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Le document traite des droits de l'enfant, en soulignant l'importance de leur protection à travers des textes internationaux tels que la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de l'enfant. Il retrace l'historique de la prise de conscience des droits des enfants, depuis la Déclaration de Genève de 1924 jusqu'à la ratification de la CIDE par Madagascar en 1991. Le texte met également en avant les contributions de figures comme Janusz Korczak et les différentes déclarations qui ont façonné la reconnaissance des droits des enfants au niveau mondial.

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Le document traite des droits de l'enfant, en soulignant l'importance de leur protection à travers des textes internationaux tels que la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de l'enfant. Il retrace l'historique de la prise de conscience des droits des enfants, depuis la Déclaration de Genève de 1924 jusqu'à la ratification de la CIDE par Madagascar en 1991. Le texte met également en avant les contributions de figures comme Janusz Korczak et les différentes déclarations qui ont façonné la reconnaissance des droits des enfants au niveau mondial.

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« La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales.

Tous les enfants, qu'ils


soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale. »
Art. 25, § 2, de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) du 10 décembre 1948

 La déclaration de Genève de 1924


 Charte des Nations Unies, conclue à San Francisco le 26 juin 1945
 La déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948
 Déclaration des droits de l’enfant de 1959 adoptée par l'AG de l’ONU le 20 novembre 1959
 Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966
 Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre 1966
 La Convention relative aux droits de l'enfant adoptée par l'AG de l'ONU le 20 novembre 1989
été ratifiée par Madagascar le 19 mars 1991.
 Le protocole facultatif concernant l'implication d'enfant dans les conflits armés adopté par
l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies à New York le 25 mai 2000
 Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente
d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, adopté
par l'AG de l'ONU à New York le 25 mai 2000
 LOI N° 2007- 023 DU 20 AOUT 2007 sur les droits et la protection des enfants
 DECRET N°2018-009 modifiant et complétant certaines dispositions du Décret N°2007-563
du 03 juillet 2007 relatif au travail des enfants

PARTIE I : DROITS DE L’ENFANT

À partir du XVIe siècle, l’idée que les enfants sont des êtres vulnérables qu’il faut protéger
émerge peu à peu en Occident. L’attention accrue accordée aux droits de l’Homme depuis les
révolutions en Amérique (1776) et en France (1789) suscite une réflexion approfondie sur la
situation des enfants.
En France, après la guerre franco-prussienne en 1870, la loi du 18 mai 1874, dite « Loi
Joubert », élève l’âge minimum à l’embauche à 12 ans, avec une journée de travail limitée à 6
heures, et à 12 heures pour les enfants de 13 à 16 ans. Le travail de nuit est interdit jusqu’à cet âge.
Mais, la notion de droit pour les enfants est un concept récent qui résulte d’une prise de
conscience internationale au début du XIXe siècle (premières lois en France et en Grande- Bretagne
contre le travail des enfants). Cependant, il va falloir attendre des siècles pour que l’enfant soit
considéré comme un être à part entière et que l’on passe de la notion d’ « enfant objet » à celle d’ «
enfant sujet » tel qu’il est défini dans la CIDE.
I. HISTORIQUE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE
L’ENFANT (CIDE)

Dr Janusz Korczak (1878-1942), le père des droits de l’enfant


Janusz Korczak, Henryk Goldszmit de son vrai nom, était, en Pologne, avant la Seconde Guerre
mondiale, l’une des personnalités scientifiques les plus en vue et les plus respectées. Ami des
enfants, médecin-pédiatre et écrivain, il a œuvré, dès le début du XXe siècle, à une refonte complète
de l’éducation et du statut de l’enfant, privilégiant la sauvegarde et le respect absolu de l’enfance.
Il fut le premier à affirmer, dans les années 20, les droits spécifiques des enfants et à réclamer
pour eux une Charte de la Société des Nations. Ses idées ont beaucoup inspiré la Convention
internationale des droits de l’enfant. En 1942, il refuse d’abandonner les pensionnaires des
orphelinats qu’il a créés arrêtés par la Gestapo, et les suit au camp de Treblinka, où il est assassiné
avec eux.

A. La première déclaration des droits de l’enfant : La déclaration de Genève de 1924

Eglantyne Jebb, marquée par l’horreur de la 1 ère GM, prend conscience de la nécessité d’une
protection particulière pour les enfants. Aidée par sa sœur, Dorothy Buxton, elle fonde à Londres en
1919, « Le Save the Children Fund », pour porter assistance et protéger les enfants victimes de la
guerre.
En 1920, le Save children Fund s’organise et se structure autour de l’Union Internationale de
secours aux enfants (UISE), avec l’appui de comité International de la Croix-Rouge (CICR).
Le 23 février 1923, l’UISE adopte lors de son IVe congrès général, la première déclaration
des Droits de l’Enfant, qui sera ratifiée par le Ve congrès général, le 28 février 1924. Eglantine Jebb
envoie ce texte à la SDN en précisant qu’elle est « Convaincue que nous devrions exiger certains
droits pour les enfants et œuvrer vers une reconnaissance générale de ces droits »
Le 26 septembre 1924, la SDN adopte cette déclaration, sous le nom de Déclaration de
Genève. La déclaration attire l’attention sur les devoirs de l’adulte par rapport à l’enfant plutôt que
sur les droits de l’enfant.
La Déclaration de Genève de 1924 affirme, en son préambule que « Les hommes et les
femmes de toutes les nations reconnaissent que l'humanité doit donner à l'enfant ce qu'elle a de
meilleur, affirmant leurs devoirs, en dehors de toute considération de race, de nationalité, de
croyance. »
En cinq articles sont reconnus les besoins fondamentaux de l’enfant. Le texte porte sur le
bien-être de l’enfant et reconnaît son droit au développement, à l’assistance et au secours, et son droit
à la protection.
Pourtant, si ce texte énonce certains droits fondamentaux de l’enfant, il n’a aucune valeur
contraignante pour les Etats.
En 1934, l’AG de la SDN approuve à nouveau le texte de la déclaration de Genève. Les Etats
font la promesse de transcrire ses principes dans leurs législations nationales, mais ce geste n’a
aucune valeur juridique contraignante pour eux.
Toutefois, la Déclaration de Genève reste dans l’histoire comme le premier texte international
des Droits de l’enfant.
Article 1
L'enfant doit être mis en mesure de se développer d'une façon normale, matériellement et
spirituellement.
Article 2
L'enfant qui a faim doit être nourri ; l'enfant malade doit être soigné ; l'enfant arriéré doit être
encouragé ; l'enfant dévoyé doit être ramené ; l'enfant orphelin et l'abandonné doivent être recueillis
et secourus.
Article 3
L’enfant doit être le premier à recevoir des secours en cas de détresse.
Article 4
L'enfant doit être mis en mesure de gagner sa vie et doit être protégé contre toute exploitation.
Article 5
L'enfant doit être élevé dans le sentiment que ses meilleures qualités devront être mises au service de
ses frères.

En 1946, l’ONU, crée le Fonds International de Secours (FISE) à l’enfance, qui deviendra
l’UNICEF en 1953, pour venir en aide aux enfants marqués par la 2ème Guerre mondiale.

B. Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948

La déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été voté par l’AG de l’ONU au
siège de l’ONU à Paris, le 10 décembre [Link] les 58 États membres à l’époque, 8 Etats n’ont pas
voté dont : - L’Arabie saoudite qui conteste l’égalité homme-femme
- L’Afrique du Sud de l’apartheid
- L’URSS et ses satellites, à cause du débat entre droit civil et politique, économiques et
sociaux.
Selon l’article 25 de la DUDH : « La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance
spéciale. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même
protection sociale ».
C. Déclaration des droits de l’enfant de 1959 adoptée par l'AG de l’ONU le 20 novembre 1959

L’Assemblée générale des Nations unies adopte


la Déclaration des droits de l’enfant, après
plusieurs années de travaux préparatoires.

1. Généralités sur les droits

 Droit objectif :
Ensemble des règles juridiques à l’intérieur d’un Etat (droit interne) et à extérieur (droit
international)
 Droit subjectif :
Une faculté de faire ou d’avoir quelque chose, une prérogative, reconnue et protégée par
le droit objectif
 Droit naturel
Le droit naturel désigne un droit qui serait inscrit dans la nature même de l’homme et qui ne
pourrait pas légitimement lui être retiré.

 Droit positif
Le droit positif désigne le droit tel qu’il est fixé par la loi des États et qui peut varier d’une société à
une autre.
 Déclaration
Action de déclarer ou de faire un discours. Le contenu d’une déclaration est l’objet d’une obligation
morale mais n’a pas de force juridique
 Traité
Accord officiel, solennel, nécessairement signé par les Etats parties, lesquels sont liés par un traité
 Protocole
Document portant les résolutions d’une assemblée ou d’une conférence internationale ; le texte d’un
engagement
 Pacte
Accord solennel conclu entre des personnes, groupes ou Etats
 Convention
Accord officiel et solennel (Traité) entre plusieurs Etats (multilatéraux), signée, ratifiée, exige un
rapport sur leur mis en vigueur
Déclaration universelle des droits de l’homme, au siège des Nations unies, le 10 décembre 1948
Sur les 58 États membres à l’époque, 8 Etats n’ont pas voté dont :
- L’Arabie saoudite qui conteste l’égalité homme-femme
- L’Afrique du Sud de l’apartheid
- L’URSS et ses satellites (à cause du débat entre droit civil et politique, économiques et sociaux).

 Définition des Droits de l’homme

« Ensemble des droits qui conditionnent à la fois la liberté de l’Homme, sa dignité et


l’épanouissement de sa personnalité » ROCHE (Jean) et POUILLE (André), Libertés publiques et
droits de l’Homme, 13ème édition

 Subdivision des droits de l’Homme


DH en 2 catégories :
- Droits de faire quelque chose : des droits actifs
Ex : droit de grève, de circuler …etc.
- Droits à l’obtention de quelque chose : des droits passifs
Ex : droits à la santé, éducation…etc.
 Les cinq droits fondamentaux de l’homme :
Ils sont liés au droit à la vie :
- Droit à l’alimentation
- Droit à l’éducation
- Droit au travail
- Droit à la santé
- Droit à la liberté

 Définition des Libertés publiques :

« Des pouvoirs d’autodétermination, reconnus et organisés par l’Etat, par lesquels l’Homme, …
choisit lui-même son comportement » RIVERO (Jean), Libertés publiques, Manuel,éditions PUF,
1973.

 Distinction importante entre DH et LP


- Leur caractère public de la liberté publique faisant référence à leur inscription et à leur garantie par
le droit positif et non pas à leur utilisation par plusieurs personnes
- Ces LP peuvent en effet être : individuelles ou collectives
- Les DH englobe ainsi les libertés publiques et d’autres droits font partie des DH sans être de LP
Ex : droit à un environnement sain, à la paix, à l’égalité, au non discrimination…etc.
- Les limites de la liberté publique : Ne pas nuire à autrui et ne pas nuire à la société
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » John Stuart Mill

2. But des DH

Article 1er DUDH: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »

- La protection fondamentale de la personne et de sa dignité


- en temps de paix comme en temps de guerre
- quelque soit le régime politique d’un Etat.

3. Caractéristiques des droits de l’homme

- Extrapatrimoniaux
 ne peuvent être évalués en argent
 ne peuvent donc faire partie du patrimoine financier d’une personne
Intransmissibles Inaliénables Imprescriptible
- S’appliquent à tous
- Indivisibles : interdépendants et intimement liés

4. Les catégories des DH

 Droits de l’homme de la 1ère dimension : Droits civils et politiques (Art 1 – 21 du DUDH)

Tous les droits qui garantissent la liberté, l’égalité et la dignité


• Circulation
• Conscience
• Réunion
• Expression
• Peut bénéficier du statut de réfugié politique
• Peut s’exprimer dans le cadre de procédure judiciaire le concernant
• est protégé contre les déplacements contraints, la traite et l’enlèvement
• ne peut faire l’objet de discrimination raciale, sexuelle ou de tout autre nature et a droit à une
identité et donc à une nationalité

 Droits de l’homme de la 2ème dimension : droits économiques, sociaux et culturels (Art


22-27 DUDH)

Tous les droits qui garantissent la satisfaction aux besoins de base et conditions favorable à son
épanouissement personnel qui engage l’intervention de l’Etat
• Droit au travail et sécurité sociale
• droit à un niveau de vie suffisant,
• à l’accès aux soins,
• santé,
• Protection de la famille
• à l’éducation,
• Protection des enfants ( droit au repos, aux loisirs

 Droits de l’homme de la 3ème dimension : droits collectifs ou solidaires (Art 28-29 de la


DUDH)

• Droit au développement
• Droit à la paix
• Droit à un environnement propre et sain
• Droit des peuples à disposer d’eux mêmes

A. LES DROITS SPECIFIQUES

Les droits spécifiques ne sont en rien discriminatoires, ils ne soulignent pas une quelconque
insuffisance des droits de l’homme. Bien au contraire, les droits spécifiques affirment la nécessité de
faire en sorte que chacun puisse jouir de droits inhérents à l’humanité, voire constitutifs de
l’humanité.
Alors, adoption par l’ONU de textes plus spécifiques et ayant une valeur juridique contraignante
pour les Etats qui vont ratifier.
Ex :
 Convention sur les droits des enfants
 Convention sur les droits des femmes
 Convention sur les droits des personnes en situations de handicap
 Convention contre la torture
 Convention contre la discrimination raciale
 Convention sur les travailleurs migrants et leurs familles

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