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Chapitre Applications Différentiables Et Extrémums

Ce chapitre traite de la différentiabilité des applications entre espaces vectoriels normés, en rappelant des résultats de la deuxième année des classes préparatoires. Il définit la notion de différentiabilité, présente des exemples et établit des propositions sur les dérivées directionnelles et partielles. Enfin, il souligne que toute application différentiable est continue.

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Chapitre Applications Différentiables Et Extrémums

Ce chapitre traite de la différentiabilité des applications entre espaces vectoriels normés, en rappelant des résultats de la deuxième année des classes préparatoires. Il définit la notion de différentiabilité, présente des exemples et établit des propositions sur les dérivées directionnelles et partielles. Enfin, il souligne que toute application différentiable est continue.

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Chapitre: Applications différentiables et extrémums

Ce chapitre rappelle et complète les résultats déja vus en 2ème année des classe prépas.
Les démonstrations ne sont pas exigibles.

Différentiabilité:

Dans ce chapitre E et F sont des R espaves vectoriels normés.

a  U un ouvert de E. f : U  F est dite différentiable en a s’il existe u  L c E, F telle


que fa  h  fa  uh  oh, u est alors unique et s’appelle la différentielle de f
h0

en a notée u  df a .

Preuve de l’unicité de u: Soient u, v deux solutions donc fa  h  fa  uh  oh
h0

et fa  h  fa  vh  oh posons w  u  v donc wh  oh.


h0 h0

Soit x  E, h  x
n  0 donc w nx   o nx   o 1n 
n n

donc lim nw nx   0 or nw nx   wx est une suite constante donc wx  0 d’où u  v.
n

Remarque:

Si E  R, f est différentiable en a ssi f est dérivable en a dans ce cas df a : h  hf  a

En effet: u  LR, F  L  F, h  R, uh  hL avec L  u1.

donc f est différentiable en a  L  F, fa  h  fa  hL  o|h|


h0

 L  F, fa  h  fa  hL  oh


h0

fahfa fahfa
 L  F, h
 L  o1  L  F, lim h
L
h0 h0

 f dérivable en a et f  a  L. Dans ce cas uh  hL  hf  a.

Exemples : 1) Soit A  M n R, f : R  M n R, fx  e xA on sait queu f est dérivable

et f  x  Ae xA donc f est différentiable et h  R, df x h  hf  x  hAe xA .

2 Toute application linéaire f est différentiable avec a  U, df a  f.

En effet comme f est linéaire alors

fa  h  fa  fh  fa  fh  0  fa  fh  o||h||


h0

1
d’où f est différentiable et df a  f.

3) f : M n R  M n R, fx  x 2 .

On a fx  h  x  h 2  x 2  xh  hx  h 2 , soit uh  xh  hx alors u est linéaire

et fx  h  fx  uh  h 2 , si on munit M n R de ||| ||| alors |||yz||| |||y||| |||z|||
|||h 2 ||| h2
donc |||h 2 ||| |||h||| 2 d’où |||h|||
 |||h|||  0 donc lim |||h|||
 0 càd h 2  o|||h|||
h0 h0

donc fx  h  fx  uh  o|||h||| par suite f est différentiable et df x h  uh  hx  xh.
h0

Remarque: On sait que toute application dérivable est continue. De même on a toute

application différentiable est continue . En effet fx  h  fx  uh  o||h||


h0

 lim fx  h lim fx  uh  o||h|| et comme u est linéaire en dimension finie donc
h0 h0

continue alors lim uh  u0  0 donc lim fx  h  fx


h0 h0

d’où f est continue au point x.


x2
Exemple: fx, y  y si y  0 et fx, 0  0.

f est elle différentiable au point 0, 0?

On a lim fx, x 2   1  0  f0, 0 donc f n’est pas continue en 0, 0 donc ne peut pas
x0

être différentiable au point 0, 0.

Dérivée suivant une direction :

f est dite dérivable suivant la direction h au point a si l’application  : t  fa  th


est dérivable en 0, on note alors la dérivée de f suivant h au point a par : D h fa    0

Exemple:

f : M n R  M n R, fx  x 2 .

On a t  fx  th  x  th 2  x 2  txh  hx  t 2 h 2 ,

donc   t  xh  hx  2t h 2 en particulier   0  xh  hx donc f est dérivable en x

suivant la direction h D h fx    0  xh  hx.

On a déja vu que df x h  xh  hx remarque donc que df x h  D h fx, cette remarque

peut être généralisée par la proposition suivante:

2
Proposition 1:

Toute application différentiable en un point a admet des dérivées en a suivant


toute direction h et on a : h  E, df a h  D h fa.

Preuve:

On a fa  h  fa  uh  o||h|| où u  df a  LE, F.


h0

donc pour h fixé on a fa  th  fa  uth  o||th||  fa  tuh  o|t| ||h||
t0 t0

comme ||h|| est une constante alors o|t| ||h||  ot

d’où fa  th  fa  tuh  ot càd t  0  tuh  ot
t0

t0 t0
donc t  uh  o1 d’où lim t  uh donc  est dérivable en 0 et
t0

  0  uh càd   0  df a h on conclut que D h fa  df a h.

Dérivées partielles:
n n
Soit e une base de E, f : U  E  F, a  U, a  a i e i , x  x i e i
i1 i1
Soit i  1, 2, . . n, si l’application x i  fa 1 e 1 . . x i e i . . a n e n  est dérivable au point

a i , alors sa dérivée s’appelle la ième dérivée partielle de f au point a dans la base e et on la


f fa 1 e 1 ..x i e i ..a n e n fa 1 e 1 ..a i e i ..a n e n 
note par x i
a  lim x i a i
x i a i

Proposition 2:

La i ème dérivée partielle de f au point a dans la base e coincide avec


f
la dérivée de f au point a suivant e i càd x i
a  D ei f a

Preuve:

fate i fa
Soit t  fa  te i  on a D ei f a    0 lim t
t0

fa 1 e 1 ..a i te i ..a n e n fa 1 e 1 ..a i e i ..a n e n  fa 1 e 1 ..x i e i ..a n e n fa 1 e 1 ..a i e i ..a n e n  f
lim t  lim x i a i  x i
a.
t0 x i a i

Exemple:

fx, y  x 2 siny, e la base canonique de R 2 .

3
f f
D e 1 fx, y  x
x, y  2x siny et D e 2 fx, y  y
x, y  x 2 cosy.

Proposition 3:

Soit E de dimension fine, e base de E et f une application différentiable en un point a


n
f
alors h  E, df a h  D h fa  h i x i
a
i1

Preuve:

On a déja vu (proposition 1) que df a h  D h fa, en particulier df a e i   D e i fa


f f
et par la proposition 2 on a D e i fa  x i
a d’où df a e i   x i
a, or df a est linéaire
n n n
f
donc df a h  df a  h i e i   h i df a e i   h i x i
a.
i1 i1 i1

On sait qu’une application est dérivable si et seulement ses coordonnées le sont, on a le

même résultat pour la différentiabilité càd:

Proposition 4:

a  U un ouvert de E. f : U  F, soit  une base de F et f i les coordonnées de f dans la base 


m
f  f i  i , f i : U  R, alors f différentiable en a  i  1, . . m, f i l’est
i1
m
Dans ces conditions: df a h  df i a h  i .
i1

Preuve:
m
Soit u  LE, F, u i les coordonnées de u dans la base , donc u i  LE, R et u  u i  i .
i1

fahfauh
On a fa  h  fa  uh  oh  lim ||h||
0
h0 h0

f i ahf i au i h


 i  1, . . m, lim ||h||
 0  i  1, . . m,
h0

f i a  h  f i a  u i h  oh


h0

 i  1, . . m, f i est différentiable en a et df i a  ui

m m
Dans ces conditions on a df a  u  u i  i  df i a  i .
i1 i1

Proposition 5:

4
f
a  U un ouvert de E. f : U  F, soit e une base de E. On suppose que  x i  1in existent
n
f
et continues au point a, alors f est différentiable au point a et df a h  h i x i
a
i1

Preuve:

D’aprés la proposition 4, on peut se ramener au cas F  R en considérant les coordonnées

de f. On peut donc supposer dans la suite de la démonstration que F  R.


i
Posons H 0  0 et pour 1  i  n, H i  h k e k , donc H n  h et
k1

n
fa  h  fa  fa  H n   fa  H 0   fa  H i   fa  H i1 
i1

f
Soit gt  fa  H i1  te i , g  t  x i
a  H i1  te i 

et fa  H i   fa  H i1   fa  H i1  h i e i   fa  H i1   gh i   g0

donc par TAF on a c i entre 0 et h i tel que


f
gh i   g0  h i g  c i   h i x i
a  H i1  c i e i 

comme c i est entre 0 et h i alors lim c i  0 donc lim a  H i1  c i e i  a


h0 h0

f f f
et par continuité de x i
au point a on a x i
a  H i1  c i e i   x i
a  o1
h0

f
donc fa  H i   fa  H i1   h i x i
a  oh i , si on choisit ||h||max |h i |
1in

alors |h i | ||h|| donc h i  O||h|| d’où oh i   o||h|| donc


n n
f
fa  h  fa  fa  H i   fa  H i1    h i x i
a  o||h||
i1 h0 i1

n
f
comme l’application u : h  h i x i
a est linéaire et fa  h  fa  uh  o||h||
i1 h0

n
f
alors f est différentiable en a et df a h  uh  h i x i
a.
i1

Proposition 6:

Soit E de dimension finie. Si h  E, D h f existe est continue, alors f est différentiable et df a h  D h fa.

Preuve:

5
f
On a en particulier si e base de E, D e i f  x i
, 1 i  n, existent et continues donc

d’aprés la proposition 5, f est différentiable et par la proposition1, df x h  D h fx.

Exemple:

E un espace Euclidien et fx  ||x|| 2 .

On a t  fx  th  ||x  th|| 2  ||x|| 2  2tx|h  t 2 ||h|| 2

donc   t  2x|h  2t||h|| 2 en particulier   0  2x|h d’où D h fx  2x|h

x  2x|h est linéaire en dimension finie donc continue d’où f est diffèrentiable et

df x h  D h fx  2x|h.

Deuxième méthode:
n n
f
Soit e une b.o.n de E, x  x i e i alorsfx  ||x|| 2  x 2i donc x i
x  2x i est continue
i1 i1

n n
f
( car polynômiale) donc f est différentiable et df x h  h i x i
x  2h i x i  2x|h.
i1 i1

Matrice Jacobienne :

f : U  E  F différentiable, x  E, e  e 1 , . . , e p  une base de E,    1 , . . ,  n  une

base de F et f   f i  i , la matrice mat e, df x  s’appelle la matrice Jacobienne de f au


1in

point x dans les bases e, 

fx fx f
On a alors: mat e, df x    x 1
,.., x p
   xij x 1in,1jp  M n,p R

n
f f i
En effet soit A  mat e, df x , ona df x e j   D e j fx  x j
x  x j
x i ,
i1

f i
d’où a i,j  x j
x.

Lorsque E  F, Le determinant de df x s’appelle le Jacobien de f au point x,

f
Jfx  det xij x 1i,jn

Exemple: F : R 2  R 2 , r,   r cos, r sin, e la base canonique de R 2 .

f f
On a r
: m  r,   cos, sin est continue, 
: r,   r sin, r cos est

6
fm fm cos r sin
continue donc f est diffèrentiable et mat e df m    r
, 
 .
sin r cos

cos r sin
Le Jacobien de f au point m est: Jfm   r cos 2   r sin 2   r.
sin r cos

Fonction de classe C 1 :

Définition:

f : U  E  F est dite de Class C 1 , si f est différentiable sur U et sa différentielle


df : U  LE, F, x  df x est continue sur U.

Proposition :

f : U  E  F tel que E est de dimension finie, les propriétés équivalentes suivantes:


1) h  E, D h f existe et continue sur U.
f
2) Dans une base e  e 1 , . . , e p  de E,  x j  1jp existent et continues.
3) f est de Classe C 1 sur U .

Preuve:

f
1  2 pour h  e j , x j
 D e j f esiste et continue.

2  3 Daprés la proposition 5, f est différentiable sur U.

Construction d’une base de LE, F: Soit    1 , . . ,  n  une base de F, on sait que

l’application g : LE, F  M n,p R), u  mat e, u est un isomorphisme

soit E i,j  1in,1jp la base canonique de M n,p R) et u i,j  g 1 E i,j , un isomorphisme

transforme une base en une base donc u i,j  1in,1jp est une base de LE, F, calculons les

coordonnées de df x dans cette base, on a mat e, u i,j   E i,j


f f i f i
mat e, df x    xij x 1in,1jp   x j
xE i,j   x j
x mat e, u i,j 
1in,1jp 1in,1jp

f i f i
donc mat e, df x   mat e,   x j
x u i,j  d’où x  U, df x   x j
x u i,j
1in,1jp 1in,1jp

f i f
càd df   x j
u i,j or les  xij  1in,1jp sont continues donc df est continue.
1in,1jp

f i f
3  1 On a df   x j
u i,j est continue donc ses coordonnées  xij  1in,1jp le sont
1in,1jp

7
f f i f
donc x j
 x j
 i est continue et par suite D h f   h j x j
est continue.
1in 1in

Exemples:

1) Toute application linéaire est de classe C 1 . En effet on a vu que si f  LE, F alors

f est différentiable et x  U, df x  f donc df est constante donc continue.

2) f : M n R  M n R, fx  x 2 . On a t  fx  th  x  th 2

  t  x  th  x  th  x  thx  th   hx  th  x  thh,   0  hx  xh

donc D h fx  hx  xh, x  hx  xh est linéaire en dimension finie donc continue

d’où f est de classe C 1 et df x h  D h fx  hx  xh.


f
3) f : M n R  R, fx  detx, on a x   x i,j E i,j . x i,j
x   det
x i,j
x.
1i,jn

vu que le det est n linéaire alors


d
dt
detC 1 t, . . , C n t   detC 1 t, . . , C k t, . . , C n t.
1kn

donc si on note x 1 , . . , x n les colonnes de x alors:


 det
x i,j
x  d
dx i,j
detx 1 , . . , x n    detx 1 , . . , dx k
dx i,j
, . . , x n .
1kn

dx k
k  j, x i,j ne figure pas dans la k ème colonne x k donc dx i,j
 0 d’où

dx k
detx 1 , . . , dx i,j
, . . , xn  0

x 1,1 0
 
 det dx j dx j
donc x i,j
x  detx 1 , . . , dx i,j
, . . , x n , or dx i,j
 d
d x i,j x i,j  1  ei
 
x n,j 0
 det j ème
x i,j
x  detx 1 , . . , e i , . . , x n  donc en développant suivant la jème colonne on obtient

 det
x i,j
x  1 ij det X i,j où X i,j est la matrice extraite de x en supprimant la i ème ligne et la

 det
jème colonne. Ainsi x i,j
x  comx i,j où comx est la comatrice de x.

 det
Comme det X i,j est polynômiale alors elle est continue donc x i,j
sont continues d’où det

est de classe C 1 et a pour différentielle: d det x h   h i,j  det


x i,j
x   comx i,j h i,j
1i,jn 1i,jn

8
on sait que le produit scalaire useuel de M n R s’écrit x|y   x i,j y i,j  tr t xy
1i,jn

donc d det x h  comx|y càd: d det x h  tr t comxh .

Opérations sur les applications de classe C 1 :

Dans ce paragraphe, les espaces sont supposés de dimension finis

Proposition:

L’ensemble C 1 U, F des applications de vlasse C 1 de U vers F est un sous espace


de l’espace CU, F des applications continues de U vers F

Preuve:

L’application nulle 0 a une différentielle nulle donc continue donc 0  C 1 U, F.

Soient f, g  C 1 U, F et   R, on a par linéarité de la dérivée,

D h f  g  D h f  D h g est continue comme somme d’applications continues donc

f  g  C 1 U, F d’où f  g  C 1 U, F.

Proposition:

Soit f  C 1 U, F, g  C 1 U, G et B : F  G  H bilinéaire


alors Bf, g  C 1 U, H avec D h Bfx, gx  BD h fx, gx  Bfx, D h gx

Preuve:

On sait que si u, v sont dérivable et B bilinéaire alors Bu, v est dérivable et

Bu, v   Bu  , v  Bu, v   donc D h Bf, g  BD h f, g  Bf, D h g

on a D h f, g et B sont continues donc la composée BD h f, g est continue de même

Bf, D h g est continue d’où D h Bf, g est continue comme somme de deux applications

continues par suite Bf, g  C 1 U, H.

Consequence 1:

1) si f  C 1 U, R, g  C 1 U, G alors fg  C 1 U, G


2) C 1 U, R est une sous algèbre de CU, R

Preuve: 1) il suffit d’appliquer la proposition précédente pour l’application

bilinéaire B : R  G. , x  x.

9
2) On a vu que C 1 U, R est un sous espace vectoriel de CU, R, l’élement neutre pour

la multiplication et l’application constante 1 donc elle est de classe C 1 , de plus d’aprés 1)

avec G  R on a C 1 U, R est stable par le produit d’où C 1 U, R sous algèbre de CU, R.

Consequence 2:

Toute application polynômiale est de classe C 1 .

n
Preuve: Soit P : E  R une applications polynomiale càd pour x  x i e i où e est une
i1

base de E alors Px  a k x 1  k 1 . . x n  k n avec I une partie finie de N n .


kI

comme x  x i est linéaire alors elle est de classe C 1 sur U, et puisque C 1 U, R est une

algèbre alors stable par produit et par combinaisons linéaires donc P  C 1 U, R.

Exemple: P : R 3  R, x, y, z  x 2  3xy  5xy 3 z 2 est polynômiale donc de classe C 1

Proposition:

f : U  F, soit  une base de F et f i les coordonnées de f dans la base 


m
f  f i  i , alors f  C 1 U, F  i  1, . . m, f i  C 1 U, R.
i1

Preuve:
m
résulte de D h f  D h f i  i est continue  i  1, . . m, D h f i est continue.
i1

Exemple: f : R 3  R, x, y, z  x 2  3xy, 2yz  5xy 3 z 2 

Les cordonées de f sont polynômiales donc de classe C 1 d’où f est de classe C 1 .

Extrémums:

Dans la suite E désigne un evn et U un ouvert de E.

Soit f : U  R, x 0  U, on dit que x 0 est un extrémum local de f s’il existe r  0 tel que

Bx 0 , r  U et l’application g : x  fx  fx 0  garde un signe constant sur U. Si

g  0, resp g  0 x 0 sera appelé un minimum ( resp maximum) local de f. Lorsque g

garde un signe constant sur tout l’ouvert U, x 0 sera dit un extrémum global de f.

10
Condition nécessaire d’extrémum local:

Soit f : U  R différentiable, si x 0  U est un extrémum local de f alors df x 0  0

Preuve: On a g : x  fx  fx 0  garde un signe constant au voisinage de x 0 .

Soit h  E, alors t  fx 0  th  fx 0  garde un signe constant au voisinage de 0

donc  : t  fx 0  th présente un extrémum local en 0, donc   0  0 càd

D h fx 0   0 donc h  E, df x 0 h  0. d’où df x 0

Remarques: 1) Si E Euclidien df x 0  0  grad fx 0   0.

En effet df x 0 h  h|grad fx 0 .

donc df x 0  0  h  E, h|grad fx 0   0  grad fx 0   0.

2) La réciproque est fausse càd grad fx 0   0  x 0 extrémum local de f.


f f
Exemple: fx, y  xy, grad fx, y   x x, y, y
x, y  y, x donc grad f0, 0  0 R 2 .

mais 0, 0 n’est pa un extrémum local de f car   0, f,   f0, 0   2  0 et

f,   f0, 0    2  0.

Définition: x 0  U est dit un point critique de f si df x 0  0.

On a donc tout extrémum local de f est un point critique de f.

Exercice: ABC un triangle f : R 2  R, M  AM 2  BM 2  CM 2 , donner la valeur

minimale de f.

Réponse:Posons M  x, y, A  x 1 , y 1 , B  x 2 , y 2 , C  x 3 , y 3 .


3
On a fM  x  x i  2  y  y i  2 est polynômiale donc de Classe C 1 .
i1

3 3
grad fM  2 x  x i ,  y  y i  donc grad fM  0  M  ABC
3
i1 i1

Le seul point critique de f est G  ABC


3
le centre de gravité u triangle ABC.

Vérifions que G est un minmum global de f :

On a fM  AM 2  BM 2  CM 2  AG  GM 2  BG  GM 2  CG  GM 2

donc fM  fG  3GM 2  2GM|AG  BG  CG avec AG  BG  CG  0

11
donc M  R 2 , fM  fG  3GM 2  fG, d’où fG est la valeur minimale de f.

Pour avoir une condition suffisante d’extrémum d’une fonction on aura besoin des dérivées

partielles secondes, on va donc définir une fonction de classe C 2 .

Définition: Une fonction f de Classe C 1 sera dite de Classe C 2 si df est de Classe C 1 .

Cas des Espaces de dimension finie:

Définition et proposition:

Soit f : U  R, e i  1in une base de E, f est dite de classe C 2 s’elle vérifie l’une des propriétés
équivalentes suivantes:
1) h  E, D h f existe et de classe C 1 .
f
2)  x i  1in existent et sont de classe C 1 .
2f 2f  f
3)  x j x i  1i,jn existent et continues [où x j x i
 x j
 x i ]

Remarque:

une fonction de classe C 2 est en particulier de classe C 1 , en effet d’aprés 1) on a

h  E, D h f est de classe C 1 , en particulier h  E, D h f est continue d’où f est C 1 .

Preuve de la proposition: 1  2 : On a h  E, D h f est classe C 1 en particulier pour

f f
h  e i on a x i
 D e i f est de classe C 1 . 2  3 : Soit 1  i  n, on a x i
est de classe C 1

2f
donc elle admet des dérivées partielles continues d’où  x j x i  1i,jn existent et continues.

f  i 2f
3  1 : Soit 1  i  n, notons  i  x i
on a x j
 x j x i
existent et continues donc  i est

f f
de classe C 1 càd x i
est de classe C 1 , en particulier les  x i  1in sont continues donc f est
n
f f
de classe C 1 d’où D h f  h i x i
et comme les x i
sont de classe C 1 alors D h f l’est aussi.
i1

P
Exemples: 1) Toute fonction polynômiale P est de classe C 2 , en effet  x i
 1in sont aussi

polynômiales donc sont de classe C 1 d’où P est de classe C 2 .


f
2) Toute application linéaire est C 2 , ceci résulte de x i
constante donc de classe C 1 .

Proposition: ( opérations sur les fonctions de classe C 2 

12
1) C 2 U, F est un sous espace de C 1 U, F.
2) C 2 U, R est une sous algèbre de C 1 U, R.
3) Si f  C 2 U, F, g  C 2 V, G et fU  V alors g  f  C 2 U, G.
4) Si f  C 2 U, R, g  C 2 U, R   alors
f
g  C 2 U, R.

Preuve: 1) On a 0  C 2 U, F, soient f, g  C 2 U, F et   R, donc h  E,

D h f  C 1 U, F, D h g  C 1 U, F, or C 1 U, F est un espace vectoriel donc

D h f  g  D h f  D h g  C 1 U, F d’où f  g  C 2 U, F, 2) L’application

constante 1 est de classe C 2 , C 2 U, R est un sous espace de C 1 U, R et pour

f, g  C 2 U, R on a D h fg  f D h g  g D h f  C 1 U, F (car C 1 U, R

algèbre) donc fg  C 2 U, R d’où C 2 U, R est une sous algèbre de C 1 U, R.

3) Si f  C 2 U, F, g  C 2 V, G et fU  V alors f, g sont en particulier de classe C 1


n
gf f i g
donc g  f  C 1 U, G et x j
 x j y i
 f  C 1 U, G donc g  f  C 2 U, G.
i1

4) Soient f  C 2 U, R, g  C 2 U, R   donc h  E, D h f  C 1 U, R, D h g  C 1 U, R

f g Dhf  f Dhg f
alors D h  g    C 1 U, R d’où g  C 2 U, R.
g2

Exemple:

cosx 2 y
Justifier que l’application x, y  x 2 y 2
est de classe C 2 sur l’ouvert U  R 2 \0, 0.

Réponse:

On a x, y  x 2 y est polynômiale donc de classe C 2 sur R 2 , cos est de classe C 2 sur R

donc la composée f : x, y  cosx 2 y est de classe C 2 sur R 2 , g : x, y  x 2  y 2 est


f
polynômiale donc de classe C 2 sur R 2 de plus g ne s’annule pas sur U donc g  C 2 U, R.

Théorème de Schwarz:

 2 fx  2 fx
Si f C 2 U, F et e i  1in une base de E, alors x  U, i, j  1, . . , n, x i x j

x j x i

Preuve:

Il suffit de montrer le résultat pour les coordonnées de f, donc on peut supposer F  R.

Les e i jouent des rôles symétriques il suffit de montrer que a  U,

13
D e 1 D e 2 fa  D e 2 D e 1 fa On munit E de la norme x max |x i |. On a a  U ouvert
1in

donc il existe r  0, tel que Ba, r  U, donc si x, y   r, r 2 alors

xe 1  ye 2  a  Ba, r, soit  :   r, r 2  R,

x, y  fxe 1  ye 2  a. Si |t| r, on pose Ft  t, t  0, t  t, 0  0, 0

alors Ft  gt  g0 où gy  t, y  0, y. Par T.A.F  a  0, 1 tel que

   
Ft  tg  at or g  y  t, y  0, y d’où Ft  t t, at  0, at .
y y y y


De même en appliquant le T.A.F à l’application h : x  x, at entre 0, a   0, 1
y

x, at
tel que ht  h0  th  a  t or h  x  donc
xy

 
Ft  t t, at  0, at  tht  h0  t 2 h  a  t càd
y y

a  t, at
Ft  t 2 . D’autre part Ft  t, t  t, 0  0, t  0, 0 s’écrit aussi
xy

Ft  ut  u0 avec u : x  x, t  x, 0 par T.A.F, b  0, 1 tel que

  
Ft  tu  bt  t bt, t  bt, 0 et en appliquant le T.A.F à v : y  bt, y
x x x

on obtient b   0, 1 tel que Ft  tvt  v0  t 2 v  b  t càd

bt, b  t Ft bt, b  t a  t, at


Ft  t 2 .On a 2   quand t tend vers 0 on a
yx t yx xy

0, 0 0, 0 0, 0


 or x, y  fxe 1  ye 2  a donc  D e 2 D e 1 fa et
yx xy yx

0, 0
 D e 1 D e 2 fa, finalement D e 2 D e 1 fa  D e 1 D e 2 fa
xy

x3y
si x, y  0, 0
Exercice: En considérant f : x, y  x2  y2
0 si x, y  0, 0

2f 2f
vérifier que si f n’est pas de classe C 2 on peut avoir 0, 0  0, 0.
xy yx

f x 3 x 2  y 2   2x 3 y 2 x 3 x 2  y 2 
Réponse: On a si x, y  0, 0, x, y  
y x 2  y 2  2 x 2  y 2  2

14
f f f0, y  f0, 0
donc pour x  0 on a x, 0  x et 0, 0 lim y  0.
y y y0

f 2f
donc x  R, x, 0  x, d’où 0, 0  1 .
y xy

f 3x 2 yx 2  y 2   2x 4 y x 2 yx 2  3y 2 
On a si x, y  0, 0, x, y  
x x 2  y 2  2 x 2  y 2  2

f f fx, 0  f0, 0
donc pour y  0 on a 0, y  0 et 0, 0 lim x  0.
x x x0

f 2f
donc y  R, 0, y  0, d’où 0, 0  0 or 0  1 donc f n’est pas de classe C 2 .
x yx

Matrice Hessienne d’une fonction de classe C 2 : Si f est C 2 de U  R n vers R, a  U,

2f
alors H f a   x i x j a 1i,jn s’appelle la matrice Hessienne de f au point a.

Remarque: D’aprés le théorème de Schwarz, la matrice Hessienne H f a est symétrique

réelle donc on peut lui associer une forme quadratique:


2f
qh  H f ah|h   h i h j x i x j
a
1i,jn

Formule de Taylor Young pour les fonctions de classe C 2 :

Si f est C 2 de U  R n vers R, a  U, alors fa  h  fa  df a h  1


2
qh  oh 2 
h0
2f
où qh   h i h j x i x j a.
1i,jn

Preuve:

Soit r  0 tel que Ba, r  U et h  E tel que ||h|| r, donc t  0, 1,

a  th  Ba, r  U donc on peut définir  : 0, 1  R, t  fa  th et

  C 2 0, 1, R et par la formule de taylor avec reste intégral on a c  0, 1,
c
c  0  c  0   c  t tdt en particulier pour c  1,


n
1 f
(): 1  0    0   1  t tdt , on a   t  a i  th i  

x i
a  th donc
0
i1

n n
f f
  t  h i x i
a  th en particulier   0  h i x i
a  df a h.
i1 i1

15
n n n
f 2f 2f
  t  h i  x i a  th   h i  a j  th j   x j x i
a  th   h i h j x j x i
a  th
i1 i1 j1 1i,jn

1 2f
donc  devient fa  h  fa  df a h   h i h j  1  t x j x i a  thdt.
0
1i,jn

 f 1 2
Pour i, j fixés, soit g : B0, r  R, gh   1  t x j x i a  thdt.
0

2f
On a h, t  1  t x j x i a  th est continue sur B0, r  0, 1 donc par théorème de

continuité sous l’intégral sur un segment, g est continue sur B0, r, donc
 f 1 2
1  f
2
gh  g0  o1 avec g0   1  t x j x i adt  2 x j x i
a, donc
0
h0

1  f 2f
2
gh  2 x j x i
a  o1 donc fa  h  fa  df a h   h i h j  12 x j x i
a  o1.
h0 1i,jn

si on choisit ||h||max |h i | alors |h i h j | ||h|| 2 donc h i h j  O||h|| 2  d’où


1in

h i h j o1  O||h|| 2 o1  o||h|| 2 . Finalement on a

 h i h j xj xf i a  o||h|| 2   fa  df a h  12 qh  o||h|| 2 .


2
fa  h  fa  df a h  1
2
1i,jn

Application aux extrémums:

2f
Soit f : U  R n  R de classe C 2 , a  U tel que grad fa  0 et qh   h i h j x j x i
a
1i,jn

1) Si q est définie positive alors a est un minimum local de f.


2) Si q est définie négative alors a est un maximum local de f.
3) Si q change de signe alors a n’est pas un extrémum local de f.

Preuve:

On a grad fa  0 donc df a h  grad fa|h  0 donc la formule de Taylor Young

devient fa  h  fa  1


2
qh  o||h|| 2 .
h0

1) Si q est définie positive:

Soit  la forme polaire de q, donc  est bilinéaire symétrique définie positive càd  est un

produitscalaire donc on peut munir R n de la norme associée au produit scalaire ,

||x|| x, x  qx donc qh  ||h|| 2 par suite fa  h  fa  1
2
||h|| 2  o||h|| 2 
h0

16
d’où fa  h  fa  ||h|| 2  1
2
 o1, on a lim 1
2
 o1  1
2
 0, donc
h0

r  0, h  B0, r, 1
2
 o1  0, donc h  B0, r, fa  h  fa  1
2
||h|| 2  0

donc a est minimum local de f.

2) Si q est définie négative:

alors q est définie positive donc d’aprés le premier cas a est un minimum local de f

par suite a est un maximum local de f.

3) Si q change de signe:

Soient h, k  E tel que qh  0 et qk  0 donc fa  th  fa  1


2
qth  o||th|| 2 
t0

qh 2 qh 2
càd fa  th  fa  2
t  ot 2  donc fa  th  fa  2
t  0 (si t  0
t0 t0

qk 2
de même fa  tk  fa  2
t  0 (si t  0, donc l’application x  fx  fa
t0

change de signe sur tout voisinage de a d’où a n’est pas un extrèmum local de f.

Consequence:

Soit f : U  R n  R de classe C 2 , a  U tel que grad fa  0.


1) Si spH f a  R  alors a est un minimum local de f.
2) Si spH f a  R  alors a est un maximum local de f.
3) Si  1 ,  2  spH f a tel que  1  2  0 alors a n’est pas un extrémum local de f.

Preuve:

On a qh  H f ah|h donc signature q  p, N

tel que p  card  spH f a,   0, N  card  spH f a,   0

on a alors 1) q définie positive  p, N  n, 0  spH f a  R 

2) q définie négative  p, N  0, n  spH f a  R 

3) q change de signe  pN  0   1 ,  2  spH f a tel que  1  2  0

donc la proposition précédente permet de conclure.

Exemple:

Soit f définie surR 2 par x, y  R 2 , fx, y  x 3  3xy 2  15x  12y

Etudier les extrémums de f.

17
Réponse:

f f
On a x
x, y  3x 2  3y 2  15, y
x, y  6xy  12.

x2  y2  5 XY  5
donc grad fx, y  0  . Posons X  x 2 , Y  y 2 alors
xy  2 XY  4

donc X, Y sont les solutions de l’équation z 2  5z  4  0 càd z  1z  4  0

donc x 2 , y 2   1, 4, 4, 1 et comme xy  2  0 alors

x, y  1, 2, 2, 1, 1, 2, 2, 1

2f 2f 2f x y


x 2
x, y  6x, xy
x, y  6y, y 2
x, y  6x donc H f x, y  6A où A 
y x

donc les valeurs propores de H f x, y ont le même signe que les valeurs propres de A.

On a detA   1  2  x 2  y 2 et trA   1   2  2x.

donc si |x| |y| alors  1  2  0 donc x, y n’est pas un extrémum local.

Si |x| |y| et x  0 alors  1  2  0 et  1   2  0 donc  1  0 et  2  0, x, y minimum

local. Si |x| |y| et x  0 alors  1  2  0 et  1   2  0 donc  1  0 et  2  0, x, y

maximum local

Conclusion:

1, 2 et 1, 2 ne sont pas des extrémums locaux de f.

2, 1 est un minimum local de f.

2, 1 est un maximum local de f.

Remarque: Les extrémums 2, 1 et 2, 1 ne sont pas globaux car fx, 0  x 3  15x

donc fx, 0  f2, 1  x 3  0 et fx, 0  f2, 1  x 3  0.


x x

Extrémums d’une fonction convexe:

 Soit  un ouvert convexe de E, f :   R est dite convexe si:

x, y  , t  0, 1, ftx  1  ty  tfx  1  tfy.


n
 Si f est convexe alors x 1 , . . , x n  , t 1 , . . , t n  0, 1 tel que  t i  1 on a:
i1

18
n n
f  t i x i   t i fx i .
i1 i1

 Si f :   R n  R est de classe C 2 , alors f est convexe sur  ssi:


 2 fx
x  , H f x  S n R où H f x   x i x j  1i,jn est la Hessienne de f.

 Rappel: Si A  S n R alors A  S n R  x, Ax|x  0  spA  R  .

Dans ce cas on a si a  U : x  U, fx  fa  df a x  a.

 Si f :   E  R est convexe et a   tel que df a  0 alors a est un minimum global

de f.

Remarque:

On déduit que si x  U, H f x  S n R et df a  0 alors a est un maximum global de f.

Exemple: On a vu dans l’exemple précédent que pour , fx, y  x 3  3xy 2  15x  12y

a  2, 1 est un minimum local de f .


x y
De plus on a, H f x, y  6Aoù A 
y x

donc si x  |y|, on aura trA  0 et detA  0, donc A est positive, donc en considérant

l’ouvert convexe: U  x, y  R 2 , x  |y| on obtient que le point a est un minimum

global de f sur U.

Applications de classe C k :

 Par récurrence f est dite de classe C k , k  2, si df est de classe C k1 .

 C k U, F ,resp C k U, R, est un R vectoriel, resp une R algèbre.

 Si f  C k U, F, g  C k V, G et fU  V alors g  f  C k U, G et dgof a  dg fa o df a

 g
 Si de plus E  R, F  R n alors t  U: gof  t  dg ft f  t   f j t x j ft
1jn

 Théorème de Schwarz:

Si f est C p sur U  R n alors x  U,   S p , i 1 , . . , i p  1, . . , n,

 p fx  p fx

x i 1 . . . x i p x i 1 . . . x i p

Difféomorphismes:

19
Définition:

Soit U un ouvert de E, V un ouvert de F, f. U  V est dite un C k difféomorphisme


si f est de classe C k sur U, f bijective et f 1 est de classe C k sur V.

Proposition :

Soit f : U  E  V  F un C 1 difféomorphisme alors x  U, df x  IsomE, F


et df x  1  df 1  fx en particulier dim E  dim F.
Si de plus F  E alors x  U, le jacobien de f au point x ne s’annule pas sur U

Preuve: Soit g  f 1 , on a g  f  id U donc x  U, dg  f x  did U  x  id E

donc dg y  df x  id E où y  fx de même g  f  id V donne df x  dg y  id F

d’où df x est inversible et df x  1  dg y donc df x  IsomE, F donc dim E  dim F.

Si F  E et puisque df x est inversible alors det df x  0 càd Jfx  0.

Différentielle partielle:

 Soit f : U  E 1  E 2  F et a, b  U, on dit que f est différentiable en a, b par rapport

à la première ( reps deuxième) variable si l’application partielle x  fx, b

( resp y  fa, y ) est différentiabe au point a (resp b), on note alors cette différentielle
fa,b fa,b
partielle par x
( resp y
.

 Si f : U  R n  R p  R p , x, y  fx, y est différentiable en a, b  U alors


fa,b fa,b fa,b f
mat e  y
 y 1
,.., y p
   yij a, b 1i,jp  M p R.

Théorème des fonctions implicites:

f : U  E 1  E 2  F de classe C k , k  1, avec E 2 et F complets, a, b  U tel que fa, b  0


f
et y
a, b  Isom(E 2 , F, alors U a (resp U b  un voisinage ouvert de a (resp b et une

application   C k U a , U b  tel que: 1) x, y  U a  U b : fx, y  0  y  x.


f f f
2) x  U a , y
x, x  IsomE 2 , F et d x   y x, x 1  x
x, x.

f f
 Si E 1  R n et E 2  F  R p on a: y
a, b  Isom(E 2 , F  det yij a, b 1i,jp  0.

Théorème d’inversion locale :

20
E, F des espaces complets, f : U  E  F de classe C k , k  1 et a  U, tq df a inversible alors

il existe U a un voisinage ouvert de a tel que fU a  est ouvert et f est un C k difféomorphisme de

U a vers fU a .

Théorème d’inversion globale :

E, F des espaces de Banach, f : U  E  F de classe C k injective V  fU

si x  U, df x est inversible, alors V est ouvert et f est un C k difféomorphisme de U vers V.

Preuve: Soit a  U, on a df a est inversible donc par théorème d  inversion locale,

U a un voisinage donc ouvert de a tel que fU a  est un voisinage ouvert de b  fa et puisque

fU a   fU alors fU est voisinage de b, d’où fU est un voisinage de chacun de ses points

donc fU est un ouvert. On a f est injective et comme V  fU alors f est surjective de

U vers V donc f est une bijection de U vers V reste à montrer que f 1 est de classe C 1 sur V.

Comme f est un C 1 difféomorphisme de U a vers V b  fU a  et que V b est un voisinage de b

alors b  V, f 1 est de classe C 1 au voisinage de b d’où f 1 est de classe C 1 sur V.

Exemple: Montrer que f : U 0,   ,  R 2 r,   r cos, r sin est un C 

difféomorphisme de U vers un ouvert V à déterminer.

Réponse: On a f est de classe C  car ses coordonnées le sont.

Injection: fr, u  fs, v  r cos u, r sinu  s cosv, s sinv

 r 2  r cosu 2  r sinu 2  s cosv 2  s sinv 2  s 2 et comme r et s sont

positifs alors r  s donc cosu  cosv et sinu  sinv donc v  u  2k

et comme u, v   ,  alors k  0 et v  u d’où f est injective.

cos r sin
Jfr,    r  0 donc Jfr,  ne s’annule pas donc df r, est inversible
sin r cos

pour tout r,   U donc par théorème d’inversion globale V  fU est un ouvert et f est un

C  difféomorphisme de U vers V.

V  fU  r cos, r sin, tel que r,  0,   , 

et puisque    correspond à la demi droite y  0 alors V  R 2 \ 0  R  .

21
Exercice 1: a  R, tel que |a| 1, f : R 2  R 2 , x, y  x  a cos y, y  sin x

1 Justifier f de classe C 1 et vérifier que le jacobien de f ne s’annule pas.

2) Montrer que f est injective.

3) Montrer que si fx n , y n  est convergente alors x n , y n  est bornée.

4) Déduire que fR 2  est fermé.

5) Montrer que f est un C 1 difféomorphisme de R 2 vers R 2

6) Application: Déterminer les applications de classe C 1 sur R 2 solution de :


f f
y
x, y  a siny x x, y  0

Réponse: 1 On a x, y  x et x, y  y sont linéaires donc C 1 sur R 2 , cos et sin sont C 1 sur R

donc les applications composées x, y  cos y et x, y  sin x sont C 1 donc les coordonnées

de f sont C 1 car sommes d’applications C 1 finalement f est C 1 sur R 2 .

f f 1 a sin y
Jfx, y  det x x, y, y
x, y   1  a cosx siny.
cos x 1

|a cosx siny|  |a| 1 donc a cosx siny  1 par suite Jfx, y  0.

2) fx 1 , y 1   fx 2 , y 2   x 1  x 2  acos y 2  cos y 1  et sin x 1  sin x 2  y 2  y 1

donc par TAF il existe x  x 1 , x 2  et y  y 1 , y 2  tel que

x 1  x 2  asin yy 2 y 1  et x 1  x 2  cos x  y 2  y 1 donc

x 1  x 2  asin yx 1  x 2  cos x donc (1  a sin yx 1  x 2   0 or 1  a sin y  0, car |a| 1

donc x 1  x 2  0 par suite y 2  y 1  x 1  x 2  cos x  0 donc f est injective.

3) On a ||fx, y|| 1  |x  a cos y||y  sin x| |x||a cos y||y||sin x| |x||a||y|1  |x||y|2

donc ||x n , y n || 1  2  ||fx n , y n || 1 , on a fx n , y n  est convergente donc bornée donc d’aprés

l’inégalité précédente x n , y n  est aussi bornée.

4) On a R 2 est de diension finie et x n , y n  bornée donc par Bolzano weierstrass x n , y n  admet

une valeur d’adhérence x, y et par continuité de f au point x, y on déduit que fx, y est une

valeur d’adhérence de fx n , y n  et comme fx n , y n  est convergente alors

lim fx n , y n   fx, y. On vient de montrer que pour toute suite convergente d’éléments de
n

22
fR 2  sa limite reste dans fR 2  donc fR 2  est fermé.

5) On a f de classe C 1 injective et son jacobien ne s’annule pas donc fR 2  est un ouvert et f est

un C 1 difféomorphisme de R 2 vers fR 2 , on a fR 2  est une partie non vide ouverte et fermée

de R 2 donc fR 2   R 2 d’où f est un C 1 difféomorphisme de R 2 vers R 2

6) L’application h : x, y  u, v  x  a cos y, y  sin x est un C 1 difféomorphisme de R 2

vers R 2 donc on peut faire le changement f  F  h donc fx, y  Fx  a cos y, y  sin x.
f F f
x
x, y  u
u, v  cos x F
v
u, v et y
x, y  a sin y F
u
u, v  F
v
u, v par suite

f f
0 y
x, y  a siny x x, y  1  a sin y cos x ) F
v
u, v or 1  a sin y cos x  0 donc

F
v
u, v  0 d’où Fu, v  gu avec g de classe C 1 sur R par suite fx, y  gx  a cos y

Exercice 2:

1) Vérifier que g :(x, y  xy, xy  est un C 2 difféomorphisme de (R   2 dans lui même.

2f 2f
2 Trouver les applications f C 2 (R   R   vérifiant x 2 x 2
 y2 y 2

Réponse: 1) On a x, y  xy est polynômiale donc C  sur U  R   2 , x, y  y ne s’annule

pas sur U donc x, y  x


y est C  sur U d’où g est C  sur U, g est bijective en effet

u, v  gx, y  u  xy et x
y  v  u  y 2 v et x  yv  y  u
v et x  v u
v .

y x
De plus on a Jfx, y   2 xy  0 donc g est un C  difféomorphisme
1
y  yx2

en particulier g est un C 2 difféomorphisme.

2) D’aprés 1) on a g est un C 2 difféomorphisme donc on peut faire le changement de variable

u, v  gx, y, posons Fu, v  fx, y càd Fgx, y  fx, y ou encore F  g  f

donc F  f  g 1 est de classe C 2 .


f
On a fx, y  Fxy, xy  donc x
x, y  y F
u
xy, xy   1y F
v
xy, xy .

2f
x, y  yy uF2 xy, xy   1 2F  F 1 2F
2 2

x 2 y vu xy, xy   1y y uv xy, xy   y 2v xy, xy 

2F  F2 1 2F
 y2 u 2
u, v  2 uv u, v  y2 2v
u, v .

f
y
x, y  x F
u
xy, xy   yx2 F
v
xy, xy .

23
2f 2F 2F
y 2
x, y  xx u 2
xy, y   y2
x x
vu
xy, xy 
2F 2F 2x F
 y 2 x uv
x
xy, y   y2
x x
v 2
xy, y 
x
 y 3 v
xy, xy 

2F 2 2F x2 2F 2x F


 x2 u 2
u, v  2 xy 2 uv
u, v  y 4 v 2
u, v  y 3 v
u, v .

2f 2F 2F x2 2F


donc x 2 x 2
x, y  x 2 y 2 u 2
u, v  2x 2 uv
u, v  y2 2v
u, v

2f 2F 2F x2 2F 2x F


et y 2 y 2
x, y  x 2 y 2 u 2
u, v  2x 2 uv
u, v  y 2 v 2
u, v  y v u, v

2F 2x F 2F 1 F
donc l’EDP devient: 4x 2 uv
u, v  y v u, v càd uv
u, v  2xy v
u, v

2F 1 F F
ou encore uv
u, v  2u v
u, v posons hu, v  v
u, v

h
on a u
u, v  1
2u
hu, v donc hu, v  v exp 12 lnu  v u

où  est constante par rapport à u donc c’est une fonction qui ne dépend que de v
F
et comme h est C 1 alors  est C 1 sur R  , on a v
u, v  v u

donc Fu, v  u v  u où  est une primitive de  donc  de classe C 2

et  est constante par rapport à v donc c’est une fonction qui ne dépend que de u

comme F et  sont C 2 alors  est aussi de classe C 2 .

On conclut que fx, y  xy  xy   xy où  et  sont deux fonctions quelconques

de classe C 2 sur R  .

Vecteurs tangents à une partie:

 Soit  une partie non vide d’un evn E et a  . On dit que v est tangent à  en a,

s’il existe   0 et  :  ,   dérivable en 0 tel que 0  a et   0  v.

L’ensemble des vecteurs tangents à  en a sera noté T a .

 Si  est un ouvert de E, a  , alors T a   E .

Plus généralement si F un sous espace affine fermé de E et a    F,

 où F
alors T a   F  F  est la direction de F ( càd F  a  F
 ).

 Soit g :   E  R p , de classe C 1 , k  R p ,   x   tel que gx  k .

Si a   et dg a est surjective alors T a   kerd g a  .

24
Remarques:

 Soit g :   E  R p , de classe C 1 , gx  g 1 x, . . , g p x, a  

alors dg a est surjective ssi la famille (dg 1  a , . . , dg p  a  est libre.

Si de plus E  R n alors dg a est surjective  (grad g 1 a, . . , grad g p a est libre
ga ga
et dg a est injective  la famille ( x 1
,.., x n
 est libre

Application aux extrémas liés:

 Soit f :   E  R, a     tel que f est différentiable a, si a est un extrémum

local de f |  alors df a est nulle sur T a .

Théorème des multiplicateurs de Lagrange:

Soit f :   E  R, g  C 1 , R p , k  R p ,   x   tel que gx  k .

a   tel que f est différentiable en a.

 Si dg a est surjective et a est un extrémum local de f |  alors

p
! 1 , . . ,  p   R p tel que df a    i dg i  a . 
i1

Si E  R n , la condition dg a est surjective devient (grad g i a 1ip est libre

p
et l’égalité  devient: grad fa    i grad g i a .
i1
Exemple:

Soit fx, y, z  x 2  2x  y 2  y  z 2

Donner le minimum de f sur la sphère unité S0, 1.

On pose gx, y, z  x 2  y 2  z 2 alors S0, 1  m  R 3 , gm  1.

On a la Hessienne de f  g est H  diag2  2, 2  2, 2  2

donc H est positive pour 1    0 et   1  0 càd   1.

df  g  0  21  x  2, 21  y  1, 2  1z  0 donc si on choisit   1  1

donc f  g convexe et df  g m  0  x, y   12 , 1


4

11
or m  S0, 1 donc z   4

25
11
et comme fx, y, z  fx, y, z alors on peut prendre z  4

11
On conclut que le point a   12 , 1
4
, 4
 est un minimum global de f |S0,1 .

Exercice :

Trouver les dimensions du cylindre de volume maximal qui peut être

contenu dans une sphère de rayon R.

La hauteur du cylindre est h  2x donc son volume est vx, y  2xy 2 .

La condition le cylindre est contenu dans la sphère de rayon R s’écrit

x 2  y 2  R 2 donc on pose gx, y  x 2  y 2 .

On a grad gx, y  2x, 2y est non nul car x 2  y 2  R 2 .

donc par les multiplicateurs de Lagrange   R, grad V   grad g

2x 2y 2
donc detgrad g, grad V  0 càd  0 d’où 2x 2 y  y 3  0
2y 4xy

donc y  0 ou y  2 x (car x, y  0.

or x 2  y 2  R 2 donc x, y  R, 0 ou x, y   R


, 2
3
R
3

et comme VR, 0  0  V R
, R
 alors R, 0 n’est pas un maximum
2 2

d’où x 0 , y 0    R
, 2
3
R est le seul point qui peut être un maximum.
3

On a A  x, y  0, R 2 tel que x 2  y 2  R 2  est compact

V est continue sur le compact A donc bornée et atteint ses bornes

or V0, R  VR, 0  0 donc le maximum de V sur A est atteint sur

  x, y 0, R 2 tel que x 2  y 2  R 2 .

On conclut que le point m 0   R


, 2
3
R réalise max Vm max Vm  Vm 0 .
3 mA m

26
 Cas convexe:

Soit f :   E  R, g :   R p , k  R p ,   x   tel que gx  k .

a   tel que f et g différentiables en a.


p p
 S’il existe  1 , . . ,  p   R p tel que f   i g i est convexe et df    i dg i  a  0, alors a est
i1 i1
un minimum global de f |  .

27

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