Mecanique Des Structures Structures Hyperstatiques
Mecanique Des Structures Structures Hyperstatiques
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Licence 3
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2024 - 2025
1. FICHE DE COURS
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Intitulé du cours : Systèmes hyperstatiques
Masse horaire : 6 heures par semaine au 1er
semestre
Niveau : Licence 3 Génie civil
1.2. PRÉ-REQUIS
Le but de ce cours est la résolution des problèmes de mécanique des structures par
les méthodes de type force et de type déplacement. En particulier, il faut amener les
étudiants à mieux comprendre les concepts fondamentaux des deux types de
méthode.
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n Connaitre la nature d’une structure ;
n Savoir calculer les degrés d’hyperstaticité externe et interne ;
n Savoir calculer le degré de liberté
n Analyser et étudier les poutres, les portiques et les systèmes réticulés
hyperstatiques ;
n Connaitre les méthodes fondamentales de calcul des structures
hyperstatiques
Ces évaluations sont réalisées sur la base d’un travail individuel ou collectif.
Elles permettent de mesurer le niveau d'atteinte des objectifs opérationnels par
l'étudiant. Elles mesurent également le niveau de satisfaction de l’organisation du
module, des qualités pédagogiques de l’enseignant ainsi que des méthodes, moyens
et supports d'apprentissage utilisés.
1.9. DISPONIBILITÉ
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La disponibilité de l’enseignant est assurée sur la tranche horaire qui lui est impartie
pour le déroulement de ce module en soit 2 heures par semaine.
INTRODUCTION
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Les structures sont des systèmes composés d’un ou plusieurs éléments reliés entre
eux afin de se stabiliser. Elles doivent de ce fait être capables de recevoir les forces
externes, de les absorber à l’intérieur et de les diriger vers des supports.
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1. CONCEPTS DE BASE
Le concept de structure a différentes significations. Dans son sens le plus général, il fait
référence à la manière dont les parties d’un système ou d’une partie du système sont
organisées. Du point de vue de l’ingénierie, les structures sont liées à la construction. C’est
ainsi que les ponts, les bâtiments, les tours, les barrages par exemple sont des structures.
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De manière plus spécifique et plus adaptée aux typologies des constructions modernes, une
structure est la partie de la construction qui supporte l’ensemble de la bâtisse, c’est-à-dire
celle qui est capable de résister aux différentes actions qui agissent sur elle tels que le poids
propre, les surcharges d’utilisation, le vent ou les mouvements sismiques.
La fonctionnalité : chaque structure doit servir ce pour quoi elle a été conçue,
La sécurité : toute structure doit résister aux charges auxquelles elle est soumise
pendant sa durée de vie utile,
L’économie : toute structure doit être construite en tirant parti des ressources
matérielles disponibles,
L’esthétique : chaque structure doit avoir un aspect extérieur adéquat
1.
Toujours est-il que les critères essentiels de toute structure sont la fonctionnalité, sa raison
d’être et la sécurité, sa garantie d’être.
À ces critères de base s’ajoutent d’autres critères complémentaires, tels que l’impact
environnemental, la facilité d’entretien et de gestion ou le recyclage qui sont plus importants
dans les économies les plus développées.
Sur la base de ce qui précède, l’analyse des structures est, au sens large l’ensemble des
méthodes et des techniques qui permettent d’évaluer, d’une part, la viabilité des structures
conçues et, d’autre part, le degré de satisfaction des (multiples) critères de conception. Dans
un sens plus spécifique et classique, l’analyse de structure traite de la validation du
comportement mécanique des structures, dans les différentes étapes qu’elles traversent.
Cela implique qu’il convient d’analyser au moins les étapes suivantes :
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L’étape de projet pour valider et évaluer les différentes alternatives proposées, que
ce soit en termes de typologie structurelle, de matériaux à utiliser, de dimensions ;
L’étape de construction, pour valider et évaluer les différentes méthodes de
construction possibles,
La durée de vie utile, pour assurer les meilleures conditions de fonctionnalité,
d’entretien et de recyclage.
Une structure est isostatique, si les réactions aux appuis et les sollicitations internes
peuvent être déterminés à l’aide des seules équations de la statique.
∑ ⃗F =0 , ∑ ⃗
M =0
Les réactions aux appuis sont calculées au moyen des équations d’équilibre de la
statique.
Les structures isostatiques ont un nombre suffisant de réactions aux appuis pour
empêcher la structure de bouger et, par conséquent, leur équilibre est stable comme
l’indique les figures ci-dessous. Ces structures isostatiques sont stables.
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Fig. 1.1 : Structure isostatique
Nous sommes en présence des structures dont les dispositifs de liaison sont en
qualité et en quantité juste suffisants pour que l’équilibre stable soit réalisé. La
suppression d’une seule liaison transforme le système isostatique en un système
hypostatique.
Les structures hyperstatiques sont des structures qui possèdent des liaisons
surabondantes. En d’autres termes, comme l’indique la figure ci-dessous, les
structures hyperstatiques sont celles dans lesquelles le nombre de réactions aux
appuis est supérieur au nombre d’équations de la statique ou si les équations de la
statique ne sont pas suffisantes pour déterminer les forces internes. En conséquent,
il n’est pas possible de déterminer leurs réactions de support avec ces seules
équations.
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Fig. 1.2 : Structure hyperstatique
Concrètement, ce sont les structures dont les dispositifs de liaison sont en qualité et
en quantité surabondants par rapport à la condition suffisante d’équilibre stable.
En effet, l’hyperstaticité :
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Constitue la meilleure solution pour le dimensionnement des structures ;
Permet de rigidifier les structures ;
Permet de diminuer les déplacements et limiter les sollicitations internes et
par conséquent les contraintes.
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Fig. 1.4 : Structures extérieurement hyperstatiques
Ainsi, ces structures ont un mouvement infini et ne peuvent pas être utilisées pour
des projets car leur équilibre est instable. Ce sont des mécanismes.
1. Des structures plus sûres : il y a une plus grande redistribution des contraintes
en raison de la rigidité de la structure. Lorsqu’un élément de la structure est soumis à
une lourde charge, il va redistribuer la contrainte aux éléments qui l’entourent, car il y
aura une redistribution des moments.
2. Moins de déplacement transversal avec une plus grande rigidité : en raison
de la plus grande rigidité de la structure due au degré de liberté plus faible, il y aura
une meilleure répartition des forces, ainsi que des contraintes plus faibles.
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3. Économie de matériau : les poutres continues (cas (a) de la figure ci-dessous),
bien qu’ayant des moments négatifs plus importants dans les supports, ont des
moments positifs plus petits au milieu de la portée, ce qui générera des économies
de matériau. D’autre part, les poutres simplement supportées (cas (b) de la figure ci-
dessous) ont des moments de flexion plus importants au milieu de la travée et une
plus grande dépense de matériaux, ce qui signifie que les poutres de plus grandes
sections et de plus grand poids sont déchargées dans la fondation.
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3. Les contraintes non prises en compte peuvent générer des variations
importantes : les contraintes générées en raison d’une mauvaise exécution du
matériau ou de variations de température non prises en compte, peuvent générer
une modification de la position relative de l’élément, ce qui générera des variations
dans les forces agissant le long de la structure.
Ce module aborde les structures qui entrent dans la première catégorie où les
éléments sont considérés comme unidimensionnels.
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unidimensionnel et les plaques sont de type bidimensionnel, bien que le système
complet soit en réalité une combinaison des trois types mentionnés ci-dessus.
Lorsqu’il est possible d’analyser une structure complète en tant que système intégré
au niveau des fondations, étages et les charpentes, les difficultés qui seront
rencontrées ne justifient pas l’effort. Compte tenu d’autres incertitudes telles que les
propriétés des matériaux, les charges et les techniques de construction, la
modélisation de la structure s’effectue en séparant les différentes parties en
différents groupes et en l’analysant ensuite indépendamment
Les structures unidimensionnelles peuvent à leur tour être divisées dans les groupes
suivants.
n Fermes
n Systèmes plans
n Systèmes réticulés ou en treillis
n Cadres rigides tridimensionnels.
1.5.1. Définition
Selon leur comportement statique, les structures peuvent être classées comme
stables ou instables. Les structures stables sont celles capables de supporter un
système général de forces appliquées dont les valeurs ont une limite afin d’éviter une
défaillance due à une déformation excessive. Les structures instables, en revanche,
ne peuvent pas supporter de forces à moins qu’elles ne soient de nature spéciale.
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Parmi les p éléments :
- p1 sont rigidement liés aux 2 extrémités
- p2 sont articulés à 1 extrémité et rigide à l’autre
- p3 sont articulés aux 2 extrémités
Parmi les n nœuds :
- n1 sont rigides
- n2 sont articulés
A l’intérieur des éléments :
- 3 inconnues (Ni, Mi, Mj) sont à rechercher sur les p1 éléments
- 2 inconnues (Ni, Mi) sont à rechercher sur les p2 éléments
- 1 inconnue (Ni) est à rechercher sur les p3 éléments
Dans ce cas, le nombre total d’inconnues IS (réactions d’appuis et forces internes) de
la structure qui se dénombrent à partir des liaisons de la structure avec
l’environnement extérieur et de ses éléments est alors égal à :
IS = 3p1 + 2p2 + p3 + R
Dès lors, le degré d’hyperstaticité d’une structure hyperstatique est défini comme
étant le nombre de liaisons élémentaires surabondantes.
Cette définition appelle trois remarques :
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Cette définition est indépendante du chargement appliqué à la structure,
Cette définition est d’ordre géométrique. En effet, elle repose sur la
comparaison entre degrés de liberté disponibles et degrés de liberté supprimés,
Cette définition concerne aussi bien les systèmes élémentaires que les
systèmes complexes.
D’un point de vue global, le degré d’hyperstaticité h est la somme du degré
hyperstatique externe he et du degré hyperstatique interne hi.
Or le degré hyperstatique externe he, relatif aux réactions d’appuis R est égal à :
he = R – 3
hi = h - he
Soient :
h = b + R – 2n
Avec :
b : nombre de barres
R : nombre de réactions aux appuis
n : le nombre de nœuds
he = 3 – R
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3 étant le nombre d’équations d’équilibre de la statique
1.5.3. Application
1.6.1. Définition
Le concept d’hyperstaticité n’est utilisé que lors de l’étude d’une structure par une
méthode de type force. Par contre, le concept d’indétermination cinématique est
employé lors de l’analyse des structures par une méthode de type déplacement. Le
degré d’hyperstaticité et le degré de liberté peuvent être différents ou égaux.
Dans certains cas, le comportement de la structure peut être caractérisé par les
déplacements aux nœuds. Un système de déplacements aux nœuds est dit
indépendant si chaque déplacement peut varier arbitrairement et indépendamment
des autres déplacements. Le nombre de déplacements relatifs indépendants qui
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décrivent tous les déplacements possibles de la structure est le nombre de degré de
liberté ou d’indétermination cinématique.
Le degré de liberté est défini comme le nombre total de déplacements inconnus aux
nœuds de la structure. Un nœud peut avoir au maximum six déplacements inconnus,
trois rotations et trois translations dans des portiques rigides tridimensionnels ; deux
rotations et une translation dans les treillis ; deux translations et une rotation dans les
systèmes rigides plans ; deux et trois translations dans des fermes bidimensionnelles
et tridimensionnelles. Le degré de liberté peut donc être déterminé en ne comptant
que les déplacements inconnus dans les nœuds.
Dans la plupart des cas, le degré de liberté et le degré d’indétermination sont liés l’un
à l’autre : lorsque l’un diminue, l’autre augmente et vice versa. Cependant, si le
degré d’indétermination du système est modifié par l’ajout ou la suppression de
certains éléments, son degré de liberté n’est pas nécessairement altéré.
l = (3n1 + 2n2) – R
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Si l’on néglige le raccourcissement dû à l’effort normal (ce qui revient à supposer que
la distance entre deux nœuds est invariable) et les déplacements dépendants, on
obtient un degré de liberté réduit l’ tel que :
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Cette méthode du type force consiste à substituer à la structure initiale une structure
isostatique équivalente intérieurement et extérieurement, en pratiquant un nombre
convenable de coupures judicieusement choisies et en maintenant la compatibilité
des déplacements de la structure isostatique équivalente avec ceux de la structure
initiale.
D'une façon générale, pour une structure hyperstatique donnée, il est possible de
choisir plusieurs systèmes isostatiques de base.
Il est à noter que pour la même structure il y a plusieurs choix du système de base
Rappelons que pour une structure hyperstatique, en plus des trois équations
d'équilibre, des équations supplémentaires sont nécessaire. Dans cette méthode des
forces, ces équations sont connues sous le nom des équations "canoniques" de la
méthode des forces.
i0 =
∫( L) {Qi } T
D-1 { Qo } dx
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MO M i
ou encore i0 =
∫( L) EI dx
ii =
∫( L) {Qi } T
D-1 { Qi } dx
MM
ou encore ii =
∫( L) EI dx
ji =
∫( L) {Qi } T
D-1 { Qj } dx
Mi M j
ou ii =
∫( L) EI dx
Et par réciprocité :
ji = ij
Or la structure hyperstatique est telle que les efforts X i dans les liaisons rendent nuls,
les déplacements, ce qui s’écrit pour la coupure i :
∑
j Xj ij + i0 = 0
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11 12 13 ……… 1n-1 1n X1 - 10
. . .
. . .
dn1 dn2 dn3 ………..dnn-1 dnn Xn - dn0
Il faudra donc calculer ces intégrales. Ce sont les intégrales de Möhr. Elles
permettent de calculer ces termes sans difficulté à l’aide des valeurs qui sont prises
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dans des tableaux récapitulatifs. A défaut de valeurs déjà disponibles dans ce
tableau, le calcul peur être conduit à la main.
Dans le cas des poutres en treillis, les M et M sont les efforts N et N et la formule
ci-dessus devient :
n 2
N ij
δ ij =∑ l
1 E S ij ij
n 0
N ij N ij
δ i 0= ∑ l
1 E S ij ij
Les efforts dans les barres du treillis hyperstatique réel seront calculés à l’aide du
principe de superposition.
Soit :
n
N i=N 0i + ∑ X i N i
1
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Choisir un système isostatique de base (système de référence) ;
Tracer le diagramme des moments fléchissants dû aux forces extérieures
appliquées sur le système isostatique de base ;
Tracer h diagrammes des moments fléchissants dûs aux inconnues hyperstatiques
unitaires choisies (Xi = 1 i = 1, h) sur le système isostatique de base ;
Calculer les coefficients ij et i0 à l’aide des diagrammes des moments
fléchissants et des tableaux de möhr ;
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Calculer les équations du moment fléchissant M(x), de l’effort tranchant T(x) et de
l’effort normal N(x) en tout point sur la structure réelle ;
Tracer le diagramme les diagrammes M(x), T(x) et de N(x) sur la structure réelle.
3.1. Généralités
3.1.1. Définitions
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Une poutre continue est une poutre droite horizontale, reposant sur plus de deux
appuis simples consécutifs sans être munies d’articulations internes. Ces appuis sont
à rouleaux tandis qu’un des appuis est constitué par une articulation pour bloquer le
degré de liberté de translation horizontale. Les appuis d’extrémités peuvent être
articulés, encastrés ou prolongés en console.
Les forces extérieures appliquées (forces ponctuelles ou réparties) qui ne crées dans
la poutre que des sollicitations de flexion et d’effort tranchant sont normales à la
direction de la fibre moyenne de la poutre et les réactions d’appuis sont verticales.
3.1.2. Notations
Considérons une poutre rectiligne continue à n travées reposant sur (n+1) appuis.
q (x)
AO A1 A2 Ai-1 Ai An-1 An x
l1 l2 li
ln
Les appuis sont numérotés de 0 à n selon leurs abscisses croissantes : A0, …, Ai, …
An.
Les travées sont numérotées de 1 à n telle que la travée A i-1Ai possède une longueur
li.
La travée située entre les appuis Ai-1 et Ai est notée i
L’inertie de la section droite de l’élément i est Ii (constante ou variable)
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Comme la poutre repose sur (n+1) appuis, il existe en conséquence (n+1) réactions d’appuis. Avec
deux équations de la statique, elle constitue un système (n-1) fois hyperstatique. En effet, (n+1)
appuis simples et articulation privent le système de (n+2) degrés de liberté.
P1 P2
A B C
Cette poutre est en équilibre sous l’action des forces extérieures appliquées P1 et P 2.
L’équilibre statique de la poutre conduit à deux équations. Le système est donc
hyperstatique de degré 1. Il faut une troisième équation pour résoudre le problème.
Dans ce cas, il faut utiliser en plus des équations d’équilibre, les équations de
compatibilité de déplacement. Ces conditions de compatibilité des déplacements
traduisent la continuité de la structure après déplacement. Il ne doit exister ni fissure,
ni recouvrement.
Nous savons que dans une structure hyperstatique de degré n, il est possible de
supprimer n liaisons afin d’obtenir un système isostatique de référence que nous
noterons.
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De même, le déplacement au niveau de la liaison, sous l’effet de la force X est égal
à - vc égal et opposé au premier déplacement. Cette troisième équation permet de
déterminer toutes les trois réactions d’appuis.
Cette méthode peut être utilisée pour résoudre des poutres continues avec plus de
trois travées. Mais elle conduit à des calculs longs et fastidieux, car les inconnues
figurent dans toutes les équations. Dès lors, il est préférable de choisir comme
inconnues hyperstatiques, les moments fléchissants aux appuis.
Résoudre une poutre continue consiste à lever l’indétermination sur les inconnues
hyperstatiques que sont les moments fléchissants aux appuis.
Si nous isolons les différentes travées par des coupures au droit des appuis, la
poutre continue sera équivalente au système ci-dessous :
Pour cela, considérons une travée i isolée du reste d’une poutre continue, A i-1 et Ai
étant deux appuis intermédiaires consécutifs.
Mi-1 qi (x) Mi
Ti-1 Ti
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Ai-1 Ai x
li
y (a)
Mi-1 Mi
Ti-1 Ti
Ai-1 Ai x
li
y (b)
qi (x)
Ai-1 Ai x
li
y ©
Dans la sollicitation (b), l’élément n’est pas chargé et le moment fléchissant varie
linéairement entre Mi-1 et Mi. Il a donc pour expression :
l i−x x
M1 (x) = Mi-1 li + Mi l i
L’effort tranchant est constant et a pour valeur:
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dM 1 M i −M i−1
T1 (x) = - dx = - li
l i−x x
Mi (x) = (x) + Mi-1 li + Mi l i
M i −1−M i
Ti (x) = (x) + li
Ou encore
x x x x
1− 1−
Mi (x) = (x) + Mi-1 (
l i ) + M l i ou M (x) = [ (x), li , li ] M
i i i i-1
Mi
1
M i −1−M i 1 1
Ti (x) = (x) + li ou
l l
Ti (x) = [ (x), i , - i ] Mi-1
Mi
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En effet, appliquons la formule donnant l’expression de l’effort tranchant Ti(x) à
l’extrémité droite de la travée i, ensuite à l’extrémité gauche de la travée i+1, il vient :
=T T
D G
Pour obtenir la relation entre les trois moments M i-1, Mi et Mi+1, nous allons appliquer
le théorème des déplacements virtuels J = T.
Il vient :
n
∑ Ji
J = i=1
2
1 li M i ( x )
∫0 EI
Avec Ji = 2 i dx
1
n li M i2 ( x )
∑ ∫0 EI i dx
Alors J = 2 i=1
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La rigidité de flexion EIi peut être variable dans la travée i, soit que l’inertie I varie,
soit que ce soit le module d’élasticité ;
La contribution de l’effort tranchant n’est pas prise en compte.
Calculons
2
Mi ( x)
i 1
x x x
2
Mi ( x) 1− 1−
= [ 1, Mi-1, Mi ]
li [ i,
li , li ] M
i-1
x
li Mi
Soit :
x x
2 1−
μ i μ( i li ) μ i li 1
x x x
2
Mi ( x) 1− 1−
= [ 1, Mi-1, Mi ] (
l i )2 (
li ) li Mi-1
x
(Symétrie)
l
( i )2 Mi
Posons:
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μ
2
li
∫ i
EI
i
A= i dx
li x dx
1−
I’ = ∫0 μ( i li ) E iI
x dx
li
- i’’ = ∫0 μ i li E I i
x dx
li 1−
ai = ∫0 ( l i )2 E i I
li x x dx
1−
bi = ∫0 ( li ) li E i I
x dx
li
ci = ∫0 ( l i )2 E i I
li MM
I’ =
∫0 EI dx
Avec M = i
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i étant le moment fléchissant à l’abscisse x dû aux forces appliquées entre A i-1 et Ai
du système ci-dessous
qi (x)
Ai-1 Ai x
li
x
1−
Et M̄ = li .
C’est le moment fléchissant du au couple unité appliqué sur l’appui gauche sur la
poutre isostatique correspondant à la figure ci-dessous.
Ai-1 Ai x
li
li
x dx
1−
D’où I’ = ∫0 μ ( i I
li ) E i
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li MM
I’’ =
∫0 EI dx
Avec M = i
x
M̄ = - l i
Ai-1 Ai x
li
D’où
li x dx
I’’ = -
∫0 μ I
i li E i
En conclusion, I’ et I’’ sont les rotations sur les appuis gauche et droit de la poutre
isostatique ayant les mêmes caractéristiques géométriques et le même système de
charge que la travée i de la poutre continue.
q(x)
i’’
Ai-1 Ai
x I’
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Les coefficients ai, bi et ci peuvent, de la même manière, être interprétés comme des
rotations des extrémités de la poutre isostatique associée sous des couples unités
appliqués aux appuis. Ils sont appelés coefficients de souplesse de la travée i.
Les trois fonctions à intégrer étant strictement positifs et la borne l i des intégrales
également, ces coefficients sont donc tous strictement positifs.
A i’ - i’’ 1
1
J = 2 [ 1, Mi-1, Mi ] I’ ai bi Mi-1
- i’’ bi ci Mi
Dans une poutre continue à n travée, effectuons une coupure à l’appui i. Cette
coupure a pour effet de supprimer la sollicitation Mi et introduit par conséquent une
rotule à cet appui.
- Mi Mi
i-1 i i+1
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i-1 i i+1
Dans le système réel, la rotation de la poutre sur l’appui i est égale à et le travail
virtuel complémentaire s’écrit alors :
T = Mi . - Mi = 0
En effet, dans l’état réel, la continuité de la poutre implique l’égalité des rotations à
gauche et à droite de l’appui.
T = J
Or T = 0
D’où J = 0
M (x)
2
1 l
∑ ∫0j j
∑J j 2 j
EI
J = j = j
J δ M + ∂J δ M
∂ i i +1
∂M
i
i i
J = Ji + Ji+1 = ∂M i i
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J ∂ i ∂J i +1
Mi
i+ )δ i
Alors = (∂ M i ∂M i
J ∂ i ∂J i+1
i+ )i
Et (∂ M i ∂M i = 0
J ∂ i
i
D’où ∂M i = 0
En utilisant la relation
A i’ - i’’ 1
1
J = 2 [ 1, Mi-1, Mi ] I’ ai bi Mi-1
- i’’ bi ci Mi
Il est obtenu :
J
∂ i
∂M i = ci Mi + bi Mi-1 - i’’
∂J i+1
En appliquant la relation
J
∂ i ∂J i+1
i+ )i
(∂ M i ∂M i = 0
L’expression du théorème des 3-moments ou formule de Clapeyron est obtenue.
Soit :
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3.2.6. Expression du théorème des 3-moments
l i
ai = ci = 3E I i
l i
bi = 6E I i
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L’expression du théorème des 3-moments devient :
l 2 l +l l
i
M i i+1 i+1
M
I I I M I
i−1 i+1
6E i + 6E i i +1 i + 6E i +1 = i’’ - ’i+1
Et si l’inertie est constante sur toute la poutre continue, l’expression du théorème des
3-moments devient :
Les rotations sont données dans les tables pour les cas de charge courants.
li-1 li li+1
i-1 i i+1 x
vi-1 i vi vi+1
I+1
Supposons la poutre non chargée, les rotations i et i+1 respectivement des cordes
i-1 i et i i+1 dues à des dénivellations d’appuis de la poutre isostatique correspondant
à la travée i sont :
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v −v i i −1 v i+1 − v i
i = l i i+1 = l i +1
v −v
i i −1 v i+1 − v i
n n li T 2i ( x )
∑ J i 12 ∑ ∫0 GS 1 i dx
J = i=1 = i=1
Alors 1
d μ i 1−
1 1
Ti (x) = [ - dx , li , li ] Mi-1
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Mi
et
τ i τ i
τ
2
i li - li 1
1 1
l -l
2 2
T
2
l
2
(Symétrie) i Mi
d μ i
Avec τ i = dx
T M
2 2
Soit :
li
x dx 1
li
dx
1−
I’ = ∫0 μ ( i li ) E i + i I l ∫0 τ i G S 1i
li
x dx 1
li
dx
- i’’ = ∫0 μ i li E i+ i I l ∫0 τ i G S 1i
x dx 1 dx
li 1− li
∫0 ( I l ∫0 G S
2
ai = l i )2 E i + i 1i
x x dx 1 dx
li 1− li
∫0 ( l i ) l i E i - i ∫0 G 1i l
2
bi = I S
x dx 1 dx
li li
∫0 ( l i )2 E i + i ∫0 G 1i l
2
ci = I S
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Supposons que l’appui A0 soit constitué d’un encastrement parfait comme l’indique la
figure ci-dessous.
A0 A1
l1
Il faut à cet effet introduire une travée fictive de longueur l 0 qui aura le même effet sur
la déformée au voisinage du point A 1 que l’encastrement quand l0 tendra vers 0 et
appliquer le théorème des 3-moments.
A’0 A0 A1 A0 A1
l0 l1 l1
Il vient
bi Mi-1 + (ai+1 + ci) Mi + bi+1 Mi+1 = i’’ - ’i+1
Si l0 0 b0 = c0 = 0’’ = 0
a1 M0 + b1 M1 = - ’1
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An-1 An
bn Mn-1 + cn Mn = n’’
vi = - ki Ri
d μ i +1
M i +1− M i μ
d i
⟨ ⟩ ⟨ ⟩
Or Ri = Vi+1 (0) – Vi (li) = dx x=0 + l i +1 - dx x =l i
-
M −M i i−1
l i
d μi +1 μ
d i M i +1− M i M −Mi i−1
⟨ ⟩ ⟨ ⟩
Ou encore Ri = dx x=0 - dx x =l i
+ l i +1 - l i
M i +1− M i M −M i i−1
Ri = i+1 - i + l i +1 - l i
Appelons ri les réactions d’appuis dans le cas où toutes les travées seraient
indépendantes. Autrement dit les réactions ri sont des réactions d’appuis
isostatiques.
ri = i+1 - i
Page 47 sur 83
M i +1− M i M −M i i−1
Ri = ri + l i +1 - l i
M i +1− M i M −M i i−1
vi = - ki Ri = - ki ( ri l i +1 - l i )
De la même manière, on aura :
M −M i i−1 M i −1 − M i−2
M i +2 − M +1i M i +1− M i
v −vi i −1 v i+1 − v i
Il vient :
K M i +1− M M −M
i−1
( r i −1 −
i −2
+
i i−1
M −M M i +1+ M
1
+
1
)( r− i i−i
+
i
)
l l
i
+ K l i (l i +1 i i i +1
+
K (r − M −M + M −M
i +1 i+1 i i +2 i +1
)
l l
i +1
li+ 1 i+1 i +2
K K
α =c + a i +1 +
i −1
+ K i(
1
+
1
)2 +
i +1
l
i i 2
i l l i i +1
l 2i +1
k k (1+ 1
β =b − i −1
(
1
+
1
)−
i
)
l
i i
i l i−1 l i l l l i i i+ 1
k
γ= i
ll
i
i i+1
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k k
Λ =ω
'
ω−
''
i+ 1 − r
i −1
i −1 + k ( 1 + 1 )r − r i +1
l l
i i i i i +1
i l li i +1 i +1
0 M0 + 1 M1 + 1 M2 = 0
1 M0 + 1 M1 + 2 M2 + 2 M3 = 1
1 M0 + 2 M1 + 2 M2 + 3 M3 + 3 M4 = 2
n-3 Mn-4 + n-2 Mn-2 + n-2 Mn-2 + n-1 Mn-1 + n-1 Mn = n-2
n-2 Mn-3 + n-1 Mn-2 + n-1 Mn-1 + n Mn = n-1
n-1 Mn-2 + n Mn-1 + n Mn = n
0 = h 0 M0
n = h n M n
l
2
0 = h0 + a1 + 1
k +k ( 1 + 1 ) + k
0
1
2 2
l l l l
2 2
1 = c1 + a2 + 1 1 2 2
k −k ( 1 + 1 )
0 1
l l l l
2
1 = b 1 - 1 1 1 2
k ( 1 + 1 )− k ( 1 + 1 )
1 2
2 = b 2 - l l l l l l
2 1 2 2 2 3
k 1
1 = ll
1 2
k 2
2 = ll 2 3
k k
r− r 0 1
l l
0 1
0 = ’1 + 1 1
k k
r +k ( 1 + 1 )r − r
0 2
l l
0 1 1 2
1 = ’
2 - ’
’
1 + 1 l l 1 2 2
k n−1 + k n
l
2
n = cn + hn + n
k n−2
+ k n−1 (
1
+
1
)2 +
k n
l l l l
2 2
k −k
n n−1
(
1
+
1
)
l l l l
2
n = b n - n n n−1 n
k n−2
(
1
+
1
)−
k n−1
(
1
+
1
)
Page 50 sur 83
k n−2
n-2 = l l
n−2 n−1
k n−1
n-1 = l l
n−1 n
k k
r−n
r n−1
l l
n n−1
n = - ’’n + n n
k k
0
r +k n−1 (
1
+
1
) r n−1 −
n−2
r
l l
0 n−2
n-1 = ’
n - ’ ’
n-1 + 1 l n−1 l n n−1
Page 51 sur 83
3.2.7.6. Formulaire d’application
q (x)
A0 A1 A2 Ai-1 Ai An-1 An x
l1 l2 li ln
v −vi i −1 v i+1 − v i
l 2 l +l l
i
M i i+1 i+1
M
I I I M I
i−1 i+1
6E i + 6E i i +1 i + 6E i +1 = i’’ - ’i+1
Equation des 3-moments. EI constant sur toute la poutre et sans dénivellation des appuis
Page 52 sur 83
Moments et efforts tranchants en travée
x x
1−
Mi (x) = (x) + Mi-1 (
li ) + M li
i
M i −1−M i
Ti (x) = (x) + li
a 1 M 0 + b 1 M1 = - ’ 1
bn Mn-1 + cn Mn = n’’
K K
α =c + a i +1 +
i −1
+ K (1+ 1 )2 +
i +1
l
i i 2 i 2
i l l i i +1
l i +1
Page 53 sur 83
k k (1+ 1
β =b − i −1
(
1
+
1
)−
i
)
l
i i
i l i−1 l i l l l
i i i+ 1
k
γ= i
ll
i
i i+1
k k
Λ =ω
'
ω−
''
i+ 1 − r i −1
i −1 + k ( 1 + 1 )r − r i +1
l l
i i i i i +1
i l l i i +1 i +1
Page 54 sur 83
4. MÉTHODE DES ROTATIONS
4.1. INTRODUCTION
Page 55 sur 83
Cette méthode peut être utilisée pour analyser des poutres et des
portiques déterminés statiquement et indéterminés. Dans cette méthode,
on suppose que toutes les déformations sont dues uniquement à la
flexion. En d’autres termes, les déformations dues aux forces axiales sont
négligées. Comme nous l’avons vu précédemment dans la méthode
d’analyse de la force, les équations de compatibilité sont écrites en termes
de réactions inconnues. Il faut noter que toutes les réactions inconnues
apparaissent dans chacune des équations de compatibilité, ce qui rend
difficile la résolution des équations résultantes. Les équations des
rotations ne sont pas si longues en comparaison.
4.2. OBJECTIFS
Cette méthode a deux objectifs. D’une part, c’est une méthode d’analyse
des structures statiquement indéterminées. Elle est une introduction à
d’autres méthodes basées sur le déplacement telle que la méthode
matricielle des déplacements et à son extension appelée méthode des
éléments finis, qui est une autre méthode basée sur le déplacement qui
est vitale dans l’analyse structurelle moderne. Comme la méthode de la
rigidité, la méthode de rotation formule des équations d’équilibre le long
des degrés de liberté.
Page 56 sur 83
n Identifier les degrés de liberté de la structure, qui sont définis
comme les rotations (i) ou les déplacements (∆i) au niveau des
nœuds qui peuvent se produire ;
n Calculer les moments extrêmes pour chaque élément de la structure
en utilisant les formules générales ;
n Poser les équations suivantes :
• Équilibre de rotation à chaque nœud de la structure.
• Conditions de bord, en cas de dénivellement.
• Équilibre horizontal ou vertical, dans le cas où la structure
présente des déplacements latéraux. Cela génère un système
linéaire d’équations. En résolvant, on obtient les valeurs des virages
et des déplacements des nœuds.
n Enfin, évaluer les moments extrêmes, ce qui permet de calculer les
réactions de la structure.
Page 57 sur 83
n Les rotations des articulations sont traitées comme des inconnues ;
n Entre deux nœuds, la section de la poutre est constante.
n Le nœud dans la structure peut tourner ou dévier dans son
ensemble, mais les angles entre les éléments se rejoignant à ce
nœud restent les mêmes ;
n Les déformations dues aux efforts normaux sont négligées ;
n Les déformations d’effort tranchant sont négligées.
Page 58 sur 83
nœuds intermédiaires peuvent subir en même temps des rotations et des
translations
Une structure plan est dite à nœuds fixes lorsque tous ses nœuds sont
sensés occuper une position invariable (en termes de coordonnées x et y)
dans le plan de la structure. Ils ne subissent donc aucune translation dans
ce plan mais peuvent toutefois tourner autour d’un axe perpendiculaire à
ce plan. Un nœud d’une structure à nœuds fixes possède donc en toute
généralité un seul degré de liberté : en rotation autour d’un axe parallèle à
z perpendiculaire au plan xy contenant la structure. Les inconnues
cinématiques sont donc exclusivement les rotations des nœuds, désignées
par le symbole .
Une structure plane est dite à nœuds mobiles lorsque certains de ses
nœuds peuvent se déplacer dans le plan de la structure. Ils sont donc
susceptibles à la fois de translation dans le plan xy et de rotation autour
d’un axe perpendiculaire à ce plan. En toute généralité, un nœud d’une
structure plane à nœuds mobiles possède donc trois degrés de liberté : en
translation selon x, en translation selon y et en rotation autour d’un axe
parallèle à z.
Page 61 sur 83
Le principe du nœud fixe en translation s’énonce comme suit :
Si, dans un plan XY, un nœud A est relié par deux barres AB et AC à deux
nœuds B et C, tous deux fixes en translation dans ce plan, le point A peut
à son tour être considéré comme fixe en translation.
4.5.1. Notations
Page 62 sur 83
impose par exemple à un nœud B, une rotation B, l’élément de poutre
que AB aboutissant à ce nœud se comportera comme une poutre
encastrée en A et soumise à une rotation B sur l'appui B.
B
C
D
E
mAB et mBA les couples exercés sur les nœuds A et B par la poutre AB,
supposée encastrée à ses extrémités, sous l'effet des forces qui lui sont
appliquées.
MAB le couple total exercé par la poutre AB sur le nœud A sous les effets
des rotations des nœuds A et B et des forces appliquées sur la poutre.
MBA le couple exercé par la poutre AB sur le nœud B sous les effets de ces
rotations et de ces forces appliquées.
Page 63 sur 83
La poutre AB est d’abord supposée non chargée. Si ω B = 0, MAB et MBA sont
proportionnels à ωA :
M AB=−K AB ω A
M BA =λ AB M AB=−λ AB K AB ω A (2)
M BA =−K BA ω B
M AB=λ BA M BA =−λ BA K BA ω B (3)
λ AB K AB =λ BA K BA (4)
Page 64 sur 83
Les formules ci-dessus définissent quatre constantes qui sont des
caractéristiques de l’élément de poutre. Il s’agit des facteurs de rigidité K AB
et KBA et des facteurs de transmission λ AB et λBA. Ces constantes ne sont
pas indépendantes. En effet, il est possible de les exprimer en fonction des
coefficients de souplesse a, b et c de la poutre.
( ) dxEI
2
x
a=∫ 1−
0 l
l
( ) dxEI
2
x x
b=∫ 1− (6)
0 l l
l
( ) dxEI
2
x
c=∫
0 l
Il existe donc une relation entre ces constantes. Elle est tel que :
λ AB K AB =λ BA K BA
mAB et mBA sont les couples exercés sur les nœuds A et B par l’élément de
poutre AB supposée encastrée à ses extrémités (ωA = 0, ωB = 0).
Dans le cas où les nœuds A et B se déplacent en A’ et B’, désignons par
AB ,⃗
ΩAB l’angle ( ⃗ A B ); les couples MAB et MBA sont encore donnés par les
' '
Page 65 sur 83
M AB=m AB−K AB ω A− λBA K BA ω B + K AB ( 1+ λ AB ) Ω AB
M BA =mBA −K BA ω B− λ AB K AB ω A + K BA ( 1+ λ BA ) ΩBA (8)
( xl )−M
M ( x ) =μ ( x ) + M AB 1− BA
x
l
dμ M AB + M BA
T ( x )= − (9)
dx l
MBA = 0
mBA −K BA ω B −λ AB K AB ω A =0
' '
M AB=m AB−K AB ωA (10)
Page 66 sur 83
Avec :
'
K AB =( 1−λ AB λ BA ) K AB
'
m AB=m AB−λ BA mBA
'
m AB est le couple exercé sur la nœud A par la poutre AB simplement
appuyée en B et encastrée en A. Alors la rotation ωA = 0.
' '
M AB=m AB−K AB (ω ¿ ¿ A−Ω AB)¿ (11)
En raison de ce déplacement .
δ
M AB=6 EI 2
=k Aδ ×δ
L
Page 67 sur 83
Où k Aδ = EI/L2 est appelé facteur de déplacement latéral qui peut être
défini comme le moment produit en A en raison du déplacement latéral
unitaire en A par rapport à B.
De même
δ
M BA =6 EI 2
=k Bδ ×δ
L
Alors :
6 EI
k Aδ =k Bδ = 2
L
'
ω 0=ω −a M 0−b M 1
''
ω 1=ω +b M 0 +c M 1 (12)
Avec :
l
ω =−∫ μ 1−
'
0
( xl ) dxEI
l
x dx
ω =∫ μ
''
0 l EI
Page 68 sur 83
Il vient :
ω A=−a M AB+ b M BA
0=b M AB−c M BA
Et dans le cas où ωA = 0/
0=−a M AB +b M BA
ω B=b M AB−c M BA
En combinant les relations précédentes avec aux relations (1) et (2), les
expressions de KAB, λAB, KBA, λBA sont déduites en fonction des coefficients
de souplesse a, b, c.
c b
K AB= λ =
2 AB
ac−b c
a b
K AB= λ =
2 AB
ac−b a
' 1 ' 1
K AB = K BA=
a c
(13)
l
a=c=2 b=
3 EI
4 EI
K AB=K BA=
l
1
λ AB=λ BA=
2
' ' 3 EI
K AB =K BA = (14)
l
1
M AB=m AB−K AB (ω A + ω B)
2
Page 69 sur 83
M BA =mBA −K BA ¿ ¿ (15)
1 3
M AB=m AB−K AB (ω A + ω B)+ K Ω AB
2 2 AB
1 3
M BA =mBA −K BA (ω ¿ ¿ B+ ω A )+ K BA ΩBA ¿ (16)
2 2
4 EI 1 6 ELδ
M AB=m AB− (ω A + ω B )+
L 2 L
2
4 EI 1 6 ELδ
M BA =mBA −
L
(ω ¿ ¿ B+ ω A )+ 2 ¿
2
(17)
L
Ou encore :
2 EI 3δ
M AB=m AB− (2 ω A + ω B + )
L L
(18)
2 EI 3δ
M BA =mBA − (ω ¿ ¿ A +2 ω B + )¿
L L
[ ]
3δ
2 ωA + ωB +
[ ][ ]
M AB
M BA
m
= AB −
mBA
2 EI
L
ω A +2 ω B +
L
3δ
L
(19)
Page 70 sur 83
4.6.1. Équations d’équilibre
Les équations d’équilibre pour les moments finaux de tous les éléments
aboutissant à un nœud sont obtenues comme expliqué dans les
paragraphes suivants.
S’il y a n joints dans une structure, la procédure suivante est adoptée pour
chaque nœud. Considérons le nœud i, la somme de tous les moments aux
extrémités des éléments pour tous les éléments aboutissant à un nœud
doit être égale au moment extérieur appliqué à ce nœud. En d’autres
termes, il est obtenu autant d’équations que d’inconnues en écrivant
l’équation d’équilibre de chaque nœud.
Au nœud i :
j =m
∑ M ij=M i (20)
j=1
Avec :
Mi : Moment extérieur (couple) appliqué au nœud i
j nœud : Nœud de l’autre extrémité de l’élément avec j = 1, m
m : Nombre d’élément aboutissant au nœud i
j =m
∑ M ij=0(21)
j=1
Page 71 sur 83
Ainsi, l’équation d’équilibre d’un nœud sur lequel sont encastrées les
poutres AB, AC, AD et AE est :
M AB + M AB+ M AC + M AD =0 (22)
Page 72 sur 83
n La structure est asymétrique même si la charge est symétrique ;
n La chargement est asymétrique sur le portique plan, même si le
portique est géométriquement symétrique ;
n Les différentes conditions d’extrémité des poteaux et des hauteurs
de poteaux sont inégales ;
n La rigidité en flexion El n’est pas symétrique par rapport à l’axe de
symétrie ;
n Le chargement horizontal sur les poteaux ;
n Le dénivellement des appuis ;
n Toutes les combinaisons de ce qui précède.
Page 73 sur 83
Fig. 8 : Portique à nœuds déplaçables libres
Les moments aux extrémités sont supposés positifs dans le sens des
aiguilles d’une montre. Le couple correspondant se formera en raison des
forces réactives, c’est-à-dire dans le sens inverse des aiguilles d’une
montre. Par conséquent, HA, HC et HE sont supposés agir vers la droite
tandis que HB, HD et HF vers la gauche.
Bien que les forces réactives soient transférées au sommet des colonnes
(c’est-à-dire en B, D et F), celles-ci sont rigides, non retenues dans le sens
horizontal. Par conséquent, le déplacement se produira. Supposons que la
force extérieure P empêche le déplacement agisse vers la gauche. Cela
peut être prédit de deux manières :
n Les réactions HB, HD et HF sont vers la gauche
n Et à partir de la forme déviée située en haut, car la force de réaction
est à gauche
Page 74 sur 83
En considérant les forces agissant suivant l’axe des x, il est obtenu :
Pour le poteau AB
Le moment par rapport à B donne :
2
w L1
M AB + M BA −H A × L1− =0
2
( )
W L21
M AB + M BA −
2 (2)
H A=
L1
M CD + M DC
H C= (3)
L2
Et pour le poteau EF
M FE
H E= (4)
L3
Page 75 sur 83
Des équations (1), (2), (3) et (4), l’équilibre horizontal s’écrit :
( )
W L21
M AB+ M BA− M CD + M DC M FE
2 + −P+W × L1=0 (25)
+¿ L2 L3
L1
5. FORMULAIRES
Page 76 sur 83
1
λ AB=λ BA=
2
n Les couples mij non nuls transmis aux nœuds i et j par les éléments
de poutre sont les moments d’encastrement (on peut les retrouver
dans les formulaires de RDM)
M AB + M AB+ M AC + M AD =0
Les formules des couples exercés Mij par la poutre respectivement sur le
nœud i et sur le nœud j deviennent.
1 3
M AB=m AB−K AB (ω A + ω B)+ K Ω AB
2 2 AB
1 3
M BA =m BA −K BA (ω ¿ ¿ B+ ω A )+ K BA ΩBA ¿
2 2
2 EI 3
M AB=m AB− (2 ω A + ω B)+ Ω AB
l l
Page 77 sur 83
2 EI 3
M BA =m AB− (2 ωB + ω A )+ Ω BA
l l
Soit encore :
2 EI 3δ
M AB=m AB− (2 ω A + ω B + )
L L
2 EI 3δ
M BA =mBA − (ω ¿ ¿ A +2 ω B + )¿
L L
6.2. Méthodologie
Page 78 sur 83
3. Calculer pour chaque élément les facteurs de transmission λ ij
et de rigidité K ij
c b
K AB= λ =
2 AB
ac−b c
a b
K AB= λ =
2 AB
ac−b a
' 1 ' 1
K AB= K BA=
a c
2 EI
M AB=m AB− (2 ω A + ω B)
l
Page 79 sur 83
2 EI
M BA =mBA − (2 ω B +ω A )
l
Ou encore :
2 EI 3δ
M AB=m AB− (2 ω A + ω B + )
L L
2 EI 3δ
M BA =mBA − (ω ¿ ¿ A +2 ω B + )¿
L L
M AB + M AC + M AD =0
Ces moments sont obtenus à l’aide des mêmes formules ci-dessous déjà
établies en remplaçant les rotations calculées par leurs valeurs.
2 EI
M AB=m AB− (2 ω A + ω B)
l
Page 80 sur 83
2 EI
M BA =mBA − (2 ω B +ω A )
l
Ou encore
2 EI 3δ
M AB=m AB− (2 ω A + ω B + )
L L
2 EI 3δ
M BA =mBA − (ω ¿ ¿ A +2 ω B + )¿
L L
Disposant des moments aux extrémités, les efforts tranchants, les efforts
normaux et les réactions d’appui sont calculés en exprimant l’équilibre des
nœuds, des barres, de portions de structure ou de la structure entière.
Pour cela, calculer les expressions des moments fléchissants (x) et des
efforts tranchants (x) sur les travées indépendantes et appliquer les
formules ci-dessous.
( xl )+ M xl
M i ( x ) + μ ( x )+ M i−1 1−
i
i
i
M i−1 −M i
T i ( x )=ν ( x ) +
li
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Les formules des couples exercés Mij par la poutre respectivement sur le
nœud i et sur le nœud j deviennent.
1 3
M AB=m AB−K AB (ω A + ω B)+ K Ω AB
2 2 AB
1 3
M BA =mBA −K BA (ω ¿ ¿ B+ ω A )+ K BA ΩBA ¿
2 2
Ou encore :
2 EI 3δ
M AB=m AB− (2 ω A + ω B + )
L L
2 EI 3δ
M BA =m BA − (ω ¿ ¿ A +2 ω B + )¿
L L
BIBLIOGRAPHIE
Profes
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Page 83 sur 83