Communication Et Expression ITA
Communication Et Expression ITA
AVANCÉES
Licence 2
Enseignent :
M. Sylvain LEBITA
2024-2025
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TABLE DE MATIERE
1- Condition de communication 1
1.3.3 : Le contextuel 6
I :Nymies------------------------------------------------------------------------------------------------- 7
2.1.1. Antonymie 7
2.1.2 .Homonymie 7
2.1.3. Paronymie 7
2.1.4 Synonymie 7
Pléonasmes 8
Galicismes 8
Barbarismes 8
i
Solécismes 8
ii
Bibliographie
-Aslanides S., Grammaire du français. Du mot au texte. Paris, Ed. Honoré, Champion, 2001.
- Baril, D., Techniques de l’expression écrite et orale, Paris, Ed. Dalloz, 2008.
-Kadyss, R. & Nishimata, A., Rédiger avec succès et documents administratifs, ed. Gualino,
Paris, 2002.
iii
SECTION 1 : LES CARACTERISTIQUES DE LA COMMUNICATION
I. Conditions de communication
Il s’agit de l’ensemble des stratégies mises en place, par une personne ou un groupe de
personnes, pour échanger des ressources et des représentations avec d’autres. La
communication peut être représentée d’une manière simplifiée comme suit : C’est l’intention
d’un émetteur, traduite dans un message, interprétée par un récepteur et ayant un effet sur lui.
Un message est alors émis en retour (feedback). Chacun des interlocuteurs occupe donc tour à
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tour la position d’émetteur et de récepteur. Lors de la transmission d’un message entre
l’émetteur et le récepteur, intervient un certain nombre de filtres à chacun de ces pôles. Ces
filtres sont constitués par plusieurs éléments (l’éducation, les préjugés, les expériences
personnelles, par exemple) issus du contexte. Ils ont un rôle particulier dans le système de
codage/décodage de chacun et donc dans l’interprétation du message.
La relation entre les interlocuteurs est définie au travers de leur communication. Notre
manière de communiquer exprime la position que l’on souhaite occuper et corrélativement la
position que l’on attribue à notre interlocuteur ; positions réciproques qui peuvent être fondées
sur la similarité ou la complémentarité, c’est-à-dire sur l’égalité ou la différence. La place
respective de chacun est déterminée en fonction : - D’éléments externes, par les statuts et rôles
de chacun (fournisseur/client, médecin/malade, policier/population, collègue/collègue, par
exemple) ou par leur identité sociale (parent/enfant, homme/femme, par exemple) ; -
D’éléments internes à la relation, c’est-à-dire de la place subjective que chacun prend par
rapport à l’autre (dominant/dominé, demandeur/conseiller, séducteur/séduit, par exemple).
Cette détermination de place peut faire l’objet soit d’un accord (Les interlocuteurs reconnaissent
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la position qui leur est affectée dans cette communication), soit d’un désaccord qui peut
déboucher sur un conflit.
Nous pointerons ici quelques aspects à prendre en compte dans la manière d’adresser
notre message au public. Ces facteurs sont directement liés à la manière dont nous utilisons
notre voix. Notre voix présente différentes caractéristiques. Celles-ci doivent s’adapter à la
taille du public et à l’espace dans lequel se déroule notre intervention. Le volume Le volume
de notre voix doit être suffisamment fort pour se faire entendre par l’ensemble des auditeurs et
assurer une écoute agréable de notre message. Son intensité doit ainsi être adaptée à la taille de
notre auditoire, mais aussi aux caractéristiques de la salle où nous nous trouvons. Le volume de
notre voix doit traduire un certain dynamisme par le relief que sa variation donne aux
informations présentées. Le rythme Il s’agit de notre débit de paroles. Lors d’une présentation
publique, l’auditeur doit saisir les mots sans avoir besoin de les réentendre. De ce fait, parler
trop vite nuit à la compréhension de notre message. Par ailleurs, un débit trop important est
souvent une manière de traduire le trac que nous ressentons quand nous prenons la parole en
public et risque de nous faire perdre le fil de nos idées. Réduire la vitesse de nos paroles
correspond à une amélioration de la compréhension de notre message, mais aussi à la gestion
du stress inhérent à la situation.
A l’inverse, parler trop lentement contribue à réduire l’attention des auditeurs qui
peuvent ressentir une certaine lassitude, voire un agacement. Éviter ces extrêmes ne veut pas
dire pour autant maintenir un rythme uniforme. Il convient de jouer sur la variation du rythme,
sur la ponctuation des phrases, pour rompre la monotonie tout en laissant le temps d’assimiler
nos propos et ainsi maintenir l’attention du public. Le ton Le ton sur lequel une phrase est
énoncée détermine fortement le sens qui lui est attribué (affirmatif, interrogatif, agressif,
autoritaire par exemple). L’intonation utilisée doit donc correspondre à la signification que nous
souhaitons donner à nos paroles. L’articulation et la prononciation La manière dont nous
énonçons les mots est également à prendre en considération. Pour se faire comprendre, il s’agit
d’articuler distinctement, sans exagérer, les sons qui composent les mots. Quant à la
prononciation, elle varie dans l’espace et dans le temps. Elle contribue notamment aux accents
régionaux. A cet égard, avoir un accent particulier n’est pas une tare. Nous devons toutefois
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être attentifs à l’impact de notre prononciation sur la compréhension des mots, surtout si notre
auditoire est composé de personnes issues d’autres régions.
Le regard Bien plus que regarder notre public, il s’agit d’établir avec lui un contact
visuel. Il indique l’intérêt que nous portons à nos auditeurs, capte et maintien leur attention. Ce
contact permet également de contrôler les réactions du public face à nos propos. Quand la taille
de l’auditoire le permet, il est important de balayer le public en regardant chacun de nos
auditeurs. Si le public est trop nombreux pour établir un contact visuel personnalisé avec chacun
de ses membres, il s’agit de bien faire voyager son regard dans l’ensemble du public, de
s’attarder régulièrement sur quelques personnes en veillant à toucher toutes les parties de la
salle. Les silences Quand nous prenons la parole en public, nous avons souvent tendance à ne
pas laisser s’exprimer les silences. Soit parce que nous voulons dire trop de choses en trop peu
de temps, soit parce que nous voulons combler ce vide qui nous fait peur. Or, s’ils sont
respectés, ces silences ont souvent une fonction positive.
Enfin, le silence installé avant de se retirer, évite de donner l’impression aux auditeurs
que nous avons hâte de les quitter. Les silences ne sont donc ni vides, ni inutiles ; il s’agit de
les apprivoiser et de savoir les intégrer dans notre intervention en public de façon adéquate. Les
gestes Nos gestes expriment toujours quelque chose. Ils peuvent traduire ce que nous essayons
de cacher : notre nervosité, notre gêne par exemple en manipulant un stylo ou des lunettes, en
se pinçant le menton. Il s’agit là de gestes parasites qui viennent perturber notre présentation ;
ils attirent l’attention de notre auditoire au détriment de son écoute et peuvent vite devenir
agaçants. Eviter de se figer en s’appuyant sur la table, en mettant les mains en poche ou
encroisant les bras ; cela renforcerait une attitude non naturelle, rigide portant préjudice à la
transmission, et de ce fait à la compréhension de notre message A l’inverse, les gestes peuvent
renforcer, appuyer, notre message verbal ; ils rythment, illustrent, s’accordent avec notre
discours et animent la présentation. Les mouvements Le fait de bouger, de se déplacer donne
un certain dynamisme à la présentation. Toutefois, mieux vaut ne pas être constamment en
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mouvement ou faire des mouvements trop prévisibles. Les premiers risquent de monopoliser
l’attention des auditeurs, alors que les seconds deviennent vite une source de monotonie et
d’ennui pour l’auditoire. A l’inverse, il s’agit d’éviter de rester statique, de qui peut donner
l’impression d’un orateur craintif ou distant. Le mouvement doit être utilisé pour dynamiser
l’exposé, pour le ponctuer et lui donner vie.
Les bruits sont des perturbations qui peuvent altérer la qualité de la communication,
dénaturer le message communiqué, rendre difficilement perceptible l’information ou causer sa
perte partielle ou totale. Les bruits peuvent être liés au canal de transmission. Si le canal est mal
choisi, la communication ne passera pas ou passera mal.
1.3.3. Le contextuel
Exemple :
Le mot note peut signifier :
– une note de musique ;
– une petite remarque ou explication située au bas d'une page ;
– un nombre écrit pour évaluer la qualité d'un devoir.
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Les différents sens d'un mot sont indiqués dans les dictionnaires.
Trouver le sens d'un mot d'après son contexte.
Sans avoir recours au dictionnaire, il est souvent assez facile de comprendre le sens d'un
mot d'après la phrase ou l'ensemble du texte dans lesquels il se trouve : c'est ce qu'on appelle
le contexte.
Exemple :
Depuis la rentrée, elle est membre de cette association. Dans la première phrase, le
mot « membre » est utilisé dans le sens de « partie du corps » (bras ou jambe). Dans la seconde
phrase, c'est « une personne qui appartient à une association, à un club ou à un groupe ».
NB : un mot peut avoir plusieurs sens différents. On dit qu'il est polysémique.
I. Nymies
2.1.1. Antonymie
Antonymes sont des mots différents et de sens contraire. Exemple. Grand, petit. Sombre,
lumineux. Montrer, cacher...
2.1.2. Homonymie
Homonymes sont des mots qui se prononcent de la même façon, s'écrivent différemment
(parfois aussi de la même façon), mais ont un sens différent. Exemple. Vers (direction), vers
(poésie), vert, verre, ver (de terre) ...maire, mer, mère…Il est nécessaire de bien les connaître
sous peine de contresens souvent grossiers.
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2.1.3. Paronymie
Paronymes sont des mots qui ont une prononciation très proche, ce sont presque des
homonymes ; ils sont utilisés pour attirer l'attention de l'auditeur ou du lecteur : atteint, éteint
ces jeux de mots soulignent la finesse spirituelle (ou qui se voudrait telle parfois...) de celui qui
les emploie ; la figure de style qui consiste à l'employer s'appelle une "paranomase" Exemple.
(la mort) ‘‘ (...) c’est bien le bout non pourtant le but de la vie ;" Montaigne.
2.1.4. Synonymie
Synonymes sont des mots totalement différents mais ayant un sens équivalent. Exemple.
Épée, glaive ; contrôler, vérifier, inspecter...
2.2.1. Pléonasmes
Figure de style d’insistance qui consiste à rapprocher deux mots, groupe des mots ou
expressions qui ont des sens répétitifs dans un but stylistique. Exemple : monter en haut
2.2.2. Gallicismes
Emprunt fait à la langue française par une autre langue. Il est également appréhendé
comme une tournure ou une locution particulière à la langue française consacrée par l’usage,
c’est-à-dire un idiotisme. Exemple : « C’est…qui ; il y a ».
2.2.3. Barbarismes
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2.2.4. Solécismes
On entendra par « solécisme » une faute contre les règles de la syntaxe au regard de la
grammaire. Bien entendu, cette faute peut porter par exemple sur l'emploi incorrect d'une
préposition, d'une conjonction ou d'un pronom relatif, du verbe donné à la place d’un autre
verbe (par exemple « être » à la place d’« avoir » vice versa), etc.
Prendre un cours en notes vous permet de pouvoir relire pour réviser et favorise
également la mémorisation de vos leçons. Il est prouvé que l’on retient mieux ce que l’on a
écrit. Vous gagnez en temps et en efficacité en employant les techniques de la prise de notes
dans un brouillon d’un devoir. Pour la préparation d’un exposé, la prise des notes s’avère utile
car elle permet de mettre en évidence les idées principales des documents consultés.
Ne notez pas tous les mots : vous pouvez par exemple supprimer les articles devant les
noms. En vous entrainant à écrire vite, vous parviendrez plus facilement à suivre un cours.
Prendre des notes est une façon de retenir l’essentiel d’un discours : un cours comme un
texte. Pour cela, il faut repérer les articulations logiques, et dégager les idées principales. Le
professeur insiste souvent sur la structure de son cours. Il emploie des termes qui sont des
signaux pour ses élèves comme d’abord, ensuite et enfin. Il annonce ce qu’il va dire, répète
plusieurs fois une même idée pour qu’elle soit comprise de tous, ce qui laisse à ses élèves le
temps de noter. De même, un texte est toujours construit. Vous devez repérer ses articulations
logiques pour comprendre l’organisation des idées principales.
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que synthétiser consiste à regrouper avec logique les résultats de votre analyse qui peuvent être
mis en commun. C’est un travail qui suppose donc deux qualités : la concision et l’organisation.
Enfin, il faut organiser la mise en pages de vos notes. Cela consiste à numéroter les
parties ([Link].) qui donnent une vision claire de l’ensemble, des titres et sous-titres que vous
créez vous-même qui mettent en avant le thème et le prédicat, des paragraphes isolés par des
sauts de lignes qui font ressortir la structure de la page, des tirets ou de gros points qui mettent
en relief les énumérisations, des alinéas(retraits vers la droite de la première ligne du
paragraphe), des couleurs(titres surlignés en flou, soulignés par des traits de couleur qui
marquent la hiérarchie des titres), des tableaux, pour gagner du temps.
Des abréviations comprises de tous existent. Comprenez leur principe pour y recourir
mais aussi pour en créer de nouvelles, que d’autres que vous devront comprendre. Les
principales abréviations sont : des symboles connus de tous ; des mots abrégés dont on n’a gardé
; que le début (pron., pronom) ; ou que les consonnes d’appui. Exemple :
L’abréviation peut être utile lorsque vous communiquez à l’écrit pour raccourcir le
message. Vous arrive-t-il de faire une présentation ou d’écrire un courriel non officiel et
d’abréger un mot ? Soyez assurés que cela est bien acceptable. Habituellement, on peut abréger
un mot dans les situations suivantes :
- Dans un courriel non officiel
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- Dans une petite note non officielle
- Dans une adresse
- Dans une présentation PowerPoint
Notez que vous n’êtes jamais obligés d’abréger un mot. En cas de doute, mettez le mot
entier sur la ligne qui suit.
Pour abréger un mot, vous devriez abréger les mots qui ont plus de deux syllabes.
(Comment couper un mot en syllabe? Vous pourriez, par exemple, abréger le
mot universitaire (5 syllabes), mais pas le mot lettre (2 syllabes). Quand vous abrégez un mot,
vous devez garder la première syllabe du mot ainsi que la première lettre de la deuxième syllabe.
Notez bien que le verbe que vous devez utiliser est bien abréger et non abrévié.
Quand ne devriez-vous pas utiliser une abréviation ?
Dans une lettre
Dans un travail universitaire
Dans un mémoire ou une thèse.
.
3.1.3. Résumer un texte pour une présentation orale et écrite
Pour résumer un texte, il est nécessaire d’en relever, la thèse, les idées importantes (les
arguments), et les articulations ou connecteurs logiques (d’adjonction, d’opposition, de
conclusion, de cause, de conséquence, de concession…) Le résumé consiste à réduire et
reformuler le texte avec la même énonciation, en usant de synonymes et des termes englobant ;
dans une longueur précise (importance du comptage de mots).
C’est peut-être la première fois que tu entends parler de commentaire comparé. Alors,
qu’est-ce que c’est exactement ?
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Par exemple, tu pourras être amené à étudier deux ou trois textes qui ont pour thématique
la représentation des corps dans la littérature. À partir d’une problématique, il faudra donc
trouver les liens et les différences des trois textes sur ce même thème.
À quoi sert-il ?
Faire un commentaire comparé peut s’avérer difficile, car en plus d’analyser une œuvre
dans son intégralité, il faut observer comment on peut la relier à d’autres. Cet exercice permet
plusieurs choses :
Si tu compares les œuvres d’un même auteur : identifier les thématiques et réflexions
qui reviennent souvent dans ses textes (par exemple : la religion dans le recueil
Alcools d’Apollinaire)
Voir comment un thème est traité et évolue au fil des siècles (par exemple : comment a
évolué la figure du diable dans la littérature ?)
Voir les divergences d’une thématique entre auteurs d’un même siècle et en identifier
la cause (par exemple : le foisonnement de mouvements littéraires au XXème siècle a
amené les auteurs à se différencier les uns des autres. On peut notamment parler
d’Apollinaire qui était à la croisée entre plusieurs mouvements, à la fois tourné vers le
passé et vers la modernité)
Identifier les différences dans les réécritures et leur but (par exemple dans les
réécritures de contes, une moralité peut parfois être incluse, ce qui la fait différer des
autres textes du corpus. On peut prendre le cas de la pièce de théâtre “Au bois” de
Claudine Galéa qui dénonce, entre autres, la culture du viol)
Le commentaire comparé et composé sont, certes, bien différents, mais certains éléments sont
communs aux deux exercices. En voici quelques-uns :
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3.2.2. Travail préparatoire
Au brouillon :
Resemblances Différences
2ème élément
1er élément
Au propre :
- L’amorce L’objectif est d’introduire le sujet de manière à montrer qu’il est important de le
traiter. Il est possible de commencer par un exemple d’actualité (qui porte sur les 4-5 ans qui
précèdent) en rapport avec le sujet. C’est l’idéal de commencer simplement en définissant les
termes du sujet mais c’est moins bien de situer le sujet dans son importance en présentant
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rapidement son intérêt. A ne pas faire : commencer par « de tous temps… » ou « les hommes
ont toujours… » ou « c’est là un sujet passionnant »
- La problématique C’est l’étape essentielle. Vous devez reformuler le sujet en montrant que
vous avez compris ses implications, que vous avez saisi le débat sous-jacent, et que vous allez
le traiter dans sa globalité. Cette étape doit être l’occasion de définir les termes du sujet (si vous
ne l’avez pas déjà fait dans l’amorce). L’idéal : Généralement, on commence par relier ce qui
va suivre à l’amorce, puis on reformule le sujet, soit en le paraphrasant, soit en se posant des
questions qui se rapportent au sujet. A ne pas faire : se contenter de recopier le sujet mot pour
mot, sans rien expliquer, et sans montrer les enjeux.
- L’annonce du plan Il faut annoncer les deux grandes parties, en évitant d’employer justement
les mots « parties ». En général, on écrit soit « Dans un premier temps, nous verrons que…,
avant de montrer que… », soit « Après avoir montré que…, nous analyserons que… ». De plus,
il faut se contenter d’annoncer les grandes parties, et non les sous-parties.
Dans le plan comparatif, les idées sont présentées dans la comparaison de deux ou de
plusieurs éléments (deux textes, trois personnages, etc.). La cohérence est établie par la
nécessité de comparer une même idée dans plus d'une manifestation. Le point de vue est alors
défendu par le résultat de la comparaison.
Par exemple, on peut comparer la conception de l'amour chez Molière et chez Balzac ; ou bien
chez Don Juan et chez Rastignac, etc.
Mais attention : ce type de plan est valable si et seulement si la question demande de
vérifier la similarité entre deux choses ("de manière similaire", "de la même façon", "sont
semblables", etc.).
Voici deux exemples de plan comparatif. Le premier est construit selon la règle qui
consiste à comparer deux textes, le second selon la règle qui consiste à comparer des
personnages.
Exemple 1 : comparaison entre deux textes
1. le texte de Molière
La conception de l'amour selon Don Juan et selon Sganarelle
La description de l'amour (discours théâtral, tonalité de la plaidoirie)
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2. le texte de Balzac
La conception de l'amour chez Delphine de Nucingen et chez Eugène de Rastignac
La description de l'amour (discours narratif, point de vue intérieur)
Comparaison
Conception similaire : séduction, conquête
Description différente : focalisation interne vs tonalité de la plaidoierie
Exemple 2 : comparaison entre les personnages
1. la conception de l'amour
Don Juan vs Delphine de Nucingen
Don Juan vs Eugène de Rastiganc
Sganarelle vs les autres personnages
2. la description de l'amour
Chez Molière
Chez Balzac
3. comparaison
Conception similaire
Description différente
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SECTION 4 : LES ELEMENTS DE LA REDACTION ADMINISTRATIVE AU GABON
2. Le timbre
C'est l'ensemble des mentions qui indiquent la provenance d'un document administratif
(Ministère - Direction...)
Il sera très bref ou comportera plus de mentions selon le niveau où se situe l'origine du
document.
3. Le lieu et la date
Inscrits en toutes lettres sur une seule ligne, ils figurent en haut à droite, sous
l'appellation de l'Etat et sa devise.
5. Le numéro d'enregistrement
Il comprend le numéro inscrit au courrier départ suivi des sigles des mentions formant
le timbre, chaque élément étant séparé des suivants par une barre oblique.
5. L'objet
C'est le résumé sur une ou deux lignes de l'affaire dont il s'agit (matière traitée dans la lettre).
L'objet se place sous le numéro d'enregistrement.
Eviter au destinataire d'avoir à lire tout le document avant de savoir de quoi il s’agit ;
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7. Les initiales (rédacteur-dactylographes)
Il s'agit d'inscrire au-dessus du timbre les initiales respectives de celui (celle) qui a
rédigé le projet du document et de celui (celle) qui l'a dactylographié, elles figurent, centrées
au-dessus du timbre.
Les initiales permettent au signataire de savoir à qui faire des remarques éventuelles.
8. La signature
- La signature se place au bas de la lettre sur la partie droite de la page quelques lignes en
dessous du texte.
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La lettre à forme personnelle
Lettre sans semi-administration ou administrative à caractère personnel. Ne concerne
pas la marche générale du service. Reste très personnalisée. Cas d’un ministre s’adressant
à un de ses agents au sujet de sa mise à la retraite ou d’une promotion. Comporte des
mentions personnalisées empruntées à la correspondance privée. Elle est accompagnée de
certaines formules :
De politesse et de clôture
A un particulier : veiller agréer Me ou M l’expression de mes sentiments
distingués/l’assurance de ma considération distinguée
A une dame : veuillez agréer, Mme, mes hommages les plus respectueux
La lettre administrative.
Echangée entre service publics nationaux ou locaux, avec des rapports d’égalité (Ministre a
Ministre) ou de subordination (service extérieure à service centraux). Sont de cinq (5) types :
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La lettre de rappel
Invite le destinataire à répondre à une requête demeurée sans réponse dans les délais
raisonnables.
La note de présentation
Accompagne un document (rapport, dossier…) Vise à résumer, donner des précisions ou
explications sur les mesures ou dispositions envisagées.
Le soit-transmis
Document de transmission utilisé exclusivement en interne. De supérieur à subordonnée
(comporte des instructions sur le traitement du dossier) ; d’égal (lorsqu’il y a erreur de
transmission)
Le communiqué : comme l’avis, il sert à faire connaitre une information, une décision
ou des dispositions diverses d’intérêts généraux (annonce de concours, recensement). L’avis
est destiné à l’affichage, le communiqué à une large diffusion (radio, TV, presse écrite). Il doit
être précis et bref.
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La convocation : peut jouer le même rôle que le communiqué, reste liée à l’activité
administrative et est utilisée dans la cadre de réunion inscrite dans un calendrier régulier. Elle
doit communiquer l’ordre du jour. Un subalterne, monsieur X est prié d’assister à la réunion
…qui se tiendra le … à … heure dans (lieu de la réunion). A un supérieur : convocation sous
forme de lettre avec objet :
A monsieur le ….
J’ai l’honneur de vous faire connaitre qu’une réunion à laquelle je vous serais très obligé
de bien vouloir assister, se tiendra le … heures…, dans la salle…
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conséquences, bilan remarque et suggestions modalité techniques d’application à utiliser pour
obtenir des résultats escomptés, la conclusion (récapitulatif des conclusions).
Lorsque le sujet du rapport est complexe (plusieurs aspects abordés), il convient de les
étudier séparément en respectant les différentes étapes.
Le procès-verbal (PV)
Document relatant, par un agent commis par une autorité (administrative ou judiciaire),
le fait vue et entendu dans l’exercice de ses fonctions. Acte authentique destiné à faire foi, servir
de preuve, est incontestable. Il est signé de toutes les parties impliquées. Le PV administratif
pour conserver son caractère irréfutable, est établi contradictoirement. Ex : PV de passation de
service, le PV de d’inspection de saisie. Le PV judiciaire : rédigé par les agents assermentés
collaborant avec la justice (cas des gendarmes, policiers, huissiers.)
La circulaire
Document hiérarchique à destination collective (portant sur des mesures internes,
inopposable aux tiers), a deux fonctions essentielles :
- Rappeler les buts te préciser les modalités d’application d’un texte législatif ou réglementaire ;
- Répondre à des besoins circonstanciels pour diriger l’action administrative (face à des
situations particulières ou faits imprévus), soit pour appuyer le développement de l’action
administrative.
L’ordre de mission
Injonction verbal ou écrite fait faite à un agent pour exécuter une décision. Sous la
forme écrite, il prend la domination de note d’instruction. Lorsqu’il officialise un déplacement,
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l’ordre de mission circonscrit : le ou les tâches à accomplir, la durée ; la destination les autorités
ou services à visiter et de couverture de responsabilité, en cas d’incendie ou d’accident (en
cours de mission ou pendant le séjour).
La partie supérieure
Elle est composée du timbre, du numéro d’enregistrement, des initiales de rédaction, du
numéro d’enregistrement, des initiales de rédaction, de la dénomination officielle du pays, de
la date et du lieu d’origine, du titre ou souscription.
Le timbre
Figure de l’angle supérieur gauche. Indique avec précision l’identité du
Le numéro d’enregistrement
Dans un ordre continu, il permet d’individualiser le document immédiatement après sa
signature. Se place sous le timbre et est suivi de la signalétique
(N0001/MENET/SG/DGAPI/DGA/SP)
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République. Le blason est réservé aux correspondances émanant de la Présidence de
République.
Le titre et la souscription
Le titre précise la nature du document (Ex : Note d’information, instruction.) La
souscription ou ‘’réclame’’ est employé lorsqu’il n’y a pas de titre. Dans des documents tels
que les lettres, elles indiquent à la fois la fonction ou la qualité de l’expéditeur, la fonction et la
localité du destinataire.
Le courrier adressé à un agent ou par un agent le sera par voie hiérarchique. Cette voie
hiérarchique est traduite par l’indication ‘’sous couvert’’ (S/C) ou voie hiérarchique’’. En
province, seul le gouverneur est habilité à entretenir des rapports directs avec les ministres et
les services centraux.
La mention circonstancielle
L’entête de certain document peut comporter des mentions d’identification (date de
frappe) de précision de précision sur la pièce jointe (PJ) suivi du nombre d’éléments annexés.
La référence
Placée sous l’objet, rappelle des documents antérieurs auxquels il faut se reporter et qui
motive la suite à donner. Facilite la recherche et permet d’établir une filiation entre le document
traité et ses antécédents, voire avec les textes génitaux. Comporte le numéro d’enregistrement
et la date de correspondance, ou bien la date de conversation ou communication, le numéro de
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dossier (pour les pièces correspondantes) ; ou encore le numéro d’identification du texte
législatif ou règlementaire (pour les documents administratif).
Le texte
Il est conçu en fonction des caractéristiques de chaque type de document (de correspondance,
d’information, d’études ou d’injonctions).
La mention PJ
Faculté, peut figurer sous le timbre ou après le texte. Elle est toujours suivie d’un nombre et,
éventuellement du détail précis des pièces expédiées. Invite le responsable du courrier à les
joindre ou les demander, les cas échéant. Attire l’attention du destinataire.
La partie inférieure
Elle se compose de l’attache de signature (renseignement permettant au destinataire
d’un document d’identifier l’expéditeur, et précisant la qualité du signataire) et de signature
(apposition au bas et à droite du document, les prénoms et noms du signataire. Toujours précédé
d’un paragraphe). La combinaison de l’attache de signature, du paragraphe et des prénoms et
noms du signataire confère une valeur juridique au document. Le cachet sera droit et placé à
droite.
1er cas : l’autorité responsable signe elle-même (inutile de préciser l’attache s’il y à
suscription : préciser l’attache s’il y a titre).
2ème cas : l’autorité ne signe pas elle-même : Il est indiqué de mettre l’attache de signature en
cas de souscription ou de titre. L’attache de signature doit dans ce cas préciser la nature des
attributions permettant aux délégataires d’engager la responsabilité du délégant. Trois types de
délégations d’importa tance décroissante sont observées : « Par délégation », « Par
autorisation » (rarement utilisée souvent remplacée par la formule « Par intérim » PI qui est
momentanée, « Par Ordre » (PO) utilisée en l’absence d’une délégation écrite.
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Une autorisation peut aussi déléguée le pouvoir d’authentification par le paragraphe («
Délégation pour ampliation » ou « pour copie certifié conforme ») à un agent. Dans ce cas, il y
a doublé attache : celle de l’autorité signataire de l’original, à droit, celle du délégataire
qui sera présentée plus bas et décalée sur la gauche.
Prénom + Nom
Pour ampliation
Le D.G.B.F.P
Prénom + Nom
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MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
ET DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
***********
SECRETARIAT GENARAL
**********
Direction Générale DE L’APPUI
PEDAGOGIQUE ET LOGISTIQUE
**************
B.P : 6 Tel : 01 76 37 61
N° /MENET/SG/DGAPL
NOTE
A l’attention de Monsieur le Secrétaire Général
28
MINISTRE DE L’EDUCATION
NATIONALE
ET DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
………………. MINISTRE DE L’EDUCATION
SECRETAIRE GENERAL NATIONALE
DIRECTION GENERAL DE L’APPUIS ET DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
PEDAGOGIQUE ET LOGISTIQUE A
N /MENET/DGAPL/DGA MADAME DE SECRETAIRE GENERAL
DU MINISTERE DE BUDGET ET DES
COPTES PUBLICS
Libreville
J’ai l’honneur de solliciter votre bienveillance pour l’attribution de deux (2) lignes internet
à la Direction Général de l’Appui Pédagogique et Logistique (DGAPL). L’une pour le cabinet
du Directeur Général et l’ensemble des Directions connexes l’autre pour le Directeur Général
Adjoint.
Le collage de ces lignes permettrait ainsi de minimiser les coûts générés par les appels
téléphoniques et d’optimiser le système d’information de la direction Général de l’Appui
Pédagogique et Logistique.
M
29 Michel KIKI MBOU
MD
IGS
4.3.3. Disposition et présentation de la lettre administrative
On doit d’ailleurs tenir compte des contraintes de l’enveloppe à fenêtre, du papier à en-
tête et de la position de cet en-tête. Dans une lettre écrite sur du papier sans en-tête, on pourra
ajuster les marges supérieure et inférieure pour que le texte soit placé de façon équilibrée.
Interligne
Les lettres sont généralement à simple interligne ; toutefois, le contenu (n’incluant pas
la vedette) d’une lettre très courte peut être à interligne et demi pour que la présentation soit
harmonieuse.
Justification
Idéalement, les lettres sont justifiées à gauche, ce qui évite une répartition inégale des
mots et des blancs.
Alignement
La disposition à un alignement est très courante dans la correspondance administrative
parce qu’elle est simple et facile à appliquer. Dans ce type de disposition, tous les éléments sont
alignés à gauche, les uns sous les autres.
La disposition à deux alignements est toutefois celle privilégiée par l’Office, car les
lignes verticales invisibles formées par les alignements servent de guide de lecture pour l’œil.
Le lieu et la date ainsi que la signature sont à droite, et les autres éléments sont alignés contre
la marge de gauche.
Astuce pour créer un deuxième alignement
Le deuxième alignement vertical doit être généré environ aux deux tiers de la largeur de
la page. Pour le créer, on évite de justifier le texte à droite, car cela ne produirait pas l’effet
désiré. On doit plutôt augmenter la largeur du retrait à gauche.
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Format de papier
La taille de papier à privilégier est le format lettre (21,6 x 27,9 cm). La lettre devrait
idéalement tenir sur une seule page, deux tout au plus.
Pagination
Lorsqu’une lettre comporte deux pages, on devrait les numéroter, y compris la première.
On numérote les pages dans l’angle inférieur droit en indiquant le chiffre seulement, sans aucun
signe de ponctuation ni indicateur de suite.
De plus, pour qu’elle soit efficace, la mise en relief doit être employée avec parcimonie.
On utilisera l’italique uniquement pour les usages qui lui sont habituellement réservés, par
exemple pour le titre d’un formulaire ou d’un rapport.
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