ELECTRICITE
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CHAPITRE 1 : NOTION D’ELECTROSTATIQUE
1- Notion de charges
Tous les corps sont électrisables et on peut réaliser l’électrisation par différents procédés : frottement,
par échauffement, etc…
Il existe deux types de charges : les charges positives (les protons) et les charges négatives
(les électrons).
La charge d’un corps est la mesure de la quantité d’électricité de ce corps.
2- Loi de Coulomb
2-1. Observation
Lorsqu’on approche un corps A chargé d’un autre corps B chargé, on observe que le corps A exerce
une force sur le corps B et réciproquement.
Conclusion
Des corps chargés exercent les uns sur les autres des actions mutuelles. Ces forces sont dites des
forces de Coulomb.
2-2. Expression de la loi de Coulomb
Soient deux charges Q A et QB placées respectivement en A et B. Soit 𝑓⃗ la force qu’exerce QA sur QB :
𝐾𝑄 𝑄
𝑓⃗ = 𝐴2 𝐵 𝑢
⃗⃗
𝑟
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 1 10−9
Avec r = d(AB) et 𝑢
⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
et 𝐾 = où 𝜀0 = en SI, 0 est la permittivité du vide,
‖𝐴𝐵 4𝜋𝜀 0 36𝜋
QA et QB sont exprimés en coulomb.
2-3. Champ électrostatique
On définit le champ électrostatique créé par la charge Q A en B par :
𝑓⃗ 𝑄𝐴 𝐾𝑄 𝑄
𝐸⃗⃗ = =𝐾 𝑢
⃗⃗ 𝑟 avec 𝑓⃗ = 𝐴2 𝐵 𝑢
⃗⃗ 𝑟
𝑄𝐵 𝑟2 𝑟
Remarque
𝐸⃗⃗ est une force par unité de coulomb.
• Deux charges agissant sur une charge
Soient deux charges Q A et QB placées respectivement en A et B. Déterminer le champ électrostatique
𝐸⃗⃗ résultant créé par Q A et QB en un point M :
Soit 𝐸⃗⃗1 le champ électrique créé par Q A en M :
𝐾𝑄𝐴
𝐸⃗⃗1 = 𝑢
⃗⃗
𝐴𝑀2 𝐴𝑀
Soit 𝐸⃗⃗2 le champ électrique créé par Q B en M:
𝐾𝑄𝐵
𝐸⃗⃗2 = 𝑢
⃗⃗
𝐵𝑀2 𝐵𝑀
Le champ électrique résultant créé par Q A et QB en M est :
𝐾𝑄 𝐾𝑄
𝐸⃗⃗ = 𝐸⃗⃗1 + 𝐸⃗⃗2 = 𝐴2 𝑢
⃗⃗𝐴𝑀 + 𝐵2 𝑢
⃗⃗ 𝐵𝑀
𝐴𝑀 𝐵𝑀
𝑄𝐴 𝑄𝐵
𝐸⃗⃗ = 𝐾 ( 2 𝑢⃗⃗𝐴𝑀 + ⃗⃗ )
𝑢
𝐴𝑀 𝐵𝑀2 𝐵𝑀
3- Potentiel électrostatique
Soit une charge Q A placée en O (origine du repère). Le champ électrostatique créé par Q A en un point
𝑄𝐴
M est : 𝐸⃗⃗ = 𝐾 𝑢
⃗⃗ 𝑟
𝑟2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
avec r = d(OM) et 𝑢
⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖𝑂𝑀
Calcul du travail élémentaire de 𝐸⃗⃗ (𝑀)
𝛿𝑊 = 𝐸⃗⃗ (𝑀) ∙ 𝑑𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐾𝑄𝐴 𝐾𝑄𝐴
𝛿𝑊 = 2 𝑑𝑟 = 𝑑 (− + 𝑐𝑠𝑡𝑒)
𝑟 𝑟
𝐾𝑄
W est une différentielle totale donc 𝐸⃗⃗ dérive d’une énergie potentielle 𝑉 (𝑟) = 𝐴 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 appelé
𝑟
potentiel électrostatique.
𝐾𝑄𝐴
Lorsqu’on prend V(∞) = 0, on obtient 𝑉𝑄𝐴 = (potentiel coulombien)
𝑟
La relation entre 𝐸⃗⃗ et V est : 𝐸⃗⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
CHAPITRE 2 : CONDUCTION DANS LES SOLIDES
1- Principe de la conduction électrique
Les matériaux sont constitués d’atomes et chaque atome est composé d’un noyau autour duquel
gravitent des électrons. Les atomes de certains matériaux possèdent des électrons qui sont
pratiquement libres de l’attraction du noyau ; ces électrons sont qualifiés d’électrons libres et ils se
mettent en mouvement dès qu’une force électrique s’exerce sur eux.
- Un matériau dont les atomes possèdent des électrons libres est un conducteur.
- Un matériau dont les atomes ne possèdent pas d’électrons libres est un isolant.
Remarques
- En réalité il n’existe pas d’isolant parfait car on peut toujours arracher un électron à des atomes de
tout matériau en appliquant une force électrique sur ces électrons.
- Plus la force pour arracher l’électron est grande, plus le matériau est bon isolant.
2 – Courant et tension
2-1 Courant
Le courant dans un conducteur est caractérisé par un mouvement d’ensemble des électrons libres.
Par définition le courant électrique à travers une section d’un fil conducteur est la quantité de charges
qui traverse cette section par unité de temps.
2-2 Tension
Soit un conducteur parcouru par un courant, on a donc des électrons en mouvements dans ce
conducteur. Ce mouvement est produit par une force électrique. Par conséquent, il existe un champ
électrique 𝐸⃗⃗ dans ce conducteur.
Or 𝐸⃗⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉 donc, il existe un potentiel qui varie d’un point à un autre dans le conducteur. La
tension ou la d.d.p entre un point A et un point B du conducteur est la différence entre le potentiel en
A et le potentiel en B.
3– Résistance et conductance d’un solide (conducteur)
On applique une tension U aux deux extrémités d’un solide. Soit I l’intensité du courant qui traverse
ce solide.
Par définition la résistance R de ce solide est :
𝑈
𝑅= en Ohm ()
𝐼
1
La conductance G = en Siemens (S)
𝑅
Remarques
1
Un solide est caractérisé électriquement par sa résistivité (m) ou sa conductivité 𝛾 =
𝜌
𝜌ℓ
La résistance R d’un conducteur a pour expression, 𝑅 = avec S la section et la longueur
𝑆
parcourue par le courant.
Exemple de résistivité à 27 °C
Conducteurs : Argent (1,6 10 -8) ; Cuivre (1,7 10 -8) ; Aluminium (1,6 10 -8).
Semi-conducteurs : Germanium (0,5) ; Silicium (2400).
Isolants : Diamant (10 12) ; Mica (10 10 à 10 15).
CHAPITRE 3 : DIPOLES ELECTROCINETIQUES
1 – Dipôle
Un dipôle électrocinétique est un conducteur ou un système de conducteurs présentant deux pôles vus
de l’extérieur.
2 – Convention d’orientation
Pour effectuer des calculs en électricité on choisit un sens positif du courant. Ce choix est à priori
arbitraire.
On constate sur les deux représentations ci-dessus qu’il existe deux types de configurations possibles :
* les flèches de la tension et du courant sont dans le même sens ;
* les flèches du courant et de la tension sont opposées.
2-1 Convention récepteur
U et i sont de sens opposées
2-2 Convention générateur
U et i sont de même sens
2-3 Puissance instantanée
La puissance instantanée aux bornes d’un dipôle électrocinétique notée P(t) a pour expression,
P(t) = u AB(t) iAB(t) où
u AB(t) est la d.d.p aux bornes du dipôle
iAB(t) courant qui traverse le dipôle.
- Pour un récepteur cette puissance est toujours positive (P 0). Cette puissance est reçue dans
le cas d’un récepteur.
- Pour un générateur cette puissance est toujours négative (P 0). Cette puissance est fournie
dans le cas d’un générateur.
3 – Différents types de dipôles
Un dipôle a pour caractéristique la courbe I = I(U) ou U = U(I) avec I l’intensité du courant le
traversant et U la tension à ses bornes.
3-1 Dipôle passif
Un dipôle passif est un dipôle dont la caractéristique passe par l’origine. La tension entre ses bornes
est donc nulle quand il n’y a aucun courant qui le traverse.
3-2 Dipôle actif
Un dipôle actif est un dipôle dont la caractéristique ne passe pas par l’origine. La tension entre ses
bornes est donc non nulle quand il n’y a aucun courant qui le traverse.
3-3 Dipôles linéaire et non linéaire
Un dipôle linéaire est un dipôle dont la caractéristique est une droite. Dans le cas contraire le dipôle
est dit non linéaire.
4 – Différents types d’association
4-1 Association en série
Deux dipôles D1 et D2 sont en série s’ils sont traversés par la même intensité i et la tension aux bornes
de l’ensemble est la somme des tensions à leurs bornes.
Si D1 et D2 sont des résistors de résistances respectives R 1 et R2, alors ces deux résistors peuvent être
remplacés par un résistor équivalent de résistance équivalente.
Schéma équivalent
U 1 = R1 i et U2 = R2 i. Or U = U1 + U2, on a donc U = (R1 + R2) i et U = R i
D’où R = R1 + R2
Pour n résistors on a: 𝑅 = ∑𝑘 𝑅𝑘
4-2 Association en parallèle on en dérivation.
Deux dipôles sont montés en parallèle s’ils ont la même tension à leurs bornes et l’intensité qui
traverse l’ensemble est la somme des différentes intensités qui traversent chaque dipôle.
Deux résistors en parallèle
Schéma équivalent
𝑈1 𝑈2
𝑖1 = de même 𝑖2 = or i = i1 + i2 et de plus
𝑅1 𝑅2
𝑈 1 1 1
𝑖= Il vient = +
𝑅 𝑅 𝑅1 𝑅2
1 1
Pour n résistors on a: = ∑𝑘
𝑅 𝑅𝑘
CHAPITRE 4 : ETUDE DES CIRCUITS EN REGIME CONTINU
1 – Définitions
1-1 Circuit fermé
Un exemple simple de circuit fermé est l’association en série de dipôles formant une boucle fermée.
Ce circuit est fonctionnel si l’un des dipôles est actif. Ce dipôle actif est le générateur du circuit.
1-2 Réseau
Un réseau est un circuit contenant au moins un générateur ou une source d’énergie.
1-3 Nœud
Point de jonction commun à plus de deux dipôles.
1-4 Branche
C’est une portion du réseau reliant 2 nœuds consécutifs dans laquelle tous les dipôles sont en série.
1-5 Maille
Ensemble de branches successives dans un réseau formant un circuit fermé.
2 – Lois de Kirchhoff
L’étude d’un réseau consiste à déterminer les intensités dans les branches et les tensions aux bornes
des dipôles du réseau.
Pour se faire, il faut au préalable choisir de façon arbitraire un sens positif du courant dans
toutes les branches du réseau.
Les lois de Kirchhoff qui suivent permettent de déterminer les intensités et les tensions.
2-1 Loi des nœuds
Pour un nœud donné, la somme des intensités dont le sens positif arrive à ce nœud est égale à la
somme des intensités dont le sens positif sort de ce nœud.
i1 + i 3 + i 5 = i 2 + i 4
2-2 Loi des mailles
Pour une maille donnée, on se donne un sens positif arbitraire de parcours de cette maille. Dans ce
cas la somme algébrique des tensions aux bornes de tous les dipôles de cette maille est nulle.
Chaque tension est comptée positivement si le sens positif de parcours de la maille est le même que
celui de la tension si non, elle est comptée négativement.
U4 – U1 – U2 + U3 = 0
Remarque
La masse est un point arbitraire choisi où l’on suppose le potentiel nul. En effet le potentiel est connu
à une constante près.
CHAPITRE 5 : COURANT ALTERNATIF
1 – Définition
Un courant alternatif est un courant sinusoïdal.
Exemple : le courant fourni par la CIE :
i (t)=IM cos (t + ) ou U (t)=UM cos (t)
: la pulsation,
: le déphasage de l’intensité par rapport à la tension
IM: amplitude maximale du courant
UM: amplitude maximale de la tension
2- Propriétés
2-1 Valeur moyenne
𝑇
1
< 𝑖 (𝑡) >= ∫ 𝑖(𝑡) 𝑑𝑡
𝑇
0
𝑇
1
< 𝑖 (𝑡) >= ∫ 𝐼𝑀 cos(𝜔𝑡 + 𝜑)𝑑𝑡
𝑇
0
2𝜋
T représente la période 𝜔 = calculer i(t)
𝑇
on a < i (t) > = 0
TRAVAUX DIRIGES D’ELECTRICITE
Exercice 1
On considère deux charges Q A = 8 C et QB = 5 C placées respectivement en A et B telle que
AB = 50 cm.
1- Calculer la force exercée par Q A sur QB
2- Représenter ce vecteur force.
3- En déduire le champ électrique créé par Q A en B
4- Représenter ce vecteur champ.
Exercice 2
On considère deux charges Q A = 5 10 -6 C, QB = 4 10 -6 C distantes de 20 cm.
1- Calculer le potentiel créé par ces charges en un point M situé à 10 cm de B en dehors de AB
(A, B et M sont alignés).
2-a Calculer le champ électrique créé en M.
2-b Représenter le champ créé par chaque charge et représenter le champ résultant. On utilisera
différentes couleurs.
Exercice 3
On considère trois charges Q A , QB et QC alignées telle que QC est entre A et B
1- Calculer la force exercée par Q A sur QC
2- Calculer la force exercée par Q B sur QC
3- Représenter ces forces sur le même schéma.
4- En déduire la force exercée par Q A et QB sur QC et préciser le sens de la résultante.
On donne QA = 5 10 -6 C, QB = 4 10 -7 C et QC = -15 10 -6 C d(AB) = 40 cm d(AC) = 30 cm
Exercice 4
Un conducteur de cuivre cylindrique de rayon r = 2 mm, de longueur = 10 m et de résistivité
1,7 10 -8 m est parcouru par un courant I = 5 A. Calculer
1- La résistance de ce conducteur
2- La tension aux bornes du conducteur
Exercice 5
1- Indiquer les dipôles en parallèle ou en série
2- Déterminer la résistance équivalente
3- Indiquer les dipôles en parallèle ou en série
4- Déterminer la résistance équivalente
R1= 10 ; R2= 6 ; R3= 4 ; R4= 7,6
Exercice 6
Procéder comme dans l’exercice précédent et calculer la résistance équivalente.
Exercice 7
Déterminer les intensités du courant dans les différentes branches du circuit proposé.
On donne : R1 = 1 ; E1 = 10V R3 = 2
R2 = 1 ; E2 = 5V . E1 est le générateur