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Cours Operation Unitaire

Le cours sur les opérations unitaires vise à enseigner aux étudiants en Génie des procédés industriels les procédés de transformation des matières premières en produits finis, en mettant l'accent sur les opérations de séparation comme la distillation, l'absorption et l'extraction. Les étudiants apprendront à modéliser et optimiser ces procédés, en se basant sur des principes thermodynamiques et des bilans opératoires. Le document présente également des classifications des opérations unitaires et des techniques de séparation, ainsi que des notions préliminaires sur les fractions molaires et massiques.

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Cours Operation Unitaire

Le cours sur les opérations unitaires vise à enseigner aux étudiants en Génie des procédés industriels les procédés de transformation des matières premières en produits finis, en mettant l'accent sur les opérations de séparation comme la distillation, l'absorption et l'extraction. Les étudiants apprendront à modéliser et optimiser ces procédés, en se basant sur des principes thermodynamiques et des bilans opératoires. Le document présente également des classifications des opérations unitaires et des techniques de séparation, ainsi que des notions préliminaires sur les fractions molaires et massiques.

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Université Marien Ngouabi

« COURS OPERATIONS UNITAIRES 1 »

Niveau : Master 1
Parcours : Sciences de l’Ingénieur
Spécialité : Génie des procédés Industriels

Etabli par l’enseignant(e) : Laurette Brigelia NKELETELA


Experts : Docteure-Ingénieure en Génie des Procédés Industriels
Année Universitaire : 2024-2025

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Objectifs :

L’objectif de ce cours est que l’apprenant soit en mesure de connaitre et de comprendre les
différents procédés utilisés en industrie pour concevoir, faire fonctionner et enfin démanteler
au mieux les unités industrielles de production et de dépollution. L’étudiant pourra ainsi
acquérir les fondamentaux qui lui permettront de perfectionner ensuite ses connaissances en
absorption, en extraction et en distillation.

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Chapitre I : Notion générale sur les opérations unitaires
I.1 Introduction
I.2 Procédé industriel
I.3 Opération unitaire
I.4 Principales opérations de séparation
I.5 Classification des opérations selon les modes de réalisation
I.6 Etude d’un procédé de séparation
I.7 Etude thermodynamique
I.7.1 Equilibre entre phases
I.7.2 Bilans opératoires
I.8 Dimensions et unités

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Chapitre I : Notion générale sur les opérations unitaires
I.1 Introduction
Initialement crées par et pour l’industrie du pétrole, la notion d’opération unitaire méthodes du
Génie Chimique s’étende à toutes les autres industries. Début 1915-1920 : tout procédé
industriel peut se ramener à une combinaison d’un nombre restreint d’unités d’opérations
physiques (ex. broyage, distillation, absorption, séchage, …).

En effet, l’élaboration de tout produit industriel, suivant un procédé industriel bien déterminé,
se fait selon une suite coordonnée d’opérations individuelles. Ces dernières vont, pour la
chimie, de la préparation et la purification des matières premières jusqu’au conditionnement
des produits finis.

I.2 Procédé industriel


Un procédé industriel est structuré par un ensemble d’opérations unitaires destinées à
transformer les matières premières en produits Finis. (Figure I.1).
Une opération unitaire est un élément de la chaîne de production d’un composé. En effet,
l’élaboration de tout produit industriel se fait selon une suite coordonnée d’opérations
individuelles qui vont, pour la chimie, de la préparation et la purification des matières premières
jusqu’au conditionnement des produits finis. Il est connu que les mêmes opérations unitaires
peuvent être utilisées dans plusieurs industries : chimie, pharmacie, agroalimentaire, etc.

Produit recherché
Matière
première :
• Brutes, Procédé de transformation de
la matière
• Prétraitées,
• Biologiques,

Sous-produits
(déchets)

Figure I.1 : Schéma général d’un procédé de transformation industriel

Page | 4
I.3 Opération unitaire
Une opération unitaire est une subdivision d'un procédé industriel qui consiste en général en
une opération physique ou chimique, est une opération où est réalisée une seule transformation
chimique ou l’extraction d’un constituant d’une solution par une seconde phase (liquide ou
gazeuse) ou la séparation physique de constituants d’un mélange (distillation d’un mélange
liquide) ou d’une suspension (par exemple la filtration).

Ce terme est utilisé en génie des procédés industriels et repris dans tous les secteurs industriels
(pharmacie, chimie, alimentaire…). Cette découpe par opération permet d’établir des principes
communs à plusieurs procédés en matière de conception, utilisation, dimensionnement…

I.4 Principales opérations de séparation


Les opérations unitaires peuvent être classées selon la nature de l’agent de séparation utilisé
(matière ou énergie) et de la nature des phases en présence. Cette sélectivité peut être
principalement gouvernée par la thermodynamique du mélange à l’équilibre ou par la cinétique
de migration des constituants en présence (figure I.2).

Figure I.2 : Principe d’une opération unitaire.

Le choix d’une opération unitaire est fonction d’un grand nombre de paramètres nécessitant la
connaissance de la nature des phases en présence, leurs propriétés thermodynamiques et
physico-chimiques, afin d’évaluer au mieux leurs différentes possibilités d’interaction
(séparation, concentration). Rentrent également en compte les quantités d’énergie thermique
mises en jeu, certaines opérations imposant un apport ou un retrait important d’énergie (Tableau
I.1).

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Tableau I.1 : Exemple de quelque opération unitaire

Opération Principe Nature des Agent de Nature de


unitaire phases séparation transfert
Distillation Séparation des L-V Energie Matière/chaleur
mélanges
miscibles
Absorption Lavage des G-L Solvant liquide Matière
mélanges de gaz
par un Liquide
Extraction Séparation des L-L Solvant liquide Matière
liquide-liquide mélanges
Non miscible ou
partiellement
miscible
Extraction Séparation des L-S Solvant liquide Matiere
liquide-solide constituants
solides dissous
dans un liquide
par un liquide
L : liquide G : gaz M : transfert de matière V : vapeur C : transfert de chaleur

L’enrichissement d’un composé, par rapport à sa composition dans l’alimentation est obtenu,
après passage par un « agent de séparation ». La difficulté consiste à trouver l’agent de
séparation le mieux adapté.

I.5 Classification des opérations selon les modes de réalisation


La séparation d’un composé C après un équilibre entre deux phases, L et V, L/l se fait après
avoir effectué un contact efficace entre ces phases. Ce contact peut se faire en continu ou en
discontinu en procédant à une circulation des phases à :
• Co-courants (courants parallèles ou anti méthodique) (Figure I.3-A) :

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Le procédé à co-courants se déroule par une succession d’équilibres qui s’enchaînent dans le
même sens. Il faut envisager deux cas : le soluté C diffuse de la phase L (composition x) vers
la phase V (composition y) ou de la phase V vers la phase L (Fig. I.3 A).

• Contre-courants (méthodique) (Figure I.3-B) :


Le procédé à contre-courants se déroule par une succession d’équilibres qui s’établissent entre
deux phases qui s’écoulent en sens contraire (Fig. I.3 B).

• Courants croisés (courants étagés) (Figure I.3-C) :


Un procédé est à courants croisés lorsqu’une phase (L par exemple) s’écoule de l’étage 1 à
l’étage n alors que l’autre phase (V) est renouvelée à chaque étage (Fig. I.3 C).

Figure I.3 : Divers modes de circulation des courants dans une opération de séparation. (A) À
co-courants. (B) À contre-courants. (C) À courants croisés.

I.6 Etude d’un procédé de séparation

Le choix d’un procédé industriel est lié étroitement au type d’opération unitaire intervenant
pour la réalisation de ce procédé. Ce choix est orienté par les objectifs auparavant fixés :
1) Compréhension du transfert d’un constituant d’un diluant à un solvant,
2) Modéliser les opérations unitaires,
3) Optimisation du procédé.
La démarche à suivre pour atteindre ces objectifs doit passer par une étude bien approfondie :
1) Etude de l’équilibre du constituant entre les deux phases (courbe d’équilibre),
2) Modélisation du flux de transfert (analyse en termes de conductance, …)
3) Choix d’un réacteur (colonne à plateaux, colonne à garnissage,)
4) Etablissement du ou des bilans de matière et optimisation du procédé.
Ces étapes vont nous permettre de faire le dimensionnement de la colonne utilisée pour la
réalisation de l’opération en question (Figure I.4).

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Caractérisation des alimenta- Objectifs
tions (C, P, T, débit, …)

Déterminer
Le nombre d’étage théoriques Etude
Thermodynamique
(NET) Courbe

Contraintes Choix de réacteurs

Etude
hydrodynamique

Calculer son
diamètre

Colonne

Calculer sa Etude des


hauteur Transferts (NUT)

Figure I.4 : Organigramme du dimensionnement d’une colonne

I.6.1. Technique de séparation

La plupart des transformations chimiques, bien qu’ayant une haute sélectivité, c’est-à-dire
formant le produit que l’on cherche à obtenir de manière prédominante, aboutissent à des
mélanges de produits. Le fractionnement d’un mélange complexe en plusieurs coupes, la
séparation et l’isolement de ses constituants, l’extraction d’un composé particulier, la
purification d’un produit sont des opérations clés dans la plupart des procédés. Une définition
aussi large recouvre des réalités très diverses allant du tri des ordures ménagères au rein

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artificiel en passant par la distillation du pétrole. Tout procédé de séparation consiste à obtenir
dans un séparateur, à partir d’une alimentation (flux entrant) A, deux (ou plusieurs) effluents B
et C de composition différente

Figure : Schéma général d’une opération de séparation.

Cette alimentation peut être discontinue (le mélange est, par exemple, introduit en une fois au
début de l’opération), comme dans l’évaporateur ou le tamis ; elle peut être pratiquement
continue (les flux et compositions sont constants, en un point donné, dans le temps), comme
dans le cas d’une colonne de rectification. En sortie du séparateur se trouvent les produits, c’est-
à-dire les flux de matière qui sortent du procédé.

I.6.2. Notions préliminaires


Pour décrire la constitution de chaque phase, on fait appel aux fractions molaires xi (pour les
liquides ou solides) et yi (pour les gaz) ou bien aux fractions massiques wi.

• La fraction molaire
La fraction molaire est une grandeur utilisée pour exprimer la composition molaire d’un
mélange (c'est-à-dire les proportions molaires de chaque composant dans le mélange). La
fraction molaire d’un constituant i est égale au rapport du nombre de molécules de ce constituant
ni sur le nombre total de molécules du mélange ntotal. 𝑿𝒊 =
𝒏𝒊
𝒏𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍
(1)

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Remarque :
• La fraction molaire est une grandeur adimensionnelle.
• Le pourcentage en mole (%), c’est la fraction molaire multipliée par 100%.
• La somme des fractions molaires est égale à 1 : Σ𝑥𝑖=1

Exemple 1 : On dissout 4,9 g d’acide sulfurique dans 18 g d’H2O. Calculer la fraction molaire
de H2SO4 et de l’eau. 𝑴𝑯𝟐𝑺𝑶𝟒= 98 g/mole, 𝑴𝑯𝟐𝑶= 18 g/mole

• Fraction massique
La fraction massique que l’on note w est une grandeur utilisée pour exprimer la composition
massique d’un mélange (c’est-à-dire les proportions massiques de chaque composant dans le
mélange).
La fraction massique d’un constituant i est égale au rapport de la masse mi du constituant i sur
𝒎𝒊
la masse totale du mélange mtot. 𝒘𝒊 =
𝒎𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍

(2)

Remarque :

• La fraction massique est une grandeur adimensionnelle.


• Le pourcentage en masse (%), c’est la fraction massique multipliée par 100%.
• La somme des fractions massiques est égale à 1 : Σ𝑤𝑖=1

Exemple 2 : Soit un mélange binaire d’eau et de méthanol composé de 10g d’eau 90g de
méthanol. Calculer la fraction massique de méthanol et de l’eau.

• Passage de la fraction molaire à la fraction massique (premier cas)


Soit un mélange de deux composants A et B de titre molaire xA, soit MA la masse molaire de
A et MB la masse molaire de B.
𝒘𝑨
𝒙𝑨𝑴𝑨
=
𝒙𝑨𝑴𝑨 + (1 − 𝒙𝑨)𝑴𝑩
(3)

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Exemple 3 : Soit un mélange binaire contenant de l’eau et du méthanol. La fraction molaire en
eau est de 0,3. Déterminer la fraction massique en eau de ce mélange.
𝑴𝑯𝟐𝑶= 18 g/mole, 𝑴𝑪𝑯𝟑𝑶𝑯= 32 g/mole

• Passage de la fraction molaire à la fraction massique (deuxième cas)


Soit un mélange de deux composants A et B de titre massique wA, soit MA la masse molaire
de A et MB la masse molaire de B.

𝒘𝑨
𝒙𝑨 = 𝑴𝑨 (𝟒)
𝒘𝑨 (𝟏 − 𝒘𝑨)
+
𝑴𝑨 𝒎𝑩

Exemple 4 : Soit un mélange binaire contenant du méthanol et de l’acide éthanoïque. La


fraction massique en méthanol est de 0,3. Déterminer la fraction molaire en méthanol de ce
mélange.
𝑴𝑪𝑯𝟑𝑶𝑯= 32 g/mole, 𝑴𝑪𝑯𝟑𝑪𝑶𝑶𝑯= 60 g/mole.

Exemple 5 : Pour un mélange binaire, montrer dans quel cas la fraction molaire devient-elle
égale à la fraction massique ?

I.7 Etude thermodynamique

I.7.1 Equilibre entre phases

L’étude de l’équilibre entre les phases coexistâtes durant la réalisation d’une opération unitaire
bien déterminée, va permettre d’avoir la courbe d’équilibre.
A pression et à température fixées, l’équilibre conduit à une courbe y=f(x) qui traduit la
répartition du soluté entre les deux phases. Les unités utilisées pour y (phase gazeuse) et x
(phase liquide) dépendent de la nature de séparation réalisée : fraction massique ou molaire,
concentration massique, molaire ou volumique… L’unité adoptée conditionne celle retenue
pour les débits de chaque phase G et L.

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a) Courbe d’équilibre

À partir de valeurs (x – y) expérimentales, la courbe représentative de l’équilibre de y en


fonction de x est calculée et tracée, comme dans la figure I.5. En général, cette courbe ne sera
pas une ligne droite, mais elle passera par l'origine.
C’est la courbe qui représente la relation des compositions des deux phases à l’état d’équilibre.
On la détermine expérimentalement.

Figure I.5: Courbe d’équilibre du mélange binaire Toluène- Benzène.

b) Droite d’équilibre
• Loi de Henry : Henry a remarqué en 1803 une quasi-linéarité de ses résultats à faible
concentration (solution très diluée)

A température constante et à l’équilibre, d’après la loi d’Henry, la quantité du gaz dissous dans
le liquide est proportionnelle à la pression partielle du soluté exercée par le gaz sur le liquide.
Par définition, la loi de Henry est donnée par la formule (I.1) :

𝒑𝒊 = 𝑯 ∗ 𝒙𝒊 (5)
pi : pression partielle du soluté.
xi : titre molaire du soluté dans la phase liquide,

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H : constante d’Henry.

Remarque :
• Il faut faire attention à l’unité de la constante d’Henry.
• Pour un gaz et liquide donnés, la constante d’Henry varie avec la température.

La loi de Henry est généralement respectée aux faibles concentrations de soluté (xi →0).
La connaissance des masses molaires et volumiques de la phase liquide et de la phase gaz et
l’utilisation de la loi des gaz parfaits, permet de convertir les différentes expressions de H.
L’équilibre thermodynamique gaz-liquide est fortement dépendant de la température. Les
constantes de la loi de Henry suivent une loi de type Arrhenius.

En introduisant la loi de DALTON, valable avec les gaz parfaits :


𝒑𝒊 = 𝒚𝒊 ∗ 𝑷𝒕 (6)

pi : pression partielle du soluté dans la phase gazeuse


yi : titre ou fraction molaire du soluté i dans la phase gazeuse.
Pt : pression totale du système.

𝑯
En posant : 𝒎 = 𝑷𝒕
(7)
on obtient 𝒚 = 𝒎 ∗ 𝒙 (8)

Cette formule est utilisée parfois pour tracer la courbe de distribution exprimée en titres
molaires : droite passant par l’origine des axes de coordonnées.

Coefficient de partage K
Le liquide est un mélange de composant à l'équilibre, la concentration de tout composant pré-
sent dans la phase liquide peut être reliée à sa concentration dans la phase vapeur par le coeffi-
cient de partage ou coefficient d'équilibre ou volatilité absolue Ki qui s'écrit selon

𝒚𝒊
𝑲𝒊 = = 𝒂𝒊 (9)
𝒙𝒊

Avec ki : Coefficient de partage (sans dimension) ;

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yi : Fraction molaire de l'élément" i " dans la phase vapeur;
xi : Fraction molaire de l'élément" i " dans la phase liquide ;
ai ∶ Volatilité absolue.

Remarque : Les composants les plus volatils ont les ki les plus élevés.

Exemple : Soit le mélange liquide constitué des composants (A, B, C) avec température d'ébul-
lition (Teb) égales 30°C, 45°C, 70°C respectivement, quand on chauffe ce mélange l'élément
A dont la température d'ébullition est la plus basse va s'évaporer le plus rapidement d’où le Ki
le plus élevé car le yi le plus élevé.

B. Volatilité relative
Pour la séparation de liquides on parle surtout de volatilité relative αij en supposant un mélange
binaire (i, j) exprimée par l’Eq.

𝒚𝒊
𝒂𝒊 = (10) 𝒂𝒋 =
𝒙𝒊
𝒚𝒋
𝒙𝒋
(11)

Et sachant que Σxi = 1 et Σyi = 1

D’où : xi + xj = 1 et yi + yj = 1

𝒚𝒊(1−𝒙𝒊)
Alors 𝒂𝒊𝒋 = 𝒙𝒊(1−𝒚𝒋)
(12)

Au regard de ce qui précède (9) dans (12) on peut donc écrire : 𝒂𝒊𝒋 =
𝒌𝒊
𝒌𝒋
(13)

Avec aij : Volatilité relative du composant i par rapport au composant j.

• Loi de Raoult pour un système idéal gaz-liquide, la relation d'équilibre obéit à la loi de
Raoult.

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La loi de Raoult est exprimée mathématiquement par :

pi = xi ∗ Po (14)

Pᵒ : pression de vapeur saturante ou tension de vapeur du soluté à la température de la solution.

Soit en tenant compte de la formule de DALTON : yi = (Poi / Pt) ∗ xi (15)

Cette formule permet de tracer la droite de distribution (droite d’équilibre).

On a alors Pt *yi = xi *Pio (17)

en considérant la relation du coefficient de partage nous aurons : 𝒌𝒊 =


𝑷𝒊𝒐
𝑷𝒕
(18)

𝒑𝒊𝒐
𝒂𝒊𝒋 = (19)
𝒑𝒋𝒐

La pression de vapeur se calcule grâce à l'équation d'Antoine ; Eq , qui donne la pression ou la


tension de vapeur en fonction de la température :
𝑩𝒊
𝒍𝒏𝒑𝒊𝒐 = 𝑨𝒊 − (20)
𝑪𝒊+𝑻

Avec Ai, Bi, Ci: Constantes d'Antoine ;


T : Température en °C , R, K.

Remarque : Comme les pressions de vapeur pi° est en fonction de la température, les coeffi-
cients de partage ki est en fonction de la température alors que αij donnée en fonction du rapport
des coefficients ki et kj ne dépend pas fortement de la température.

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I.7.2 Bilans opératoires

Les problèmes de génie chimique font généralement intervenir les principes de conservation de
trois grandeurs physiques : matière (ou masse), énergie et quantité de mouvement. Les bilans
peuvent concerner l’ensemble du système, ou porter sur un élément « différentiel » d’échange
; ils peuvent être globaux, toute forme de matière étant alors confondue, ou encore relatifs à un
produit donné.

Pour pouvoir effectuer un bilan, il faut définir les limites du système sur lequel on veut
travailler. Puis on détermine les flux de matière (entrée, sortie) ainsi que les réactions (création,
destruction). La somme de ces différents éléments donne le terme accumulation qui consiste en
la variation (qui peut être nulle) de la quantité sur laquelle on effectue le bilan dans les limites
définies du système figure I.6.

Entrée + Création – Sortie = Accumulation

Figure I.6 : Illustration de l’équation bilan.

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I.8 Dimensions et unités
L’étude d’un procédé industriel doit aboutir à des données numériques sur lesquelles doit se
baser le bon fonctionnement de ce procédé. C’est pourquoi, il primordiale d’être compétents
dans l'utilisation de trois systèmes d’unités : (1) le Système international d'unités, système SI
(Système Internationale d'Unités), qui a été créé en 1960 par la 11e Conférence générale sur les
poids et mesures et a été largement adopté ;
(2) le système AE (American Engineering) qui est un système préféré aux États-Unis, ce sys-
tème est très utilisé dans l’industrie pétrolière ; et (3) le système CGS (centimètre-gramme-
seconde), qui a été conçu en 1790 par l'Assemblée nationale de France, et a servi de base au
développement du système SI.
Les unités de base sont celles qui sont indépendantes, ne peuvent pas être subdivisées et sont
définies avec précision. Les unités de base sont pour les dimensions de longueur, masse, temps,
température, quantité molaire, courant électrique et intensité lumineuse, qui peuvent tous être
mesurés indépendamment. Pour ceux-ci, les unités de base sont mentionnées dans le tableau
I.2. Les unités dérivées sont exprimées en unités de base ou autres unités dérivées et incluent
les dimensions de volume, de vitesse, de densité, de force et d'énergie.

Tableau I.2 : Les unités de base sont mentionnées

Base Unité SI Unite AE Unite CGS


Longueur m Foot, ft cm
Temps s Heure, h s
Masse Kg Livre, lbm g
Temperature Kelvin Fahrenheit, F °C
Quantité molaire g/mol, mol Livre-mole, lbmol g/mol, mol

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Chapitre II : Absorption gaz/liquide
II.1 Introduction
II.2 Généralités
II.2.1 Principe de l'absorption
II.2.2 Régénération du liquide
II.2.3 Stripage
II.2.4 Principe de la désorption ou le stripage
II.3 Equipements utilisés en continue
II.4 Colonne à garnissage
II.4.1. Définition
II.4.2 Domaine d’application
II.4.3 Principe de fonctionnement
II.5.2 Éléments internes d’une colonne à garnissage
II.6 Etude de l’absorption isotherme d’un constituant
II.6.1 Notation
II.6.2 Equilibre liquide-gaz
II.6.2.1 Solubilité des gaz en fonction de pression et de la température
II.6.2.2 Représentation graphique de l’équilibre
II.6.3 Bilan de matière et enthalpique
II.6.3.1 Bilan de matière et droite opératoire
II.6.3.2 Bilans enthalpique
II.6.4 Valeur minimale du solvant
II.6.5 Concept d’étage théorique
II.6.5.1 Définition
II.6.5.2 Nombre d’étages théoriques NET : Méthode de McCabe et Thièle
II.6.5.3 Étages réels et efficacités
II.7. Dimensionnement d’une colonne à garnissage
II.7.1 Théorie du double film
II.7.2 Calcul de la hauteur
II.7.3 Détermination du nombre d’unité de transfert
II.7.3.1 Intégration graphique
II.7.3.2 Méthode numérique
II.8 Hydrodynamique des colonnes à garnissage
II.8.1 Ecoulement monophasique
II.8.1.1 Ecoulement du liquide
II.8.2 Ecoulement biphasiques
II.8.3 Calcul du point de fonctionnement de la colonne
Nomenclature particulière au chapitre II.
EXERCICES

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