COURS DE COMPLIANCE OU CONFORMITÉ DU DR AKA TEDOU
(Ceci n'est pas le doc édicté par le prof c'est un cours monté par l'Etudiant Oya Mondesir
pour les notes prises en amphi grâce à Stephanie et Cynthia et je reconnais de n'avoir aucun
droit d'auteur sur ce cours).
INTRODUCTION i
De nombreux scandales ont secoués le monde des entreprises ces dernières annexes (affaires
ENROL, BNP Paribas, Société Générale). Le retentissement international de ces affaires a été
désastreux pour les entreprises concernées et a mis en évidence la nécessite d’une
règlementation plus rigoureuse de l’activité économique mondiale.
Pour ce qui est de la cote d’ivoire, l’évaluation mutuelle (EM) en matière de lutte contre le
blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBCFT) de 2022 a abouti à
l’insertion du pays sur la liste grise du GAFI. Les évaluateurs ont entre autres relevés de
graves insuffisances dans la mise en œuvre des obligations de transparences financière
imposées aux entreprises (système décentralisé : microfinance/coopec) à des degrés différents
les institutions financières et les entreprises financières ne respectent pas leurs obligations
imposées par les textes nationaux et internationaux. La mise en place de programmes de
compliance s’impose donc plus que jamais.
Le terme compliance provient de l’anglais ¨to comply whith¨ qui signifie se conformer à,
c’est-à-dire, régler sa conduite en accord avec quelque chose se soumettre, s’adapter à. Ainsi,
dans le cadre de la compliance, les entreprises font en sorte que leurs comportements se
conforment et respectent de manière effective les lois et règlements qui leurs sont applicables.
La compliance peut se définir comme, l’ensemble de processus qui permet d’assurer le
respect des normes applicables à l’entreprise par ses salariées et de ses dirigeants. Il s’agit
d’un ensemble d’instruments et d’actions mis en place au sein de l’entreprise destinées à
prévenir la survenance d’un risque juridique pour l’entreprise.
Il faut noter que la notion de compliance n’est pas familière à la culture juridique ivoirienne
héritée du droit française, cette culture juridique s’est construite sur l’idée de légalité. C’est-à-
dire, sur l’idée qu’il existe des règles qui ordonnent des conduites, dictent des interdits et
menacent ceux qui les enfreignent d’une peine prononcée au terme d’un procès.
La compliance fait voir une autre chose, ce qui lui importe est moins de savoir si les entreprises
enfreignent les règles qui s’appliquent à elles que de savoir si elles mettent en œuvre en leur sein un
dispositif efficace pour prévenir le risque d’infraction à ses règles.
En matière de Complaience la question qui se pose est de savoir est de savoir si en amont, l’entreprise
a mis en place un dispositif efficace pour détecter les cas de blanchiment d’argent par exemple.
1- Les sources de la compliance
La compliance ou la conformité a plusieurs sources internes, sous-régionales et
internationales.
a- Les sources internes
Les sources internes sont notamment :
- L’ordonnance N°2023-875 du 23 novembre 2023 relative à la lutte contre le
blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes
de destruction massive..
- L’ordonnance N°2013-660 du 20 septembre 2013 portant prévention et lutte contre la
corruption et les infractions assimilées.
En effet, le trafic d’influence et l’abus d’autorité sont proches de la corruption. L’abus de de
biens sociaux, l’enrichissement illicite ne vise que les agents publics qui n’arrive pas à
justifier leur fortune alors que le blanchiment de capitaux concerne tout le monde.
- La loi N°2013-450 du 19 juin 2013 relative à la protection des données à caractère
personnel.
b- Les sources sous régionales
Les sources régionales sont notamment :
- La directive N°01/2023/CM/UEMOA relative à la LBCFT-FP dans les ÉTATS
membres de L’UEMOA.
- La circulaire N°05-2017/ CB relative à la gestion de la conformité aux normes en
vigueur par les établissements de crédit et les compagnies financières de l’UEMOA.
C- Les sources internationales
Les sources internationales sont notamment :
- La convention des nations unies relative à la lutte contre la corruption ou convention
de Merida. Elles sont généralement prises sous le chapitre 7 de la charte des nations
unies relative à la paix et la sécurité mondiale.
- Les résolutions du conseil de sécurité des nations unies ( la résolution 1267 est
relative à la lutte contre le financement du terrorisme. Elle a été prise en vu des
bombardements de septembre 2001 par le groupe terroriste AL Qaïda. La résolution
1367 : elle vise tous les terroristes un peu importe le lieu. Et enfin la résolution 1540 :
elle est relative à la lutte contre le financement de la prolifération des armes de
destruction massive.
- Les 40 recommandations du GAFI ( ces recommandations sont très importantes
surtout connaître les recommandations 9 et 10).
- Les lois extra-territoriales comme : La Fédéral Corrupt Practises Acts ( La FCPA :
loi anti corruption Américaine) et la UK(union Kingdom) BRIBERY ACT (
UKBA : Loi anti corruption Britannique).
Cependant, les domaines de la conformité ce sont étendus au fil des années (Chapitre 1) il
convient donc de les étudier avant de présenter la mise en œuvre de la compliance. ( Chapitre
II).
CHAPITRE 1 : LES DOMAINES DE LA COMPLIANCE
D’abord apparu dans le domaine bancaire et financier, la compliance s’est étendu au secteur
non financier. La LBFT et la prolifération des armes de destruction massive est aujourd’hui en
Côte d’Ivoire le principal domaine de compliance. Et le domaine de prédilection est la
criminalité financière. Mais il existe d’autres domaines qu’il convient d’analyser.
SECTION 1 : LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX, LE
FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA PROLIFÉRATION DES ARMES DE
DESTRUCTION MASSIVE
PARAGRAPHE 1 : LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ii
Aux termes de l’article 9 de l’ordonnance N°2023-875 du 23 novembre 2023 relative à la
LBCFT, constitue une infraction de Blanchiment de capitaux, Les agissements énumérés
ci-après commis intentionnellement :
a- La conversion ou le transfert de biens par toutes personnes qui sait aurait dû
savoir que ces biens proviennent d’un crime ou délit dans le but ou d’une
participation à un crime ou délit dans le but de dissimuler ou de déguiser
l’origine illicite des dits biens ou d’aider toute personnes impliquées dans cette
activité à échapper aux conséquences juridiques de ces actes. iii
b- La dissimulation ou le déguisement de la nature de l’origine, de l’emplacement,
de la disposition, du mouvement ou de la propriété réelle des biens ou des droits y
relatifs par toute personne qui sait ou aurait dû savoir que ces biens proviennent
d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à un crime ou délit. iv
c- L’acquisition, la détention ou l’utilisation de biens sont celui qui s’y livre soit sait
ou aurait dû savoir au moment oui il les réceptionne alors que ces biens
proviennent d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à un crime ou délit.
d- La participation à l’un des actes visés aux point a, b et c du présent alinéa, le fait
de s’associer pour le commettre, de tenter de le commettre, d’aider ou d’inciter
quelqu’un à le commettre ou de le conseiller à cet effet ou de faciliter l’exécution
d’un tel acte. v
Pour que le blanchiment existe, il faut qu’il y ait une infraction préalable et les autorités de
poursuites doivent d’abord caractériser la première infraction commise avant de caractériser
les éléments constitutifs du blanchiment. C’est pourquoi le législateur ivoirien et sous
l’influence de certaines décisions internationales va prendre cette disposition. Notamment les
40 recommandations du GAFI ( 3eme recommandation). Cette 3ème recommandation énonçait
le besoin de faire du blanchiment de capitaux d’une infraction autonome de l’infraction sous-
jacente. Donc la poursuite pour l’infraction sous-jacente est indépendante de l’infraction de
blanchiment.
Le blanchiment de capitaux est constitué même :
a- Si les faits sont commis par l’auteur du blanchiment d’argent ou de la
tentative de blanchiment du produit d’une infraction qu’il a lui-même
commis. vi
b- En l’absence des poursuites ou de condamnation préalable pour une
infraction sous-Jacente . vii
c- S’il manque une condition pour agir en justice à la suite de la Commision des
dits crimes ou délits.
d- Si les activités à l’origine des biens à blanchir sont exercés sur le territoire
d’un autre État membre de l’UEMOA ou celui d’un État tiers. viii
PARAGRAPHE 2 : LA LUTTE CONTRE LE FINANCEMENT DU TERRORISME ET
DE LA PROLIFÉRATION DES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE
A- LE FINANCEMENT DU TERRORISME
Constitue une infraction de financement du tourisme, tout acte commis par une
personne physique ou morale qui par quelques moyens que ce soit, directement ou
indirectement a délibérément fourni ou collecté des biens, des fonds ou d’autres
ressources économiques ou financières et matérielles dans l’intention de les utiliser ou
sachant qu’ils seront utilisés en tout ou partie :
a- En vu de la Commision d’un ou plusieurs actes terroristes
b- Par une organisation terroriste ou un individu terroriste.
Constitue également une infraction de FTix, le fait pour une personne physique ou morale de
recruter, proposer de financer le voyage d’une personne qui se rend dans un État autre que son
État de Résidence ou de nationalité dans le dessin ou but de commettre, d’organiser ou de
préparer un acte terroriste ou afin d’y participer ou de disposer ou recevoir un entraînement au
tourisme.
L’infraction est commise par une personne physique ou morale qui :
a- Participe en tant que complice, organise ou incite d’autre à commettre les actes
susvisés.
b- Contribue à la commission d’une ou plusieurs infractions ou tentative
d’infraction de FT par un groupe de personnes agissant de concert.
B- LE FINANCEMENT DE LA PROLIFÉRATION DES ARMES DE DESTRUCTIONS
MASSIVES x
Constitue une infraction de FP, tout acte commis par une personne physique ou morale qui par
quelques moyens que ce soit directement ou indirectement prouve délibérément un financement
en fournissant, collectant ou gérant des fonds, des valeurs ou ds biens quelconque ou en donnant
des conseils à cette fin dans l'intention de voir ces fonds, valeurs ou biens ou en sachant qu’ils
sont destinés à être utilisés en tout ou partie : pour la fabrication, l’acquisition , la possession, le
développement, l’export , lé transbordement, le courtage, le transport, le transfert , le stockage
ou l'emploi d’armes nucléaires , chimiques, biologiques, de leurs vecteurs et de matériels
associés..
La Commision d’un ou de plusieurs de ces actes constitue une Infraction même en l’absence de lien
avec un acte de prolifération identifiée et quelque soit l’origine des fonds utilisés.
La tentative de commettre une infraction de FP ou le fait d'aider, d’inciter ou d’assister quelqu’un en
vu de la commettre constitue également une infraction de FP.
L’infraction est commise également par toute personne physique ou morale qui :
a- participe en tant que complice, organise ou incite d’autre à commettre les actes susvisés
b- contribue à la Commision d'une ou de plusieurs infractions ou tentative d’infraction de
FP par un groupe m agissant de concert.
SECTION 2 : LES AUTRES DOMAINES DE LA COMPLAIENCE
PARAGRAPHE 1 : LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION (LC)
La corruption est une infraction protéiforme comme le BC sévissant aussi bien dans le
secteur public que dans le secteur privé. En effet, la corruption est considérée comme un mal
du secteur public mais elle touche aussi le secteur privé.
La corruption en CI est régit par l’ordonnance 660 de 2013 de lutte contre la corruption
qui prévoit non seulement les actes de corruption.
L’ordonnance est un moyen de lutte contre la corruption compléter par la disposition anti BC
pour suppléer les dispositions de la lutte contre la corruption.
Elle partage un caractère avec le BC. C’est une infraction sous-jacente au BC mais
l’évaluation nationale des risques ( ENR) 2018-2019 a établi que la corruption et l’infraction
la plus récurrente en matière de fournissement des fonds de BC. C’est aussi une infraction
endémique, ça veut dire quand on analyse la majorité des fonds blanchit résulte de la
corruption.
Toutefois, en CI la lutte contre la corruption est légère.
Les personnes exposés à la corruption sont : et les PPE. En matière de conformité , Les PPE
font l’objet d’une vigilance renforcée. Les entreprises doivent prendre certaines dispositions
lorsqu’elles traitent avec les PPE. Généralement ceux-ci bénéficie d’une immunité.
L’ordonnance de 2013 distingue les actes de corruption et les infractions assimilées (
corruption active et corruption passive).
Aux termes de l’article 19 de l’ordonnance de 2013 : « les entreprises privées sont tenues
d’établir des mécanismes adéquats de prévention des actes de corruption et des
infractions assimilées. Les mesures prises à cet effet, doivent inclure notamment, les
normes d’audit utilisée dans le secteur privé ainsi que le renforcement de la coopération
entre les services de détection de la corruption ( CNTIFxi et la haute autorité pour la
bonne gouvernance qui est le gendarme en matière de corruption) et des services de
répression de la corruption ( pôle pénale et financier) et les entreprises privées ».
Les entreprises privées doivent également faire la promotion de l’élaboration des normes et
procédures visant à préserver leur intégrité. Par ailleurs, la réglementation relative à la
prévention du BCFT- FP reste applicable dans le cadre de la lutte contre la corruption.
Il faut noter que certaines entreprises multinationales sont soumises à la loi anti-corruption
(LCPA) et la loi britannique anti-corruption (UKBA). Ces lois sont d’applications extra-
territoriales.
PARAGRAPHE 2 : LE DROIT DES DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL ET
LE DROIT DE LA CONCURRENCE
A- Les données à caractère personnelxii
La protection des données à caractère personnel est régie par la loi du 19 juin 2013 relative
à la protection des données à caractère personnel.
Les données à caractère personnel sont, toutes informations de quelque nature qu’elles
soient et indépendamment de son support y compris le son et limage relative à une
personne physique identifié ou identifiable directement ou indirectement par référence
à un numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments spécifiques propre à son
identité physique, physiologique, génétique, psychique, culturelle, sociale ou économique
(toutes informations permettant d’identifier directement ou indirectement une personne
physique).
Sont soumis aux dispositions de la loi y relative toute collecte, tout traitement, toute
transmission, tout stockage et toute utilisation des données à caractère personnel par une
personne physique, l’État, les collectivités locales, les personnes morales de droit public et
prive. Tout traitement automatisé ou non de données contenues dans un fichier, tout traitement
de données mis en œuvre sur le territoire national, tout traitement de données concernant la
sécurité publique la défense et la poursuite d’infractions pales ou la sûreté de l’État.
B- le droit de la concurrence
En matière de concurrence les entreprises doivent avoir conscience que la mise en place d’une
stratégie de prévention des risques permet d’éviter de commettre des infractions aux règles de
la concurrence. Il est important par conséquent que chaque entreprise met en place une
politique de prévention et de contrôle adapté .( déclaration d’opération suspecte (DOS) ce
sont les assujettis qui le font tel que les banques, les assurances, les institutions financières,
les avocats).
Chapitre 2: la mise en œuvre de la compliance. xiii
La mise en œuvre de la compliance concerne l’organisation de celle-ci et les risques de non
conformité
Section 1: l’organisation de la compliance
Paragraphe 1: la désignation d’un responsable conformité
La politique de conformité de l’entreprise se traduit notamment par la désignation d’un
responsable conformité( compliance officier)xiv et la mise en place d’une équipe et d’une
entreprise designer.
La fonction conformité ( responsable conformité + équipe dédiée) doit être indépendantexv et
permanente . Elle doit avoir accès aux organes délibérant ( le conseil d’administration) et
exécutif de l’entreprise afin de signaler toute irrégularité constatée ou manquement éventuel.
Elle doit disposer des ressources humaines nécessaires à la réalisation de ses missions. Elle
doit être adaptée à la taille de l’entreprise, à la nature et à la complexité de ses activités ainsi
qu’à son profil de risque et le cas échéant à celui du groupe auquel il appartient.
Les ressources humainesxvi affectées à la fonction conformité doivent posséder un niveau
élevé de la connaissance des activités de l’établissement et des normes qui lui sont
applicables. L’établissement doit prendre des dispositions pour que ces ressources humaines
maintiennent à jour leur connaissance des dites normes .
Pour assurer la mise en œuvre de la politique de conformité de l’établissement le responsable
de la fonction conformité doit mettre en place un dispositif de communication déployer à
travers des échanges documentéxvii et une concertation régulière avec les unités et fonction
contribuant au fonctionnement de la fonction conformité , ce dispositif doit être étendu à toute
les entité de l’établissement exposer à un risque de non conformité.
Le responsable conformité ( et son équipe éventuellement) est chargé d’aider l’organe
exécutif de l’entreprise à identifier et à gérer avec diligence tout risque d’inobservation par
l’entreprise des obligations que lui impose les normes en vigueur régissant l’exercice de ses
activités . Plus spécifiques le responsable conformité doit :
- recenser les normes en vigueur : il doit recenser et communiquer à l’ensemble du
personnel concerné les normes en vigueur régissant l’exercice des activités de l’établissement
; -identifier, évaluer et gérer les risques de non conformité ;
- vérifier la pertinence de la politique de conformité : la fonction conformité doit évaluer
l’adéquation de la politique de conformité au regard des évolutions enregistrées dans les
activités de l’établissement, les normes en vigueur et sur la base de l’insuffisance relevé. Elle
doit formuler des propositions d’amendement .
Le seuil de La déclaration systématique des transactions en CI est de 15.000.000. Donc si
l’on fait une opération bancaire de plus de 15.000.000, là CI le déclare immédiatement à
la CNTIF. Aussi l’on ne peut pas acheter un terrain en CI de plus de 20.000.000 en
l’espèce.
- sensibiliser et former le personnel ;
- documenter ses travaux : la fonction conformité est tenu de documenter l’ensemble de ces
travaux en vu de garantir une traçabilités de ses interventions et de ses conclusions .
Paragraphe 2: l’évaluation des risques
La fonction conformité doit de manière proactive identifier, évaluer et gérer les risques de non
conformité y compris l’or du développement de nouveaux produits, pratiques commerciales,
activités ou relations clients .
Ainsi en matière de LBCFTFP l’article 15 de l’ordonnance de 2023 relative à la lutte contre
ses infractions dispose que les personnes assujetti , identifie et évalue les risques de la
BCFTFP auxquels elles sont exposées en tenant compte de tout les facteurs de risque pertinent
notamment ceux liés à leur client au pays ou zone géographique d’interversion au produit,
service ou opération qu’elles utilisent ainsi qu’aux canaux de distribution utilisé.
Ces mesures doivent être proportionnées à la nature et à la taille des personnes assujetties
ainsi qu’aux volumes de leur activité. Les mesures doivent être renforcées lorsque les risques
plus élevés sont identifiés. .(les facteurs de risques : les clients ; la situation géographique; les
produits ; les services ou opérations et les canaux utilisés par l’entreprise ).
Paragraphe 3: les politiques et procédures
La politique de conformité est un document élaboré par l’établissement en vue d’établir les
règles et les principes directeurs régissant la gestion de risque de non conformité au sein de
l’organisation. En effet ce document élaboré, définit les grands règles, précise les principes
puis il adhéré à un autre doc appelé la charte de conformité ou manuel de procédure. Ce doc
est rédigé par le responsable conformité. Et l’écrit de ce document est primordial.
Cette politique ( ce doc) écrit notamment :
-assure le respect de principe fondamentaux fixés par l’organe délibérant ;
-instaure la fonction conformité au sein de l’établissement ou de l’entreprise ;
-prescrit l’élaboration d’une charte de conformité ;
-établir les responsabilités des organes de gouvernance dans la mise en œuvre du cadre de
gestion de risque de non conformité ( organe de gouvernance, organe délibérant et organe
exécutif ) ;
-institue un programme de formation continue a l’intention des employés et de tous ceux qui
sont chargés de la mise en œuvre et de la surveillance des employés la politique de conformité
Les entités déclarantes ont l’obligation de faire une DOS quand il y’a un risque élevé à la
CNTIF ou une suspicion de BCFTFP. Elle est confidentielle d’où l’obligation de ne pas dire
au client qu’il a fait l’objet d’une DOS. La violation de la confidentialité est punie pénalement
et administrativement.
La formation de la fonction conformité est gérée par elle-même ( c’est elle qui paye pour la
formation de ses membres).
Les règles générales fixées dans le document de politique de conformité sont déclinées et
détaillées dans d’autres documents tel que les manuels de procédure ou charte de
conformité.
La charte de conformité doit notamment exposer les objectifs de la fonction conformité établir
son indépendance et définir ses responsabilités ainsi que ses compétences. Aussi :
-décrire clairement les relations de la fonction conformité avec les autres fonctions de contrôle
( on a : Audit interne, fonction de gestion des risques ) et les services de l’établissement qui
exécute des tâches liées à ses responsabilités ;
-conférer à la fonction conformité le pouvoir de diligenter les investigations et sous cet angle,
elle est en quelque sorte une fonction d’enquête ( fonction d’inquisition).
Paragraphe 4: les mesures de vigilance
Elle se décline à travers le KYC (know your costumer qui signifie connaître son client ) et
la modulation de la vigilance en fonction du niveau des risques.
-En matières de LBCFTFP, les entités assujettis sont tenues de procéder à l’identification de
leurs clients qu’ils soient permanents ou occasionnels et qu’il s’agisse d’une personne
physique ou morale, et des bénéficiaires effectifs et de vérifier leur identité au moyen de
documents, sources données ou renseignements indépendants et fiables.
Pendant toute la durée de la relation d’affaire les entités assujettis doivent recueillir mettre à
jour et analyser les éléments d’information qui permettent de concourir à une connaissance
approprié de leur client et de leur profil de risque.
Les sanctions financière ciblent les personnes figurantes sur les listes établies par le ministre
des finances.
Legel ( des avoirs par exemple) est une mesure temporaire pour enquête généralement.
La FG des risques gère tous les risques sauf conformité.
Saisie : mesure temporaire mais les biens saisies appartiennent toujours à la propriétaire.
La confiscation : Saisie, mesure définitive, peine complémentaire.
• Ce qui est recommandée pour les prochains responsables conformité ou compliance officer
est de faire une fiche pour les personnes physiques et une autre pour les personnes morales.
• le risque de BC est élevé dans les SARL.
• Le régulateur en matière boursière dans l’espace UEMOA et L’´AMF- UMOA. L’autorité de
marché financier UMOA anciennement nommé GREPMEF
Les institutions financières et les IF et les EPNFD ( les architectes ne sont pas encore
assujettis) ) doivent appliquer les mesures de vigilance proportionné au profil de risque de
leur client et doivent à tout moment être à mesure de justifier auprès des autorités de contrôle
l’adéquation des mesures de vigilance qu’elles ont mise en œuvre par rapport aux risques de
BCFTFP présenté par la relation d’affaire .
(le bénéficiaire effectif est une personne morale ou physique détenant plus de 25%des
droits de vote ou le droit des associés ? faux car le bénéficiaire effectif est toujours une
personne physique) .
Section : les risques de non conformité xviii
Le risque de non-conformité c’est le risque de sanction judiciaire ( pénale, civile)
administrative ou disciplinaire de perte financière d’atteinte (notamment prononcée par
l’autorité ou l’entité de régulation) à la réputation qu’une entreprise peut subir en raison de
l’inobservation des normes en vigueur régissant l’exercice de ces activités .
On peut donc distinguer le risque pénal des risques financiers et réputationnel.
i - GAFI : Groupe d’Action Financière ;
- ORTG : Organisation Régionale de Type Gafi ;
- GIABA : Groupe Inter financier d’Action contre le Blanchiment d’Argent
- REM : Rapport d’Evaluation Mutuelle
- OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économiques
ii
En effet, c’est un procédé qui consiste à introduire des fonds issues d’une activité illicite
dans l’économie légale. L’objectif du délinquant est de masquer l’origine illicite de ses fonds.
L’ordonnance énumère donc les cas ou les hypothèses dans lesquels il peut s’agir de
blanchiment de capitaux. Cette
définition est exactement la même définition de la convention de vienne de 1988, convention
mère en matière de Blanchiment de capitaux. Elle marque aussi l’insertion des principes de
commom law dans le civil law. Les SARL sont les sociétés les plus ouvertes où à risque en
matière de blanchiment de capitaux et ce blanchiment se faire à travers des AWALA : voie de
transfert de fond informel privilégié par les criminels financiers.
iii
Le blanchiment de capitaux est une infraction de conséquence. C’est une infraction qui
possède à la réalisation d’une autre infraction appelée infraction primaire ou sous-jacente ou
préalable ParceQue pour qu’il y’ait blanchiment de capitaux, il faut qu’il y’ait une première
infraction qui a généré les fonds qu’on blanchit. selon un auteur, une infraction acquisitive
permet d’obtenir une richesse servant par la suite au blanchiment ( ce qui consiste la
deuxième infraction). En droit ivoirien, le législateur a fait le choix de qualifier le
blanchiment de capitaux de crime ou délit en mettant de côté la contravention et c’est un
choix qui n’est pas partagé par tous les États. Le législateur ivoirien a tenu compte de la
difficulté en matière de preuve car la loi dit << aurait dû savoir si certains éléments sont
réunis >>. Toutefois, le législateur facilite la preuve en matière de l’existence de l’élément
intentionnel derrière le blanchiment de capitaux. On ne peut donc pas invoquer son ignorance
quand certains éléments sont réunis.
iv
La dissimulation c’est le fait de cacher l’origine Des fonds qu’on blanchit. Cependant,
l’emplacement de la disposition consiste à limiter la création des sociétés fictives. La création
des SARL est plus facile que celle des SA. L’apport social du SARL est de 500 en CI tandis
que l’apport social de la SA est de 10 millions.
v
Il faut noter que celui qui se fait complice d’un acte de blanchiment de capitaux et considéré
comme auteur du blanchiment et puni comme tel.
viCette disposition consacre ce qu'on appelle l'auto blanchiment et elle permet de faire la
différence entre le blanchiment et le recel. le blanchiment nécessite une ingénierie et
ingéniosité telle, ingénierie non présente dans le recel .
Dans l'ex traditionnel de blanchiment, l'auteur du blanchiment et l'auteur de l'infraction
acquisitive (infraction 1ère) sont différentes. Et par application du principe non bis in indem ,
on ne peu pas poursuivre une personne quelqu'un deux fois c'est pourquoi l'auto recel n'existe
pas, Or en matière de blanchiment, on peu poursuivre une personne pour le blanchiment du
produit du vol.
AUTO-BLANCHISSEMENT : on poursuit une personne pour blanchiment du produit de
l’infraction aquisitive et pour l’infraction elle-même ce qui n’est pas possible en matière de
recel.
La prescription ne vaut pas pour le blanchiment ( infraction continue ) et donc l’intérêt de
l’auto blanchiment est que vu que l’infraction positive se prescrit, cela laisse la possibilité à
l’autorité publique de toujours poursuivre l’auteur du blanchiment.
vii
Notons que le blanchiment d’argent est certes une infraction de conséquence mais est une
infraction autonome. Les juges ivoiriens font application du principe de l’autonomie de
blanchiment.
Le blanchiment de capitaux est une infraction qui relève de l’ingénierie financière. Il sera
proche du recel mais certain de ses éléments ne se trouvent pas dans le recel car c’est une
infraction de conséquence et à la base il fallait identifier la première infraction et la
caractériser , ce qui ne facilitait pas la poursuite du blanchiment d’où la création de l’idée de
Blanchiment de capitaux de conséquence et Blanchiment de capitaux autonome qui découle
de l’ordonnance qui elle -même s’inspire des recommandations du GAFI. Pour certains pays,
le BC peut résulter de toute infraction or en Côte d’Ivoire on a fait le choix de le faire résulter
d’un crime ou d’un délit.
L’origine illicite des fonds, est une règle de jurisprudence qui s’est inspirée de la présomption
textuelle française ( art 341-1 ). L’objectif de cette jurisprudence est de faciliter la tâche des
juges qui devaient auparavant d’abord caractériser l’infraction de base. Toutefois, cette
présomption qui laisse la charge de la preuve contraire à l’accusé, elle se heurte au principe
pénal de la légalité.
L’infraction de blanchiment de capitaux peut être poursuivi même si l’auteur de l’infraction
préalable n’est pas poursuivi en vu du principe de « l’Autonomie du BC »
pour les personnes politiquement exposé ( PPE) il y’a un régime particulier en matière de BC
car la loi sur le blanchiment de capitaux les fustigent tout autant. Concernant le PPE il faut
avoir un niveau de vigilance élevé.
La connaissance ou l'intention En tant qu'élément des activités Susmentionnées peut être
viii
déduite des connaissances factuelles objectives.
La lutte contre le blanchiment d’argent de capitaux se divise généralement en deux phases : la
prévention et la répression.
Si la répression est l’affaire des autorités d’enquête et de poursuites ainsi que des autorités de
jugement, la phase de prévention fait intervenir essentiellement les assujettis ( institutions
financières (IF), les assujettis traditionnels ; les entreprises et professions non financières
désignées ( EPNFD) ; les prestataires de services d’actifs virtuels ( Cryptomonnaie PSAV) et
toute autre personne physique ou morale désignée par une autorité de régulation ou de
supervision du secteur financier de l’Union, les OBNL ( organisme à but non lucratif ),
assujetti de type particulier. Leurs autorités de contrôle et la CNTIF( c’une CRF c’est à une
cellule de renseignement financier dont le mission est de recevoir les déclarations
d’opérations suspectes ( DOS), de les traiter et de produire un rapport aux autorités de
poursuites notamment au procureur mais généralement au pôle pénal économique et financier.
Dans les pays de l’UEMOA, les CRF est appelé CNTIF. Dans la Zone CMAC par exemple,
leur CRF est appelé ANIF, en France la CRF s’appelle TRACFIN ).
Dans l’histoire des biens mal acquis l’argumentation du procureur était que chaque fois qu’il
y’a crime financier certaines organisations subissent un préjudice direct et personnel.
- Si quelqu’un détourne de l’argent de l’argent en France et vient le dépenser en CI (
achats de biens) les autorités ivoiriennes sont compétents non pour le poursuivre pour
détournement de fonds mais pour blanchiment du produit du détournement de
fonds c’est-à-dire blanchiment de capitaux ( principe d’autonomie du BC).
- C’est simplement pour faciliter la preuve de l’élément de BC.
- En matière de blanchiment de capitaux, l’instruction est non seulement obligatoire et
le ministère public n’a pas l’opportunité des poursuites.
- La CNTIF est une cellule spécialisée en matière de lutte contre la BC.
- Les IF sont : les banques, Établissements de crédit, les compagnies d’assurance et
chaque entité a son autorité de contrôle (CIMA).
- Les EPNFD : les avocats ne doivent pas appliquer le dispositif de COMPLIANCE
dans les affaires criminelles à cause du principe de confidentialité. L’autorité de
contrôle des avocats est l’ordre des avocats et pour les notaires c’est la chambre des
notaires.
ENR : Evaluation Nationale des Risques CENTIF : Cellule Nationale du Traitement des
Informations Financières IF : Institutions Financières EPNFD : Entreprises et Professions
Non Financière Désignées PSAV : Prestataire de Services d’Actifs Virtuels OBNL :
Organisation à But Non Lucratif
Dans le FT ( Financement du terrorisme), lorsque l’origine du fond est licite on parle de
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<<noircissement du terrorisme >>.
C’est la notion de partisan de la terreur qui a donné naissance au terrorisme.
Il existe 7 formes de terrorismes à savoir :
Le terrorisme djihadistes, le terrorisme révolutionnaire, le terrorisme de résistance, le
terrorisme anarchiste, le terrorisme d’Etat, Le terrorisme séparatiste et le terrorisme
idéologique.
Le financement du terrorisme est prévu par la 5ème recommandation du GAFI :
- Il fait référence à une infraction beaucoup plus grave que le blanchiment de capitaux.
Il y’a des organisations du terrorisme à dimension internationale.
- En matière de terrorisme, il n’y a pas d’unanimité internationale et un auteur disait :
<< le terrorisme des uns est l’auto-défenseur des autres ( ex : Nelson Mandela
condamné sous l’apartheid pour terrorisme) >>.
Le texte fait la distinction entre la réunion de fond pour commettre un acte terroriste et le
fait de réunir des fonds pour financer une organisation terroriste.
Le blanchiment de capitaux, s’inscrit généralement dans une criminalité dite
acquisitive (enrichissement) or dans le financement du terrorisme la criminalité est dite
idéologique.
Dans le financement du Terrorisme, l’origine des fonds peut être licite ou illicite c’est la
destination qui est mauvaise or dans le BC l’origine est toujours illicite et la destination
est l’enrichissement.
La tentative de commettre une infraction de Financement du terrorisme ou le fait d’aider,
d’inciter ou d’assister quelqu’un en vue de le commettre le fait d’en faciliter l’exécution
constitue également une infraction de FT.
L’infraction est commise Dès lors que l’acte terroriste se produise ou non ou que les biens
aient ou non été utilisés pour commettre cet acte.
Chaque État a sa liste de terroristes ou d’organisation terroriste ( résolution 1267, 1367).
Toutefois dans le dessein criminel :
- le simple fait d’envoyer de l’argent à une organisation terroriste établir l’intention
criminelle de l’infraction « financement du terrorisme ».
- L’infraction est constituée dès l’instant qu’il y’a eu financement même si par la suite
les fonds n’ont pas été utilisés.
- Une mère qui finance son fils le sachant terroriste participe au financement du
terrorisme.
La connaissance ou l’intention en tant qu’élément des activités susmentionnées peut être
déduite de circonstances factuelles objectives.
Le FT tout comme le BC sont des BC dont l’établissement de la preuve de l’élément
intentionnel de finances réside d’une activité terroriste. Le ministère public va déduire
l’intention de FT dans des circonstances factuelles objectives. Ex : Remettre de l’argent à une
personne de façon répéter alors que son caractère terroriste a été fortement médiatisé.
Le FT est une infraction obstacle : infraction crée pour faire obstacle à l’acte terroriste au
plus tôt ( objectifs du législateur). C’est-à-dire une infraction qui a été mise en place et qui est
durement sanctionnée afin qu’on arrive pas à la commission de l’infraction redoutée : l’acte
terroriste en lui-même.
Le FT est un acte préparatoire qui en principe est non punissable mais qu’on punit pour éviter
les actes terroristes.
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Les armes de destruction massives sont des armes nucléaires, chimiques, biologiques, à
caractère létale (fatal, mortel). L’enjeu réside dans le drame que constituerait la possession
des armes par des organisations terroristes.
La connaissance ou l’intention en tant qu’élément des activités susmentionnées peut être
déduite des circonstances factuelles objectives. ( élément mis en place pour faciliter la preuve
de l’infraction de FP).
Le FP est beaucoup plus proche du FT, c’est une infraction intentionnelle.
Le FP ne s’inscrit pas dans la Commision d’une infraction terroriste ( pas forcément).
Le lien entre le BC et le FT est que le FT est une infraction sous-jacente du BC puisqu’il a
pour objet tout crime ou délit. Le noircissement de capitaux repose sur la base d’argent
propre. Le BC est infraction acquisitive (délinquance de profit) alors que le FT comme le
terrorisme lui-même est une infraction idéologique.
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Quand la CNTIF finit son rapport elle le soumet au procureur qui perd l’opportunité des
poursuites alors que quand c’est la haute autorité, il conserve l’opportunité des poursuites,
c’est grave car en CI, le procureur dépend du garde des sceaux.
Le dispositif anti-blanchiment sert également à la lutte contre la corruption car la corruption
est une infraction sous-jacente du BC.
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Les données à caractère personnel sont toutes les informations permettant d’identifier
directement ou indirectement une personne physique. Certes les données à caractère
personnels ne concernent que les personnes physiques. Les données à caractère personnel sont
récoltées par les entreprises de téléphone par exemple orange etc… cependant, une personne
qui veut collecter des informations a caractère confidentiel doit :
-Faire une déclaration avec précision de la raison pour laquelle les données sont collectées.
-Avoir une autorisation de l’ARTCI pour les données sensibles ( elles ont un traitement
particulier). Ex : les données liées à l’Etat de santé d’une personne etc… L’ARTCI apprécie
suivant la pertinence et la légitimité de la demande.
En France c’est le règlement général pour la protection des données à caractère personnel (
RGDP), en CI nous avons l’ARTCI ( autorité de régulation des Télécommunications/TIC en
CI).
La DOS ( déclaration d’opération suspecte ) est fait par les assujettis :
-Les IF : banque, titre et valeur mobilière, assurance etc…
-Les EPNFD : Entreprise et profession non-financière Désignée
- Les OBNL : les fondations, associations etc… organisme à but non lucratif
La DOS est faite devant la CNTIF, elle traite toutes les informations et fais des enquêtes et à
la différence des OPJ, la CNTIF regarde d’abord dans sa base de donnée et dans toutes les
bases de données des autorités de contrôle pour enrichir ses informations.
S’il n’y a aucune information sur la personne désignée, elle arrête l’enquête. Si au contraire
elle trouve des informations sur des activités suspectes, elle fait un rapport et saisi le
procureur de la république ( en pratique celui du pôle pénal économique et financier).
La mise en œuvre de la compliance va viser les risques financières ( amendes, sanctions
xiii
pécuniaires qu’on va lui infliger) mais aussi le risque car la responsabilité pénale des
personnes morales est aujourd’hui admise en CI.
La saisie est une mesure conservatoire destinée à garantir une éventuelle confiscation. La
confiscation quant à elle est une mesure permanente.
xiv
La notion de compliance officier est importée du droit anglo-saxon ce qui est souvent
incompatible avec notre Droit qui vient du common Law.
xv
Cette fonction d’indépendance du responsable conformité est incompatible avec le lien de
subordination c’est-à-dire l’existence même du contrat de travail suivant lequel il est engagé
qui suppose une subordination.
Le responsable conformité Veille réglementairement ou veille juridiquement. En effet, le
responsable conformité doit être en alarme face à toutes les lois ou normes en vigueur
applicables à l’entreprise.
Les SFD : Système financier décentralisé ou encore micro-finances. Ex : Coopec.
En réalité la fonction de conformité est réalisé par l’ensemble du personnel et le responsable
conformité n’est qu’un superviseur.
- ORGANISATION DE LA FONCTION DE CONFORMITÉ
1er niveaux : personne opérationnelle ou fonction de métier ( réceptionniste etc…).
2e niveau : le responsable conformité + le spécial de la gestion des risques.
3e niveau : Audit interne ( faire un contrôle périodique sur les autres niveaux)
Ce dispositif s’adapte à chacun des établissements.
Les banques sont tenues d’une obligation de résultat.
Qu’est-ce Qu’un risque de non-conformité ?
Risques de non-conformité = Risques de sanctions civiles, administratives et pénales.
- ORGANISATION DE LA COMPLIANCE ( ÉTAPE DE LA MISE EN ŒUVRE
DE LA POLITIQUE DE LA CONFORMITÉ)
Désignation d’un responsable conformité : compliance officer + une équipe dédiée = fonction
de conformité.
- CARACTÈRE NÉCESSAIRE À LA FONCTION DE CONFORMITÉ
• La première caractéristique est l’indépendance du responsable conformité :
-La fonction conformité doit être permanente et indépendante
-doit avoir accès aux organes délibérants et exécutifs pour lui soumettre toutes les
irrégularités.
L’organe exécutif : DG
L’organe délibérant : conseil d’administration
• La deuxième caractéristique est la suffisance des ressources de la conformité :
-doit disposer de toutes les RH nécessaires à la réalisation de ces missions
-doit être adapté à la taille de l’entreprise, son profil de risque ou à celui du groupe auquel elle
appartient à la nature et à la complexité des activités.
• La troisième caractéristique est la compétence de la fonction de conformité
-doit avoir des capacités intellectuelles
- doit avoir un niveau élevé de connaissances des activités et règles et normes applicables à
l’établissement. L’établissement doit s’assurer que les RH de la fonction conformité
maintiennent à jour leurs connaissances des dites normes.
• La quatrième caractéristique c’est la coordination
En effet le responsable conformité pour assurer une mise en œuvre de la politique de
conformité au sein de l’entreprise doit :
-Mettre en place un dispositif de communication déployée à travers des échanges documentés
et une concertation régulière avec les unités et fonctions contribuant au fonctionnement de la
compliance ou fonction conformité.
-Étendre ce dispositif à toutes les entités de l’établissement exposés à un risque de non-
conformité
- LES MISSIONS DU RESPONSABLE CONFORMITÉ
Ces missions de façon générale, en effet le responsable conformité doit :
-Mettre en place un dispositif de communication déployée à travers des échanges documentés
et une concertation régulière avec les unités et fonctions contribuant au fonctionnement de la
compliance ou fonction conformité.
-Étendre ce dispositif à toutes les entités de l’établissement exposés à un risque de non-
conformité
-Aider l’organe exécutif de l’entreprise à identifier et à gérer avec diligence toutes les risques
d’inobservations par l’entreprise des obligations que leur impose les normes en vigueur
régissant l’exercice de ces activités ( les risques de non-conformité) plus précisément les
missions spécifiques telles que : le recensement des normes en vigueur ( veille
réglementaire ou juridique) et l’identification, l’évaluation puis la gestion des risques de
non-conformité. La vérification de la pertinence de la politique de conformité( évaluer
l’adéquation de la politique de conformité et faire des propositions d’amendement),
sensibiliser et former le personnel, documentés ses travaux ( garantir une traçabilité de
ses interventions et conclusions).
xvi
On utilise le terme RH car il y’a très souvent une équipe dédiée à la fonction de conformité
( responsabilité conformité + équipe dédiée à la mission de conformité dans l’entreprise), de
plus le responsable conformité peut se faire aider. La fonction de conformité côtoie celle du
service juridique.
xvii
On dit échanges documentés car les documents doivent laisser des traces écrites.
Les autorités de contrôle ou de régulation qui sont membres de la prolifération eux-mêmes,
c’est-à-dire des autorités d’auto-régulation ( ex : conseil de l’ordre des avocats, la chambre
nationale des notaires).
QUESTION : En CI la plupart des banques sont elles des SARL ? Toutes les banques
sont elles SARL ?
La réponse est ni l’un ni l’autre. Toutes les banques sont des SA ( sociétés anonymes) car elles
ont pour obligations d’être constituées sous forme de SA.
xviii Le risque pénal ( risque d’encourir une sanction pénale).
Le texte qui gouverne la matière ( ordonnance de 2023) : il y’a les sanctions pénales qui sont applicables aussi
bien aux personnes physiques comme morale ; prendre le temps de lire les peines applicables dans
l’ordonnance.
• Risque réputationnel : voir sa réputation être Salie
• Risque financier : Risque de pertes financières.