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La Responsabilite Penale

Ce mémoire de fin d'étude aborde la responsabilité pénale et les principales causes d'impunité, soulignant l'importance de la répression des comportements antisociaux pour maintenir l'ordre social. Il examine les sources doctrinales et les principes de la responsabilité pénale, ainsi que les conditions préalables à sa mise en œuvre. Enfin, il explore les causes d'impunité, telles que la légitime défense et l'état de nécessité, en insistant sur l'égalité devant la loi.

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La Responsabilite Penale

Ce mémoire de fin d'étude aborde la responsabilité pénale et les principales causes d'impunité, soulignant l'importance de la répression des comportements antisociaux pour maintenir l'ordre social. Il examine les sources doctrinales et les principes de la responsabilité pénale, ainsi que les conditions préalables à sa mise en œuvre. Enfin, il explore les causes d'impunité, telles que la légitime défense et l'état de nécessité, en insistant sur l'égalité devant la loi.

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UNIVERSITE DE TOAMASINA

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

FACULTE DE DROIT, DES SCIENCES ECONOMIQUES


ET DE GESTION
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

DEPARTEMENT DE DROIT

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE EN VUE DE L’OBTENTION DE DIPLOME DE


MAITRISE EN DROIT PRIVÉ

LA RESPONSABILITÉ PENALE
ET
LES PRINCIPALES CAUSES D’IMPUNITES
Présenté et soutenu par :
MAMINANDRASANA Gastel Jean Honoré
Promotion 2010 – 2011
Option : Privé
Sous la Direction de :

Encadreur Professionnel :
Encadreur pédagogique :
TSARAMARO Hugues
SOMMAIRE
REMERCIEMENT
Introduction
PARTIE I : LA RESPONSABILITE PENALE

CHAPITRE I : GENERALITE SUR LA RESPONSABILITE PENALE

SECTION I : LES SOURCES DOCTRINALES DE LA MISE EN PLACE DE LA RESPONSABILITE


PENALE DANS NOTRE SYSTEME REPRESSIF
SECTION II : LES PRINCIPES RELATIFS A LA RESPONSABILITE PENALE ET QUELQUES
EXCEPTIONS

CHAPITRE II : LES CONDITIONS PREALABLES A LA RESPONSABILITE PENALE ET


MATERIALISATION DE LA RESPONSABILITE PENALE

SECTION I : LES CONDITIONS PREALABLES A LA RESPONSABILITE PENALE


SECTION II : MATERIALISATION DE LA RESPONSABILITE PENALE

PARTIE II : LES PRINCIPALES CAUSES D’IMPUNITE

CHAPITRE I : LES FAITS JUSTIFICATIFS LEGAUX

SECTIONI : L’ORDRE DE LA LOI ET LE COMMENDEMENT DE L’AUTORITE LEGITIME


SECTION II : LA LEGITIME DEFENSE

CHAPITRE II : L’ETAT DE NECESSITE, LE CONSENTEMENT DE LA VICTIME ET AUTRES CAUSES


D’IMPUNITE

SECTIONI : ETAT DE NECESSITE


SECTION II : LE CONSENTEMENT DE LA VICTIME ET AUTRES CAUSES D’IMPUNITE

ANNEXE
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS
Tout d’abord nous remercions Dieu tout puissant qui comme depuis toujours
nous a donné sa grâce et sa miséricorde.
Nous remercions spécialement nos Parents qui nous ont toujours soutenus
moralement, financièrement et surtout avec amour sans lesquels il nous est impossible de
mener à bien notre étude.
Toutes nos reconnaissances et tous nos vifs remerciements à Monsieur
TSARAMARO Hugues, notre encadreur pédagogique qui a accepté de nous guider à la
réalisation de cette mémoire malgré ses lourdes occupations.
Nous tenons à remercier aussi tous les responsables des bibliothèques qui ont
autorisé notre accès dans leurs domaines respectifs dont la bibliothèque de la faculté DEG
de l’université Toamasina, la bibliothèque municipale de la commune urbaine de Toamasina,
la bibliothèque du centre de vie Toamasina, la bibliothèque du département de droit de
l’université Toamasina et la bibliothèque du Tribunal de la Première Instance de Toamasina.
Sans oublier tous les enseignants de la faculté de droit de l’université Toamasina
qui nous ont partagé leurs savoirs et connaissances depuis notre entrée à la faculté de droit
jusqu’à maintenant.
En fin, une grande reconnaissance et un grand remerciement à mes frères et
sœurs qui ont surement prier pour moi, à mes compagnons de la faculté de droit ainsi qu’à
des amis qui nous ont apporté des conseils et aides très utiles pour la réalisation de cette
mémoire de maitrise.
LISTE DES ABREVIATIONS
Art. : Article

Bull. : Bulletin

CP : Code Pénal

D. : Dalloz

D. : Dalloz

Op.cit. :

OPJ : Officier de Police Judiciaire

P. : Page

Op.cit. :

Somm. : Sommaire
INTRODUCTION

Dans un Etat, le maintien de l’ordre social est une preuve de bonne gouvernance.
Elle prend une place très importante pour le développement d’un pays. Un dirigeant qui
n’arrive pas à faire régner l’ordre social dans son pays a du mal pour procéder à la réalisation
de sa politique de diriger son pays. La sécurité est un critère de développement d’un pays. Un
Etat dans lequel les autorités politiques et administratives respectent la loi, on peut dire que
cette Etat est un Etat de droit. Ce dernier est un Etat dont les autorités politiques et
administratives, centrales et locales travail conformément à la loi, les forces armées ne
commettent aucun abus de pouvoir et tous les citoyens bénéficient de la liberté
fondamentale1.

Le droit pénal est donc conçu pour maintenir l’ordre social dans uns pays. Il est un
système répressif qui cherche à concilier l’ordre social et le sauvegarde de la liberté
individuelle. H. Dieu Donné De VABRE a défini le droit pénal comme l’ensemble des règles
juridiques qui réglemente dans un pays l’exercice de la répression par l’Etat 2. Actuellement,
on sait que le droit pénal a un autre objectif à part la répression des délinquants qui est celui
de leur réinsertion. D’ou une autre définition de droit pénal comme l’ensemble des lois qui
organisent la réaction de l’Etat vis-à-vis des infractions et des délinquants.

L’Etat en tant que garant de l’ordre social réprime tous les comportements
préjudiciables à l’autrui tout comme à la société. Quiconque, commet un acte portant
préjudice à qui- que ce soit doit être responsable de son agissement. La responsabilité peut se
définir comme la qualité de ceux qui doivent et l’irresponsabilité est la qualité de ceux qui ne
doivent pas. La reconnaissance de la responsabilité est indispensable pour assurer la bonne
administration de la justice.

Pour ouvrir la discussion sur l’importance de l’application effective de la


responsabilité pénale dans un Etat, nous allons maintenant soutenir un thème relatif à ce sujet
intitulé : « LA RESPONSABILITE PENALE ET LES PRINCIPALES CAUSES
D’IMPUNITE »

1
Jean PRADEL, droit pénal général, 16èm édition, Cujas, Paris, 2006/2007 p.15
2
Dieu Donné de VABRE, Le système répressif Contemporain p.13. « Le droit pénal est conçu pour mettre fin à
toute agissement arbitraire », édition, ville, année, page

On de4
La responsabilité pénale peut se définir comme une obligation pour un auteur
d’une infraction de répondre à ses actes délictuels voir subir une sanction pénale dans les
conditions et selon les formes prescrites par la loi. Quantaux cause d’impunité, il s’agit de
causes objectives, subjectives et autre cause de non responsabilité pénale.

L’intérêt de ce thème c’est de faire comprendre aux gens que quiconque agit de
manière à causer des préjudices considérables à l’autrui doit être réprimé par la loi, et sans
distinction car rien n’est au-dessus de la loi et tout le monde est sur le même pied d’égalité
devant la loi. Et si après la commission d’une infraction l’auteur se trouve irresponsable, ce
que l’infraction est justifiée du fait des plusieurs raisons explicites.

Comment alors faire comprendre aux gens que les affirmations sus mentionnées
sont prévues par la loi ?
Pour mieux éclaircir cette problématique, il nous est indispensable de diviser notre
travail en deux parties dont la responsabilité pénale ( première partie) et les principales
causes d’impunité (deuxième partie)
Maintenant, nous allons aborder directement la première partie réservée à l’étude
de LA RESPONSABILITE PENALE, laquelle nécessite une étude sérieuse afin que tout le
monde sans exception puisse connaitre ce terme et son importance.

On de5
PARTIE-I :

LA RESPONSABILITÉ PÉNALE

On de6
Dans cette première partie, on va parler de la GENERALITE SUR LA
RESPONSABILITE PENALE (chapitre1) et de la MATERIALISATION DE LA
RESPONSABILITE PENALE (chapitre2).

CHAPITREI : GENERALITE SUR LA RESPONSABILITE PENALE

Pour mieux éclaircir ce chapitre préliminaire on va le diviser en deux sections dont la


première parle des conceptions à la source de la mise en place de la responsabilité pénale au
système répressif Malgache (section1) et dans la deuxième, on aborde les principes relatifs à
la responsabilité pénale avec quelques exceptions (section2).

SECTION1 : LES SOURCES DOCTRINALES DE LA MISE EN PLACE DE LA


RESPONSABILITE PENALE DANS NOTRE SYSTEME REPRESSIF :

Dans cette section première nous allons voir deux paragraphes pour essayer de
montrer les principales raisons de mise en place de système répressif qui met en œuvre la
responsabilité pénale.

PARAGRAPHE I : ETHIQUE DE DROIT ET DINGITE HUMAINE, DIGNITE ET


DROIT PENAL, ET LA NECESSITE DE PROTECTION DE L’ORDRE SOCIAL.

A-ETHIQUE DE DROIT ET DIGNITE HUMAINE

D’après cette conception, il est indispensable de crée un organe spéciale pour se


protéger contre toute attaque à l’être humain qui est un être chère et inviolable. Pour mieux
garantir la liberté individuelle qui est un droit fondamentale, toute sorte de répression doit
être organisé pour réprimer tout acte qui porte atteinte à cette liberté et à la dignité de la
personne.
Philosophiquement, tout le monde sans exception a le devoir de respecter l’être
humain dans son essence même3.Il s’agit de respect en raison de son humanité (de son corps,
âme, et de son esprit). Et tout cela s’oppose à la réduction des humains en une simple chose
ou à sa réduction au rang de l’animal (atteinte à la dignité humaine doit être réprimé par un
organe de répression spéciale. Cet argument a inspiré beaucoup des juristes, d’où l’idée de
3
Charles de MONTESQUIEU, Esprit de loi, édition, ville, année, P. 30
« L’humanité un être dépourvu de raison, toute sortes de réduction de l’humanité au rang de l’animal sont
inadmissible ».
On de7
création de tribunal répressif et depuis cela on commence à reconnaître l’engagement de la
responsabilité pénale des personnes physiques.
Soutenant l’idée de respect de l’humanité voir son inviolabilité, une autre
conception mérite d’être soutenue c’est la dignité et droit pénal.

B-DIGNITE ET DROIT PENALE :


Concernant toujours l’idée de l’inviolabilité de l’être humain qui a une valeur et
juridiquement protégée, BAUDOUIN Jean Louis a soutenu que la conception de la
responsabilité pénale est due aux soucis de respect de la dignité de la personne. Ainsi, il
affirme que : L’être humain est un être digne de respect et pour cela dès sa conception, les
êtres humains demeurent inviolables4. D’où l’incrimination du délit d’avortement.
Il faut que l’inviolabilité de l’humanité n’est pas une simple théorie sans être
appliqué dans la pratique mais c’est une inviolabilité effective qui subsiste jusqu’à la fin de la
vie de l’humanité. C’est pourquoi l’incrimination de l’outrage fait au cadavre par la protection
de tombeau et de sépulture. Et tout cela n’est pas possible qu’à l’aide d’institution d’un
organe répressif qui est le seul qui peut engager la responsabilité pénale de chacun.
Le souci de répression de comportement préjudiciable à la société est encore
soutenu par Jean PRADEL dans son œuvre. C’est la raison pour laquelle la protection de
l’ordre social s’avère nécéssaire.

C-LA NECESSITE DE PROTECTION DE L’ORDRE SOCIAL


La multiplication de comportement antisocial a amené beaucoup de réflexion à
reconnaître la responsabilité pénale dans le but de diminuer les comportements antisociaux.
Compte tenu de la dangerosité de multiplication des délinquants, un système qu’on appel
système répressif doit être institué dans le but de réaliser l’objectif qui n’était encore que dans
la théorie sans avoir appliqué dans la pratique.
Et ce système répressif met en place la responsabilité pénale pour réprimer les
délinquants et intimider les autres à ne pas suivre les mauvais exemples.
Et à ce sujet PRADEL affirme : « le système répressif contemporain s’attache à
concilier la protection de l’ordre sociale et la sauvegarde de la liberté individuelle »5
Il en résulte pour les citoyens une garantie contre tous les comportements
dangereux pour la société. En ce sens, tous les agissements ou faits contraires à l’ordre social
sont réduits en réprimant les délinquants voire engager sa responsabilité pénale.

4
Jean Louis BAUDOUIN, Dignité et droit pénal, 1ère édition (….), ville, année, P.25 in Revue de droit pénal et de
sciences criminelles, ed, ville, année, p.
5
Jean PRADEL, Droit Pénal General, 16é édition 2006/2007, p.110
On de8
Sachons que le souci de maintenir un ordre social et de la protection de l’humanité a attiré
l’attention de plusieurs cerveaux des intellectuels, c’est la raisons de notre deuxième
paragraphe.

PARAGRAPHEII : LA DEFENSE SOCIALE NOUVELLE, LA DECLARATION


UNIVERSELLE DE DROIT DE L’HOMME, ET TRAITE DE DELIT ET DE PEINE

A-LA DEFENCE SOCIALE NOUVELLE :


Le soutenant de la défense sociale nouvelle, notamment LECOMPTE
GRAMATICA a toujours soutenu l’idée de la nécessité absolue de la répression pénale. A ce
sujet, il précisa : « la nécessité du principe de la légalité des répressions pénales sous-entendu
l’intervention judiciaire pour toutes atteintes à la liberté individuelle est indispensable pour
assurer la sécurité juridique des citoyens dans un pays ».6
Il prétend à aménager les anciens systèmes comme l’amende et mesure de sureté
en organisant la vraie lutte contre les infractions pénale qui réprime directement les auteurs de
l’infraction. C’est la mise en place de système répressif, qui engage directement la
responsabilité pénale des délinquants.
Quand est-il à propos de la déclaration universelle de droit de l’homme ?

B-LA DECLARATION UNIVERSELLE DE DROIT DE L’HOMME :


La convention Européenne sur le droit de l’homme, la déclaration universelle de
droit de l’homme et de la liberté fondamentale le 1 er décembre 1948 avaient comme objectif
principal d’assurer la liberté publique et individuelle 7. Convaincu de ces philosophies,
plusieurs Etats, y compris Madagascar ratifiaient ces conventions afin d’assurer l’ordre
publique en authentifiant les dites conventions qui n’étaient encore que formelle d’où
l’insertion dans le droit pénale Malgache de la responsabilité pénale. L’objectif des
législateurs est identique à celle des conventions : c’est d’assurer la liberté individuelle des
chacun en réprimant tous les comportements qui portent atteinte à cette liberté. La
responsabilité pénale a vu donc le jour grâce à l’idée de nécessité de la liberté publique
synonyme de protection de l’ordre sociale inspiré par la déclaration universelle de droit de
l’homme.

6
Le compte GRAMATICA, « la défense sociale nouvelle », in Revue de Sciences criminelles et de droit pénal
comparé, p.73
7
Article 1 et 10 de la déclaration universelle de droit de l’homme
On de9
Pour terminer cette section première nous allons voir la réflexion de l’auteur du
traité de délit et de la peine sur la nécessité de la responsabilité pénale.

C-TRAITE DE DELIT ET DE PEINE :


C’est une réflexion théorique solide face à l’organisation politique, économique et
sociale qui semble défaillant à l’époque car la criminalité se multipliait. L’extension de la
criminalité inquiétait beaucoup des juristes parce que l’arbitraire régnait (l’arbitraire du roi
qui disposait de la justice retenue qui pouvait mettre fin à la peine par une simple lettre de
rémission, lettre de pardon et lettre d’abolition de procédure ; arbitraire du juge doté des
pouvoirs très larges)
Tous ces raisons les ont amené à proposer la nécessité de la répression à tous ceux
qui commet des actes de violence susceptible de causer des préjudices dangereux à l’autrui
par l’intermédiaire des droits pénales qui sanctionnent ces actes, voire engager leurs
responsabilité pénale8.
S’il n’y a pas répression au crime commis, il devient une passion pour son auteur
et cela multiplie le nombre de criminelle passionnel. La répression est donc indispensable
pour empêcher le risque d’augmentation des criminels passionnels afin qu’au moins le crime
n’est qu’occasionnel.
Les anciens systèmes comme l’amande et mesure de sureté qui organisent la vraie
lutte contre le crime et infraction pénale toute en réprimant directement l’auteur parce que
c’est lui le responsable de son acte sont souhaitable. Il faut donc le réprimer par les biais des
droits pénaux pour qu’il ne devienne pas récidiviste et pour que la société qui est victime de
son agissement vive dans la tranquillité et dans la paix9.

En effet, on peut dire que la responsabilité pénale a été consacré par plusieurs auteurs
et conventions dans un but unique c’est de promouvoir la paix, assurer l’ordre sociale, donner
la sécurité juridique et matérielle des tous les citoyens dans un pays donner. Maintenant, nous
allons procéder directement à la deuxième section dont les principes relatifs à la
responsabilité pénale et quelques exceptions.

8
Marquis César de BECARRIA, « Traité de délit et de peine », in revue des Sciences criminelles et de droit
pénal comparé, Edition Sirey, n°4, octobre-décembre, Paris 1976, p.201
9
LOMBROSSO, « Ecole positiviste, Etude de criminalité », exemple, cité par Jean Pradel, in P.19
On de10
SECTIONII : LES PRINCIPES RELATIF A LA RESPONSABILITE PENALE ET
QUELQUES EXCEPTIONS :

Dans cette deuxième section nous allons voir deux paragraphes respectifs dont le
premier concerne les principes et le deuxième essaie d’analyser les exceptions.

PARAGRAPHEI : LES PRINCIPES RELATIFS A LA RESPONSABILITE


PENALE
A-DEFINITION DE LA RESPONSABILITE PENALE ET LE PRINCIPE DE
LA PERSONNALITE DE LA RESPONSABILITE PENALE

1-Définition de la responsabilité pénale


La responsabilité pénale est une obligation de répondre de ses actes délictueux en
subissant des sanctions pénales dans les conditions et selon les formes prescrites par la loi.
C’est donc une obligation pour une personne impliquée dans une infraction d’en assumer les
conséquences pénales. Tous les individus auteurs d’un acte délictuel doit subir la sanction
relative à son acte. L’objectif c’est d’infliger la peine aux délinquants, les réprimés pour
intimider les autres à ne pas suivre leurs exemples. Le deuxième objectif est relatif aux
délinquants eux-mêmes, il faut réprimer les délinquants pour qu’ils ne deviennent pas
récidivistes. Dans un état de droit, pour maintenir l’ordre social, la responsabilité pénale est
un principe qui nécessite une application sans exception 10. En droit criminel, il existe
plusieurs principes de la responsabilité pénale.

2-le principe de personnalité de la responsabilité pénale


Il s’agit du principe selon lequel la responsabilité pénale est personnelle. D’après
ce principe, on fait langage que seule la personne qui commet l’infraction est la seule
responsable de son acte à l’exclusion des tiers extérieurs à cette infraction. Les tiers ne
doivent en aucune manière ni indirectement, ni directement supporter le point de la peine
infligée à l’auteur d’une infraction. En principe donc, seulement l’auteur, le coauteur et le
complice sont susceptible d’être responsable d’une infraction. Ainsi, si un individu est
impliqué d’être auteur d’une infraction, il est le seul qui peut en être déclaré responsable et le
seule qui devra subir la peine y afférente. D’après l’article 121-1 du code pénal : nul n’est
responsable pénalement que du fait de son fait personnel.11
10
Jean PRADEL, Droit pénal Général, 16é Edition », Cujas, Paris, 2006/2007, p.225
11
Art.121-1, Code pénal Malgache portant sur des personnes punissable, excusable ou responsable pour crime
ou pur délit
On de11
Maintenant, on va parler de principe selon lequel seule la personne physique est
susceptible d’être responsable pénalement ; on parlera également du principe
d’irresponsabilité pénale des mineurs.

B- LE PRINCIPE DE RESPONSABILITE PENALE UNIQUEMENT DE


PERSONNE PHYSIQUE ET LE PRINCIPE D’IRRESPONSABILITE
PENALE DE MINEUR

1-En principe seul la personne physique est responsable pénalement


Pour être responsable pénalement, il faut qu’il y ait commission d’un acte qualifié
d’infraction pénale. Et il n’y a que les êtres humains qui sont susceptibles de commettre un
acte punissable. Ni les animaux, ni les objets ne peuvent être responsables d’aucune infraction
par ce qu’ils n’ont, ni conscience, ni volonté. C’est la raison pour laquelle seul les personnes
physiques peuvent être responsables pénalement.
Ce principe veut nous montrer aussi que la personne dite personne morale est
exclue de la responsabilité pénale. Cela repose dans l’idée que la personne morale est dénuée
de la volonté personnelle qui est une cause de la commission d’une infraction pénale ; parce
qu’elle n’a ni conscience ni volonté comme nous l’avons dit précédemment.
L’irresponsabilité pénale de personne morale est aussi admise en raisons de l’incompatibilité
de l’infliction de la peine au groupement qui est en principe ne peut être infligé qu’au
personne physique à cause du principe de la personnalité de la peine. La personne morale ne
devrait pas aussi être sanctionnée pénalement car sanctionner une personne morale présente
d’inconvénient aux membres innocents qui n’ont rien avoir avec l’infraction commise 12.

2-En principe les mineurs sont exclus de la responsabilité pénale


Le mineur délinquant est en principe totalement irresponsable. Et cela par ce que
le législateur présume que la faculté de discernement de mineur est encore insuffisante. Il
présume aussi que l’infliction d’une peine à un mineur présente plus d’inconvénient que
d’avantage. Mais la présomption d’irresponsabilité est plus ou moins forte selon l’âge de
mineur.
En ce qui concerne le mineur moins de 13ans, il ne puisse jamais être condamné à
une peine mais qui est simplement soumis à une mesure éducative ou à des admonestations
paternelles. Il bénéficie de présomption absolue d’irresponsabilité pénale, donc seul les

12
Jean PRADEL, Droit pénal Général, 16ème, édition, Cujas, Paris, 2006/2007, p.80
On de12
mesures éducative leurs sont applicables suivant le cas (surveillance, assistance, éducation,
…)
Pour les mineurs de 13 à 16ans, ils bénéficient également d’une présomption
d’irresponsabilité pénale mais seulement cette présomption est simple ou relative. Pour le
mineur de cette catégorie d’âge donc, le juge est obligé de délibérer sur la responsabilité ou
l’irresponsabilité dudit mineur. Cela veut dire que selon le cas, les mineurs de cette catégorie
d’âge peuvent être responsables pénalement. Mais il appartient aux juges l’opportunité de
délibéré13.
Il existe encore deux autres principes relatifs à la responsabilité pénale que nous
allons voir ci-après.

C- LE PRINCIPE D’IRRESPONSABILITE DU FAIT DE LA DEMENCE ET


DE LA CONTRAINTE :

1-Le principe d’irresponsabilité pénale du fait de la démence


En principe la démence est une cause d’irresponsabilité pénale .Les déments sont
irresponsables pénalement par ce que l’infraction n’est pas imputable en leurs encontre du fait
de leur aliénation mentale. Mais il faut noter que pour être cause d’irresponsabilité pénale, la
démence doit remplir certaines conditions. Premièrement, la démence doit être contemporaine
à l’acte délictuel et doit être totale. Elle n’exonère donc pas la responsabilité pénale d’un
individu si elle est intervenue avant l’infraction ; c’est-à-dire que si au moment de la
commission de l’infraction, la démence n’est pas constatée. Mais le juge peut le retenir
comme une cause de diligence, cause de bénéfice de circonstance atténuante en faveur de
l’auteur de l’infraction.
Si la démence est postérieure à l’infraction, deux cas peuvent se présenter :
d’abord, si elle est intervenue avant le jugement, elle entraine la suspension de la poursuite,
mais n’arrête pas l’instruction (expertise, interrogation de complice, …). Ensuite, si elle est
intervenue après le jugement, elle ferra obstacle à l’exécution de peine de mort, peine
privative de liberté, peine d’emprisonnement et réclusion ; mais la peine privative de droit
civique reste appliquée.
Quant à la totalité de la démence, il appartient au juge de la constatée par divers
moyens possibles (par exemple, le recours à des experts).

2- Les principes d’irresponsabilité du fait de la contrainte


13
Voir annexe ??? pour de référence jurisprudentielle
On de13
L’article 64 du code pénale prévoit : qu’il n’y a ni crime ni délit lorsque le
prévenu était en état de démence au temps de l’action ou lorsqu’il a été contraint par une
force à la quelle il n’a pas pu résister.14
L’idée se repose sur le fait que si l’homme agit sous l’empire de
contrainte, sa volonté est donc supprimé par la force irrésistible. Il n’est plus qu’un instrument
passif.
Mais pour être cause d’irresponsabilité pénale, il faut que la contrainte remplie
certaines conditions : premièrement, il faut que la liberté de décision soit perdue face à la
force irrésistible. Deuxièmement, il est exigé qu’il n’y a pas de fautes antérieures à la
contrainte.
Par exemple, la cour de cassation Française a déclaré coupable de désertion un
marin empêché de regagné son navire avant le départ car il avait été arrêté par la police pour
ivresse publique. L’ivresse publique constitue donc une faute antérieure à la contrainte
physique qui est le fait de son arrestation.
A noter qu’il existe deux sortes de contrainte :
- D’abord la contrainte physique se reconnaît par l’existence de violence de tiers qui
empêche le gens à se comporter autrement que de commettre une infraction.
- Puis la contrainte morale qui est le fait d’une personne dont le comportement criminel
ou délictuel est sous la menace d’un tiers.
Par exemple un encaisseur qui a un revolver braqué sur lui et craignant de perdre
sa vie se dessaisie de sa sacoche plein d’argent.
Comme c’est l’exception qui confirme la règle, il est donc indispensable de parler
un peu des exceptions aux principes de la responsabilité pénale.

PARAGRAPHEII : LES EXCEPTIONS AUX PRINCIPES DE LA


RESPONSABILITE PENALE

A-LA RESPONSABILITE PENALE DU FAIT D’AUTRUI


La responsabilité pénale du fait d’autrui implique un individu qui n’est en aucun
cas participé matériellement, ni moralement à l’infraction mais se trouve responsable. On dit

14
Art. 64.3, Code Pénal Malgache, portant sur des personnes punissables, excusables ou responsables pour
crimes ou pour délit
On de14
qu’il se rend pénalement responsable d’un fait qui n’est pas légalement le sien. Pour mieux
éclaircir ce point, deux analyses vont être examinées.

1-La théorie de risque :


Cette théorie a été invoquée à la responsabilité patronale du fait des infractions
commises par ses préposées. La responsabilité pénale du chef de l’entreprise est susceptible
d’être engagée non par ce qu’il a effectivement commis une infraction mais en acceptant
d’être un chef d’entreprise, il a en même temps accepté tous les risques qu’implique cette
fonction.

2-La théorie de la faute :


Quant à cette deuxième théorie, l’employeur est tenu dans l’obligation de
surveiller ses préposées et de l’empêcher de contrevenir aux règlements dont il est
personnellement chargé d’assurer l’exécution. S’il n’a pas fait ses obligations, il est donc
responsable même pénalement de cette inobservation. C’est surtout à propos de contravention
qu’on voit très souvent la responsabilité pénale du fait d’autrui.
Malgré le principe qu’on vient de voir, on peut quand même engager la
responsabilité de mineur et de personne morale : ce sont encore des exceptions.

B-L’EXCEPTION AU PRINCIPE DE L’IRRESPONSABILITE PENALE DE


MINEUR ET LA RESPONSABILITE PENALE DE PERSONNE MORALE

1-Exception au principe de l’irresponsabilité pénale de mineur


Le mineur est susceptible d’être responsable pénalement. Rappelons que seul le
mineur moins de 13ans bénéficie de présomption absolue d’irresponsabilité pénale. Cela
suppose la possibilité de mettre en jeu la responsabilité pénale des autres mineurs, notamment
en cas de contravention.
Comme le cas des mineurs de 16 à 18ans, le tribunal pour enfant peut écarter par
décision motivée et spéciale l’excuse atténuante en l’encontre des mineurs de cette catégorie
d’âge. Cela revient à dire qu’on peut appliquer en l’encontre de cette catégorie de mineur une
sanction pénale. Ainsi, en cas de renvoi de l’affaire dont un mineur de cet âge à la cour
criminelle de mineur, ce dernier sera traité comme un majeur délinquant 15.

15
(Voir annexe pour une jurisprudence relative à ce cas)
On de15
Mais seulement, il faut noter que la peine infligée en l’encontre de mineur est
diminué, par ce que la peine de mort et la peine de travaux forcés à temps sont réduites à une
peine d’emprisonnement de 10 à 20ans.

2-La responsabilité pénale de la personne morale

Vu la multiplicité des activités et des relations fait pour le compte de cette


catégorie de personne, le législateur a envisagé d’étendre l’application de la responsabilité
pénale en l’encontre de personne morale. Cela est fait dans le but de protéger l’intérêt de la
société face à la multiplicité des infractions faite dans l’intérêt de personne morale.
A titre d’exemple en 1975 en France, plus précisément à Lion, après avoir fait
l’objet de 06 accidents meurtrier dans un mois 16, une société de transport appelé
TRANSLION se voit dans l’obligation d’arrêter ses activités après ordre de procureur général
de Lion pour non observation des règlements de transport. Après une enquête dirigée par la
police et le juge d’instruction dudit lieu, l’affaire a été en état d’être jugée car ils ont eu
suffisamment de preuve d’inculpation de Directeur de TRANSLION, qui n’a recruté que des
chauffeurs membres de sa famille et qui n’ont pas eu de permis de conduire. Ils ont été fait
l’usage de faux permis de conduire pour éviter de recruter autres chauffeurs expérimentés qui
lui coûtent très chers. Après son jugement, le directeur fut condamné à 5ans
d’emprisonnement et la société TRANSLION fut frappée d’interdiction définitive d’exercer
l’activité de transport.
Pour en terminer aux exceptions, parlons maintenant de dérogation au principe de
la personnalité de la responsabilité pénale.

C-DERROGATION AU PRINCIPE DE LA PERSONNALITE DE


LARESPONSABILITE PENALE: (la participation criminelle).
En pratique, il arrive souvent que plusieurs individus soient impliqués à des titres
divers dans une infraction. C’est très fréquent en matière de violence, de trafic délictueux, de
criminalité d’affaire, … C’est la participation criminelle. Pour mieux éclaircir ce qu’on entend
par participation, trois sortes de cas vont être examinés.

1-Participation par juxtaposition :


Dans ce cas, plusieurs individus participent à une acte, mais sans qu’il ne soit
entre eux une véritable attente préalable. Par exemple, disons des blessures sont causées en
16
Tribunal correctionnel de LION 04 Août 1975, D.1980.somm, p.100 in Gazette du Palais, 1965-1980
On de16
l’encontre d’une personne à l’occasion d’une activité dangereuse menée à plusieurs, sans que
l’on sache qui a porté le coup ou qui a porté le coup le plus grave. Dans le cas d’espèce,
l’application très stricte du principe de la responsabilité personnelle impliquerait
l’impossibilité de poursuivre les responsables de l’acte incriminé. Ainsi, dans la pratique, la
jurisprudence décide donc d’apprécier l’infraction dans sons ensemble : le fait que les
violences ont entrainé en l’encontre de victime des blessures, un délit ou un crime s’entend à
tout les participants. Même si l’un des participants a frappé la victime de telle sorte qu’il est,
on retient l’infraction à la charge de tous les participants 17, dès lors qu’il s’avère impossible de
savoir qui a fait quoi.

2-Participation par concertation


Il s’agit encore de dérogation au principe de responsabilité personnelle. Il se peut
que plusieurs infractions soient commis à plusieurs. En exécution d’un pacte conclu entre
malfaiteurs, il y a concertation entre eux. Cette concertation est cependant loin d’être
identique. Les membres du groupement criminel sont plus ou moins nombreux. Ils agissent
sur un plan d’égalité ou au contraire selon un principe de hiérarchie avec des cerveaux et des
exécutants (fournisseur des matériels, chauffeur, porte valise, …)
Le droit français tient compte de cette diversité toute en établissant une distinction
entre ce qu’on peut appeler la concertation simple qui correspond à la théorie juridique de la
complicité et la concertation renforcée qui évoque la notion plus sociologique de criminalité
organisée.18
Maintenant, après avoir vu le premier chapitre nous allons aborder directement
aborder dans le deuxième chapitre les conditions préalable à la responsabilité pénale
(section1) et la matérialisation de la responsabilité pénale (section2).

CHAPITREII: LES CONDITIONS PREALABLE A LA RESPONSABILITE PENAL ET


MATERIALISATION DE LA RESPONSABILITE PENALE
SECTION I : LES CONDITIONS PREALABLE A LA RESPONSABILITE
PENALE

17
LOMBROSO, « ETUDE DE CRIMINALITE », in revue de science criminelle etde droit pénal comparé, édition
Sirey, n°04, octobre-décembre, Paris 1976, p.105
18
«Op.cit. » p.107
On de17
Pour être responsable pénalement, il faut commettre un acte ou il faut qu’il y ait
existence de faitsource de dommage objet de la responsabilité pénale.

PARAGRAPHE-I : L’INFRACTION ET LE PREJUDICE


A-Infraction
Il faut qu’il y ait commission d’une infraction avant que la responsabilité soit
engagée. L’infraction est un acte ou omission violant une norme expressément écrite dans un
texte précis.19Quiconque commet une infraction est tenu d’être responsable pénalement de son
agissement. ROSSI a défini l’infraction comme la violation d’un devoir exigible aux
préjudices de la société ou d’individu.20 Donc, c’est toute action ou omission interdite par la
société sous la menace de la sanction pénale. Quelles sont alors les conditions d’existence
d’une infraction ?
Pour constater l’existence d’une infraction, il faut que l’agissement soit prévu
dans le texte. Cela au principe de la légalité des infractions et des peines. Il n’y a pas donc
d’infraction si l’acte n’est pas prévu dans le texte. Il est indispensable de préciser que
l’infraction n’est pas constituée sans la réunification de trois éléments qui s’appellent
éléments constitutifs de l’infraction.
Premièrement, l’élément légale de l’infraction : ce terme signifie que pour qu’un
acte soit punissable, il faut qu’il soit prévu et puni par un texte. Cela s’est exprimé par la
maxime « NULUM CRIMEN, NULLA POENA SINE LEGE » 21, ce qui veut dire qu’il n’y a
pas de crime, pas de peine sans texte de loi. L’infraction n’existe donc pas si le fait n’est pas
visé expressément par un texte. Ainsi, si le fait est bel et bien prévu dans un texte précis,
l’infraction est alors envisageable parce que sa constitution est encore conditionnée par des
autres éléments constitutifs (sans commission d’un acte, il n’y a pas infraction).
Deuxièmement, la constitution d’une infraction est aussi conditionnée par la
volonté de l’auteur d’un acte ou d’une omission. Est-ce qu’il y a volonté de commettre cet
acte ou omission ? Pour qu’une infraction soit ainsi juridiquement constituée, il ne suffit pas
que l’acte soit tenté ou commis mais il faut encore que cet acte a été l’œuvre de la volonté de
son auteur.
C’est la volonté qui constitue donc l’élément moral de l’infraction. L’élément
moral doit être existé pour qu’une infraction soit constituée. Parce qu’en absence de volonté,
en cas de force majeure par exemple, il n’y a pas infraction. Les infractions non

19
Lexique du terme juridique, 16é Edition, Dalloz, 2007, p.
20
J-C, WEINBERGER, JAKUBOWICZ, (P), ROBERT (P), “société et gravité des infractions”, in Revue de science
criminelle et de droit pénal comparé, Edition Sirey, n°4, octobre-décembre, Paris 1976, p.65
21
MAXIME, principe généraux de droit
On de18
intentionnelles dont l’élément moral est une simple faute comme le cas d’infraction
d’imprudence, de négligence, et la plupart des contraventions de police sont punissables mais
la punition est mois sévère. En absence de volonté coupable, certaines infractions sont
constituées mais la peine infligée est moins sévère.
Le troisième élément très important pour qu’une infraction soit constituée est
l’élément matériel de l’infraction22. Le droit pénal en protégeant la société ne réprime pas les
simples idées criminelles sans avoir passé à la commission de l’acte, car elles ne troublent pas
l’ordre public. C’est le principe de l’impunité de criminalité intellectuelle. Sans la
commission de l’acte, il n’y a donc pas infraction. Les simples fautes pénales sont à ne pas
confondre avec l’intention coupable. Dans le premier cas on parle de la maladresse,
d’imprudence et d’inattention qui engage la responsabilité pénale mais la peine infligée est
plus douce.
En effet, en présence de trois éléments qu’on vient de voir ci précédent
l’infraction est belle et bien constituée. Mais, l’engagement de la responsabilité pénale est
conditionné par la survenance d’une autre chose. C’est l’existence de préjudice réel.
Appart l’infraction, pour être responsable pénalement, il faut que l’infraction
apporte de préjudice à autrui.

B- Le préjudice
On ne conçoit pas la responsabilité pénale sans préjudice occasionné à un tiers. Il
faut qu’il y ait une victime réellement atteinte dans sa vie, dans son intégrité physique pour
qu’il y ait responsabilité pénale. 23Puisqu’on parle de la responsabilité, le préjudice est donc
étendu plus largement par ce que le droit pénal met l’accent sur le délinquant. C'est-à-dire sur
une personne chargée d’un potentiel de nuisance et de dangerosité. Ainsi, si un agent n’a lésé
personne par un acte déterminé, rien ne dit que par réitération de son geste, il ne fera pas de
victime effective. C’est la raisons pour laquelle le droit pénal adopte une conception très large
du préjudice dans la structure de l’infraction. D’où la qualification disant que le préjudice peut
être effectif ou seulement en germe.
1. Le préjudice effectif
Il faut qu’il y ait préjudice réel pour que la responsabilité pénale d’un auteur d’une
infraction soit engagée. Dans le cas de certain délit, la réalité du préjudice ne pose aucun
problème. C’est le cas par exemple de l’homicide que se soit volontaire ou par imprudence, le

22
Jean PRADEL, Droit pénal Général , 16é édition, Cujas, Paris, 2006/2007, p.203
23
« op.cit » p.207
On de19
cas de coups et blessure volontaire, le cas du vol, …Mais il est à noter que l’insignifiance du
préjudice n’est pas de nature à exclure l’incrimination.
En outre, la quantité du préjudice est souvent prise en considération par la loi
pour déterminer la peine (si les préjudices sont énormes, la peine augmente en fonction de
cette énormité du préjudice. Par exemple, dans le code pénale, même si on parle de même
coups et blessure volontaire, la peine y afférente n’est pas équivalent si le dit coups et blessure
volontaire entraine l’incapacité de travail ou non ; et la peine augmente aussi quant au parle
uniquement de l’incapacité de travail selon le nombre de jours ou mois ou même année de
l’incapacité. 24Et cette prise en considération du dommage est plus souvent directe.

2. Le préjudice en germe
Le préjudice est en germe dans le cas où l’agent n’a pas crée de dommage effectif
chez une personne déterminée. Il n’en reste pas moins que l’individu ayant agi est dangereux
en ce qu’il pourra crée un tel dommage une autre fois. Ce sont le cas de tentative punissable,
de l’infraction formelle qui se consomme indépendamment du préjudice et le cas de
l’infraction d’obstacle.
L’infraction formelle est celle dans laquelle la loi incrimine un procédé sans
s’inquiété de suite : c’est le cas de l’attentat, le délit de mise en péril et l’empoisonnement. 25
Quant à l’infraction d’obstacle, il s’agit de l’incrimination de comportement
dangereux mais sans conséquence dommageable. L’incrimination repose ici sur le souci
d’éviter la survenance éventuelle de dommage produit par le comportement dangereux.
L’infraction et le préjudice ne suffisent pas encore pour engager la responsabilité
pénale de quelqu’un par ce qu’il faut encore qu’il soit coupable et que l’infraction lui est
imputable.
PARAGRAPHE-II : LA CULPABILITE ET L’IMPUTABILITE
A- La culpabilité
La culpabilité vient du mot coupable qui veut dire fautif. On peut donc envisager
la responsabilité pénale si l’agent est coupable par ce que la responsabilité pénale repose sur
la culpabilité. Elle peut se définir comme la situation d’une personne qui se voit reproché
l’élément morale de l’infraction, soit à titre de l’intention, soit à titre de non intention 26. Pour
déterminer donc la culpabilité de l’agent, il faut savoir qu’il y a eu intention coupable ou non.
Et si l’intension coupable existe, la responsabilité de l’agent est sans doute engagée.
24
Art.222.19 et 625.2, CPM, portant sur la résistance, désobéissance et autres manquement envers l’autorité
publique
25
Lexique du terme juridique, 16é Edition, Dalloz, 2007, p.
26
Jean PRADEL, Droit pénal General, 16é édition, Cujas, Paris, 2006/2007, p215
On de20
Ainsi, en cas de meurtre par exemple, la culpabilité repose sur l’intention de
donner la mort. Si cette intention n’existe pas, il n’y a pas meurtre mais seulement coups
mortel qui engage toujours la responsabilité pénale de son auteur mais la peine est moins
sévère.
L’intention coupable joue donc un rôle de grande ampleur pour déterminer si
l’agent est responsable ou non d’une infraction. Dans le code pénal, il est clair que le terme
frauduleusement, volontairement, sciemment joue un rôle très important par ce que c’est dans
ces cas que l’agent a voulu l’acte incriminé. Donc sa responsabilité est totalement engagée.

1- Difficulté dans la pratique de trouver le vrai coupable


:
Dans la pratique, il y a de cas des infractions sur laquelle il est très difficile de
déterminer la personne coupable. Ce cas se présente souvent dans la question où il y a des
variétés des actes susceptibles d’être tenus comme cause du préjudice. La question est donc de
savoir lesquels parmi ces variétés des actes est le vrai cause de l’infraction ?
Par exemple, une jeune dame se promener en ville accompagnée de son chien au
mépris de règlement en vigueur en France. Au abord d’un carrefour, le chien s’en laisse
effrayer par le geste brutal d’un ivre homme à son égard traverse brusquement la route et
surprend un conducteur de moto qui roule à maximum vitesse malgré la limitation de vitesse,
donne un brusque coup de volant et renverse un enfant qui joue sur la chaussé27.
Cette enfant a été décédée à l’hôpital de suite d’un soin anormal à une opération
effectuée par un chirurgien. Dans cet exemple, on est en présence des enchainements des
causes du décès de l’enfant. On relève la faute de la jeune dame, le fait d’ivre homme, le fait
du chien, la faute de conducteur de moto, même la faute de la victime qui a joué sur la
chaussé et peut être la faute de chirurgien28.

2-Modes de détermination du coupable:


a) Conception libre et restrictive:

27
Cours de Monsieur RASAMITIANA Ladislas, Op ; Cit
28
????? Paris du 30 sept.1955, Dalloz 1956, p.54, in Gazette du Palais 1920-1965
On de21
D’après la conception libre, c’est la faute en absence de laquelle le dommage n’est pas
produit est retenue comme cause du décès de l’enfant. Donc c’est la faute de jeune dame qui
se promener en ville accompagner de son chien qui viol le règlement.
Or, selon la conception restrictive, c’est la causalité immédiate qui doit être prise
pour préciser dans un tel cas la faute qui doit être retenue. C’est donc la faute le plus proche
en relation directe et immédiate du dommage. Ainsi, c’est la faute de chirurgien est donc
retenue.

b) Causalité dynamique et adéquate:


Prenons un autre exemple pour mieux illustrer ces points : Un homme a
occasionné imprudemment une blessure à X qui est cardiaque. X est morte après quelque
temps. Est-ce la blessure ou son état de santé qui est la cause de sa mort ? D’après la causalité
dynamique, c’est sa blessure qui a occasionnée la mort de X. Celui qui a causé sa blessure est
donc tenue être responsable de sa mort. Par ce que l’état de santé de X n’est qu’une cause
statique de sa mort29.
En fin, selon la théorie de la causalité adéquate qui est une théorie Allemande de
l’état adéquat, elle démontre que c’est à partir du dommage que la condition sine qua non est
établie et n’écarte que celle qui n’était pas en elle-même normalement adaptée à la production
de résultat dommageable.
Par exemple, un mécanicien qui se charge de réparer un avion néglige de réparer
une pièce essentielle. L’avion est ensuite partie en vol en état anormal. Un pilote optimiste
continu le vol alors qu’il est encore possible de s’atterrir immédiatement pour éviter
l’écrasement. L’avion s’explose après. Qui est donc le responsable de l’écrasement, le pilote
ou bien le mécanicien ?
Et d’après la causalité adéquate c’est la négligence du mécanicien qui a
occasionne l’écrasement30.
Qu’en est- il le cas de l’imputabilité ?

B -L’imputabilité :
Pour être responsable pénalement il faut que la faute commise soit imputable à
l’auteur de l’infraction. L’imputabilité apparait comme le noyau dur, irréductible sans lequel

29
Criminelle 30 Juillet 1932, JSP 132, Partie II, p ; 18, in Gazette du Palais 1920-1965

30
Criminelle 13Nov ; 1927, SIREY 1928, partie I, p.191, in Gazette du Palais 1920-1965
On de22
il n’y a pas faute, donc pas de responsabilité. En effet, l’infraction est avant tout une action
humaine imputable. Selon la doctrine, l’imputabilité est une volonté libre et une intelligence
lucide.
Cela veut dire que toute infraction suppose que son auteur ait agi avec intelligence
et volonté. Ainsi, on affirme que conformément aux principes généraux du droit, il faut que le
prévenu ait compris et voulu son acte pour qu’il y ait responsabilité pénale.
Pour qu’une faute soit imputable à son auteur, il faut qu’au moment de la
commission de l’acte, son auteur a eu la capacité de discernement, libre et avoir la
connaissance de l’acte.

1-la capacité de discernement :


C’est la faculté de comprendre la portée de ses actes. Elle conditionne la
responsabilité pénale ou non de l’auteur d’un acte incriminé. Si on agi sans la faculté de
comprendre son acte, on est irresponsable pénalement. C’est le cas par exemple de mineur de
moins de 16ans.

2-la liberté d’agir :


Il s’agit de la volonté libre de commettre une infraction. Si on commet un acte
incriminé sous l’empire de contrainte, l’acte ne lui est pas imputable voir sa responsabilité
pénale non engagé31.

3-la connaissance de la nature de l’acte :


La connaissance de la nature de l’acte est obligatoire pour qu’il y ait imputabilité.
Cela suppose le fait que l’acte qu’on est en train de commettre constitue une infraction. Mais
cette connaissance peut être supprimée par l’erreur. Mais seulement l’erreur de fait qui est
admise. Par exemple, en cas de détournement de mineur, le fait pour le prévenu de se tromper
sur le corps d’une fille qu’il croit déjà majeur à cause de son gabarit, alors qu’en réalité elle
est encore mineure, constitue une erreur de faite qui fait l’objet de bénéfice de réduction de la
peine. Quant à l’erreur de droit elle n’a pas d’influence sur la responsabilité car en
principe : « Nul n’est censé ignoré la loi ».32
Dans la deuxième section qu’on va voir ci après nous allons savoir comment la
responsabilité pénale se matérialise.

31
Comme nous l’avons vu ci précédemment : principe relatif à la responsabilité pénale, « e»

32
Principe généraux du droit
On de23
SECTION II : MATERIALISATION DE LA RESPONSABILITE PENALE

PARAGRAPHE I: LES PERSONNES SUCEPTIBLE D’ETRE RESPONSABLES


PENALEMENT
Du seul fait que l’infraction a été matériellement commise, tentée ou consommée,
les délinquants ne peuvent pas échapper à la sanction pénale. Mais la question est de savoir
quel genre de personne peut être délinquant ? Signalons que personne ne peut être condamnée
à une peine que si elle est pénalement responsable.

A - LES PARTICIPANTS PRINCIPAUX


Il s’agit de l’auteur de l’infraction dont l’auteur matériel, l’auteur intellectuel et le
coauteur.
1-L’auteur matériel :
C’est celui qui a exécuté matériellement l’infraction ou celui qui a commencé
l’exécution. Ainsi celui qui a tiré le coup de feu ou qui a donné le coup de poignard ou
l’individu qui a ouvert le coffre fort et en a soustraire l’argent. Du moment où il accomplit
lui-même les actes matériels de l’infraction, il est l’auteur matériel.

2-L’auteur intellectuel :
C’est celui qui n’a pas accompli lui-même l’acte matériel constitutif de
l’infraction mais qui a été la cause intellectuelle de la commission de celle-ci : ou l’appel
l’instigateur.
Au terme de l’article 60 du CPM, premièrement, l’instigateur est considéré
comme un complice de l’infraction. Mais ce principe a une exception car dans certaine cas le
code pénal considère comme auteur matériel ou coauteur quelqu’un qui n’a pas accompli
l’acte matériel mais en a été l’instigateur.
C’est ainsi qu’on déclare personnellement coupable d’un enlèvement de mineur
non seulement celui qui par force ou violence a enlevé lui-même l’enfant mais aussi celui qui
l’a fait enlevé. Et dans certaines hypothèses notamment dans le cas d’enlèvement de mineur et
certainement à cause de la gravité de fait incriminé, l’auteur moral est traité comme un auteur
matériel.

3-Le coauteur

On de24
Il est comme l’auteur matériel, qui personnellement accomplit les actes matériels
constitutifs de l’infraction. Mais parce qu’il les a accomplis avec un ou plusieurs individus
(qui accomplissent l’acte constitutif de l’infraction en groupe), on les appelle coauteurs Par
définition, le coauteur est un auteur matériel, il a joué un rôle dont l’importance est égale à
celle de l’activité de l’auteur matériel.
Il arrive souvent que la réalisation d’une infraction est l’œuvre de participation
des autres personnes à part le participant principal : ce sont les participants secondaires.

B- LES PARTICIPANTS SECONDAIRES


Il regroupe les complices, les receleurs et les comparses dont la responsabilité
pénale est obligatoirement engagée si les actes principaux sont constitutifs de l’infraction.

1-Le complice
L’infraction peut être le fait des plusieurs individus. Toutes les personnes qui ont
pris ou qui ont agi d’une façon principale ou directe à l’exécution matérielle de l’infraction
constituent des auteurs ou des coauteurs. En revanche, ce qui n’ont fait qu’aider l’auteur ou le
coauteur dans la préparation ou dans l’exécution matériel de l’infraction, mais qui ne s’y sont
associés que d’une façon incidente ou accessoire ne sont que des complices. L’article 60 du
CPM énumère les éléments constitutifs de complicité : L’INSTIGATION, FOURNITURE
DES MOYENS, AIDE ET ASSISTANCE33.

2-Le receleur
Il joue dans l’infraction un rôle particulier. Il se borne à accepter après la
commission de l’infraction de cacher ou de dissimiler soit le protagoniste de l’infraction pour
soustraire les recherches. (Recherche de malfaiteur), soit le produit de l’infraction et soit le
trace le plus compromettante de l’infraction, par exemple, rejet de cadavre.
Les mobiles auquel obéi le receleur sont variables, ou bien le receleur ont en
cherchant à soustraire le coupable à la peine dont il est menacé obéi à un sentiment de simple
humaniste. Ou bien il cherche à assurer au coupable et à partager avec lui le bénéfice illicite
de l’infraction. Mais il faut remarquer que les mobiles, quelque soit leur noblesse, ne justifient
pas les infractions.

33
Art.60, Code Pénal Malgache, portant sur des personnes punissables, excusables ou responsables pour crimes
ou délit

On de25
Le recel de malfaiteur consiste à recevoir sciemment chez soi les malfaiteurs.
D’après le code pénal, le recel des malfaiteurs est tantôt un cas de complicité ; par exemple, le
recel d’auteur de crime ou délit contre la sureté de l’Etat.
Quant au recel de chose, il consiste à cacher sciemment en tout ou en partie des
choses enlevées, détournées ou obtenus à l’aide d’un crime ou délit.

3-Le comparse
La participation à un crime ou à un délit ne constitue pas toujours un acte de
complicité punissable. Il faut en effet que cette participation ait pris l’une des formes que l’art
60 de notre code pénal énumère limitativement. Par conséquent, dès l’instant où un individu a
participé à une infraction d’une manière autre que celle prévu par l’article 60 du CPM, cet
individu est un simple comparse. Il est compromis en fait dans l’infraction puisqu’il y ait
participé indirectement.
Si les responsables d’une infraction sont alors déterminés, pour que la
responsabilité se matérialise, il faut appliquer des sanctions en leurs encontre. Mais la
question est de savoir de quelle peine s’agit- il ? C’est l’œuvre de notre deuxième paragraphe.

PARAGRAPHE II : LES PEINES APLICABLE AUX DELINQUANTS

Il faut savoir avant tout que la règle générale commune à toutes les sanctions
« c’est l’individualisation ou adaptation de la sanction à chaque délinquant en fonction de son
acte, de son tempérament, des ses chances de réinsertion, de son degré de professionnalité
criminels ».34
La responsabilité pénale se matérialise par l’infliction de la peine à l’auteur de
l’infraction et à tous qui ont contribué volontairement de quelle manière qu’il soit à la
commission de l’infraction.
Dans les paragraphes que nous allons voir ultérieurement, nous allons parler par
hiérarchie les peines susceptibles d’être infligées aux responsables pénalement.

A-LES PEINES CRIMINELLES


Cette partie regroupe les peines criminelles de droit commun et les peines
criminelles politique.
1-Les peines criminelles de droit commun

34
E. Magenaut et CARBONIER, contrôle de détention et exécution de peine, 1ère édition, Sirey, paris, 1989, p.98
On de26
Il faut remarquer avant tout qu’avant la colonisation, la peine de mort existait à
Madagascar selon le code de 305 article et pendant la colonisation dans le code pénal Français
de 1810 ayant été appliqué à Madagascar. De ce fait, la peine de mort fut souvent prononcée
pour servir d’exemple et la plupart des condamnés furent effectivement exécutée. Mais,
lorsque Madagascar accède son indépendance, le châtiment fut parfois prononcer, mais
aucune exécution n’est intervenue.

a- Les travaux forcés


C’est une peine criminelle temporaire ou perpétuelle. Cela veut dire qu’ils
peuvent être à perpétuité ou à temps. La durée de travaux forcés à temps est fixée par l’art 14
de notre code pénal à 5ans minimum et 20 ans au maximum 35. Au terme de l’art 15 de ce
même code pénal, les hommes condamnés aux travaux forcés seront employés aux travaux le
plus pénible36.
b- La peine de réclusion
Elle est une peine criminelle de droit commun, perpétuelle ou temporaire de
trente, vingt, quinze ans au plus, dont l’objet est la préservation de liberté du condamné. Elle
se présente comme une mesure d’élimination temporaire de l’individu dangereux. Au terme
de l’art 17 du CPM, tout individu de l’un ou de l’autre sexe condamné à la peine de réclusion
sera enfermé dans une maison de force et employé dans des travaux dont les produits pourront
être appliqués à son profit37. Ainsi qu’il sera réglé par le gouvernement.

c-La dégradation civique


C’est une peine au titre de laquelle un condamné est destitué et exclu de toutes
fonctions, ou emplois publics, et privé de tous ses droits civiques et politiques, ainsi que de
certains droit de famille. Elle entraine donc l’exclusion de fonction civique dont la privation
de droit civique et politique, la capacité d’être témoins, d’être tuteur ou la capacité d’être fait
partie du conseil de famille et interdiction de profession d’enseignant.

2-Les peines criminelles politiques (Art 87,89 du CPM)

Ces peines sanctionnent particulièrement les attentats et les complots contre le


gouvernement, contre la sureté de l’Etat et contre la constitution. Ce sont des peines à
caractère politique.
35
Art.14,Code pénal Malgache portant sur des peines en matière criminelle, correctionnelle et de leurs effets
36
« «Op.cit », Art.15
37
« Op.cit », Art 17
On de27
a- La déportation
Elle constitue la sanction normalement prévue contre les auteurs d’attentat et le
complot contre le gouvernement. Ainsi, l’article 17 du code pénale malgache parle que : « la
peine de déportation consistera à être transportée et à demeurer à perpétuité dans un lieu
déterminé par la loi le condamné. Tant qu’il n’aura pas été établi de lieu de déportation, le
condamné subira à perpétuité la peine de détention dans une maison de force.»

b- La détention
Selon l’art 20 du code pénal malgache : « Quiconque aura été condamné à la
détention sera enfermé dans l’une des forteresses, situées sur la territoire de la République,
qui auront été déterminées par un décret du Président de la République tenu dans la forme des
règlements d’administration publique.
Il communique avec les personnes placées à l’intérieur du lieu de la détention ou
avec celles du dehors, conformément aux règlements de police établis par un décret du
Président de la République »38.
La détention est aussi une peine qui peut être infligée aux bannis dont la durée de
bannissement n’est pas encore expirée s’il se trouve déjà rentré au pays.
Ainsi l’article 33 du CPM affirme que :
« Si le banni, avant l’expiration de sa peine, rentre sur le
territoire de la république, il sera sur la seule preuve de son identité,
condamné à la détention pour un temps au moins égal à celui qui
restait à courir jusqu’à l’expiration du bannissement et qui ne pourra
excéder le double de ce temps»39.

c –Le bannissement (Abrogé implicitement du fait de l’Independence).

C’est une peine criminelle infamante, consistant dans l’interdiction de résider au


territoire Malgache. Il consiste donc d’en exiger hors territoire de la république sous l’ordre
de gouvernement. Après les peines criminelles, il existe encore ce qu’on entend par les peines
correctionnelles

B-LES PEINES CORRECTIONNELLE

38
« op.cit », Art .20
39
« op.cit , Art.33
On de28
Ce sont des peines infligées aux délinquants primaires.

1. L’emprisonnement correctionnel à temps

Selon l’article 40 du code pénal malgache : « La durée de la peine de


l’emprisonnement sera de un mois à 10 ans. Sauf le cas de récidives où la loi aura déterminé
d’autre limite »40. L’emprisonnement est une peine privative de liberté, de nature
correctionnelle, qui consiste dans l’incarcération du condamné, pendant un temps fixé par le
juge dans les limites prévus par la loi.

2. Interdiction à temps de certains droit civiques, droit de la famille et de certains droits


civils.

Il s’agit d’une sorte de diminutif de la dégradation civique. La liste de l’article 42


de notre code pénal comprend le droit civil, le droit civique et le droit de famille. Mais la
juridiction répressive a la possibilité de n’interdire que certains de ces droits. D’autre part,
cette interdiction est temporaire. En général l’interdiction est de 5 à 10 ans.
Exceptionnellement supérieur ou égale à 20 ans en matière de proxénétisme.

2- Amende correctionnelle

C’est une peine pécuniaire obligeant le condamné à verser une certaine somme
d’argent au trésor public. L’amende pénale est à distinguer de l’amende fiscale, laquelle est à
la fois une peine et une mesure de réparation destinée à récupérer le somme dont le fisc a pu
être privé. Le taux de cette amende est variable : le minimum est fixé en principe à 25000F.

Rappelons que dans la première partie nous avons parlé de la responsabilité


pénale dans laquelle nous avons vu les raisons de la mise en place de système répressif pour
pouvoir engager la responsabilité pénale des agents qui agissent au mépris de la société en fin
de garantir la liberté et la sécurité publique ; du principe relatif à la responsabilité pénale avec
quelques exceptions. Et puis, on a parlé de toutes sortes des délinquants et de la
matérialisation de la responsabilité pénale tout en voyant les différentes sortes des peines
susceptibles d’être infliger aux délinquants.

40
« Op.cit », art.40
On de29
Tout de suite, entrons directement à la deuxième partie qui s’intitule les
principales causes d’impunité.

On de30
PARTIE-II :

LES PRINCIPALES CAUSES D’IMPUNITE

On de31
Dans cette deuxième partie, nous allons essayer de montrer les causes légales,
jurisprudentielles et autres causes particulières d’irresponsabilité pénale. L’intérêt de cette
partie se rapporte sur la démonstration des raisons d’impunité des certaines personnes, malgré
l’infraction qu’ils ont commis, pour que les citoyens s’en rendent compte afin d’éviter les
doutes sur l’impartialité du tribunal.
Il s’agit des faits justificatifs que se soit faits justificatifs légaux ou
jurisprudentiels, des immunités que se soit parlementaires ou diplomatiques et d’excuse
absolutoire41.

Chapitre I : LES FAIT JUSTIFICATIFS LEGAUX

Les faits justificatifs légaux sont des causes objectives de non responsabilité
pénale. Ils sont limitativement prévus par la loi. Parmi ces causes objectives, on cite l’ordre de
la loi et le commandement de l’autorité légitime.

Dans la section première nous allons aborder ce qu’on entend par ordre de la loi

SECTION 1 : L’ORDRE DE LA LOI ET LE COMMANDEMENT DE


L’AUTORITE LEGITIME
Paragraphe 1 : L’ORDRE DELA LOI
Il s’agit de sorte des exigences posées expressément par la loi par le biais des
textes.
Au terme de l’art 321 du code pénal : « Il n’y a ni crime, ni délit lorsque
l’homicide, la blessure et le coup étaient ordonner par la loi…. »42.

A-L’ORDRE DELA LOI PROPREMENT DITE


L’ordre de la loi est capable a lui seul de justifier l’infraction lorsqu’il s’adresse
directement à l’agent ou lorsque l’agent ne soumis à aucune autorité hiérarchique. Ainsi à titre
d’exemple :
« Les médecins, les chirurgiens, ainsi que les pharmaciens, les sages- femmes et
tout autre dépositaire par état ou profession ou par fonction temporaire ou permanente qui
sont tenus au secret professionnel ne sont pas coupable de violation de ce secret dont l’article

41
cf. : Annexe I
42
Cf Art 321 du code pénal malgache
On de32
378 du code pénale affirme en cas de déclaration de certaines maladies contagieuses par ce
que la loi les ordonne à le faire »43.
Un juge d’instruction peut de lui-même discerner un mandat de dépôt ou d’arrêt
contre un individu sans commettre un délit d’arrestation arbitraire s’il estime que c’est
nécessaire pour mieux assurer la fonction d’instruction et pour assurer la protection de la
société44. En cas de délit flagrant par exemple, le juge d’instruction peut ordonner la saisie de
délinquant et peut discerner un mandat de dépôt contre lui par ce que la loi recommande cette
attitude.
En revanche, en présence d’une exécution indirecte c'est-à-dire si l’agent n’est
autorisé à agir en vertu d’un acte formel délivré par son supérieur hiérarchique, l’auteur de cet
acte ne permet pas retenir un fait justificatif. Par exemple, L’officier de police judiciaire peut
accomplir des actes de police judiciaire tel le pouvoir de procéder à des perquisitions. S’il agit
sans mandat, il est coupable du délit d’arrestation arbitraire et de violation de domicile à
moins que l’infraction ne soit flagrante.
Le bourreau qui exécute un condamné à mort sur l’ordre des autorités judiciaires
qui représentent la loi ne commettent pas un meurtre. Le bourreau ne fait qu’exécuter l’ordre
de la loi même s’il agi volontairement en donnant la mort de supposé condamné à mort.
La déclaration universelle de droit de l’homme nous donne de confirmation en
matière d’obéissance exigée envers la loi car la loi n’a d’autre priorité que rendre la justice.
Ainsi, elle affirme : Nul Homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que danse le cas
déterminé par la loi, et selon le forme qu’elle a prescrite 45. Ceux qui sollicitent, expédient,
exécutent des ordres arbitraires, doivent être punis et tous citoyens appelés ou saisis en vertu
de la loi, doit obéir à l’instant. Dans le cas contraire, il se rend coupable par la résistance.
A part l’ordre de la loi proprement dite, il se trouve parfois que certains ordres et
permissions administratives sont assimilés à l’ordre de la loi.

B-CERTAINES PERMISSIONS ET ORDRES ASSIMILES A L’ORDRE DE


LA LOI
Le simple permis de la loi est assimilé à l’ordre de la loi. Ainsi l’agent de la force
publique, le simple particulier qui en cas de crime ou délit flagrant qui compte saisir lui-
même le coupable et le conduit devant l’OPJ le plus proche ne sera pas coupable de délit

43
Art.321, Code Pénal Malgache, portant sur les calomnies, injures et révélations des secrets
44
E. Magenaut et CARBONIER, contrôle de détention et exécution de peine, 1ère édition, Sirey, Paris, 1989, p.21
45
Convention sur la déclaration universelle de droit de l’homme, recueil de texte CONSTITUTIONNEL,
LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE de La République Malgache, Art.07
On de33
d’atteinte à la liberté individuelle par ce que la loi permet cette attitude. La simple permission
de la loi est donc assimilable à l’ordre de la loi.
Il en est de même le cas d’un médecin qui déclare un avortement criminel. Ce
médecin n’est pas coupable de violation de secret professionnel par ce que la loi permet
toujours la déclaration de crime et cette simple permission est assimiler à l’ordre de la loi.
La jurisprudence répressive assimile encore à l’ordre de la loi, la permission
donnée par la coutume ou la permission coutumière. Et c’est par cette autorisation que la
jurisprudence justifie le châtiment que les parents infligent à leurs enfants indocile et la
correction manuelle donnée par un instituteur.
C’est également sur cette idée d’assimilation qu’on justifie les blessures causées
aux sportifs en pratiquant de sport collectif vu qu’elles sont conformes aux règles de jeu.
C’est encore sur l’autorisation de la coutume que se fonde la justification de la mort et des
infirmités provoqué par une opération chirurgicale exécuté par le précepte de l’acte de la
chirurgie.

NB : Il faut bien noter que l’autorisation administrative ne peut pas assimiler à


l’ordre de la loi, par ce que la jurisprudence répressive refuse cette assimilation. Ainsi, à ce
sujet une affaire jurisprudentielle célèbre qu’on appelle affaire STALINON peut nous illustrer
ce sujet : Il s’agit d’un médecin qui a fait une expérience sur la fabrication de médicament.
Dans le but de faire une expérience sur le médicament le médecin fabriquant a
vendu le médicament à des patients malade mais avec autorisation administrative. Ce
médicament a fait de nombreuse victime. Poursuivi devant la justice pour homicide, le
médecin s’est retranché derrière l’autorisation administrative.
La jurisprudence répressive a pourtant refusé d’assimiler l’autorisation
administrative à l’ordre de la loi. En effet, le tribunal criminel de SINEY a prononcé coupable
de fait qui lui son reproché le médecin fabriquant de médicament malgré l’autorisation
administrative46.

Ci précédemment nous avons parlé que si l’acte incriminer est ordonner par la loi,
l’infraction n’existe pas, donc pas de responsabilité pénale. Qu’en est-il si l’acte incriminé a
été commandé par une autorité légitime.

46
Tribunal criminel de SINEY, SINEY PARTIE I, p.137, portant sur les causes objectives de non responsabilité
pénale
On de34
Parlants toujours de fait justificatif légaux il en existe encore deux autres, mais
parlons d’abord de commandement de l’autorité légitime

Paragraphe02 : COMMANDEMENT DE L’AUTORITE LEGITIME

I-LA NOTION DE L’AUTORITE LEGITIME

Concernant cette autorité légitime, la jurisprudence pose des exigences : cette


autorité doit être publique, civile et non privé.

Par exemple : autorité de père sur son enfant ou du patron sur son employeur.

D’autre part, cette autorité doit être légitime, c'est-à-dire avoir reçu une investiture régulière.
L’ordre donné par l’autorité qui n’estpas régulièrement investigué ne vaudrait pas fait
justificatif.

Exemple d’autorité légitime : le maire de la commune, le chef de région, le


ministre, …
Toute infraction sous leur commandement est obligatoirement justifié. [cf.
Annexe III]
Cependant cette solution rigoureuse reçoit l’incorrectif par le jeu de la théorie de
l’apparence. C’est à dire un commandement émanant d’une autorité illégitime est considéré
comme constitutif d’un fait justificatif si ladite autorité présente toute les apparences de la
légitimité et que l’agent quia exécuté l’ordre s’est contenté d’obéir 47.
Et il faut noter aussi que l’obéissance hiérarchique considère que dans certain cas,
si l’ordre de commettre un acte qui constitue une infraction est donné par une autorité
hiérarchiquement compétente, il n’est pas possible de prononcer une peine contre celui qui a
obéi. C’est le cas des actes attentatoire à la liberté individuelle 48.Mais dans la pratique il se
trouve souvent qu’on est en face de commandement illégale, alors que ce commandement
peut émaner d’une autorité hiérarchiquement supérieur que celui qui a reçu l’ordre.

II-PROBLEME DE COMMANDEMENT ILLEGALE

47
Xavier LAMAYRE, L’élément injuste de l’infraction ,2ème édition, Dalloz, Paris 2001, p.35
48
«0p cit », p.47

On de35
La question qui se pose c’est : que doit-on décider si l’autorité légitime donne un
commandement illégal ?

1-La loi décide à ce sujet dans les articles 114 et 90 de l’ancien code pénal
Malgache que le commandement illégal de l’autorité légitime ne vaut pas fait justificatif.
Mais du moins une excuse absolutoire qui a pour effet exemption de peine à l’agent qui a
exécuté l’ordre illégale. Mais la peine restera toujours appliquer à celui qui a donné l’ordre.
L’exemption de la peine en cas d’excuse absolutoire est admis pour de raison de
politique criminel et d’utilité sociale. Par ce que les excuses absolutoires d’une manière
générale sont des circonstances limitativement prévu par la loi et qui assure l’impunité à
l’auteur d’une infraction jugée normalement coupable49.

A titre d’exemple : Peut être bénéficière d’excuse absolutoire, un agent qui


dénonce un crime ou délit qu’il réalise en tant que auteur principale ou complice avec des
amis.
L’absolution n’est que sur la peine, mais laisse subsiste les mesures de suretés.
Le bénéficière de cette excuse va bénéficier d’une exemption des peines mais sa
responsabilité pénale soit engagée car la faute existe toujours malgré l’exemption de peine
pour de raison politique criminelle et d’utilité sociale.

2-Quand à la théorie de l’obéissance passive, l’exécution d’un ordre même


illégale est toujours une cause de justification par ce que dans toute circonstance l’inferieur
est tenu d’obéir envers son supérieur et doit exécuter ses ordres sans pouvoir les appréciées ni
les discutées.

Toutefois, il n’y a pas des faits justificatifs si l’ordre est absolument étranger aux
fonctions dévolues à l’inferieur et au supérieur.

RQ : - Théorie de Baïonnette d’intelligente, d’après cette théorie, l’exécution d’un


ordre illégale ne pourrait pas justifier l’acte accomplis.

49
art.114 et 119, Code Pénal Malgache, portant sur des crimes et délits relatif à l’exercice des droits civiques
On de36
- Il faut distinguer l’ordre manifestement illégal et l’illégalité non manifeste qui serait une
cause de justification à l’exclusion de l’ordre manifestement illégale.

Si on continu de parler des faits justificatifs légaux, il est indispensable de parler


de la légitime défense par ce qu’elle en fait partie.
SECTION 2 : LA LEGITIME DEFENSE

Au terme de l’art 328 du code pénale : « Il n’y a, ni crime ni délit lorsque


l’homicide, la blessure et le coup était commandé par la nécessité actuelle de la légitime
défense de soi même ou d’autrui »
La légitime défense est un fait justificatif qui a pour conséquence
l’irresponsabilité pénale de l’agent qui a agi en état de légitime défense. C’est pourquoi quant
on parle de fait justificatif, la légitime défense en fait partie. Il est donc nécessaire de savoir
ce que la légitime défense signifie (Paragraphe I) et de connaitre les conditions relatives à la
légitime défense (Paragraphe II)

Paragraphe I : NOTION DE LA LEGITIME DEFENSE

Au terme de l’article 328 ancien CPM : « il n’y a ni crime ni délit lorsque


l’homicide, la blessure et le coup était commandé par la nécessité actuelle de la légitime
défense de soi même ou d’autrui. »50

LA LEGITIME DEFENSE EST UN ACTE LEGALEMENT PERMIS

C’est la loi même qui autorise le comportement des agents en état de légitime
défense par ce qu’en agissant comme tel c'est-à-dire en état de légitime défense, l’agent
accomplis un devoir envers lui-même ou envers autrui.
Ainsi, en cas de légitime défense un acte délictueux perd légalement ses caractères
du fait de permission expresse de la loi. Il n’engage plus alors ni responsabilité pénale, ni
responsabilité civile de son auteur.

La question est donc de savoir pour quelle raison celui qui commet une infraction
en état de légitime défense reste-il impunis ?

50
art.328, Code Pénal Malgache, portant sur l’homicide, blessure et coups non qualifier crimes ni délits
On de37
a-Selon la première conception qui est de l’ancien droit Français, on a fondé
l’impunité sur l’idée de contrainte. La légitime défense était alors selon cette conception une
cause subjective de non responsabilité, une cause de non imputabilité. C’est pourquoi le
comportement n’est pas punissable51.

b-D’après la deuxième conception inspiré du code pénal Français de 1810 et le


code pénal Malgache, la légitime défense n’est plus une cause de non imputabilité, mais un
fait justificatif ou cause objective de non responsabilité. Ainsi, celui qui agit en état de
légitime défense peut être considéré comme ayant exercé un droit.
Certains auteurs admettent même qu’en se défendent la personne attaqué ou lui-
même, l’agent n’exerce pas seulement un droit mais accomplis un devoir de justice car celui
qui repousse une agression injuste combattre par le droit et contribue ainsi à la défense de la
société.

Mais le problème qu’elle pose est donc de savoir dans quelle condition la légitime
défense existe-elle ?

Sont compris dans les cas de nécessité actuelle de la légitimedéfense les quatre cas
suivants :
 Si les coup ont été porté, si les blessures ont été faites, si l’homicide a été commis en
répondant pendant le jour tout vol avec effraction, tout vol avec violence, tout attaque ou
vol en bande ou tout vol avec port d’arme apparente ou par nature ;
 Si les coups ont été porté, si les coups ont été portés, si les blessures ont été faites, si
l’homicide a été commis en repoussant pendant la nuit l’escalade ou l’effraction de
clôture, mur, entré de maison ou d’un appartement ou de leur dépendance, ou d’un
magasin, d’un entrepôt, d’un édifice religieux, d’un école, d’un hôpital, d’un bureau,
d’une usine, d’une banque, de pavillon de commerce, d’un parc à bœuf, d’un étable ou
d’une bas cours en empêchant le vol dans le champ de récolte ou autre production utile
de la terre déjà détaché du sol , meule de grain faisant partie de récolte ;
 Si les coup ont été porté, si les blessures ont été faites, si l’homicide a été commis sur le
malfaiteur au moment des faits ou au cours de leurs poursuite par le membre ou des
agents de la force publique, en se défendant contre les auteurs de vol ou de pillage ou de
toute autre acte de banditisme, exécuté avec violence, ou en bande ou avec port d’arme
apparente ou caché sans qu’il y ait lieu de distinguer à cet égard entre les armes par
51
Bruno LAVIELLE, l’irresponsabilité pénal 2ème édition, Dalloz, Paris, 2001, p.20
On de38
nature et les instruments qualifié armes par l’usage qui en est fait ou a l’aide de véhicule
motorisé ;
 les blessures ont été faites, si l’homicide a été commis sur le malfaiteur au moment des
faits ou au cour de leur poursuite par les membres de fokonolona, ou des agents de la
force public en se défendant contre les auteurs de violation de tombaux ou de sépulture ou
de vol dans le tombaux ou sépulture.52

N’est pas pénalement responsable la personne qui face à un danger actuel ou imminent
qui menace elle-même ou autrui, accompli un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne
ou des biens sauf s’il y a disproportion entre les moyen employé et la gravité de la
menace53.C’est une situation dans laquelle une personne commet volontairement une
infraction afin d’éviter pour elle-même ou pour autre un péril actuel qu’il ne peut pas éviter
qu’en commettant une infraction.

Exemple :-le cas d’un officier marine lors de l’évacuation d’un navire naufragé, inflige
des violences à un passager qui veut prendre place dans les cannons avant les femmes et les
enfants
-Le cas d’un pompier qui pénètre dans la propriété d’autrui d’où il pourra combattre
plus efficacement l’incendie qui ravage les immeubles voisins. (Ledélit de violation de
domicile n’est donc pas envisageable dans ce cas).

Toute sorte des défenses contre toute agression ne sont pas tous susceptible d’être
légitimé, par ce qu’il faut encore qu’elles répondent à une certaines conditions qu’on va voir
ci-après.

Paragraphe II : LES CONDITIONS DE LA LEGITIME DEFENSE

Parlant de la légitime défense, il existe deux conditions qui doivent être réunis
pour que la défense soit légitimée.

I-LES CONDITIONS RELATIVE A L’ACTE D’AGRESSION

52
Loi n°96-001, du 06 fev.1996, p.30 Art.329, sur les conditions relatives à l’acte de défense en cas de la
légitime défense
53
Jean MONTREUIL, Droit Pénal General, 20ème édition, Dalloz, Collection Mémentos, Paris, 2005, p.210

On de39
Pour qu’il y ait légitime défense, il faut tout d’abord qu’il y ait une agression et
que cette agression présente certains caractères.

1-L’agression doit être actuelle

La légitime défense est conditionnée par l’existence d’une agression actuelle,


imminent qui n’a pu être écartée qu’en commettant une infraction. Il n’est pas nécessaire
toutefois que l’auteur de l’homicide ou de coups et blessure donné se soit trouvé en péril de
mort. L’appréciation du caractère actuelle de la défense appartient au juge 54. Il faut noter que
si le danger est passé, une défense n’est plus nécessaire et l’agissement n’est plus un acte de
défense mais un acte devengeance.

2-L’agression doit être réel

La réalité de l’agression suppose que la légitime défense n’existe pas lorsque


l’agression n’existe que dans l’imagination de l’individu. C’est une agression putative. Par
contre, le geste menaçant du supposé agresseur peuvent constituer des idées révélateurs d’une
agression semblable et en cas de riposte, il y a légitime défense car on a pu raisonnablement
croire à l’existence du péril à la réalité de l’agression. En effet c’est la croyance raisonnable à
la réalité de l’agression et non seulement la réalité l’agression qui justifie la légitime défense.

3-l’objet de l’agression doit répondre a certaines conditions


L’art 328 de l’ancien code pénal Malgache ne prévoit que l’agression dirigé
contre l’intégrité physique, peut importe que l’agression soit portée contre celui qui est en
état de légitime ou contre autrui. Mais pourtant, on admet que constitue une agression non
seulement celle dirigé contre la vie ou l’intégrité corporelle mais aussi l’agression contre la
vertu, la pudeur ou l’honneur et contre les biens.
Particulièrement, quant à l’agression contre les biens, la plupart de criminaliste et la
jurisprudence n’hésite pas à étendre la légitime défense dans ce cas d’agression.

4-l’agression doit être illicite

54
Ladislas RASAMITIANA, Cours Droit Pénal Général, Université de Toamasina, 2009
On de40
Un individu n’est invoquée la légitime défense que s’il réplique à une agression
injuste. Cette condition est dans l’ordre de chose, la loi ne peut sans contraction légitimée la
défense quand elle autorise l’agression55. Ainsi, lorsque l’agression s’opère sous l’ordre de la
loi et commandée par l’autorité légitime cela veut dire qu’elle est juste. Et cela suppose que la
défense ne soit plus légitime.

Remarque : En cas d’agissement illégale de l’autorité, la jurisprudence affirme


qu’il n’y a jamais légitime défense contre un acte de l’autorité même si cet acte est illégal.
L’agent qui se défend bénéficie plutôt d’excuse de provocation. C’est le principe de
présomption de légalité qui couvre les actes de l’autorité publique.

Notons qu’il n’y a pas que l’acte de l’agression seulement qui doit répondre à une
certaine condition mais l’acte de défense aussi.

I- LES CONDITIONS RELAFS A L’ACTE DE DEFENSE

1-Nécessité de la défense : la défense est considérée comme nécessaire lorsque


l’acte accomplit constitue le seul moyen de se défendre contre l’agression. Par ce que le droit
de se faire justice appartient exclusivement à la société sauf en cas de nécessité. En effet, s’il
n’y a pas nécessite le citoyen doit avant s’abriter sous la protection de la loi ou les tribunaux.

2-Mesure de la défense : La défense doit être mesurée c'est-à-dire proportionnelle


à la gravité de l’attaque. Exemple : Un coup de poignard en réponse à un coup de point serait
excessif.
Si la défense est démesurée par rapport à l’attaque, il y a excès de légitime
défense. Et s’il y a excès de légitime défense l’auteur de l’attaque serait déclaré non coupable
et le fait justificatif est exclu.
Pourtant, cela ne signifie pas que le mal causé par celui qui se défendu ne puise
jamais être plus grave que le mal qui résulté de l’agression. Exemple : La fille qui tue le
jeune homme qui a tenté la violé est sans aucune doute en état de légitime défense.

Pour en savoir beaucoup plus sur les causes d’impunité, après avoir parler de
l’ordre de la loi, de commandement de l’autorité légitime et de la légitime défense ;
55
Jean MONTREUIL, Droit Pénal Général, 20ème édition, Dalloz, Collection Mémentos, Paris, 2005, p.256
On de41
maintenant, on va en continuer avec l’état de nécessité, le consentement de la victime et
autres causes d’impunité.

CHAPITRE II : L’ETAT DE NECESSITE, LE CONSENTEMENT DE LA


VICTIME ET AUTRE CAUSES D’IRRESPONSABILITE PENALE.

Dans cette partie, on parle de l’élément jurisprudentiel injuste de l’infraction (fait


justificatif jurisprudentiel). Il se divise en deux parties qui sont complémentaires. Ce sont
l’ETAT DE NECESSITE (section I), le consentement de la victime et autre cause d’impunité
(section II).

SECTION I : ETAT DE NECESSITE

C’est un fait justificatif de création jurisprudentiel. La doctrine a suivi la


jurisprudence et s’est efforcé de fonder théoriquement l’état de nécessité en tant que fait
justificatif.

Paragraphe I : NOTION DE L’ETAT DE NECESSITE

Pour bien aborder cette notion, nous allons parler de généralité et le fondement de
l’état de nécessité en tant que fait justificatif.

I-GENERALITE
1-Définition :
Il s’agit de l’état d’une personne qui toute en gardant sa liberté de décision n’a
d’autre moyen pour échapper au dommage qui le menace ou qui menace l’autrui que de
commettre une infraction56.
Exemple : Une femme sans ressource et mourant de faim vol à la devanture d’une boulangerie
un pain pour se nourrir. Cette femme est en état de nécessité par ce qu’elle se trouve meurt de
faim et sans ressource. Elle est donc dans la nécessité absolue de se nourrir et de nourrir les
siens mais elle n’a pas d’autre moyen qu’accaparait le pain à la devanture de cette
boulangerie que de mourir de faim.

56
« Op.Cit. », p.258
On de42
2-Particularité de l’état de nécessité
Premièrement, l’état de nécessité à la différente des autres faits justificatifs
suppose l’existence d’un choix57.

C’est un choix qui s’impose l’intéressé : subir le dommage ou commettre une


infraction. A titre d’exemple, pour sauvegarder la vie de la mère, le docteur tue l’enfant qui
allait naitre.

Deuxièmement, elle est une notion qui doit être à distinguer de la contrainte qui
est une notion purement psychologique. La contrainte n’admet aucune possibilité de choix de
la part de celui qui l’a subi. Mais il se peut que l’agent se trouve en même temps en état de
contrainte morale et en état de nécessité de choisir. Citons à titre d’exemple un homme auquel
une trahison a été demandée sous menace de mort ou d’une exécution d’hottage. Cette homme
subi même la contrainte imposée par la menace ou choisira librement l’une de deux solutions
en tant que tel il se trouve dans la nécessité d’opter. Mais quoi qu’il en soit, l’état de nécessité
est distinct de la contrainte morale.
En fin elle doit être à distinguer de la légitime défense. En cas de ce dernier un
mal est infligé à un agresseur coupable alors qu’en cas d’état de nécessité, une atteinte à une
personne complètement innocente.

Sachons maintenant comment se fonde l’impunité de l’infraction nécessaire ?

II-LE FONDEMENT DE L’IMPUNITE DE L’INFRACTION


NECESSAIRE

1-Historique

L’impunité de l’infraction nécessaire a pris naissance sur le droit Romano-


Germanique. Et d’après cette famille de droit, l’état de nécessité était considéré comme une
source d’irresponsabilité en raison de la nécessité de l’infractiondans le but d’échapper à un
danger qui menace58.
Au moyen âge d’après le droit canonique, le vol d’aliment en cas de famille était
impuni. Quand au criminaliste de XIXe siècle, il parle de l’impunité de vol nécessaire. Mais il

57
RouanneA, 07 Janvier, D 1976, somm ; p.75, in Gazette du Palais, 1965-1980
58
Jean PRADEL, Droit Pénal Général ,16éme édition, Cujas, Paris, 2006/2007, p.205
On de43
faut noter que la constatation des infractions nécessaire appartient à la libre appréciation de
juge par ce qu’ils ne sont pas limitativement prévu par la loi.

2-Considération subjective

Selon cette considération dit subjective, l’état de nécessité est assimilé à la


contrainte morale. Ainsi l’agent était présumé avoir perdu sa liberté sous la pression d’une
force irrésistible dont il ne peut rien faire face à cette force que de commettre une infraction.
C’est la raison pour laquelle, elle justifie l’état de nécessité.

3-L’état de nécessité repose sur l’absence d’intension coupable

C’est l’absence de l’intention coupable qui justifierait en définitive l’acte de


l’agent en état de nécessité de commettre une infraction. La justification est donc tirée du
défaut d’intention délictueuse. En effet, comme la légitime défense, l’état de nécessité et un
fait justificatif fonder sur l’intérêt social.

Pour être pris comme fait justificatif, il faut que l’infraction nécessaire réponde à
une certaine exigence.

Paragraphe II : CONDITIONS DE L’INFRACTION NECESSAIRE ET


EXEMPLE DE CETTE INFRACTION

I-CONDITION DE L’INFRACTION NECESSAIRE

Comme étant fait justificatif, l’état de nécessité fait disparaitre la responsabilité


pénale de l’agent qui agi en cet état. Mais pour être un fait justificatif, l’état de nécessité doit
obéir 03 conditions respectives :

1-Première condition

Il faut qu’il n’y ait aucun autre moyen d’éviter le dommage menaçant que de
commettre une infraction. Cela veut dire qu’une simple commodité ne suffirait pas pour
qu’une infraction soit nécessaire.

On de44
2-Deuxième condition

Si l’infraction est commise dans le but de sauver un intérêt :


- L’infraction serait justifiée si l’intérêt sauvegardé est supérieur à celle qui est sacrifié.
- L’inverse est impossible pour justifier l’infraction. Ainsi, à titre d’exemple, supprimer la vie
d’un être humain pour sauvegarder la vie d’un chien ne sera jamais justifié.

3-Troisième condition
I a-t-il état de nécessité si les intérêts en conflits en une valeur égale ? Pour bien illustrer et
pour pouvoir répondre à cette question, prenons le cas de Naufrager en 1807 :
Mourant de faim et soif à bord de leur navire, quelques marins avaient tué un matelot pour
manger son chair et boire son sang (fait anthropologique) : ils étaient condamnés à mort en
Angleterre, puis ils avaient bénéficié de commutation de leurs peines qui fut réduite à 6 mois.
On avait admis que leurs état physique leur avait rendu opter de sacrifier la vie d’un matelot
pour sauvegarder des vies des autres qui sont nombreux, malgré l’équité de valeur de l’intérêt
sacrifiéà celles qui sont sauvées, on admet quel’infraction est nécessaire59.

Remarque : Certains auteurs comme BOUZAT et PINATEL rejette l’idée


d’impunité lorsque les deux intérêts en conflits ont une valeur équivalente. Pour eux, face a
l’exemple ci-dessus, il ya seulement contrainte morale donc les marins devraient seulement
bénéficier d’atténuation de responsabilité60.

Pour mieux éclaircir cette partie parlant de l’état de nécessité donnons quelques
exemples des infractions nécessaires.

II-EXEMPLES TYPES DES INFRACTIONS NECESSAIRES

1-Vol nécessaire :

- Une jeune femme sans ressource et mourant de faim vol à la devanture de


boulangerie de pain pour se nourrir. La jurisprudence a admis que ce vol est nécessaire. Ce
vol est en effet justifier du fait de sa nécessité.

59
Fait anthropologique, Recueil de jurisprudence Française de 1960, in Gazette du Palais 1930-1965
60
BOUZAT et PINATEL, Droit pénal spécial, 2ème édition, Colin, Paris, 2002, p.110
On de45
- Un baigneur a perdu ses vêtement pendant qu’il baigne, à la fin de sa baignade il
n’a rien à vêtir par ce que ses vêtement sont disparus. Par peur d’être poursuivie pour
unoutrage public à la pudeur, il s’empare les vêtements d’autrui. Ce vol est encore justifier par
la jurisprudence par ce que c’est nécessaire.

2-Homicide nécessaire :

- Pour sauvegarder la vie de la mère, le docteur tue l’enfant qui allait naître. Dans
ce cas, un choix s’impose à l’intéressé, subir le dommage ou commettre l’infraction. Cette
infraction est constitutif de fait justificatif en raison de choix qui s’impose à l’agent qui doit
choisir entre le mal qui menace la mère de l’enfant et l’infraction qui peut lui permettre
d’éviter ce mal, qui est le fait de supprimer la vie de l’enfant qui allait naître.

- Le cas des NAUFRAGES de bateau en 1884 est un exemple typique de


l’homicide nécessaire. Mourant de faim et de soif à bord de leur navire, ils avaient tué un
matelot pour manger son chair et pour boire son sang. On avait admis que leur état physique
leurs ont poussé à opter ce décision qui était qualifier objectivement raisonnable et nécessaire.
L’infraction était justifiée sous la couverture de sa nécessité.

Autre que le fait justificatif, il faut qu’on sache qu’il existe encore des autres
causes d’impunité en matière pénale qu’on va voir ultérieurement.

SECTION-2 :LE CONSENTEMENT DE LA VICTIME ET AUTRES CAUSES


D’IMPUNITÉ

PARAGRAPHE1 : LE CONSENTEMENT DE LA VICTIME

En principe, le consentement de la victime n’est pas un fait justificatif. Ainsi, le


meurtre d’un malade incurable qui supplie le médecin de mettre fin ses souffrance en le tuant
est un délit d’homicide malgré le consentement de la victime.
Dans le cas du consentement de la victime, en effet la poursuite serait non
envisageable parce que l’un des éléments de l’infraction est manquant 61. C’est l’élément
moral de l’infraction. C’est la raison pour laquelle en cas de consentement de la victime,
l’infraction n’est pas punissable.
61
Jean MONTREUIL, Droit Pénal Général , 20ème édition, Dalloz, Collection « Mémentos », Paris,2005, p.235
On de46
Par exemple exemple : Le délit de violation de domicile n’est pas constitué si
l’occupant a consenti à l’entré des personnes poursuivi.
C’est un fait qui neutralise l’élément légale de l’infraction qui a pour conséquence efface la
responsabilité pénale de l’agent auteur de l’infraction consenti par la victime.

I - NOTION SUR LE CONSENTEMENT DE LA VICTIME

Dans ce paragraphe premier pour mieux savoir ce qu’on entend par le


consentement de la victime, nous allons parler de généralité sur ces termes (Grand I) et puis le
fondement de l’impunité de l’infraction consenti par la victime (Grand II).

A-GENERALITE

a -Définition : c’est une acceptation des faits ou actes constitutifs d’une infraction
pénale à son encontre ou envers soi même. Il arrive parfois que la victime d’une infraction
donne son consentement à l’accomplissement de celle-ci.
A titre d’exemple: L individu a fait l’objet d’un vol qui a fait perdre ses biens. Par
suite de ce vol, le propriétaire ne dépose pas de plainte. Dans ce cas, on suppose qu’il ait eu
consentement de sa part. Le vol est donc justifier du fait de consentement de propriétaire
d’objet volé.

b-Règle générale :

-INFRACTION CONTRE UN BIEN OU UN DROIT DONT LA VICTIME


PEUT DISPOSER

Si l’infraction consiste dans une atteinte à un bien ou à un droit dont la victime a la


possibilité de disposer, son consentement fait disparaitre l’infraction. Il en est ainsi pour le
délit contre lapropriété. A titre d’exemple d’ exemple : l’individu a fait l’objet d’un vol, il
s’agit d’une atteinte à des biens dont la victime a la possibilité de disposer. Donc si le
propriétaire ne dépose pas d’une plainte, on suppose qu’il y ait eu consentement de sa part et
ce consentement fait disparaitre l’infraction.

On de47
-INFRACTIONCONTRE LE DROIT DONT LA VICTIME NE PEUT PAS
DISPOSER.

Si l’infraction consiste à une atteinte à un droit dont la victime ne peur pas


disposer. Son consentement ne peut pas constituer comme fait justificatif. Ainsi, une personne
ne peut pas disposer, ni de sa vie, ni de sa santé.
Notre vie et notre santé n’appartient qu’à nous seul. C’est la raison pour laquelle,
le consentement de la victime ne constitue pas un fait justificatif en cas d’infraction qui porte
atteinte à la vie, à la santé et à l’intégrité physique d’une personne.
Ainsi, à propos du délit d’avortement, la loi disait expressément : « quiconque par
aliment, breuvage, médicament, manœuvre, violence, ou par d’autre moyen aura procuré
l’avortement d’une femme enceinte qu’il y ait son consentement ou non sera puni d’un
emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amande de 90 milles Franc à 1 millions 800
milles Franc »62.

Après la notion qu’on vient de voir ci-précédemment, voyons maintenant


comment se fonde l’impunité de l’infraction consentie par la victime ?

B-FONDEMENT DE L’IMPUNITE DE L’INFRACTION


CONSENTU PAR LA VICTIME.

a-Principe général de droit :

« Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes »63. D’après ce principe, si on


contribue à la réalisation de préjudice de soi même, on ne devrait pas se plaindre. L’idée de
l’impunité de l’infraction consentie par la victime est tirée de ces grands principes généraux
de droit. C’est la raison pour laquelle, la jurisprudence a admis l’impunité d’une infraction
dont sa survenance consentie par la victime lui-même.

b- Fondement légal :
La constitution d’une infraction est conditionnée par la réunification de trois
éléments dites élément constitutifs de l’infraction dont l’élément légal, l’élément moral et
l’élément matériel .Et en absence de l’un ce trois éléments, l’infraction n’est peut pas

62
art.315, Code Pénal Malgache, portant sur des crimes et autres délits contre les personnes
63
Principe généraux de droit
On de48
constituée. Alors qu’en cas de consentement de la victime, en étant consentie par la victime ;
on peut évoquer l’idée que l’infraction est l’œuvre de l’intention de la victime. Le supposé
auteur matériel de l’infraction ne pouvait passer à la réalisation de l’infraction que si la
victime a donné son intension. L’élément moral de l’infraction se trouve manquante,
l’infraction n’est donc pas constituée. D’où l’irresponsabilité.
REMARQUE : Le cas de l’euthanasie, qui est une pratique qui consiste à abréger
la vie d’un malade incurable pour lui épargner ses souffrances. Mais en réalité, malgré la
pratique de l’euthanasie dans certains pays comme l’Amérique, à Madagascar l’euthanasie est
prohibé par la loi.

Concernant toujours de consentement de la victime, il existe des cas qui sont


discutable.

II- CAS DISCUTE DE CONSENTEMENT DE LA VICTIME

1-Les opérations chirurgicales

Les opérations chirurgicales portent atteinte à l’intégrité physique de la personne.


Elles consistent donc à des éléments du délit de coups et blessures volontaires. Pourtant,
l’activité de chirurgien n’est pas punissable. Elle est doublements justifié: d’une part
l’opération est justifiée du fait de consentement du malade. Et d’autre part en raison de la
permission implicite de la loi. C’est la permission de loi donc qui écarte l’inculpation de
meurtre ou blessure volontaire à l’encontre de chirurgien qui au Cours de l’opération du
patient occasionne un meurtre ou blessure. Mais ceux-ci à la condition qu’il s’agit d’une
opération dans un but curatif et non dans un but d’expérimentation scientifique.64

2-La chirurgie esthétique

En matière de chirurgie esthétique, la jurisprudence refuse d’admettre les faits


justificatifs lorsqu’au cours de leurs opérations le chirurgien inflige de blessure au patient.
Mais certaines auteurs se tiennent compte que le consentement de la victime devrait être
admis comme fait justificatif à partir du moment où l’opération n’a pas entraine un dommage
disproportionner avec le but de l’opération visé.

64
George LEVASSEUR et ALBERT SAVANNE, Droit Pénal Général et Procédure pénale, Précis Dalloz, 19ème
édition, Paris 2005, p.610
On de49
En ce qui concerne le prélèvement d’organe en vu d’une greffe, il faut envisager
deux hypothèses :

a-Si le donneur est mort ou si avant sa mort, il ne s’est pas opposé à la pratique du
prélèvement sur son corps, ceci est licite car il a consenti au prélèvement.

b-Lorsque les donneur est vivant, il convient de distinguer les organes détachable
du corps humain. Exemples : le sang, les cheveux, la peau, la chaire,…Par contre le poumon,
le cœur et le rein sont des organes non ré constituable. Dans le premier cas le prélèvement est
licite lorsque les donneurs sont consentants. Quand à la seconde, le problème n’est pas encore
résolu, l’évolution des idées pourrait être dans le sens de l’administration. Mais pour ce qui
est de la stérilisation volontaire, le consentement ne constitue pas en principe un fait
justificatif.65
En effet, un chirurgien avait pratiqué une opération sur des individus qui lui avait
demandé de priver la faculté de procréation. Poursuivi en justice, le chirurgien s’était
retrancher derrière le consentement de la victime, il fut néanmoins condamner pour coups et
blessures volontaire.

Pour pouvoir terminer la discussion sur les principales causes d’impunité parlons
maintenant de l’excuse absolutoire, de la contrainte et de la démence.

PARAGRAPHE2 :AUTRE CAUSE D’IMPUNITE ET LES ELEMENT


VOISINES DE L’IMPUNITE

I-LES AUTRESCAUSENTD’IMPUNINITES

A-EXCUSE ABSOLUTOIRE

a-notion d’excuse absolutoire


Une excuse est une raison allégué conduisant, s’il parait légitime à la décharge
d’un devoir civique et parfois à la dispense d’exigence légale. Quant à l’excuse absolutoire, il
s’agit des circonstances limitativement prévu par la loi et qui assure l’impunité à l’auteur

65
Bruno LAVIELLE, l’irresponsabilité pénale , 2ème édition, Ellipses, Genève 2000/2001, p.170
On de50
d’une infraction jugée normalement coupable. Dans ce cas, le délinquant ne bénéficie pas de
l’acquittement mais d’une sorte de pardon légale.
Ce pardon légal est admis en raison de politique criminelle et d’utilité sociale du fait de
comportement souhaité de l’agent absous malgré sa culpabilité.

Exemple : La dénonciation : Elle suppose que l’individu soit l’auteur ou complice


d’une l’infraction ou d’un projet d’infraction mais qui les dénoncent. Cette attitude mérite une
faveur particulière des législateurs.
Il en ait ainsi pour l’infraction contre la sureté de l’Etat, infraction de contrefaçon de saut de
l’Etat, les infractions de faux monnayage et surtout en cas de rebelle dont le repenti des
participants à l’exclusion du chef constitue une cause d’application d’excuse absolutoire.

b-effet d’excuse absolutoire

Lorsque l’excuse est admise, l’individu va bénéficier d’une exemption de la peine


normalement applicable en son encontre quoi que sa responsabilité pénale reste engagée. Il
faut noter que l’exemption de la peine s’explique non par l’absence de faute mais pour de
considération de politique criminelle et d’utilité sociale.

c-NB : « -L’absolution n’exonère nullement à l’accusé absous de sa


responsabilité civil ni de frais du procès

- L’absolution ne porte que sur la peine mais elle laisse subsister l’application de
mesure de sureté.
- Il n’y a pas d’excuse absolutoire générale parce qu’ils sont limitativement prévu par la
loi »66.

L’immunité mérite une étude sérieuse quant on parle encore de cause d’impunité.

B-IMMUNITE

66
Monsieur LADISLAS RASAMITIANA, Cours de DroitPénalGénéral, 2009, à l’université de Toamasina
On de51
C’est une cause d’exonération de la peine tiré de la liberté d’expression des
députés et sénateurs ou des intervenants devant un tribunal(Immunité judiciaire qui interdit
toute poursuite en diffamation injure ou outrage)67.
Il s’agit de l’exception à la recevabilité de l’action publique pour des raisons de décence
tenant au rapport de parenté ou d’alliance entre l’auteur de l’infraction et de la
victime(immunité familiale).

1-immunité parlementaire

Il s’agit des prérogatives qui mettent les parlementaires à l’abri de toute poursuite
judiciaire, en vue d’assurer le libre exercice de leurs mandats 68. (Inviolabilité parlementaire,
irresponsabilité parlementaire)

a-Irresponsabilité parlementaire
Cette irresponsabilité protège les parlementaires contre toute poursuite civile et
pénale pour des actes qualifiés crimes ou délit commis à l’occasion de l’exercice du mandat
politique.
L’irresponsabilité signifie que les députés ne peuvent être poursuivi pour les actes accompli
dans les exercices de sa fonction ni pénalement ni civilement pendant la durée de la session 69.

b-Inviolabilité parlementaire

Elle va plus loin car l’inviolabilité protège les parlementaire contre toute poursuite
pénal pour des actes commis, étranger à leur fonction, qualifié crime ou délit. Sauf
autorisation de l’assemblée à laquelle ils appartiennent.

2-immunité diplomatique

Pour pouvoir exercer ses fonctions librement, ayant toute sérénité, l’agent
diplomatique ne doit pas vivre dans la crainte d’aucune arrestation ; c’est la raison d’être de la
règle de l’inviolabilité des diplomates70.

67
Monsieur Julien VELONTRASINA, Cours de DROIT CONSTITUTIONNEL, 2008
68
« op.cit »
69
art 70, Code Pénal Malgache, portant sur des personnes punissables, excusables ou responsables pour crimes
ou pour délits
70
Cours de relation international de Maitre ANJARAHARISON Ken, université de Toamasina, 2008
On de52
a-immunité de juridiction

C’est un privilège accordé aux agents diplomatiques et les souverains étranger et


en vertu duquel ces personnes ne peuvent être déférer aux juridictions de l’Etat ou elle réside
ni en matière pénale ni en matière civile. Les agents diplomatiques sont exempts du pouvoir
judiciaire de l’Etat accréditaire dont la compétence des tribunaux répressif, civil et également
des organes administratifs.
Remarque : En ce qui concerne la juridiction civile, l’agent diplomatique est
exempte de la juridiction des tribunaux de l’Etat d’où il travail. C’est dit que le droit civil de
cet Etat ne peut pas être appliqué en son encontre, seul les tribunaux de son Etat peuvent le
juger.
NB : Le droit international public prévoit en outre qu’il faut que l’ordre juridique
de l’Etat accréditaire doit être respecté. Si non les diplomates peuvent être déclarés
PERSONA NON GRATA.

b-effet de l’immunité

L’immunité efface toutes poursuite contre les bénéficières de cet immunité parce
qu’une fois qu’on constate que l’agent est couvert de l’immunité, toute action public contre
lui demeure irrecevable ; d’où aucune peine, aucune sanction, aucune mesure de sureté ni de
paiement de frais de justice ne peut être prononcé contre le bénéficière de l’immunité.

Qu’en est-il alors le cas de la contrainte et de la démence.

II-LES ELEMENTS VOISINE DE L’IMPUNITE

a- la contrainte en tant que cause d’impunité :


Rappelons que la contrainte est une cause de non imputabilité de l’infraction à son
auteur. Il s’agit de force irrésistible qui pousse l’agent à commettre l’infraction sans qu’il y
ait choix de sa part. C’est la raison pour laquelle la responsabilité pénale de l’agent n’est pas
engagée si l’infraction est accomplie sous l’empire de la contrainte.
Ainsi la jurisprudence affirme :

On de53
N’est pas pénalement responsable la personne qui agi sous l’empire e la contrainte
à laquelle elle n’a pas pu résistée.
Il n’y ni crime ni délit lorsque le prévenu a été contrains par une force à laquelle il n’a pas
pu résistée71.
Cela est applicable même en matière de contravention de police.
La contrainte à laquelle l’accusé ne peut pas résistée constitue non un fait d’excuse mais un
fait justificatif qui se trouve substantiellement compris dans a question posé sur la culpabilité.
La force majeur ne peut résulter que d’un événementindépendant de la volonté
humaine et que celle ci n’a pu ni prévoir ni conjuguée.
L‘excuse de force majeur peut être admis lorsque un événement imprévisible et
insurmontable a empêché le prévenu de se conformer à la loi.

Quant à la contrainte morale, elle se fonde sur de fait et de circonstance


parfaitement établis, dès qu’on constate qu’il est impossible d‘échapper au péril imminent que
de commettre une infraction.

b-la démence en tant que cause d’impunité

Il s’agit de l’aliénation mentale qui est devenue une cause de non imputabilité de
l’infraction à son auteur. On présume qu’en étanten état de démence au moment de la
commission de l’infraction, la capacité de discernement de l’agent ne lui permet pas de
contrôler ses actes.
C’est pourquoi ladémence est une cause de non responsabilité pénale.

D’après le code pénal français :N’est pas pénalement responsable la personne qui
été atteinte au moment de fait d’un trouble psychique ou Nerot psychique ayant aboli son
discernement ou le contrôle de ses actes72.
La démence n’étant pas une excuse légale, elle est nécessairement comprise dans
la question intentionnelle et par suite ans la question relative à la question de culpabilité.

c-excuse de provocation

71
Code pénal Français, art.121
72
Code pénal Français, art.122.1
On de54
NB : Il n’y a jamais légitime défense contre un acte d’une autorité même si cet
acte est illégal.
L’article 209 de notre dernier code pénal réprimé la résistance contre l’acte de
l’autorité public toute en présumant la légalité de tous actes de l’autorité publique.
Si l’acte de l’autorité public est illégal, la résistance à cet acte ne constitue une légitime
défense mais plutôt de l’excuse de provocation.

C’est une excuse atténuante limitativement prévu par loi qui a pour effet de
réduire la peine normalement applicable.
A la différence de fait justificatif, l’excuse de provocation laisse intacte
l’infraction avec ses trois éléments constitutifs, elle a seulement pour effet d’abaisser la peine
normalement applicable.

1-exemple d’excuse de provocation

 L’adultère commis par la femme à la maison conjugale excuse le meurtre de cette


femme par son mari qui la surprend en flagrant délit d’adultère.
 Le crime de castration s’il a été immédiatement provoqué par un outrage commis par
le castreur sera considéré comme meurtre et blessure excusable.
 L’escalade, l’effraction de clôture, mur ou entré d’une maison ou d’un appartement
habité ou de leur dépendance pendant le jour excuse le meurtre, le coup et la blessure
infligé à l’agresseur73.

Dans ces quatre hypothèses, la provocation est considérée comme une


circonstance génératrice d’une excuse atténuante, c’est l’excuse de provocation.

2-remarque :
Au terme de l’article 326 du code pénal :s’il s’agit d’un crime passible de peine
de mort ou celle de travaux forcé à perpétuité ou celle de déportation, la peine sera
renduite à un emprisonnement de un à cinq ans74.
S’il s’agit de tout autre crime, la peine sera renduite à un emprisonnement de six
mois.

73
Art.322, Code Pénal Malgache, portant sur des personnes excusables pour crimes ou délits
74
« Op.CIT »art 326 »
On de55
d-excuse de minorité

Elle fait partie de l’excuse atténuante qui est admise en raison de minorité de
prévenu. C’est donc une excuse accordé aux délinquants mineurs pour que leur
responsabilité ne se traite pas comme celle des délinquants majeurs.
Par conséquent, tout comme l’excuse de provocation, elle réduite elle aussi la peine
normalement applicable.

CONCLUSION

En un mot, nous avons parlé dans l’ensemble de cette mémoire de la


responsabilité pénale et les causes d’irresponsabilité pénale. Dans la première partie dont la
responsabilité pénale, nous avons essayé de rappeler des conceptions parlant la nécessité de
la considération de la responsabilité pénale. Puis, on a parlé de principe relatif à la
responsabilité pénale avec quelques exceptions afin de porter à la connaissance de tout le
monde la notion de la responsabilité pénale. Et à la fin de la partie première nous avons
montré comment la responsabilité pénale s’applique en parlant des délinquants et des peines
susceptibles d’infliger en leurs encontre. Deuxièmement, c'est-à-dire les principales causes
d’impunité, nous avons expliqué tout d’abord les causes légales et jurisprudentielles
d’irresponsabilité pénale des agents normalement punissables. On a commencé en parlant des
faits justificatifs légaux, puis des faits justificatifs jurisprudentiels. Et en fin nous avons
rappelé qu’il existe des autres causes d’irresponsabilité pénale prévu par la loi.

A cet égard, quant on laisse un peu de vue dans la pratique, on peut dire que la
responsabilité pénale s’applique de manière effective à Madagascar. L’existence même de
poste de police, de la gendarmerie et surtout l’existence de tribunal sont des preuves réel que
notre pays se soucis de la répression de toutes infractions pénales. A cet effet, la loi pénale
Malgache édicte des catalogues des infractions avec leurs peines respectives. Tout cela est
des preuves suffisantes qui nous amènent à dire que la responsabilité de tout délinquant
pénale est effectivement l’une des priorités de la loi pénale malgaches.

Mais tout cela est insuffisant sachant que tout le monde a le devoir d’agir face à
l’injustice qu’il a en face quoique ceci soit en son encontre ou en l’encontre d’autrui. Le non
dénonciation de crime est une cause de multiplication des actes illégaux des gens. De même
l’abstention d’intenter une action en justice constitue à son tour la croissance de nombre des
On de56
délinquants. A cet effet, la dénonciation de crime, la capacité d’intenter une action en justice
sont très importants et indispensables pour pouvoir réprimée toute injustice dans la société
afin de garantir la paix, la sécurité juridique et la liberté publique.

Mais en étant réaliste, nous ne pouvons pas encore dire que la justice à
Madagascar fonctionne parfaitement. Signalons que Madagascar est classé parmi les pays le
plus corrompus dans le monde. La corruption déstabilise et détruis la bonne administration de
justice de Madagascar. Sachons que si les personnels de justice sont corrompus, la sécurité
juridique est inconcevable. Cela constitue un grave danger aux citoyens, notamment aux
citoyens qui n’ont pas la possibilité de faire appel aux avocats pour défendre son droit vue la
non gratuité de celle-ci. Alors qu’au moins 80% de Malgache n’ont pas la possibilité de payer
un avocat pour défendre son droit. A cet effet, face à cette situation, plusieurs Malgaches se
trouvent juridiquement insécurisé.

Pour améliorer l’administration de la justice de Madagascar tout en stoppant la


pression de l’exécutif envers l’organe judiciaire, pour garantir la sécurité juridique de tous les
peuples Malgaches sans exception en supprimant toute sorte de corruption, quelles solutions
les juristes Malgaches actuels proposent- ils ? Car d’après nous, il n’ya que les spécialiste de
droit qui pourront apportés de stratégie pour la refonte de l’administration de justice de
Madagascar.

On de57
ANNEXES

58
N°01 :TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPALES CAUSES
D’IMPUNITES
Causes de non
Faits justificatifs Excuse absolutoire Immunité
imputabilité
LEGITIME
Exemple DEMENCE DENONCIATEUR DIPLOMATE
DEFENSE
Exempte de peine
Efface la sans effacer la Intangibilité du
Efface la culpabilité
SPHERE D’APPLICATION

PRINCIPE criminalité de criminalité de souverain


de l’agent
l’acte l’acte ni la étranger
culpabilité
Cause
Conséquence Cause générale Cause personnel (ne Cause personnel à
personnelle ne
aux (profite aux profite pas aux ceux qui réalisent
profite pas au
participants complices) complices) la condition
complice
Conséquence
Cause générale Cause particulière
s aux Cause général (toute Cause générale
(toute infraction (pour infraction
infractions infraction) (toute infraction)
sauf involontaire) prévues)
ouvertes
Dès que la cause Après la culpabilité
Dès que la cause est
Moment de est constatée reconnue (par de Dès que la cause
constatée (même à
EFFET SUR LA

l’effet (même à juridiction de est constatée


PROCEDURE

l’instruction)
l’instruction) jugement)
Forme de la Non lieu ou relaxe Non lieu ou relaxe Irrecevabilité de
Absolution
sentence (acquittement) (acquittement) la poursuite
Sanction
Aucune peine Aucune peine Aucune peine Aucune peine
EFFET SUR LA SANCTION

pénale
Sanction Aucune sanction Sanction civile Sanction civile
Aucune sanction
civile civile possible obligatoire
Mesure possible
Mesure de Mesure possible
Aucune mesure (interdiction de Aucune mesure
sureté (internement)
séjour)
Frais de la Payement de frais
Pas de frais Pas de frais Pas de frais
poursuite obligatoire

59
N°02 :JURISPRUDENCE DU TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE TAMATAVE
DOSSIER CORRECTIONNEL
COUR D’APPEL DE TOAMASINA
TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE TOAMASINA
PROCEDURE N° 4029-RP/08/15EB
JUGEMENT N° 2916-CO DU 29 AOUT 2008
LE MINISTERE PUBLIC
ET
RAFANOMENJATSOA Anita Luciana
Parties civils
Contre
ZAFISOA Amina
Prévenus de : Coups et blessure volontaire
A l’audience publique de Tribunal Correctionnelle pour enfant de Toamasina tenue le vingt
neuf Août deux mille huit ;
En la salle ordinaire de ses audiences, sise au Palais de Justice de ladite ville, où siégeait :
Madame RASOAVOLOLONA Perrault Zafinera, Président de la Chambre Correctionnelle de
Toamasina
-PRESIDENT-
En présence de Monsieur LAKA Justin, Substitut du Procureur de la République aux bancs du
Ministère Public ;
Assisté de Maître LANONA Léa Angéla, Greffier tenant la plume ;
Il a été rendu le jugement suivant dont la teneur suit :
ENTRE
LE MINISTERE PUBLIC, exerçant l’action publique ;
ET,
RAFANOMENJASOA Anita Luciana, domiciliée au lot 1180 parcelle 11/23 à Ankirihiry Sud
Toamasina ;
NON COMPARAISANT

60
PARTIE CIVILE JOINTE AU PROCES ;
-d’une part-
ZAFISOA Asmina, né vers 1989 à Antentezambaro Toamasina II, fils de TIANA Alfred et de
feue BEBY Marianse, célibataire, père d’un enfant, sans profession, domicilié à Ankirihiry
parcelle 11/23 Toamasina, Malagasy, se disant jamais condamné, non servi ;
MP : 18/07/08 ;
COMPARAISSANT ;
Prévenus de : Coups et blessure volontaire
LE TRIBUNAL,
Vu toutes les pièces de dossiers ;
Oui le prévenu eu son interrogatoire ;
Oui la partie civile eu ses demandes fins et conclusions ;
Oui le Ministère Public eu ses réquisitions ;
Oui le prévenu eu ses moyens de défenses, lequel a eu la parole le dernier ;
Et après eu avoir délibéré conformément à la loi ;
Attendu que le prévenu ZAFISOA Asmina est cité directement devant le tribunal
correctionnel pour enfant de Toamasina, pour répondre d’avoir à Toamasina, le 04 octobre
2006, en tout cas depuis moins de trois ans, volontairement porté des coûts et blessures sur
la personne deRAFANOMEZANTSOA Anita Luciana , qui en a subi une incapacité de travail
temporaire de 15 jours .
Délit prévu et puni par l’article 311 du code pénal.
SUR L’ACTION PUBLIQUE
Attendu que des pièces du dossier et des débats, il y a preuve suffisant contre le prévenu
ZAFISOA Asmina d’avoir commis les faits à lui reprochés ;
Qu’il convient de déclarer prévention établie en son encontre ;
Attendu toutefois que le prévenu ZAFISOA Asmina est mineur de 10ans au moment de fait ;
Qu’il convient de la déclarer pénalement irresponsable de la prévention ci-dessus spécifiée ;
Attendu que sieur LAMBOLAHY Raymond est le représentant légal du mineur ZAFISOA
Asmina ;
Qu’il convient de le déclarer civilement responsable des frais et dépens résultant du présent
procès ;
Vu les dispositions de l’article 581 du code de procédure pénale Malgache sur le contrainte
par corps ;
61
SUR L’ACTION CIVILE
Attendu que RAZAFY Claudine susceptible de se constitué partie civile n’a pas comparu, mais
à l’enquête préliminaire, elle entend se désister en constitution de partie civile ;
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, après débat en chambre du conseil, en matière correctionnelle et en
premier ressort ;
Donne défaut en l’encontre de prévenu et la partie civile ;
Prévention établie ;
Pénalement irresponsable ;
La condamne en outre au frais liquidé à la somme de MILLE VINGT QUATRE Ariary, non
compris les frais postérieur au présente jugement ;
Dit n’y avoir lieu à contraindre par corps ;
Donne acte au désistement de la partie civile ;
Déclare LAMBOLAHY Raymond civilement responsable.
Ainsi jugé et prononcé en audience publique, les jours, mois et an que dessus et la minute
du présent jugement a été signé par le Président et le Greffier.

62
N° 03 : COUR D’APPEL DE TAMATAVE
TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE TAMATAVE
PROCEDURE N°6594 – RP/05/JI/SP
JUGEMENT N° 2544-CO DU 05 Août 2008
LE MINISTERE PUBLIC
Et,
ZAMANIAKOHO Jérôme
Parties civiles
CONTRE
1° TOTO Fidèle
2° CHARLES Zézime
3° TSARANDRO Berni
4° MAMAN JARA
5° HONORE
Prévus de : Séquestration d’une personne, violence et voies de fait, extorsion de fonds.
A l’audience publique du Tribunal Correctionnel de Toamasina, tenue le CINQ AOUT DEUX
MILLE HUIT.
En la salle ordinaire de ses audiences, sise au Palais de Justice de ladite ville, où siégeait ;
Monsieur TSILANGOUI Edmond,
Président de la Chambre correctionnelle de Toamasina ;
- PRESIDENT -
En présence de Madame PIKA Judith,
Substitut du Procureur de la République au banc du Ministère Public ;
Assisté de Maître LANONA Léa Angela ;
Greffier tenant la plume ;
Il a été rendu le jugement suivant dont la teneur suit ;
ENTRE
LE MINISTERE PUBLIC, exerçant l’action publique ;
D’une part,
Et,
ZAMANIAKOHO Jérôme : domicilié à Andasibe, FokontanyAmbavola,
Commune Rurale de Ambahoabe, Distict de Soanierana-Ivongo ;
PARTIE CIVILE JOINTE AU PROCES ;
63
NON COMPARANT ;
Encore part,
CONTRE :
1° TOTO Fidèle : né le 19 Mai 1972 à Saranambana, fils de TOTO Armel et KALO Jeannette,
cultivateur, marié selon la coutume, père de trois enfants, jamais condamné, domicilié à
Antenina, Sahavalaina, Commune Rurale de Soanierana-Ivongo ;
COMPARANT ;
2° CHARLES Lézime dit Zemo : né le 04 Novembre 1976 à Sahavalaina, fils de IMPALAHY et de
SUZANNE, cultivateur,marié selon la coutume, jamais condamné, domicilié à Antenina,
Sahavalaina, Sous-préfecture de Soanierana-Ivongo ;
3° TSARANDRO Berni dit Berni : né le 01 Mars 1967 à Antanandava, fils de P.I et de BABODY,
cultivateur, marié selon la coutume, père de cinq enfants, domicilié à Antenina, Sahavalaina,
Sous-préfecture de Soaniera-Ivongo ;
4° MANANJARA : né le 02 Novembre 1954 à Antanambazaha, fils de KIRY,cultivateur, marié
selon la coutume, père de trois enfants, domicilié à Marovinanto, Kiabary, Commune Rurale
Antenina, Sous-préfecture de SoanieranaIvongo ;
5° HONORE : né vers 1965 à Iotsialana, fils de LEFARY Zackaria et de ZELINE, cultivateur,
marié selon la coutume, domicilié à Antenina, Sahavalaina, SoanieranaIvongo ;
LIBRES ;
Prévenus de : Séquestration d’une personne, violence et voies de fait, extorsion de fonds ;
NON COMPARANTS ;
D’autre part,
LE TRIBUNAL,
Vu toutes les pièces du dossier ;
Qui le prévenu TOTO Fidèle en son interrogatoire ;
Nul pour les prévenus CHARLES Zezine, TSARANDRO Berni, MANANJARA et Honoré n’ont pas
comparu à l’audience ;
Nul pour la partie non comparant ;
Qui le Ministère Public en ses réquisitions.
Qui le prévenu TOTO Fidèle en ses moyens de défenses, lequel a en la parole le dernier ;
Et après en avoir délibérée conformément à la loi ;
Attendu que les prévenus CHARLES Zezine, TSARANDRO Berni, MANANJARA et HONORE
n’ont pas connu à l’audience ;
64
Qu’il y a lieu de leur donner défaut à leur encontre ;
Attendu que suivant la procédure d’instruction préparatoire, les prévenus TOTO Fidèle,
CHARLES Zézine, TSARANDRO Berni, MANJARA et HONORE sont traduis devant le tribunal
correctionnel de céans :
1- pour répondre d’avoir à Andasiboavala, courant janvier 2004, en tout cas, depuis
moins de 3 ans, sans ordre des autorités et hors la loi où la loi ordonne de saisir des
prévenus, séquestré la nommée ZAMANIAKOHO Jérôme, avec cette circonstance que
non encore poursuivi de fait, il a rendu la liberté à la personne arrêtée ou séquestrée
avant le dixième jour accompli depuis celui de la séquestration ;
2- d’avoir dans les mêmes circonstances de lieu et de temps, en tout cas depuis moins
de trois ans, exercé de violence et de voie de fait sur la personne du ZAMANIAKOHO
Jérôme, lesquelles violences et voies de fait, bien que n’ayant occasionné, aucune
incapacité de travail personnel de la victime, l’a cependant fortement impressionné ;
3- d’avoir dans les mêmes circonstances de lieu et de temps, en tout cas depuis moins
de 3 ans, à l’aide de menace écrite ou verbale de révélation ou d’imputation
diffamatoires, extorqué ou tenté d’extorquer des fonds appartenant à
ZAMANIAKOHO Jérôme ;
Fait prévu et puni par les articles 311, 400 alinéas 2 et 343 du code pénal ;
SUR L’ACTION PUBLIQUE
Attendu que des pièces du dossier et des débats, il n’y a pas preuve suffisante contre
les prévenus TOTO Fidèle, CHARLES Zézine, TSARANDRO Berni et HONORE au
bénéfice du doute ;
Attendu que des pièces du dossier et des débats, il n’y a pas preuve suffisante contre
le prévenu MANANJARA d’avoir commis chef de séquestration et violences et voies
de fait ;
Qu’il en existe en la cause un doute lequel doit bénéficier aux prévenus
Qu’il y a lieu de les déclarer non coupables et de relaxer prévenu MANAJARA au
bénéfice du doute ;
Attendu que des pièces du dossier et des débats, il y a preuve suffisante contre le
prévenu MANANJARA d’avoir commis le chef d’extorsion de fond ;
Qu’il y a lieu de déclarer coupables et d’entrer en condamnation en son encontre ;
Attendu que le prévenu MANANJARA et un délinquant primaire ;

65
Qu’il y a lieu lui faire bénéficier des dispositions bienveillantes des articles 569 et
suivants du code de Procédure Pénale sur le suris ;
Attendu que l’extorsion de fond e
Vu l’article 52 du code pénal et del’article 113,115 etsuivant du code de procédure
pénale sur le frai et lacontrainte par corps.
SUR L’ACTION CIVILE :
Attendu que ZAMANIAKOHO Jerome susceptible de se constituer partie civile n’a
pas comparu ;
Qu’il ya lieu de lui donner défaut et de réserver ses droits ;
Attendu que lescausesdébattreàSonieran’Ivongo furent mise en délibérées pour
jugement être rendu ce jour ;
PAR CE MOTIF :
Statuant publiquement, contradictoire à l’égard du prévenu TOTO Fidel en
matièrecorrectionnelle et en premier ressort.
Donne défauts à l’encontre de prévenus Charles Zezine,TSARANDRO Berni et
HONORE et des parties civiles.
Déclare le prévenu TOTO Fidel, Charles Zezine, Tsarandro Berni et HONORE non
coupable de faits qui leur sont reprochés ;
Relaxe au bénéfice du doute les prévenus sus nommés aux motifs qu’ils agissent en
qualité de police communale et sur ordre de Maire exerçant l’autorité administrative ;
Laisse le frai à la charge du trésor public ;
Enregistrement : 4OOO Ariary.

66
BIBLIOGRAPHIES
ARTICLES :
PRADEL Jean, « Droit Pénal Général », 16ème édition, Cujas, Paris, 2007/2006, 825
pages
LAMAYRE Xavier, « Les éléments injustes de l’infraction », 2ème édition, Dalloz, Paris,
2001, 510 pages
LAVIELLE Bruno, « L’irresponsabilité pénale », 2ème édition, Ellipses, Genève,
2000/2001, 400 pages
DE VABRE Dieu Donné, « Précis de droit criminel », 3ème édition, Précis Dalloz, Paris,
1953, 500 pages
LEVASSEUR George et SAVANNE Albert, « Droit Pénal Général et Droit Pénal
Spécial », Précis Dalloz, Paris, 19ème édition, 2005, 950 pages
BADOUIN Jean Louis, « Dignité et Droit Pénal », in revue de science criminelle et de
droit pénal comparé, édition Sirey, n°04, octobre-décembre 1976, 1155pages
GRAMATICA Le Compte, « La défense sociale nouvelle », in revue de science criminelle
et de droit pénal comparé, édition Sirey, n°04, octobre-décembre 1976, 1155pages
MONTREUIL Jean, « Droit Pénal Général », 20èmeédition, Dalloz,
Collection « mémentos », 2005, 400pages
WEINBERGER, (J-C), JAKUBOWICZ, (P), ROBERT (P), “société et gravité des
infractions”, in Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, Edition Sirey,
n°4, octobre-décembre, Paris 1976, 1155 pages
BOUZAT et PINATEL Jean, « Droit Pénal Spécial », 2ème édition, Colin, Paris, 2002, 400
pages
MAGENAUT E. et CARBONIER J., « Exécution des peines et contrôle de détention »,
1ère édition, Sirey, Paris, 1989, 699 pages
BECARRIA Marquis César, « Traité de délit et de peine », in revue de science criminelle
et de droit pénal comparé, édition Sirey, n°04, octobre-décembre 1976, 1155pages
LOMBROSO, « Etude de criminalité », in revue de science criminelle et de droit pénal
comparé, édition Sirey, n°04, octobre-décembre, Paris, 1976, 1155pages
Lexique du terme juridique, 16 édition, Dalloz, 2007, 698 pages
MONTESQUIEU, « de l’esprit des lois I », GARNIER-FLAMMARION, 1979, , Paris, 509
pages

67
TEXTE :
Convention sur la déclaration universelle de droit de l’homme, proclamée le
10décembre 1948 à Genève
Code pénal Malgache, édition juid’ika, Tananarivo, impression 2009
Recueil de jurisprudence française de 1930-1980
Recueil de texte constitutionnel, législatif et réglementaire de la république de
Malgache
Loi n°96-001, du 06 février 1996 sur les conditions relatives à l’acte de défense en
cas de la légitime défense
Code pénal français
Gazette du Palais 1920-1965 et 1965-1980

SUPPORTS PEDGOGIQUES :
Cours de droit pénal général de Monsieur LADISLAS, Université de Toamasina,
Année 2009
Cours de procédure pénale de Maitre ANJARARISON Ken, Université de
Toamasina, Année 2012
Cours de droit constitutionnel de Monsieur VELONTRASINA Julien, Université de
Toamasina, Année 2008
Cours de relation internationale de Maitre ANJARARISON Ken, Université de
Toamasina, Année 2008

68
TABLE DE MATIERE
INTRODUCTION…………………………………………………………………………….4
PARTIE I : LA RESPONSABILITE PENALE……………………………………………5
CHAPITREI : GENERALITE SUR LA RESPONSABILITE PENALE……………………...7
SECTION I : CONCEPTION COMME SOURCE DE LA MISE EN PLACE DE LA
RESPONSABILITE PENALE DANS NOTRE SYSTEME ……………………………………....7
PARAGRAPHE1 : Ethique de droit et dignité humaine, dignité et droit pénal et la nécessité de protection de

l’ordre social………………………………………………………………………………….......7

I-Ethique de droit et dignité humaine…………………………………………………………………....7

II-Dignité et droit pénal………………………………………………………………………………8

III-La nécessité de protection de l’ordre social ……………………………………………………………8


PARAGRAPHE2 : la défense sociale nouvelle, la déclaration universelle de droit de l’homme et le traite de délit et de

peine……………………………………………………………………………………………..9

I-Ladéfense sociale nouvelle…………………………………………………………………………9

II-La déclaration universelle de droit de l’Homme…………………………………………………………9

III-Traité de délit et de peine……………………………………………………………………….. 10


SECTION II : LES PRINCIPES RELATIFS A LA RESPONSABILITE PENALE ET QUELQUES
EXCEPTIONS………………………………………………………………...........................10
Paragraphe 1 : Les principes relatifs à la responsabilité pénal…………………………………………..11
I-Définition de la responsabilité pénale et le principe de personnalité de la responsabilité

pénale…………………………………………………………………………………………...11

1-Définition de la responsabilité pénale…………………………………………………………………...11


2-Le principe de personnalité de la responsabilité pénale…………………………………................................11

II-Le principe de responsabilité pénale uniquement de personne physique et le principe d’irresponsabilité pénale de

mineur…………………………………………………………………………………………..12

1-En principe seul la personne physique est responsable pénalement……………………………………………….12

2-Le principe d’irresponsabilité pénale de mineur…………………………………………………………….12

III-Le principe d’irresponsabilité du fait de la démence et de la contrainte……………………………………...13

1-Le principe d’irresponsabilité du fait de la démence…………………………………………………………13

2-Le principe d’irresponsabilité du fait de la contrainte………………………………………………………..14

Paragraphe2 : Les exceptions aux principes de responsabilité pénale…………………………………14

I-La responsabilité pénale du fait d’autrui…………………………………………………...................14

1-La théorie de risque………………………………………………………………………………. 14


2-La théorie de la faute……………………………………………………………………………… 14
69
II-L’exception au principe d’irresponsabilité pénale de mineur et de personne morale…………………………… 14
1-L’exception au principe d’irresponsabilité pénale de mineur……………………………................................... 14
2-La responsabilité pénale de personne morale……………………………………………...........................14

III-Dérogation au principe de personnalité de la responsabilité pénale (la participation criminelle )

…………………………………………………………………………………….....14
1-Participation par juxtaposition………………………………………………………………………...14

2-Participation par concertation…………………………………………………………….................. 14


CHAPITRE II : LES CONDITIONS PREALABLE A LA RESPONSABILITE PENALE ET
MATERIALISATION DE LA RESPONSABILITE PENALE ……………………………..15
SECTION I : LES CONDITION PREALABLE ALA RESPONSAILITE PENALE……………...15
Paragraphe 1 : L’infraction et le préjudice…………………………………………………..............15

I-L’infraction……………………………………………………………………………………...15

II-Le préjudice……………………………………………………………………………………16

1- le préjudice effectif………………………………………………………………………......16

2- Le préjudice en germe………………………………………………………………………...17

Paragraphe 2 :la culpabilité et l’imputabilité………………………………………………………...17


I-La culpabilité

1- Difficulté dans la pratique de trouver le coupable…………………………………………………….18

2- Mode de détermination de coupable………………………………………………………………18

 Conception libre et restrictive……………………………………………………………….18

 Causalité dynamique et adéquate…………………………………………………………….19

II-L’imputabilité…………………………………………………………………………………. 19
1-La capacité de discernement………………………………………………………………………… 20
2-La liberté d’agir…………………………………………………………………………………. 20
SECTION II : MATERIALISATION DE LA RESPONSABILITE PENALE…………………….21
Paragraphe1 :Les personnes susceptibles d’être responsable pénalement………………………………..21

I-Les participants principaux…………………………………………………………………………21

1-L’auteur matérielle ………………………………………………………………………………..21


2-L’auteur intellectuelle……………………………………………………………………..............21

3-Le coauteur……………………………………………………………………………………..21

II-Les participants secondaires……………………………………………………………………….22

1-Le complice……………………………………………………………………………………..22

2-Le receleur………………………………………………………………………………………22

3-Le comparse……………………………………………………………………………………..23

Paragraphe2 : LES PEINES APPLICABLE AUX DELINQUANT………………………....................23

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I- Les peines criminelles…………………………………………………………………..24

1-les peines criminelles de droit commun…………………………………………………………………...24

a- Les travaux forcés…………………………………………………………………………..24

b- La peine de réclusion…………………………………………………………………………24

c- La dégradation civique ……………………………………………………………………….25


2-Les peines criminelles politiques……………………………………………………………………….25

a- La déportation……………………………………………………………………………..25

b- La détention……………………………………………………………………………….26

c- Le bannissement……………………………………………………………………………26

II- LES PEINES CORRECTIONNELLE……………………………………………………..26

1-L’emprisonnement correctionnelle à temps………………………………………………………..26

2-Interdiction à temps de certains droits civiques et de la famille ………………………………………….26

3-L’amende correctionnelle…………………………………………………………………….27

PARTIEII : LES PRINCIPALES CAUSESD’IMPUNITE………………………….28


CHAPITE I : LES FAIT JUSTIFICATIF LEGAUX ……………………………………29
SECTION I : L’ORRE DE LA LOI ET LE COMMANDEMENT DE L’AUTORITE
LEGITIME………………………………………………………………………………...29
PARAGAPHE I : L’ORDRE DE LA LOI………………………………………………………29

I-l’ordre de la loi proprement dite………………………………………………………………...29

II-Certaines permissions et ordres assimilés à l’ordre de la loi…………………………………………...30

PARAGRAPHE II : COMMANDEMENT DE L’AUTORITE LEGITIME…………........................32

I-La notion de l’autorité légitime……………………………………………………….................32

II-Problème de commandement illégal……………………………………………………………..32

SECTION II : LA LEGITIME DEFENSE…………………………………………………..34


PARARAGRAPHE I : Notion de la légitime défense………………………………….................34

LA LEGIIME DEFENS EST UN ACTE EGALEMENT PERMIS……………………………………….34

a-selon la première conception…………………………………………………………...................35

b-d’après la deuxième conception……………………………………………………………………35

PARGRPHE II : les conditions de la légitime défense…………………………………………….36

I- Les conditions relatives à l’acte de l’agression……………………………………………….36

1-L’agression doit être actuelle…………………………………………………..................37

2-L’agression doit être

réelle………………………………………………………………………………...37

3-L’objet de l’agression doit répondre à certaines conditions…………………...................................37

71
4-L’agression doit être illicite……………………………………………………………….37

II- Les conditions relatives à l’acte dedéfense…………………………………….....................38

CHAPITRE II : L’ETAT DE NECESSITE, LE CONSNTEMENT DE LA VICTIME ET


LES AUTRES CAUSES D’IMPUNITE EN MATIERE PENALE……………………..39
SECTIONI: L’ETAT DE NECESSITE……………………………………………………...39
PARAGRAPHE I : Notion de l’état de nécessité………………………………………................39

I- GENERALITE………………………………………………………………………..39

1-définition……………………………………………………………………………39

2-particularité de l’état de nécessité…………………………………………….....................40

II- Fondement de l’impunité de l’infraction nécessaire……………………………..…………....40

1-Historique……………………………………………………………………..........40

2-Considération subjective………………………………………………………………...41

PARAGRAPHE II : Condition de l’infraction nécessaire et exemple de cette infraction …………………..41

I- Condition de l’infraction nécessaire……………………………………………................41

1-Première condition…………........................................................................................41

2-Deuxième condition……………………………………………………………………42

3-Troisième condition……………………………………………………………………42

II- Exemple des infractions nécessaires……………………………………………................42

1-Vol nécessaire………………………………………………………………….........43

2-Homicide nécessaire…………………………………………………………..............43

SECTION II : Le consentement de la victime et les autres causes d’impunité en matière pénale …43
PARAGRAPHE I : Le consentement e la victime…………………………………………………….43

I- Notion de consentement de victime…………………………………………………….44

A-GENERALITE……………………………………………………………………..44

a-Infraction contre le droit dont la victime peut disposer……………………………………………44

b-Infraction contre le droit ont la victime n peut pas disposer………………………………………...45

B-FONDEMENT DE L’IMPUNITE E L’INFRACTION NECESSAIRE……................................45

a-Principe généraux du droit………………………………………………………………..45

b-Fondement légale……………………………………………………………………...46

II- CAS DISCUTE SUR LE CONSENTEMENT E DE LA VICTIME…………...............................46

1-Les opérations chirurgicales…………………………………………………...................46

2-Le chirurgie esthétique………………………………………………………................46

PARAGRAPHE II :Autre cause d’impunité t les élémentsvoisins de l’impunité…………………………47

I- Les autres causes d’impunité……………………………………………………………..47

72
A-Excuse absolutoire…………………………………………………………………...47

a-Notion de l’excuse absolutoire…………………………………………………................47

b-Effet d’excuse absolutoire…………………………………………………….................48

B-IMMUNITE…………………………………………………………………..........49

1-Immunité parlementaire…………………………………………………………………49

2-Inviolabilité parlementaire……………………………………………………………….49

3-Immunité diplomatique………………………………………………………................49

a-Immunité de juridiction………………………………………………………................50

b-Effet de l’immunité…………………………………………………………………….50

II- Les éléments voisins de l’impunité……………………………………………..............50

1-La contrainte en tant que cause d’impunité……………………………………………………50

2-La démence en tant que cause d’impunité……………………………………………………..51

3-Excuse de provocation………………………………………………………..................51

a-Exemple d’excuse de provocation…………………………………………………………..52

b-Remarque……………………………………………………………………………53

4-Excuse e minorité……………………………………………………………...............53

CONCLUSION…………………………………………………………………..53

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Common questions

Alimenté par l’IA

The legal system balances between punishing offenders and recognizing legal justifications by carefully examining the circumstances and motivations behind each act . Legal frameworks stipulate explicit conditions under which actions like legitimate defense or state of necessity can be claimed, such as proving the imminence of danger or the proportionality of the response . By establishing legal criteria and requiring demonstrable evidence, the judiciary maintains a structured approach to discern innocence from culpability, ensuring only those truly overstepping legal justifications are subjected to sanctions . These layers of scrutiny ensure fairness and uphold the integrity of justice, recognizing justified instances while deterring unlawful behavior .

The principles outlined advocate for personal responsibility in criminal acts, ensuring that individuals are held accountable, thereby deterring leaders from crime and reducing chaos . Legitimate defenses like state of necessity allow the legal system to show compassion and mitigate undue punishment, promoting a balanced justice system . Exonerating acts committed under duress or necessity affirms the justice system's adaptability and sensitivity to human circumstances, which sustains public trust and peace . Together, they create a robust framework that helps deter criminal activities, reassures the public of legal protection, and reinforces social norms essential for harmony .

The codification of principles like personal responsibility aligns with ethical considerations by upholding the moral notion that individuals should only be accountable for actions they control and intend . This ethical stance promotes justice and fairness by attributing consequences directly to intentional acts. Similarly, exceptions like necessity acknowledge human fallibility and survival instincts, offering a humane perspective that recognizes the complexity of moral decisions during dire circumstances . These principles encapsulate ethical values, such as fairness and compassion, underpinning the law's role in delivering justice while preserving human dignity, thus reflecting a balance between legal obligations and moral imperatives .

Legal protections such as legitimate defense and state of necessity have limitations in that they require adherence to strict criteria, such as the imminence and proportionality of threats in legitimate defense . Misinterpretation or misuse of these defenses might not exempt individuals from criminal liability if the response is deemed excessive or unnecessary . Additionally, the state of necessity is judged on the absence of alternative lawful measures, a condition open to judicial interpretation, potentially leading to non-uniform applications across cases . These limitations necessitate a precise and careful judicial examination to ensure fairness, and they do not guarantee protection in all instances, depending on the assessment of each case's merits .

The concept of state of necessity justifies the commission of an otherwise illegal act by positing that the act was the only viable means to avert imminent danger to oneself or others . This legal justification rests on the perception that at times, breaking the law is essential to preserving greater societal or personal interest, such as survival during desperate situations . The rationale is that the preservation of life or well-being, in situations where no alternatives are available, could override the unlawfulness of specific acts, thereby warranting legal clemency .

Legitimate defense operates as a legal justification, absolving individuals from criminal responsibility if they act out of a necessity to protect themselves or others from immediate harm . According to the legal statutes, actions such as causing harm or committing homicide can be considered without guilt if they are directly necessary for self-defense or the defense of others at the moment of the threat . The justification hinges on the proportionality and immediacy of the response, ensuring it is necessary and directly tied to the act of defending against an aggression .

Punishing individuals for their criminal actions serves the dual purpose of deterring potential criminal behavior and preventing recidivism among offenders . The application of punishments reflects a structured effort to maintain social order and ensures the safety and legal security of all citizens . Additionally, it aims to curb passionate criminality by creating a formidable disincentive for crimes through the penal consequences individuals face . Such measures also support promoting societal tranquility and peace by holding individuals accountable for their harmful actions .

The state of necessity differs from other legal justifications for criminal actions as it involves a person facing a critical choice between suffering a significant harm or committing an infringement to avoid that harm . Unlike legitimate defense, where harm is meted against an aggressor, the state of necessity involves harm to an innocent party and is driven by the absence of intent to commit a crime but rather to avert a pressing danger . This justification hinges on a jurisprudential acknowledgment of the necessity, emphasizing the choice to prevent greater harm .

The principle of personality in criminal responsibility dictates that only the person who has committed an infraction is responsible for that act, meaning that third parties not directly involved should not bear any penalty imposed on the perpetrator . This principle ensures that legal blame and punishment are attributed directly to the individual offenders or their accomplices, rather than external agents or forces . This principle is foundational to maintaining individual accountability within the legal system by ensuring that legal consequences are appropriately assigned to those who are personally culpable .

The principle of non-responsibility for minors is foundational in criminal law because it acknowledges the incomplete development of moral and cognitive faculties in minors, which may affect their capacity to discern and control their actions . Legal systems generally regard minors as lacking full legal capacity, and thus they are often guided by principles that emphasize rehabilitation over punishment . This principle safeguards against the inappropriate penalization of minors, ensuring a focus on corrective measures rather than punitive actions, aligned with their developmental needs and potential for reintegration into society .

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