et légale
Ici, et s’agissant de l’aspect organisationnel, il est important de s’assurer que
l’entreprise aura la capacité de dédicacer une partie de son personnel et de ses équipements à
la gestion et à la réalisation du projet. A la fin de l'étude de faisabilité, l'entrepreneur (seul ou
en équipe) doit élaborer une synthèse qui lui permettra de tirer les conclusions de l’étude de
faisabilité. Du point de vue juridique, il convient de vérifier les législations en vigueur dans le
marché et le secteur d’activité visé. (Corriveau (2012) et Innovatech (2016))
1.2.3. Etude de faisabilité du marché
Il s’agit de s’assurer qu’un marché existe pour le produit étudié. Il ne sert à rien
d’investir du temps, de l’énergie et des moyens financiers dans la concrétisation d’une idée,
aussi bonne et innovante soit elle, si personne n’est prêt à l’acquérir. Pour le faire les étapes
suivantes sont à prendre en considération source ? :
Connaître et prendre en compte l’environnement d’affaires du projet
Approfondir les besoins motivant le projet
Caractériser le marché ciblé par le projet
Décrire et analyser la concurrence (l’offre)
Estimer le potentiel de ventes du marché et des segments visés
Décrire et estimer les ventes possibles pour l’entreprise (CORRIVEAU (2012) et
INNOVATECH ASBL (2016))
1.2.4. Etude de faisabilité technique
Une fois l’idée validée, il faut s’assurer que la technologie envisagée peut être intégrée
dans l’entreprise et sous quelles conditions (recours à une recherche, à un développement, à
une adaptation, à un transfert, …) source ?. Autrement dit, il serait indispensable de :
Paramétrer la production ou la prestation du concept du projet
Configurer en détail le système technique du projet
Estimer les coûts de développement et de production du projet
Faire l’état des revenus et dépenses du volet (CORRIVEAU (2012) et INNOVATECH
ASBL (2016))
1.2.5. Etude de faisabilité socio-environnementale
Tout projet ayant un impact sur le plan social et environnemental, il devient crucial de
phrase mal formulé, à revoir et insérer la référence:
Étudier la faisabilité socio-environnementale : démarche et principes directeurs
Caractériser l’environnement du projet
Analyser les impacts socio-environnementaux du projet
Orchestrer les stratégies de gestion des impacts
Faire l’état des revenus et dépenses du volet de l’étude de la faisabilité socio
environnementale (CORRIVEAU (2012) et INNOVATECH ASBL (2016))
1.2.6. Etude de faisabilité financière
Il faut s’assurer que les coûts et les délais soient acceptables. Toute technologie a un coût.
Il est donc important d’avoir une idée des ressources financières qui devront être dégagées
pour concrétiser le projet. Parallèlement à la technologie et au coût, l’estimation du temps que
prendra le projet est un facteur clé de décision de lancement ou d’abandon source ?. En
d’autres termes,
Étudier la rentabilité du projet
Évaluer l’impact du financement, le planifier et monter les états financiers
prévisionnels (CORRIVEAU (2012) et INNOVATECH ASBL (2016))
1.3. Carbonisation
1.3.1. Phases de la carbonisation
Selon l’intérêt qu’ils portent sur le produit final, certains auteurs ( citer tous ces
auteurs ici) utilisent d’autres termes pour désigner le même processus :
Carbonisation : finalité charbon de bois
Distillation : finalité jus pyroligneux
Gazéification : finalité gaz
Le processus de carbonisation comporte 04 phases notamment source ?:
Première phase dite encore appelée allumage ou préchauffage.
Deuxième phase : la déshydratation : Le feu se développe rapidement au centre de la
charge. La température de celle-ci croit rapidement pour retomber au moment où l’eau
contenue dans le bois se sera vaporisé. Cette eau s’échappe sous forme de fumée
blanche abondante. La durée de cette phase est fonction de l’humidité du bois.
Troisième phase : la phase exothermique : Lorsque l’eau est éliminée, la température
de la charge augmente jusqu’à 600°C, température de carbonisation du bois. A la fin
de cette étape, la diminution et le changement de couleur de fumée (bleu) signale la fin
de la carbonisation.
Quatrième phase : refroidissement ou extinction : Quand la troisième phase s’achève,
on laisse refroidir la charge. Ensuite on extraie le charbon du bois. (Ducenne, 2002).
1.3.2. Méthodes de carbonisation
Il existe 03 méthodes de carbonisation au rang desquels :
La carbonisation par combustion partielle : l’énergie nécessaire à la carbonisation est
fournie par une partie de la charge (fosses, meules, fours en maçonnerie, fours
métalliques) ;
La carbonisation par chauffage externe : l’énergie nécessaire à la carbonisation est
fournie par un foyer de chauffe externe par l’intermédiaire d’une surface d’échange
(vase clos, cornue) ;
La carbonisation par contact de gaz chaud : l’énergie nécessaire à la carbonisation est
fournie par des gaz chauds provenant d’un foyer externe et mis en contact direct avec
la charge (BABOU, 1986). Annoncer la figure 1 dans ce texte
gure 1 : Efficacité de différentes technologies de fours ( Behrendt et al 2013 )
Figure 1:Pourcentage de production de quelques types de fours de carbonisation (Behrendt et al 2013)
Le tableau 1 ci-dessous pour sa part caractérise quelques outils de carbonisation de façon à
mettre en évidence : leurs niveaux de pollution atmosphérique, l’aisance ou la complexité liée
à leur utilisation.
Tableau 1: Caractérisation de quelques types de fours de carbonisation (Schenkel et al,1997) le tableau
doit se tenir sur une seule page
Meule Mobilité (tout terrain) Exigeant en qualification de l'opérateur
Matériaux locaux Nécessite beaucoup de maind’œuvre
Investissement nul Charbon de qualité variable et Sali par la
Carbonise les gros bois sans refentes couverture
Capacité ajustable Sensible aux aléas climatiques
Pas de débardage Rendement énergétique faible
Utilisation des résidus de biomasse Pollution importante (fumée)
Fosse Investissement très faible Sensible aux aléas climatiques
Matériaux locaux Exige un sol profond et cohérent
Carbonise les gros bois sans refentes Exige beaucoup de main d'œuvre
Capacité ajustable Qualification de l'opérateur
Conduite aisée Rendement énergétique faible
Charbon relativement propre Pollution importante (fumée)
Débardage sur petit périmètre
Fours en Matériaux locaux Construction nécessitant un maçon
maçonnerie compétent
Bonne isolation thermique Installation fixe
Conduite aisée Frais de débardage
Charbon homogène et propre Capacité déterminée
Longue durée de vie Refroidissement lent
Peu sensible aux aléas climatiques Refente des gros bois
Perte biomasse petit bois
Pollution importante (fumée)
Fours Mobilité investissement lourd en devise
métalliques Cycle court par refroidissement rapide Capacité déterminée
Charbon homogène et propre Refente des gros bois
Conduite aisée Durée de vie courte (suivant opérateur et
qualité des matériaux)
Peu sensible aux aléas climatiques Rendement énergétique moyen
Débardage sur petit périmètre Pollution importante (fumée)
(Schenkel et al,1997)
1.4. Les différentes étapes de la carbonisation
En fonction de l’évolution de la température, on distingue cinq grandes étapes lors du
processus de carbonisation par combustion partielle : la combustion, la déshydratation, la
carbonisation (distillation) et le refroidissement.
[1.4.1.] La cCombustion
Lorsque le feu est mis en place par les points d’allumages, la température monte
brusquement jusqu’à 600 ou 900°C. En effet, une partie de la charge en contact direct des et
en excès d’oxygène s’enflamme très vite. Ce phénomène déclenche aussitôt les phases
suivantes.
[1.4.2.] La dDéshydratation
Entre 100 et 200°C, le bois perd surtout son humidité. C’est la période endothermique
correspondant au séchage, au cours de laquelle être éliminés quelques composés volatils
entrainés par la vapeur d’eau. La durée de cette phase dépend de l’humidité du bois et de la
méthode de carbonisation (BABOU, 1986).
[1.4.3.] La cCarbonisation proprement dite
Dès que l’eau est éliminée, il y a une augmentation très rapide de la température
consécutive à la décomposition des constituants du bois (réaction exothermique). Il se forme
un mélange de produits constitué principalement d’acide acétique, de méthanol et de goudron
qui s’échappent dans la fumée. Si la structure de la cheminée (ou des cheminées) le permet, ce
mélange peut se condenser et couler sous forme de jus pyroligneux sur les parois internes. La
fin de la phase de carbonisation se manifeste par la réduction et le changement de couleur des
fumées qui deviennent bleues. Il faut alors arrêter la carbonisation.
[1.4.4.] rRefroidissement
Le temps de refroidissement dépend de la technique de carbonisation, de l’épaisseur et de la
capacité radiative des parois de l’appareil utilisé (BABOU, 1986).
1.5. Facteurs agissant sur la carbonisation
De nombreux paramètres influent sur les résultats d’une carbonisation (rendement en
charbon, temps de carbonisation, qualité du charbon, etc.), mais l’importance de chacun de
ces paramètres dépend de la méthode de carbonisation.
1.5.1. Temperature
La température de carbonisation conditionne les propriétés physicochimiques des
produits obtenus et est l’un des facteurs les plus importants. Il est donc nécessaire de bien la
contrôler pour obtenir un charbon aux caractéristiques désirées. Il se trouve cependant que le
contrôle se heurte à plusieurs difficultés dans le cas des carbonisations par combustion
partielle.
La qualité chimique du charbon (% de carbone fixe) augmente avec la température au
détriment de ce même rendement. En effet, la perte de matières volatiles est d’autant plus
importante que la température de réaction est élevée, ce qui favorise l’augmentation du taux
de carbone fixe et une baisse du rendement.
1.5.2. Durée de carbonisation et le gradient de température
Lors de la décomposition thermochimique de la matière ligneuse, la répartition
quantitative et les qualités des composés formés sont strictement liées à la cinétique de
réaction de décomposition de température et à la durée de carbonisation, elle-même liée au
gradient de température et à la durée de carbonisation.
En effet, au cours d’une carbonisation (pyrolyse lente), les composés ont le temps de se
former puis de réagir les uns sur les autres ou de s’auto polymériser lors de réactions
secondaires. Tel n’est plus le cas lors d’une pyrolyse rapide et d’une gazéification où la
montée de température est inférieure à une seconde. On n’obtient pratiquement plus de
charbon, mais presqu’uniquement des gaz et des liquides. (DEGLISE, 1982).
1.5.3. Matière première
Les caractéristiques de la matière première ont une incidence sur le choix et sur les
performances de l’équipement de carbonisation. Les trois facteurs les plus importants sont
l’essence, la teneur en humidité et les dimensions des bois.
1.5.3.1. Essence
En règle générale, toutes les essences de bois peuvent être carbonisées pour produire
un charbon utilisable. La teneur en cendre est peu variable d’un bois à l’autre, mais varie
considérablement à l’intérieur d’un même bois. En effet, l‘écorce à une teneur en cendre
excessive et donne un charbon très friable pour la plupart des usages.
Les résineux (gymnospermes) donnent en général un bois plus friable et moins dense
que les feuillus tropicaux (angiospermes). Ce phénomène s‘explique par le fait que les feuillus
tropicaux sont souvent plus denses et plus riches en lignine que les résineux. Les bois malades
ou pourris produisent un charbon de mauvaise qualité qui est beaucoup plus friable car la
structure de départ est plus fragile.
Les essences de reboisement à croissance rapide (fort accroissement en volume)
donnent en général un bois peu dense et, par conséquent, un faible rendement en charbon par
unité de volume de bois. Il sera ainsi nécessaire de choisir les essences et les modes de
traitement qui procurent un rendement maximum de bois en poids. Dans l’état actuel des
recherches, les Eucalyptus restent le genre botanique le plus en faveur.
1.5.3.2. Teneur en humidité
L’humidité contenue dans la charge du bois doit être évaporée en brûlant une quantité
supplémentaire de bois, ce qui abaisse le rendement global. La durée du cycle complet de
carbonisation se trouve également augmentée, d’où l’accroissement des coûts. Le volume du
bois vert étant supérieur, par ailleurs, à celui du bois sec, le coefficient de remplissage se
trouve diminué lorsqu’on enfourne du bois vert. Le séchage à l’air de certaines essences
présente un certain nombre de contraintes, à savoir : les pertes dues à l’altération par les
champignons et les attaques d’insectes. Il faut trouver alors un compromis entre le temps de
séchage afin d’avoir une perte d’humidité maximale, et les pertes dues aux insectes et aux
champignons. Humidité sur brut.
1.5.3.3. Dimensions des bois
La vitesse de carbonisation est en relation étroite avec la taille des bois. Les gros
morceaux se carbonisent lentement du fait que la transmission de chaleur à l’intérieur du bois
est relativement lente. Notons que la section transversale du bois a une influence plus
prépondérante que la longueur dans le sens du fil de bois. Avec des bois provenant des
peuplements artificiels, il est possible d’avoir des morceaux de dimension uniforme. En forêt
naturelle, on aura, des bois de taille très variée. Le tronçonnage et le fendage augmentant le
prix de revient de la matière première, il serait préférable de carboniser le bois de gros
diamètre en fosse ou en meule qui ont un cycle lent de carbonisation.
[1.5.3.4.] qQualification de l’opérateur
Dans le cas de procédé par combustion partielle, la qualification de l’opérateur est très
importante mais dépend du type d’installation utilisé. Dans certains procédés artisanaux
traditionnels, type meule ou fosse, elle est le facteur prépondérant à la bonne marche de
l’opération. Pour les fours métalliques, la qualification requise est moindre. Dans les unités
industrielles, la qualification des opérateurs intervient généralement très peu sur le
fonctionnement, puisque les réacteurs sont le plus souvent automatisés. Il n’en demeure pas
moins vrai que tout projet de carbonisation doit s’appuyer sur des actions de formation. (FAO,
1986).
1.6. Impact environnementaux de la carbonisation
De façon globale, la carbonisation est une activité qui participe à la pollution
atmosphérique par la production de fumée et qui pollue les cours d’eaux et les nappes
phréatiques si elle est menée en bordures des cours d’eaux. La gravité de son impact négatif
sur les sols est fonction de la technique utilisée.
1.7. Impact des techniques améliorées de carbonisation
Considérant un rendement moyen de 15% pour les meules traditionnelles et 30% pour les
techniques améliorées, une tonne de bois donne respectivement 150kg et 300kg de charbon.
(Cheick et al, 2006) affirme que le bois contient 50% de carbone et le charbon 90%. Dans
cette logique, le tableau ci-dessous présente l’émission de CO2 évitée par quelques modes de
carbonisation.
Tableau 2: Emission de CO2 évité par la carbonisation (Temmerman, 2012)
Type de four Emission de CO2 évitée/tonne MP (Kg
CO2/T.MP)
Outils de bas Rendement 396
Meule traditionnelle 660
Four métalliques 824
Four en brique 824
Four cornue artisanal 989
(Temmerman, 2012)
1.8. Etude sur la carbonisation à meule améliorée
1.8.1. Préparation du lieu d’implantation du four
Il faut choisir un endroit bien aéré avec un sol sec, plat, peu de pierre, proche d’un
point d’eau et d’un chemin. Le charbonnier doit dégager l’endroit de toutes matières
inflammables dans un rayon de 30 m (Figure 2). Les feuillages et les herbages devraient être
entassés dans un même endroit (RABESANDRATANA Andriatahiry Tsirinirina, (juillet
2004)
Figure 2: Lieu implantation (PDEM, 2001)
[1.8.2.] Le montage du four
Les dimensions
Les dimensions définies par le manuel sont :
- Longueur : 2 m
- Largeur : 1,5 m
- Hauteur : 1,5 m
Un four a donc une capacité de 4,5 m3(. RABESANDRATANA Andriatahiry Tsirinirina, 2004)
Figure 3: Montage du four (PDEM, 2001)
1.8.2.[1.8.3.] Chargement du bois
Le rangement du bois se fait toujours transversalement par rapport aux longerons. Charger
tout d’abord les bois de petit diamètre près de la bouche d’allumage, ensuite charger les bois de gros
diamètre de façon à ce que les plus gros soient près des cheminées et à minimiser les vides entre les
bois source ?. Le sommet du four devrait être horizontal et plan. Tous ceux-ci sont illustrés par la
figure 4.
Figure 4: Chargement du bois (PDEM, 2001)
1.8.3.[1.8.4.] Création des évents et cheminées
Des canaux creusés dans le sol serviront d’évents (Figure 5) et de cheminées pour le
four. Ils auront une section de 20 cm. Il aura 2 cheminées et 4 aérations. Pour les quatre
aérations, il y aura deux à chaque partie latérale du four.
Figure 5: Création des évents (PDEM, 2001)
1.8.4.[1.8.5.] Recouvrement du four
Il faut d’abord recouvrir le four par du feuillage, ensuite par de la terre à l’aide d’une
pelle sauf sur le point d’allumage (voir fFigure 9) source ?. Il faut prendre soins à ce qu’il n’y
ait aucun interstice capable d’introduire de l’air.
Figure 6: Recouvrement du four (source: PDEM 2001)
1.8.5.[1.8.6.] Allumage
On enlève le bois posé verticalement au point d’allumage puis on y introduit des
brindilles sèches, ensuite on allume un feu à l’extérieur du four pour obtenir des braises qu’on
introduira dans la bouche d’allumage (voir fFigure 7). Des fumées devraient alors sortir des
cheminées et des aérations source ?. Le feu peut se voir à travers la cheminée près de la
bouche d’allumage, on devrait alors obturer cette cheminée.
Figure 7: Mode d'allumage (PDEM 2001)
1.8.6.[1.8.7.] Conduite du four
La progression du feu est contrôlée à l’aide des évents ; s’il y a trop de vent, on les
obture et s’il y a peu de vent on les laisse ouverts. La carbonisation dure environ 7 jours.
Lorsqu’aucune fumée n’en sort plus, toutes les voies d’aérations et cheminées devront être
bouchées. Il faut laisser le four se refroidir pendant 8 à10 jours.
[1.8.8.] dDefournement
Le défournement se fait pendant la nuit pour apercevoir les braises non éteintes. On
doit les éteindre en les recouvrant de terre ou en les arrosant avec de l’eau. Le charbon est
amassé et ramassé à l’aide d’une fourche.
1.9. Rendement
Si toutes ces conditions sont satisfaites, un tel four peut produire 36 sacs de charbons.
C’est à dire 8 sacs de charbon / m3.
CHAPITRE 2 : MATÉRIELS ET METHODES
Ces deux chapitres, matériel et méthodes, résultats sont la clé de votre travail, c’est surtout là que
vous serrez jugé, donc il faut bien les présenter.
Les autres parties : discussion et conclusion sont les conséquences des 2 précédentes. Delle sont
faciles à rédiger si vous faites bien les premières
2.1. Zone d’étude
2.1.1. Situation géographique
L’étude s’est déroulé du 15 Mars au 5 Juin 2019 à la SABM de Pela, Arrondissement
de Nangaeboko, Région du centre Cameroun (Figure 8). Et les coordonnées géographiques ?
(a) (c)
(b)
Figure 8: Localisation de la zone d'étude : (a) …, (b)…, (c)…(Source??)
Indiquer sur la figure à l’aide des flèches ou des lettres ses différents compartiments
2.1.2. Relief et climat
Globalement, le relief de la concession est moyennement accidenté. Il présente une
succession de collines aux pentes généralement douces entrecoupées de petits cours d’eau ou
de dépression marécageuse le plus souvent parcourus par des cours d’eau permanents. Des
pentes abruptes peuvent être observées, mais reste très localisées et leur dénivelé dépasse
rarement 10 à 35 mètres(Source??).
Le climat de la région est de type guinéen classique à deux saisons de pluies entrecoupées de
deux saisons sèches donner la durée de chaque saison Ex ; une grande saison sèche de mi-
mars à mi-novembre, … pluviométrie ?, température ? (Source??)
2.1.3. Pédologie et hydrographie
Le sol de la zone est en grande majorité recouvert de savane parcouru par le fleuve
Sanaga. On trouve aussi des cours d’eau et de zone marécageuse. Le sol est sablonneux ?
argileux ? (source ?)
2.1.4. Faune et flore
La flore est composée de plusieurs variétés d’espèces aquatique, indiquer les
différentes espèces végétales avec si possible leurs noms scientifiques
on y trouve dans les abords de la Sanaga des reptiles comme les crocodiles, des tortues
marines et des espèces de poisson... Quant à la faune, le massif forestier comporte une variété
importante d’espèce faunique. Les mammifères les plus représentés sont les Céphalophes
suivis de plus près par les primates dont certains comme le Chimpanzé sont également
protégés. On observe également des oiseaux de diverses variétés et des reptiles comme des
serpents boas à certains endroits de la forêt, principalement le long des grands cours d’eau.
2.1.5. Population humaine
Effectif de la population d’après le dernier recensement démographique du MINAT ?
Pela est un village dont la population homogène est constituée principalement des
autochtones, des peuples issus du Nord Cameroun et divers individus provenant de la société
industrielle de la place. La langue parlée est le Mbamvele pour les autochtones et on y
retrouve les populations provenant du Nord Cameroun, le centre notamment les Bantous et
ceux de la région de l’ouest.
Les populations vivent essentiellement de l’agriculture destinée à
l’autoconsommation, la pêche, chasse et aussi peu de commerce. Les habitations sont
généralement construites en terre battue, brique de terre, en planches et principalement
recouvert de paille.
2.2. Collecte des données
2.2.1. Données secondaires
Pour ces données, nous avons fait une recherche documentaire en consultant des
anciens rapports et mémoires traitant de la carbonisation afin de pouvoir élaborer une
démarche à suivre à l’égard des travaux de LEJEUNE sur une méthode améliorée de
production de charbon à base de la biomasse agricole ou forestière et sur l’étude de faisabilité
d'une unité de production de charbon vert et d’autres articles. Nous avons aussi pu acquérir
des informations auprès de la délégation départementale de la haute Sanaga pour collecter des
informations dans le cadre juridique de la carbonisation des résidus de bois. Et internet ?
2.2.2. Données primaires cette partie doit normalement suivre la chronologie de vos
objectifs spécifiques
2.2.2.1. Identification de la matière première et évaluation du volume de déchet de bois
Pour atteindre cet objectif, des descentes en scierie ont été faite pendant une période
de 6 jours où les différents postes de transformation du bois (Tableau 3) ont été visités.
Comment avez-vous collecté les données qui ont générés les volumes ? ont collectées et
reportées sur des fiches. Ensuite les volumes des déchets ont été générées à partie des données
relévées sur des fiches. fiches nous allons faire une descente en scierie pendant une période
de 6 jours afin d’identifier les types de déchet produit, ensuite à l’aide des fiches de collecte
de donnée nous allons déterminer le volume de dechets générés à partir des volumes entrant et
du nombre de billon à la scie de tête.
Tableau 3: Différent poste de transformation du bois dans une scierie
Machines Images Modèle
Scie de tete Schulte
Deligneuse Isner
Stromab
Ebouteuse
2.2.2.2. Démarche suggéré pour l’étude technique de production du charbon de bois ce
paragraphe est un résultat ou une méthodologie ?
De façon globale, l’ensemble des étapes chronologiques allant de l’idée de production
à la commercialisation du charbon sont :
- Recrutement du personnel ou attribution d’une partie du personnel du chantier à
l’équipe de carbonisation ;
- Construction d’un dépôt de stockage ;
- Etude du positionnement et aménagement du lieu de carbonisation ;
- Transport du lieu de sciage jusqu’au lieu de carbonisation ;
- Le chargement du bois ;
- Carbonisation ;
- Récolte du charbon de bois ou défournement ;
- Ensachage ;
- Transport du lieu d’implantation de la meule au lieu de dépôt ;
- Manutention/chargement/déchargement en cas ;
- Vente en gros (aux grossistes) par sac et en prix de demi-gros aux semi-grossistes ;
2.2.2.3. Phase détaillé de la carbonisation par meule améliorée
Construction du lieu de stockage
Pour stocker le charbon et le matériel de travail, il va falloir construire un hangar de
stockage. A cet effet, un dégagement de terrain s’effectuera tout prêt de la base vie de tous les
employés de la société afin d’accroitre la vigilance et la sécurité sur la production de charbon
et le matériel de travail. La construction débutera par un terrassement de 200 m² environ.
Nous réduirons les dépenses liées à la construction en utilisant les résidus de l’exploitation et
de la transformation tels que les dosses pour la construction. Les nappes de pailles tissées
nous servirons de tôles. Dans l’ensemble, le montant estimatif de l’ouvrage est de 300000 f
CFA.
Etude du positionnement et aménagement du lieu de carbonisation
L’étude du positionnement joue un rôle important sur la minimisation des coûts de
transport lié au déplacement des fours ou de la matière première. Le site de carbonisation doit
être aménagé (débroussailler, aplanir et nettoyer). On doit disposer à proximité de terre
meuble ou de sable, pour boucher les entrées d'air du four pendant le fonctionnement.
Transport du lieu de sciage jusqu’au lieu de carbonisation
Afin de transporter nos dechets de bois. Dans ce cas de façon à réduire le besoin en
main d’œuvre, gagner du temps et minimiser les coûts de transport et du charbon de bois. Il
sera donc question de transporter ces résidus de bois par camion.
Chargement de la meule
Pour remplir la meule, on commence par aligner des lattes de façon à éviter le contact
entre le sol et le bois de prévoir un conduit d’allumage par lequel sera mis le feu à la charge
une fois le chargement achevé.
Carbonisation
A la fin du chargement des meules, on recouvre celle-ci avec des résidus de sciure et
d’herbe avant de procéder à l’allumage de la meule.
Récolte du charbon de bois ou défournement
À la fin de la carbonisation, on y verse progressivement de l’eau dans la meule pour qu’il
refroidir pour procéder à l’opération de défournement.
Ensachage
L’empaquetage doit se faire en fonction des différentes grosseurs de charbon de bois
obtenues. Pour cela, nous utiliserons les fourches pour séparer les gros morceaux de charbon
des plus petits morceaux. Ce travail effectué, on ensache effectivement le charbon dans des
sacs 100 kg ou 50 kg.
Transport du lieu d’implantation de la meule au lieu de dépôt
Il est important d’entasser et de stocker le charbon produit afin de le mettre à l’abri des pluies.
Ce transport sera assuré par : les pick-up, les camions de la société SABM, et dans certaines
conditions, les camions des acheteurs.
2.2.3.8. Vente en gros (aux grossistes) par sac et en prix de demi-gros aux semi-grossistes
Notre charbon se vendra sur place (au lieu de production) pour éviter les dépenses liées au
transport de la marchandise et si possible l’évacuer en accord avec les revendeurs des
métropoles de Yaoundé et Douala ; ce qui aura comme prévenu dans la politique du prix, un
impact sur le prix de vente. Ainsi, tous nos clients viendront prendre leurs commandes avec
leurs propres moyens de locomotion (camions, camionnettes…)
2.2.4. Etude du marché
Dans cette partie, il était question : de caractériser les intervenants de ce secteur d’activité
(ceux qui d’une façon ou d’une autre sont concernés ou intéressés par le charbon), de cibler la
part de marché idéale d’établir une politique commerciale et identifier les concurrents locaux
(qui sont t’ils ? où sont-ils localisés par rapport à notre future activité et quels sont les prix
qu’ils pratiquent ?). La collecte des données pour cette partie de l’étude a consisté en une
enquête auprès :
- De la Délégation Régionale des forêts et de la faune du Centre, de la Délégation
départementale des forêts et de la faune de la Haute Sanaga ; plus précisément auprès du
responsable du service de la promotion et de la transformation des produits forestiers afin
d’obtenir une éventuelle base de données sur l’activité de carbonisation ;
- Des populations avoisinantes de Pela notamment dans l’Arrondissement de Nangaeboko
pour mieux localiser et décrire le mode opératoire de la concurrence (voir fiche de collecte de
données y relative à l’annexe 4) ;
- Des commerçants et des producteurs d’origines diverses (Nord, Centre, Littoral et Sud) dans
l’optique de connaitre les prix pratiqués concurrence (voir fiche de collecte de données y
relative à l’annexe 3).
Dans la recherche des producteurs de charbon, les principaux enquêtés étaient des employés
de sociétés d’exploitation et ou de transformation, les chefs de villages et biens d’autres
personnes ayant pu être rencontrées. Concernant les prix des sacs de charbons pratiqués, les
producteurs de charbon, les commerçants sont les personnes privilégiées lors de l’enquête.
Pour des Régions éloignées du Centre telles que le Sud, Le Littoral ou le Nord, les
informations sollicitées ont étés obtenues par personne interposée.
2.2.5. Planification de la production du charbon
La planification de la production a été faite sur le court, moyen et sur le long terme. Il a été
pour nous question d’évaluer la production journalière, hebdomadaire, mensuelle, annuelle et
sur 16 mois qui est la durée maximale de carbonisation des rebuts autorisée par l’Etat
Camerounais. Nous avons évalué la quantité de charbon produite en fonction de la quantité de
matière première consommée :
- Estimée la durée totale carbonisation par meule ;
- Evaluée la consommation en matière première et la capacité de production de chaque
meule sur toute la période de carbonisation autorisée (16 mois) ;
- Evalué, en utilisant la quantité totale de déchets initiale, la quantité totale de bois
consommée par 4 meules pendant les 16 mois d’activité, le temps qu’il faudra à la
société SABM pour pouvoir carboniser la totalité des déchets estimée en amont ;
2.2.6. Evaluation financière du projet
Ici, il était question de mettre en évidence la méthode utilisée pour : obtenir les coûts du
matériel de production de charbon, recruter et rémunérer le personnel de ce secteur d’activité,
évaluer le coût de la fiscalité spécifique à la carbonisation, le coût du financement global de
l’activité et le temps de retour sur investissement. Pour ce faire, il a fallu :
- Etablir une liste de matériel indispensable à la carbonisation et procéder à une enquête
pour obtenir les prix des articles. Cette enquête a été menée dans la ville de
Nangaeboko notamment dans les quincailleries (Samuel et Fils Sarl)
- Identifier : les postes, les compétences, les effectifs et les salaires des acteurs qui
constitueront l’équipe de carbonisation. Les salaires ont été fixés en référence à la
documentation consultée et la complexité de la tâche à réaliser.
- Chiffrer le financement global de l’activité en faisant la somme de toutes les dépenses
relatives à l’activité (charges prévisionnelles, coût du matériel de travail et fiscalité y
relative)
2.2.7. L’analyse des Forces, des Faiblesses, des Opportunités et des Menaces envisageables dans
le cadre de notre projet (analyse FFOM)
L’analyse FFOM est un outil d’aide à la décision. Il est question à ce niveau de déterminer les
facilités et les entraves identifiables dans le cadre de la réalisation de notre projet. Cette
analyse prend en compte l’aspect social, économique et bien évidement l’aspect
environnemental. Pour pouvoir le faire, nous avons observé l’activité de carbonisation au
réalisé à Belabo environ. Dans l’ensemble, il a été question d’observer et de nous projeter
dans la future production de charbon.
2. Paramètre étudiés
2.1. Type de déchets
Le type de déchet de bois sera collecter en fonction de chaque poste de la transformation :
Les dosses
Les délignures
Les éboutures
3.2. Volume de déchets
Pour déterminer le volume de déchets, nous avons tout d’abord cuber chaque billon entrant à
la scie de tête en prenant les paramètres de la longueur (L), diamètre petit bout (D g) et le
diamètre fin bout (Df) voir fiche de collecte des données annexe.
Selon la norme Camerounaise, le volume d’une bille :
V = π (Dm)2L/4 avec Dm le diamètre moyen en m
Volume du billon en m3
L la longueur du courson en m
Le volume sortant qui correspond à la somme des volumes des débités obtenus
VD = L × l × e avec Longueur des débités en m
l : largeur des débités en m
e : épaisseur des débités en mm
VD : volume des débités en m3
Le volume de déchet = volume de billons – volume de débité en m3
2.2. Analyse et traitement des données ??
L’analyse et le traitement des données a été : bibliographique, et par des outils spécifiques
d’analyse et de traitement de données tels que le tableur Excel 2016 et le logiciel de
cartographie ARC GIS 3.3, le logiciel graph pad pour l’analyse statistique , quelles
statistiques avez-vous utilisées ? et pour quelles paramètres ?. Métallique et l’évaluation de la
production des 2 fours y ont été collectées. Le logiciel de cartographie dénommé ARC GIS
3.3 a permis de présenter la zone d’étude et d’estimer la distance qui. Le tableur Excel a été
utilisé pour répondre à tous besoin de calcul et d’estimation qui s’est fait ressentir
NB :Les corrélation que j’ai retrouvé en résultats doivent apparaitre ici de cette facon : des
corrélations et régressions ont été établies entre les paramètres
CHAPITRE 3 : RÉSULTATS ET DISCUSSIONS
Lorsqu’on opte pour cette forme de présentation (résultats et discussion en meme temps), on
presente d’abord les résultats (texte suivi des figures ou tableaux) et enfin on discute
Discuter signifie : expliquer ses résultats, puis les comparer avec ceux des autres auteurs ( pas les
photos, mais vous dites ce que cet auteur a fait , ce qu’il a trouvé et c’est différent ou comparables à
vos résultats
Pour le 2è type de présentation, on sépare les résultats de la discussion. On présente d’abord tous
les résultats et ensuite au 2è paragraphe on discute les résultats
Dans les 2 modes de présentation, l’essentiel est de respecter chronologiquement les objectifs
spécifiques. Donc le Premier résultats doit appartenir au 1er objectif spécifique
NB : un objectif spécifique peut avoir plusieurs sous-objectifs
1. Prévisions juridiques en matière de carbonisation des rebuts et de la
commercialisation du charbon.
Du point de vue juridique, nous avons porté notre attention sur les prévisions légales vis-à-vis
de la pratique de l’activité commerciale ainsi que de l’utilisation des déchets de l’exploitation
forestière à des fins de carbonisation. Pour ce qui est de l’activité commerciale, l’article 4 de
la loi n°90/031 du 10 août 1990 régissant l’activité commerciale au Cameroun dispose : <<
Toute personne physique ou morale Camerounaise ou étrangère est libre d’entreprendre une
activité commerciale au Cameroun, sous réserve du respect des lois règlements en vigueur>> ;
c’est le principe de la liberté commerciale (République du Cameroun, 1990). De ce fait, la
société SABM peut librement commercialiser ses produits. Rappelons dans le cas de la
législation liée à l’utilisation des déchets de l’exploitation forestière à des fins de
carbonisation que la Loi N°94/01 du 20 janvier 1994 n’avait pas pris en compte ; non
seulement l’aspect carbonisation, mais aussi et surtout l’aspect valorisation des rebuts de
l’exploitation forestière par cette technique. Cet aspect a été pris en compte en 2015 à travers
la Décision N°0188/D/MINFOF/SG/DPT/SDTB du 06 mai 2015 fixant les modalités de
valorisation des rebuts de l’exploitation forestière (Voir annexe 1).
Cependant, nous ajouterons à ceux-ci la fiscalité et la parafiscalité existante en matière de
carbonisation. Dans la législation forestière camerounaise, le charbon de bois est classé dans
les produits spéciaux. A ce titre, l’exploitation du charbon, comme tout autre produit spécial,
est soumise à deux documents que chaque opérateur doit obtenir :
- L’agrément à l’exploitation forestier ;
- Le permis spécial Ici, la taxe à laquelle est assujetti l’exploitant des produits spéciaux
est spécifique aux produits forestiers spéciaux. En fait, le quota octroyé par le permis
conditionne le paiement de cette taxe dite de régénération (paiement en 4 tranches) sur
une base de 10 F CFA/kg de produit spécial (République du Cameroun, 1994).
2. La matière première ou déchet identifié
A cette effet on a 4 types de dechets : sciures, dosses, délignures et eboutures figure
Figure 9: Sciures
Figure 10: Dosses
Figure 11: Chute d’eboutures
Figure 12: Délignures
Tableau 4: Machines et dechets générés
Machines Dechets générés
Scie de tête Sciures, Dosses, Ecorces.
Deligneuse Sciures, Délignures.
Ebouteuse Sciures, chute d’éboutage
3. Volume de déchet obtenus
3.1. Volume entrant et volume sortant
Le volume entrant ici correspond au volume des coursons cubés selon la norme Camerounaise
et entrant à la scie de tête, le volume sortant correspond au volume des débités obtenus à la fin
de la transformation et cubé par la suite. Nous avons pu avoir 1060 coursons entrant à la scie
pour la transformation et les résultats obtenus sont consignés dans le tableau.
Tableau 5: Volume de transformation des billons en débités
ESSENCES NOMBRE VOLUME VOLUME SOUS-
DE ENTRANT SORTANT PRODUIT
COURSONS (m3) (m3) BOIS (%)
DIBETOU 177 329,360 98,900 30,02
WENGUE 66 506,290 213,470 42,16
PADOUK 120 791,980 211,270 26,67
IROKO 120 477,860 150,700 31,53
MOVINGUI 168 958,250 354,410 36,98
SAPELLI 18 92,250 32,370 35,08
BILINGA 45 145,640 53 36,39
MOABI 13 46,310 17,100 36,92
ASSAMELA 77 445,460 143,900 32,30
FRAKÉ 256 935,930 357,940 38,24
TOTAL 1060 4729,330 1633,060 34,53
D’après ce tableau, le Fraké avec un volume entrant de 935,930 m3 on a un volume sortant de
357,940 m3 le reste étant considérés comme des sous-produits (Dechets) et le Moabi ayant la
plus petite valeur avec un volume entrant de 46,310 m3 pour un volume sortant de 17,100 m3.
On constate donc à travers cette différence de perte qu’il y’a un nombre de déchet à mettre en
valeur.
3.2. Analyse statistique entre volume entrant et le volume sortant
Test utilisé : Corrélation de Pearson car il s’agit de quantifier l’association entre deux
groupes.
- X : représente le volume des grumes (entrant) ;
- Y : représente le volume de débités (sortant) ; La droite de
régression a pour équation
Y = 0,355x - 4,5624
3.2.1. Corrélation de Pearson r
r = 0,97. Ce qui équivaut à dire que nous avons une corrélation parfaitement positive entre les
volumes entrants et les volumes sortants car r ≈+1.
3.2.2. Le coefficient de détermination r2
Ce calcul nous dit comment la variance du volume entrant expliquera celui du volume sortant. r2 =
0,94 signifie que 94% de la variance en volume sortant est influencé par le volume entrant et le reste
est dû aux erreurs.
Figure 13: Représentation graphique de la droite de régression et nuage des points
3.2.3. Vérification de la significativité de la corrélation entre les deux volumes
HO : r = 0, vérifions que l’hypothèse est vraie.
Pour tester si r est significativement différent de zéro, nous avons utilisé le test de student
pour Pearson.
Tob = r√ (n-2) / (1-r2) Tob =11,20
Dans le tableau de student nous avons : Tab (α=0,05, ddl=8) = 2,306
Tob > Tab
Donc l’hypothèse HO est rejetée et on conclut que la corrélation est statistiquement
significative.
Interprétation : Au terme de notre analyse où il était question de déceler le type de
régression, l’échelle des associations et la nature de la corrélation existante entre le volume
des grumes et le volume des débités, il en ressort que la corrélation est parfaitement positive
entre le volume des grumes et celui des débités car le coefficient de corrélation r ≈ +1 , on
parlera d’une vrai forte association entre les deux variables X et Y car r › 0,7 et Tob › Tab
ainsi, la corrélation est statiquement significative. En d’autres termes le volume des déchets
ou produits connexes dépend du volume du bois entrant et plus loin de l’essence à scier.
3.3. Estimation du volume de déchet
A partir des deux volumes déterminés plus haut, nous avons évaluer la quantité de déchets
perdu lors de l’opération de sciage constitués de sciures, dosses, délignures et eboutures. Le
tableau 6 donne un aperçu du volume de déchet.
Tableau 6: Dechets produit par essence après transformation
essences volume volume volume
entrant sortant
de dechets (m3)
(m3) (m3)
Dibetou 329,360 98,900 230,460
Ce tableau Wengue 506,290 213,470 292,820 nous
montre une perte de la
Padouk 791,980 211,270 580,710
matière
Iroko 477,860 150,700 327,160
Movingui 958,250 354,410 603,840
Sapelli 92,250 32,370 59,880
Bilinga 145,640 53 92,640
Moabi 46,310 17,100 29,210
Assamela 445,460 143,900 301,560
Fraké 935,930 357,940 577,990
Total 4729,330 1633,060 3096,270
considérable par essence et l’abondance des produits connexes du bois qui occupent un pourcentage de
65,46% sur un rendement matière de 34,53%. Le volume de déchet y afférent étant de 3096,270 m3
par rapport au volume de de courson qui entre à la scie de tête, de la sort un volume de débité de 1633
m3. Ce qui nécessite un apport sur la valorisation de ces résidus de sciage pour apporter une plus-value
à l’entreprise.
4. Etude du marché
4.1. Besoins motivant le projet revue de la littérature ou résultats ?
Ce projet est motivé par de nombreux paramètres à savoir :
Améliorer le rendement de transformation global de SABM sur le plan technique ;
Accroitre les revenus financiers de l’entreprise sur le plan financier ;
Ralentir directement ou indirectement la destruction des forêts en augmentant la
disponibilité d’un substituant du bois énergie ;
Améliorer les conditions de vie des populations à faible revenu financier en
augmentant l’offre disponible en charbon pour l’usage domestique.
Réduire le taux de chômage des populations locales
4.2. Eléments motivants le choix du marché cible matériel et méthodes ou
résultats ??
Selon les informations publiées sur la page Web d’Africa Info par Bernard Bangad, Maroua le
22 Avril 2016, les résultats d’une étude menée par un pool de consultants commis par le
programme d’appui au programme sectoriel forêt environnement (ProPsfe) de la coopération
technique allemande (Giz) en octobre 2010 affirment : « au total dans les trois régions
septentrionales, 570 sacs de charbon sont consommés au quotidien. Ce qui représente
environ 7.300 tonnes par an et près de 8.000 ha de forêt rasée ».
L’enquête menée sur la commercialisation du charbon, les prix des sacs de charbon de 50 kg
varient entre 7000 et 10000 F CFA dans les Régions du Nord et de l’Extrême-Nord Source ?;
Voilà donc les éléments phares pour lesquels la production visera préférentiellement les
Régions septentrionales du Cameroun. Toutefois l’objectif étant d’écouler la production, les
grandes métropoles telles que Douala et Yaoundé regorgent d’importants consommateurs. Ce
sont d’ailleurs d’après l’enquête sur les consommateurs, la principale destination de la
majeure partie de la production de charbon provenant de la région Sud.
L’idée est de trouver des partenariats qui vont faciliter la vente en gros ou demi-gros de la
production de charbon envisagée. Pour cela, il a été important de recenser les acteurs de ce
secteur d’activité en fonction de leurs influences sur la commercialisation du charbon tableau
7.
Tableau 7: Acteurs directes intervenants lors de la commercialisation du charbon
Maillon de la filière Categories d’acteur Fonction
charbon
Intermediaries Courtiers Relais entre les producteurs de charbon
vert et acheteurs semi-grossistes et
grossistes
Transporteurs Transport du charbon auprès des
revendeurs semi-grossistes et
grossistes
Grossistes Vente du charbon en gros
Consommateurs Chaudière de scieries Séchage du bois
Boulangeries artisanales Cuisson du pain et autres
Artisans Fonte des métaux et autres
Restaurant de taille Cuisson des repas
moyenne
Ménages Cuisson des repas
Prisons Cuisson des aliments
Pécheurs et vendeurs de Fumage du poisson
poisson
fumé
4.3. Description de l’analyse concurrentielle
Comme concurrents dans le département de la haute Sanaga, Nous avons pu identifier les
producteurs de provenant de la structure PM, mais cette production n’étant pas coordonné, ni
hiérarchisé fait l’objet de nombreux manquements. La commercialisation de leur charbon se
limite dans les villes de Nangaeboko et la métropole de Yaoundé. Les prix pratiqués par ces
derniers sont les mêmes ; 3000 F CFA/sac de charbon de 100 kg de capacité et si le client est
concerné individuellement, sans ce sac de 100 Kg le prix le revient à 3500 FCFA/sac.
Figure 14: Sacs de charbon de bois des producteurs de la société PM
Envoyer en revue de la littérature
4.4. La politique du produit
Toutes les essences contenues dans le tableau 8 sont concernées par la production de charbon.
Les particularités du produit recherché sont : matériau anhydre, teneur en matières volatiles
faible, teneur en carbone fixe maximale, granulométrie moyenne (entre 2 et 20 cm) et un
pouvoir calorifique élevé.
Le tableau 8 ci-dessous présente la densité et les noms commerciaux et scientifiques des
différentes qui seront carbonisées, ainsi que leurs densités respectives.
Tableau 8: liste des essences concernées par la carbonisation (MINFOF 1999)
Noms commerciale Noms scientifique Densité
Wengue Melletia lorenti 0,90
Padouk Pterocarpus soyauxii 0,79
Dibetou Lovoa trichilioides 0,53
Iroko Chlorophora excelsa 0,75
Moabi Baillonnella toxisperma 0,85
Movingui Distemonanthus 0,75
benthamianus
Bilinga Nauclea diderrichchii 0,76
4.5. Prix du sac de charbon dans quelques villes du Cameroun
La fixation du prix de charbon a tenu compte de l’étude comparative sur les prix des sacs de
charbon résumée dans le tableau 9 ci-dessous.
Tableau 9: Prix du sac de charbon dans quelques villes du Cameroun
Villes (Région) Prix du charbon en Capacité du sac
FCFA
YAOUNDE (CENTRE) 4500-5500 50 kg
DJOUM ET SANGMELIMA (SUD) 3 000 100 kg
DOUALA (LITTORAL) 6000 50 kg
EBOLOWA (SUD) 3000-3200 100 kg
KAELE (NORD) 7000- 8000 50 Kg
YAGOUA(NORD) 7000- 8000 50 Kg
MAROUA (EXTREME- NORD) 10 000 50 kg
Après cet etude comparative des prix pratiquées dans quelques de ces villes, et plus
particulièrement les villes proches de notre site de production (Nangaeboko et Pela de la
société PM) vendent le sac de 100 kg à 3000 f CFA en moyenne. Partant d’ici et de
l’évaluation du coût de la production de charbon, nous fixerons le prix du sac de charbon de
100 kg de contenance à 3000 FCFA.
5. Planification de la production de charbon sur le court, moyen et le long
terme tout en respectant les délais prévus par la loi en vigueur.
Cette partie traite de l’étude de faisabilité technique et apporte des éléments complémentaires
à organisation et à la production du charbon proprement dite. Commençons par présenter le
personnel ou ‘équipe de carbonisation.
5.1. Equipe de carbonisation et attributs
Cette équipe a été proposé en fonction des constats et des postes que peut occuper chaque
ouvrier dans le processus de production du charbon tableau 10
Tableau 10: Equipe de Carbonisation et fonction
Postes Effectif Tâches Compétences Salaires
Chef de 01 Contrôler et coordonner Gestion du personnel 100000
production les activités de production
de charbon et de
commercialisation
Technicien 02 Classer le bois dans le Identification des 80000
Charbonnier four et suivre pendant la essences de bois.
durée de carbonisation
Bonne maitrise de la
carbonisation par
meule améliorée
Manœuvre 04 Entasser, porter, classer le Force physique et 50000
bois et approvisionner le bonne attitude
charbonnier pendant le comportementale
chargement. Défourner et
charger les sacs
Ce tableau nous donne les postes, effectifs, les compétences et les salaires de base du
personnel à recruter pour le lancement de ce secteur d’activité. Nous rappelons que le
recrutement du personnel privilégiera les autochtones pour minimiser les dépenses liées au
logement et les déplacements.
5.2. Proposition du planning de travail
L’identification et le recrutement du personnel, il faut planifier une ébauche de planning
pouvant être être modifié pendant la phase de production proprement dite. Ainsi le tableau 11
ci-dessous présente l’approche retenue.
Tableau 11: Approche methodologique
Activités Période Acteurs Matériel et
methode
Identification Apres le Coordonnateur Fiche de
des essences à passage en Le technicien collecte, stylo à
carboniser scierie charbonier bille
Emplacement 01 mois après Coordonnateur Camion
des meules de la collecte des Technicien Machettes
carbonisation rebus de sciage charbonnier Mètres ruban
Carbonisation Quelques jours Coordonnateur Planche pour
après le montage Techniciens coffrage,
de la meule et le charboniers chevron, tube
classement des manœuvres métallique pour
Ce bois cheminé
machettes et
autres outils de
carbonisation.
Defournement Après Coordonnateur Pelle
ensachage et refroidissement Manœuvres Brouette
stockage de la meule Tridents
Sacs pour
l’ensachage
tableau présente de façon très brève une approche méthodologique utilisable dans le cadre de
la production. Il a donc pour objectif d’inspirer le coordonnateur de ce secteur d’activité et les
autres membres de l’équipe.
5.3. Estimation de la consommation totale en bois et de la production totale de
charbon
Les prévisions et consommation des rebus de sciage ont été estimé à partir des revu
documentaire. C’est ainsi que pour une meule de 4,5 m 2 on peut obtenir 36 sacs de charbon de
50 Kg et 1 m2 de produit 8 sacs de 50 Kg, dont pour une meule de 4,5 m 2 on peut produire
1800 kg de charbon. Le tableau 12 donne un aperçu sur la production sur 4 meules suivant la
durée de carbonisation fixé par la règlementation en vigueur.
Tableau 12: Estimation de la consommation totale en bois et de production totale de charbon
Une Meule 4 Meules 4 Meules 4 meules en 1 4 meules en
Une semaine Une semaine En 1 mois an 16 mois
Quantité de 3500 14000 56000 672000 10752000
bois en Kg
Quantité de 3,5 14 56 672 10752
bois en t
Durée en 6 6 24 288 384
jour
Production 1800 7200 28800 345600 5529600
du charbon
en Kg
Production 1,2 7,2 28,800 345,600 5529,600
du charbon
en t
Production 36 144 576 6912 110592
en sac de 50
Kg
Ainsi, pour une quantité de 10752 t de bois, la production attendue pour la durée de 16 mois
est de 5529,600 t ce qui est équivaut à une production en Kg de l’ordre de 5529600.
5.4. Evaluation du financement global de l’activité
5.4.1. Le cout d’investissement
Le tableau 13 ci-dessous rassemble tous les matériaux qui vont entrer dans notre production.
Leurs caractéristiques et leurs couts ont été recensés.
Tableau 13: Coût de l'investissement
Activités achetés Nombre caractéristique/ Usages Prix unitaire Prix total en
en FCFA FCFA
BROUETTES 3 Matériaux de transports de 20000 60000
produits
diverses
PELLES 4 Instruments utilisés pour 3000 12000
ramasser, charger et
projeter pour recouvrir la
meule
Tridents 3 Instruments de defournement 3500 10500
SCEAUX DE 10L 9 Instruments de ramassage, et 2000 18000
de transport d’eau
EPI 10 Equipements de 10000 100000
protection individuelle
Sac vide 500 Emballages 300 150000
Machettes 5 Découpages divers 3000 15000
Frais de construction du hangar de stockage 300000
Frais de transport du matériel 50000
TOTAL INVESTISSEMENT 715500
Le tableau précèdent renseigne sur l’investissement global. Il fait l’état des matériaux dont on
aura besoin pour la production de charbon. Un montant forfaitaire a également été prévu pour la
construction du hangar de stockage de charbon. Il en ressort de façon global que nous aurons
besoin d’une somme de 715500F CFA pour lancer notre activité.
5.4.2. Charges d’exploitation
La prévision sur les charges d’exploitation de notre activité durant la période de 16 mois (durée
maximale de pratique de l’activité selon le décret portant valorisation des déchets de sciage par la
carbonisation) sont représentés dans le tableau 14.
Tableau 14: Charge d’ exploitation
Coût
unitaire
Designation Nombre de Durée (mois) (FCFA) Coût total
personnes (FCFA)
SALAIRE
Chef de production 1 16 100 000 1 600 000
Technicien de carbonisation 2 16 80 000 2 560 000
Manoeuvres 4 16 50 000 3 200 000
Total 7 360 000
INTRANTS
Charges 500 000
imprévus
Total 300 000
TOTAL GENERALE 7 860 000
5.4.3. L’analyse FFOM
Les forces, les faiblesses, les opportunités et enfin les menaces de notre projet sont consignées et
relevées dans le tableau 15 faisant partie intégrante de notre projet.
Tableau 15: Analyse FFOM du projet
FORCES FAIBLESSES
• Disponibilité abondante et gratuite de la • Absence de personnel formé à la
matière première (résidus de d’exploitation). carbonisation semi-industrielle.
• SABM est enregistré en qualité de • Condition climatique pas très favorable
transformateur de bois. • Petitesse des moyens de transport des
• Disponibilité d’un camion plateau
• Abondance des populations sans travail
OPPORTUNITES MENACES
• Formation rapide des populations • Risque de feu de brousse si les sites de
autochtones à la carbonisation par meule carbonisation ne sont pas convenablement
améliorée dégagés.
• Emploi temporel de certains membres de la • Risque d’intoxication des employés en
communauté riveraine et amélioration de contact constant avec le charbon de bois.
leurs conditions de vie • Risque de routes saisonnièrement
• Possibilité de production importante et praticables.
régulière.
• Secteur d’activité faiblement prisé dans la
zone.
6. Stratégie de gestion d’impact environnementale
L’analyse FFOM nous a permis de mettre à la lumière toutes menaces, risques et faiblesses
éventuellement enregistrables dans le cadre de la réalisation du projet. Ceci dit, la meilleure
stratégie que nous utiliserons pour lutter contre les risques et impacts négatifs est l’anticipation
sur le danger. Autrement dit, accroitre la vigilance pour éviter d’avoir à corriger quoique ce soit.
Il s’agit donc de :
Dégager convenablement les sites de carbonisation au fur et à mesure qu’on avance pour
éviter d’éventuels feux de brousses.
Prévoir des équipements de protection individuels pour tous les employés intervenants
dans ce secteur d’activité ainsi qu’une boite à pharmacie
Se rassurer que la route reste praticable grâce à l’intervention des engins lourd de
l’exploitation forestière.
Embaucher temporairement/définitivement un employé expérimenté en carbonisation par
la meule améliorée qui servira de formateur pour les autres membres de l’équipe de
carbonisation.
Tenir compte du transport dans l’établissement des prix du charbon de bois afin
d’équilibrer les dépenses liées au transport.
7. Analyse des impacts socio-environnementaux du projet
7.1. Impacts négatifs
Pollution aérienne provoquée par la propagation de la poussière et des débris dans
l’air
Pollution aérienne provoquée par le dégagement des fumées toxiques et augmentation
de l’effet de serre
Risque destruction de la structure des sols par la carbonisation
Fragmentation des habitats et perturbation des mouvements de la faune terrestre
Fragilisation de l’état de santé des producteurs et vendeurs suite aux travaux pénibles
liés à la production et la vente du charbon
7.2. Impacts positifs
Avantages socioéconomiques liés à la consommation du charbon
Pour la société SABM, la production et la commercialisation du charbon de bois améliorera les
revenus de la société et par conséquent, les conditions des travailleurs de la société en général.
L’usage du bois énergie comme combustible au niveau des boulangeries et autres ralentit le
recours aux produits en hydrocarbures qui sont importés et très chers. Il permet aux familles de
créer de nouveaux emplois dans le domaine de la carbonisation.
Avantages environnementaux
Très importants, nous notons ici que le charbon de bois pollue beaucoup moins que le bois de feu
ou les déchets végétaux. Il permet d’économiser du bois (puisque le charbon se stock aisément
dans un milieu faible en humidité), réduisant significativement la coupe de bois. Il s’en suit une
atténuation des effets causés par le déboisement sur l’environnement.
CONCLUSION ET RECOMMA NDATIONS
La conclusion doit être la réponse aux objectifs spécifiques : c’est-à-dire ce qu’on a obtenu à la fin des
travaux comme résultats
Parvenu au terme de notre étude donc l’objectif global était de faire une récupération
maximale de la matière ligneuse (dechets) issue du sciage par une etude de faisabilité
d’installation d’une usine de carbonisation de l’unité de transformation SABM au sein de la
société SABM à Pela. Pour cela, nous avons identifié les différents types de déchet des postes de
la transformation dont les dosses, les délignures et les éboutures provenant de la scie de tête, la
déligneuse et l’ébouteuse. Le volume de bois entrant à la scie de tête étant de 4729,330 m 3 nous
avons pu évaluer le volume de déchet dans l’ensemble à 3096,270 m 3 dont seulement 1633,060
m3 ont été valorisé par sciage. L’analyse statistique à travers le test de student montre que ce
volume de déchet dépend du volume de bois entrant et celui de l’essence.
La politique Camerounaise en matière de carbonisation est en cours d’amélioration et des
guides, décrets relatifs à la pratique de l’activité sont bels et bien disponibles, quoiqu’insuffisants
à notre sens. Le commerce des produits fabriqués est aussi autorisé par la loi du commerce. La
demande en charbon de bois est réelle et importante comparativement à la production disponible.
Les acteurs de ce secteur d’activité ainsi que les secteurs géographiques où la demande est
importante sont le grand Nord et les grandes villes telles Yaoundé et Douala. La matière première
est abondant dans la structure il est donc important de trouver des voies et moyens afin d’apporter
un plus valu à ces résidus.
Techniquement, notre étude a permis de trouver parmi tant d’autres, une approche
méthodologique nous permettant de planifier le fonctionnement du nouveau secteur d’activité que
nous proposons
Les impacts de notre activité ont été évalués sur le plan social et environnemental. Les
multiples avantages offerts par le charbon auront des répercussions positives sur les conditions de
vie des populations locales (octroi des travaux temporaires pour les autochtones et débouchant
sur un savoir-faire).
Financièrement, nous avons évalué les charges liées à la pratique de l’activité, les
investissements et bien d’autre. Cette activité permettra ainsi donc à l’entreprise de générer des
revenus en son sein de façon à augmenter le rendement de transformation d’un billon et même de
toute la production.
RECOMMENDATIONS c’est trop !!! il faut maxi 3
Cette partie vas tout droit à la direction de la SABM qui au lieu de stocker les déchets
issue de la scierie et leur bruler, Elle pourra trouver des moyens de valorisation de ces derniers.
Ainsi elle pourra :
Installer une cellule de valorisation des dechets de bois issus de la scierie afin d’avoir
moins de perte sur le revenu d’une grume entré en scierie
Valoriser leur déchet de bois par carbonisation pour la production de charbon
commercialisable ainsi étudié
Encourager les populations locales de Pela à la production de charbon par meule
améliorer et leur formation par des techniciens du domaine
Peut résoudre le problème d’électrification de la localité et de leur entreprise qui utilise
encore un groupe électrogène consommant beaucoup de carburant. Pour cela, mettre en
place un système de cogénération qui est une production simultanée de deux forme
d’énergie : l’énergie électrique et l’énergie thermique.
Faire un bon séchage de leur débités à l’aide de l’énergie thermique issue de la
cogénération.
REFERENCES
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biomasse agricole ou forestière (1989) »
ANNEXES
Annexe 1: Décision N 0188/D/MINFOF/SG/DPT/SDTB du 06 mai 2015 fixant les modalités de
valorisation des rebuts d'exploitations
Annexe 2:Fiche de collecte des données en scierie
Essence Quantité Dg Df L Volume Volume Volume
(Billon) (longueur) billon débité de déchet
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Annexe 3: Fiche d'enquête sur la commercialisation du charbon dans quelques villes du
Cameroun
Ville Prix Contenance du sac Consommateurs
Annexe 4: Fiche d'enquete des producteurs de charbon dans la localité
Etablissemen Localité Lieu Matériels Quantité clients Contenance Cout
t d’approvisionnement et produite
techniques
utilisées