Firca Journal 09
Firca Journal 09
rriime
messttrre
e22012
01
012 1
La filière du Progrès
Directeur de publication
Dr Pierre Ackah ANGNIMAN
Redacteur en chef
Dr OSSENI Bouraïma
Secrétaire de rédaction
Serge Aimé N’DA
Comité de lecture
Dr OSSENI Bouraïma
LORNG Jean Paul
N’DIAYE Oumar
OKOU Hervé
AYEMOU Edmond
Collaborateurs
GAGNIE épse TRA BI Isabelle
Kalilou SAMBAKE
KOUASSI N’DA Kouamé
KAKOU H. E. Didier
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01 BP 3726 Abidjan 01
Cocody, 2 Plateaux, 7eme tranche
Imprimeur
COTIM
Tirage
2 000 exemplaires
L
es sociétés utilisant comme matières filière représentait environ 7 % des ex- Malgré cette importante action de
premières, le coton et la graine de portations du pays et générait un chiffre redynamisation de la filière, au titre
coton ont été également créées notam- d’affaires en devises de l’ordre de 100 de la campagne 2010/2011 qui vient
ment : milliards de F CFA. Le coton a produit de s’achever, la production du coton
la société TRITURAF pour la produc- en 2006, environ 58 milliards de F graine n’est que de 175 000 tonnes
tion de l’huile de coton, CFA de chiffres d’affaires en devises et avec un rendement de 900 kgs/ha qui
les Etablissements Gonfreville pour en 2009, ce chiffre a connu une chute reste toujours inférieure à l’objectif de
la filature et l’impression. drastique, s’établissant pratiquement à croissance de 350 000 tonnes de la
D’autres industries ont été créées à la moitié de celui de 2006, soit un mon- Stratégie sectorielle coton et à 400 000
Dimbokro et à Agboville ayant pour tant de 29 milliards de F CFA. tonnes avant la crise.
matières premières, les fils de coton. Fort de ces dysfonctionnements, l’Etat En effet, pour une reprise effective de
de Côte d’Ivoire a mis en place en la production, le Gouvernement a en-
A la fin des années 1990, la produc- octobre 2007, un plan d’actions pour trepris la réforme des Filières Coton et
tion a atteint un pic de 400 000 tonnes la mise en œuvre de la Stratégie Secto- Anacarde depuis août 2011 dans le
de coton graine avec des rendements rielle Coton en vue de la relance de la cadre de la relance du secteur agricole
les plus élevés au monde en culture plu- production cotonnière avec un objectif en Côte d’Ivoire.
vial avec 1400 kgs/ha. En 2001, la de 350 000 tonnes de coton graine. La culture du coton est stratégique pour
Quant à la situation actuelle des indus- Une société de trituration L’Autorité de Régulation du Co-
tries locales, elle pourrait se présenter La société TRITURAF, localisée à ton et de l’Anacarde (ARECA)
comme suit : Bouaké, a été créée à l’initiative de L’Autorité de Régulation du Coton et
Les sociétés sont pratiquement en l’Etat en 1974 et mise en service fin de l’Anacarde (ARECA) est une société
cessation d’activité pour certaines et 1975 avec un triple but : d’Etat créée par le décret n°2002-449
en liquidation pour d’autres ; Mettre à disposition des consom- du 19 septembre 2002 dans le cadre
Le coût élevé des facteurs de produc- mateurs une huile de table de haute de la mise en œuvre des structures de
tion (matières premières notamment qualité, régulation et de gestion des filières
le coton fibre, pièces de rechange, Contribue au développement de agricoles ; elle est chargée de prendre
énergie, eau) ; l’élevage bovin grâce à la produc- le relais de l’Etat, en application de sa
L’absence de financement due à la tion de tourteaux de coton, politique de privatisation et de désen-
mauvaise image du secteur Textile Optimiser les ressources des usines gagement desdites filières.
auprès des banques ; d’égrenage de la CIDT.
La chute importante du chiffre d’af- Les activités de cette usine sont reprises L’ARECA est ainsi chargée de mettre
faires des sociétés COTIVO et FTG en 2010 par la société OLHEOL qui de- en place le cadre approprié et contrac-
qui est passé de 24 milliards de F vrait démarrer sa première campagne tuel devant régir le fonctionnement des
CFA à moins de 10 milliards de F au cours de la prochaine campagne de deux filières. Elle a aussi pour mission
CFA ; commercialisation. L’Etat a également de veiller au respect des règles par les
L’industrie textile qui comptait plus apporté son concours à la société OL- différents opérateurs et l’application
de 5 000 travailleurs, a aujourd’hui HEOL pour son installation. des sanctions aux éventuels contreve-
moins de 1 400 employés ; Mais, elle n’est pas encore fonction- nants.
L’inexistence d’une association pour nelle au regard des problèmes d’arrié-
la défense de leurs intérêts et la pré- rés vis-à-vis des sociétés cotonnières et
sentation de leurs préoccupations du personnel. Pour son fonctionnement
devant les Autorités et les Parte- à plein régime, la société compte 700
naires Techniques Financiers. employés dont 270 permanents.
Les filateurs ont bénéficié des appuis
financiers de la part de l’Etat mais cela LES STRUCTURES D’APPUIS
DE LA FILIÈRE COTON
n’a pas permis de relancer les activités.
La rémunération des producteurs n’a pas été également épargnée par cette tendance négative. En effet, les prix au kg aux
producteurs ont été de 185 F CFA à 150 F CFA durant les campagnes coton de 2005 et 2008.
En termes de chiffre d’affaires moyen de la production de fibre de coton, la valeur a été de 77 milliards de F CFA
en 2005 contre 34 milliards de F CFA en 2008, soit la moitié.
Cette situation inquiétante de la filière a amené le Gouvernement a faire la Déclaration de stratégie de la relance du secteur
coton en Octobre 2007.
Malgré la mise en œuvre des activités de la stratégie, la tendance « baissière » est toujours maintenue au regard des résultats
de la campagne cotonnière 2010/2011.
le renchérissement du prix des fac- nalisation des OPA de la filière qui Il n’est pas superflu d’affirmer que la
teurs de production, leur insuffisance devrait conduire à la mise en place culture cotonnière a un impact positif sur
et leur disponibilité à temps d’unions de coopératives fortes et la pauvreté et la sécurité alimentaire. En
l’accroissement du risque financier dynamiques effet, les résultats d’enquête du projet
aussi bien au niveau du planteur la mise à niveau de l’Interprofession ivoiro-belge « Dynamiques agraires et
qu’au niveau des égreneurs. selon l’ordonnance signée le mer- sécurité alimentaire dans les zones co-
credi 21 décembre en Conseil des tonnières de la Côte d’Ivoire » en 2002
La transformation locale de fibre Ministres portant organisation des ont corroboré cette affirmation.
Plusieurs contraintes affectent la compé- Interprofessions Agricoles Selon cette étude, le nombre d’habitants
titivité du secteur textile. Ce sont : la mise en place du fonds de garan- vivant au-dessus du seuil de pauvreté est
le coût élevé des intrants (en particu- tie pour le financement des activités beaucoup plus élevé dans les villages
lier l’énergie et l’eau) et le manque de la filière coton cultivant du coton (95 %) que dans ceux
de financement le suivi de la mise en œuvre des le cultivant peu ou pas (76%).
le manque de formation de la main accords sur le conseil agricole et le
d’œuvre développement de la filière La mise en œuvre incessamment de la
l’importation frauduleuse et massive le suivi de la commercialisation du réforme des filières coton et anacarde
de la friperie coton graine et des activités d’ex- par l’Etat participerait certainement au
la faible compétitivité des produits portation de la fibre et la graine de redressement du niveau de la production
finis sur les marchés internationaux coton qui est aujourd’hui à 180 000 tonnes.
et une absence de produits qui ré- la réalisation de l’état des lieux
pondent aux préférences locales des unités de filature, de textiles et L’objectif de production est d’atteindre
l’obsolescence des unités de produc- de trituration en vue d’approcher la capacité nationale installée de pro-
tion, leur endettement et leur person- l’Etat et les Partenaires Techniques duction des unités d’égrenage ; elle
nel vieillissant et Financiers pour la relance des- est estimée à 600 000 tonnes de co-
la réticence des institutions de finan- dits secteurs d’activités pourvoyeurs ton graine. En effet, la réforme a pris
cement à leur accorder des prêts et de main d’œuvre qui ont fait les « en compte la vision du Gouvernement
les difficultés à disposer de la ma- beaux jours » des villes de Bouaké, d’apporter de la valeur ajoutée en
.
tière première. Dimbokro, Agboville transformant plus de 50 % des princi-
La mise en place de la salle de pales matières premières actuellement
Les Perspectives de développe- classement unique de coton fibre à exportées
ment de la filière
Bouaké
Aujourd’hui, le Gouvernement a entre-
la conduite des travaux de la ré-
pris une réforme des filières coton et
forme des filières coton et anacarde
anacarde pour relancer la machine
etc.
économique, durablement éprouvée
par la crise socio-politique, diversifier
les sources de la croissance et bénéfi-
cier des retombées de l’annulation de
la dette extérieure. Il s’agit in fine de
permettre au coton de développer et
d’organiser la production vivrière et
d’améliorer ainsi le cadre et les condi-
tions de vie des producteurs.
Dans l’attente, les actions ci-après, pro-
venant essentiellement de la stratégie,
sont en cours pour le développement de
la filière coton. Il s’agit notamment de:
la poursuite du programme d’appui
à la restructuration et la profession-
Côte d’Ivoire, notamment dans les régions des savanes situées au nord et au
centre. Sa contribution dans le PIB était d’environ 1, 7% et de 7% dans les
recettes d’exportations dans les années 2000. Il constitue la principale source
de revenus monétaires des agriculteurs de ces zones et participe de fait à la
lutte contre la pauvreté. Il est aussi garant de la sécurité et de la souveraineté
alimentaire dans les régions de savane grâce aux cultures vivrières assolées.
Six sociétés d’égrenage (dont 5 privées) exploitent 14 usines. Après une
période de baisse drastique, la production est en nette progression depuis ces
dernières campagnes.
L
a production de coton en Côte fessionnelles agricoles et groupements COT-CI)
d’Ivoire est le fait de petits planteurs informels, appartenant à une quinzaine Ce sont ainsi, l’AFFICOT-CI et l’APRO-
qui opèrent sur des exploitations d’envi- d’Unions interrégionales ou faîtières. COT-CI, les deux organisations de pro-
ron trois hectares en moyenne, super- Ces unions inter-régionales sont réunies ducteurs et d’égreneurs qui siègent au
ficies partagées avec les cultures vi- au sein de l’Association des Faîtières de sein de l’INTERCOTON, l’organisation
vrières. Ces exploitations familiales sont la Filière Coton de Côte d’Ivoire (AFFI- interprofessionnelle créée en 2000 sous
reparties dans plus de 4000 villages et COT-CI). Un projet qui vise à la restructu- impulsion de l’Etat.
campements de 23 départements. ration et à la professionnalisation de ces
OPA est en cours. Il faut cependant rappeler que l’organi-
La culture du coton est donc pratiquée sation interprofessionnelle était à l’origine
sur plus de la moitié du territoire ivoirien. Depuis les années 2000, marquées par composée de plus de deux collèges :
Ces producteurs sont regroupés dans la privatisation du secteur, la crise socio- producteurs, sociétés cotonnières, fila-
plus d’un millier d’organisations pro- politique, le nombre des producteurs a teurs, triturateurs, financiers, recherche
et de l’ANADER. Aussi, Les séances de l’Etat, du secteur et des appuis extérieurs ma de multiplication de semences, la
négociations internes ont-elles démon- ont permis de faire remonter en 2009- culture attelée, le renforcement de capa-
trées que seuls les producteurs et les 2010, la production à 185 347 tonnes, cités des OPA, la réhabilitation de la
égreneurs avaient des intérêts réellement soit une amélioration de 50% par rap- salle nationale de classement de la fibre
convergents. C’est pourquoi l’Assem- port à la campagne précédente et en de coton ,…
blée Générale mixte de 2008 a pris la 2010/2011, 174 689 tonnes de coton
décision de réduire l’INTERCOTON graine. Les prévisions de production En termes de perspectives, la dynamisa-
à deux collèges : producteurs et égre- pour 2011-2012 sont intéressantes. En tion du Conseil Agricole par sa mutua-
neurs, les acteurs de première ligne, à effet, environ 240 000T de coton graine lisation à travers le Fonds Interprofes-
l’image des interprofessions cotonnières sont attendues. Et les acteurs comptent sionnel pour la Recherche et le Conseil
de la sous-région Ouest-africaine (Bur- mettre tout en œuvre pour maintenir Agricoles (FIRCA), la mise en place par
kina, Benin,…). cette progression. l’INTERCOTON du système d’identifi-
cation des producteurs et de traçabilité
240 000 TONNES ATTENDUES Il est important de souligner que cette de la production, ainsi que les reformes
relance de la production est consécutive en élaboration par le gouvernement,
La production de coton graine a connu à plusieurs actions dont les plus consé- devraient aider à maintenir le cap de la
une évolution remarquable pour at- quentes sont des appuis directs de l’Etat relance et assurer un revenu acceptable
teindre les 400 000 tonnes en 1999- sur le prix des engrais soulignés plus aux producteurs.
2000 et 2002-2003. Depuis la cam- haut, les aides de l’Union Européenne. Le coton graine leur sera acheté au
pagne 2003-2004, cette production a Celles-ci ont permis de financer des pro- cours de cette campagne, à 265 F le
fortement baissé pour se situer à 145 000
.
jets tels l’assainissement financier de la kilogramme du 1er Choix et à 240 F, le
tonnes en 2006-2007, 120 000 tonnes filière (payement des arriérés dûs aux 2ème choix. Ces prix, il faut le noter, sont
en 2007-2008 et 123 856 tonnes en producteurs de l’ex LCCI. Ce qui leur a les meilleurs de la sous-région
2008-2009. Des efforts conjugués de redonné confiance), la relance du sché-
M
COTON ?
onsieur le président, présen-
tez-nous brièvement l’INTER-
du coton graine aux producteurs, la
production de semences de qualité, le
conseil agricole…
interprofession se réunit au moins une
fois chaque trois mois pour examiner
les préoccupations du moment, prend
M. TUO Lacina : L’INTERCOTON Elle assure par ailleurs la représenta- des décisions et résolutions et veille à
existe depuis 2000, elle est l’organi- tivité de la filière auprès des pouvoirs leur application. Hormis les réunions du
sation interprofessionnelle du secteur publics et des partenaires au dévelop- Conseil d’administration, elle organise
coton en Côte d’Ivoire. Elle est de type pement et autres. Elle travaille aussi à selon le besoin, des concertations plus
associatif et regroupe les organisations instaurer des règles de disciplines, de larges pour examiner et trouver des
professionnelles des producteurs, (AFFI- communication, de cohésion, de solida- solutions consensuelles aux préoccupa-
COT-CI) et celle des égreneurs, (APRO- rité dans cette filière et à promouvoir le tions communes.
COT-CI). coton ivoirien ici et hors de nos fron- Cette organisation est aussi dotée d’un
tières. Secrétariat Exécutif basé à son siège à
Comme la plupart des organisations du Abidjan, avec un personnel permanent
genre, elle travaille à renforcer l’effica- Comment se fait votre intervention qui s’occupe au quotidien de mettre en
cité et la cohésion de la filière à travers sur le terrain? œuvre les décisions prises. Il est aidé
diverses actions telles : l’organisation Il faut savoir que l’INTERCOTON est par le Bureau du Conseil d’Administra-
de concertations permanentes ou pério- dotée d’un Conseil d’Administration tion composé de quatre membres.
diques autour des sujets d’intérêt com- de 12 membres : 6 pour les égreneurs Depuis 2011, l’interprofession traduit
mun comme, la fixation du prix d’achat et 6 autres pour les producteurs. Cette ses décisions majeures d’intérêt com-
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À LA UNE FILIÈRE COTON
.
ont été accordés parce que cette filière l’argent étant le nerf de la guerre, nous tés.
est dotée d’une organisation sérieuse et n’avons pas très souvent les moyens
représentative. de nos ambitions. L’INTERCOTON est Merci
financée par une redevance perçue
Notre cohésion nous a par exemple, sur la vente de la fibre. Et la produc-
permis malgré la grave crise qu’a tra- tion n’étant pas élevée ces dernières
CONCERTATION POUR LA DÉFINITION Au terme d’une série de concertations devait permettre le démarrage effectif
DES PROGRAMMES dont la dernière s’est tenue le 07 juin du processus de collecte des cotisations
Afin de répondre aux attentes de la 2005, des points d’accord ont été obte- n’a été pris que le 21 mars 2008.
Filière Coton, le FIRCA après avoir or- nus avec les opérateurs de la filière, à
Suite à la signature de l’arrêté n°013
ganisé des ateliers de planification puis savoir :
MINAGRI/MEF du 21 mars 2008 et
de validation a retenu, en accord avec un taux maximal de cotisation de 5
aux différentes rencontres du FIRCA
les opérateurs de la Filière Coton, une F/Kg de coton graine pour la pé-
avec l’ARECA et l’Intercoton en vue
enveloppe de neuf (9) projets dont : riode quinquennale 2005-2010
d’organiser la collecte de la cotisation
un taux de cotisation de 5 F/Kg à
professionnelle, la mobilisation des
3 projets de Recherche pour un coût compter de la campagne 2006-
ressources a démarré effectivement
de 1 244 000 000 F. CFA 2007, avec la répartition suivante :
à partir du 1er avril 2008. La Filière
1 projet de Conseil Agricole pour un Coton a mobilisé à ce jour un montant
coût de 35 890 700 000 F. CFA Guichet I, Recherche appliquée:
de 179 234 779 FCFA collecté sur la
1 projet de Renforcement des ca- 20%
période avril-juin 2008.
pacités des OPA pour un coût de
788 400 000 F. CFA Guichet II, Conseil agricole : 60% MISE EN ŒUVRE DES PROJETS
4 projets d’Etudes et d’Appuis DE LA FILIÈRE COTON
institutionnels pour un coût de Guichet III, OPA : 10%
178 300 000 F. CFA Le décalage entre la signature des
Guichet IV, Caisse de solidarité : textes règlementaires devant entériner
Soit un coût total de 8 101 400 000 5% les accords et le démarrage effectif de
F. CFA. la collecte des cotisations, a eu des
Guichet V, Fonctionnement : 5%. conséquences sur la mise en œuvre des
CONCERTATION POUR LA FIXATION projets. En effet, le catalogue de pro-
DES TAUX DE COTISATION Malgré, le décret n° 2006-80, enté- jets retenu par la filière depuis 2005
rinant les accords avec la profession n’a pas été exécuté comme prévu sur la
signés le 31 mai 2006, l’arrêté qui
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À LA UNE FILIÈRE COTON
.
tinentes en rapport avec les ressources pour la période transitoire, l’éligibi- de producteurs de coton par le Conseil
collectées. lité des structures au Conseil Agricole agricole, l’appui aux OPA, la recherche
Coton est de la responsabilité de et les études
Ainsi, au terme de la rencontre, il est re- l’INTERCOTON
venu à la Filière Coton de proposer un la liste des structures éligibles au
catalogue de projets qui réponde effec- Conseil Agricole Coton est transmise
.
de cette réforme permettront de redéfi-
Pour la campagne 2011-2012, exportations a atteint 64,2 milliards
nir les activités et les modes d’interven-
l’Etat a octroyé une subvention de de F CFA contre 59,5 milliards de F
tions des différents acteurs
l’ordre de 7 milliards de F CFA pour CFA en 2010.
les engrais. La conclusion de deux accords inter-
La suspension en 2011 du droit professionnels entre l’association
L
e volet Côte d’Ivoire du PPAAO/ misme, dans son rôle d’organe d’orien- mieux exécuter leur mission. C’est sur
WAAPP, a été signé le 12 juin tation dudit Programme. des notes d’encouragement et d’espoir
2011. Pour véritablement démarrer les C’est pourquoi, le Ministre de l’Agricul- en une collaboration franche et har-
activités du WAAPP en côte d’Ivoire, ture a insisté sur la nécessité d’une col- monieuse entre les différents organes
le Ministre de l’Agriculture a procédé laboration harmonieuse entre l’Unité de du projet, que M. COULIBALY Siaka
le lundi 12 septembre 2011 au 23ème Coordination Technique et Fiduciaire Minayaha, Président du Comité de Pilo-
étage de la CAISTAB au Plateau, à l’ins- (UCTF) logée au FIRCA, d’une part et la tage a mis fin aux travaux de la pre-
tallation du Comité de Pilotage dont la Direction de l’Evaluation et du Contrôle mière session du Comité de Pilotage du
cérémonie à également donné lieu à la des Projets (DECOP) du MINAGRI PPAAO/WAAPP1.B.
première réunion. d’autre part, ainsi qu’à la motivation
des agents commis aux tâches de Se- Signalons que le PPAAO/WAAPP s’ar-
Le Ministre de l’Agriculture, en validant crétariat Technique (ST) et de Suivi-Eva- ticule autour de quatre composantes
l’installation officielle du Comité de luation Externe. qui sont : (i) Conditions Propices à la
Pilotage du WAAPP/PPAAO, a expri- Dr ANGNIMAN Ackah Pierre, Direc- Coopération Régionale en Matière de
mé l’importance que le gouvernement teur Exécutif du FIRCA et Coordinateur Développement et de Dissémination de
ivoirien attache à ce programme pour du PPAAO/WAAPP, s’est appesanti sur Technologies Améliorées (ii) Centres
l’amélioration de la productivité de le Programme de Travail et le Budget Nationaux de Spécialisation (iii) Finan-
l’agriculture ivoirienne, afin d’atteindre Annuel du WAAPP Côte d’Ivoire. De cement à la Demande du Développe-
.
les objectifs de modernisation et de son exposé, les participants ont pu rete- ment et de l’Adoption des Technologies
compétitivité. Il a ensuite dit attendre du nir que le coût du projet WAAPP pour et (iv) Coordination, Gestion, Suivi et
Comité de Pilotage, efficacité et dyna- les 5 premières années, est estimé à Evaluation du Projet
.
et à cause de l’étroitesse des marchés l’adoption des recommandations et la
entre autres, d’encadrer les paysans.
nationaux, les sociétés privées ne sont remise des diplômes aux participants
Ainsi, toutes les principales cultures
pas enclines à investir dans le secteur que l’atelier a pris fin
vivrières (riz, maïs, sorgho, ignames,
semencier.
légumes), fruitières et plantes fourra-
gères étaient couvertes. Les années
Aujourd’hui dans les pays développés,
1990 ont connu la libéralisation de la
la production des semences est princi-
production et de la commercialisation
palement assurée par des semenciers,
des semences et plants. Cependant, les
terme désignant des entreprises spécia-
résultats escomptés ont été décevants.
lisées dans la sélection, la production
et la commercialisation de semences
1er trimestre 2012 19
ATELIER SOUS RÉGIONAL D’IDENTIFICATION DES
BESOINS DE LA FILIÈRE BANANE PLANTAIN, DE PLANI-
INFO DU WAAPP FICATION ET DE VALIDATION DES PROGRAMMES
DU CENTRE NATIONAL DE SPÉCIALISATION
P
roduit de grande consommation, la Nigéria qui contribuent ensemble pour cole, des acquis notables existent dans
banane plantain constitue une des 60% de la production régionale. En les centres et laboratoires de recherche
bases de l’alimentation des popula- Côte d’Ivoire, l’offre de banane plan- et il faut mettre à profit les ressources
tions rurales et urbaines mondiales en tain sur les marchés consommateurs est du PPAAO/WAAPP, pour renforcer la
générale et africaines en particulier. En insuffisante et saisonnière. La banane génération de technologies, leur trans-
effet, la production annuelle mondiale plantain est en général produite dans fert et leur adoption par un nombre si-
de banane plantain, est de l’ordre de des systèmes extensifs, basés sur des gnificatif d’acteurs de la Filière Banane
15 millions de tonnes. techniques rudimentaires, des cultivars Plantain.
L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du sensibles aux maladies et ravageurs. Pour répondre à cette attente, l’atelier
Centre constituent les principales ré- Toutes ces contraintes affaiblissent de Bassam visait donc à élaborer un
gions productrices de cette denrée les rendements des variétés locales à plan de développement de la Filière Ba-
dans le monde avec 44 % de la pro- faible potentiel de production. En dépit nane plantain en Côte d’Ivoire, soutenu
duction, avec les pays comme le Came- des faibles investissements publics et par des programmes de recherche et
roun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le privés pour soutenir la recherche agri- développement et de diffusion du CNS
.
pays ». missions ont permis aux participants grenier de la production vivrière, du
Selon le Coordonnateur du Programme de lever et hiérarchiser les contraintes moins, de la banane plantain pour la
PPAAO/PPAAO, Côte d’Ivoire, la ba- au développement et les besoins des sous région ouest africaine
nane plantain contribue de manière acteurs nationaux et sous régionaux de
essentielle à la sécurité alimentaire, à la filière ; d’identifier les potentialités
la diversification des revenus dans les et opportunités de développement de la
zones rurales et urbaines et à la lutte filière ; de proposer des solutions pour
contre la pauvreté. juguler les contraintes ; de valider et
diffuser les programmes de recherche
Selon M. COULIBALY Siaka Minayaha, et développement et de diffusion sur
Directeur de Cabinet, représentant le la banane plantain ; de déceler les
Ministre de l’Agriculture, face à l’insé- partenariats et synergies nécessaires
curité alimentaire grandissante, au
regard de la forte baisse des taux de
productivité de l’agriculture, le présent
programme se propose d’aider à faci-
liter, d’une part, l’intégration et l’har-
monisation des politiques agricoles
nationales, et, d’autre part, l’établisse-
ment de liens étroits entre la recherche,
la vulgarisation, les producteurs et les
opérateurs privés. Rappelant les rai-
sons du choix de la Côte d’Ivoire pour
abriter le centre de spécialisation sur
la banane plantain, le représentant du
Ministre de l’Agriculture, a dit que la
banane plantain a été identifiée avec
l’igname et le manioc, dans le cadre du
Programme National d’Investissements
A
vec 2,8 millions de tonnes produites fertilité des sols. En effet, l’igname est Alors que la production nationale est
par an, la Côte d’Ivoire est le deu- connue pour son exigence en fertilité. L’ac- semble-t-il suffisante pour couvrir les
xième producteur mondial d’igname croissement de la pression foncière ré- besoins de consommation en Côte
après le Nigeria. C’est d’ailleurs la pre- duit la disponibilité de terres «vierges» d’Ivoire, on assiste de plus en plus
mière culture vivrière du pays en terme recherchées par les producteurs aujourd’hui à un déficit de production
de production. La place de l’igname se d’igname de façon générale. D’où une obligeant certains acteurs, grands
justifie par les conditions climatiques et réduction de la disponibilité en igname consommateurs (brasserie, éleveurs
édaphiques favorables mais aussi, par sur les marchés à certaines périodes de de volailles, fabricants d’aliments de
un fait culturel : elle constitue l’aliment l’année. Ainsi, pour assurer une plus volaille) à se ravitailler sur le marché
de base de certains groupes ethniques. grande disponibilité de l’igname sur les extérieur.
Toutefois, le succès de cette culture reste marchés pendant de longues périodes,
lié aux conditions naturelles. La baisse il importe d’accroître la production L’analyse des circuits de distribution du
de fertilité des terres consécutive à la par une amélioration des rendements. maïs dans la sous région révèlent en
croissance démographique et aux pra- L’utilisation de nouvelles techniques de outre que tous les pays importent du
tiques culturales d’exploitation a induit production comme l’application de fer- maïs des pays voisins de façon infor-
une baisse des rendements. tilisants minéraux semble être une voie melle.
à explorer.
Dans cette situation, les paysans pra- En 2005, on a enregistré des importa-
tiquent de longues jachères, seules Quant au maïs, l’une des spéculations tions de maïs :
conditions pour la régénération de la retenues dans le cadre de la mise en au Burkina Faso à partir du Ghana
.
vivrière en Côte d’Ivoire en terme de dont les effets ont été fortement ressentis filière, les partenaires d’exécution du
volume de production, après l’igname dans les pays de la sous région, ren- plan, leurs rôles et leurs responsabilités
avec une production réalisée en 2007 force la nécessité de stimuler une pro- ont été définis
de 2 047 000 tonnes sur une superfi- duction nationale suffisante pour faire
cie totale de 269 430 ha, soit un ren- face à ces besoins croissants.
dement de 8 tonnes/ha alors que le
potentiel se situe à plus de 30 tonnes/ Cela passe par la prise en compte des
ha. Cela démontre l’existence de beau- préoccupations des acteurs de ces dif-
coup de contraintes à la production du férentes filières dont les difficultés ont
manioc. Pourtant, le manioc est cultivé été aggravées par la crise politico-mili-
sur presque l’ensemble du territoire taire qui a secoué le pays de septembre
ivoirien avec une prédominance en 2002 à avril 2011.
zone forestière et dans des systèmes de
production variés et de type tradition- Pour le FIRCA, agence d’exécution du
nel. Son caractère spéculatif se trouve PPAAO/WAAPP, l’objectif visé par ces
spécialement accentué dans la zone séries de rencontres était d’élaborer un
autour d’Abidjan et dans la région Est, plan de développement de chacune de
avec comme pôle de convergence, la ces différentes filières en Côte d’Ivoire
ville d’Abidjan qui absorbe près de 80 pour les quatre années à venir, en vue
% de la production totale. Aliment de d’augmenter la production nationale
base des populations dans la ceinture afin de satisfaire les besoins tant natio-
tropicale et subtropicale, le manioc est naux que sous-régionaux. Il était donc
consommé sous plusieurs formes notam- important d’identifier les besoins de ces
L
e porc et la volaille constituent en ef- viande de porcs reparties sur tous les
des activités du Programme d’Amélio-
fet, les deux productions dont le fort marchés d’Abidjan.
ration de la Productivité Agricole en
développement peut conférer le plus Malheureusement, la production porcine
Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP
rapidement possible l’autosuffisance en a été fortement affectée par l’épidémie
– phase 1.b), financé par la Banque
protéines animales en Côte d’Ivoire. de peste porcine africaine de mai 1996,
Mondiale, le FIRCA a initié le présent
C’est pourquoi, un accent a été mis sur qui a provoqué une baisse de 64 % des
atelier de planification des projets de
le développement de la production por- effectifs de porcs modernes. Malgré ces
la Filière Porcine. Les participants ont
cine à partir des années 90. La Filière pertes aggravées par la crise depuis
au cours de cet atelier, identifié et prio-
Porcine ivoirienne est animée, en amont, 2002, la filière grâce au dynamisme de
risé les nouveaux besoins des acteurs
par deux faitières principales que sont ses acteurs, a commencé son redresse-
et les contraintes au développement de
l’APPORCI et l’UNEGABY qui contrôlent ment.
la filière. Ils ont fait des propositions de
plus de 80% du secteur moderne qui re-
solutions pour juguler les contraintes à
groupe 53 500 têtes et 1 300 éleveurs. Cependant, la Filière Porcine est confron-
.
l’élevage porcin, validé des projets pour
Le secteur aval est dominé par les char- tée à des contraintes multiples (matériel
la Filière Porcine, ainsi que les modalités
cuteries dont les principales sont SICS, génétique peu performant, faiblesse de
et les partenaires d’exécution
GID, ABC, SAFAL et les vendeuses de la formation technique des éleveurs, ra-
Merci .
deux Directions du Ministère de l’Agri- WAAPP s’articule autour de quatre
A
vec une production de 350 000 nationale. Au cours des trente dernières opportunité pour l’accroissement de la
tonnes d’huile de palme représen- années, sa participation à la réalisation production ivoirienne d’huile de palme.
tant 90% du volume total d’huile de de la politique d’autosuffisance et de sé- Malgré les atouts considérables dont
palme produit en 2009, la Côte d’Ivoire curisation alimentaire en matière oléa- elle jouit (écosystème favorable, une
est le premier producteur de l’UEMOA. gineuse pour les 60 millions de consom- recherche agronomique performante,
Au plan mondial, elle occupe le 8ème mateurs de l’UEMOA, est remarquable. une industrie nationale de première
rang des pays producteurs d’huile de Toutefois, les besoins actuels non satis- et deuxième transformation avec des
palme brute et le premier exportateur faits en oléagineux sont d’environ 150 capacités installées suffisantes, etc.), la
d’huile de palme de l’Afrique. Au re- 000 tonnes dans l’espace UEMOA Filière Palmier à Huile ivoirienne souffre
gard de sa place dans la production et d’environ 500 000 tonnes dans la d’un handicap structurel de compéti-
d’huile de palme dans l’espace écono- CEDEAO. Ce déficit, qui progressera à tivité par rapport aux productions des
mique de l’UEMOA, les enjeux de la Fi- l’horizon 2025 à 500 000 tonnes dans pays d’Asie du Sud-Est. La sous région
lière Palmier à Huile ivoirienne se situe l’UEMOA et 1 500 000 tonnes dans est par conséquent inondée par les
au-delà de sa contribution à l’économie la CEDEAO, constitue une véritable huiles importées en provenance d’Asie,
.
atteint le niveau souhaité, entrainant MAN Ackah Pierre, Directeur Exécutif besoins en oléagineux de la CEDEAO,
ainsi des dysfonctionnements dans l’usi- du FIRCA, l’étude qui fait l’objet de cet dont le déficit en 2025 est estimé à 1,5
nage des régimes. Ces dysfonctionne- atelier, revêt un caractère particulier millions de tonnes
ments sont la cause non seulement des car elle pose le problème de la com-
pertes importantes de production de pétitivité de la Filière Palmier à Huile
régimes (environ 30% à 40%) pendant ivoirienne. Cette étude a en effet pour
la période de forte production, mais objectif de contribuer à l’amélioration
aussi des coûts de transformation rela- de la compétitivité de la Filière Palmier
tivement élevés (500 $/tonne d’huile à Huile, par l’optimisation des coûts de
contre 150 $/tonne d’huile en Malai- production du régime et de l’huile de
L
a menace qui planait sur la cacaoyère à leur tour, démultiplier la formation au
ivoirienne à la suite de la découverte profit des Agents de Développement Ru-
du Swollen shoot à Sinfra et Bouaflé, est ral (ADR) qui interviennent directement
en passe de devenir un vieux souvenir auprès des producteurs. La deuxième
pour les producteurs de cacao. Les pre- vague concerne les agents du ministère
miers financements de la Filière Café de l’Agriculture et du Fonds de Déve-
Cacao ont en effet permis au CNRA de loppement pour la Production de Café-
proposer, à l’état actuel des connais- Cacao (FDPCC) qui sont des agents du
sances, des méthodes de gestion de la développement sur le terrain. Quant à
maladie. M. Kouamé Joseph, Directeur du dépar-
En effet, face au spectacle désolant tement Café-cacao, autres plantes stimu-
de dégradation totale des parcelles at- lantes au FIRCA et responsable de la for-
teintes par la maladie du Swollen shoot, mation, il a dit que ce séminaire a une
dans les départements de Bouaflé et Sin- partie formation qui permet d’utiliser le
fra, le CNRA a engagé en collaboration guide mis au point par le CNRA, pour
avec l’ANADER, le FIRCA et la filière, éradiquer cette maladie du cacaoyer
une lutte farouche contre la maladie. dans le verger ivoirien, avant d’ajouter
Dans ces régions, elle a mené des : « Ce nouveau programme se déclinera
recherches sur la maladie, élaboré des en trois grands volets, notamment l’infor-
méthodes de lutte et mis au point, des mation et la sensibilisation des produc-
variétés tolérantes de cacao, de sorte teurs et de tous les autres acteurs sur la
que la cacaoculture y soit encore pos- maladie, le transfert des technologies de mais des connaissances techniques
sible. gestion de la maladie ». nécessaires, pour la formation des pro-
Signalons que selon la recherche, la ducteurs sur la gestion de la maladie
L’atelier de Yamoussoukro a contribué au maladie du Swollen shoot comme toutes du Swollen Shoot du cacaoyer. Ils sont
renforcement des capacités techniques les maladies à virus, se singularise par aussi capables d’apporter le conseil et
des techniciens du Conseil Agricole, en l’absence de produit chimique capable l’assistance techniques aux producteurs
vue de lutter efficacement contre le Swol- d’éliminer ou même de réduire le virus de cacao pour la lutte et la gestion de la
len Shoot du cacaoyer en Côte d’Ivoire. de la plantation. Ainsi, la lutte contre le maladie. La lutte contre le Swollen Shoot
.
Selon le formateur, Dr Kébé Boubacar Is- Swollen shoot est essentiellement préven- présente de gros enjeux au regard de la
maël, Directeur de recherche au CNRA, tive, en cas d’infection, la lutte consiste à place qu’occupe la Filière Cacao dans
les 126 participants seront formés en réduire l’impact de la maladie. l’économie nationale
deux vagues. La première concerne à
court terme, les agents de l’ANADER et Au terme donc de l’atelier, les techni-
les Techniciens Spécialisés. Ceux-ci iront ciens de l’ANADER disposent désor-
D
ans le cadre de son PAA 2010 et diculture reproducteurs par an. C’est pourquoi, il
sur requête des aulacodiculteurs, le La formation de 25 techniciens de a tenu à rassurer les aulacodiculteurs en
FIRCA a initié le 04 octobre dernier, un l’ANADER sur l’itinéraire technique ces termes : « acteurs de la Filière Aula-
projet de renforcement des capacités de de l’aulacodiculture pour le suivi code, sachez que le FIRCA, Institution
production des aulacodiculteurs. Finan- régulier des élevages installés professionnelle chargée du financement
cé par le FIRCA et exécuté par l’ANA- La Constitution d’un cheptel de base pérenne des programmes de recherche
DER/PNPA, le but visé par ce projet est de 200 aulacodes reproducteurs appliquée, de conseil, de formation aux
de renforcer les capacités techniques La Production de 500 reproducteurs métiers et de renforcement des capaci-
des Aulacodiculteurs et d’améliorer leur à l’Aulacoderie Centrale et d’Expé- tés des OPA et OPE reste un partenaire
approvisionnement en reproducteurs de rimentation de Toumodi (ACET) des- engagé à soutenir le développement des
qualité. tinés aux Aulacodiculteurs filières agricoles, notamment celui de
La Mise à disposition des éleveurs votre filière ».
Il s’agit essentiellement pour le FIRCA, d’aulacodes reproducteurs de
d’améliorer la sécurité alimentaire et les bonne qualité à des prix subvention- Rappelons qu’issue de la collaboration
revenus en milieu rural en relançant la nés n’excédant pas 15 000 F CFA entre le Projet d’Appui à la Commerciali-
production de l’aulacode qui a été assez l’unité. sation et aux Initiatives Locales (PACIL) et
largement affectée par la guerre, tout en Pour M. LORNG Jean Paul, Directeur l’Agence Nationale pour le Développe-
soutenant les productions de diversifica- du Département Cultures Annuelles et ment Rural (l’ANADER), le Programme
.
tion. Ce projet d’un coût global de 24 Ressources Animales, représentant le National pour la Promotion de l’Aulaco-
269 000 F CFA vise à terme à : Directeur Exécutif du FIRCA, ce pro- diculture (PNPA) a été créé à Bouaké en
La formation de 150 producteurs jet permettra à partir de la deuxième 1998
aux techniques modernes d’aulaco- année, la mise sur le marché de 1 000
30 La Filière du Progrès n°9
ACTIVITÉS DU FIRCA FILIÈRE ÉLEVAGE EN DÉVELOPPEMENT
recherchés dans le monde entier. En qualité. C’est le lieu de rappeler que par-
Côte d’Ivoire même, le miel est très prisé mi les principales expériences concer-
L
a Côte d’Ivoire réunit tous les maillons jour est souvent décriée par certains éle- Dr TACLE Mamadou, Cargé de Pro-
nécessaires à l’aviculture moderne veurs. Aussi, depuis quelques années, grammes Elevage et Pêches, représen-
(élevage de reproducteurs, couvoirs la Filière Avicole subit-elle des difficultés tant le Directeur Exécutif du FIRCA, en
industriels, usines de fabrication d’ali- majeures liées à des facteurs endogènes félicitant les gestionnaires de couvoirs
ments de volailles, ferme de production, et exogènes. pour leur participation effective et assi-
abattoirs, etc.). En ce qui concerne la due à cette formation, les a encouragé
.
production des poussins, cinq (5) cou- Les états généraux de l’aviculture ivoi- à mettre en pratique les connaissances
voirs d’une capacité globale de produc- rienne, organisés du 10 au 12 dé- acquises lors de cette formation afin
tion de 30 millions de poussins par an, cembre 2009 à Grand-Bassam, ont d’améliorer leur performance
soit six millions (6000.000) de pous- abouti à l’élaboration d’un Plan Straté-
sins par couvoir, sont en activité. Si ces gique de Relance de l’Aviculture (PSRA),
couvoirs sont utilisés au mieux de leurs dans lequel la formation des producteurs
capacités, l’aviculture moderne ivoi- occupe une place importante dans les
rienne serait en mesure de produire plus actions de renforcement des capacités.
de 30.000 tonnes de volailles par an. En outre, l’atelier de planification opé-
Cependant, la qualité des poussins d’un rationnelle du PSRA tenu en mai 2010
32 La Filière du Progrès n°9
ACTIVITÉS DU FIRCA SÉCURITÉ SANITAIRE DES VIVRIERS SUR LES MARCHÉS
synergie leur intervention pour assurer secteurs du cacao, café, palmier à huile,
ensemble le développement des villes, reposent sur l’importance que la Côte
34 La Filière du Progrès n°9
ECHOS DES FILIERES FILIÈRE COTON
L
’hévéa est aujourd’hui quasiment la travailleurs. Aujourd’hui en effet, avec d’actions concrètes allant dans ce sens.
seule source de caoutchouc naturel, l’appui du Centre national de recherche
produit irremplaçable pour l’industrie du agronomique (CNRA), la Côte d’Ivoire a Ainsi, au nombre des actions prioritaire,
pneumatique ou la fabrication des pré- l’un des meilleurs rendements à l’hectare le Président de l’APROMAC a inscrit la
servatifs et gants en latex. L’accroisse- au monde. Si tout le monde s’accorde reprise des créations de plantations à
ment des besoins en caoutchouc naturel à saluer le dynamisme de la filière, des travers le Fonds de Développement de
est régulier et c’est là une des faveurs zones d’ombres persistent et risquent de l’Hévéa (FDH). « Ce projet qui suscite
qu’offre cette culture aux acteurs de ce ternir la belle image de cette filière à un réel engouement au sein de la popu-
secteur d’activité. fière allure. La journée du planteur d’hé- lation rurale et même urbaine, est venu
véa en son édition 2011, placée sous le à temps, car nous avons l’ambition de
Depuis quelques années, l’engouement signe de la réflexion pour la promotion passer de 230.000 tonnes de produc-
est certain et perceptible auprès des po- sociale du planteur d’hévéa constitue en tion de caoutchouc l’année dernière, à
pulations ivoiriennes qui voient en cette effet une occasion pour la profession, 600 mille tonnes à l’horizon 2020 », a
culture, l’une des principales activités de passer en revue des années d’acquis précisé le Président de l’APROMAC. La
agricoles qui leur permettra, soit de s’of- techniques et scientifiques, mais aussi formation de pépiniériste est une autre
frir de meilleures conditions de vie pour une tribune pour lancer un appel à tous préoccupation majeure pour la filière.
le monde paysan, soit de se faciliter une ceux qui aspirent à l’amélioration de
retraite dorée, en ce qui concerne les leur niveau de vie par des propositions En effet, l’approvisionnement en matériel
36 La Filière du Progrès n°9
végétal de qualité représente à ce jour,
une des contraintes majeures du déve-
loppement de l’hévéaculture en Côte
d’Ivoire. La satisfaction de la demande
en matériel végétal est un enjeu crucial
pour la création de nouvelles planta-
tions. En effet, malgré le potentiel des
principales sources d’approvisionne-
ment (structures de recherche et sociétés
agro-industrielles principalement), les
producteurs n’ont pas toujours accès au
matériel végétal de qualité pour réaliser
leurs plantations.
Le nombre de pépiniéristes profession-
nels n’est pas connu et il n’existe aucune
procédure officielle d’agrément de ces
derniers. L’origine du matériel végétal
produit par ces pépiniéristes n’est pas
toujours certaine. A côté de cette caté-
gorie de producteurs de plants d’hévéa,
il existe dans la Filière Hévéa, de nom-
breux intermédiaires qui proposent
aux producteurs du matériel végétal à
moindre coût sans aucun contrôle sur
l’origine et la qualité du produit. A ce
jour, l’hévéa reste l’une des spéculations
pérennes où le taux d’adoption de maté-
riel végétal sélectionné est le plus faible
en Côte d’Ivoire. Pourtant, la recherche
agronomique dispose actuellement de
clones à haut potentiel de production
qui ne sont pas suffisamment vulgarisés.
Dans certaines régions, on estime le taux
de seedlings (matériel végétal non gref-
fé) entre 36 à 70 %. Si les moyens mis
en œuvre sont pour l’heure insuffisants,
face aux besoins énormes d’entretien
des pistes, le Président de l’APROMAC
a salué le travail abattu pour permettre
aux planteurs d’accéder à leurs exploi-
tations et faire sortir leurs productions. Il
Le Président de l’APROMAC soutient de l’Agriculture, le vœu de la profession
a souhaité que toutes les filières mettent
que pour arriver à réussir tous ces défis de voir le début de réalisation du 7ème
ensemble leurs moyens pour plus d’effi-
pour la promotion sociale du planteur projet hévéa dont le financement de
cacité, en attendant que l’Etat fasse son
d’hévéa, tous les acteurs de la filière ont l’étude de faisabilité a été supporté par
travail de création et d’entretien des
.
impérativement besoin de s’unir. la filière, pour qu’à terme, les nouvelles
routes.
zones puissent bénéficier du développe-
« C’est pourquoi, ceux qui rament à ment que l’hévéaculture procure
Il fonde beaucoup d’espoir sur l’avant-
contre-courant du progrès doivent revoir
projet de loi sur les interprofessions agri-
leur comportement pour conjuguer nos
coles et souhaite vivement son dénoue-
efforts » a-t-il lancé. Il a toute fois signalé
ment dans les mois à venir.
à l’endroit du représentant du Ministre
L
’amélioration des performances de projets. Ce soutien de la BAD s’inscrit Cavally et des savanes impliquant 1
l’agriculture passe par la participa- dans le cadre du Programme d’Appui 000 personnes vulnérables
tion active de l’ensemble des acteurs Institutionnel Multisectoriel Sectoriel à la L’équipement du FIRCA en matériels
agricoles à une bonne programmation Sortie de Crise (PAIMSC), dont le volet informatiques, pour assurer le suivi
et au suivi-évaluation de leurs activités. agricole est géré par la FAO. -évaluation des projets
L’élaboration d’un système parti-
Cette programmation assortie de plans Au cours de cet atelier, les leaders de la cipatif de suivi évaluation des pro-
stratégiques et opérationnels, permet de profession agricole, ont été instruits à la jets conduits par le FIRCA pour le
prendre en compte tout au long de la nécessité de la planification et du suivi- compte des filières agricoles
chaîne des valeurs de chaque filière, les évaluation pour une organisation profes- La formation des cadres du FIRCA
besoins ressentis et les préoccupations sionnelle crédible. En outre, les outils de et des responsables des filières agri-
de l’ensemble des acteurs et opérateurs la planification et du suivi-évaluation par- coles à la planification et au suivi-
concernés. Elle garantit également l’ob- ticipatifs, les ressources nécessaires pour évaluation participatif des projets
tention de résultats profitables à tous. le succès d’une planification et d’un suivi- de développement.
Pour permettre aux acteurs du secteur évaluation, les résultats attendus à l’issue Les trois premières actions ont déjà été
agricole d’assumer pleinement et effica- des séances de planification selon les entièrement réalisées et la quatrième, en
cement les responsabilités qui leurs sont niveaux envisagés, leur ont été présen- partie avec la formation des cadres du
dorénavant dévolues, il est indispen- tés. L’atelier a donc donné aux acteurs FIRCA. La seconde phase de formation
sable de renforcer leurs capacités afin des filières agricoles, les outils pour la qui a réunit les représentants des organi-
qu’ils puissent assumer la fonction de rédaction des plans stratégiques et opé- sations et faîtières agricoles, s’est dérou-
planification et de suivi des projets de rationnels en vue d’assumer pleinement lée en deux étapes.
développement jadis dévolue à l’admi- et efficacement leurs responsabilités. Le
nistration centrale. A ce titre, le FIRCA Conseiller Technique Principal, représen- La première du 21 au 22 novembre
a initié du 20 au 26 novembre 2011, tant le Directeur Exécutif du FIRCA tout 2011, a concerné les responsables des
.
à Grand Bassam, avec l’appui de la en remerciant les partenaires au déve- filières agricoles et la seconde du 23 au
Banque Africaine de Développement loppement pour leur soutien financier, a 26 s’est adressée essentiellement aux
(BAD), une formation des responsables invité les acteurs du monde agricole à acteurs des Filières Coton et Ananas
des filières agricoles à la Planification s’approprier les résultats de cette forma-
et au Suivi-évaluation participatif des tion pour parvenir à un développement
L
a recherche a joué un rôle détermi-
nant au cours de l’année qui vient
de s’achever. En effet, qu’il s’agisse
de la sécurité alimentaire, de la lutte
contre la pauvreté, de l’agriculture, de
la santé humaine et animale, de l’éner-
gie, de l’économie monétaire, de la
démographie ou de l’environnement,
la recherche scientifique est interpellée
pour fournir des réponses adéquates
à travers des programmes et activités
de recherche. Selon le DG du Centre
Suisse de Recherches Scientifiques
(CSRS), la célébration des soixante ans Réseau des Productrices de Vivriers de tré des difficultés durant l’année 2011,
de présence de cette institution en Côte Côte d’Ivoire (REPROVICI) n’ont pas pu mais selon le président de l’Interprofes-
d’Ivoire, montre que le bilan des réali- conduire totalement toutes les activités sion avicole (IPRAVI) elle a enregistré
sations du CSRS est très positif. Ainsi, le programmées en début d’année. Mais une amélioration notable de sa produc-
CSRS est devenu à la fois un centre de il est réconfortant de savoir qu’elles ont tion qui lui a permis de faire face aux
recherche, un acteur de formation à la pu remobiliser leurs bases qui se sont demandes de fin d’année. Les acteurs
recherche et partenaire des universités, mises à l’œuvre pour produire suffi- de la Filière Elevage (IPRAVI et Interpor-
un acteur au niveau régional et inter- samment afin d’approvisionner tous ci) ont donc dressé un bilan positif pour
national, un acteur de développement les marchés du pays et principalement cette année écoulée et mieux que celui
et un vecteur de coopération important ceux d’Abidjan. Quant à la Filière Por- de l’année précédente.
entre la Suisse et la Côte d’Ivoire. Les cine, 2011 lui aura permis une prise La Filière Palmier à Huile garde des
résultats de la recherche ont également de conscience quant à l’importance du souvenirs douloureux de l’année 2011,
été tant bien que mal, mis à la disposi- regroupement. Les multiples contraintes marquée une fois encore par la forte ré-
tion des utilisateurs, grâce à la vulgari- auxquelles la Filière Porcine est confron- duction des parts de marché des huiles
sation, malgré la situation difficile que tée (matériel génétique peu performant, ivoiriennes et produits dérivés tant au
le pays a traversée. Le Directeur Géné- faiblesse de la formation technique niveau local qu’international, couplée
ral de l’ANADER a confirmé le redé- des éleveurs, rareté des financements, par le décès de M. Yves LAMBELIN, le
ploiement de ses agents sur toute l’éten- mauvaise qualité des aliments utilisés, premier Président de l’Association Inter-
due du territoire pour accompagner les manque de promotion des produits por- professionnelle de la Filière Palmier à
agriculteurs dans leurs activités. cins, faible structuration de la filière, Huile (AIPH). Malgré toutes ces difficul-
L’année 2011 n’aura pas été de tout re- absence de programme de prophylaxie tés l’AIPH conduit des réflexions pour
.
pos pour les acteurs de la filière vivrière adapté, etc.), lui ont donné assez de le lancement du troisième plan palmier
qui ont fait mains et pieds pour que les force pour mettre en place une inter- qui pourrait booster la filière en lui don-
marchés soient fournis en vivres. La profession performante, avec M. YACE nant un autre souffle
Coopérative des Commerçantes de Charles Emmanuel comme premier pré-
Vivriers de Cocody (COCOVICO) et le sident. La Filière Avicole a aussi rencon-
.
arrosoirs, des produits phytosanitaires,
des engrais et des semences à dix grou-
pements agricoles de la région
L
es premiers Systèmes d’Information sion dans les pays occidentaux au des difficultés de fonctionnement, suite
de Marché (SIM) ont été introduits cours des années 30. A la faveur des au retrait progressif des partenaires au
aux Etats Unis dans les années 1920, programmes de libéralisation du com- développement dans le financement de
dans le but de contrecarrer les mono- merce des produits agricoles entamés nos économies.
poles : il s’agissait de dispositifs publics en Afrique de l’Ouest au début de la
ayant pour fonction de collecter et dif- décennie 80, il a été donné d’assister à En effet, les différents SIMs ont eu à
fuser des informations concernant les l’émergence de dispositifs d’information bénéficier de divers financements qui
prix, les variétés ou qualités des pro- de marchés dans la plupart des pays aujourd’hui n’existent plus. En effet,
duits, le niveau de fréquentation des comme mesure d’accompagnement à le mode de gestion de la plupart des
places de marchés, les quantités échan- ces programmes de privatisation. SIMs, ne prévoyait pas une autonomi-
gées et les stocks. A la fin des années 90, la plupart, sinon sation par la génération de revenus
Les SIM ont ensuite connu une expan- la totalité des SIM ont été confrontés à susceptibles de couvrir les charges
42 La Filière du Progrès n°9
CONTRIBUTIONS PRODUITS AGRICOLES
de manière endogène. Au niveau de raîchers dans les régions des Savanes tervention, entraînant ainsi l’interrup-
l’ancrage institutionnel également, les (PPMS). Basé à Korhogo, le PPMS tion des activités du BVP en plein essor.
SIM sont dans leur majorité sous la couvre les régions administratives de la Des anciens animateurs du BVP tentent
tutelle des organismes de l’état (office Vallée du Bandama et des Savanes, no- tant bien que mal, de reprendre au-
céréalier, ministères de l’agriculture, de tamment les départements de Bouaké, jourd’hui, les actions du BVP. L’objectif
l’élevage ou du commerce). Il ressort de Béoumi, Sakassou, Katiola, Korhogo, principal étant d’abord de fournir aux
renseignements concordants que cette Ferkessédougou, Boundiali et Tengrela. paysans l’information commerciale,
dépendance est l’une des causes des Ainsi, pour une meilleure rémunération les animatrices du BVP collectent quo-
goulots d’étranglement pour le fonction- des producteurs par une commerciali- tidiennement, sur différents marchés,
nement normal des SIMs. En somme, sation adéquate de leur production, le auprès de plusieurs commerçants, des
en Côte d’Ivoire, une faible synergie PNUD en collaboration avec le PPMS informations pour déterminer les prix
existe entre les systèmes qui par ailleurs a initié en 2009, une étude sur les sys- en vigueur et les prix moyens. Par cette
visent les mêmes objectifs avec des dé- tèmes de commercialisation existants pratique, le BVP apprend aux paysans
marches spécifiques. La contrainte prin- avec une insistance sur l’opportunité à s’organiser pour mieux vendre leur
cipale reste la faible appropriation par que représente le Bureau de Vente des production en minimisant les charges
les bénéficiaires de cet outil. Producteurs (BVP) dans le renforcement grâce à la vente groupée et la négocia-
du pouvoir de négociation des produc- tion directe. Le BVP a également mis en
DES ÉVOLUTIONS PLUS RÉCENTES : teurs et l’amélioration des conditions place des organes tels que les comités
L’APPARITION DU BUREAU DE VENTE
de commercialisation des produits agri- de production, de commercialisation,
DES PRODUCTEURS
coles. Mis en place par le PACIL (Projet les cases villageoises d’épargne et de
d’Appui à la Commercialisation et aux crédit. Ces dernières visent à doter
Dans le cadre de sa politique de lutte
Initiatives Locales), le BVP a été financé les paysans constitués en groupement
contre la pauvreté en milieu rural, l’Etat
par le FIDA de 1996 à 2003. Cepen- de fonds de roulement leur permettant
de Côte d’Ivoire a financé conjointe-
.
dant, suite à la crise de septembre d’acheter directement aux producteurs
ment avec le Fonds International pour le
2002, le PACIL a été contraint d’inter- du village leurs produits afin de leur évi-
Développement Agricole (FIDA) le pro-
rompre ses activités dans sa zone d’in- ter le bradage des récoltes
jet d’appui aux Petits Producteurs Ma-
.
L’on se rend bien compte que la mise L’expérience et les références existent en GLOBALGAP et permet d’améliorer la
en application de ces référentiels ou la matière aussi bien au plan internatio- qualité des produits locaux et un meilleur
labels est possible dans nos pays aussi nal qu’au plan local. accès au marché européen
bien pour les multinationales que pour
les petits producteurs. Ces référentiels privés ou labels appa-