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Cours Cadrage Licence

Le document présente un cours de macroéconomie destiné aux étudiants et aux professionnels, axé sur la compréhension des politiques économiques et des comptes macroéconomiques. Il aborde les défis auxquels font face les économies en développement, notamment le financement des déficits et la nécessité d'une expertise en matière de stratégie de développement. Le cours couvre également les instruments de cadrage macroéconomique et les relations entre les différents agrégats économiques.

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Thèmes abordés

  • Économie domestique,
  • Stratégies de croissance,
  • Économie ouverte,
  • Statistiques financières,
  • PIB,
  • Choix économiques,
  • Chômage,
  • Prévision économique,
  • Économie de la maison,
  • Création monétaire
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Cours Cadrage Licence

Le document présente un cours de macroéconomie destiné aux étudiants et aux professionnels, axé sur la compréhension des politiques économiques et des comptes macroéconomiques. Il aborde les défis auxquels font face les économies en développement, notamment le financement des déficits et la nécessité d'une expertise en matière de stratégie de développement. Le cours couvre également les instruments de cadrage macroéconomique et les relations entre les différents agrégats économiques.

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  • Économie domestique,
  • Stratégies de croissance,
  • Économie ouverte,
  • Statistiques financières,
  • PIB,
  • Choix économiques,
  • Chômage,
  • Prévision économique,
  • Économie de la maison,
  • Création monétaire

UNIVERITE D’ABOMEY CALAVI

ECOLE NATIONALE D’ECONOMIE APPLIQUEE ET DE MANAGEMENT


Enseignement : Cadrage macroéconomie
Enseignant : Dr ZOGBASSE Symphorien
E-mail : [email protected]

INTRODUCTION GENERALE
I-Rappels
• Politique économique : Définition et objectifs
• Mesure du PIB/PNB

II-Cadrage macroéconomique (Définition et instruments)


PLAN DU COURS
Chapitre 1 : Présentation des principaux comptes macroéconomiques et leur interaction
Chapitre 2 : Modélisation
Chapitre 3 : Prévision des différents agrégats
Introduction générale
En dépit de considération stratégique en matière économique pour atteindre les objectifs de
développement économique notamment les stratégies de croissance ou de réduction de la
pauvreté (SCRP), les économies en développement sont confrontées à deux principaux
problèmes : (i) il s’agit d’abord de la capacité que ces Etats ont à réunir les fonds en vue de
compenser les importants déficits enregistrés. A ce titre, il leur est possible de recourir aux
institutions financières multilatérales qui sont principalement le FMI et la Banque Mondiale en
vue d’un appui financier ; (ii) le second problème reste toutefois non moins sérieux et est lié à
la prise et à la mise en œuvre des décisions les plus appropriées.
En effet, les experts en la matière de stratégie de développement font proprement défaut dans
ces pays relativement jeunes. Une telle jeunesse est liée à la nature parfois politicienne des
désignations des cadres techniques les plus compétents pour la formulation des politiques
économiques les plus appropriées. Ainsi, le recours au FMI se fait à nouveau pour une
intervention en termes d’expertise. Cette expertise s’appuie sur un cadre de travail spécifique à
savoir : les modèles Banques-Fonds.
D’une manière générale, le FMI procède à des cadrages macroéconomiques dans les pays dans
lesquels il intervient. Ces cadrages sont une tradition chiffrée des programmes d’Ajustement
Structurel. Au sein du FMI, cette pratique est connue sous le nom de « Programmation
Economique et Financière »
Lorsque le FMI intervient dans un pays, il commence par analyser la situation de ce pays sur le
plan économique. Pour cela, il utilise pour l’essentiel quatre tableaux : 1-Le Tableau des
Opérations Financière de l’Etat (TOFE). 2-La Balance des Paiements (BP). 3-Le Tableau
Emploi-Ressource en biens et services (TES). 4-La situation monétaire.
Conçue pour répondre aux besoins des économistes, statisticiens et étudiants, entre autres, ce
cours est destiné aux cadres moyens ou supérieur qui agissent en tant que conseillés sur les
politiques macroéconomiques et financières ou qui sont chargés de la mise en œuvre de ces
politiques principalement dans les ministères tels que ceux des finances, de l’économie ou du
plan ou à la Banque Centrale. Il a pour objectif d’aider les étudiants à mieux comprendre les
mécanismes d’élaboration et de mise en œuvre des politiques macroéconomiques et financières
en s’appuyant sur l’expérience du FMI dans la surveillance des économies. Il offre un tour
d’horizon des principes fondamentaux sur lesquels reposent les quatre grands systèmes de
statistiques macroéconomiques, vu comme un ensemble intégré : les comptes nationaux, la
balance des paiements, les statistiques monétaires et financières, et les statistiques de finances
publiques. Il met ainsi en lumière les relations entre ces grands ensembles et fait le point des
derniers développements concernant les méthodes statistiques, l’élaboration des données ainsi
que l’analyse et l’évaluation de l’action des pouvoirs publics. Afin d’illustrer les relations entre
ces ensembles, il couvre les statistiques afférentes aux opérations, les données de stock
(positions d’actif et de passif) et les liens entre les deux, ainsi que certaines séries de statistiques
économiques qui ont un rapport étroit avec les comptes macroéconomiques.
I-Rappels
A- Qu’est-ce que l’économie ?
1-Ethymologie
Le terme « économie » vient du grec « Oïkonomia » formé de « Oïkos » signifiant « maison
» et « nomos » signifiant « règle ». Etymologiquement, l’économie serait la matière qui fixe
les règles de conduite de la maison. Ainsi, pour Aristote, l’économie est la science de la vie
familiale par opposition à la politique dont l’objet est la gestion de la cité. L’adjonction du
qualificatif « politique » par A. de Montchretien à l’économie permettra d’en élargir le
champ à la gestion des affaires de la cité. Aujourd’hui, les termes économie, économie
politique, ou science économique sont utilisés indifféremment et dans un sens équivalent.
D’une manière simplificatrice, on peut définir la science économique suivant deux
approches : l’approche formelle et l’approche systémique.
2-L’approche formelle : l’économie comme science des choix
Selon Lionel Robbins, l’économie est la « science qui étudie le comportement humain en
tant que relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs ». De cette définition,
il ressort que :
• L’objet de la science économique est l’étude du comportement de l’homme
• Le comportement a une fin, c’est-à-dire des objectifs
• Pour parvenir à cette fin, l’individu dispose de moyens rares
• Enfin, ses ressources peuvent être affectées à différents usages de telle sorte qu’un
choix s’impose
Cette approche étudie la formation des prix sur les différents marchés, le comportement des
individus dans leurs décisions d’achat (que doit-on acheter et en quelle quantité ?) ou des
entreprises quand elles fixent le niveau de leur production ; on parle d’une approche
microéconomique
3-L’approche systémique
Elle aborde l’économie en tant que système composé d’éléments possédant des fonctions
spécifiques qui sont à l’origine de la création, de la circulation et de la distribution des biens
économiques. L’analyse ne s’intéresse qu’aux grandeurs globales qui caractérisent la situation
économique d’un système donné. Dans cette approche, Malinvaud propose celle-ci : «
L’économie est la science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la
satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part aux
opérations essentielles que sont la production, la distribution et la consommation des biens,
d’autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations ». Cette
définition proposée par l’auteur résume assez bien toutes les préoccupations de la science
économique. On dira plus tard que la science économique est la science qui étudie l’activité
économique. On entend par activité économique les actes que sont la production, l’échange, la
distribution, la répartition et la consommation ; par lesquels, l’homme arrive à satisfaire ses
besoins économiques
B- Les branches de l’économie
1-Microéconomie : c’est une branche de l’économie qui étudie le comportement des agents
économiques (Ménages, Entreprises, Etat…etc) axé sur la rationalité et cherche à mettre en
évidence des interactions sur les différents marchés.
2-Macroéconomie : c’est une branche de l’économie qui étudie le fonctionnement ou le
comportement global d’une économie cherche à mettre en évidence des interactions entre les
différents agrégats (PIB, Taux d’inflation ; chômage).
3- Objectif de la macroéconomie
De façon synthétique, le macro économiste poursuit quatre objectifs majeurs :
1. la détermination des agrégats permettant d’expliquer le comportement des groupes d’agent :
c’est l’objet de la comptabilité macroéconomique ;
2. l’étude des relations entre ces variables afin de déterminer l’existence de rapports stables
dans le temps : cela fait l’objet des lois macroéconomiques ;
3. l’analyse des principaux déséquilibres qui peuvent apparaître entre les agrégats :
augmentation des prix, chômage, déficit des finances publiques, déficit de la balance
commerciale avec l’étranger : c’est l’objet de la modélisation macroéconomiques ;
4. l’étude des moyens permettant de corriger ces déséquilibres et d’atteindre certains buts fixés
(stabilité des prix, plein emploi, équilibre extérieur, …) : c’est l’objet de la politique
économique.
C-Politique Economique et ses objectifs
La politique économique est l’ensemble des stratégies et tactiques qu’adoptent les autorités
(administrations publiques, dont l’Etat ou la Banque centrale) pour atteindre un objectif de
développement donné ou pour corriger les déséquilibres (inflation, inégalités de revenu,
chômage, déficit des finances, excès de création monétaire). Selon Nicolas Kaldor, la politique
économique a 4 objectifs :
• Assurer une croissance régulière du PIB
• Assurer une stabilité des prix (lutte contre l’inflation)
• Assurer le plein emploi (lutte contre le chômage)
• Assurer l’équilibre du compte extérieur (balance commerciale équilibrée).
On distingue deux types de politique économique :
• PE conjoncturelle : qui vise à orienter l’activité économique a court terme (moins de
5 ans)
• PE structurelle : qui vise à modifier le fonctionnement de l’économie sur le moyen ou
long terme (Plus de 5 ans).
D-Mesure du PIB (PNB)
Le PIB est l’indicateur de mesure de l’activité économique d’une nation. Il existe 3 approches
de mesures du PIB.
Approche par la Production :
PIB = Somme des VA+ Impôts sur les produits-Subvention sur les produits
Approche par la demande : PIB = C + I+ G+ X-M
Approche par les Revenus
PIB = Rémunérations des salariés + EBE + Impôts sur la production et les importations-
Subventions
Différence entre PIB et PNB
II-Cadrage macroéconomique
a-Définition
C’est un exercice de prévision faite pour évaluer et orienter les grands traits caractéristiques
d’une économie, dans un contexte régional et mondial et sur un horizon donné, et vers des
objectifs macroéconomiques. Il consiste à déterminer par étapes successives les différents
agrégats des secteurs macroéconomiques avant d’assurer la cohérence d’ensemble et les
conditions d’atteinte des objectifs. C’est un instrument utiliser qui vise à transformer toutes les
informations nécessaires au fonctionnement d’une structure économique ; ainsi que pour
analyser leur implication sur le budget, le niveau salarial et sur d’autres instruments de la PE.
b-Instruments
Quatre instruments sont à la portée du CM. Il s’agit :
• Le Tableau des Opérations Financière de l’Etat (TOFE).
• La Balance des Paiements (BP).
• Le Tableau Emploi-Ressource en biens et services (TES).
• La situation monétaire
CHAPITRE 1 : Présentation des principaux comptes macroéconomiques et leur interaction
Introduction
Les statistiques macroéconomiques portent sur l’ensemble de l’économie (par exemple la
comptabilité nationale) ou une partie importante et bien définie de celle-ci (exemple : statistiques
de finances publiques). Les relations comptables relient les divers comptes pour former un
système de données cohérent. Les variables économiques interreliées sont mesurées à l’aide
d’un système statistique. On distingue alors quatre grandes composantes du système des
comptes macroéconomiques : (i) le secteur réel, (ii) les administrations publiques, (iii) le
secteur monétaire et (iv) le reste du Monde.
Pourquoi regrouper les données de ces quatre comptes ?
Pour obtenir une image cohérente de l’économie d’un pays le « cadre macroéconomique » peut
servir à établir :
• des analyses et des recommandations sur les politiques à suivre
• des scénarii permettant d’évaluer l’impact économique d’un choc hypothétique sur
l’économie
Les agents économiques effectuent des transactions sur les marchés des biens et services, des
facteurs de production et des actifs financiers. Les comptes macroéconomiques sont donc
interreliés car les agents des divers secteurs effectuent des transactions entre eux.
Y = C + I + (X – M)
Y +M = C + I + X
Ce qui est par l’identité du PIB reliant l’offre globale à la demande globale de biens et services.
Exemple :
Y=100 ; M=10 , cp=60 ; cg=20 ; Ip=10 ; Ig=10 et X=10
Alors 100+10=60+20+10+10+10 d’où Y +M = C + I + X
Supposons que les dépenses publiques augmentent, Quel en serait l’effet potentiel sur les autres
secteurs ?
Les liens entre les divers agrégats économiques sont de deux types : liens comptables et
relations de comportement.
• Les liens comptables fournissent un point de départ à l’analyse.
• Les relations de comportement indiquent quels sont précisément les facteurs qui
déterminent les transactions économiques entre les secteurs.
Le secteur réel
PIB selon les dépenses, Comptes nationaux (monnaie nationale transactions)
Consommation privée
Consommation publique finale
Investissement privé
Investissement public
Exportations de biens et de services hors revenus des facteurs
Importations de biens et de services hors revenus des facteurs
Produit intérieur brut
Le secteur extérieur
Balance des paiements
✓ Compte des transactions courantes (excédent, déficit)
Exportations de biens et services, Importations de biens et services, Revenu primaire (net),
Revenu secondaire (net).
✓ Compte de capital (excédent +, déficit -)
✓ Compte financier (capacité (+)/besoin (-) de financement
Investissements directs ; Investissements de portefeuille ; Dérivés financiers, entre autres.
Autres investissements
Erreurs et omissions nettes
Solde global de la BP (excédent +, déficit -)
Variation des avoirs de réserve (augmentation +, réduction -)
Les administrations publiques
✓ Comptes budgétaires (Monnaie nationale, transactions)
Ils regroupent les recettes, les dons, les charges, les paiements d’intérêt, le Solde de gestion
✓ Transactions sur actifs non financiers (investissements)
Elles regroupent la Capacité/besoin de financement ; Financement intérieur (net), le Système
bancaire, secteur non bancaire, Financement extérieur (net)
Le secteur monétaire
✓ Banque centrale (monnaie nationale, stocks)
Elle regroupe les Actifs extérieurs nets, Actifs intérieurs nets, Créances nettes sur l’État,
Créances sur les autres, institutions de dépôts, Autres postes (net). Ils peuvent être considérés
comme des actifs.
Base monétaire, Numéraire et Réserves des banques. Ils sont considérés comme des passifs.
✓ Situation consolidée des institutions de dépôts (monnaie nationale, stocks)
Actifs extérieurs nets, Actifs intérieurs nets (Créances nettes sur l’État, Créances sur les
secteurs hors administrations publiques, Autres postes (net) Actifs
Passifs sous forme de monnaie au sens large (Numéraire Dépôts) Passifs
✓ Autres institutions de dépôts (monnaie nationale, stocks)
Actifs extérieurs nets, Réserves des banques, Actifs intérieurs nets (Créances nettes sur l’État,
Créances sur les secteurs hors administrations publiques, Autres postes (net)
Passifs envers la banque centrale Dépôts du secteur privé
Qu’en est-il du secteur privé non bancaire ?
Le secteur privé (hors institutions de dépôts) comprend principalement les sociétés et ménages
résidents
Les données sur ce secteur sont souvent incomplètes ou disponibles au bout d’un long délai.
Que faire à ce sujet ?
On peut généralement estimer les données du secteur privé en faisant la différence entre les
données relatives à l’ensemble de l’économie et celles qui se rapportent au secteur des
administrations publiques.
Interrelations entre les comptes macroéconomiques
1
Ensemble de l’économie
(secteur réel) Administrations publiques

2 3
6 5

Secteur Monétaire
Secteur extérieur (RSM) 4
(Institutions de dépôts)

Les liens comptables


Tableau 1 : Comptes budgétaires et comptes nationaux
Secteur réel : des comptes nationaux Administrations publiques (Monnaie
(monnaie nationale, transactions) nationale, transactions)
Consommation privée Recettes, dons, Charges
Consommation publique finale Biens et services, Traitements des salaires
Solde de gestion
Investissement privé
Investissement public Transactions sur actifs non financiers

Le processus de rapprochement des comptes consiste à réduire ou à éliminer les écarts entre les
données de différentes sources établies pour les mêmes postes ou pour des postes connexes.
La valeur des transactions est généralement estimée à l’aide de données de différentes sources.
Des écarts peuvent être décelés dans les données initiales.
Tableau 2 : Balance des paiements et comptes nationaux
Secteur réel : des comptes nationaux Secteur extérieur (Balance des paiements,
(monnaie nationale, transactions) dollars EU, transactions)
Exportations de biens et services hors Comptes des transactions courantes
revenus des facteurs Exportations de biens et services

Importations de biens et services hors Importations de biens et services


revenus des facteurs
Revenu primaire (net)
Revenu secondaire (net)

Les exportations et importations de biens et services sont évaluées en monnaie nationale dans
le secteur réel
Tableau 3 : Comptes budgétaires et balance des paiements
Administrations publiques (Monnaie Secteur extérieur (BP, dollars,
nationale, transactions) transactions)
Cpte des transactions courantes
Recettes Officiel
Dons Compte de capital
Charges (Paiements d’intérêt) Revenu primaire, revenu secondaire
Capacité/besoin de financement Compte financier
Financement intérieur Investissement de portefeuille
Financement extérieur Autres investissements

Tableau 4: Situation des institutions de dépôts et BP


Secteur monétaire (Situation des Secteur extérieur (Balance des paiements,
institutions de dépôts, monnaie nationale, transactions)
flux implicite)
Banque centrale Comptes des transactions courantes
Actifs extérieur nets Variations des avoirs de réserve
Autres institutions de dépôts Comptes de capital et financier
Actifs extérieur nets Investissements directs
Investissements de portefeuille
Dérivés financiers
Autres investissements
Les variations des avoirs de réserve sont liées à celles des stocks d’actifs extérieurs nets
évalués en dollars.
Tableau 5 : Situation des institutions de dépôts et comptes budgétaires
Secteur monétaire (situation des Administrations publiques (Monnaie
institutions de dépôts, monnaie nationale, nationale, transactions)
flux implicites)
Banque Centrale Capacité/besoin de financement
Actifs intérieurs nets Créances nettes sur Financement intérieur
l’Etat ✓ Système bancaire
✓ Secteur non bancaire
Financement extérieur
Autres institutions de dépôts Financement intérieur
✓ Système bancaire
Actifs intérieurs nets Créances nettes sur ✓ Secteur non bancaire
l’Etat

Variation des actifs extérieurs nets +


 Actifs intérieurs nets
 Crédit intérieur net
 Créances nettes sur l’État
 Créances sur les secteurs hors administrations publiques = Masse monétaire au sens large
 Créances sur les entreprises publiques
 Créances sur le secteur privé
{  Autres postes (net)

Deux relations de comportement :


✓ La variation de l’encours des créances sur les secteurs hors administrations publiques
doit être liée à l’évolution du secteur réel.
✓ La croissance de la monnaie au sens large doit correspondre à l’évolution de la
demande de monnaie.

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Qu’appelle-t-on cohérence comptable ?
Un cadre macroéconomique est cohérent lorsque les différents comptes reflètent de la même
manière les transactions entre les secteurs. Les données cohérentes permettent de :
✓ Relier les principales statistiques macroéconomiques
✓ Combler les lacunes des données dans les statistiques Instruments données dans les
statistiques macroéconomiques connexes
✓ Tirer des données précoces d’autres ensembles de données
Quelques manuels à consulter
✓ Système de comptabilité nationale
✓ Manuel de la balance des paiements (MBP6)
✓ Manuel de statistiques monétaires et financières (MSMF, 2000)
✓ Manuel de statistiques de finances publiques
Quels sont les facteurs à l’origine des écarts ?
Dans certains cas, les facteurs à l’origine d’écarts entre les données rétrospectives pour les
divers secteurs ont été données rétrospectives pour les divers secteurs ont été identifiés, parmi
lesquels :
✓ Différences de moment d’enregistrement
✓ Différences de couverture des secteurs
✓ Utilisation de valeurs différentes pour les taux de change
Que faire à ce sujet ?
✓ Si nous pouvons trouver la cause d’un écart, notre solution de second choix serait
d’essayer d’apporter des ajustements ponctuels aux données initiales ponctuels
✓ Si des écarts apparents n’ont pas d’explication valide, il peut y avoir des erreurs dans
les données
Les erreurs de données doivent être corrigées. Les comptes doivent être cohérents, c’est-à-dire
qu’ils doivent refléter les transactions de la même manière. En pratique, les causes possibles
des écarts sont nombreuses.
Solutions ?
Essayer d’expliquer l’écart
Les écarts inexpliqués peuvent signaler l’existence d’erreurs dans les données et doivent être
corrigés. Les scénarios doivent être cohérents
Cohérence économique
Il ne suffit pas que les scénarios soient cohérents, il faut déterminer aussi les relations de
comportement entre les agrégats.
1.1.2 Les agrégats macroéconomiques et l’enchainement des flux
En économie fermée et au niveau macroéconomique, c'est-à-dire de l'économie dans son
ensemble, la production nationale ou domestique QD, génère le revenu national ou domestique
YD, qui permet la dépense nationale ou domestique DP, et le rachat de la production selon le
processus suivant appelé circuit keynésien.
En économie ouverte :
– la production domestique QD est augmentée des importations M pour constituer l'offre
globale de biens et services Q soit : Q = QD + M
– le revenu domestique YD, issu de la production domestique QD, est augmenté des revenus et
des transferts perçus de l'étranger et diminué des revenus et des transferts versés à l'étranger
Soit : Y = YD + YF + TF avec YF revenu net de l'étranger ou revenu extérieur net, et TF
transferts nets de l'étranger ou transferts extérieurs nets.
– l'affectation de ce revenu Y se fait entre consommation privée C, épargne S et impôts et taxes
T, soit :
Y = YD + YF + TF = C + S + T
– la dépense globale Z comprend la dépense domestique ZD, ou absorption interne A, et la
dépense externe ZF qui correspond aux exportations X
Soit : Z = ZD + ZF ou Z = A + X
– l'absorption interne se décompose en dépenses de consommation privée C, dépenses
gouvernementales de consommation et d’investissement G, dépenses d'investissement privé
brut I, soit : A = C + G + I or I = FBCF +∆St. Ainsi on a : A = C + G + FBCF +∆St
Au total : Z = C + G + FBCF +∆St + X.
En économie ouverte, le circuit décrit précédemment devient donc (voir figure le circuit
keynésien en économie ouverte au cours)
L’équilibre macroéconomique en économie ouverte suppose l’égalité ex post :
– de la production et des dépenses globales, c'est-à-dire de l’offre et des demandes globales,
– de la production globale et du revenu global,
– de la dépense globale et du revenu global.
1.2 L’équilibre macroéconomique et ses représentations comptables
1.2.1. L’approche par l’absorption interne de la balance des paiements L’équilibre
macroéconomique en économie ouverte peut être représenté comme une égalité de l’offre et
de la demande globales, soit :
Q = Z ou QD + M = C + G +F B C F + ∆St + X
QD = C + G + FBCF +∆St (A) + X – M
Absorption interne Balance des biens et des Services
QD = A + X – M soit QD – A = X – M
Le solde de la balance des biens et services est le reflet de la différence entre la production
nationale QD et l’absorption interne A, en valeur et en volume pour un niveau de prix P donné.
Il existe 3 possibilités :
– si QD = A X = M X – M = 0 L’absorption interne est égale à la production domestique. Les
exportations sont alors égales aux importations et la balance des biens et services est en
équilibre.
– si QD > A X > M X – M > 0 L’absorption interne est inférieure à la production domestique.
Les exportations sont alors supérieures aux importations et la balance des biens et services est
excédentaire.
– si QD < A X < M X – M < 0
L’absorption interne est supérieure à la production domestique. Les exportations sont
inférieures aux importations et la balance des biens et services est déficitaire. On peut donner
de cet équilibre macroéconomique une représentation graphique où :
– la courbe de demande globale exprime la relation entre la quantité de biens et services
demandée, mesurée par Y, et le niveau général des prix P ; voir graphique en salle (L’équilibre
de l’offre et de la demande globale)
Sur le graphique ci-dessus, l’offre globale et la demande globale en volume s’équilibrent au
prix P. L’absorption interne A est supérieure à la production interne QD et à la production
disponible QD – X, ce qui nécessite des importations M. L’écart entre QD et A est égal à X –
M.
Selon S. Alexander, l’équilibre macroéconomique en économie ouverte peut aussi être
représenté comme une égalité du revenu domestique et de la production domestique, soit :
soit : YD = QD
Nous avons alors :
QD = C + G + I + ∆St + X – M
YD = Y – YF – TF
YD = QD
Y – YF – TF = C + G + FBCF + ∆St + X – M
Y = C + G + FBCF + ∆St + X – M + YF + TF
Absorption interne Balance courante
Y – A = X – M + YF + TF = Balance courante
La différence entre le revenu global et l’absorption interne est égale à la balance courante. Il
existe 3 possibilités :
si Y = A : le revenu est égal à l’absorption interne, la balance courante est équilibrée X – M +
YF + TF = 0
– si Y > A : le revenu est supérieur à l’absorption interne la balance courante est excédentaire
X – M + YF + TF > 0
si Y < A : le revenu est inférieur à l’absorption interne la balance courante est déficitaire X –
M + YF + TF < 0
1.2.2 L’approche fiscale de la balance des paiements
L’affectation du revenu global se fait entre consommation, épargne et impôts et taxes. Y = C +
S+T
Donc, la différence entre le revenu et l’absorption interne est égale à : Y – A = C + S + T – C –
G – I – ∆St
Soit: (S – I – ∆St) + (T – G) = X – M + YF + TF
Dans cette approche, le solde de la balance courante est le reflet de la différence entre l’épargne
privée et l’investissement privé brut, y compris la variation des stocks, et entre les recettes et
dépenses de l’État, en valeur et en volume pour un niveau des prix P donné. Le déséquilibre
entre le revenu global Y et l’absorption interne A trouve donc son origine dans le double
déséquilibre entre l’épargne privée S et l’investissement privé brut et la variation des stocks I +
∆St et entre les recettes T et les dépenses G de l’État ou solde budgétaire.
1.3 La balance des paiements et l’équilibre macro-financier en économie ouverte
1.3.1 Agrégats macroéconomiques et équilibre financier externe
L’équation de la balance des paiements s’écrit :
X – M + YF + TF + ∆K + ∆F + ∆R = 0 avec (BC+BOC+BOF) =BP
avec : ∆F + ∆R = balance des opérations financières ou variation des avoirs et créances et des
engagements sur et envers les non- résidents des secteurs privé, public et bancaire (banques +
banque centrale) résidents
∆F = balance des opérations financières hors réserves
∆R = variation des avoirs de réserve bruts de la banque centrale
∆K + ∆F = financement extérieur net = ∆FI
De l’équation de la balance des paiements, on peut tirer : X – M + YF + TF = – ∆K– (∆F + ∆R)
BC+BOC+BOF
La balance des opérations en capital et financières est égale et de signe inverse à la balance
courante : Si X – M + YF + TF > 0 ∆K + ∆F + ∆R < 0
La balance courante est excédentaire et les résidents peuvent accroître leurs avoirs et créances
sur les non-résidents et/ou diminuer leurs engagements envers ces derniers.
Si X – M + YF + TF < 0 ∆K + ∆F + ∆R > 0
La balance courante est déficitaire et les résidents doivent diminuer leurs avoirs et créances sur
les non-résidents et/ou augmenter leurs engagements envers eux.
Si X – M + YF + TF = 0 ∆K + ∆F + ∆R = 0
La balance courante est équilibrée et il n’y a pas de variation nette des avoirs, créances et
engagements extérieurs.
L’équilibre macroéconomique se traduit par :
Y – A = (S – I – ∆St) + (T – G) = X – M + YF + TF
(1) (2) (3) (4)
L’écart entre le revenu global et l’absorption interne (1) est égal : – à la différence entre
l’épargne privée et l’investissement privé brut (2) et entre les recettes et les dépenses publiques
(3), – à la balance courante (4). L’équilibre macro-financier stipule :
Y – A = (S – I – ∆St) + (T – G) = – ∆K – (∆F + ∆R)
(1) (2) (3) (4) (5)
L’écart entre le revenu global et l’absorption interne (1) d’une part, et entre l’épargne privée et
l’investissement privé brut (2) et les recettes et les dépenses publiques (3) d’autre part, est égal
au solde de la balance des opérations en capital (4) et à la variation des avoirs, créances et
engagements nets envers l’extérieur des secteurs privé, public et bancaire résidents (5). Le
déséquilibre interne entre le revenu global et l’absorption interne génère un déséquilibre externe
ou de la balance courante qui se traduit soit par un besoin de financement externe, soit par une
capacité de financement externe et donc par une variation des avoirs, créances et engagements
extérieurs nets et du solde de la balance des opérations en capital. Les relations précédentes
permettent d’établir l’équation de la contrainte externe :
Y – A + ∆K + ∆F = –∆R
Tout déséquilibre entre le revenu global et l’absorption interne non compensé par une entrée
nette ou une sortie nette de fonds au titre du financement extérieur se traduit par une diminution
ou une augmentation des avoirs de réserve bruts de la banque centrale. L’accumulation, comme
la décumulation, des réserves officielles a une limite, de même que l’accumulation d’un
endettement extérieur ou de créances sur l’étranger.
1.3.2. La balance des paiements et le marché des changes
La balance des paiements globale s’écrit :
X – M + YF + TF + ∆K + ∆F (Balance globale) = – ∆R (Variation des avoirs de réserve bruts
de la banque centrale)
La variation des avoirs de réserve bruts est égale et de signe inverse au solde de la balance
globale. En régime de taux de change fixes :
si la balance globale est excédentaire, l’offre de devises contre monnaie nationale est
supérieure à la demande de devises contre monnaie nationale au taux de change en vigueur (e).
Pour que le taux de change ne varie pas, la banque centrale doit acheter la différence à ce taux
et les réserves de change augmentent (∆R > 0).
L’offre de devises est une fonction croissante du taux de change des devises en monnaie
nationale et la demande de devises est une fonction décroissante du taux de change (Equilibre
du marché des changes en cas d’excédent global)
Si la balance globale est déficitaire, l’offre de devises contre monnaie nationale est inférieure
à la demande de devises contre monnaie nationale au taux de change en vigueur (e). La banque
centrale doit vendre la différence à ce taux pour que le taux de change ne varie pas et les réserves
de change diminuent (∆R < 0)
Si la balance globale est équilibrée, l’offre de devises contre monnaie nationale est égale à la
demande de devises contre monnaie nationale au taux de change en vigueur (e). La banque
centrale n’intervient pas et les réserves de change ne varient pas (∆R = 0). Le marché s’équilibre
tout seul au taux de change en vigueur.
En régime de taux de change flexibles, la variation du taux de change permet l’ajustement de
l’offre et de la demande de devises contre monnaie nationale. L’équilibre du marché se fait
automatiquement comme l’indiquent les deux graphiques ci-après. Au taux de change e0,
l’offre de devises (la demande) est supérieure à la demande (l’offre). Après variation du taux
de change de e0 à e1, l’offre et la demande de devises sont égales.
La variation du taux de change permet donc un équilibre automatique de la balance globale des
paiements sans variation des réserves de change (∆R =0), ce qui implique les égalités suivantes
: X – M + YF + TF + ∆K + ∆F = 0 ou X – M + YF + TF = – ∆K – ∆F Le déficit (excédent) de
la balance courante est compensé par l’excédent (déficit) de la balance des opérations en capital
et de celle des opérations financières hors réserves, c'est- à-dire du financement extérieur net
Tableau récapitulatif : Balance globale et régime de change
Balance Régime d’échange
Globale Fixe Flexible
Excédentaire Accroissement des réserves ∆R > 0 Appréciation de la devise nationale ∆R = 0
Déficitaire Diminution des réserves ∆R < 0 Dépréciation de la devise nationale ∆R = 0
Equilibré Pas de variation des réserves ∆R = 0 Pas de variation du taux de change ∆R = 0

1.4 Les agrégats monétaires et l’équilibre monétaire et financier interne et externe


1.4.1 La situation monétaire intégrée (SMI) et l’équilibre macro-financier La situation
monétaire intégrée correspond au bilan consolidé du secteur bancaire. Elle résulte de
l’agrégation des bilans des établissements de crédit ou des banques créatrices de monnaie et des
autorités monétaires ou de la banque centrale. En stock, elle retrace :
• au passif, la masse monétaire dans sa définition large (M3),
• à l’actif, ses contreparties.
En variation, elle représente :
• au passif, la création monétaire nette ou l’offre nette de monnaie,
• à l’actif, son origine ou sa contrepartie.
Le bilan des autorités monétaires ou de la banque centrale peut être synthétisé comme suit :
Tableau : Bilan des autorités monétaires ou de la banque centrale peut être synthétisé comme
suit :
ACTIF PASSIF
Avoirs et créances extérieurs Engagements extérieurs
– Avoirs de réserve
– Autres avoirs et créances extérieurs Engagements intérieurs
Créances intérieures – Secteur bancaire
– Secteur bancaire – Secteur public
– Secteur public – Secteur privé
– Secteur privé
Autres actifs Billets en circulation
– Secteur bancaire
– Secteur privé

Autres passifs
– Autres engagements

Trois concepts sont utilisés pour désigner la monnaie émise par la banque centrale :
− la base monétaire
− la monnaie centrale
− la monnaie de banque centrale
Le bilan consolidé des établissements de crédit ou des banques créatrices de monnaie peut
être synthétisé comme suit :
Tableau : Bilan consolidé des banques créatrices de monnaie
ACTIF PASSIF
Avoirs et créances extérieurs Engagements extérieurs
Avoirs et créances intérieurs Engagements intérieurs
– Secteur bancaire – Secteur bancaire
• Banque centrale • Banque centrale
• Banques • Banques
– Secteur public – Secteur public
– Secteur privé – Secteur privé
• Dépôts à vue
Autres actifs • Dépôts à terme
• Comptes d’épargne
• Dépôts en devises
• Autres
Autres passifs

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