La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe
qu’en anglais.
Glossaire de sûreté de l’AIEA
Terminologie employée en sûreté nucléaire
et en radioprotection
Édition 2018
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NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA
ET PUBLICATIONS CONNEXES
NORMES DE SÛRETÉ
En vertu de l’article III de son Statut, l’AIEA a pour attributions d’établir ou d’adopter
des normes de sûreté destinées à protéger la santé et à réduire au minimum les dangers auxquels
sont exposés les personnes et les biens et de prendre des dispositions pour l’application de ces
normes.
Les publications par lesquelles l’AIEA établit des normes paraissent dans la collection
Normes de sûreté de l’AIEA. Cette collection couvre la sûreté nucléaire, la sûreté radiologique,
la sûreté du transport et la sûreté des déchets, et comporte les catégories suivantes : fondements
de sûreté, prescriptions de sûreté et guides de sûreté.
Des informations sur le programme de normes de sûreté de l’AIEA sont disponibles sur
le site web de l’AIEA :
[Link]/fr/ressources/normes-de-surete
Le site donne accès aux textes en anglais des normes publiées et en projet. Les textes
des normes publiées en arabe, chinois, espagnol, français et russe, le Glossaire de sûreté de
l’AIEA et un rapport d’étape sur les normes de sûreté en préparation sont aussi disponibles.
Pour d’autres informations, il convient de contacter l’AIEA à l’adresse suivante : Centre
international de Vienne, B.P. 100, 1400 Vienne (Autriche).
Tous les utilisateurs des normes de sûreté sont invités à faire connaître à l’AIEA
l’expérience qu’ils ont de cette utilisation (c’est-à-dire comme base de la réglementation
nationale, pour des examens de la sûreté, pour des cours) afin que les normes continuent de
répondre aux besoins des utilisateurs. Les informations peuvent être données sur le site web de
l’AIEA, par courrier (à l’adresse ci-dessus) ou par courriel ([Link]@[Link]).
PUBLICATIONS CONNEXES
L’AIEA prend des dispositions pour l’application des normes et, en vertu des articles III
et VIII C de son Statut, elle favorise l’échange d’informations sur les activités nucléaires
pacifiques et sert d’intermédiaire entre ses États Membres à cette fin.
Les rapports sur la sûreté dans le cadre des activités nucléaires sont publiés dans la
collection Rapports de sûreté. Ces rapports donnent des exemples concrets et proposent des
méthodes détaillées à l’appui des normes de sûreté.
Les autres publications de l’AIEA concernant la sûreté paraissent dans les collections
Préparation et conduite des interventions d’urgence, Radiological Assessment Reports,
INSAG Reports (Groupe international pour la sûreté nucléaire), Rapports techniques et
TECDOC. L’AIEA édite aussi des rapports sur les accidents radiologiques, des manuels de
formation et des manuels pratiques, ainsi que d’autres publications spéciales concernant la
sûreté.
Les publications ayant trait à la sécurité paraissent dans la collection Sécurité nucléaire
de l’AIEA.
La collection Énergie nucléaire de l’AIEA est constituée de publications informatives
dont le but est d’encourager et de faciliter le développement et l’utilisation pratique de
l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, ainsi que la recherche dans ce domaine. Elle comprend
des rapports et des guides sur l’état de la technologie et sur ses avancées, ainsi que sur des
données d’expérience, des bonnes pratiques et des exemples concrets dans les domaines de
l’électronucléaire, du cycle du combustible nucléaire, de la gestion des déchets radioactifs et
du déclassement.
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GLOSSAIRE DE SÛRETÉ DE L’AIEA
ÉDITION 2018
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Les États ci-après sont Membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique :
AFGHANISTAN GABON PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE
AFRIQUE DU SUD GÉORGIE PARAGUAY
ALBANIE GHANA PAYS-BAS
ALGÉRIE GRÈCE PÉROU
ALLEMAGNE GRENADE PHILIPPINES
ANGOLA GUATEMALA POLOGNE
ANTIGUA-ET-BARBUDA GUYANA PORTUGAL
ARABIE SAOUDITE HAÏTI QATAR
ARGENTINE HONDURAS RÉPUBLIQUE ARABE
ARMÉNIE HONGRIE SYRIENNE
AUSTRALIE ÎLES MARSHALL RÉPUBLIQUE
AUTRICHE INDE CENTRAFRICAINE
AZERBAÏDJAN INDONÉSIE RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA
BAHAMAS IRAN, RÉP. ISLAMIQUE D’ RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE
BAHREÏN IRAQ DU CONGO
BANGLADESH IRLANDE
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE
BARBADE ISLANDE
POPULAIRE LAO
BÉLARUS ISRAËL
ITALIE RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
BELGIQUE
BELIZE JAMAÏQUE RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
BÉNIN JAPON RÉPUBLIQUE-UNIE
BOLIVIE, ÉTAT JORDANIE DE TANZANIE
PLURINATIONAL DE KAZAKHSTAN ROUMANIE
BOSNIE-HERZÉGOVINE KENYA ROYAUME-UNI
BOTSWANA KIRGHIZISTAN DE GRANDE-BRETAGNE
BRÉSIL KOWEÏT ET D’IRLANDE DU NORD
BRUNÉI DARUSSALAM LESOTHO RWANDA
BULGARIE LETTONIE SAINTE-LUCIE
BURKINA FASO LIBAN SAINT-MARIN
BURUNDI LIBÉRIA SAINT-SIÈGE
CAMBODGE LIBYE SAINT-VINCENT-ET-LES-
CAMEROUN LIECHTENSTEIN GRENADINES
CANADA LITUANIE SAMOA
CHILI LUXEMBOURG SÉNÉGAL
CHINE MACÉDOINE DU NORD SERBIE
CHYPRE MADAGASCAR SEYCHELLES
COLOMBIE MALAISIE SIERRA LEONE
COMORES MALAWI SINGAPOUR
CONGO MALI SLOVAQUIE
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE MALTE SLOVÉNIE
COSTA RICA MAROC SOUDAN
CÔTE D’IVOIRE MAURICE SRI LANKA
CROATIE MAURITANIE SUÈDE
CUBA MEXIQUE SUISSE
DANEMARK MONACO TADJIKISTAN
DJIBOUTI MONGOLIE
TCHAD
DOMINIQUE MONTÉNÉGRO
THAÏLANDE
ÉGYPTE MOZAMBIQUE
MYANMAR TOGO
EL SALVADOR
ÉMIRATS ARABES UNIS NAMIBIE TRINITÉ-ET-TOBAGO
ÉQUATEUR NÉPAL TUNISIE
ÉRYTHRÉE NICARAGUA TURKMÉNISTAN
ESPAGNE NIGER TURQUIE
ESTONIE NIGERIA UKRAINE
ESWATINI NORVÈGE URUGUAY
ÉTATS-UNIS NOUVELLE-ZÉLANDE VANUATU
D’AMÉRIQUE OMAN VENEZUELA,
ÉTHIOPIE OUGANDA RÉP. BOLIVARIENNE DU
FÉDÉRATION DE RUSSIE OUZBÉKISTAN VIET NAM
FIDJI PAKISTAN YÉMEN
FINLANDE PALAOS ZAMBIE
FRANCE PANAMA ZIMBABWE
Le Statut de l’Agence a été approuvé le 23 octobre 1956 par la Conférence sur le Statut de l’AIEA,
tenue au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York ; il est entré en vigueur le 29 juillet 1957.
L’Agence a son Siège à Vienne. Son principal objectif est « de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie
atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier ».
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GLOSSAIRE DE SÛRETÉ DE L’AIEA
TERMINOLOGIE EMPLOYÉE EN SÛRETÉ
NUCLÉAIRE ET EN RADIOPROTECTION
ÉDITION 2018
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE
VIENNE, 2021
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NOTE CONCERNANT LE DROIT D’AUTEUR
Toutes les publications scientifiques et techniques de l’AIEA sont protégées
par les dispositions de la Convention universelle sur le droit d’auteur adoptée
en 1952 (Berne) et révisée en 1972 (Paris). Depuis, l’Organisation mondiale
de la propriété intellectuelle (Genève) a étendu le droit d’auteur à la propriété
intellectuelle sous forme électronique et virtuelle. La reproduction totale
ou partielle des textes contenus dans les publications de l’AIEA sous forme
imprimée ou électronique est soumise à autorisation préalable et habituellement
au versement de redevances. Les propositions de reproduction et de traduction à
des fins non commerciales sont les bienvenues et examinées au cas par cas. Les
demandes doivent être adressées à la Section d’édition de l’AIEA :
Unité de la promotion et de la vente
Section d’édition
Agence internationale de l’énergie atomique
Centre international de Vienne
B.P. 100
1400 Vienne (Autriche)
Télécopie : +43 1 26007 22529
Téléphone : +43 1 2600 22417
Courriel : [Link]@[Link]
[Link]/publications
© IAEA, 2021
Imprimé par l’AIEA en Autriche
Juillet 2021
STI/PUB/1830
GLOSSAIRE DE SÛRETÉ DE L’AIEA
AIEA, VIENNE, 2021
STI/PUB/1830
ISBN 978–92–0–209719–3
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PRÉFACE À L’ÉDITION 2018
L’édition 2018 est une nouvelle édition du Glossaire de sûreté de l’AIEA,
initialement publié en 2007. Il s’agit d’une version révisée et mise à jour de la
publication initiale qui tient compte des nouveaux termes et usages figurant dans
les normes de sûreté publiées entre 2007 et 2018, en particulier les numéros
suivants de la collection Normes de sûreté : GSR Part 3 (Radioprotection et sûreté
des sources de rayonnements : Normes fondamentales internationales de sûreté),
GSR Part 7 (Préparation et conduite des interventions en cas de situation d’urgence
nucléaire ou radiologique), SSR-2/1 (Rev. 1) (Sûreté des centrales nucléaires :
conception), SSR-3 (Sûreté des réacteurs de recherche), SSR-4 (Sûreté des
installations du cycle du combustible nucléaire) et SSR-6 (Rev. 1) (Règlement de
transport des matières radioactives, édition 2018). Les révisions et les mises à jour
reflètent les évolutions dans les domaines techniques d’application des normes
de sûreté ainsi que les changements dans les approches réglementaires des États
Membres. Il a également été tenu compte des observations, des questions, des
suggestions et des demandes reçues, au cours de cette période, du Secrétariat et
des utilisateurs et réviseurs dans les États Membres.
Une attention particulière doit être accordée à la terminologie nouvelle
et révisée — en particulier dans les domaines de la conception des centrales
nucléaires, de la préparation et la conduite des interventions d’urgence, et de la
protection contre les risques radiologiques. L’introduction de nouvelles notions
et d’une nouvelle terminologie peut entraîner des difficultés de compréhension,
et la profusion de termes définis peut compliquer la rédaction et la révision. Une
fois que les termes sont définis, ils doivent être employés chaque fois qu’il y a
lieu, et les réviseurs et les spécialistes devront veiller à leur usage correct (voir
l’introduction à cette publication).
Les termes relatifs à la sécurité nucléaire ont été exclus de cette édition
révisée en attendant qu’ils fassent eux-mêmes l’objet d’une révision et d’une
harmonisation.
Les utilisateurs des normes de sûreté de l’AIEA peuvent formuler des
observations sur le Glossaire de sûreté de l’AIEA sur la page web consacrée
aux normes de sûreté ou en écrivant à l’adresse de contact pour les normes de
sûreté de l’AIEA ([Link]@[Link]). Veuillez lire l’avant-propos et
l’introduction de l’édition 2018 du Glossaire de sûreté de l’AIEA avant d’utiliser
cet ouvrage et avant de soumettre des observations ou des questions.
Les versions de l’édition 2007 du Glossaire de sûreté de l’AIEA en
anglais et dans les cinq autres langues officielles des Nations Unies (arabe,
chinois, espagnol, français et russe) sont disponibles sur le site web de l’AIEA
([Link] à des fins
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d’information et peuvent être téléchargées gratuitement. Des conseils concernant
la traduction des nouvelles entrées du glossaire dans les cinq langues officielles
des Nations Unies autres que l’anglais peuvent être obtenus auprès du point de
contact Terminologie et référence de l’AIEA (TaRCP@[Link]).
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AVANT-PROPOS
Lors de l’élaboration et de l’établissement de normes de sûreté pour
la protection des personnes et de l’environnement contre les effets nuisibles
des rayonnements ionisants et pour la sûreté des installations et des activités
qui donnent lieu à des risques radiologiques, il est essentiel que les concepts
scientifiques et techniques soient clairement énoncés. Les principes,
les prescriptions et les recommandations qui sont établis et expliqués dans les
normes de sûreté de l’AIEA et développés dans d’autres publications doivent
être clairement exprimés. À cette fin, le Glossaire de sûreté de l’AIEA définit
et explique les termes techniques utilisés dans les normes de sûreté et les
autres publications de l’AIEA relatives à la sûreté et à la sécurité, et donne des
informations sur leur emploi.
Le principal objectif du Glossaire de sûreté de l’AIEA est d’harmoniser la
terminologie et l’usage dans les normes de sûreté de l’AIEA ainsi que dans leur
application. Une fois que les définitions des termes sont établies, elles doivent,
en principe, être utilisées dans les normes de sûreté de l’AIEA et les autres
publications de l’AIEA relatives à la sûreté et à la sécurité, et dans les activités
du Département de la sûreté et de la sécurité nucléaires de l’AIEA de manière
générale.
L’obtention d’une haute qualité constante dans ses publications contribue à
l’autorité et à la crédibilité de l’AIEA, et donc à son influence et à son efficacité.
Pour que les publications et les documents soient de haute qualité, il faut non
seulement les réviser pour s’assurer que les exigences pertinentes sont remplies,
mais aussi en gérer la préparation de façon que leur rédaction soit de haute
qualité.
Le Glossaire de sûreté de l’AIEA donne des orientations principalement
à l’intention des rédacteurs et des réviseurs des normes de sûreté, y compris les
administrateurs techniques de l’AIEA et les consultants et les organes chargés
d’approuver les normes. Il constitue aussi une source d’information pour les
utilisateurs des normes de sûreté de l’AIEA et des autres publications de l’AIEA
relatives à la sûreté et à la sécurité, et pour les autres membres du personnel de
l’AIEA, notamment les rédacteurs, les relecteurs, les traducteurs, les réviseurs et
les interprètes.
Les utilisateurs du Glossaire de sûreté de l’AIEA, en particulier les
rédacteurs de textes législatifs nationaux, doivent bien comprendre que les termes
ont été choisis et que les définitions et les explications ont été élaborées aux
fins susmentionnées. La terminologie et l’usage peuvent varier dans d’autres
contextes, par exemple dans les instruments juridiques internationaux ayant force
obligatoire et dans les publications d’autres organisations.
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Le Glossaire de sûreté de l’AIEA a été révisé et mis à jour compte tenu
des changements de la terminologie et de l’usage dans les normes de sûreté
résultant notamment du progrès de la technologie et de l’évolution de l’approche
réglementaire des États Membres. Le Secrétariat de l’AIEA invite les utilisateurs
des normes de sûreté de l’AIEA (dans toutes les langues) et des autres publications
de l’AIEA relatives à la sûreté et à la sécurité à présenter des observations et des
suggestions concernant les définitions des termes techniques et les explications
de leur usage données dans le Glossaire de sûreté de l’AIEA, en vue de leur
prise en considération lors d’éventuelles révisions futures du Glossaire de sûreté
de l’AIEA.
La première version du Glossaire de sûreté de l’AIEA, compilée et élaborée
par I. Barraclough, a été publiée en tant que document en 2000. L’édition 2007 du
Glossaire de sûreté de l’AIEA, dans laquelle il a été tenu compte des normes de
sûreté publiées entre 2000 et 2007 ainsi que des observations et des suggestions
soumises lors du processus de révision et au cours de la traduction et de l’édition,
a été publiée dans différentes versions linguistiques révisées et mises à jour.
L’AIEA remercie tous ceux qui ont soumis des observations et des
suggestions sur le Glossaire de sûreté de l’AIEA.
Mme K. Asfaw et M. D. Delves, du Bureau de la coordination de la sûreté et
de la sécurité, sont les deux administrateurs de l’AIEA responsables du présent
document.
NOTE DE L’ÉDITEUR
Bien que l’exactitude des informations contenues dans la présente publication ait fait
l’objet d’un soin particulier, ni l’AIEA ni ses États Membres n’assument une quelconque
responsabilité pour les conséquences éventuelles de leur utilisation.
L’emploi d’appellations particulières pour désigner des pays ou des territoires
n’implique de la part de l’éditeur, l’AIEA, aucune prise de position quant au statut juridique de
ces pays ou territoires, ou de leurs autorités et institutions, ni quant au tracé de leurs frontières.
La mention de noms de sociétés ou de produits particuliers (qu’ils soient ou non signalés
comme marques déposées) n’implique aucune intention d’empiéter sur des droits de propriété
et ne doit pas être considérée non plus comme valant approbation ou recommandation de la
part de l’AIEA.
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TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
A ..................................................... 13
B ..................................................... 34
C ..................................................... 38
D ..................................................... 75
E ..................................................... 97
F ..................................................... 139
G ..................................................... 150
H ..................................................... 163
I ..................................................... 165
J ..................................................... 179
K ..................................................... 180
L ..................................................... 181
M ..................................................... 186
N ..................................................... 200
O ..................................................... 206
P ..................................................... 209
Q ..................................................... 228
R ..................................................... 229
S ..................................................... 244
T ..................................................... 267
U ..................................................... 273
V ..................................................... 276
Z ..................................................... 283
RÉFÉRENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 287
BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 293
INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 295
ANNEXE : UNITÉS SI ET PRÉFIXES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 323
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INTRODUCTION
CONTEXTE
Terminologie des normes de sûreté de l’AIEA
Les normes de sûreté de l’AIEA applicables aux installations nucléaires, à
la radioprotection, à la gestion des déchets radioactifs et au transport des matières
radioactives sont traditionnellement élaborées dans le cadre de quatre programmes
distincts. Pour coordonner l’élaboration des normes de sûreté concernant les
installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs, l’AIEA a mis sur
pied des programmes qui en couvrent les différents volets. Les programmes
de normes de sûreté radiologique et de sûreté du transport ont chacun été axés
sur un ensemble clé de prescriptions de sûreté — les Normes fondamentales
internationales (dont l’édition en vigueur est la publication no GSR Part 3 de la
collection Normes de sûreté de l’AIEA, Radioprotection et sûreté des sources
de rayonnements : Normes fondamentales internationales de sûreté [1]) et le
Règlement de transport (dont l’édition en vigueur est la publication no SSR-6
(Rev. 1) de la collection Normes de sûreté de l’AIEA, Règlement de transport des
matières radioactives, Édition 2018 [2]), respectivement —, tandis que d’autres
prescriptions et orientations en matière de sûreté venaient approfondir certains
aspects de ces publications clés. Chacun des quatre groupes chargés des normes
de sûreté a développé sa propre terminologie :
a) En 1986, l’AIEA a publié, dans son ancienne collection Sécurité, un
glossaire de radioprotection1 qui présentait, en quatre langues (anglais,
espagnol, français et russe), un ensemble de termes fondamentaux relatifs
à la radioprotection ainsi que leurs définitions. Nombre de ces termes
et définitions sont maintenant obsolètes, et les Normes fondamentales
internationales publiées en 19962 (remplacées en 2014 par les Normes
1
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Glossaire de
radioprotection (guide de sûreté), no 76 de la collection Sécurité, AIEA, Vienne (1986).
2
AGENCE DE L’OCDE POUR L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE, AGENCE
INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, ORGANISATION DES NATIONS UNIES
POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE, ORGANISATION INTERNATIONALE
DU TRAVAIL, ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, ORGANISATION
PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ, Normes fondamentales internationales de protection
contre les rayonnements ionisants et de sûreté des sources de rayonnements, no 115 de la
collection Sécurité, AIEA, Vienne (1997).
1
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
fondamentales de sûreté [1]) ont donné des définitions plus récentes
de termes clés dans les domaines de la radioprotection et de la sûreté
radiologique.
b) En 1982, l’AIEA a publié un glossaire de la gestion des déchets radioactifs
comme document technique sous la cote IAEA-TECDOC-2643.
Une version révisée et mise à jour a été publiée en 1988 sous la cote
IAEA-TECDOC-4474, une troisième édition est parue en 19935 et une
quatrième en 2003 [3].
c) Pour ce qui est de la sûreté nucléaire, des termes et leurs définitions ont été
compilés pour un usage interne sans être publiés. Cependant, les listes de
définitions parues dans les codes des Normes de sûreté nucléaire publiés par
l’AIEA en 19886 ont constitué un ensemble clé des termes fondamentaux.
d) Les définitions figurant dans le Règlement de transport de l’AIEA,
édition 2018 [2], établissent la terminologie actuelle relative à la sûreté du
transport.
Avec la création du Département de la sûreté nucléaire en 1996 et l’adoption
d’une procédure harmonisée pour la préparation et l’examen des normes de
sûreté dans tous les domaines, il est apparu nécessaire d’harmoniser davantage la
terminologie employée. L’intégration, en 2004, du Bureau de la sécurité nucléaire
dans le département a encore développé le champ d’action de ce dernier. Le
Glossaire de sûreté de l’AIEA est destiné à faciliter l’harmonisation de la
3
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Radioactive Waste Management
Glossary, IAEA-TECDOC-264, IAEA, Vienna (1982).
4
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Radioactive Waste Management
Glossary, Second Edition, IAEA-TECDOC-447, IAEA, Vienna (1988).
5
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Radioactive Waste Management
Glossary, IAEA, Vienna (1993).
6
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Code sur la sûreté
des centrales nucléaires : Organisation gouvernementale, no 50-C-G (Rev. 1) de la collection
Sécurité, AIEA, Vienne (1989).
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Code sur la sûreté des
centrales nucléaires : Choix des sites, no 50-C-S (Rev. 1) de la collection Sécurité, AIEA,
Vienne (1989).
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Code sur la sûreté
des centrales nucléaires : Conception, no 50-C-D (Rev. 1) de la collection Sécurité, AIEA,
Vienne (1989).
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Code sur la sûreté
des centrales nucléaires : Exploitation, no 50-C-O (Rev. 1) de la collection Sécurité, AIEA,
Vienne (1989).
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Code on the Safety of Nuclear
Power Plants: Quality Assurance, Safety Series No. 50C-QA (Rev. 1), IAEA, Vienna (1988).
2
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terminologie employée dans les normes de sûreté et dans les autres publications
de l’AIEA relatives à la sûreté et à la sécurité.
Signification de « protection et sûreté » et de « sécurité nucléaire »
Dans le contexte du programme sectoriel de l’AIEA sur la sûreté et
la sécurité nucléaires, on entend par « protection et sûreté » la protection des
personnes et de l’environnement contre les risques radiologiques, et la sûreté des
installations et des activités qui donnent lieu à des risques radiologiques. Dans
les publications de l’AIEA, l’expression « sûreté nucléaire » est habituellement
abrégée en « sûreté ». Dans les normes de sûreté de l’AIEA, « sûreté » signifie
« sûreté nucléaire », sauf indication contraire. L’expression « protection et
sûreté » (c’est-à-dire radioprotection et sûreté nucléaire) recouvre la sûreté des
installations nucléaires, la sûreté radiologique, la sûreté de la gestion des déchets
radioactifs et la sûreté du transport des matières radioactives ; elle n’inclut pas
les aspects de la sûreté qui ne sont pas liés à la radioprotection et à la sûreté
nucléaire.
La sûreté concerne à la fois les risques radiologiques existant dans les
conditions normales et ceux qui sont la conséquence d’incidents, de même
que les éventuelles conséquences directes de la perte de contrôle du cœur d’un
réacteur nucléaire, d’une réaction en chaîne, d’une source radioactive ou de toute
autre source de rayonnements. Dans ce contexte, le terme « rayonnements »
désigne les rayonnements ionisants. Le terme « incidents » inclut les événements
initiateurs, les précurseurs d’accident, les accidents évités de peu et les actes non
autorisés (y compris les actes malveillants et non malveillants).
L’expression « mesures de sûreté » couvre notamment des mesures visant à
prévenir les incidents et des dispositions prises pour atténuer les conséquences de
ces derniers s’ils devaient survenir. L’expression « sécurité nucléaire » désigne
la prévention et la détection des vols, des sabotages, des accès non autorisés,
des transferts illégaux ou autres actes malveillants mettant en jeu des matières
nucléaires, d’autres substances radioactives ou les installations associées, ainsi
que les mesures d’intervention en pareils cas.
Les mesures de sûreté et les mesures de sécurité ont comme objectif
commun de protéger la vie et la santé humaines et l’environnement. Les normes
de sûreté concernent la sécurité des installations et des activités en ce qu’elles
exigent des mesures de « sécurité pour la sûreté » qui contribuent à la fois à la
sûreté et à la sécurité, comme :
a) des dispositions appropriées relatives à la conception et à la construction
des installations nucléaires et autres ;
3
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b) le contrôle des accès aux installations nucléaires et autres pour empêcher la
perte et l’enlèvement, la possession, le transfert et l’utilisation non autorisés
de matières radioactives ;
c) des dispositions pour atténuer les conséquences des accidents et des
défaillances, qui facilitent aussi les mesures visant à faire face aux atteintes
à la sécurité qui donnent lieu à des risques radiologiques ;
d) des mesures pour la sécurité de la gestion des sources et des matières
radioactives.
OBSERVATIONS D’ORDRE GÉNÉRAL
Objectif
Le Glossaire de sûreté de l’AIEA a plusieurs objectifs :
a) expliquer le ou les sens des termes techniques que le lecteur pourrait ne pas
bien connaître ;
b) expliquer le sens particulier donné à certains mots ou expressions communs
(les mots pouvant avoir plusieurs sens, il peut être nécessaire de préciser
celui qui est retenu, en particulier pour les personnes dont la langue
maternelle n’est pas le français) ;
c) définir précisément comment des termes – dont le sens général peut
être clair pour le lecteur – sont employés dans telle publication ou série
de publications, afin d’éviter qu’il y ait une ambiguïté concernant un ou
plusieurs aspects importants de leur signification ;
d) expliquer les connexions ou les différences entre des termes similaires
ou associés, ou la signification précise d’un même terme technique dans
différents contextes ;
e) clarifier et, si possible, aplanir les différences dans l’usage de termes
spécialisés dans différents contextes, ces différences pouvant être sources
de confusion ;
f) recommander les termes qui devraient être employés dans les publications
et documents de l’AIEA (et mentionner ceux qui ne devraient pas l’être), et
donner les définitions qui devraient leur correspondre.
Les définitions du type de celles employées dans des textes juridiques
tels que la Convention sur la sûreté nucléaire [4] ou la Convention commune
sur la sûreté de la gestion du combustible usé et sur la sûreté de la gestion
des déchets radioactifs [5], ou dans des règlements tels que le Règlement de
transport [2], répondent essentiellement, et dans certains cas exclusivement, aux
4
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
critères exposés sous c). En outre, comme elles tendent à répondre aux besoins du
texte particulier auquel elles se rapportent, souvent elles ne sont pas applicables
de manière générale. Les « définitions » figurant dans d’autres normes de sûreté
sont néanmoins moins faciles à cataloguer étant donné qu’elles combinent
définition et explication, et définitions et explications propres à un contexte
précis ou générales.
Dans le Glossaire de sûreté de l’AIEA, on s’est efforcé de faire la distinction
entre les « définitions » – qui pourraient être reprises dans une publication – et les
« explications », qui sont données pour aider les auteurs et les réviseurs mais ne
font pas partie de la « définition » proprement dite. Cependant, cette distinction
n’est pas toujours aussi nette qu’on l’aurait souhaité.
Il convient de noter qu’un glossaire n’est pas un recueil de prescriptions
ou d’orientations. La définition d’un terme devrait énoncer exclusivement les
conditions dans lesquelles le terme a telle acception. Le mieux est de donner un
exemple. La définition de l’expression organisme de réglementation donne les
conditions dans lesquelles un organisme peut être décrit comme organisme de
réglementation, mais n’indique pas quels sont les attributs d’un tel organisme
d’après les normes de sûreté de l’AIEA. Ainsi, la définition précise qu’il s’agit
d’une autorité ou d’un réseau d’autorités « que le gouvernement d’un État a
investie(s) du pouvoir juridique de diriger le processus de réglementation »,
sans quoi on ne peut parler d’organisme de réglementation. En revanche, elle
ne précise pas, par exemple, qu’il prend « en toute indépendance ses décisions
concernant la sûreté et qu’il a des fonctions distinctes des entités ayant
des intérêts ou des responsabilités susceptibles d’influer indûment sur
ses décisions » [6] — il peut être un organisme de réglementation sans être
indépendant, même si, dans ce cas, il ne satisfait pas aux prescriptions de sûreté
de l’AIEA sur l’infrastructure législative et gouvernementale pour la sûreté.
Champ d’application
Le Glossaire de sûreté de l’AIEA a un champ d’application nécessairement
limité du fait qu’il contient les termes fondamentaux propres à la protection et à
la sûreté (et, dans une mesure limitée, à la sécurité) ou employés dans un sens
précis dans ces domaines. Plusieurs catégories générales de termes qui peuvent
être employés dans les publications de l’AIEA relatives à la sûreté et à la sécurité
en ont été expressément exclues (sauf lorsqu’il fallait apporter des précisions à
propos d’un terme), à savoir :
a) les termes fondamentaux relatifs à la physique des rayonnements et à
la physique nucléaire (p. ex. particule alpha, désintégration, fission,
radionucléide), dont on a supposé qu’ils étaient compris ;
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b) la terminologie spécialisée de domaines autres que la protection et la
sûreté (p. ex. la géologie, la sismologie, la météorologie, la médecine et
l’informatique). Les termes concernés peuvent être employés dans le
contexte de la protection et de la sûreté, mais il appartient aux spécialistes
de ces domaines de les définir ;
c) la terminologie très spécialisée d’un secteur précis relevant de la protection
et de la sûreté (p. ex. celle de la dosimétrie et de l’évaluation de la
sûreté). Au besoin, elle peut être définie dans les publications spécialisées
pertinentes.
UTILISATION DU GLOSSAIRE DE SÛRETÉ DE L’AIEA
Interprétation des entrées du Glossaire de sûreté de l’AIEA
En dessous de chaque terme figurent généralement une ou plusieurs
définitions recommandées7. D’autres définitions sont données :
a) si le terme est employé dans au moins deux contextes différents de la sûreté
[p. ex. le terme clearance en anglais qui décrit, d’une part, le mécanisme
administratif consistant à lever le contrôle réglementaire imposé à des
matières (traduit en français par libération) et, d’autre part, un processus
biologique affectant le mouvement des radionucléides inhalés dans
l’organisme (traduit en français par clairance)] ;
b) s’il est nécessaire d’inclure dans le Glossaire de sûreté de l’AIEA une
définition consacrée qui est toujours en vigueur mais dont on considère
qu’elle ne convient pas comme définition générale (il s’agit notamment de
certaines définitions tirées du GSR Part 3 [1] et du SSR-6 (Rev.1) [2] qu’il
faut peut-être conserver dans les publications pertinentes, mais qui n’auront
pas la préférence comme définitions générales) ;
c) pour inclure des définitions que devraient connaître les auteurs et les
réviseurs des publications de l’AIEA, même s’il est peu probable qu’elles
soient employées dans ces dernières (p. ex. les définitions données dans les
principales conventions relatives à la sûreté) ;
7
Quelques termes ne sont pas accompagnés d’une telle définition. Il s’agit souvent d’un
terme général (sans qualificatif) qui permet de regrouper plusieurs expressions dans lesquelles il
est assorti d’un qualificatif (p. ex. les expressions durée de vie certifiée, durée de vie nominale,
etc. sont définies à l’entrée durée de vie, mais la notion de durée de vie n’est pas définie). Dans
certains cas, des indications d’usage sont données pour les termes qui n’ont pas de définition.
6
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d) pour un petit nombre de termes de base qui ont deux définitions distinctes,
selon qu’ils sont employés dans un contexte scientifique ou réglementaire
(celui des normes par exemple). Un exemple important dans le contexte
de la protection et de la sûreté est celui de l’adjectif radioactif. Sur le plan
scientifique, est qualifié de radioactif tout ce qui est doué de radioactivité ou
– dans une acception moins précise, mais plus généralement acceptée – ce
qui contient une quelconque substance douée de radioactivité. D’un point de
vue scientifique, il s’ensuit que pratiquement toutes les matières (y compris
celles considérées comme des déchets) sont radioactives. Toutefois, d’un
point de vue réglementaire, il est d’usage de définir les expressions matière
radioactive et déchet radioactif de sorte à n’y inclure que les matières ou les
déchets qui sont soumis à réglementation en raison du danger radiologique
qu’ils présentent. Bien que les spécifications exactes varient d’un pays à
l’autre, ces définitions excluent habituellement les matières et les déchets
contenant des concentrations très faibles de radionucléides et ceux qui
ne contiennent que des concentrations « naturelles » de radionucléides
naturels.
Les différentes définitions figurant sous un terme donné sont numérotées.
Sauf indication contraire dans le texte, les auteurs devraient employer celle qui
convient le mieux à leurs objectifs.
Un certain nombre d’expressions génériques, à savoir installations et
activités, protection et sûreté, risques radiologiques et structures, systèmes et
composants, sont définies dans le présent glossaire. Ces expressions peuvent
être employées telles quelles pour décrire un ensemble d’éléments en évitant
les répétitions, ou sous une forme légèrement différente pour désigner des
sous-groupes particuliers. Bien que les définitions indiquent le sens de chacun
des termes de l’expression, ceux-ci ne doivent pas être employés de façon
systématique : si l’on veut désigner des éléments particuliers couverts par les
expressions génériques, il convient d’utiliser des termes plus précis.
Dans nombre de cas, la ou les définitions recommandées sont suivies
d’autres informations, par exemple :
a) notes appelant à la prudence, par exemple quand il s’agit de termes qui ne
signifient pas ce qu’ils semblent signifier (p. ex. dose annuelle) ou quand
il pourrait y avoir conflit avec d’autres termes associés à la sûreté ou à la
sécurité ; signalées par ! ;
b) explications du ou des contextes dans lesquels le terme est normalement
employé (et, dans certains cas, de ceux dans lesquels il ne faudrait pas
l’employer) ; signalées par ;
7
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c) renvois aux termes associés : synonymes, termes ayant un sens similaire
mais pas parfaitement identique, termes « opposés » et termes qui
remplacent le terme défini ou qui sont remplacés par lui ; signalés par ;
d) informations diverses, telles que : unités dans lesquelles une grandeur est
normalement mesurée, valeurs recommandées pour certains paramètres et
références ; signalées par ;
Ces informations complémentaires ne font pas partie de la définition, mais
ont été ajoutées pour aider les auteurs et les réviseurs à comprendre comment
employer le terme en question (ou quand ne pas l’employer). L’italique signale
une entrée ou une sous-entrée du Glossaire de sûreté de l’AIEA. L’italique
gras signale une sous-entrée accompagnée de la définition ou de l’explication
correspondante.
Utilisation par les auteurs
Dans la mesure du possible, les auteurs des publications de l’AIEA relatives
à la sûreté et à la sécurité – en particulier des normes de sûreté – devraient
employer les termes du Glossaire de sûreté de l’AIEA dans le ou les sens donnés.
Ils devraient aussi les utiliser systématiquement, notamment dans les normes de
sûreté, en évitant la variété – qualité pourtant reconnue dans la plupart des écrits
– si cela peut créer des confusions ou des ambiguïtés. Il est possible d’employer
des termes qui ne figurent pas dans le Glossaire de sûreté de l’AIEA si celui-ci
n’en donne pas d’autre qui convienne.
Une publication peut contenir une liste des termes clés qui y sont employés
ainsi que leurs définitions. Toutefois, la première question qu’il faut toujours
se poser quant à l’inclusion de la définition d’un terme dans une publication,
c’est si celui-ci a vraiment besoin d’être défini. Les termes employés dans
une publication devraient y être définis explicitement uniquement si cela est
indispensable à l’interprétation correcte du texte.
S’ils sont employés normalement ou si leur sens dans telle ou telle
publication ressort de manière évidente du contexte, il n’y a pas lieu de les définir.
Un terme dont le sens est imprécis devra peut-être être défini, si cette imprécision
empêche de comprendre correctement le texte ; souvent, néanmoins, le sens exact
d’un terme n’aura pas d’importance pour la finalité d’une publication donnée.
De même, les dérivés évidents d’un terme défini n’auront pas eux-mêmes à être
définis à moins qu’il ne faille lever une ambiguïté particulière.
S’il est jugé nécessaire d’inclure un terme dans la liste des définitions
d’une publication, la définition recommandée devrait être employée chaque
fois que cela est possible. Si elle ne convient pas (par exemple si le thème de
la publication sort du cadre de la définition existante), le libellé de la définition
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
pourra être modifié, mais le sens devrait rester inchangé. Toute modification
apportée au libellé des définitions devrait être signalée à l’administrateur
technique responsable du Glossaire de sûreté de l’AIEA.
Par ailleurs, les définitions de nouveaux termes – habituellement plus
spécialisés – nécessaires dans une publication donnée peuvent être élaborées par
les auteurs ou l’administrateur technique responsable de cette dernière et figurer
soit dans le corps du texte ou des notes de bas de page, soit dans une liste de
définitions. Elles devraient être communiquées à l’administrateur technique
responsable du Glossaire de sûreté de l’AIEA pour information.
Certains termes et usages en vigueur dans le passé ou toujours de mise
dans les publications d’autres organisations, mais qui sont déconseillés dans les
publications de l’AIEA, ont été inclus dans le présent glossaire. Ils sont placés
entre crochets et ne devraient être employés que pour faciliter les références à
d’autres publications ; dans celles de l’AIEA, il est recommandé d’employer
d’autres termes. Certaines définitions sont aussi placées entre crochets : elles ne
sont données qu’à titre d’information et ne devraient pas être employées comme
définitions de travail dans les publications de l’AIEA.
L’administrateur technique et les réviseurs d’une publication doivent
s’assurer que toute définition donnée dans celle-ci est conforme à ces règles.
Il est probable que des termes définis dans le présent glossaire seront utilisés
pour informer le public sur les questions de sûreté et de sécurité nucléaires et sur
les risques radiologiques, ainsi que pour traiter de ces questions dans les médias.
Les termes techniques qui doivent être employés pour expliquer des notions
difficiles seront interprétés et utilisés par des auteurs et des journalistes qui n’ont
peut-être pas une juste idée de leur signification. Les auteurs, les réviseurs et
les relecteurs ne doivent pas oublier que certains termes qui ont un sens précis
et clair dans leur contexte scientifique et technique peuvent être interprétés ou
compris de façon erronée dans un contexte plus général.
User sans précaution de certaines expressions peut donner lieu, comme
cela s’est déjà vu, à la diffusion parmi le public de fausses idées qu’il est ensuite
difficile ou impossible de corriger. Par conséquent, lorsque l’on tente de résumer,
d’interpréter et de simplifier des textes techniques pour communiquer avec une
plus large audience, il faut veiller à ne pas simplifier à l’excès en ne mentionnant
pas les conditions et restrictions qui s’appliquent, et à ne pas induire en erreur par
l’emploi de termes ayant des acceptions à la fois scientifiques et générales.
Les mots et expressions qui pourraient induire en erreur sont par exemple
« attribuable », « contamination », « décès [excédentaires, statistiques] »,
« exposition », « trafic illicite [de matières nucléaires ou radioactives] »,
« [terrorisme, trafic] nucléaire », « protection » « radioactif », « risque » et « sûr »,
ainsi que les mots et expressions connexes. Cette précaution vaut en particulier
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pour les questions relatives à la vie et à la santé, notamment aux accidents mortels
et autres accidents majeurs, et pour d’autres thèmes à forte charge émotionnelle.
Enfin, on trouve le cas où un sens spécial, typique de la sûreté ou de
l’AIEA, est tellement attaché à certains mots que l’emploi de ces derniers dans
leur sens courant pourrait prêter à confusion. On peut citer par exemple les
mots « activité », « critique », « justification », « pratique », « prescription »
« recommandation », « guide » et « norme » (ainsi que l’emploi du présent de
l’indicatif et du conditionnel). S’il serait déraisonnable d’interdire l’emploi de
ces mots dans leur sens courant dans les publications de l’AIEA, il faudrait
néanmoins veiller tout particulièrement à ce qu’ils ne soient pas employés d’une
manière qui pourrait être ambiguë.
Utilisation par les réviseurs
Les réviseurs devraient se demander si chaque terme figurant dans une liste
de définitions dans une publication donnée a vraiment besoin d’être défini, et s’il
vaut mieux donner la définition dans une liste plutôt que dans le corps du texte
ou une note de bas de page. (Il va de soi qu’ils devraient aussi se demander si des
termes qui ne sont pas définis dans la publication ont besoin de l’être.)
Si un projet de norme de sûreté ou d’une autre publication relative à la
sûreté donne une définition différente de celle recommandée dans le Glossaire de
sûreté de l’AIEA, les réviseurs devraient s’assurer que :
a) celle qui est recommandée dans le glossaire de sûreté de l’AIEA ne pouvait
raisonnablement pas être retenue ;
b) celle qui est donnée dans le projet de publication exprime essentiellement
le même sens que la définition recommandée.
Les réviseurs devraient communiquer leurs recommandations pertinentes
à l’administrateur technique de l’AIEA responsable de la publication concernée.
Les réviseurs devront vérifier que les auteurs retiennent, utilisent et relient
les termes définis et d’autres mots de telle manière que des distinctions claires
soient faites, et puissent être déduites, entre, par exemple : les événements et les
situations (voir l’entrée événement) ; les accidents et les incidents ; ce qui est
réel (c.-à-d. ce qui se produit), possible (c.-à-d. ce qui pourrait se produire) ou
potentiel (c.-à-d. ce qui pourrait advenir), et ce qui est hypothétique (c.-à-d. ce
qui est postulé ou supposé) ; et ce qui est observé ou déterminé objectivement et
ce qui est décidé ou déclaré subjectivement.
Une attention particulière doit être accordée à la terminologie nouvelle
et révisée — en particulier dans les domaines de la conception des centrales
nucléaires, de la préparation et la conduite des interventions d’urgence, et de la
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protection contre les risques radiologiques. L’introduction de nouvelles notions
et d’une nouvelle terminologie peut entraîner des difficultés de compréhension,
et la profusion de termes définis peut compliquer la rédaction et la révision. Une
fois que les termes ont été définis, ils doivent être employés chaque fois qu’il y a
lieu, et les réviseurs et les spécialistes devront veiller à leur usage correct.
ÉVOLUTION ULTÉRIEURE DU GLOSSAIRE DE SÛRETÉ DE L’AIEA
Le Glossaire de sûreté de l’AIEA est censé être examiné et révisé selon
qu’il convient, de sorte qu’il reflète correctement la terminologie actuelle des
normes de sûreté de l’AIEA. L’examen et la révision du Glossaire de sûreté de
l’AIEA font l’objet d’une consultation appropriée, car cet ouvrage a également
pour but d’assurer la stabilité et l’harmonisation de la terminologie et de l’usage.
Les utilisateurs des normes de sûreté de l’AIEA (version anglaise ou
traduction) peuvent formuler des observations sur le Glossaire de sûreté de
l’AIEA sur la page web consacrée aux normes de sûreté ou en écrivant à l’adresse
de contact pour les normes de sûreté de l’AIEA ([Link]@[Link]).
Veuillez lire la préface et l’avant-propos ainsi que la présente introduction de
l’édition 2018 du Glossaire de sûreté de l’AIEA avant d’utiliser cet ouvrage et
avant de soumettre des observations ou des questions.
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A
A1
A1
Valeur de l’activité de matières radioactives sous forme spéciale qui figure
au tableau 2 [du Règlement de transport] ou qui est calculée comme indiqué au
chapitre IV [du Règlement de transport] et qui est utilisée pour déterminer les
limites d’activité aux fins des prescriptions du Règlement [de transport]. (Voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2], sections II et IV et tableau 2.)
A1 est l’activité maximale d’une matière radioactive sous forme spéciale pouvant
être transportée dans un colis du type A. Des fractions ou des multiples de A1 sont
aussi utilisés comme critères pour d’autres types de colis, etc.
La valeur correspondante pour toute autre forme de matières radioactives est A2.
A2
A2
Valeur de l’activité de matières radioactives autres que des matières
radioactives sous forme spéciale, qui figure au tableau 2 [du Règlement de
transport] ou qui est calculée comme indiqué au chapitre IV [du Règlement de
transport] et qui est utilisée pour déterminer les limites d’activité aux fins des
prescriptions du Règlement [de transport]. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2],
sections II et IV et tableau 2.)
A2 est l’activité maximale de toute matière radioactive autre qu’une matière
radioactive sous forme spéciale pouvant être transportée dans un colis du type A.
Des fractions ou des multiples de A2 sont aussi utilisés comme critères pour d’autres
types de colis, etc.
La valeur correspondante pour des matières radioactives sous forme spéciale est A1.
absorbeur consommable
burnable absorber
Matière absorbant les neutrons, utilisée pour gérer la réactivité, et qui a la
capacité particulière d’être consommée par absorption de neutrons.
Un absorbeur consommable sert à gérer la réactivité en aplanissant le flux
neutronique radial à l’intérieur d’un réacteur et à compenser l’appauvrissement des
matières fissiles dû au fonctionnement du réacteur, améliorant ainsi l’utilisation du
combustible.
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A
absorption
absorption (1, 2), uptake (3)
1. Voir sorption.
2. Voir type d’absorption pulmonaire.
3. Terme général désignant les processus par lesquels des radionucléides
pénètrent dans un système biologique à partir d’un autre.
Employé dans diverses situations, notamment pour décrire l’effet global lorsqu’il y
a plusieurs processus en jeu, comme dans l’absorption radiculaire {root uptake},
transfert des radionucléides du sol aux plantes par les racines.
absorption fractionnaire dans le tractus gastro-intestinal, f1,
ou le tractus alimentaire, fA
fractional absorption in the gastrointestinal tract, f1,
or in the alimentary tract, fA
Fraction d’un élément ingéré qui est directement absorbée dans les liquides
organiques. (Voir les réf. [20] à [22] et la réf. [32].)
On parle souvent plus familièrement du facteur de transfert dans l’intestin ou
« valeur f1 ».
Voir aussi type d’absorption pulmonaire, concept similaire pour l’activité
dans les voies respiratoires.
absorption radiculaire
root uptake
Voir absorption (3).
accélération maximale du sol
peak ground acceleration
Valeur maximale absolue de l’accélération du sol apparaissant sur un
accélérogramme ; accélération du sol la plus forte produite par un séisme sur
un site.
accélérogramme
accelerogram
Enregistrement de l’accélération du sol, généralement dans trois directions
orthogonales (c.-à-d. composantes), deux dans le plan horizontal et une dans le
plan vertical.
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A
accident
accident
1. Tout événement involontaire, y compris les fausses manœuvres, les
défaillances d’équipements ou d’autres anomalies, dont les conséquences réelles
ou potentielles ne sont pas négligeables du point de vue de la protection ou de la
sûreté.
accident de criticité {criticality accident}. Accident mettant en jeu la
criticité.
Généralement, un accident de criticité est une libération accidentelle d’énergie
résultant de la survenue involontaire d’une situation de criticité dans une installation
où des matières fissiles sont utilisées.
Un accident de criticité peut également se produire avec des matières fissiles en
cours d’entreposage ou de transport, par exemple.
accident grave {severe accident}. Accident plus grave qu’un accident de
dimensionnement qui donne lieu à une dégradation importante du cœur.
accident nucléaire {nuclear accident a), [nuclear incident] b)}.
a) [Tout accident mettant en jeu des installations ou des activités et qui
entraîne ou entraînera probablement un rejet de matières radioactives,
et qui a eu ou peut avoir pour conséquence un rejet transfrontière
important international susceptible d’avoir de l’importance du point de
vue de la sûreté radiologique pour un autre État.] (Voir la réf. [7].)
! Cette définition n’est pas explicitement présentée comme la définition
d’accident nucléaire, mais elle est déduite de celle du champ d’application
donnée à l’article premier de la Convention sur la notification rapide d’un
accident nucléaire. Toutefois, cette convention a un champ d’application limité,
et il n’est pas raisonnable de considérer qu’un accident nucléaire est uniquement
un accident qui a eu ou peut avoir pour conséquence un rejet transfrontière
important international.
b) Tout fait ou toute succession de faits de même origine qui cause un
[dommage nucléaire] ou, mais seulement en ce qui concerne les mesures
préventives, qui crée une menace grave et imminente de dommage de
cette nature. (Voir la réf. [35].)
! Cette acception est propre à la Convention sur la réparation complémentaire des
dommages nucléaires [35], réservée à cette convention, et devrait être évitée
ailleurs.
Voir aussi [dommage nucléaire].
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A
2. Voir événement et Échelle internationale des événements nucléaires et
radiologiques (INES).
! Dans l’édition de 2008 du manuel de l’utilisateur de l’INES [8], il y avait une
différence fondamentale entre la terminologie utilisée dans les normes de sûreté
et les désignations utilisées dans l’INES. En quelques mots, les événements qui
seraient considérés comme des accidents d’après la définition des normes de sûreté
peuvent être soit des accidents, soit des incidents selon la terminologie de l’INES.
En pratique, il ne s’agissait pas d’un problème important car les deux domaines sont
assez distincts et ont des finalités assez différentes. Toutefois, cela pouvait poser un
problème de communication avec les médias et le public.
accident de criticité
criticality accident
Voir accident (1).
accident de dimensionnement
design basis accident
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
accident grave
severe accident
Voir accident (1).
accident hors dimensionnement
beyond design basis accident
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
accident nucléaire
nuclear accident, [nuclear incident]
Voir accident (1).
accord de garanties
safeguards agreement
Accord entre l’AIEA et un ou plusieurs États Membres qui contient
l’engagement pris par un ou plusieurs de ces États de ne pas utiliser certains
articles d’une quelconque manière pouvant servir à des fins militaires et qui
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A
autorise l’AIEA à constater le respect de cet engagement. Cet accord peut
concerner :
a) un projet de l’AIEA ;
b) un arrangement bilatéral ou multilatéral dans le domaine de l’énergie
nucléaire au titre duquel il peut être demandé à l’AIEA d’appliquer des
garanties ; ou
c) une quelconque activité nucléaire d’un État soumise unilatéralement aux
garanties de l’AIEA.
acte radiologique
radiological procedure
Acte d’imagerie médicale ou acte thérapeutique faisant appel à des
rayonnements ionisants émis par un générateur de rayonnements, un dispositif
contenant une source scellée ou une source non scellée ou un radiopharmaceutique
administré au patient — p. ex. acte de radiodiagnostic, de médecine nucléaire, de
radiothérapie ou de planification des traitements, intervention guidée par l’image
ou autre intervention mettant en jeu des rayonnements.
action corrective
remedial action
Enlèvement d’une source ou réduction de son ampleur (activité ou quantité)
en vue de prévenir ou de réduire les expositions qui risqueraient autrement de se
produire dans une situation d’urgence ou une situation d’exposition existante.
Les actions correctives peuvent aussi être appelées actions protectrices, mais les
actions protectrices ne sont pas nécessairement des actions correctives.
Voir aussi remédiation et action protectrice.
action d’atténuation
mitigatory action
Voir action protectrice (1).
action d’intervention d’urgence
emergency response action
Voir intervention d’urgence.
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A
action de sûreté
safety action
Action unique effectuée par un système actionneur de sûreté.
Par exemple, insertion d’une barre de commande, fermeture des vannes de
confinement ou mise en route des pompes d’injection de sûreté.
action protectrice
protective action
1. Action visant à éviter ou à réduire les doses qui risqueraient autrement
d’être reçues dans une situation d’exposition d’urgence ou une situation
d’exposition existante.
Voir aussi action corrective.
Une telle action relève de la radioprotection (voir protection (1), et protection et
sûreté).
Le terme « mesure de protection » a été employé dans la publication GSR Part 3.
action d’atténuation {mitigatory action}. Action immédiate de l’exploitant
ou d’une autre partie visant à :
1) réduire le risque d’apparition de conditions qui pourraient entraîner une
exposition ou un rejet de matières radioactives nécessitant des actions
d’intervention urgentes sur le site ou hors du site ;
2) atténuer l’état d’une source qui pourrait entraîner une exposition ou un
rejet de matières radioactives nécessitant des actions d’intervention
d'urgence sur le site ou hors du site.
action protectrice rapide {early protective action}. Action protectrice en
cas de situation d’urgence nucléaire ou radiologique qui peut être entreprise
dans un délai de quelques jours à quelques semaines et rester efficace.
Les actions protectrices rapides les plus courantes sont le relogement et les
restrictions à long terme de la consommation d’aliments potentiellement contaminés.
action protectrice urgente {urgent protective action}. Action protectrice en
situation d’urgence nucléaire ou radiologique qui doit être mise en œuvre
rapidement (normalement dans un délai de quelques heures à une journée)
pour être efficace et dont l’efficacité est considérablement réduite par un
retard.
Les actions protectrices urgentes comprennent la prophylaxie à l’iode, l’évacuation,
la mise à l’abri de courte durée, les actions visant à réduire l’ingestion par
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A
inadvertance, la décontamination des personnes et la prévention de l’ingestion de
produits alimentaires, de lait et d’eau risquant d’être contaminés.
Une action protectrice urgente préventive {precautionary urgent protective action}
est une action protectrice urgente mise en œuvre avant ou peu après un rejet de
matières radioactives ou une exposition, en fonction des conditions existantes pour
éviter ou réduire le plus possible les effets déterministes graves.
2. Action d’un système de protection nécessitant le fonctionnement d’un
dispositif actionneur de sûreté particulier.
Une telle action relève de la protection au sens 2).
action protectrice rapide
early protective action
Voir action protectrice (1).
action protectrice urgente
urgent protective action
Voir action protectrice (1).
action protectrice urgente préventive
precautionary urgent protective action
Voir action protectrice : action protectrice urgente.
activation
activation
Processus d’induction de la radioactivité dans une matière par irradiation
de cette matière.
Dans le contexte des installations nucléaires, le terme activation est utilisé pour
désigner l’induction involontaire de la radioactivité dans les modérateurs, les
caloporteurs et les matériaux de structure ou de protection due à une irradiation
neutronique.
Dans le contexte de la production de radio-isotopes, le terme activation est utilisé
pour désigner l’induction volontaire de la radioactivité par activation neutronique.
Dans d’autres contextes, l’activation est un effet secondaire accessoire d’une
irradiation effectuée dans d’autres buts, comme la stérilisation de produits médicaux
ou l’amélioration de la couleur de pierres précieuses à des fins esthétiques.
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A
activité
activity
1. Grandeur A pour une quantité de radionucléides dans un état énergétique
donné à un instant donné, définie par la relation :
dN
A(t ) =
dt
où dN est la valeur attendue du nombre de transformations nucléaires spontanées
correspondant à cet état énergétique dans l’intervalle de temps dt.
Rythme auquel se produisent les transformations nucléaires dans une matière
radioactive. Cette équation est parfois donnée sous la forme
dN
A(t ) = −
dt
où N est le nombre de noyaux du radionucléide, et donc le taux de changement de N
avec le temps est négatif. Numériquement, les deux formes sont identiques.
L’unité SI d’activité est l’inverse de la seconde (s-1), appelée becquerel (Bq).
Exprimées auparavant en curie (Ci) ; les valeurs d’activité peuvent être données en
Ci (avec entre parenthèses l’équivalent en Bq) si elles proviennent d’une référence
où cette unité est utilisée.
activité spécifique {specific activity}. L’activité spécifique d’un
radionucléide est l’activité par unité de masse de ce radionucléide.
L’activité spécifique d’une matière est l’activité par unité de masse ou de
volume de la matière dans laquelle les radionucléides sont pour l’essentiel
répartis uniformément.
Dans le cadre du Règlement de transport, l’activité spécifique d’une
matière est l’activité par unité de masse de la matière dans laquelle les
radionucléides sont pour l’essentiel répartis uniformément. (Voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
La distinction entre activité spécifique et concentration d’activité {activity
concentration} est un sujet de controverse. Certains considèrent ces expressions
comme synonymes et peuvent préférer l’une ou l’autre (comme ci-dessus). La norme
ISO 921 [9] distingue l’activité spécifique, définie comme l’activité par unité de
masse, et la concentration d’activité, définie comme l’activité par unité de volume.
D’autres utilisent activité spécifique (habituellement au sens d’activité par unité de
masse) pour des échantillons purs de radionucléides ou, dans un sens plus large,
pour les cas où un radionucléide est intrinsèquement présent dans la matière
(p. ex. 14C présent dans des matières organiques, 235U présent dans l’uranium
naturel), même si la quantité de radionucléide est modifiée artificiellement. Dans ce
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A
cas, l’expression concentration d’activité (activité par unité de masse ou par unité de
volume) est utilisée pour toute autre situation (p. ex. lorsque l’activité est sous forme
de contamination dans ou sur une matière).
En général, l’expression concentration d’activité est plus largement applicable, plus
parlante et plus difficile à confondre avec des expressions sans rapport (comme
« activités spécifiées ») que l’expression activité spécifique. Elle est donc préférée à
l’expression activité spécifique pour l’usage général dans les publications de l’AIEA
sur la sûreté.
2. Voir installations et activités.
activité autorisée
authorized activity
Voir installations et activités.
activité minimale détectable (AMD)
minimum detectable activity (MDA)
Radioactivité dans un échantillon qui produit un taux de comptage qui sera
détecté (c’est-à-dire supérieur au rayonnement de fond) avec un certain niveau de
confiance.
Le « niveau de confiance » est généralement fixé à 95 %, c’est-à-dire qu’un
échantillon qui contient exactement l’AMD sera, du fait de fluctuations aléatoires,
considéré comme ne présentant pas de radioactivité dans 5 % des cas.
On parle parfois de seuil de détection {detection limit, lower limit of detection}.
Le taux de comptage pour un échantillon contenant l’AMD est appelé niveau de
détermination {determination level}.
activité minimale significative (AMS)
minimum significant activity (MSA)
Radioactivité dans un échantillon qui produit un taux de comptage que
l’on peut, de manière fiable, distinguer du rayonnement de fond avec un certain
niveau de confiance.
Un échantillon qui contient exactement l’AMS sera, du fait de fluctuations aléatoires,
considéré comme ne présentant pas de radioactivité dans 50 % des cas, alors qu’un
échantillon correspondant vraiment au rayonnement de fond sera considéré comme
ne présentant pas de radioactivité dans 95 % des cas.
On parle parfois de seuil de décision {decision limit}. Le taux de comptage pour un
échantillon contenant l’AMS est appelé niveau critique {critical level}.
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A
activité spécifique
specific activity
Voir activité (1).
activité volcanique
volcanic activity
Phénomène ou processus observé sur un volcan ou dans un champ
volcanique, lequel est lié à la présence de magma et de gaz chauds émanant
de la Terre et à l’interaction de ceux-ci avec les roches crustales ou les eaux
souterraines voisines.
L’activité volcanique recouvre la sismicité, l’émanation de fumerolles et de gros
flux de chaleur, l’émission de gaz souterrains, l’apparition de sources thermales, les
phénomènes de déformation, la formation de crevasses dans le sol, la surpression
des aquifères et l’émission de cendres. L’expression englobe l’instabilité volcanique
et l’éruption volcanique.
adsorption
adsorption
Voir sorption.
advection
advection
Mouvement d’une substance ou transfert de chaleur dû au mouvement du
gaz (généralement l’air) ou du liquide (généralement l’eau) dans lequel elle se
trouve.
Ce terme est parfois utilisé avec le sens plus courant de transfert de chaleur par
mouvement horizontal de l’air, mais dans les publications de l’AIEA, il l’est plus
souvent dans un sens plus général, surtout dans le domaine de l’évaluation de la
sûreté, pour désigner le mouvement d’un radionucléide dû au mouvement du liquide
dans lequel il est dissous ou en suspension.
Comparer avec diffusion (déplacement du radionucléide par rapport au milieu).
Voir aussi dispersion et diffusion.
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A
aéronef de passagers
passenger aircraft
Aéronef qui transporte toute personne autre qu’un membre de l’équipage,
un employé du transporteur voyageant à titre officiel, un représentant autorisé
d’une autorité nationale compétente ou une personne accompagnant un envoi ou
d’autres marchandises. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
aéronef-cargo
cargo aircraft
Tout aéronef, autre qu’un aéronef de passagers, qui transporte des
marchandises ou des biens. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
agrément, approbation
approval
Consentement donné par un organisme de réglementation.
Terme normalement utilisé pour désigner toute forme de consentement d’un
organisme de réglementation qui ne satisfait pas à la définition de l’autorisation.
Toutefois, dans le Règlement de transport [2] (voir approbation multilatérale et
agrément unilatéral – le terme approbation n’est pas défini séparément dans le
contexte du Règlement de transport), approbation est essentiellement synonyme
d’autorisation.
agrément multilatéral, approbation multilatérale {multilateral approval}.
Approbation ou agrément donné par l’autorité compétente du pays
d’origine d’une expédition ou d’un modèle, selon le cas, et, si l’envoi doit
être transporté sur le territoire d’un autre pays, par l’autorité compétente de
ce pays. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
agrément unilatéral {unilateral approval}. Agrément d’un modèle qui
doit être donné seulement par l’autorité compétente du pays d’origine du
modèle. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
agrément multilatéral
multilateral approval
Voir agrément.
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A
agrément unilatéral
unilateral approval
Voir agrément.
ALARA (aussi bas que raisonnablement possible)
ALARA (as low as reasonably achievable)
Voir optimisation (de la protection et de la sûreté).
aléa sismique
seismic hazard
Probabilité qu’un séisme d’une certaine magnitude se produise dans une
région donnée pendant une période donnée.
Le terme « risque sismique » a été utilisé dans la publication SSR-1.
alerte
alert
Voir classe d’urgence.
aliment, denrée alimentaire
food
Toute substance transformée, semi-transformée ou brute qui est destinée à
l’alimentation humaine.
Ce terme englobe les produits alimentaires, les boissons (autres que l’eau douce),
le chewing-gum et les substances utilisées dans la fabrication et la transformation
des denrées alimentaires, mais n’englobe ni les cosmétiques, ni le tabac, ni les
médicaments. Dans ce contexte, la « consommation » s’entend de l’ingestion.
aliment pour animaux
feed
Toute substance composée d’un ou plusieurs ingrédients, transformée,
semi-transformée ou brute, qui est destinée à l’alimentation directe des animaux
dont les produits sont destinés à la consommation humaine.
24
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A
analogue naturel
natural analogue
Situation existant dans la nature, utilisée comme modèle pour les processus
intervenant dans des systèmes artificiels.
L’utilisation d’un analogue naturel permet de tirer des conclusions utiles pour
évaluer la sûreté d’une installation nucléaire prévue ou existante.
En particulier, les gisements de minerais contenant des radionucléides dont les
migrations pendant de très longues périodes peuvent être analysées et les résultats
utilisés pour modéliser le comportement potentiel de ces radionucléides ou de
radionucléides semblables dans la géosphère sur une longue période peuvent être
utilisés comme analogues naturels.
analyse
analysis
Les termes analyse et évaluation sont souvent utilisés l’un pour l’autre, en particulier
dans les expressions plus spécifiques comme analyse de la sûreté. Toutefois, analyse
évoque généralement le déroulement et le résultat d’une étude visant à comprendre
l’objet de l’analyse, alors que évaluation peut aussi évoquer le fait de porter une
appréciation ou un jugement sur l’acceptabilité. Le mot analyse est aussi souvent
associé à l’utilisation d’une technique spécifique. Une ou plusieurs formes d’analyse
peuvent donc intervenir dans une évaluation.
analyse coûts-avantages
cost-benefit analysis
Estimation technique et économique systématique des effets positifs
(avantages) et des effets négatifs (inconvénients, y compris les coûts monétaires)
de la mise en œuvre d’une action.
Technique d’aide à la prise de décisions souvent utilisée dans l’optimisation de
la protection et de la sûreté. Cette technique et d’autres sont examinées dans la
référence [10].
analyse de la sûreté
safety analysis
Estimation des dangers potentiels associés à l’exploitation d’une
installation ou à la conduite d’une activité.
L’analyse formelle de la sûreté fait partie de l’évaluation globale de la sûreté,
c’est-à-dire du processus systématique mis en œuvre tout au long de la conception
(et de la durée de vie de l’installation ou de l’activité) pour s’assurer que la
conception proposée (ou effective) satisfait à toutes les prescriptions de sûreté
pertinentes.
25
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A
Les expressions analyse de la sûreté et évaluation de la sûreté sont souvent utilisées
l’une pour l’autre. Toutefois, lorsque la distinction est importante, il conviendrait
d’utiliser analyse de la sûreté pour désigner le processus documenté aux fins de
l’étude de la sûreté, et évaluation de la sûreté pour désigner le processus documenté
aux fins de l’estimation qualitative de la sûreté – par exemple, estimation de
la gravité des dangers, estimation de la performance des mesures de sûreté et
appréciation de leur adéquation, ou quantification de l’impact radiologique général
ou de la sûreté d’une installation ou d’une activité.
analyse de sensibilité
sensitivity analysis
Examen quantitatif de la manière dont le comportement d’un système varie
sous l’effet de changements, en général de la valeur des paramètres déterminants.
Une approche commune est la variation des paramètres, dans laquelle on examine
comment les résultats varient avec la valeur d’un ou de plusieurs paramètres d’entrée
dans une plage raisonnable autour de valeurs de référence ou moyennes choisies, et
l’analyse des perturbations, dans laquelle les variations des résultats sous l’effet de
changements des valeurs de tous les paramètres d’entrée sont obtenues par analyse
différentielle ou intégrale.
analyse des incertitudes
uncertainty analysis
Analyse visant à estimer les incertitudes et les limites d’erreur pour les
grandeurs intervenant dans la solution d’un problème, et pour les résultats
obtenus.
analyse déterministe
deterministic analysis
Analyse utilisant, pour les paramètres clés, des valeurs numériques uniques
(prises comme ayant une probabilité de 1), conduisant à un seul résultat.
Dans le domaine de la sûreté des installations nucléaires, par exemple, cela suppose
que l’on se concentre sur les types d’accident, les rejets de matières radioactives
et les conséquences, sans tenir compte des probabilités de différentes séquences
d’événements.
Généralement utilisée avec des valeurs de type « hypothèse la plus probable »
ou « hypothèse prudente », sur la base d’avis d’experts et de la connaissance des
phénomènes qui sont modélisés.
Opposé : analyse probabiliste ou analyse stochastique.
Voir aussi analyse probabiliste.
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A
analyse par arbre d’événements
event tree analysis
Technique inductive qui part d’événements initiateurs postulés de base et
décrit la propagation logique de leurs effets jusqu’à la défaillance d’un système.
L’arbre d’événements est l’illustration graphique des divers effets possibles
d’événements initiateurs postulés spécifiés.
L’analyse par arbre de défaillances considère des chaînes similaires d’événements,
mais commence par l’autre bout (c.-à-d. par les « effets » plutôt que par les
« causes »). Une fois achevés, les arbres d’événements et les arbres de défaillances
pour une série d’événements donnés sont similaires.
analyse par arbre de défaillances
fault tree analysis
Technique déductive qui commence par postuler et définir des défaillances
et en déduit systématiquement les événements ou les combinaisons d’événements
qui ont causé ces défaillances.
L’arbre de défaillances est l’illustration graphique des événements.
L’analyse par arbre d’événements considère des chaînes similaires d’événements,
mais commence par l’autre bout (c.-à-d. par les « causes » plutôt que par les
« effets »). Une fois achevés, les arbres d’événements et les arbres de défaillances
pour une série d’événements donnés sont similaires.
analyse probabiliste
probabilistic analysis
L’expression analyse probabiliste est souvent considérée comme synonyme
d’analyse stochastique {stochastic analysis}. Toutefois, au sens strict, le terme
« stochastique » est directement lié à l’idée de caractère aléatoire (ou au moins de
caractère aléatoire apparent) alors que le terme « probabiliste » est directement lié
aux probabilités, et donc seulement indirectement à l’idée de caractère aléatoire.
Un événement ou un processus naturel serait mieux décrit comme « stochastique »
(comme dans effet stochastique), alors que le terme « probabiliste » serait plus
approprié pour décrire une analyse mathématique d’événements ou de processus
stochastiques et leurs conséquences [une telle analyse ne serait, au sens strict,
« stochastique » que si la méthode d’analyse elle-même inclut un élément de
caractère aléatoire (par exemple : analyse de Monte-Carlo)].
analyse stochastique
stochastic analysis
Voir analyse probabiliste.
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A
appareil de radiothérapie à haute énergie
high energy radiation therapy equipment
Appareil à rayons X et autres types de générateurs de rayonnements
capables de fonctionner à des tensions de génération supérieures à 300 kV et
appareils de téléthérapie utilisant des radionucléides.
appareils de radiologie médicale
medical radiological equipment
Appareils de radiologie utilisés dans les installations de radiologie médicale
pour la réalisation d’actes radiologiques et permettant soit d’exposer un individu,
soit de contrôler ou d’influencer directement l’ampleur de l’exposition. Ce terme
s’applique aux générateurs de rayonnements, tels que les appareils à rayons X ou
les accélérateurs linéaires à usage médical, aux dispositifs contenant des sources
scellées, tels que les appareils de cobalthérapie, ainsi qu’aux dispositifs utilisés
pour des actes d’imagerie médicale impliquant une capture d’images à l’aide
de rayonnements ionisants, tels que les gamma-caméras, les intensificateurs
d’image, les détecteurs à écran plat ou les systèmes hybrides comme les appareils
de tomographie à émission de positons couplée à la tomodensitométrie.
approbation
approval
Voir agrément.
approbation multilatérale
multilateral approval
Voir agrément.
approche de bout en bout
‘cradle to grave’ approach
Approche tenant compte de tous les stades de la durée de vie utile d’une
installation, d’une activité ou d’un produit.
Exemple : approche de bout en bout de la sûreté et de la sécurité des sources
radioactives.
Voir gestion du cycle de vie.
Voir gestion du vieillissement.
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A
approche graduée
graded approach
1. Dans un système de contrôle, comme un système réglementaire ou un
système de sûreté, processus ou méthode selon lequel la rigueur des mesures de
contrôle et des conditions à appliquer correspond, dans la mesure du possible,
à la probabilité, aux conséquences potentielles et aux risques d’une perte de
contrôle.
Une approche graduée peut être, par exemple, une méthode structurée dans le cadre
de laquelle la rigueur des prescriptions appliquées varie selon les circonstances, les
systèmes réglementaires et les systèmes de gestion adoptés, etc.
Il s’agit par exemple d’une méthode dans laquelle :
1) l’importance et la complexité d’un produit ou d’un service sont déterminées ;
2) les effets potentiels du produit ou du service sur la santé, la sûreté, la sécurité,
l’environnement, l’obtention de la qualité voulue et la réalisation des objectifs de
l’organisme sont déterminés ;
3) les conséquences d’une défaillance d’un produit ou de la mauvaise exécution d’un
service sont prises en compte.
L’application d’une approche graduée vise à assurer que les niveaux d’analyse, de
documentation et d’action nécessaires correspondent, par exemple, à l’ampleur des
risques radiologiques et non radiologiques, à la nature et aux particularités d’une
installation et au stade de la durée de vie d’une installation.
2. Application de prescriptions de sûreté en fonction des caractéristiques
des installations et activités ou de la source, et de l’ampleur et de la probabilité
des expositions.
Voir aussi exclusion, exemption, libération et optimisation.
argumentaire de sûreté
safety case
Ensemble d’arguments et d’éléments d’information relatifs à la sûreté
d’une installation ou d’une activité.
Il comprend normalement les conclusions d’une évaluation de la sûreté et une
déclaration de confiance dans ces conclusions.
Pour une installation de stockage définitif, l’argumentaire de sûreté peut porter
sur un stade particulier de la mise en place. En pareil cas, il devrait indiquer s’il
existe des questions non résolues et donner des orientations pour tenter de résoudre
celles-ci à des stades ultérieurs.
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A
arrangement spécial
special arrangement
Dispositions, approuvées par l’autorité compétente, en vertu desquelles les
envois qui ne satisfont pas à toutes les prescriptions applicables du Règlement
[de transport] peuvent être transportés. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
arrêt
shutdown
Voir mise à l’arrêt.
arrêt d’urgence
scram
Mise à l’arrêt rapide d’un réacteur nucléaire dans une situation d’urgence.
Voir aussi transitoire anticipé sans arrêt d’urgence.
assainissement
cleanup
Voir déclassement (1).
assemblage combustible
fuel assembly
Ensemble d’éléments combustibles et de composants associés qui est
chargé dans un cœur de réacteur et en est retiré ultérieurement d’un seul tenant.
assemblage critique
critical assembly
Assemblage contenant des matières fissiles et conçu pour entretenir une
réaction de fission en chaîne contrôlée à basse puissance, qui est utilisé pour
étudier la géométrie et la composition d’un cœur.
Un assemblage critique — étant conçu et utilisé pour entretenir des réactions
nucléaires — peut faire l’objet de modifications fréquentes de la configuration du
cœur et du réseau du réacteur et être utilisé fréquemment comme maquette pour la
configuration d’un cœur de réacteur.
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A
assistant dans une situation d’urgence
helper in an emergency
Personne du public qui apporte une aide spontanément et volontairement
dans une situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
Les assistants dans une situation d’urgence sont protégés et savent qu’ils peuvent
être exposés à des rayonnements en intervenant dans une situation d’urgence
nucléaire ou radiologique.
assurance de la conformité
compliance assurance
Programme systématique de mesures appliqué par un organisme de
réglementation et visant à garantir que les dispositions des règlements sont
respectées dans la pratique.
L’assurance de la conformité est un programme systématique de mesures appliqué
par une autorité compétente et visant à garantir que les dispositions du Règlement de
transport sont respectées dans la pratique. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
Cette expression peut être utilisée dans des contextes variés avec essentiellement le
même sens, mais souvent sans définition explicite.
assurance de la qualité
quality assurance
Fonction d’un système de gestion qui garantit que des prescriptions
spécifiques seront respectées.
! L’AIEA a révisé les prescriptions et les orientations relatives à l’assurance de
la qualité de ses normes de sûreté sur les systèmes de gestion pour la sûreté des
installations et activités utilisant des rayonnements ionisants.
! Les expressions gestion de la qualité et système de gestion ont été adoptées dans
les normes révisées au lieu des expressions assurance de la qualité et programme
d’assurance de la qualité.
Des actions programmées et systématiques sont nécessaires pour donner l’assurance
qu’un élément, un processus ou un service satisfera à des exigences de qualité
données, par exemple celles qui sont spécifiées dans la licence.
Cette définition est légèrement modifiée par rapport à celle qui figure dans le
document ISO 921:1997 [9] de l’Organisation internationale de normalisation : le
membre de phrase « un produit ou un service » a été remplacé par « un article, un
processus ou un service », et un exemple a été ajouté.
On trouvera une définition plus générale de l’assurance de la qualité (ensemble des
actions programmées et systématiques nécessaires pour garantir qu’une structure,
un système ou un composant fonctionnera de manière satisfaisante en service) et des
définitions des termes et expressions connexes dans le document ISO 9000:2015 [39]
de l’Organisation internationale de normalisation.
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A
atténuation
attenuation
Réduction de l’intensité d’un rayonnement traversant une matière due à des
processus comme l’absorption et la diffusion.
Par analogie, ce terme est aussi utilisé pour d’autres situations dans lesquelles
certaines propriétés, certaines caractéristiques ou certains paramètres radiologiques
sont progressivement atténués au cours de la traversée d’un milieu (p. ex., la
diminution de la concentration d’activité dans les eaux souterraines traversant la
géosphère du fait de processus tels que la sorption).
audit
audit
Voir évaluation (2) : évaluation indépendante.
autoévaluation
self-assessment
Voir évaluation (2).
autoévaluation de la direction
management self-assessment
Voir évaluation (2).
autorisation
authorization
Délivrance par un organisme de réglementation, ou un autre organisme
officiel, d’un document écrit autorisant une personne ou organisme (l’exploitant)
à exécuter certaines activités spécifiées.
L’autorisation peut être, par exemple, l’octroi d’une licence, la certification
(délivrance d’un certificat) ou l’enregistrement.
Le terme autorisation est parfois utilisé pour désigner le document qui accorde cette
permission.
L’autorisation revêt généralement un caractère plus formel que l’approbation.
Le terme approbation est normalement utilisé pour désigner toute forme de
consentement d’un organisme de réglementation qui ne satisfait pas à la définition
de l’autorisation. Toutefois, dans le Règlement de transport [2], le terme approbation
est essentiellement synonyme d’autorisation.
Voir aussi approbation : approbation multilatérale et agrément unilatéral.
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A
autorité compétente
competent authority
Toute autorité ou tout organisme désigné ou autrement reconnu comme
tel à toute fin visée par le Règlement de transport. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
! Cette expression est utilisée uniquement dans le contexte du Règlement de
transport [2] par souci de cohérence avec la terminologie utilisée dans le domaine
plus large de la réglementation du transport de marchandises dangereuses. Dans les
autres cas, il convient d’utiliser l’expression organisme de réglementation, qui est
essentiellement synonyme d’autorité compétente.
autorité de santé
health authority
Autorité publique (au niveau national, régional ou local) qui est chargée des
politiques et des interventions, y compris l’élaboration de normes et la fourniture
d’orientations, pour le maintien ou l’amélioration de la santé humaine et qui est
légalement habilitée à faire appliquer ces politiques et interventions.
autre action d’intervention
other response action
Voir intervention d’urgence.
autre situation d’urgence nucléaire ou radiologique
other nuclear or radiological emergency
Voir classe d’urgence.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
B
barre de combustible
fuel rod
Voir élément combustible.
barrière
barrier
Obstacle physique qui empêche ou entrave le passage de personnes ou de
radionucléides ou certains autres phénomènes (p. ex. le feu), ou protège contre
les rayonnements.
Voir aussi gaine, confinement et défense en profondeur.
! L’expression « barrière chimique » est parfois utilisée dans le contexte du stockage
définitif des déchets, pour décrire l’effet chimique d’une matière qui augmente
l’ampleur de la réaction chimique des radionucléides avec la matière ou la roche
hôte, et inhibe ainsi la migration de ces radionucléides.
La barrière chimique n’est pas une barrière au sens strict du terme défini ci-dessus
(à moins que la matière ne constitue aussi une barrière physique), mais son effet
pourrait être équivalent à celui d’une barrière, et il peut être commode de la
considérer comme telle.
fonctions de sûreté multiples {multiple safety functions}. Aux fins de
l’exécution des fonctions de sûreté multiples par un système de stockage
définitif, le confinement et l’isolement des déchets sont assurés par
au moins deux barrières naturelles ou artificielles de l’installation de
stockage définitif, au moyen de divers processus ou propriétés physiques et
chimiques, en conjonction avec des contrôles opérationnels.
barrière anti-intrusion
intrusion barrier
Élément d’une installation de stockage définitif conçu pour empêcher le
contact fortuit entre les déchets et des personnes, des animaux ou des plantes.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
B
barrières multiples
multiple barriers
Deux barrières naturelles ou artificielles ou plus utilisées pour isoler des
déchets radioactifs dans une installation de stockage définitif et empêcher la
migration des radionucléides depuis cette installation.
base de conception
design basis
Éventail des conditions et des événements pris explicitement en
considération dans la conception des structures, systèmes et composants et du
matériel d’une installation, conformément aux critères fixés, de façon que
l’installation puisse y résister sans dépassement des limites autorisées.
base de l’autorisation
licensing basis
Ensemble de prescriptions réglementaires applicables à une installation
nucléaire.
Outre l’ensemble de prescriptions réglementaires, la base de l’autorisation peut aussi
comporter des accords et des engagements pris par l’organisme de réglementation et
le titulaire de licence (p. ex. sous forme d’un échange de lettres ou de déclarations
faites au cours de réunions techniques).
bateau (pour le transport de marchandises)
vessel (for carrying cargo)
Bateau de navigation maritime (navire) ou bateau de navigation intérieure,
utilisé pour le transport de marchandises. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
becquerel (Bq)
becquerel (Bq)
Unité SI d’activité, égale à une désintégration par seconde.
Le becquerel remplace le curie (Ci), qui n’est pas une unité SI. 1 Bq = 27 pCi
(2,7 × 10-11 Ci) approximativement. 1 Ci = 3,7 × 1010 Bq.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
B
biais
bias
Mesure de l’erreur systématique entre une valeur réelle ou vraie et une
prédiction au moyen d’un modèle ou d’une valeur moyenne mesurée. Le biais
d’un modèle représente la tendance d’un modèle à prédire une valeur plus haute
ou plus basse que la valeur réelle.
biosphère
biosphere
Partie de l’environnement normalement occupée par les organismes vivants.
Dans la pratique, la biosphère n’est pas habituellement définie de façon très précise,
mais on considère généralement qu’elle comprend l’atmosphère et la surface de la
Terre, et notamment le sol, les masses d’eau de surface, les mers et les océans et
leurs sédiments. Il n’y a pas de définition généralement acceptée de la profondeur
à partir de laquelle le sol ou les sédiments cessent de faire partie de la biosphère,
mais on peut considérer normalement qu’il s’agit de la profondeur affectée par les
activités humaines fondamentales, en particulier l’agriculture.
En ce qui concerne la sûreté de la gestion des déchets radioactifs en particulier, on
distingue habituellement la biosphère de la géosphère.
bipasse
bypass
Mécanisme servant à inhiber, volontairement mais provisoirement, le
fonctionnement d’un circuit ou d’un système, par exemple en court-circuitant les
contacts d’un relais.
bipasse de fonctionnement
operational bypass
Bipasse de certaines actions protectrices lorsque celles-ci ne sont pas
nécessaires au cours d’un mode particulier de fonctionnement de la centrale.
! Un bipasse de fonctionnement peut être utilisé lorsque l’action protectrice empêche
ou pourrait empêcher un fonctionnement fiable avec le mode requis.
bipasse de maintenance
maintenance bypass
Bipasse d’un équipement d’un système de sûreté pendant la maintenance,
un essai ou une réparation.
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B
blocage de la thyroïde par l’iode
iodine thyroid blocking
Administration d’un composé de l’iode stable (généralement de l’iodure de
potassium) pour prévenir ou atténuer l’incorporation d’isotopes radioactifs de
l’iode par la thyroïde lors d’une situation d’urgence nucléaire ou radiologique
mettant en jeu de l’iode radioactif.
Le blocage de la thyroïde par l’iode est une action protectrice urgente.
Si les expressions « prophylaxie à l’iode stable », « blocage de la thyroïde » et
« blocage de la fixation d’iode » désignent parfois le même concept, c’est l’expression
blocage de la thyroïde par l’iode qui est privilégiée dans les publications de l’AIEA.
bombe volcanique
volcano generated missile
Matériau pyroclastique, souvent de grande taille, qui est violemment
expulsé, suit une trajectoire verticale depuis la cheminée volcanique jusqu’à la
surface en raison de l’activité explosive dans la cheminée et retombe sous l’effet
de la gravité.
Les bombes volcaniques peuvent être constituées de n’importe quel matériau,
comme des fragments de roche, des arbres et des débris structurels, qui sont
rapidement transportés par des phénomènes d’entraînement très dynamiques et qui
peuvent frapper des structures, provoquant des dommages considérables, même
au-delà du champ couvert par le flux principal.
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C
capacité de « client informé »
‘informed customer’ capability
Faculté d’un organisme de bien comprendre et connaître le produit ou le service
fourni.
caractérisation
characterization
1. Détermination de la nature et de l’activité des radionucléides présents en
un lieu donné.
La caractérisation est, par exemple, la détermination des radionucléides présents
dans un échantillon pour dosage biologique ou une zone contaminée par des
matières radioactives (par exemple comme première étape de la planification
de la remédiation). Dans ce contexte, il convient d’éviter toute confusion avec la
définition, différente, de l’expression caractérisation du site.
2. Détermination du caractère de quelque chose.
Il s’agit là de la définition courante du dictionnaire, qu’il n’est pas besoin
normalement d’inclure dans un glossaire spécialisé. Elle figure ici uniquement pour
distinguer l’usage courant de l’usage plus restreint indiqué sous (1).
caractérisation de déchets {characterization of waste, waste
characterization}. Détermination des propriétés physiques, mécaniques,
chimiques, radiologiques et biologiques de déchets radioactifs en
vue d’établir la nécessité d’un ajustement, d’un traitement ou d’un
conditionnement ou la possibilité de manutention, de transformation,
d’entreposage ou de stockage définitif ultérieurs.
La caractérisation de déchets, conformément aux prescriptions établies ou
approuvées par l’organisme de réglementation, est un processus de gestion des
déchets avant stockage définitif qui, à diverses étapes, fournit des informations
utiles pour l’application de contrôles et la fourniture de l’assurance que la forme du
déchet ou le colis de déchets satisfera aux critères d’acceptation des déchets pour la
transformation, l’entreposage, le transport et le stockage définitif des déchets.
caractérisation du site (d’une installation de stockage définitif) {site
characterization (of the site for a disposal facility)}. Études et activités
détaillées menées en surface et sous la surface pour déterminer les
conditions radiologiques sur le site ou évaluer un site potentiel de stockage
définitif en vue d’obtenir des informations visant à établir si le site convient
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C
pour une installation de stockage définitif et à évaluer la performance à
long terme d’une installation de stockage définitif sur le site.
La caractérisation du site est un stade du choix du site d’une installation de stockage
définitif qui suit l’étude de zones et précède la confirmation du site pour une
installation de stockage définitif.
L’expression caractérisation du site peut aussi désigner le processus de choix du site
pour toute autre installation autorisée.
Voir aussi évaluation du site, qui inclut la caractérisation du site et n’est
pas spécifique du site d’une installation de stockage définitif, et étude de zones.
caractérisation de déchets
characterization of waste, waste characterization
Voir caractérisation (2).
caractérisation du site
site characterization
Voir caractérisation (2).
catégorie de préparation des interventions d’urgence
emergency preparedness category
Voir préparation des interventions d’urgence.
catégorie de sûreté
safety category
Voir catégorisation de sûreté.
catégories d’exposition
exposure categories
exposition du public {public exposure}. Exposition de personnes du
public due à des sources dans des situations d’exposition planifiée, des
situations d’exposition d’urgence et des situations d’exposition existante, à
l’exclusion de l’exposition professionnelle et de l’exposition médicale.
exposition médicale {medical exposure}. Exposition des patients subissant
un examen diagnostique médical ou dentaire (exposition diagnostique
{diagnostic exposure}) ou recevant un traitement médical (exposition
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C
thérapeutique {therapeutic exposure}), des personnes s’occupant de
patients et des volontaires participant à un programme de recherche
biomédicale.
Voir patient.
exposition professionnelle {occupational exposure}. Exposition des
travailleurs dans le cadre de leur travail.
catégorisation de sûreté
safety categorization
Dans le contexte des centrales nucléaires, classement en un nombre limité
de catégories de sûreté des fonctions nécessaires à l’exécution des fonctions
de sûreté principales pour différents états de la centrale, y compris les modes
de fonctionnement normal, sur la base de leur importance du point de vue de la
sûreté.
Voir les réf. [18] et [53].
cause directe
direct cause
Faiblesse latente (et les raisons de cette faiblesse) qui permet ou entraîne
l’apparition de la cause observée d’un événement initiateur.
Les actions correctives conçues pour parer aux causes directes sont parfois appelées
réparations {repairs}.
cause observée
observed cause
Défaillance, action, omission ou condition qui conduit directement à un
événement initiateur.
cause profonde
root cause
Cause fondamentale d’un événement initiateur dont la correction suffit à
empêcher que l’événement se reproduise (absence de détection et de correction
de la (des) faiblesses(s) latente(s) pertinente(s) et raisons de cette absence).
Les mesures correctives conçues pour parer aux causes profondes sont parfois
appelées remèdes {remedies}.
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C
centre d’alerte
warning point
Organisme désigné pour servir de point de contact qui est pourvu en
personnel ou peut être mobilisé à tout moment pour intervenir rapidement, ou
lancer une intervention lorsqu’il reçoit une notification (2), un message d’alerte,
une demande d’assistance ou une demande de vérification d’un message, le cas
échéant, de la part de l’AIEA.
centre de notification
notification point
Organisme désigné avec lequel des dispositions ont été prises pour recevoir
les notifications (sens 3) et mettre en œuvre sans tarder des actions prédéterminées
pour activer un élément de l’intervention d’urgence.
certificat
certificate
Document juridique délivré par l’organisme de réglementation indiquant les
conditions à remplir pour la certification et attestant du respect des prescriptions
réglementaires si les conditions sont remplies.
Des certificats sont requis pour certains types de colis [2].
certification
certification
Délivrance d’un certificat.
Pour les personnes, on parle souvent d’agrément.
cessation autorisée de responsabilité
authorized termination of responsibility
Levée, par l’organisme de réglementation, de toutes les responsabilités
réglementaires d’un exploitant (ou d’un ancien exploitant) concernant une
installation autorisée ou une activité autorisée.
Ce processus peut être distinct de l’annulation d’une autorisation, par exemple
la levée de la responsabilité de maintenir un contrôle institutionnel actif sur une
installation de stockage définitif ou l’annulation de l’autorisation de déclassement.
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C
chaleur résiduelle
residual heat
Somme de la chaleur provenant de la décroissance radioactive et des
phénomènes de fission à l’arrêt, et de la chaleur accumulée dans les structures
associées au réacteur et dans les milieux caloporteurs.
chambre magmatique
magma chamber
Zone souterraine remplie de magma, qui en expulse lors d’une éruption
volcanique.
À l’intérieur de la chambre, le magma peut se cristalliser en partie ou se mélanger
avec du magma juvénile, ce qui peut modifier sur la durée la composition de
l’éruption ou le risque encouru.
champ lointain
far field
Géosphère à l’extérieur d’une installation de stockage définitif, comprenant
les couches géologiques environnantes, à une distance de cette installation telle
que, à des fins de modélisation, l’installation puisse être considérée comme
une entité unique et les effets de chaque colis de déchets ne puissent pas être
distingués.
Pour des raisons pratiques, cette expression est souvent interprétée comme désignant
simplement la géosphère au-delà du champ proche.
champ proche
near field
Zone creusée d’une installation de stockage définitif proche des colis de
déchets ou en contact avec eux, y compris les matériaux de remplissage ou de
scellement, et parties du milieu/de la roche hôte dont les caractéristiques ont été
ou pourraient être altérées par l’installation de stockage définitif ou son contenu.
Voir aussi champ lointain.
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C
champ volcanique
volcanic field
Tout regroupement de volcans.
Aussi appelé groupe de volcans {volcano group}.
Les champs volcaniques peuvent compter aussi bien quelques volcans que plus d’un
millier.
Les champs volcaniques peuvent être constitués de volcans monogéniques
(p. ex. le champ volcanique Cima, aux États-Unis d’Amérique) ou de volcans aussi
bien polygéniques que monogéniques (p. ex. le groupe de volcans Kluchevskoy, en
Fédération de Russie).
champ volcanique capable
capable volcanic field
Voir volcan : volcan capable.
chef de l’intervention d’urgence
emergency response commander
Personne chargée de la direction de l’intervention menée par tous les
organismes faisant face à une situation d’urgence (y compris l’intervention en
cas de dangers radiologiques ou conventionnels et l’application des lois).
Aussi appelé « chef des opérations ».
cheminée
vent
Dans la croûte terrestre, ouverture par laquelle s’échappent, lors des
éruptions, des produits volcaniques (p. ex. lave, roche solide, gaz, eau liquide).
Les cheminées peuvent être soit des structures circulaires (c.-à-d. des cratères), soit
des fissures ou des crevasses de forme allongée, soit de petites failles dans le sol.
On parle aussi parfois de « conduit ».
cheminée volcanique
volcanic vent
Voir cheminée.
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C
chimisorption
chemisorption
Voir sorption.
choix du site
siting
Processus de sélection d’un site adéquat pour une installation,
comprenant une évaluation appropriée et la définition des bases de conception
correspondantes.
Le processus de choix du site d’une installation nucléaire comprend généralement
l’étude de sites et la sélection de sites.
étude de sites {site survey}. Processus consistant à recenser les sites qui
pourraient convenir pour l’implantation d’une installation nucléaire après
examen d’une vaste région et élimination des sites impropres.
sélection de sites {site selection}. Processus consistant à évaluer les sites
restants, en procédant à une présélection et à une comparaison sur la base
de considérations relatives à la sûreté et à d’autres aspects, pour retenir un
ou plusieurs sites préférés.
Voir aussi évaluation du site.
Le processus de choix du site d’une installation de stockage définitif est
extrêmement important pour la sûreté à long terme de cette installation et peut donc
être particulièrement long. Il comprend les étapes suivantes :
— conception et planification ;
— étude de zones ;
— caractérisation du site ;
— confirmation du site.
Les termes choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation et
déclassement sont normalement utilisés pour distinguer les six étapes principales
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif de déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
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C
cible (tissu ou organe)
target tissue or organ
Tissu ou organe vers lequel sont dirigés des rayonnements ou tissu ou
organe radiosensible pour lequel une dose est estimée.
Expression utilisée en dosimétrie interne, normalement en rapport avec une région
source.
circuit
channel
Ensemble de composants interconnectés au sein d’un système qui produit
un signal de sortie unique.
Un circuit perd son identité lorsque les signaux de sortie uniques sont combinés
avec ceux d’autres circuits (par exemple un circuit de surveillance ou un circuit
actionneur de sûreté).
Cette définition est spécifique d’un domaine particulier de la sûreté nucléaire. Le
terme circuit est aussi utilisé dans ses acceptions générales (et donc généralement
sans définition spécifique) dans des contextes divers.
citerne
tank
Citerne mobile (y compris un conteneur citerne), véhicule citerne routier,
wagon-citerne ou récipient pour solides, liquides ou gaz ayant une capacité d’au
moins 450 L lorsqu’il sert pour le transport de gaz. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport, devrait être évitée ailleurs.
clairance
clearance
Effet net des processus biologiques d’élimination des radionucléides d’un
tissu, d’un organe ou d’une partie du corps.
Le débit de clairance {clearance rate} est le rythme auquel surviennent ces
processus biologiques.
[classe d’inhalation]
[inhalation class]
Voir type d’absorption pulmonaire.
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C
classe d’urgence
emergency class
Ensemble de conditions qui justifient une intervention d’urgence immédiate
similaire.
Expression utilisée pour informer les organismes d’intervention et le public du
niveau d’intervention nécessaire. Les événements appartenant à une classe d’urgence
donnée sont définis par des critères spécifiques de l’installation, de la source ou
de l’activité, qui correspondent à des seuils de classement à tel ou tel niveau. Pour
chaque classe d’urgence, les actions initiales des organismes d’intervention sont
prédéfinies.
Cinq classes d’urgence sont définies dans les normes de sûreté de l’AIEA, à savoir
la situation d’urgence générale, la situation d’urgence sur le site, la situation
d’urgence dans l’installation, l’alerte et l’autre situation d’urgence nucléaire ou
radiologique [15] :
a) situation d’urgence générale {general emergency}. Dans les installations
classées dans la catégorie de préparation des interventions d’urgence I ou II,
situation d’urgence justifiant la mise en œuvre d’actions protectrices urgentes
préventives, d’actions protectrices urgentes, d’actions protectrices rapides et
d’autres actions d’intervention sur le site et hors du site.
Quand une situation d’urgence générale est déclarée, des mesures appropriées
sont rapidement prises, sur la base des informations disponibles concernant la
situation d’urgence, pour atténuer les conséquences de celle-ci sur le site et
protéger les personnes présentes sur le site et hors du site.
b) situation d’urgence sur le site {site area emergency}. Dans les installations
classées dans la catégorie de préparation des interventions d’urgence I ou II,
situation d’urgence qui justifie la mise en œuvre d’actions protectrices et d’autres
actions d’intervention sur le site et à proximité.
Quand une situation d’urgence sur le site est déclarée, des mesures sont prises
rapidement pour : i) atténuer les conséquences de la situation d’urgence sur
le site et protéger les personnes présentes sur le site ; ii) être mieux préparé à
entreprendre des actions protectrices et d’autres actions d’intervention hors du
site en cas de nécessité, sur la base des conditions observables, d’évaluations
fiables et/ou des résultats du contrôle radiologique ; et iii) effectuer un contrôle,
un échantillonnage et une analyse hors du site.
c) situation d’urgence dans l’installation {facility emergency}. Dans les installations
classées dans la catégorie de préparation des interventions d’urgence I, II ou III,
situation d’urgence qui justifie la mise en œuvre d’actions protectrices et d’autres
actions d’intervention dans l’installation et sur le site, mais pas la mise en œuvre
d’actions protectrices hors du site.
Quand une situation d’urgence dans l’installation est déclarée, des mesures
sont prises rapidement pour atténuer les conséquences de cette situation et
protéger les personnes.
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C
d) alerte {alert}. Dans les installations classées dans la catégorie de préparation des
interventions d’urgence I, II ou III, événement justifiant l’application de mesures
visant à évaluer et à atténuer les conséquences potentielles dans l’installation.
Quand une alerte est déclarée, des mesures sont prises rapidement pour évaluer
et atténuer les conséquences potentielles de l’événement et renforcer l’état de
préparation des organismes d’intervention présents sur le site.
e) autre situation d’urgence nucléaire ou radiologique {other nuclear or
radiological emergency}. Situation d’urgence classée dans la catégorie de
préparation des interventions d’urgence IV qui justifie la mise en œuvre d’actions
protectrices et d’autres actions d’intervention quel que soit l’endroit.
Quand une telle situation d’urgence est déclarée, des mesures sont prises
rapidement pour en atténuer les conséquences sur le site, protéger les personnes
qui se trouvent à proximité (p. ex. les travailleurs, les membres des équipes
d’intervention et le public) et déterminer dans quels cas et pour qui des actions
protectrices et d’autres actions d’intervention sont justifiées.
classe de sûreté
safety class
Voir classification de sûreté.
classement des situations d’urgence
emergency classification
Processus par lequel une personne autorisée décide de la classe d’urgence
d’une situation d’urgence.
Une fois la classe d’urgence déclarée, les organismes d’intervention mettent en
œuvre les actions d’intervention d’urgence prédéfinies pour cette classe.
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C
classes de déchets
waste classes
DHA
Activité du contenu
déchet de haute activité
(stockage définitif en formations
géologiques profondes)
DMA
déchet de moyenne activité
DFA (stockage définitif à moyenne
déchet de faible activité profondeur)
(stockage définitif en surface
ou à faible profondeur)
DTCP
déchet à très courte
période
(entreposage pour DTFA
décroissance) déchet de très faible activité
(stockage définitif en décharge)
DE
déchet exempté
(exemption/libération)
Période
Les classes de déchets sont celles qui sont recommandées dans la publication
GSG-1 [58].
Ce système de classification est organisé pour tenir compte des questions considérées
comme primordiales pour la sûreté du stockage définitif des déchets radioactifs.
L’expression « activité du contenu » est utilisée en raison du caractère généralement
hétérogène des déchets radioactifs ; il s’agit d’un terme générique qui recouvre la
concentration d’activité, l’activité spécifique et l’activité totale.
Les autres classes indiquées ci-dessous (entre crochets) sont parfois utilisées, par
exemple dans les systèmes nationaux de classification, et sont mentionnées ici pour
montrer leur lien général avec les classes définies dans la publication GSG-1 [58].
D’autres systèmes de classification regroupent les déchets en fonction d’autres
critères, comme leur origine (p. ex. déchets d’exploitation des réacteurs, de
retraitement, de déclassement, déchets des programmes de défense, etc.).
déchet à courte période {short lived waste}. Déchet radioactif qui ne
contient pas des niveaux élevés de radionucléides ayant une période
supérieure à 30 ans.
La caractéristique habituelle des déchets à courte période est une limitation des
concentrations en radionucléides à longue période (les limites sont de 4 000 Bq/g
pour chaque colis de déchets et une moyenne générale de 400 Bq/g par colis de
déchets) ; voir le paragraphe 2.27 de la publication GSG-1 [58].
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C
déchet à longue période {long lived waste}. Déchet radioactif contenant
des niveaux élevés de radionucléides ayant une période supérieure à 30 ans.
Les caractéristiques habituelles des déchets à longue période sont des concentrations
en radionucléides à longue période supérieures aux limites fixées pour les déchets à
courte période [58].
déchet à très courte période {very short lived waste}. Déchet radioactif qui
peut être entreposé pour décroissance pendant une période limitée allant
jusqu’à quelques années, puis libéré du contrôle réglementaire selon les
modalités approuvées par l’organisme de réglementation, pour un stockage
définitif, une utilisation ou un rejet non contrôlé (réf. [13] et [58]).
Cette classe comprend des déchets radioactifs contenant principalement des
radionucléides à très courte période souvent utilisés pour la recherche ou en
médecine.
[déchet calogène] {[heat generating waste (HGW)]}. Déchet radioactif
dont la radioactivité est telle que la chaleur de décroissance augmente
sensiblement sa température et celle du milieu environnant.
Dans la pratique, les déchets calogènes sont habituellement des déchets de haute
activité, mais certains types de déchets de moyenne activité peuvent être rangés dans
cette catégorie.
déchet de faible activité (DFA) {low level waste (LLW)}. Déchet radioactif
au-dessus des niveaux de libération, mais avec des quantités limitées de
radionucléides à longue période.
Cette classe comprend une très vaste gamme de déchets. Les caractéristiques
habituelles des déchets de faible activité sont des niveaux de concentration d’activité
supérieurs aux niveaux de libération.
Les déchets de faible activité peuvent contenir des radionucléides à courte période
à des niveaux de concentration d’activité plus élevés, ainsi que des radionucléides
à longue période, mais seulement à des niveaux de concentration d’activité
relativement faibles pour lesquels suffisent le degré de confinement et d’isolement
d’une installation de stockage définitif en surface ou à faible profondeur [58].
Les déchets de faible activité exigent un confinement et un isolement poussés pour
des périodes allant habituellement jusqu’à quelques centaines d’années et se prêtent
à un stockage définitif dans des installations construites en surface ou à faible
profondeur.
Les déchets de faible activité peuvent être ainsi classés à partir des critères
d’acceptation des déchets applicables dans les installations de stockage définitif en
surface ou à faible profondeur.
déchet de haute activité (DHA) {high level waste (HLW)}. Liquide
radioactif contenant la plupart des produits de fission et des actinides
présents dans le combustible usé – qui forme le résidu du premier cycle
d’extraction par solvant lors du retraitement – et certains des flux de déchets
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C
associés ; cette matière après solidification ; le combustible usé (s’il est
déclaré en tant que déchet) ou tout autre déchet ayant des caractéristiques
radiologiques similaires.
Les caractéristiques habituelles d’un déchet de haute activité sont des concentrations
de radionucléides à longue période qui dépassent les limites fixées pour les déchets
à courte période [58].
Il s’agit d’un déchet ayant une concentration d’activité suffisamment haute pour
produire d’importantes quantités de chaleur par décroissance radioactive ou d’un
déchet contenant de grandes quantités de radionucléides à longue période dont il
faut tenir compte dans la conception de l’installation de stockage définitif destinée à
l’accueillir.
L’option habituellement retenue pour les déchets de haute activité est le stockage
définitif dans des formations géologiques stables et profondes, généralement à
plusieurs centaines de mètres sous la surface.
déchet de moyenne activité (DMA) {intermediate level waste (ILW)} Déchet
radioactif qui, du fait de son contenu, en particulier en radionucléides à
longue période, exige un degré de confinement et d’isolement plus grand
que ce que ne permet le stockage en surface ou à faible profondeur.
Les caractéristiques habituelles des déchets de moyenne activité sont des niveaux de
concentration d’activité supérieurs aux niveaux de libération.
Toutefois, les déchets de moyenne activité ne nécessitent au plus qu’un système
limité de dissipation de la chaleur pendant l’entreposage et le stockage définitif [58].
Les déchets de moyenne activité peuvent contenir des radionucléides à longue
période, en particulier des émetteurs alpha, dont la décroissance ne ramène pas la
concentration d’activité à un niveau acceptable pour un stockage définitif en surface
ou à faible profondeur pendant la période pour laquelle on peut s’en remettre aux
contrôles institutionnels.
Il arrive donc que les déchets de cette classe doivent être stockés à de plus grandes
profondeurs (à moyenne profondeur), entre quelques dizaines et quelques centaines
de mètres.
Les déchets de moyenne activité peuvent être ainsi classés à partir des critères
d’acceptation des déchets applicables dans les installations de stockage définitif en
surface ou à faible profondeur.
déchet de très faible activité (DTFA) {very low level waste (VLLW)}.
Déchet radioactif qui ne satisfait pas nécessairement aux critères de déchet
exempté, mais qui ne nécessite pas un niveau élevé de confinement et
d’isolement et se prête donc au stockage définitif en surface ou à faible
profondeur dans un dépôt de type décharge avec un contrôle réglementaire
limité.
De tels dépôts en surface ou à faible profondeur peuvent aussi contenir d’autres
déchets dangereux ; cette classe de déchets comprend habituellement des sols et des
gravats avec une faible concentration d’activité.
On trouve généralement très peu de radionucléides à période relativement longue
dans les déchets de très faible activité [13] et [58].
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C
Cette catégorie existe dans certains États Membres ; elle n’existe pas dans d’autres,
où aucun déchet radioactif ne peut être évacué de cette façon, quel que soit son
niveau d’activité.
classification de sûreté
safety classification
Dans le contexte des centrales nucléaires, répartition dans un nombre limité
de classes de sûreté des systèmes, des composants et des autres équipements sur
la base de leurs fonctions et de leur importance du point de vue de la sûreté.
classe de sûreté {safety class}. Dans le contexte des centrales nucléaires,
classes dans lesquelles les systèmes, les composants et les autres
équipements sont répartis sur la base de leurs fonctions et de leur importance
du point de vue de la sûreté.
La conception est nécessaire pour faire en sorte, en particulier, qu’une défaillance
de constituants importants pour la sûreté dans un système d’une classe de sûreté
inférieure ne se propage pas à un système d’une classe de sûreté supérieure. Les
équipements multifonctionnels doivent être classés dans une classe de sûreté
correspondant à la fonction la plus importante de l’équipement en question.
Voir la prescription 22 de la publication SSR-2/1 (Rev. 1) [18] et le
paragraphe 2.2 de la publication SSG-30 [53].
code système
system code
Modèle de calcul capable de simuler le comportement d’un système
complexe, comme une centrale nucléaire dans des conditions transitoires.
Un code système contient d’ordinaire des équations concernant la thermohydraulique,
la neutronique et le transfert de chaleur et doit inclure des modèles spéciaux de
simulation du comportement de composants tels que les pompes et les séparateurs.
Le code système simule aussi habituellement la logique de commande utilisée dans
une centrale et peut prédire l’évolution des accidents.
coefficient de dose
dose coefficient
Expression employée par la Commission internationale de protection radiologique et
d’autres instances comme synonyme de dose par unité d’incorporation mais parfois
aussi pour décrire d’autres coefficients associant des grandeurs ou concentrations
d’activité aux doses ou aux débits de dose comme le débit de dose externe à une
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C
distance spécifiée au-dessus d’une surface avec un dépôt par unité de surface d’une
activité donnée d’un radionucléide donné.
! Afin d’éviter toute confusion, l’expression coefficient de dose doit être utilisée avec
prudence.
coefficient de risque, γ
risk coefficient, γ
Risque vie entière ou détriment radiologique supposé résulter de
l’exposition à une unité de dose équivalente ou de dose efficace.
coercition
enforcement
Application de sanctions à un exploitant par un organisme de réglementation
en vue de remédier au non-respect des conditions d’une autorisation et, le cas
échéant, de le pénaliser.
coïncidence (comme caractéristique de conception)
coincidence (as a feature of design)
Caractéristique de conception d’un système de protection telle que deux
signaux ou plus se recouvrant ou simultanés provenant de plusieurs circuits
sont nécessaires pour qu’une logique produise un signal déclenchant une action
protectrice.
colis
package
Produit complet de l’opération d’empaquetage, comprenant l’emballage
et son contenu, tel qu’il est préparé pour le transport. Les types de colis visés
par le Règlement [de transport] [2], qui sont soumis aux limites d’activité et
aux restrictions concernant les matières indiquées au chapitre IV [du Règlement
de transport [2]] et qui satisfont aux prescriptions correspondantes, sont les
suivants :
a) colis exceptés ;
b) colis industriel du type 1 (type IP-1) ;
c) colis industriel du type 2 (type IP-2) ;
d) colis industriel du type 3 (type IP-3) ;
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C
e) colis du type A ;
f) colis du type B(U) ;
g) colis du type B(M) ;
h) colis du type C.
Les colis contenant des matières fissiles ou de l’hexafluorure d’uranium
sont soumis à des prescriptions supplémentaires. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
Les spécifications détaillées et les prescriptions concernant ces types de
colis sont énoncées dans la publication SSR-6 (Rev.1) [2].
colis de déchets
waste package
Produit du conditionnement, comprenant la forme du déchet ainsi que les
conteneurs et les barrières internes (p. ex. matériaux absorbants et revêtement),
préparé conformément aux prescriptions relatives à la manutention, au transport,
à l’entreposage et/ou au stockage définitif.
colis des types A/B(U)/B(M)/C
Type A/B(U)/B(M)/C package
Voir colis.
colis excepté
excepted package
Voir colis.
colis industriel
industrial package
Voir colis.
combustible neuf
fresh fuel
Voir combustible nucléaire.
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C
combustible nucléaire
nuclear fuel
Matière nucléaire fissile sous la forme d’éléments fabriqués chargée dans
le cœur du réacteur d’une centrale nucléaire civile ou d’un réacteur de recherche.
combustible neuf {fresh fuel}. Combustible nouveau ou non irradié, y
compris combustible fabriqué à partir de matières fissibles provenant du
retraitement de combustible précédemment irradié.
combustible usé
spent fuel
1. Combustible nucléaire retiré d’un réacteur après irradiation qui n’est
plus utilisable en l’état en raison d’un appauvrissement des matières fissiles,
d’une accumulation de poison ou d’un endommagement par irradiation.
L’adjectif « usé » laisse entendre que le combustible usé ne peut pas être utilisé tel
quel comme combustible (comme dans le cas d’une source usée). Dans la pratique,
toutefois, l’expression combustible usé sert souvent à désigner du combustible qui a
été utilisé en tant que tel mais qui ne le sera plus (voir (2) ci-dessous), que cela soit
possible ou non (dans ce cas, il vaudrait mieux employer l’expression « combustible
retiré du service »).
2. [Combustible nucléaire qui a été irradié dans le cœur d’un réacteur et
qui en a été définitivement retiré.] (Voir la réf. [5].)
comité de sûreté
safety committee
Groupe d’experts réunis par un organisme exploitant pour donner des avis
sur la sûreté d’exploitation d’une installation autorisée.
composant
component
Voir structures, systèmes et composants.
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C
composant actif
active component
Composant dont le fonctionnement dépend d’un apport d’énergie extérieur
(actionnement, mouvement mécanique ou alimentation électrique, par exemple).
Un composant actif est tout composant qui n’est pas un composant passif.
Les pompes, les ventilateurs, les relais et les transistors sont des exemples de
composants actifs. Il faut souligner que cette définition est nécessairement générale
par nature, comme l’est la définition correspondante de composant passif. Certains
composants, comme les disques de rupture, les clapets de non-retour, les soupapes
de sûreté, les injecteurs et certains dispositifs électroniques à semi-conducteurs,
ont des caractéristiques dont il faut tenir spécialement compte avant de les classer
comme composants actifs ou composants passifs.
Opposé : composant passif.
Voir aussi composant, composants du cœur et structures, systèmes et
composants.
! Attention à ne pas confondre avec composants radioactifs.
composant passif
passive component
Composant dont le fonctionnement ne dépend pas d’un apport d’énergie
extérieur (actionnement, mouvement mécanique ou alimentation électrique, par
exemple).
Un composant passif n’a pas de parties mobiles et, par exemple, ne connaît qu’une
variation de pression, de température, ou de flux du fluide lorsqu’il remplit ses
fonctions. Par ailleurs, certains composants qui fonctionnent avec un très haut degré
de fiabilité sur la base d’actions ou de changements irréversibles peuvent être classés
dans cette catégorie.
Exemples de composants passifs : échangeurs de chaleur, canalisations, cuves, câbles
électriques et structures. Il faut souligner que cette définition est nécessairement
générale par nature, comme l’est la définition de composant actif.
Certains composants, comme les disques de rupture, les clapets de non-retour,
les soupapes de sûreté, les injecteurs et certains dispositifs électroniques à
semi-conducteurs, ont des caractéristiques dont il faut tenir spécialement compte
avant de les classer comme composants actifs ou composants passifs.
Tout composant qui n’est pas un composant passif est un composant actif.
Voir aussi composant, composants du cœur et structures, systèmes et
composants.
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C
composants du cœur
core components
Éléments du cœur d’un réacteur, autres que les assemblages combustibles,
en constituant l’ossature, ou outils, dispositifs ou autres articles introduits dans
le cœur du réacteur pour le surveiller ou en contrôler le débit, ou à d’autres fins
techniques, et considérés comme des éléments du cœur.
Exemples de composants du cœur : dispositifs de contrôle de la réactivité ou de
mise à l’arrêt, sources de neutrons, combustible factice, canaux de combustible,
instruments, réducteurs de débit et absorbeurs consommables.
concentration d’activité
activity concentration
Voir activité (1) : activité spécifique.
concentration équivalente à l’équilibre (CEE)
equilibrium equivalent concentration (EEC)
Concentration d’activité du 222Rn ou du 220Rn en équilibre radioactif avec
ses descendants à courte période équivalant à la concentration d’énergie alpha
potentielle du mélange considéré (qui n’est pas à l’équilibre).
La concentration équivalente à l’équilibre du 222Rn correspond à : CEE 222Rn =
(0,104 × C(218Po)) + (0,514 × C(214Pb)) + (0,382 × C(214Bi)), C(x) étant la
concentration d’activité du nucléide x dans l’air. 1 Bq/m3 CEE 222Rn correspond à
5,56 × 10-6 mJ/m3.
La concentration équivalente à l’équilibre du 220Rn correspond à : CEE 220Rn =
(0,913 × C(212Pb)) + (0,087 × C(212Bi)), C(x) étant la concentration d’activité du
nucléide x dans l’air. 1 Bq/m3 CEE 220Rn correspond à 7,57 × 10-5 mJ/m3.
concept d’opérations
concept of operations
Voir plan d’urgence.
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C
conception
design
Processus consistant à élaborer le projet et les plans détaillés, exécuter
les calculs préparatoires et établir les spécifications d’une installation et de ses
parties, et résultat de ce processus.
Les termes choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation et
déclassement sont normalement utilisés pour distinguer les six principaux stades
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif des déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
concepts de dose
dose concepts
dose annuelle {annual dose}. Dose due à l’exposition externe pendant une
année plus la dose engagée résultant de l’incorporation de radionucléides
pendant l’année en question.
Dose individuelle, sauf indication contraire.
! Ce n’est pas, en général, la même chose que la dose effectivement reçue pendant
l’année en question, qui inclurait les doses provenant de radionucléides restant
dans l’organisme à la suite d’incorporations les années antérieures et qui exclurait
les doses reçues pendant les années ultérieures à la suite de l’incorporation de
radionucléides pendant l’année en question.
dose collective {collective dose}. Dose totale de rayonnements reçue par
une population.
C’est la somme de toutes les doses individuelles reçues par les membres de cette
population. Si les doses sont reçues sur plus d’un an, les doses individuelles
annuelles doivent aussi être intégrées au fil du temps.
Sauf indication contraire, la durée d’intégration de la dose est infinie ; si une limite
de temps est appliquée à l’intégration, on dit que la dose collective est « tronquée » à
cette période limite.
Bien que la limite supérieure de la dose collective intégrale puisse en principe être
infinie, dans la plupart des évaluations de la dose collective, l’élément associé à
des doses individuelles ou débits de dose supérieurs au seuil d’induction des effets
déterministes est considéré séparément.
Sauf indication contraire, la dose pertinente est normalement la dose efficace (la
dose efficace collective est formellement définie).
Unité : homme-sievert ([Link]). À strictement parler, c’est simplement un sievert, mais
l’unité homme-sievert sert à différencier la dose collective de la dose individuelle
qu’un dosimètre mesurerait (tout comme, par exemple, « homme-heure » sert
à mesurer l’effort total consacré à une tâche, par opposition au temps écoulé
qu’indiquerait une horloge).
Opposé : dose individuelle.
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C
dose engagée {committed dose}. Dose-vie qui devrait résulter d’une
incorporation.
Cette expression remplace en partie l’expression engagement de dose.
Voir grandeurs de dose : dose équivalente engagée et dose efficace engagée.
dose évitée {averted dose}. Dose évitée par l’application d’actions
protectrices.
dose individuelle {individual dose}. Dose reçue par une personne.
Opposé : dose collective.
dose prévue {projected dose}. Dose susceptible d’être reçue si les actions
protectrices prévues n’étaient pas prises.
dose résiduelle {residual dose}. Dose qui devrait être reçue après qu’il a été
mis fin aux actions protectrices (ou décidé de ne pas mettre en œuvre des
actions protectrices).
Cette définition s’applique à une situation d’exposition d’urgence ou à une situation
d’exposition existante.
dose-vie {lifetime dose}. Dose totale reçue par une personne au cours de
toute sa vie.
Dans la pratique, souvent exprimée par approximation comme la somme des doses
annuelles reçues. Du fait que les doses annuelles comprennent les doses engagées,
des portions de doses annuelles peuvent ne pas être effectivement reçues pendant la
vie d’une personne, ce qui peut fausser par excès la dose-vie véritable.
Aux fins de l’évaluation prospective de la dose-vie, la durée de vie est généralement
prise comme égale à 70 ans.
[engagement de dose {dose commitment}.] Dose totale qui résulterait d’un
événement (p. ex. un rejet de matières radioactives), d’une action délibérée
ou d’une portion finie d’une pratique.
Des expressions plus spécifiques et plus précises comme dose engagée ou dose
collective doivent être utilisées suivant les cas.
conditionnement
conditioning
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
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C
conditionnement des déchets
waste conditioning
Voir gestion des déchets radioactifs (1) : conditionnement.
conditions accidentelles
accident conditions
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
conditions additionnelles de dimensionnement
design extension conditions
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
conditions de fonctionnement
operational states, operating conditions
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
conditions de service
service conditions
Conditions physiques qui existent ou devraient exister pendant la durée de
vie utile d’une structure, d’un système ou d’un composant.
Les conditions de service comprennent les conditions environnementales
(p. ex. conditions hygrométriques, thermiques, chimiques, électriques, mécaniques
et radiologiques), les conditions de fonctionnement (normales et résultant d’une
erreur) et les conditions pendant et après des événements.
confinement
confinement (1), containment (2)
1. Prévention ou maîtrise des rejets de matières radioactives dans
l’environnement durant l’exploitation ou en cas d’accident.
2. Méthodes ou structures physiques destinées à éviter ou à maîtriser le
rejet et la dispersion de substances radioactives.
Dans le contexte du stockage définitif, des barrières artificielles et des barrières
naturelles — p. ex. la forme du déchet et l’emballage, des matériaux de remplissage,
l’environnement d’accueil et les formations géologiques — sont employées pour
confiner les radionucléides dans la matrice de déchets, l’emballage et l’installation
de stockage définitif et les isoler ainsi de l’environnement.
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C
confirmation du site (dans le processus de choix du site d’une installation de
stockage définitif)
site confirmation (in the siting process for a disposal facility)
Dernière étape du processus de choix du site d’une installation de stockage
définitif qui repose sur une étude approfondie du site ayant la préférence
permettant d’obtenir des informations précises nécessaires à l’évaluation de la
sûreté.
Cette étape comprend la mise au point définitive de la conception de l’installation
de stockage définitif, l’élaboration de la demande de licence et la soumission de cette
demande à l’organisme de réglementation.
La confirmation du site suit la caractérisation du site pour une installation de
stockage définitif.
conséquences non radiologiques
non-radiological consequences
Conséquences psychologiques, sociales ou économiques préjudiciables
d’une situation d’urgence nucléaire ou radiologique ou d’une intervention
d’urgence, qui ont des effets sur la vie et la santé des personnes, les biens ou
l’environnement.
Cette définition ne concerne que la préparation et la conduite des interventions
d’urgence [15].
constante de désintégration, λ
decay constant, λ
Pour un radionucléide dans un état énergétique donné, quotient de dP par
dt, où dP est la probabilité qu’un seul noyau subisse une transition nucléaire
spontanée à partir de cet état énergétique pendant l’intervalle de temps dt.
dP 1 dN A
λ==
− =
dt N dt N
où N est le nombre de noyaux pertinents qui existent au temps t et A est
l’activité.
La constante de désintégration est une constante de proportionnalité décrivant
la probabilité qu’un seul noyau subisse une transition nucléaire spontanée entre
un état énergétique élevé et un état énergétique faible dans une période de temps
différentielle. Elle correspond également à :
∆N / N 1 dN A
λ=
− lim =
− =
∆t → 0 ∆t N dt N
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C
Unité : inverse de la seconde (s–1).
L’activité est la constante de désintégration multipliée par le nombre de noyaux du
radionucléide présent.
La constante de désintégration est reliée à la période radioactive, T½, du
radionucléide par la formule :
ln 2
λ=
T1
2
constituant important pour la sûreté
item important to safety
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
constituant lié à la sûreté
safety related item
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
construction
construction
Ensemble des opérations de fabrication et d’assemblage des composants
d’une installation, exécution des travaux de génie civil, mise en place des
composants et des équipements, et exécution des essais correspondants.
Les expressions choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation
et déclassement sont normalement utilisées pour distinguer les six principaux stades
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif des déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
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C
contamination
contamination
1. Présence fortuite ou indésirable de substances radioactives sur des
surfaces ou dans des solides, des liquides ou des gaz (y compris dans l’organisme
humain), ou processus causant cette présence.
Ce terme est aussi utilisé moins formellement pour désigner une grandeur, à savoir
l’activité sur une surface (ou une unité de surface).
La contamination n’inclut pas les matières radioactives résiduelles restant sur un
site après l’achèvement du déclassement.
! Le terme contamination peut avoir comme connotation l’absence d’intention. Il
renvoie exclusivement à la présence de radioactivité et ne donne aucune indication
quant à l’ampleur du danger encouru.
2. Présence, sur une surface, de substances radioactives en quantité
dépassant 0,4 Bq/cm2 pour les émetteurs bêta et gamma et les émetteurs alpha
de faible toxicité, ou 0,04 Bq/cm2 pour tous les autres émetteurs alpha. (Voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
Cette définition réglementaire de contamination est spécifique au Règlement de
transport [2]. La présence de niveaux inférieurs à 0,4 Bq/cm2 ou 0,04 Bq/cm2 serait
considérée comme une contamination d’après la définition scientifique (1).
contamination fixée {fixed contamination}. Contamination autre que la
contamination non fixée. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
contamination non fixée {non-fixed contamination}. Contamination qui
peut être enlevée d’une surface dans les conditions de transport de routine.
(Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
Aussi appelée contamination labile {removable contamination}.
contamination fixée
fixed contamination
Voir contamination (2).
contamination labile
removable contamination
Voir contamination (2) : contamination non fixée.
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C
contamination non fixée
non-fixed contamination
Voir contamination (2).
conteneur
freight container
Objet du matériel de transport ayant un caractère permanent et une
résistance adéquate et suffisante pour être utilisé de façon répétée, qui est
spécialement conçu pour faciliter le transport de marchandises, par l’un ou
l’autre mode de transport, sans rechargement intermédiaire, et est équipé de
dispositifs qui permettent son immobilisation et/ou en facilitent la manutention.
Le véhicule ne fait pas partie du conteneur.
grand conteneur {large freight container}. Conteneur dont le volume
intérieur est supérieur à 3 m3. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
petit conteneur {small freight container}. Conteneur dont le volume
intérieur ne dépasse pas 3 m3. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
conteneur de déchets
waste container, waste canister
Récipient dans lequel est placée la forme du déchet aux fins de la
manutention, du transport, de l’entreposage et/ou, le cas échéant, du stockage
définitif ; désigne aussi la barrière extérieure protégeant les déchets contre les
intrusions extérieures. Le conteneur de déchets est un composant du colis de
déchets. Ainsi, dans le cas des déchets de haute activité, le verre en fusion est
coulé dans un conteneur spécialement conçu, dans lequel il se refroidit et se
solidifie.
contenu radioactif
radioactive contents
Matière radioactive, ainsi que tout solide, liquide ou gaz contaminé ou
activé se trouvant à l’intérieur de l’emballage. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
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C
contournement
bypass
Itinéraire permettant aux produits de fission rejetés du cœur d’un réacteur
d’entrer dans l’environnement sans traverser le confinement ou d’autres enceintes
conçues pour confiner ou réduire les rejets radioactifs en cas de situation
d'urgence.
Cet itinéraire peut être établi intentionnellement par l’exploitant ou à la suite d’un
événement.
contrainte
constraint
Valeur prospective et liée à la source de la dose individuelle (voir contrainte
de dose) ou du risque individuel (voir contrainte de risque) qui est utilisée
comme paramètre dans les situations d’exposition planifiée pour l’optimisation
de la protection et de la sûreté de la source et qui sert de limite pour déterminer la
gamme des options aux fins de l’optimisation.
contrainte de dose
dose constraint
Valeur prospective et liée à la source de la dose individuelle qui est utilisée
comme paramètre dans les situations d’exposition planifiée pour l’optimisation
de la protection et de la sûreté de la source et qui sert de limite pour déterminer la
gamme des options en matière d’optimisation.
Dans le cas de l’exposition professionnelle, la contrainte de dose porte sur la
dose individuelle aux travailleurs et elle est fixée et utilisée par les titulaires
d’enregistrements et de licences pour définir la gamme des options d’optimisation
de la protection et de la sûreté pour la source.
Dans le cas de l’exposition du public, la contrainte de dose est une valeur liée à
la source qui est fixée ou approuvée par le gouvernement ou l’organisme de
réglementation, compte tenu des doses dues aux opérations planifiées de toutes les
sources sous contrôle.
La contrainte de dose pour chaque source est censée notamment garantir que la
somme des doses dues aux opérations planifiées de toutes les sources sous contrôle
ne sera pas supérieure à la limite de dose.
Dans le cas de l’exposition médicale, la contrainte de dose est une valeur liée à la
source qui est utilisée dans l’optimisation de la protection des personnes s’occupant
de patients qui subissent des actes radiologiques et dans la protection des volontaires
soumis à une exposition dans le cadre d’un programme de recherche biomédicale.
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C
contrainte de risque
risk constraint
Valeur prospective du risque individuel liée à la source qui est utilisée
comme paramètre dans les situations d’exposition planifiée pour l’optimisation
de la protection et de la sûreté de la source et qui sert de limite pour déterminer la
gamme des options en matière d’optimisation.
La contrainte de risque est une valeur liée à la source qui assure un niveau basique
de protection aux personnes les plus exposées à une source.
Le risque est fonction de la probabilité qu’un événement imprévu entraîne une dose
et de la probabilité que cette dose provoque un détriment.
Les contraintes de risque correspondent aux contraintes de dose mais s’appliquent à
l’exposition potentielle.
contre-mesure
countermeasure
Action visant à atténuer les conséquences radiologiques d’un accident.
Les contre-mesures sont une forme d’intervention. Il peut s’agir d’actions
protectrices ou d’actions correctives, et il conviendrait d’utiliser autant que possible
ces expressions plus précises. Les termes contre-mesure et contre-mesure agricole
ne sont pas employés dans la publication GSR Part 7 [15].
contre-mesure agricole
agricultural countermeasure
Action visant à réduire la contamination de denrées alimentaires ou de
produits agricoles ou forestiers avant qu’ils ne parviennent au consommateur.
Il convient de noter que les restrictions à la vente, au mouvement et à l’utilisation
des denrées alimentaires ou des produits agricoles ou forestiers contaminés (qui
visent à empêcher que ceux-ci ne parviennent au consommateur) sont des contre-
mesures, mais ne sont pas considérées comme des contre-mesures agricoles.
contrôle
control
Surveillance et vérification d’une activité, d’une opération ou d’un
processus.
Il convient de noter que le sens habituel du mot « control » en anglais dans le
contexte de la sûreté est « plus fort » (contrôle plus actif) que celui de ses équivalents
dans d’autres langues. Il implique non seulement la vérification ou la surveillance
de quelque chose, mais aussi la prise de mesures correctives ou coercitives si les
résultats de cette vérification ou de cette surveillance en indiquent la nécessité. Le
sens de l’équivalent en espagnol ou en français est plus restreint.
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C
contrôle de la qualité (CQ)
quality control (QC)
Partie de la gestion de la qualité dont le rôle est de vérifier que les structures,
systèmes et composants répondent à des prescriptions prédéterminées.
Cette définition provient du document ISO 921:1997 (Énergie nucléaire –
Vocabulaire) [9]. On trouvera une définition plus générale du contrôle de la
qualité et des définitions des termes et expressions connexes dans le document
ISO 9000:2015 [39].
contrôle institutionnel
institutional control
Contrôle d’un site où des déchets radioactifs sont présents par une
autorité ou un organisme désigné conformément à la législation d’un État. Ce
contrôle peut être actif (surveillance, mesures correctives) ou passif (contrôle
de l’utilisation des terres) et peut être pris en compte dans la conception d’une
installation (p. ex. une installation de stockage définitif en surface ou à faible
profondeur).
Cette expression désigne le plus souvent les contrôles exercés sur une installation de
stockage définitif après la fermeture ou sur une installation en cours de déclassement.
Elle désigne aussi les contrôles qui s’appliquent à un site pour lequel le contrôle
réglementaire a été levé à condition que soient observées certaines restrictions
concernant l’utilisation future de ce site et qui ont pour objet de vérifier que ces
restrictions sont respectées.
Le contrôle institutionnel est plus général que le contrôle réglementaire, le deuxième
pouvant être considéré comme une forme spéciale du premier.
Les mesures de contrôle institutionnel peuvent être passives, imposées pour des
raisons non liées à la protection ou à la sûreté (même si elles peuvent toutefois avoir
un impact sur celles-ci) et appliquées par des organismes qui ne répondent pas à la
définition de l’organisme de réglementation, ou dans des situations qui sortent du
contexte des installations et activités. En conséquence, on peut considérer comme
probable qu’un contrôle institutionnel s’exercera pendant plus longtemps qu’un
contrôle réglementaire.
contrôle radiologique
monitoring
Mesure de la dose, du débit de dose ou de l’activité en vue de l’évaluation
ou de la maîtrise de l’exposition aux rayonnements ou de l’exposition due à des
substances radioactives, et interprétation des résultats.
Le terme « mesure » est utilisé dans un sens assez large. La mesure de la dose
correspond souvent à la mesure d’une grandeur d’équivalent de dose comme
substitut d’une grandeur de dose qui ne peut pas être mesurée directement. Un
échantillonnage peut en outre être effectué préalablement à la mesure.
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C
Les intensités de rayonnements, les concentrations d’activité dans l’air, les niveaux
de contamination, les quantités de matières radioactives ou les doses individuelles
peuvent effectivement être mesurées.
Les résultats des mesures peuvent servir à évaluer les dangers radiologiques ou les
doses résultant ou pouvant résulter de l’exposition.
Le contrôle radiologique peut être subdivisé en deux catégories, à savoir selon
l’endroit où les mesures sont faites (contrôle radiologique individuel, contrôle
radiologique du lieu de travail, contrôle radiologique des sources et contrôle
radiologique de l’environnement) et selon le but du contrôle (contrôle radiologique
de routine, contrôle radiologique lié à une tâche et contrôle radiologique spécial).
contrôle radiologique de l’environnement
environmental monitoring
Mesure des débits de dose externe dus à des sources présentes dans
l’environnement ou des concentrations de radionucléides dans des échantillons
environnementaux.
Opposé : contrôle radiologique des sources.
Le terme « surveillance de l’environnement » a été employé dans la publication
GSR Part 3.
contrôle radiologique de routine
routine monitoring
Contrôle radiologique associé à l’exploitation normale et destiné
à : 1) démontrer que les conditions de travail, y compris les niveaux de dose
individuelle, restent satisfaisantes et 2) satisfaire aux prescriptions réglementaires.
Le contrôle radiologique de routine peut être un contrôle individuel ou un contrôle
du lieu de travail.
Opposé : contrôle radiologique lié à une tâche et contrôle radiologique spécial.
contrôle radiologique de zone
area monitoring
Forme de contrôle radiologique du lieu de travail qui consiste à surveiller
une zone en faisant des mesures en différents points de cette zone.
Par opposition aux mesures faites à l’aide d’un appareil statique.
Le terme « surveillance de zone » a été employé dans la publication GSR Part 3.
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C
contrôle radiologique des sources
source monitoring
Mesure de l’activité des radionucléides rejetés dans l’environnement ou des
débits de dose externe dus à des sources dans une installation ou activité.
Opposé : contrôle radiologique de l’environnement.
Le terme « surveillance des sources » a été employé dans la publication GSR Part 3.
contrôle radiologique du lieu de travail
workplace monitoring
Contrôle radiologique effectué au moyen de mesures faites dans
l’environnement de travail.
Opposé : contrôle radiologique individuel.
Le terme « surveillance du lieu de travail » a été employé dans la publication
GSR Part 3.
[contrôle radiologique du personnel]
[personnel monitoring]
Combinaison de contrôle radiologique individuel et de contrôle
radiologique du lieu de travail.
Cet usage pouvant prêter à confusion, il est préférable d’employer les termes
contrôle radiologique individuel et/ou contrôle radiologique du lieu de travail,
selon le cas.
contrôle radiologique individuel
individual monitoring, [personal monitoring]
Contrôle radiologique basé sur des mesures indiquées par l’équipement
porté par les personnes, sur la mesure des quantités de substances radioactives
présentes dans leur organisme ou sur leur corps, ou sur la mesure des quantités de
substances radioactives excrétées par les personnes.
Opposé : contrôle radiologique du lieu de travail pour les travailleurs.
Cette expression couvre par exemple les mesures des quantités de substances
radioactives introduites dans l’organisme qui sont effectuées à l’aide
d’échantillonneurs d’air de la zone de respiration.
Le terme « surveillance individuelle » a été employé dans la publication GSR Part 3.
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C
contrôle radiologique lié à une tâche
task related monitoring
Contrôle radiologique appliqué à une opération spécifique, devant
permettre d’obtenir des données utiles à la prise de décisions immédiates
concernant la gestion d’une opération.
Le contrôle radiologique lié à une tâche peut être un contrôle individuel ou un
contrôle du lieu de travail.
Opposés : contrôle radiologique de routine et contrôle radiologique spécial.
contrôle radiologique spécial
special monitoring
Contrôle radiologique devant permettre d’étudier une situation spécifique
sur un lieu de travail, dans le cadre de laquelle la quantité d’informations est
insuffisante pour garantir un contrôle adéquat, et d’obtenir des informations
suffisamment détaillées pour permettre d’élucider les problèmes et de définir les
procédures ultérieures.
Le contrôle radiologique spécial est normalement entrepris au stade de la mise en
service de nouvelles installations, à la suite de modifications importantes apportées
aux installations ou aux procédures ou lorsque des opérations sont effectuées dans
des circonstances anormales, par exemple après un accident.
Le contrôle radiologique spécial peut être un contrôle individuel ou un contrôle du
lieu de travail.
Opposés : contrôle radiologique de routine et contrôle radiologique lié à une tâche.
contrôle réglementaire
regulatory control
1. Toute forme de contrôle ou de réglementation appliquée à des
installations et activités par un organisme de réglementation pour des raisons
liées à la sûreté nucléaire et à la radioprotection ou à la sécurité nucléaire.
Dans la collection Sécurité nucléaire de l’AIEA, l’expression « non soumis à un
contrôle réglementaire » est utilisée pour décrire une situation où des matières
nucléaires ou d’autres matières radioactives sont présentes sans autorisation
appropriée, soit parce que les contrôles ont échoué pour une raison quelconque, soit
parce qu’ils n’ont jamais existé.
Voir aussi contrôle institutionnel.
2. [Toute forme de contrôle ou de réglementation appliquée à des
installations ou à des activités par un organisme de réglementation pour des
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
C
raisons liées à la radioprotection, ou bien à la sûreté ou à la sécurité des sources
radioactives.] (Voir la réf. [14].)
! Cette définition est spécifique du Code de conduite sur la sûreté et la sécurité des
sources radioactives [14].
convention de conversion de dose
dose conversion convention
Rapport supposé entre l’exposition à l’énergie alpha potentielle et la dose
efficace.
Sert à estimer des doses à la suite d’une exposition due au radon qui a été mesurée
ou estimée.
Voir aussi exposition (4).
Unité : mSv par J·h/m3.
critère de défaillance unique
single failure criterion
Critère (ou contrainte) appliqué à un système en vertu duquel ce dernier
doit être capable de remplir sa fonction en cas de défaillance unique.
Afin de remplir ce critère, au moins deux systèmes ou trains (redondants)
indépendants exerçant la même fonction de sûreté sont généralement prévus au stade
de la conception.
principe de la double contingence {double contingency principle}.
Principe appliqué durant la conception des processus des installations du
cycle du combustible nucléaire, par exemple, selon lequel il doit y avoir
suffisamment de dispositifs de sûreté pour qu’un accident de criticité
ne puisse se produire à moins que deux changements improbables et
indépendants ou plus ne surviennent simultanément dans les conditions
prévalant durant ces processus.
critères d’acceptation
acceptance criteria
Valeurs limitatives d’un indicateur de fonctionnement ou d’un indicateur
d’état servant à évaluer la capacité d’une structure, d’un système ou d’un
composant de remplir sa fonction prévue.
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C
critères d’acceptation des déchets
waste acceptance criteria
Critères quantitatifs ou qualitatifs spécifiés par l’organisme de
réglementation, ou par un exploitant et approuvés par l’organisme de
réglementation, pour l’acceptation de la forme du déchet et du colis de déchets
par l’exploitant d’une installation de gestion de déchets radioactifs.
Les critères d’acceptation des déchets précisent les caractéristiques radiologiques,
mécaniques, physiques, chimiques et biologiques des colis de déchets et des déchets
non emballés.
Les critères d’acceptation des déchets peuvent comprendre, par exemple,
des restrictions concernant la concentration d’activité ou l’activité totale de
radionucléides (ou de types de radionucléides) particuliers contenus dans les
déchets, la chaleur qu’ils émettent ou les propriétés de la forme du déchet ou du colis
de déchets.
Les critères d’acceptation des déchets sont fondés sur l’argumentaire de sûreté
établi pour l’installation ou sont inclus dans l’argumentaire de sûreté au titre des
limites et conditions d’exploitation et des contrôles.
Les critères d’acceptation des déchets sont parfois appelés « exigences relatives à
l’acceptation des déchets ».
critères génériques
generic criteria
Niveaux de la dose prévue ou de la dose reçue auxquels des actions
protectrices et d’autres actions d’intervention doivent être mises en œuvre.
L’expression critères génériques telle que définie ici se rapporte uniquement à la
préparation des interventions d’urgence et à l’intervention d’urgence.
critères opérationnels
operational criteria
Valeurs de grandeurs mesurables ou éléments observables à utiliser
pendant l’intervention en situation d’urgence nucléaire ou radiologique pour
déterminer s’il faut mettre en œuvre des actions protectrices et d’autres actions
d’intervention.
Les critères opérationnels utilisés en situation d’urgence comprennent les niveaux
opérationnels d’intervention (NOI), les niveaux d’action d’urgence (NAU), des
éléments observables spécifiques et d’autres indicateurs des conditions sur le site.
Les critères opérationnels sont parfois appelés déclencheurs.
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C
criticité
criticality
État d’un milieu siège d’une réaction nucléaire en chaîne lorsque la réaction
est juste auto-entretenue (ou critique), c’est-à-dire lorsque la réactivité est égale
à zéro.
Ce mot est souvent utilisé de manière moins rigoureuse pour parler des états dans
lesquels la réactivité est supérieure à zéro.
critique (adjectif)
critical
! L’adjectif critique ayant de très nombreux sens spéciaux, il convient de faire très
attention lors de son emploi dans ses sens les plus courants (c.-à-d. avec le sens de
« extrêmement important » ou comme dérivé du verbe « critiquer »).
1. Dont la réactivité est égale à zéro.
Ce mot est aussi utilisé de façon moins rigoureuse lorsque la réactivité est supérieure
à zéro.
Voir criticité.
2. Relatif aux doses ou aux risques les plus élevés attribuables à une source
spécifiée.
Exemples : voie d’exposition critique ou radionucléide critique.
3. Capable d’entretenir une réaction en chaîne nucléaire.
Exemple : masse critique.
croûte terrestre
Earth’s crust
Couche superficielle solide de la Terre.
La croûte terrestre représente moins de 1 % du volume de la Terre. Son épaisseur
varie entre 6 km environ sous les océans et quelque 60 km sous les chaînes de
montagne.
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C
culture de sûreté
safety culture
Ensemble des caractéristiques et des attitudes des organismes et des
personnes qui font que les questions de protection et de sûreté bénéficient, en tant
que priorité absolue, de l’attention qu’elles méritent en raison de leur importance.
Pour plus de détails, voir la réf. [54].
[curie (Ci)]
[curie (Ci)]
Unité d’activité, égale à 3,7 × 1010 Bq (exactement).
Remplacé par le becquerel (Bq). Les valeurs d’activité peuvent être données en Ci
(avec entre parenthèses l’équivalent en Bq) si elles proviennent d’une référence où
cette unité est utilisée.
À l’origine, activité d’un gramme de radium.
cycle du combustible nucléaire
nuclear fuel cycle
Ensemble des opérations associées à la production d’énergie nucléaire.
Les opérations du cycle du combustible nucléaire associées à la production d’énergie
nucléaire sont notamment les suivantes :
a) l’extraction et le traitement des minerais d’uranium ou de thorium ;
b) l’enrichissement de l’uranium ;
c) la fabrication du combustible nucléaire ;
d) l’exploitation des réacteurs nucléaires (y compris les réacteurs de recherche) ;
e) le retraitement du combustible usé ;
f) toutes les activités de gestion des déchets (dont le déclassement) liées aux
opérations associées à la production d’énergie nucléaire ;
g) toute activité de recherche-développement connexe.
cycle fermé du combustible nucléaire {closed nuclear fuel cycle}.
Extraction, traitement, conversion, enrichissement d’uranium, fabrication
de combustible nucléaire, exploitation de réacteur, production d’électricité
ou d’autres produits énergétiques, retraitement visant à récupérer des
matières fissiles, entreposage de matières fissiles retraitées, stockage
définitif (pour les produits de fission hautement radioactifs) et états finals
pour tous les déchets.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
C
cycle ouvert du combustible nucléaire {open nuclear fuel cycle}.
Extraction, traitement, conversion, enrichissement d’uranium, fabrication
de combustible nucléaire, exploitation de réacteur, production d’électricité
ou d’autres produits énergétiques, entreposage de combustible usé, stockage
définitif et états finals pour tous les déchets.
cycle fermé du combustible nucléaire
closed nuclear fuel cycle
Voir cycle du combustible nucléaire.
cycle ouvert du combustible nucléaire
open nuclear fuel cycle
Voir cycle du combustible nucléaire.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
danger
hazard
Risque de dommages ou d’autres préjudices, en particulier les risques
radiologiques ; facteur ou condition susceptible de nuire à la sûreté.
On utilise aussi le terme risque, suivant l’imminence du danger.
[de minimis]
[de minimis]
! Dans les publications de l’AIEA, il convient d’employer les termes appropriés
(exemption, libération, etc.).
Expression générale employée traditionnellement pour décrire des concepts
aujourd’hui couverts par des termes comme exemption ou libération. L’expression
est aussi employée parfois pour décrire une théorie connexe (et controversée) selon
laquelle les évaluations de la dose collective doivent exclure la portion de dose reçue
à de très faibles débits de dose individuelle.
L’expression de minimis continue d’être employée dans certains contextes
particuliers, comme celui de la Convention de Londres de 1972 [16].
Cette expression vient de l’adage latin « de minimis non curat lex » (la loi ne
s’occupe pas des questions insignifiantes).
débit de clairance
clearance rate
Voir clairance.
débit de dose
dose rate
1. Dose par unité de temps.
! Bien que, en principe, le débit de dose puisse être défini par rapport à n’importe
quelle unité de temps (p. ex. dose annuelle), dans les publications de l’AIEA,
l’expression débit de dose est utilisée uniquement pour des périodes courtes, par
exemple dose par seconde ou dose par heure.
2. Équivalent de dose ambiant ou équivalent de dose directionnel, suivant
le cas, par unité de temps, mesuré au point d’intérêt. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
débit de kerma à l’air de référence
reference air kerma rate
Voir kerma.
déchet
waste
Matière pour laquelle on ne prévoit pas d’utilisation.
déchet à courte période
short lived waste
Voir classes de déchets.
déchet à longue période
long lived waste
Voir classes de déchets.
déchet à très courte période
very short lived waste
Voir classes de déchets.
[déchet calogène]
[heat generating waste (HGW)]
Voir classes de déchets.
[déchet d’extraction et de préparation de minerais]
[mining and milling waste (MMW)]
Déchet résultant d’activités d’extraction et de préparation de minerais.
Il s’agit notamment des résidus de transformation et de lixiviation en tas, des
stériles, des boues, des tourteaux de filtrage, de la calamine et de divers effluents.
Voir aussi [extraction et préparation de minerais].
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
déchet de faible activité (DFA)
low level waste (LLW)
Voir classes de déchets.
déchet de haute activité (DHA)
high level waste (HLW)
Voir classes de déchets.
déchet de matière radioactive naturelle
NORM waste
Matière radioactive naturelle pour laquelle on ne prévoit pas d’autre
utilisation.
déchet de moyenne activité (DMA)
intermediate level waste (ILW)
Voir classes de déchets.
déchet de très faible activité (DTFA)
very low level waste (VLLW)
Voir classes de déchets.
déchet exempté
exempt waste
Déchet pour lequel le contrôle réglementaire a été levé conformément aux
principes d’exemption.
Il s’agit d’un déchet qui satisfait aux critères de libération, d’exemption ou
d’exclusion du contrôle réglementaire aux fins de la radioprotection comme indiqué
dans les réf. [13] et [58].
! Ce n’est donc pas un déchet radioactif.
déchet mixte
mixed waste
Déchet radioactif contenant également des substances toxiques ou
dangereuses non radioactives.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
déchet radioactif
radioactive waste
1. À des fins juridiques et réglementaires, matière pour laquelle aucune
utilisation ultérieure n’est prévue et qui contient, ou est contaminée par, des
radionucléides dont la concentration d’activité est supérieure aux niveaux de
libération fixés par l’organisme de réglementation.
En fait, toute matière radioactive sous forme gazeuse, liquide ou solide pour laquelle
aucune utilisation ultérieure n’est prévue.
! Il convient de noter que cette définition sert uniquement à des fins réglementaires ;
les matières dont la concentration d’activité est inférieure ou égale aux niveaux de
libération sont radioactives du point de vue physique, mais les risques radiologiques
qu’elles présentent sont considérés comme négligeables.
Voir aussi radioactif, matière radioactive et substance radioactive.
2. [Matière radioactive sous forme gazeuse, liquide ou solide pour
laquelle aucune utilisation ultérieure n’est prévue par la partie contractante ou
une personne physique ou morale dont la décision est acceptée par la partie
contractante et qui est contrôlée en tant que déchet radioactif par un organisme
de réglementation conformément au cadre législatif et réglementaire de la partie
contractante.] (Voir la réf. [5].)
déchet secondaire
secondary waste
Déchet radioactif qui est un sous-produit issu de la transformation de
déchets radioactifs primaires.
Voir aussi déchet radioactif.
déclassement
decommissioning
1. Mesures administratives et techniques prises pour lever une partie ou
l’ensemble des contrôles réglementaires sur une installation.
! Ce terme ne s’applique pas à la partie d’une installation de stockage définitif où
sont placés des déchets radioactifs ou à certaines installations servant au stockage
définitif de matières radioactives naturelles ou de résidus de l’extraction et du
traitement de minerais radioactifs. Pour toutes celles-ci, on emploie le terme
fermeture au lieu de celui de déclassement.
! Le déclassement inclut en général le démantèlement (total ou partiel) de l’installation,
destiné à réduire les risques radiologiques associés, mais, dans l’usage de l’AIEA,
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
cela n’est pas nécessairement le cas. Une installation pourrait, par exemple, être
déclassée sans être démantelée et les structures existantes servir par la suite à un
autre usage (après leur décontamination).
L’emploi du terme déclassement implique qu’il n’est pas prévu de continuer
d’utiliser l’installation (ou une partie de l’installation) aux mêmes fins.
Les mesures de déclassement sont prises à la fin de la durée de vie utile de
l’installation pour la retirer du service en tenant dûment compte de la santé et de
la sûreté des travailleurs et des personnes du public ainsi que de la protection de
l’environnement.
Sous réserve des prescriptions légales et réglementaires nationales, une installation
ou les parties qui en subsistent peuvent aussi être considérées comme déclassées si
elles sont intégrées dans une installation nouvelle ou existante, même si le site de
leur emplacement est toujours soumis à un contrôle réglementaire ou à un contrôle
institutionnel.
Les mesures prises doivent être telles qu’elles assurent la protection à long terme du
public et la protection de l’environnement et consistent habituellement à réduire les
niveaux de radionucléides résiduels dans les matières et sur le site de l’installation de
sorte que les matières puissent être recyclées, réutilisées ou stockées définitivement
de manière sûre comme déchets exemptés ou déchets radioactifs et que le site puisse
être libéré pour une utilisation inconditionnelle ou autre.
Le déclassement peut comporter des activités semblables à celles de la remédiation
(autre processus autorisé), comme l’enlèvement de sol contaminé dans une zone
située dans le périmètre autorisé d’une installation, mais dans ce cas, ces opérations
d’enlèvement sont normalement appelées activités d’assainissement {cleanup} et
sont généralement effectuées dans le cadre de l’autorisation de déclassement.
Les termes choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation et
déclassement sont normalement utilisés pour distinguer les six principaux stades
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif des déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
démantèlement {dismantling}. Démontage, désassemblage et démolition
des structures, des systèmes et des composants d’une installation en vue de
son déclassement.
Les deux principaux types de démantèlement sont le démantèlement immédiat et le
démantèlement différé.
Le démantèlement différé {deferred dismantling} est reporté jusqu’après la mise
à l’arrêt définitive. Dans une installation nucléaire, le combustible nucléaire est
retiré en premier. Une partie ou la totalité d’une installation contenant des matières
radioactives est soit traitée, soit mise dans un état correspondant à un entreposage.
On y effectue des travaux de maintenance jusqu’à ce que l’on puisse procéder à sa
décontamination et/ou à son démantèlement.
Le démantèlement différé peut inclure le démantèlement initial de certaines parties
de l’installation et le traitement initial de certaines matières radioactives puis leur
retrait de l’installation en tant que mesures préparant à l’entreposage des parties
restantes de l’installation.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
Le démantèlement immédiat {immediate dismantling} commence peu après la mise
à l’arrêt définitive. Le matériel et les structures, systèmes et composants d’une
installation contenant des matières radioactives sont retirés et/ou décontaminés
à un niveau qui permet de procéder à la levée du contrôle réglementaire sur
l’installation et à la libération de cette dernière, soit en vue d’une utilisation
inconditionnelle, soit avec des restrictions sur son utilisation future.
mise sous massif de protection {entombment}. Enrobage d’une partie ou
de l’ensemble d’une installation dans une structure de matériaux de longue
durée en vue de son déclassement.
La mise sous massif de protection n’est pas considérée comme une stratégie
acceptable pour le déclassement d’une installation dont la mise à l’arrêt définitive
était programmée.
La mise sous massif de protection ne peut être considérée comme acceptable que
dans des circonstances exceptionnelles (p. ex. à la suite d’un accident grave). En
pareil cas, la structure du massif de protection fait l’objet de travaux de maintenance
et la surveillance se poursuit jusqu’à ce que la décroissance des matières radioactives
présentes soit ramenée à un niveau permettant de mettre fin à la licence et de lever
tous les contrôles sur la structure.
plan de déclassement {decommissioning plan}. Document contenant des
informations détaillées sur le déclassement proposé d’une installation.
Le plan de déclassement approuvé décrit les opérations (y compris la
décontamination et/ou l’enlèvement des structures, des systèmes et des composants)
à mener dans le cadre des procédures, des processus et des activités définis aux fins
du déclassement.
Le plan de déclassement est considéré comme achevé une fois atteint le stade final
approuvé pour l’installation.
2. [Toutes les étapes conduisant à la levée du contrôle réglementaire sur
une installation nucléaire autre qu’une installation de stockage définitif. Ces
étapes comprennent les opérations de décontamination et de démantèlement.]
(Voir la réf. [5].)
décontamination
decontamination
Élimination totale ou partielle de la contamination par un processus
physique, chimique ou biologique délibéré.
Cette définition vise à inclure une vaste gamme de processus d’élimination de la
contamination pour les personnes, le matériel et les bâtiments mais à exclure
l’élimination de radionucléides de l’intérieur de l’organisme humain ou l’élimination
de radionucléides par des processus d’altération naturelle ou de migration, lesquels
ne sont pas considérés comme une décontamination.
Voir aussi remédiation.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
décorporation
decorporation
Action des processus biologiques grâce auxquels des radionucléides
incorporés sont éliminés de l’organisme humain.
La décorporation peut être facilitée par des agents chimiques ou biologiques.
défaillance de cause commune
common cause failure
Défaillance de plusieurs structures, systèmes ou composants due à un
événement ou à une cause spécifique unique.
L’événement ou la cause spécifique unique de la défaillance (défaillance qui peut
être de différents types) peut être, par exemple, un défaut de conception ou de
fabrication, une erreur d’exploitation ou de maintenance, un phénomène naturel,
un événement d’origine humaine, une saturation des signaux ou un effet de cascade
involontaire résultant d’une autre opération ou défaillance à l’intérieur de la centrale
ou d’une modification des conditions ambiantes.
Les causes communes peuvent être internes ou externes à un système.
défaillance de mode commun
common mode failure
Défaillance de plusieurs structures, systèmes ou composants survenant de
la même manière ou selon le même mode du fait d’un événement ou d’une cause
spécifique unique.
Une défaillance de mode commun est une défaillance de cause commune dans
laquelle les structures, systèmes ou composants deviennent défectueux de la même
manière (même s’ils ne sont pas tout près les uns des autres).
défaillance (technique)
failure (technical)
Perte de la capacité d’une structure, d’un système ou d’un composant à
fonctionner conformément aux critères d’acceptation.
! La structure, le système ou le composant sont considérés comme défaillants
lorsqu’ils cessent de fonctionner, que l’on en ait besoin ou non à ce moment-là.
! Par exemple, la défaillance d’un système de secours peut ne pas être manifeste
jusqu’à ce que l’on ait recours à ce système, soit dans le cadre d’essais, soit lorsque
le système principal est en panne.
Une défaillance peut résulter, par exemple, d’une anomalie du matériel, d’un logiciel
ou d’un système, d’une erreur de l’exploitant ou d’une erreur de maintenance.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
défaillance unique
single failure
Défaillance qui empêche un système ou un composant unique de remplir sa
ou ses fonctions de sûreté et toute autre défaillance en résultant.
défense en profondeur
defence in depth
Mise en place hiérarchisée de différents niveaux d’équipements et de
procédures variés pour prévenir la multiplication des incidents de fonctionnement
prévus et maintenir l’efficacité des barrières physiques placées entre une source
de rayonnements ou des matières radioactives et les travailleurs, les personnes
du public ou l’environnement, dans différentes conditions de fonctionnement et,
pour certaines barrières, dans des conditions accidentelles.
Les objectifs de la défense en profondeur sont les suivants :
a) compenser les événements d’origine humaine et les défaillances de composants ;
b) maintenir l’efficacité des barrières en évitant les dommages à l’installation et aux
barrières elles-mêmes ;
c) protéger les travailleurs, les personnes du public et l’environnement contre des
dommages dans des conditions accidentelles au cas où ces barrières ne seraient
pas pleinement efficaces.
La publication intitulée Principes fondamentaux de sûreté (Principes fondamentaux
de sûreté de l’AIEA [17]) (paragraphe 3.31) stipule ce qui suit : La défense en
profondeur « est essentiellement mise en œuvre à travers un ensemble de niveaux
de protection consécutifs et indépendants dont la défaillance entraîne des effets
nocifs à des personnes ou à l’environnement. En cas de défaillance d’un niveau ou
d’une barrière de protection, le niveau ou la barrière suivant prend le relais. Bien
appliquée, la défense en profondeur empêche une défaillance technique, humaine
ou organisationnelle de provoquer seule des effets nocifs, et réduit la probabilité des
combinaisons de défaillances susceptibles d’entraîner des effets nocifs importants à
un très faible niveau. L’efficacité indépendante des différents niveaux de défense est
un élément nécessaire de la défense en profondeur. »
Les cinq niveaux de la défense en profondeur sont examinés dans la publication
SSR-2/1 (Rev. 1) [18] (voir la publication SSR-2/1 (Rev. 1) [18] pour de plus amples
informations) :
a) Le premier niveau de défense a pour objet d’empêcher tout écart par rapport au
fonctionnement normal et la défaillance de constituants importants pour la sûreté.
b) Le deuxième niveau de défense a pour objet de déceler et de maîtriser les écarts
par rapport aux conditions normales de fonctionnement, afin d’empêcher que des
incidents de fonctionnement prévus ne dégénèrent en conditions accidentelles.
c) Le troisième niveau de défense a pour objet d’éviter l’endommagement du cœur
d’un réacteur ou des rejets radioactifs qui nécessitent des actions protectrices
hors du site et de ramener la centrale à un état sûr au moyen de caractéristiques de
sûreté intrinsèque et/ou de dispositifs de sauvegarde, de systèmes de sûreté et de
procédures de sûreté.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
d) Le quatrième niveau de défense a pour objet d’empêcher la progression des
accidents qui résultent de la défaillance du troisième niveau de défense et d’en
atténuer les conséquences en empêchant les séquences accidentelles qui entraînent
des rejets importants de matières radioactives ou des rejets précoces de matières
radioactives.
e) Le cinquième et dernier niveau de défense a pour objet d’atténuer les conséquences
radiologiques d’un rejet important de matières radioactives ou d’un rejet précoce
de matières radioactives susceptibles de résulter d’un accident.
Le Groupe international pour la sûreté nucléaire (INSAG) a défini cinq niveaux de
défense en profondeur (voir la réf. [19] pour de plus amples informations) :
a) niveau 1 : prévention du fonctionnement anormal et des défaillances ;
b) niveau 2 : contrôle du fonctionnement anormal et détection des défaillances ;
c) niveau 3 : contrôle des accidents de dimensionnement ;
d) niveau 4 : contrôle des conditions dégradées à la centrale, y compris prévention
de la progression d’un accident et atténuation des conséquences des accidents
graves ;
e) niveau 5 : atténuation des conséquences radiologiques des rejets importants de
matières radioactives.
Les niveaux de défense sont parfois regroupés en trois niveaux de sûreté : matériel,
logiciel et contrôle de la gestion.
Dans le contexte du stockage définitif des déchets, l’expression barrières multiples
sert à décrire un concept similaire.
L’expression défense en profondeur est utilisée dans un sens différent dans la
collection Sécurité nucléaire de l’AIEA dans le contexte de la sécurité nucléaire.
dégradation due au vieillissement
ageing degradation
Effets du vieillissement qui pourraient empêcher une structure, un système
ou un composant de fonctionner conformément aux critères d’acceptation.
Exemples : réduction de diamètre due à l’usure d’un arbre tournant, perte de dureté
de matériaux due à la fragilisation par irradiation ou au vieillissement thermique, et
fissuration d’un matériau dû à la fatigue ou à la corrosion sous contrainte.
« délai de grâce »
‘grace period’
Période au cours de laquelle une fonction de sûreté est assurée en cas
d’événement sans que l’intervention du personnel soit nécessaire.
Le « délai de grâce » va généralement de 20 minutes à 12 heures. Il peut être assuré
grâce à l’automatisation des commandes, à l’adoption de systèmes passifs ou aux
caractéristiques intrinsèques d’un matériau (comme la capacité calorifique de la
structure de confinement) ou par une combinaison de ces éléments.
83
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
demandeur
applicant
Personne ou organisme qui demande à un organisme de réglementation
son autorisation (ou approbation) pour entreprendre des activités spécifiées.
Strictement parlant, une telle personne ou un tel organisme est un demandeur entre le
moment où elle ou il dépose une demande et celui où l’autorisation est accordée ou
refusée. Toutefois, le terme est souvent utilisé de manière plus lâche, en particulier
dans les cas où le processus d’autorisation est long et complexe.
démantèlement
dismantling
Voir déclassement (1).
démantèlement différé
deferred dismantling
Voir déclassement (1) : démantèlement.
démantèlement immédiat
immediate dismantling
Voir déclassement (1) : démantèlement.
denrée alimentaire
food
Voir aliment.
dépôt
repository
Synonyme d’installation de stockage définitif.
destinataire
consignee
Personne, organisme ou gouvernement habilitée à prendre livraison d’un
envoi. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
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D
détriment radiologique
radiation detriment
Préjudice total qu’un groupe exposé et ses descendants subiraient à la suite
de l’exposition du groupe aux rayonnements émis par une source.
Dans sa publication 60 [37], la Commission internationale de protection radiologique
définit une mesure du détriment radiologique ayant les caractéristiques d’une
probabilité, qui peut donc être considérée aussi comme une mesure du risque.
diamètre aérodynamique
aerodynamic diameter
Voir diamètre aérodynamique médian en activité (DAMA).
diamètre aérodynamique médian en activité (DAMA)
activity median aerodynamic diameter (AMAD)
Valeur du diamètre aérodynamique telle que 50 % de l’activité dans l’air
pour un aérosol spécifique soit associée à des particules inférieures au DAMA, et
50 % à des particules supérieures au DAMA.
Expression utilisée en dosimétrie interne pour simplifier, comme valeur « moyenne »
unique du diamètre aérodynamique représentatif de l’aérosol dans son ensemble.
Le DAMA est utilisé pour les particules de taille telle que le dépôt dépend
principalement de l’impaction inertielle et de la sédimentation (c.-à-d. généralement
supérieure à 0,5 µm).
diamètre aérodynamique {aerodynamic diameter}. Le diamètre
aérodynamique d’une particule en suspension dans l’air est le diamètre
qu’une sphère de densité unitaire devrait avoir pour avoir la même vitesse
terminale dans l’air que la particule étudiée.
diamètre thermodynamique {thermodynamic diameter}. Le diamètre
thermodynamique d’une particule en suspension dans l’air est le diamètre
qu’une sphère de densité unitaire devrait avoir pour avoir le même
coefficient de diffusion dans l’air que la particule étudiée.
diamètre thermodynamique médian en activité (DTMA) {activity median
thermodynamic diameter (AMTD)}. Pour les particules plus petites, le
dépôt dépend normalement surtout de la diffusion, et on utilise le DTMA
– défini de manière analogue au DAMA, mais par référence au diamètre
thermodynamique des particules.
85
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D
diamètre thermodynamique
thermodynamic diameter
Voir diamètre aérodynamique médian en activité (DAMA).
diamètre thermodynamique médian en activité (DTMA)
activity median thermodynamic diameter (AMTD)
Voir diamètre aérodynamique médian en activité (DAMA).
diffusion
diffusion
Mouvement de radionucléides par rapport au milieu dans lequel ils se
trouvent, sous l’effet d’un gradient de concentration.
Terme désignant habituellement le mouvement de radionucléides en suspension dans
l’air (p. ex. à la suite d’un rejet ou d’un accident) par rapport à l’air et le mouvement
de radionucléides dissous (p. ex. dans les eaux souterraines ou de surface, à la suite
d’une migration après stockage définitif des déchets, ou dans des eaux de surface à
la suite de rejets) par rapport à l’eau.
Voir aussi advection (mouvement de radionucléides non pas par rapport au
milieu dans lequel ils se trouvent, mais avec lui) et dispersion.
direction
senior management
Personne ou groupe de personnes qui dirige, contrôle et évalue une
organisation au plus haut niveau.
dispersion
dispersion, dispersal
Propagation de radionucléides dans l’air (dispersion aérodynamique
{aerodynamic dispersion}) ou dans l’eau (dispersion hydrodynamique
{hydrodynamic dispersion}) résultant essentiellement de processus physiques
affectant la vitesse des différentes molécules dans le milieu ambiant.
Terme souvent utilisé dans un sens plus général pour désigner tous les processus
(y compris la diffusion moléculaire) qui aboutissent à la propagation d’un panache.
Les expressions dispersion atmosphérique {atmospheric dispersion} et dispersion
86
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D
hydrodynamique {hydrodynamic dispersion} sont employées dans ce sens plus
général pour désigner les phénomènes se produisant respectivement dans l’air et
dans l’eau.
Voir aussi advection et diffusion.
dispersion aérodynamique
aerodynamic dispersion
Voir dispersion.
dispersion atmosphérique
atmospheric dispersion
Voir dispersion.
dispersion hydrodynamique
hydrodynamic dispersion
Voir dispersion.
disponibilité
availability
Capacité d’un constituant ou d’un système à être dans un état lui permettant
d’exécuter une fonction requise dans certaines conditions à un instant donné ou
pendant un intervalle de temps donné, pourvu que les ressources externes nécessaires
soient fournies [12].
La définition était anciennement « Proportion de temps pendant laquelle un système
est capable de remplir sa fonction prévue. »
La fiabilité donne essentiellement la même information, mais sous une autre forme.
dispositif actionneur
actuation device
Composant qui contrôle directement la force motrice d’un équipement
actionné.
Comme exemples de dispositifs actionneurs, on peut citer les disjoncteurs et les
relais qui contrôlent la distribution et l’utilisation de l’énergie électrique et les
clapets de contrôle de fluides hydrauliques ou pneumatiques.
87
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D
dispositif de sûreté (pour les conditions additionnelles de dimensionnement)
safety feature (for design extension conditions)
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
dispositif moteur
prime mover
Composant qui convertit l’énergie en action lorsqu’il est commandé par un
dispositif actionneur.
Exemples : moteur, commande par électro-aimant, commande pneumatique.
dispositifs auxiliaires des systèmes de sûreté
safety system support features
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
dispositions d’urgence
emergency arrangements
Ensemble intégré des éléments d’infrastructure, mis en place au stade de
la préparation, qui sont nécessaires à l’exécution d’une fonction ou d’une tâche
spécifique requise lors d’une intervention dans une situation d’urgence nucléaire
ou radiologique.
Ces éléments sont notamment les suivants : pouvoirs et responsabilités, organisation,
coordination, personnel, plans, procédures, installations, équipements et formation.
dispositions (relatives aux opérations)
arrangements (for operations)
Ensemble intégré des éléments d’infrastructure qui sont nécessaires pour
pouvoir exécuter une fonction ou une tâche spécifique requise pour mener à bien
une opération spécifique.
Ces éléments d’infrastructure sont notamment les suivants : pouvoirs et
responsabilités, organisation, coordination, personnel, plans, procédures,
installations, équipements et formation.
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D
distance d’application du plan d’urgence
emergency planning distance
Distance de planification étendue et distance de planification pour
l’ingestion et les marchandises.
distance de planification pour l’ingestion et les marchandises {ingestion
and commodities planning distance (ICPD)}. Zone autour d’une
installation dans laquelle des dispositions d’urgence sont prises pour
mettre en œuvre des actions d’intervention d’urgence efficaces quand une
situation d’urgence générale a été déclarée afin de réduire le risque d’effets
stochastiques sur les personnes du public et d’atténuer les conséquences
non radiologiques de la distribution, de la vente et de la consommation de
denrées alimentaires, de lait et d’eau et de l’utilisation de produits autres
que les denrées alimentaires susceptibles d’avoir été contaminés après un
rejet radioactif important.
La distance de planification pour l’ingestion et les marchandises est utilisée à
des fins de planification, pour préparer la mise en œuvre d’actions d’intervention
d’urgence en vue de surveiller et de contrôler les marchandises, notamment les
denrées alimentaires, destinés à la consommation intérieure ou à l’exportation.
La zone effective sera définie en fonction des conditions existant pendant la situation
d’urgence.
À titre de précaution, certaines actions protectrices urgentes dans la distance de
planification pour l’ingestion et les marchandises peuvent être justifiées pour
prévenir l’ingestion de denrées alimentaires, de lait ou d’eau susceptibles d’avoir été
contaminés comme suite à un rejet radioactif important et empêcher l’utilisation de
produits potentiellement contaminés.
distance de planification étendue {extended planning distance (EPD)}.
Zone autour d’une installation dans laquelle des dispositions d’urgence
sont prises pour effectuer un contrôle radiologique après qu’une situation
d’urgence générale a été déclarée et pour recenser les zones dans lesquelles
des actions d’intervention d’urgence doivent être mises en œuvre hors
du site pour réduire efficacement le risque d’effets stochastiques sur les
personnes du public après un rejet radioactif important.
La distance de planification étendue est utilisée à des fins de planification et peut
ne pas correspondre exactement à la zone dans laquelle un contrôle radiologique
doit être effectué pour déterminer où des actions protectrices rapides comme le
relogement sont nécessaires.
Même s’il faut prévoir, au stade de la préparation, d’entreprendre des actions
protectrices rapides efficaces dans cette zone, la zone effective sera déterminée en
fonction des conditions existant pendant la situation d’urgence.
À titre de précaution, certaines actions urgentes à l’intérieur de la distance
de planification étendue peuvent être justifiées pour réduire le risque d’effets
stochastiques sur les personnes du public.
89
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D
distance de planification étendue
extended planning distance (EPD)
Voir distance d’application du plan d’urgence.
distance de planification pour l’ingestion et les marchandises
ingestion and commodities planning distance (ICPD)
Voir distance d’application du plan d’urgence.
distance maximale de présélection (DMP)
screening distance value (SDV)
Distance à partir d’une installation au-delà de laquelle, à des fins de
présélection, les causes potentielles d’un événement externe d’un type particulier
peuvent être ignorées.
diversité
diversity
Présence de plusieurs systèmes ou composants indépendants (redondants)
pour l’accomplissement d’une fonction déterminée, lorsque ces différents
systèmes ou composants possèdent des attributs différents afin de réduire le risque
de défaillance de cause commune, y compris de défaillance de mode commun.
Par exemple : conditions de fonctionnement différentes, principes de fonctionnement
différents ou équipes de conception différentes (qui assurent la diversité
fonctionnelle) et équipements de dimensions différentes, fabricants différents et
types d’équipements (qui assurent la diversité des équipements) faisant appel à
des méthodes physiques différentes (qui assurent la diversité physique {physical
diversity}).
diversité fonctionnelle
functional diversity
Application de la diversité au niveau des fonctions dans des applications
du génie des procédés (p. ex. pour actionner un arrêt d’urgence en cas de
combinaison de limite de pression et de limite de température).
diversité physique
physical diversity
Voir diversité.
90
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D
[dommage nucléaire]
[nuclear damage]
« i) [T]out décès ou dommage aux personnes ;
ii) toute perte de biens ou tout dommage aux biens ;
« et, pour chacune des catégories suivantes dans la mesure déterminée par le
droit du tribunal compétent,
iii) tout dommage immatériel résultant d’une perte ou d’un dommage visé
aux alinéas i) ou ii), pour autant qu’il ne soit pas inclus dans ces alinéas,
s’il est subi par une personne qui est fondée à demander réparation de
cette perte ou de ce dommage ;
iv) le coût des mesures de restauration d’un environnement dégradé, sauf si
la dégradation est insignifiante, si de telles mesures sont effectivement
prises ou doivent l’être, et pour autant que ce coût ne soit pas inclus dans
l’alinéa ii) ;
v) tout manque à gagner en relation avec une utilisation ou une jouissance
quelconque de l’environnement qui résulte d’une dégradation importante
de cet environnement, et pour autant que ce manque à gagner ne soit pas
inclus dans l’alinéa ii) ;
vi) le coût des mesures préventives et toute autre perte ou tout autre
dommage causé par de telles mesures ;
vii) tout autre dommage immatériel, autre que celui causé par la dégradation
de l’environnement, si le droit général du tribunal compétent concernant
la responsabilité civile le permet,
« s’agissant des alinéas i) à v) et vii) ci-dessus, dans la mesure où la perte ou
le dommage découle ou résulte des rayonnements ionisants émis par toute
source de rayonnements se trouvant à l’intérieur d’une installation nucléaire,
ou émis par un combustible nucléaire ou des produits ou déchets radioactifs
se trouvant dans une installation nucléaire, ou de matières nucléaires qui
proviennent d’une installation nucléaire, en émanent ou y sont envoyées, que
la perte ou le dommage résulte des propriétés radioactives de ces matières ou
d’une combinaison de ces propriétés et des propriétés toxiques, explosives ou
autres propriétés dangereuses de ces matières. » (Tiré de la réf. [35].)
Dans ce contexte, on entend par « mesure préventive » toute mesure raisonnable
prise par quiconque après qu’un accident nucléaire est survenu pour prévenir ou
réduire le plus possible les dommages, tels que définis aux alinéas i) à v) ou vii)
ci-dessus, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes si celle-ci est
requise par le droit de l’État où les mesures sont prises.
91
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D
dosage biologique
bioassay
Toute procédure utilisée pour déterminer la nature, l’activité, l’emplacement
ou la rétention de radionucléides dans l’organisme par des mesures directes (in
vivo) ou par des analyses in vitro de matières excrétées ou autrement éliminées
par l’organisme.
Parfois appelé « dosage radio-biologique ».
dose
dose
1. Mesure de l’énergie déposée par un rayonnement sur une cible.
Pour les définitions des plus importantes de ces mesures, voir grandeurs de dose et
concepts de dose.
2. Dose absorbée, dose équivalente engagée, dose efficace engagée, dose
équivalente, dose efficace ou dose à un organe, suivant le contexte.
dose engagée {committed dose}. Dose efficace engagée ou dose équivalente
engagée.
dose à la surface d’entrée
entrance surface dose
Dose absorbée au centre du champ à la surface d’entrée des rayonnements
par un patient soumis à un examen radiodiagnostique, exprimée dans l’air et avec
rétrodiffusion.
dose à un organe
organ dose
Voir grandeurs de dose.
dose absorbée
absorbed dose
Voir grandeurs de dose.
92
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
dose absorbée pondérée par l’efficacité biologique relative (EBR)
relative biological effectiveness (RBE) weighted absorbed dose
Voir grandeurs de dose : dose absorbée.
dose annuelle
annual dose
Voir concepts de dose.
dose collective
collective dose
Voir concepts de dose.
dose efficace
effective dose
Voir grandeurs de dose.
dose efficace engagée
committed effective dose
Voir grandeurs de dose.
dose engagée
committed dose
1. Voir concepts de dose.
2. Voir dose (2).
dose équivalente
equivalent dose
Voir grandeurs de dose.
dose équivalente engagée
committed equivalent dose
Voir grandeurs de dose.
93
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
dose évitée
averted dose
Voir concepts de dose.
dose individuelle
individual dose
Voir concepts de dose.
dose par unité d’incorporation
dose per unit intake
Dose efficace engagée ou dose équivalente engagée résultant de
l’incorporation d’une manière spécifiée (habituellement par ingestion ou par
inhalation) d’une unité d’activité d’un radionucléide donné sous une forme
chimique donnée.
Les valeurs sont indiquées dans la publication GSR Part 3 [1] et recommandées par
la Commission internationale de protection radiologique [22].
Pour les incorporations, cette expression est synonyme de coefficient de dose.
Unité : Sv/Bq.
dose prévue
projected dose
Voir concepts de dose.
dose résiduelle
residual dose
Voir concepts de dose.
dose-vie
lifetime dose
Voir concepts de dose.
94
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
durée de vie
life, lifetime
durée de vie certifiée {qualified life}. Période pour laquelle il a été
démontré, par des essais, l’analyse ou l’expérience qu’une structure, un
système ou un composant est capable de fonctionner dans les limites des
critères d’acceptation dans des conditions de fonctionnement spécifiques,
tout en restant à même de remplir ses fonctions de sûreté dans des
conditions accidentelles telles qu’un accident de dimensionnement ou un
séisme de référence.
durée de vie nominale {design life}. Période durant laquelle il est prévu
qu’une installation ou un composant fonctionneront conformément aux
spécifications techniques selon lesquelles ils ont été fabriqués.
durée de vie utile {operating lifetime, operating life, service life}.
1. Période durant laquelle une installation autorisée est utilisée pour la fin
à laquelle elle était prévue jusqu’à son déclassement ou sa fermeture.
2. [Période au cours de laquelle une installation de gestion de combustible
usé ou de déchets radioactifs est utilisée aux fins prévues. Dans le cas
d’une installation de stockage définitif, cette période commence au
moment où du combustible usé ou des déchets radioactifs sont mis
en place pour la première fois dans l’installation et se termine avec la
fermeture de celle-ci.] (Voir la réf. [5].)
3. Période qui va de la mise en exploitation initiale d’une structure, d’un
système ou d’un composant à sa réforme.
Les synonymes « phase d’exploitation », « période d’exploitation », « durée de
vie en exploitation » et « durée de vie en service » sont parfois utilisés.
durée de vie certifiée
qualified life
Voir durée de vie.
durée de vie nominale
design life
Voir durée de vie.
95
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
D
durée de vie utile
operating lifetime, operating life, service life
Voir durée de vie.
96
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
écart
deviation
Variation par rapport à des prescriptions spécifiques.
Échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES)
International Nuclear and Radiological Event Scale (INES)
L’INES est une échelle élaborée à l’intention des États aux fins de la communication
avec le public quant à l’importance du point de vue de la sûreté d’événements
associés à des sources de rayonnements.
! L’INES ne doit pas être confondue avec le système de classement des situations
d’urgence et ne devrait pas être utilisée comme base des actions d’intervention
d’urgence.
! Dans l’édition 2008 du manuel de l’utilisateur de l’INES [8], il y avait une différence
fondamentale entre la terminologie utilisée dans les normes de sûreté et les
désignations utilisées dans l’INES.
! La terminologie de l’INES établie en 2008 (en particulier l’emploi des termes
incident et accident) était différente de celle employée dans les normes de sûreté
et s’écartait du sens habituel des mots. Il convient d’employer ces termes avec
beaucoup de prudence pour éviter toute confusion entre les deux domaines.
! En substance, des événements qui seraient considérés comme des accidents d’après
la définition des normes de sûreté peuvent être soit des accidents, soit des incidents
(c.-à-d. pas des accidents) dans la terminologie de la version de l’INES établie en
2008 [voir incident et accident (1)].
En pratique, il ne s’agissait pas d’un problème important, car les deux domaines sont
assez distincts et ont des finalités assez différentes. Toutefois, cela pouvait poser un
problème de communication avec les médias et le public.
Pour plus de détails, il convient de se reporter aux notes d’information associées aux
termes événement, incident et accident.
effet de ciel
sky shine
Voir rayonnement de nuage.
effet déterministe
deterministic effect
Effet sanitaire des rayonnements pour lequel il existe généralement un seuil
de dose au-dessus duquel la gravité de l’effet augmente avec la dose.
Le seuil de dose est fonction de l’effet sanitaire particulier mais peut également
dépendre, dans une certaine mesure, de l’individu exposé.
97
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
Les effets déterministes sont par exemple l’érythème, l’altération du système
hématopoïétique et le syndrome d’irradiation aiguë (mal des rayons).
Les effets déterministes sont aussi appelés réactions tissulaires (nocives) {(harmful)
tissue reactions}.
L’expression [effet non stochastique] {[non-stochastic effect]} figure dans des
publications anciennes, mais n’est plus employée.
Opposé : effet stochastique.
effet déterministe grave
severe deterministic effect
Effet déterministe qui est mortel ou potentiellement mortel, ou qui entraîne
une lésion permanente diminuant la qualité de vie.
effet falaise
cliff edge effect
Exemple de condition extrêmement anormale causée par une transition
brusque d’un état d’une installation à un autre suite à un léger écart d’un
paramètre ou à une faible variation d’un signal d’entrée.
Dans une centrale nucléaire ou une installation du cycle du combustible nucléaire,
un effet falaise est un cas de comportement extrêmement anormal de l’installation
causé par un brusque changement de l’état de celle-ci suite à un léger écart d’un
de ses paramètres, avec comme conséquence une forte variation soudaine des
conditions de l’installation en réponse à une faible variation d’un signal d’entrée.
effet génétique
genetic effect
Voir effet héréditaire.
effet héréditaire
hereditary effect
Effet sanitaire des rayonnements qui apparaît chez un descendant d’une
personne exposée.
L’expression effet génétique {genetic effect}, qui est moins précise, est également
employée mais il faut préférer effet héréditaire.
Les effets héréditaires sont généralement des effets stochastiques.
Opposé : effet somatique.
98
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
[effet non stochastique]
[non-stochastic effect]
Voir effet déterministe.
effet rapide
early effect
Effet sanitaire des rayonnements qui apparaît dans les mois qui suivent
l’exposition.
Tous les effets rapides sont des effets déterministes, tandis que la plupart, mais non
la totalité, des effets déterministes sont des effets rapides.
effet somatique
somatic effect
Effet sanitaire des rayonnements qui apparaît chez la personne exposée.
Comprend les effets apparaissant après la naissance qui sont imputables à une
exposition in utero.
Les effets déterministes sont normalement aussi des effets somatiques ; les effets
stochastiques peuvent être somatiques ou héréditaires.
Opposé : effet héréditaire.
effet stochastique
stochastic effect
Effet sanitaire des rayonnements dont la probabilité est proportionnelle à la
dose et dont la gravité est indépendante de la dose.
Les effets stochastiques peuvent être somatiques ou héréditaires et apparaissent
généralement sans seuil de dose. Ce sont par exemple diverses formes de cancer et la
leucémie.
Opposé : effet déterministe.
effet tardif
late effect
Effet sanitaire des rayonnements qui apparaît des années après l’exposition.
Les effets tardifs les plus courants sont des effets stochastiques, comme la leucémie
et le cancer, mais certains effets déterministes peuvent aussi être des effets tardifs.
99
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
efficacité biologique relative (EBR)
relative biological effectiveness (RBE)
Mesure de l’efficacité relative de différents types de rayonnements
s’agissant de provoquer un effet sanitaire précis, exprimée comme le rapport
inverse des doses absorbées de deux types de rayonnements différents qui
produiraient un effet biologique donné de même intensité.
Les valeurs de l’efficacité biologique relative s’agissant d’entraîner des effets
déterministes sont choisies de sorte qu’elles soient représentatives des effets
déterministes graves qui sont significatifs pour la préparation et la conduite des
interventions d’urgence.
Les valeurs de l’EBRT,R spécifiques à certains tissus ou organes et à certains
rayonnements pour l’apparition d’effets déterministes graves précis sont indiquées
dans le tableau ci-dessous.
Effet sanitaire Tissu ou organe critique Expositiona RBET,R
γ externe et interne 1
n externe et interne 3
Syndrome Moelle osseuse
hématopoïétique rouge β interne 1
α interne 2
γ externe et interne 1
n externe et interne 3
Pneumonite Poumonb
β interne 1
α interne 7
γ externe et interne 1
n externe et interne 3
Syndrome
Côlon
gastro-intestinal β interne 1
α interne 0c
β, γ externe 1
Nécrose Tissud
n externe 3
β, γ externe 1
Desquamation
Peaue
humide n externe 3
f
Incorporation d’isotopes de l’iode 0.2
Hypothyroïdie Thyroïde
Autres thyréotropes 1
100
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
a
L’exposition externe β, γ comprend l’exposition due au rayonnement de freinage produit
dans la matière de la source.
b
Tissu de la région alvéolo-interstitielle du tractus respiratoire.
c
Pour les émetteurs alpha répartis uniformément dans le contenu du côlon, on suppose que
l’irradiation des parois de l’intestin est négligeable.
d
Tissu à une profondeur de 5 mm sous la surface de la peau sur une étendue de plus de 100 cm2.
e
Tissu à une profondeur de 0,4 mm sous la surface de la peau sur une étendue de plus
de 100 cm2.
f
Une irradiation uniforme du tissu thyroïdien est considérée comme cinq fois plus susceptible
de produire des effets déterministes qu’une exposition interne due aux isotopes de l’iode
émetteurs bêta de faible énergie, comme l’131I, l’129I, l’125I, l’124I et l’123I. Les radionucléides
thyréotropes se distribuent de façon hétérogène dans le tissu thyroïdien. L’isotope 131I
émet des particules bêta de faible énergie, ce qui entraîne une réduction de l’efficacité de
l’irradiation du tissu thyroïdien critique en raison de la dissipation de l’énergie des particules
dans d’autres tissus.
élément combustible
fuel element
Barre de combustible nucléaire, avec sa gaine et tous les autres composants
associés nécessaires pour former une entité structurelle.
Communément appelé barre de combustible {fuel rod} dans les réacteurs à eau
ordinaire.
élimination pratique
practical elimination
L’expression « pratiquement éliminée », utilisée dans les prescriptions de conception
des centrales nucléaires, signifie que la possibilité que certaines séquences
d’événements hypothétiques apparaissent dans des scénarios peut être considérée
comme exclue (« pratiquement éliminée ») 1) si ces séquences d’événements sont
physiquement impossibles, ou 2) si, « avec un niveau de certitude élevé, elles
peuvent être considérées extrêmement improbables » [18].
! L’expression « pratiquement éliminée » est trompeuse en ce qu’elle porte sur la
possibilité d’exclure des séquences d’événements de scénarios hypothétiques et non
sur des aspects pratiques de la sûreté. On peut également la comprendre, l’interpréter
ou la traduire à tort comme signifiant l’« élimination » d’accidents par des mesures
pratiques (ou comprendre « pratiquement » comme signifiant « presque »). Une
expression plus précise est préférable.
101
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E
emballage
packaging
1. Un ou plusieurs récipients et tous autres composants ou matériaux
nécessaires pour que les récipients assurent le confinement et les autres fonctions
de sûreté. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
2. Voir gestion des déchets radioactifs (1).
émetteurs alpha de faible toxicité
low toxicity alpha emitters
Uranium naturel ; uranium appauvri ; thorium naturel ; 235U ou 238U ;
232
Th ; 228Th et 230Th lorsqu’ils sont contenus dans des minerais ou des concentrés
physiques et chimiques ; ou émetteurs alpha dont la période est inférieure à dix
jours. [Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].]
employeur
employer
Personne ou organisme ayant des responsabilités, des engagements et des
devoirs reconnus envers un travailleur employé par elle ou lui en vertu d’une
convention conclue entre eux.
! Un travailleur indépendant est considéré comme étant à la fois un employeur et un
travailleur.
énergie alpha potentielle
potential alpha energy
Quantité totale d’énergie alpha émise tout au long de la décroissance des
produits de désintégration du 222Rn ou du 220Rn.
! Il convient de noter que l’expression « produits de désintégration du radon » désigne
la chaîne de désintégration jusqu’au 210Pb non compris.
enfant
child
En dosimétrie (par exemple dans les tableaux des valeurs de dose par unité
d’incorporation), on considère généralement qu’un enfant est âgé de 10 ans. Si on
pose une telle hypothèse, il faut l’indiquer clairement.
Voir aussi nourrisson et personne de référence.
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E
[engagement de dose]
[dose commitment]
Voir concepts de dose.
enregistrement
registration
Forme d’autorisation pour les installations et activités ne comportant
que des risques faibles ou modérés, pour laquelle la personne ou l’organisme
responsable de la pratique a, selon le cas, établi et présenté à l’organisme de
réglementation une évaluation de la sûreté des installations et des équipements.
L’autorisation de la pratique ou de l’utilisation est, le cas échéant, assortie de
conditions ou de limitations.
Les prescriptions concernant l’évaluation de la sûreté et les conditions ou
limitations appliquées aux installations et activités devraient être moins strictes pour
un enregistrement que pour la délivrance d’une licence.
Les installations et activités qui se prêtent généralement à l’enregistrement
sont celles pour lesquelles : a) la sûreté peut être en grande partie assurée par la
conception des installations et des équipements ; b) les procédures opérationnelles
sont simples à appliquer ; c) la formation à dispenser en matière de sûreté est
minime ; et d) les opérations ont donné lieu à peu de problèmes de sûreté dans le
passé. Les installations et activités comportant des opérations qui ne varient guère
sont celles qui se prêtent le mieux à l’enregistrement.
Voir aussi titulaire d’enregistrement.
Un enregistrement est l’aboutissement d’une procédure d’autorisation, et une
installation ou activité bénéficiant d’un enregistrement valide est une installation ou
activité autorisée.
entreposage
storage
Conservation de sources radioactives, de matières radioactives, de
combustible usé ou de déchets radioactifs dans une installation qui en assure le
confinement, dans l’intention de les récupérer.
Définition s’inspirant de celles figurant dans la Convention commune sur la sûreté de
la gestion du combustible usé et sur la sûreté de la gestion des déchets radioactifs [5],
le Code de conduite sur la sûreté et la sécurité des sources radioactives [14] et la
publication GSR Part 5 [56].
! L’entreposage est, par définition, une mesure provisoire ; l’expression [entreposage
provisoire] {[interim storage]} ne conviendrait donc que pour désigner un
entreposage de courte durée, par opposition au devenir des déchets à long terme.
! L’entreposage tel que défini ci-dessus ne devrait pas être qualifié de provisoire.
103
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E
! Dans de nombreux cas, le seul élément important de cette définition est la distinction
entre stockage définitif (sans intention de récupération) et entreposage (avec
intention de récupération).
En pareil cas, une définition n’est pas nécessaire ; la distinction peut être faite dans
une note de bas de page lorsque l’expression stockage définitif ou entreposage
est employée la première fois (p. ex. « L’emploi de l’expression stockage définitif
indique qu’il n’y a pas d’intention de récupérer les déchets. Si la récupération des
déchets est envisagée à un moment quelconque à l’avenir, on emploie le terme
entreposage. »).
Dans le cas de l’entreposage dans une installation mixte d’entreposage et de
stockage définitif, pour laquelle il peut être décidé au moment de sa fermeture de
retirer les déchets entreposés pendant l’exploitation de l’installation d’entreposage
ou de les stocker définitivement en les coulant dans du béton, la question de savoir si
on a l’intention de les récupérer peut être laissée en suspens jusqu’au moment de la
fermeture de l’installation.
Opposé : stockage définitif.
entreposage à sec
dry storage
Entreposage dans un milieu gazeux tel que l’air ou un gaz inerte.
Les installations d’entreposage à sec comprennent les installations conçues pour
l’entreposage de combustible usé dans des châteaux, des silos ou des casemates.
entreposage en piscine
wet storage
Entreposage dans l’eau ou un autre liquide.
Le mode universel d’entreposage en piscine consiste à entreposer des assemblages
combustibles ou des éléments combustibles usés dans des bassins remplis d’eau ou
d’autres liquides, en les plaçant généralement sur des râteliers ou dans des paniers
et/ou des fûts contenant également du liquide.
Le liquide du bassin qui entoure le combustible permet à la chaleur de se dissiper et
assure une protection contre les rayonnements, et les râteliers ou autres dispositifs
sont assemblés selon une configuration géométrique qui maintient la sous-criticité.
[entreposage provisoire]
[interim storage]
Voir entreposage.
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E
enveloppe de confinement
containment system
1. Barrière physique structurellement fermée (en particulier dans une
installation nucléaire) destinée à empêcher ou à maîtriser le rejet et la dispersion
de substances radioactives, ainsi que les systèmes associés.
2. Assemblage des composants de l’emballage qui, d’après les
spécifications du concepteur, visent à assurer le confinement des matières
radioactives pendant le transport. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
environnement
environment
Conditions dans lesquelles les êtres humains, les animaux et les végétaux
vivent et se développent et qui sont indispensables à la vie et au développement,
en particulier celles sur lesquelles les activités humaines ont une incidence.
Voir aussi protection de l’environnement.
envoi
consignment
Tout colis, ensemble de colis ou chargement de matières radioactives
présenté par un expéditeur pour le transport. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
épicentre
epicentre
Point à la surface de la Terre situé directement au-dessus du foyer
(hypocentre) d’un séisme.
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E
équilibre radioactif
radioactive equilibrium
État d’une chaîne (ou partie de chaîne) de désintégration radioactive
lorsque l’activité de chaque radionucléide dans cette chaîne (ou partie de chaîne)
est la même.
Cet état est atteint lorsque le précurseur a une période beaucoup plus longue que
celle des produits de désintégration, au bout d’un temps égal à plusieurs fois la
période du produit de désintégration ayant la période la plus longue.
C’est pourquoi on utilise aussi l’expression « équilibre séculaire », par opposition à
« équilibre transitoire ».
équipement actionné
actuated equipment
Ensemble composé de dispositifs moteurs et d’équipements commandés
utilisé pour accomplir une ou plusieurs tâches de sûreté.
équipement commandé
driven equipment
Composant tel une pompe ou une vanne qui est commandé par un dispositif
moteur.
équipement indépendant
independent equipment
Équipement qui possède les deux caractéristiques suivantes :
a) la capacité d’exécuter la fonction demandée qui n’est pas affectée par le
fonctionnement ou la défaillance d’un autre équipement ;
b) la capacité d’exécuter la fonction demandée qui n’est pas affectée par les
effets de l’événement initiateur pour lequel il doit fonctionner.
équipement qualifié
qualified equipment
Équipement certifié comme satisfaisant aux prescriptions de qualification
pour les conditions liées à sa (ses) fonction(s) de sûreté.
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E
équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire)
plant equipment (for a nuclear power plant)
Équipements de la centrale
Constituants importants pour la sûreté* Constituants sans importance pour la sûreté*
Constituants liés à la sûreté* Systèmes de sûreté Dispositifs de sûreté (pour les conditions
additionnelles de dimensionnement)
Système de Système actionneur Dispositifs auxiliaires
protection de sûreté des systèmes de sûreté
* Dans le présent contexte, un « constituant » est une structure, un système ou un composant.
constituant important pour la sûreté {item important to safety}. Constituant
faisant partie d’un groupe de sûreté et/ou dont le mauvais fonctionnement
ou la défaillance pourrait entraîner une exposition à des rayonnements du
personnel du site ou de personnes du public.
Les constituants importants pour la sûreté comprennent :
— les structures, systèmes et composants dont le mauvais fonctionnement ou la
défaillance pourraient entraîner une exposition indue à des rayonnements du
personnel du site ou de personnes du public ;
— les structures, systèmes et composants qui empêchent les incidents de
fonctionnement prévus d’aboutir à des conditions accidentelles ;
— les dispositifs de sûreté (pour les conditions additionnelles de dimensionnement) ;
— les dispositifs prévus pour atténuer les conséquences d’un mauvais fonctionnement
ou d’une défaillance de structures, systèmes ou composants.
constituant lié à la sûreté {safety related item}. Constituant important pour
la sûreté qui ne fait pas partie d’un système de sûreté.
dispositifs auxiliaires des systèmes de sûreté {safety system support
features}. Ensemble d’équipements qui remplit des fonctions comme le
refroidissement, la lubrification et la fourniture d’électricité requises par le
système de protection et les systèmes actionneurs de sûreté.
! Après un événement initiateur, certains dispositifs auxiliaires des systèmes de sûreté
peuvent être déclenchés par le système de protection et d’autres par les systèmes
actionneurs de sûreté qu’ils desservent ; d’autres encore peuvent ne pas avoir
besoin d’être déclenchés s’ils étaient en fonctionnement au moment de l’événement
initiateur.
107
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E
dispositif de sûreté (pour les conditions additionnelles de
dimensionnement) {safety feature (for design extension conditions)}.
Dispositif conçu pour remplir une fonction de sûreté ou ayant une fonction
de sûreté dans les conditions additionnelles de dimensionnement.
La notion de dispositif de sûreté (pour les conditions additionnelles de
dimensionnement) s’applique également aux réacteurs de recherche et aux
installations du cycle du combustible nucléaire.
points de consigne des systèmes de sûreté {safety system settings}.
Paramètres pour les seuils à partir desquels les systèmes de sûreté se
déclenchent automatiquement en cas d’incident de fonctionnement prévu
ou d’accident de dimensionnement afin d’empêcher le dépassement des
limites de sûreté.
système actionneur de sûreté {safety actuation system}. Ensemble
d’équipements requis pour accomplir les actions de sûreté nécessaires
lorsqu’elles sont déclenchées par le système de protection.
système de protection {protection system}. Système de surveillance du
fonctionnement du réacteur qui, lorsqu’il détecte une situation anormale,
déclenche automatiquement des actions visant à empêcher l’apparition
d’une situation dangereuse ou potentiellement dangereuse.
! Il s’agit ici de la protection de la centrale.
Dans ce cas, le système englobe tous les dispositifs et circuits électriques et
mécaniques, depuis les capteurs jusqu’aux bornes d’entrée des dispositifs
actionneurs.
système de sûreté {safety system}. Système important pour la sûreté destiné
à garantir la mise à l’arrêt sûre du réacteur ou l’évacuation de la chaleur
résiduelle du cœur du réacteur, ou à limiter les conséquences des incidents
de fonctionnements prévus et des accidents de dimensionnement.
Les systèmes de sûreté comprennent le système de protection, les systèmes
actionneurs de sûreté et les dispositifs auxiliaires des systèmes de sûreté.
Les composants des systèmes de sûreté peuvent être prévus exclusivement pour
remplir des fonctions de sûreté ou peuvent remplir des fonctions de sûreté dans
certaines conditions de fonctionnement de la centrale et des fonctions non liées à la
sûreté dans d’autres conditions de fonctionnement.
système lié à la sûreté {safety related system}. Système important pour la
sûreté qui ne fait pas partie d’un système de sûreté.
Ainsi, un système de contrôle-commande lié à la sûreté est un système important
pour la sûreté, mais qui ne fait pas partie d’un système de sûreté.
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E
équivalent de dose
dose equivalent
Produit de la dose absorbée en un point du tissu ou de l’organe par le
facteur de qualité approprié pour le type de rayonnement entraînant la dose.
Mesure de la dose à un tissu ou un organe visant à rendre compte de l’ampleur du
dommage causé.
Aux fins de la radioprotection, la grandeur équivalent de dose a été remplacée par la
dose équivalente.
L’équivalent de dose est aussi une expression utilisée par la Commission
internationale des unités et des mesures radiologiques dans la définition des
grandeurs opérationnelles suivantes : équivalent de dose ambiant, équivalent de
dose directionnel et équivalent de dose individuel (voir grandeurs d’équivalent de
dose).
équivalent de dose ambiant
ambient dose equivalent
Voir grandeurs d’équivalent de dose (opérationnelles).
équivalent de dose directionnel
directional dose equivalent
Voir grandeurs d’équivalent de dose (opérationnelles).
[équivalent de dose efficace, HE]
[effective dose equivalent, HE]
Mesure de la dose visant à rendre compte du risque associé à la dose,
calculée comme étant la somme pondérée des équivalents de dose aux différents
tissus de l’organisme.
Expression remplacée par dose efficace.
équivalent de dose individuel
personal dose equivalent
Voir grandeurs d’équivalent de dose.
[équivalent de dose individuel en profondeur]
[individual dose equivalent, penetrating]
Voir grandeurs d’équivalent de dose : équivalent de dose individuel.
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E
[équivalent de dose individuel en surface]
[individual dose equivalent, superficial]
Voir grandeurs d’équivalent de dose : équivalent de dose individuel.
ergonomie
human factors engineering
Étude dans laquelle les facteurs susceptibles d’influer sur les performances
humaines et la sûreté sont compris et pris en compte, en particulier dans le cadre
de la conception et de l’exploitation des installations.
éruption effusive
effusive eruption
Voir éruption volcanique.
éruption explosive
explosive eruption
Voir éruption volcanique.
éruption phréatique
phreatic eruption
Voir éruption volcanique.
éruption phréatomagmatique
phreatomagmatic eruption
Voir éruption volcanique.
éruption plinienne
plinian eruption
Voir éruption volcanique.
éruption strombolienne
strombolian eruption
Voir éruption volcanique.
110
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E
éruption volcanique
volcanic eruption
Tout processus survenant sur un volcan ou dans une cheminée volcanique
qui engendre l’expulsion de fragments de matières, l’émission de lave en fusion,
la libération soudaine de grandes quantités de gaz volcaniques (p. ex. le CO2)
ou processus par lequel des milieux de systèmes volcaniques enfouis à diverses
profondeurs, comme le système hydrothermal, remontent à la surface lors de
l’effondrement des édifices.
Les éruptions volcaniques sont dites « magmatiques » si du magma nouvellement
solidifié est présent dans les matières éruptives et « non magmatiques » (phréatiques)
si seuls des fragments de roches recyclées sont expulsées. Les éruptions volcaniques
peuvent se produire sur des échelles de temps très variables (allant de quelques
secondes à plusieurs années).
éruption effusive {effusive eruption}. Éruption volcanique durant laquelle
du magma fluide est expulsé de la cheminée volcanique sous forme de
coulées de lave.
éruption explosive {explosive eruption}. Éruption volcanique dans laquelle
l’expansion des bulles de gaz ou l’interaction explosive entre le magma
et l’eau est suffisamment rapide pour faire éclater le magma (c.-à-d. le
fragmenter).
Des éruptions explosives se produisent également lorsque des gaz hydrothermaux
sous pression et des fluides surchauffés brisent soudainement la roche hôte dans un
édifice volcanique.
Les coulées pyroclastiques, les retombées et les bombes volcaniques sont
caractéristiques des éruptions explosives.
éruption phréatique {phreatic eruption}. Type d’éruption provoquée par
l’expansion rapide d’un volume d’eau ou la vaporisation d’eau sous terre,
sans éruption de magma à la surface.
Les éruptions phréatiques sont habituellement des explosions de vapeur qui
se produisent lorsque de l’eau chaude est soudainement dépressurisée, mais se
manifestent aussi parfois, sans explosion, sous la forme d’un jet d’eau surpressurisé
ou réchauffé provenant d’un aquifère et/ou de flux hydrothermaux présents dans un
volcan.
Les éruptions phréatiques sont courantes lorsque le magma ascendant interagit avec
des eaux souterraines, habituellement à l’intérieur d’un édifice volcanique.
Si elles sont en général de faible ampleur, les éruptions phréatiques peuvent être
suivies d’éruptions phréatomagmatiques ou magmatiques de plus grande ampleur.
Les éruptions phréatiques peuvent générer des coulées de débris et des lahars
chauds.
111
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
éruption phréatomagmatique {phreatomagmatic eruption}. Type
d’éruption explosive due à la rencontre, sous la surface, de magma et d’eau
produisant des mélanges explosifs de roches, de vapeur et de magma qui
forment souvent des coulées et des ondes pyroclastiques.
Les éruptions surtseyennes et phréato-pliniennes sont des éruptions
phréatomagmatiques où des pyroclastes chauds entrent en contact avec de l’eau, le
magma étant éjecté de la cheminée volcanique dans les masses d’eau.
éruption plinienne {plinian eruption}. Éruption pyroclastique explosive
caractérisée par une colonne éruptive continue qui s’élève généralement à
une hauteur variant entre 10 et 50 km.
Les éruptions pliniennes peuvent engendrer d’épaisses retombées de téphras sur des
superficies allant de 500 à 5 000 km2 et/ou des coulées et des ondes pyroclastiques
qui dévalent le volcan pour se répandre sur des dizaines de kilomètres à la ronde.
L’éruption du Mont Pinatubo survenue en 1991 aux Philippines est un exemple
récent d’éruption plinienne.
éruption strombolienne {strombolian eruption}. Type d’éruption
volcanique dont l’explosivité est intermédiaire entre la fontaine de feu et
l’éruption plinienne.
Le magma est moins fragmenté dans une éruption strombolienne que dans une
éruption plinienne, et le gaz est souvent libéré sous la forme de bulles coalescées
plutôt que sous la forme d’un jet continu.
Les éruptions stromboliennes sont généralement des phénomènes ponctuels,
marqués par des périodes de quiescence relative dont la durée varie de quelques
secondes à plusieurs heures.
Les éruptions stromboliennes, dont les projections sont généralement de nature
basaltique ou andésitique, forment de faibles colonnes éruptives qui dépassent
rarement 5 km de hauteur, et le volume des coulées de lave est généralement égal ou
supérieur au volume des roches pyroclastiques.
De telles éruptions sont caractéristiques du Stromboli, en Italie, et de l’Izalco, à
El Salvador.
éruption vulcanienne {vulcanian eruption}. Type d’éruption volcanique
caractérisée par des explosions ponctuelles, qui produit des ondes de choc
et des éruptions pyroclastiques.
Les éruptions vulcaniennes se produisent d’ordinaire lorsque les gaz présents dans
le volcan s’accumulent dans un conduit ou sous un dôme peu profond en cours de
solidification, qui met sous pression le magma jusqu’au point d’effritement.
Les magmas de nature andésitique et dacitique sont le plus souvent associés aux
éruptions vulcaniennes.
Parmi les éruptions vulcaniennes récentes figurent, par exemple, celles du
Sakurajima, au Japon, de la Soufrière, à Montserrat, et du Colima, au Mexique.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
éruption vulcanienne
vulcanian eruption
Voir éruption volcanique.
essai de surveillance
surveillance testing
Essai périodique destiné à vérifier que les structures, systèmes et
composants continuent de fonctionner ou sont capables de remplir leurs fonctions
lorsqu’ils sont sollicités.
étalonnage
calibration
Ensemble des opérations établissant, dans des conditions spécifiées, la relation entre
les valeurs de la grandeur indiquées par un appareil de mesure ou un système de
mesure, ou les valeurs représentées par une mesure matérialisée ou par un matériau
de référence, et les valeurs correspondantes de la grandeur réalisées par des
étalons [12].
La définition était précédemment formulée comme suit : « Mesure ou ajustement
d’un instrument, d’un composant ou d’un système pour s’assurer que sa précision ou
sa réponse est acceptable. »
Un étalonnage peut être exprimé sous la forme d’un énoncé, d’une fonction
d’étalonnage, d’un diagramme d’étalonnage, d’une courbe d’étalonnage ou d’une
table d’étalonnage. Dans certains cas, il peut consister en une correction additive ou
multiplicative de l’indication avec une incertitude de mesure associée.
Il convient de ne pas confondre l’étalonnage avec l’ajustage d’un système de
mesure, souvent appelé improprement « auto-étalonnage », ni avec la vérification de
l’étalonnage.
étalonnage d’un dosimètre
calibration of a dosimeter
Processus par lequel un dosimètre est caractérisé avec un facteur
d’étalonnage. Le facteur d’étalonnage est le quotient de la valeur conventionnelle
de la grandeur mesurée et de la valeur indiquée par le dosimètre aux conditions de
référence. Si le dosimètre est utilisé aux conditions de référence, la valeur de la
grandeur mesurée est le produit de la valeur indiquée et du facteur d’étalonnage.
Si le dosimètre n’est pas utilisé aux conditions de référence, la valeur de la
grandeur mesurée est le produit de la valeur indiquée, du facteur d’étalonnage et
d’un ou plusieurs facteurs de correction supplémentaires.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
étalonnage du modèle
model calibration
Processus permettant de comparer les prévisions d’un modèle avec les
observations faites sur le terrain et/ou les mesures expérimentales sur le système
en cours de modélisation, et, si nécessaire, d’ajuster au mieux le modèle aux
données mesurées/observées compte tenu du biais.
! Cet usage n’est pas universellement accepté. Les expressions validation du modèle
et vérification du modèle sont plus fréquemment utilisées pour décrire des processus
connexes concernant les modèles.
Voir aussi biais.
État d’origine
State of origin
État à partir duquel un mouvement transfrontière est prévu ou engagé.
(Voir la réf. [5].)
État de destination
State of destination
État vers lequel un mouvement transfrontière est prévu ou a lieu.
(Voir la réf. [5].)
État de transit
State of transit
Tout État, autre que l’État d’origine ou l’État de destination, à travers le
territoire duquel un mouvement transfrontière est prévu ou a lieu. (Voir la réf. [5].)
état final
end state
État des déchets radioactifs à la dernière étape de la gestion des déchets
radioactifs, lorsque leur sûreté est de type passif et ne dépend pas d’un contrôle
institutionnel.
Dans le contexte de la gestion des déchets radioactifs, l’état final correspond au
stockage définitif.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
état maîtrisé
controlled state
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
État notificateur
notifying State
État qui a pour responsabilité de notifier [voir notification (2)] les États
risquant d’être touchés et l’AIEA en cas d’événement ayant une importance
radiologique réelle, potentielle ou ressentie pour d’autres États.
Cela comprend :
a) l’État partie qui exerce sa juridiction ou son contrôle sur l’installation ou l’activité
(y compris les objets spatiaux) conformément à l’article premier de la Convention
sur la notification rapide d’un accident nucléaire [7] ;
b) l’État qui le premier détecte une situation d’urgence transnationale, ou en
découvre une preuve, par exemple en détectant des augmentations importantes
de la radioactivité, d’origine inconnue, dans l’atmosphère, en détectant une
contamination dans des expéditions transfrontières, en découvrant une source
dangereuse qui pourrait provenir d’un autre État ou en diagnostiquant chez des
patients des symptômes cliniques qui pourraient avoir pour cause une exposition
en dehors de son territoire.
état sûr
safe state
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
états de l’installation (pris en compte dans la conception)
facility states (considered in design)
Le concept d’états de l’installation tel qu’utilisé dans les normes de sûreté relatives
aux réacteurs de recherche et aux installations du cycle du combustible nucléaire
est à peu près le même que celui d’états de la centrale pour ce qui est des centrales
nucléaires. Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception) pour les
termes et définitions associés (à savoir conditions de fonctionnement, fonctionnement
normal, incident de fonctionnement prévu, conditions accidentelles, accident de
dimensionnement, conditions additionnelles de dimensionnement, état maîtrisé
et état sûr) ; voir aussi équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire) :
dispositifs de sûreté (pour les conditions additionnelles de dimensionnement).
115
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
1. états de l’installation (états postulés d’une installation de réacteur de
recherche pris en considération aux fins de la conception).
Conditions de fonctionnement Conditions accidentelles
Conditions
additionnelles de
dimensionnement
Incidents de
Fonctionnement Accidents de
fonctionnement
normal dimensionnement Sans Avec
prévus
dégradation fusion du
sensible du cœur
combustible
Voir la publication SSR-3 [29].
2. états de l’installation (états postulés d’une installation du cycle du
combustible nucléaire pris en considération aux fins de la conception).
Conditions de Conditions
fonctionnement accidentelles
Fonctionnement Incidents de Accidents de Conditions
normal fonctionnement dimensionnement additionnelles de
prévus dimensionnement
Voir la publication SSR-4 [30].
116
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E
états de la centrale (pris en compte dans la conception)
plant states (considered in design)
! Les entrées qui suivent (termes et définitions) sont envisagées au stade de la
conception (au moyen de scénarios hypothétiques).
! Il faut veiller à choisir, utiliser et mettre en relation les termes et mots définis de
manière à pouvoir établir des distinctions claires entre, par exemple, les événements
et les situations (voir l’entrée événement) ; les accidents et les autres incidents ; ce
qui est effectif (ce qui est), possible (ce qui pourrait être) ou potentiel (ce qui pourrait
survenir) et ce qui est hypothétique (ce qui est postulé ou supposé) ; et ce qui et
observé ou déterminé objectivement et ce qui est décidé ou déclaré subjectivement.
! Le mot « conditions », par exemple, s’emploie dans des termes touchant les règles
de conception (comme dans limites et conditions d’exploitation), les circonstances
d’exploitation (comme dans « conditions dans la centrale »), ou la conception et
l’exploitation à la fois (comme dans conditions accidentelles, conditions de service).
! À l’écriture comme à la lecture du texte, il convient de savoir si le passage porte sur
la conception, l’exploitation ou les deux. Il faut établir une distinction entre ce qui est
potentiel, postulé ou assumé dans la conception, ce qui est observé et déterminé dans
l’exploitation et ce qui est décidé ou déclaré (notamment une situation d’urgence) à
la fois dans la conception et dans l’exploitation.
La notion d’états de l’installation employée dans les normes de sûreté concernant
les réacteurs de recherche et les installations du cycle du combustible nucléaire est
à peu près équivalente à celle d’états de la centrale en ce qui concerne les centrales
nucléaires. Sauf indication contraire, les définitions des termes regroupés sous états
de la centrale s’appliquent aux centrales nucléaires, aux réacteurs de recherche et
aux installations du cycle du combustible nucléaire.
Voir aussi événement, modèle, étude probabiliste de sûreté, incertitude
aléatoire, incertitude épistémique.
Conditions de fonctionnement Conditions accidentelles
Conditions
additionnelles de
dimensionnement
Fonctionnement Incidents de Accidents de
normal fonctionnement dimensionnement Sans
prévus dégradation Avec
sensible du fusion du
combustible cœur
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
accident de dimensionnement {design basis accident}. Accident postulé
donnant lieu à des conditions accidentelles auxquelles une installation est
conçue pour résister conformément à des critères de conception spécifiés
et à une méthodologie prudente et dans lesquelles les rejets de matières
radioactives sont maintenus dans des limites acceptables.
accident hors dimensionnement {beyond design basis accident}. Accident
postulé dont les conditions accidentelles sont plus graves que celles d’un
accident de dimensionnement.
conditions accidentelles {accident conditions}. Écarts par rapport au
fonctionnement normal, moins fréquents et plus graves que les incidents de
fonctionnement prévus.
Les conditions accidentelles comprennent les accidents de dimensionnement et les
conditions additionnelles de dimensionnement.
Exemples : rupture de gaine grave, accident de perte de caloporteur (APC).
Voir aussi accident et événement.
conditions additionnelles de dimensionnement {design extension
conditions}. Conditions accidentelles postulées non considérées comme
des accidents de dimensionnement mais prises en compte dans le
processus de conception de l’installation conformément aux méthodes
de type « meilleure estimation » et dans lesquelles les rejets de matières
radioactives sont maintenus dans des limites acceptables.
En ce qui concerne les centrales nucléaires et les réacteurs de recherche, elles
comprennent les conditions des événements sans dégradation sensible du
combustible et les conditions avec fusion du cœur.
On parle aussi parfois de « conditions hors dimensionnement ».
conditions de fonctionnement {operational states, operating conditions}.
Conditions correspondant au fonctionnement normal et aux incidents de
fonctionnement prévus.
état maîtrisé {controlled state}. État de la centrale suivant un incident
de fonctionnement prévu ou des conditions accidentelles dans lequel
les fonctions de sûreté principales peuvent être assurées et qui peut
être maintenu suffisamment longtemps pour permettre l’application de
dispositions en vue d’atteindre un état sûr.
état sûr {safe state}. État de la centrale, après un incident de fonctionnement
prévu ou des conditions accidentelles, dans lequel le réacteur est
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E
sous-critique et dans lequel les fonctions de sûreté fondamentales peuvent
être assurées et stabilisées sur le long terme.
fonctionnement normal {normal operation}. Fonctionnement dans des
limites et conditions d’exploitation spécifiées.
Pour une centrale nucléaire, cela comprend le démarrage, le fonctionnement en
puissance, la mise à l’arrêt, l’arrêt, la maintenance, les essais et le rechargement en
combustible.
incident de fonctionnement prévu {anticipated operational occurrence}.
Écart de fonctionnement par rapport au fonctionnement normal que l’on
s’attend à voir survenir au moins une fois pendant la durée de vie utile de
l’installation mais qui, grâce aux dispositions appropriées prises lors de
la conception, ne cause pas de dommage significatif à des constituants
importants pour la sûreté ou ne dégénère pas en conditions accidentelles.
Exemples d’incidents de fonctionnement prévus : perte de la puissance électrique
normale et défaillances telles que panne de turbine, mauvais fonctionnement d’un
constituant particulier d’une installation fonctionnant normalement, défaut de
fonctionnement d’un constituant particulier du matériel de commande, perte de
puissance de l’alimentation d’une pompe du circuit de refroidissement principal.
Certains États et certains organismes utilisent l’expression fonctionnement anormal
{abnormal operation} (par opposition au fonctionnement normal) pour désigner les
incidents de fonctionnement prévus.
étude de sites
site survey
Voir choix du site.
étude de zones
area survey
Étape, au début du processus de choix du site d’une installation de stockage
définitif, consistant à examiner une vaste région pour éliminer les zones impropres
et repérer les zones susceptibles de contenir des sites appropriés.
L’étude de zones est suivie de la caractérisation du site.
L’étude de zones peut aussi concerner le processus de choix du site pour toute autre
installation autorisée.
Voir aussi évaluation du site, qui inclut la caractérisation du site et n’est
pas spécifique du site d’une installation de stockage définitif.
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E
étude des comportements
habit survey
Évaluation des aspects du comportement des personnes du public
susceptibles d’influer sur l’exposition de ces personnes – comme le régime
alimentaire, le taux de consommation de denrées alimentaires ou l’occupation de
différentes zones – visant généralement à caractériser la personne représentative.
étude probabiliste de sûreté (EPS)
probabilistic safety assessment (PSA)
Approche détaillée, structurée, utilisée pour élaborer les scénarios de
défaillance, constituant un outil conceptuel et mathématique servant à établir des
estimations chiffrées du risque.
On considère généralement qu’il existe trois niveaux d’étude probabiliste de sûreté.
— Le niveau 1 comprend l’évaluation des défaillances, qui permet de déterminer la
fréquence d’endommagement du cœur.
— Le niveau 2 comprend l’évaluation de la réaction du confinement, qui permet,
avec les résultats du niveau 1, de déterminer les fréquences des défaillances du
confinement et de rejets dans l’environnement d’un pourcentage donné de la
quantité de radionucléides contenue dans le cœur du réacteur.
— Le niveau 3 comprend l’évaluation des conséquences hors site, qui permet, avec
les résultats du niveau 2, d’estimer les risques pour le public.
(Voir par exemple la réf. [48])
étude probabiliste de sûreté évolutive {‘living’ probabilistic safety
assessment}. Étude probabiliste de sûreté mise à jour de manière à
prendre en compte les modifications des caractéristiques de conception
et de fonctionnement et consignée dans des documents de telle manière
que chaque aspect du modèle d’étude probabiliste de sûreté puisse
être directement relié aux informations existant sur la centrale, à la
documentation disponible ou aux hypothèses faites par les analystes en
l’absence de telles informations.
étude probabiliste de sûreté évolutive
‘living’ probabilistic safety assessment
Voir étude probabiliste de sûreté (EPS).
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E
évacuation
evacuation (1), disposal (2), disposition (3)
1. Déplacement temporaire et rapide de personnes d’une zone afin d’éviter
ou de réduire leur exposition à court terme dans une situation d’urgence nucléaire
ou radiologique.
L’évacuation est une action protectrice urgente. Elle est prévue pour une courte
durée (p. ex. un jour à quelques semaines). Si elle se prolonge au-delà de cette durée,
on parle de relogement.
L’évacuation peut être décidée à titre préventif sur la base des conditions observables
ou des conditions prévalant dans la centrale.
Voir aussi relogement.
2. Action ou processus visant à se débarrasser de déchets sans intention de
les récupérer.
évacuation dans les sédiments marins {seabed disposal}. Mise en place
de déchets en conteneurs appropriés à une certaine profondeur dans les
couches sédimentaires des grands fonds océaniques.
Cette opération peut être effectuée directement ou en plaçant les déchets dans des
« pénétrateurs » spécialement conçus qui, une fois immergés, sont immobilisés par
prise en masse dans les sédiments.
évacuation en eaux profondes {deep sea disposal}. Évacuation de déchets
en conteneurs dans les grands fonds océaniques.
! L’expression « immersion en mer », couramment employée, mais officieuse, ne doit
pas être utilisée dans les publications de l’AIEA.
Comme il était d’usage jusqu’en 1982 conformément aux prescriptions de la
Convention de Londres de 1972 [16].
3. Envoi, ou organisation de l’envoi, de déchets radioactifs vers une
destination spécifiée (provisoire ou définitive), par exemple à des fins de
transformation, de stockage définitif ou d’entreposage.
évacuation dans les sédiments marins
seabed disposal
Voir évacuation (2).
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E
évacuation en eaux profondes
deep sea disposal
Voir évacuation (2).
évaluation
assessment
1. Processus et résultat de l’analyse systématique et de l’estimation des
dangers associés à des sources et à des pratiques, et des mesures de protection et
sûreté correspondantes.
L’évaluation vise souvent à quantifier les mesures de performance pour comparaison
avec des critères.
Dans les publications de l’AIEA, il faut faire la différence entre évaluation et analyse.
L’évaluation vise à obtenir des informations qui serviront de base pour répondre à la
question de savoir si quelque chose est satisfaisant ou non. On peut utiliser diverses
formes d’analyse comme outils dans ce processus. Une évaluation peut donc inclure
plusieurs analyses.
évaluation de l’impact radiologique sur l’environnement {radiological
environmental impact assessment}. Évaluation des incidences
radiologiques attendues d’installations et activités sur l’environnement aux
fins de la protection du public et de la protection de l’environnement contre
les risques radiologiques.
évaluation de la dose {dose assessment}. Évaluation de la dose reçue par
un individu ou un groupe d’individus.
Par exemple, évaluation de la dose reçue ou engagée chez un individu sur la base
des résultats du contrôle radiologique du lieu de travail ou de dosages biologiques.
On parle aussi parfois d’évaluation de l’exposition {exposure assessment}.
évaluation de la performance {performance assessment}. Évaluation de la
performance d’un système ou d’un sous-système et de ses implications en
ce qui concerne la protection et sûreté d’une installation autorisée.
Elle diffère de l’évaluation de la sûreté en ceci qu’elle peut s’appliquer à des parties
d’une installation autorisée (et aux alentours de celle-ci) et ne nécessite pas toujours
l’évaluation des conséquences radiologiques.
évaluation de la sûreté {safety assessment}.
1. Évaluation de tous les aspects d’une pratique pertinents pour la
protection et sûreté ; pour une installation autorisée, cela comprend le
choix du site, la conception et l’exploitation de l’installation.
Cela inclut normalement l’évaluation du risque.
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E
Voir aussi étude probabiliste de sûreté (EPS).
2. Analyse visant à prévoir la performance de l’ensemble d’un système
et son impact, et dans laquelle la performance est mesurée par l’impact
radiologique ou une autre mesure globale de l’impact sur la sûreté.
3. Processus systématique mis en œuvre tout au long de la conception (et
de la durée de vie de l’installation ou de l’activité) pour s’assurer que la
conception proposée (ou effective) satisfait à toutes les prescriptions de
sûreté pertinentes.
L’évaluation de la sûreté comprend l’analyse de la sûreté formelle mais ne se limite
pas à celle-ci ; c’est-à-dire qu’elle comprend l’évaluation des dangers potentiels liés
à l’exploitation d’une installation ou à la conduite d’une activité.
Les étapes de la durée de vie d’une installation ou d’une activité pour lesquelles
une évaluation de la sûreté est effectuée, mise à jour et utilisée par les concepteurs,
l’organisme exploitant et l’organisme de réglementation sont notamment les
suivantes :
a) évaluation du site de l’installation ou de l’activité ;
b) conception ;
c) construction de l’installation ou mise à exécution de l’activité ;
d) mise en service de l’installation ou mise en route de l’activité ;
e) début de l’exploitation de l’installation ou de l’exécution de l’activité ;
f) fonctionnement normal de l’installation ou exécution normale de l’activité ;
g) modification de la conception ou de l’exploitation (l’exécution) ;
h) examens périodiques de la sûreté ;
i) prolongation de la durée de vie de l’installation au-delà de sa durée de vie
nominale initiale ;
j) changements de propriétaire ou de direction de l’installation ;
k) déclassement de l’installation ;
l) fermeture d’une installation de stockage définitif de déchets radioactifs et phase
post-fermeture ;
m) remédiation d’un site et levée du contrôle réglementaire.
Voir la publication GSR Part 4 (Rev. 1) [11].
évaluation des conséquences {consequence assessment}. Évaluation des
conséquences radiologiques (dose, concentration d’activité, par exemple)
d’un fonctionnement normal et d’accidents possibles dans une installation
autorisée ou une partie d’une telle installation.
! Il faudrait, à propos des « conséquences » dans ce contexte, faire la distinction entre
les conséquences radiologiques des événements à l’origine de l’exposition, comme
les doses, et les conséquences sanitaires, comme les cancers, qui pourraient résulter
des doses. Les « conséquences » du premier type entraînent généralement une
probabilité de « conséquences » du second type.
La différence avec l’évaluation des risques est que les probabilités ne sont pas prises
en compte dans l’évaluation.
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E
Voir aussi stade final.
évaluation des dangers {hazard assessment}. Évaluation des dangers
associés à des installations, des activités ou des sources à l’intérieur ou
au-delà des frontières d’un État ayant pour but d’identifier :
a) les événements et les zones associées pour lesquels des actions
protectrices et d’autres actions d’intervention pourraient être nécessaires
dans l’État ;
b) les mesures qui seraient efficaces pour atténuer les conséquences de tels
événements.
évaluation du risque {risk assessment}. Évaluation des risques
radiologiques et des autres risques liés au fonctionnement normal, et des
accidents possibles impliquant des installations et activités.
Cela inclut normalement une évaluation des conséquences, avec une certaine
évaluation de la probabilité que celles-ci se matérialisent.
2. Activités effectuées pour déterminer si les prescriptions sont respectées
et si les processus sont adéquats et efficaces, et pour encourager les responsables
à mettre en œuvre des améliorations, y compris des améliorations de la sûreté.
Acception d’abord apparue dans le domaine de l’assurance de la qualité et les
domaines connexes.
! L’AIEA a révisé les prescriptions et les orientations relatives à l’assurance de la
qualité en vue de l’élaboration de normes de sûreté sur les systèmes de gestion
pour la sûreté des installations et activités utilisant des rayonnements ionisants.
Les expressions gestion de la qualité et système de gestion ont été adoptées dans
les normes révisées au lieu des expressions assurance de la qualité et programme
d’assurance de la qualité.
Les activités d’évaluation peuvent inclure l’examen, la vérification, l’inspection,
l’essai, la surveillance, l’audit, l’examen par des pairs et l’examen technique. Elles
peuvent être divisées en deux grandes catégories : l’évaluation indépendante et
l’autoévaluation.
autoévaluation {self-assessment}. Processus systématique et continu
conduit par la direction ainsi que par les cadres d’autres niveaux pour
évaluer l’efficacité de la performance dans tous les domaines dont ils sont
responsables.
Cette définition s’applique aux systèmes de gestion et aux domaines connexes.
Les activités d’autoévaluation consistent notamment à examiner, à surveiller et à
exercer des contrôles ponctuels en vue essentiellement d’éviter, ou de repérer et de
corriger, les problèmes de gestion qui font obstacle à la réalisation des objectifs de
l’organisme, en particulier de ses objectifs de sûreté.
L’autoévaluation donne un aperçu de la performance de l’organisme et du degré
de maturité du système de gestion. Elle aide en outre à déterminer les domaines à
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E
améliorer dans l’organisme ainsi que les priorités, et à établir une référence pour
d’autres améliorations.
Voir aussi direction.
évaluation indépendante {independent assessment}. Évaluation du type
audit ou activités de surveillance servant à déterminer dans quelle mesure
les prescriptions relatives au système de gestion sont respectées, à estimer
l’efficacité de ce système et à repérer les possibilités d’amélioration. Elle
peut être conduite par l’organisme lui-même ou pour son compte pour
des besoins internes, par des parties intéressées comme des clients ou des
organismes de réglementation (ou par d’autres personnes pour leur compte),
ou par des organismes indépendants extérieurs.
Cette définition s’applique aux systèmes de gestion et aux domaines connexes.
Les personnes effectuant une évaluation indépendante ne participent pas directement
aux activités évaluées.
L’évaluation indépendante comprend l’audit interne et externe, la surveillance,
l’examen par des pairs et l’examen technique, axés sur les aspects de sûreté et les
domaines dans lesquels des problèmes ont été constatés.
Par audit {audit}, on entend une activité s’appuyant sur des documents et visant
à déterminer, par l’investigation, l’examen et l’étude de preuves objectives,
l’adéquation et le respect des procédures, instructions, spécifications, codes, normes,
programmes administratifs ou opérationnels et autres documents applicables, et
l’efficacité de leur mise en œuvre.
évaluation de l’exposition
exposure assessment
Voir évaluation (1) : évaluation de la dose.
évaluation de l’impact radiologique sur l’environnement
radiological environmental impact assessment
Voir évaluation (1).
évaluation de la dose
dose assessment
Voir évaluation (1).
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évaluation de la performance
performance assessment
Voir évaluation (1).
évaluation de la sûreté
safety assessment
Voir évaluation (1).
évaluation des conséquences
consequence assessment
Voir évaluation (1).
évaluation des dangers
hazard assessment
Voir évaluation (1).
évaluation du risque
risk assessment
Voir évaluation (1).
évaluation du site
site evaluation
Analyse des facteurs propres à un site susceptibles d’influer sur la sûreté
d’une installation ou d’une activité sur ce site.
L’évaluation du site comprend la caractérisation du site, l’examen des facteurs
susceptibles d’influer sur les dispositifs de sûreté de l’installation ou de l’activité et
d’entraîner ainsi un rejet de matières radioactives et/ou d’influer sur la dispersion
de ces matières dans l’environnement, et l’examen des aspects démographiques
et des questions d’accès liés à la sûreté (p. ex. la faisabilité d’une évacuation et
l’emplacement des personnes et des ressources).
Analyse, pour un site, de l’origine des événements externes qui pourraient constituer
un danger avec des conséquences potentielles relatives à la sûreté d’une centrale
nucléaire construite sur ce site.
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E
Pour une centrale nucléaire, l’évaluation du site comporte habituellement les phases
suivantes :
a) Phase de sélection de sites. Sélection d’un ou de plusieurs sites potentiels après
examen d’une vaste région, élimination des sites jugés impropres, présélection et
comparaison des sites restants.
b) Phase de caractérisation du site. Cette phase comprend deux étapes :
— La vérification du site {site verification}, qui consiste à vérifier, essentiellement
au moyen de critères d’exclusion prédéfinis, que le site convient pour
l’implantation d’une centrale nucléaire ;
— La confirmation du site, au cours de laquelle les caractéristiques du site à
prendre en compte pour l’analyse sont déterminées et la conception est établie
en détail.
c) Phase préopérationnelle. Poursuite des études et des recherches entreprises durant
les phases précédentes après le début des travaux de construction et avant le
début de l’exploitation de la centrale pour compléter et peaufiner l’évaluation des
caractéristiques du site. Les données concernant le site obtenues permettent de
procéder à une dernière évaluation des modèles de simulation employés dans la
conception finale.
d) Phase opérationnelle. Exécution des activités d’évaluation du site appropriées pour
maintenir la sûreté durant toute la durée de vie de l’installation, essentiellement
par un contrôle radiologique et un examen périodique de la sûreté.
évaluation indépendante
independent assessment
Voir évaluation (2).
événement
event
Dans le contexte du signalement et de l’analyse des événements, tout fait
non planifié par l’exploitant, y compris les fausses manœuvres, les défaillances
d’équipement et autres anomalies et les actions délibérées de tiers, dont les
conséquences réelles ou potentielles ne sont pas négligeables du point de vue de
la protection et de la sûreté.
! La terminologie relative au signalement et à l’analyse des événements ne concorde
pas toujours avec la terminologie employée dans les normes de sûreté ; il convient
de veiller à ne pas les confondre.
! En particulier, la définition d’événement donnée ci-dessus est essentiellement
identique à la définition (1) d’accident donnée dans les normes de sûreté.
Cette différence de terminologie est due au fait que le signalement et l’analyse
d’un événement ont pour objet de déterminer si un événement susceptible de
se transformer en un accident aux conséquences non négligeables en devient
effectivement un ; les termes comme accident sont employés uniquement pour
décrire le résultat final, par conséquent, d’autres termes doivent être utilisés pour
décrire les stades qui précèdent.
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E
Voir aussi événement initiateur et événement initiateur postulé.
Le terme événement apparaît aussi dans l’expression « éléments, événements et
phénomènes » associés au site et à l’installation dans le contexte de la caractérisation
du site d’une installation de stockage définitif de déchets radioactifs.
Les éléments, événements et phénomènes relatifs au site sont ceux qui pourraient
influer sur la performance à long terme de l’installation de stockage définitif, et
donc nuire à la sûreté. Ils sont pris en compte dans l’argumentaire de sûreté et dans
l’évaluation de la sûreté qui l’accompagne.
Les différents types d’événements et de circonstances sont indiqués dans le
tableau ci-dessous.
Événements
(y compris les incidents Circonstances
de fonctionnement prévus)
Incidents Scénarios : Situations Scénarios :
(y compris événements incidents (y compris conditions situations
initiateurs, précurseurs postulés de fonctionnement, hypothétiques
d’accidents et événements conditions accidentelles)
évités de peu)
Accidents Causes Exemple : Conditions de Situations Exemple :
(causes volontaires exposition fonctionnement, d’urgence exposition
involontaires) (actes non potentielle accident de nucléaires et potentielle
autorisés : aiguë dimensionnement radiologiques, chronique
malveillants accident hors
ou non) (p. ex. dimensionnement
sabotage, vol)
Notes : Un scénario est un ensemble postulé ou présumé de conditions et/ou d’événements. Il
peut représenter les conditions à un moment donné ou un événement donné, ou bien une
chronologie de conditions et/ou d’événements.
Incident de fonctionnement prévu ; accident hors dimensionnement ; accident de
dimensionnement : voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
Ces termes peuvent être qualifiés comme suit : aigu et chronique ; effectif et postulé ;
involontaire et volontaire ; malveillant et non malveillant ; nucléaire et radiologique.
Définitions (Le Grand Robert de la langue française [27]) :
Circonstance : particularité qui accompagne et conditionne un fait, un événement, une
situation.
Situation : ensemble des circonstances dans lesquelles une personne se trouve.
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E
événement de sécurité nucléaire
nuclear security event
Événement ayant des incidences potentielles ou effectives sur la sécurité
nucléaire auxquelles il faut remédier.
Il s’agit notamment d’actes criminels ou d’actes non autorisés délibérés, mettant
en jeu ou visant des matières nucléaires, d’autres matières radioactives, des
installations associées ou des activités associées.
Un événement de sécurité nucléaire, par exemple le sabotage d’une installation
nucléaire ou l’explosion d’un engin à dispersion de radioactivité, peut donner lieu à
une situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
événement évité de peu
near miss
Événement potentiellement important qui aurait pu se produire à la suite
d’une série de faits concrets, mais ne s’est pas produit en raison des conditions
régnant à ce moment-là.
Voir aussi événement, incident et sûreté.
événement externe
external event
Événement sans rapport avec l’exploitation d’une installation ou la conduite
d’une activité qui pourrait avoir un impact sur la sûreté de cette installation ou de
cette activité.
Exemples d’événements externes en lien avec les installations nucléaires : séismes,
tornades, tsunamis, chutes d’aéronefs, etc.
Dans le cas d’une évaluation de la sûreté pour la sûreté à long terme de la gestion
des déchets, un événement externe pertinent est un événement susceptible d’avoir
une incidence sur le fonctionnement des barrières multiples.
événement initiateur
initiating event
Événement qui entraîne des incidents de fonctionnement prévus ou des
conditions accidentelles.
Expression utilisée dans le contexte de la notification et de l’analyse des événements,
c’est-à-dire a posteriori.
Dans le cas d’événements hypothétiques pris en compte au stade de la conception,
on parle d’événement initiateur postulé.
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E
événement initiateur postulé (EIP)
postulated initiating event (PIE)
Événement postulé dont on détermine au stade de la conception qu’il peut
entraîner des incidents de fonctionnement prévus ou des conditions accidentelles.
Les causes premières d’un événement initiateur postulé peuvent être des défaillances
plausibles d’équipements et des fausses manœuvres (aussi bien dans l’installation
qu’en dehors), des événements d’origine humaine ou des événements naturels.
événement interagissant
interacting event
Événement ou séquence d’événements associés qui, en interagissant avec
une installation, affecte le personnel du site ou des éléments importants pour la
sûreté et pourrait ainsi nuire à la sûreté.
événement volcanique
volcanic event
Tout fait, ou succession de phénomènes, associé aux volcans qui peut être à
l’origine de risques volcaniques.
La définition formelle des événements volcaniques dans le cadre d’une évaluation
des dangers peut permettre d’établir une définition claire des périodes de repos et
des dangers.
Les événements volcaniques peuvent inclure les éruptions volcaniques et englobent
généralement l’apparition de phénomènes dangereux non éruptifs, comme les
glissements de terrain.
événements externes de référence
design basis external events
Événement(s) externe(s) ou combinaison(s) d’événements externes pris
en compte dans la base de conception de l’ensemble ou d’une partie d’une
installation.
examen du système de gestion
management system review
Évaluation régulière et systématique, par la direction d’un organisme,
de la validité, de l’adéquation, de l’efficacité et de l’efficience de son système
de gestion pour ce qui est d’appliquer les politiques et d’atteindre les buts et
objectifs de l’organisme.
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E
examen par des pairs
peer review
Examen de l’efficacité, de la compétence et d’autres qualités commerciales,
professionnelles ou académiques d’autres personnes exerçant la même profession.
L’examen par des pairs est également l’évaluation, par des spécialistes du domaine
considéré, d’un projet de recherche scientifique pour lequel on cherche une
subvention ; le processus en vertu duquel une revue communique un article reçu
pour publication à des experts extérieurs pour observations quant à sa qualité et à sa
valeur ; l’expertise.
examen périodique de la sûreté
periodic safety review
Réévaluation systématique de la sûreté d’une installation (ou d’une
activité) existante, effectuée à intervalles réguliers pour lutter contre les effets
cumulatifs du vieillissement, des modifications, de l’expérience d’exploitation,
de l’évolution technique et des aspects du choix du site, et qui vise à assurer un
niveau élevé de sûreté tout au long de la durée de vie utile de l’installation (ou de
l’activité).
exception
exception
Les termes exception et « excepté » servent parfois à décrire des cas dans lesquels
on considère que les prescriptions ou les recommandations des normes de sûreté ne
s’appliquent pas.
Dans ces cas, l’effet de l’exception peut être comparé aux effets de l’exemption et de
l’exclusion.
C’est en fait l’acception courante du terme.
Contrairement au terme exception, les termes exemption et exclusion sont
nécessairement liés à des raisons particulières de non-application.
L’emploi du terme colis excepté dans le Règlement de transport [2] en est un
exemple ; les colis peuvent être exceptés de prescriptions spécifiques du Règlement
de transport s’ils satisfont aux conditions qui y sont énoncées.
excès de risque
excess risk
Voir risque (3).
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E
exclusion
exclusion
Fait d’exclure délibérément un type particulier d’exposition de la portée
d’un instrument de contrôle réglementaire du fait qu’il n’est pas considéré
comme se prêtant au contrôle au moyen de l’instrument en question.
Voir aussi exemption.
exemption
exemption
Détermination par un organisme de réglementation qu’une source ou
une pratique n’a pas à être soumise à certains ou à l’ensemble des éléments du
contrôle réglementaire du fait que l’exposition et l’exposition potentielle dues
à la source ou à la pratique sont trop faibles pour justifier l’application de ces
éléments ou que c’est l’option optimale de protection, indépendamment du
niveau réel des doses ou des risques.
Voir aussi libération et exclusion.
expéditeur
consignor
Personne, organisme ou gouvernement qui prépare un envoi pour le
transport. (Voir la publication SSR6 (Rev. 1) [2].)
expédition
shipment
Mouvement d’un envoi du lieu d’origine à celui de destination. (Voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
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E
expert qualifié
qualified expert
Personne qui, en vertu de l’agrément de commissions ou de sociétés
appropriées, de licences professionnelles ou de qualifications universitaires et
de son expérience, est dûment reconnue comme compétente dans la spécialité
considérée, par exemple physique médicale, radioprotection, santé au travail,
protection contre l’incendie, gestion de la qualité ou toute discipline pertinente
des sciences de l’ingénieur ou de la sûreté.
exploitant
operator
Toute personne ou organisme qui a demandé ou obtenu une autorisation
ou qui est responsable de la sûreté lors de l’exécution d’activités ou en ce qui
concerne toute installation nucléaire ou source de rayonnements ionisants.
Il peut s’agir notamment de particuliers, d’organismes publics, d’expéditeurs ou de
transporteurs, de titulaires de licences, d’hôpitaux ou de travailleurs indépendants.
Il peut s’agir aussi soit de quiconque contrôle directement une installation ou
une activité pendant l’utilisation ou le transport d’une source (radiologues ou
transporteurs, par exemple) soit, pour une source qui n’est pas sous contrôle (source
perdue ou enlevée illicitement ou satellite rentrant dans l’atmosphère, par exemple),
de quiconque était responsable de la source avant qu’elle n’échappe au contrôle.
Synonyme d’organisme exploitant.
exploitation
operation
Ensemble des activités exercées pour atteindre l’objectif en vue duquel une
installation autorisée a été construite.
S’agissant de centrales nucléaires, il s’agit notamment de la maintenance, du
rechargement en combustible, de l’inspection en service et d’autres activités
associées.
Les termes choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation et
déclassement sont normalement utilisés pour distinguer les six principaux stades
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif de déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
Voir aussi fonctionnement anormal et fonctionnement normal.
133
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
exposition
exposure
1. Fait d’être ou d’avoir été exposé à une irradiation.
! Le terme exposition ne doit pas être employé comme synonyme de dose. La dose est
une mesure des effets de l’exposition.
L’exposition à des rayonnements ionisants peut être qualifiée selon le type de
personne(s) exposée(s) (catégories d’exposition), selon les circonstances dans
lesquelles elle se produit (situations d’exposition) et selon sa source.
exposition aiguë {acute exposure}. Exposition de courte durée.
Se dit habituellement d’une exposition d’une durée suffisamment courte pour que les
doses qui en résultent puissent être considérées comme instantanées (p. ex. inférieure
à une heure).
exposition externe {external exposure}. Exposition à des rayonnements
émis par une source se trouvant hors de l’organisme.
Opposé : exposition interne.
exposition interne {internal exposure}. Exposition à des rayonnements
émis par une source se trouvant dans l’organisme.
Opposé : exposition externe.
exposition transfrontière {transboundary exposure}. Exposition de
personnes du public dans un État due à des matières radioactives émises
au cours d’accidents, de rejets ou du stockage définitif de déchets dans un
autre État.
Voir aussi exposition potentielle.
2. Somme des charges électriques de tous les ions de même signe produits
dans l’air par des rayons X ou gamma lorsque tous les électrons libérés par les
photons dans un élément de volume d’air suffisamment petit sont complètement
arrêtés dans l’air, divisée par la masse de cet élément de volume d’air.
Unité : C/kg (ancienne unité : le röntgen (R)).
3. Intégrale sur le temps de la concentration d’énergie alpha potentielle
dans l’air, ou de la concentration équivalente à l’équilibre correspondante, à
laquelle un individu est exposé pendant une période donnée (p. ex. une année).
Concerne l’exposition due aux produits de désintégration du 222Rn ou du 220Rn.
L’unité SI est le J·h/m3 pour la concentration d’énergie alpha potentielle ou le
Bq·h/m3 pour la concentration équivalente à l’équilibre.
134
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
E
exposition due au radon {exposure due to radon}. Intégrale sur le temps
de la concentration d’activité du radon pendant une période donnée.
L’exposition due au radon est une grandeur mesurable liée à l’exposition à
l’énergie alpha potentielle qui est fonction du facteur d’équilibre, et qui est
donc liée à la dose efficace.
4. [Produit de la concentration dans l’air d’un radionucléide auquel une
personne est exposée par le temps d’exposition. Plus généralement, lorsque
la concentration dans l’air varie avec le temps, intégrale sur le temps de la
concentration dans l’air d’un radionucléide auquel une personne est exposée,
intégrée sur le temps d’exposition.]
Cette définition, reprise de la référence [28], correspond à un usage abusif du mot
exposition que l’on rencontre en particulier à propos du radon en suspension dans
l’air. Cet usage, évoqué ici à titre d’information, est déconseillé.
exposition à l’énergie alpha potentielle
potential alpha energy exposure
Intégrale sur le temps de la concentration d’énergie alpha potentielle
dans l’air au cours de la période pendant laquelle un individu est exposé aux
rayonnements de produits de désintégration du 222Rn ou du 220Rn.
! Il ne s’agit pas d’un type d’exposition potentielle.
222
Concerne la mesure de l’exposition due aux produits de désintégration du Rn ou
du 220Rn, en particulier pour ce qui est de l’exposition professionnelle.
Unité : J·h/m3.
exposition aiguë
acute exposure
Voir exposition.
exposition d’urgence
emergency exposure
Voir situations d’exposition : situation d’exposition d’urgence.
exposition diagnostique
diagnostic exposure
Voir catégories d’exposition : exposition médicale.
135
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E
exposition du public
public exposure
Voir catégories d’exposition.
exposition due au radon
exposure due to radon
Voir exposition (3).
exposition exclue
excluded exposure
Exposition qui n’est pas considérée comme se prêtant au contrôle au moyen
d’un instrument de contrôle réglementaire.
Cette expression s’applique le plus souvent aux expositions dues à des sources
naturelles qui se prêtent le moins à un contrôle, comme les expositions aux
rayonnements cosmiques à la surface de la Terre, au 40K dans le corps humain ou
aux matières radioactives naturelles dans lesquelles les concentrations d’activité
de radionucléides naturels sont inférieures aux valeurs pertinentes données dans les
normes de sûreté de l’AIEA.
Ce concept est lié à ceux de libération (employé généralement en rapport avec
des matières) et d’exemption (en rapport avec des installations et activités ou des
sources).
Voir aussi exclusion.
exposition externe
external exposure
Voir exposition (1).
exposition interne
internal exposure
Voir exposition (1).
exposition médicale
medical exposure
Voir catégories d’exposition.
136
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E
exposition potentielle
potential exposure
Exposition prospective qui n’est pas prévisible avec certitude, mais qui
peut résulter d’un incident de fonctionnement prévu, d’un accident concernant
une source, ou d’un événement ou d’une séquence d’événements de nature
probabiliste, notamment de défaillances d’équipements et de fausses manœuvres.
! L’exposition potentielle n’est pas une exposition ni un type d’exposition.
Elle fait partie des situations d’exposition planifiée.
Les expositions potentielles comprennent les expositions considérées
prospectivement (c.-à-d. hypothétiques ou postulées) à une source lors d’un
événement ou d’une séquence d’événements de nature probabiliste, y compris celles
qui résultent d’un accident, de défaillances d’équipements, de fausses manœuvres,
d’événements ou de phénomènes naturels (comme les ouragans, les séismes et
les inondations) et d’une intrusion humaine par inadvertance (p. ex. une intrusion
humaine dans une installation de stockage définitif en surface ou à faible profondeur
après la levée du contrôle institutionnel).
Dans le cas d’une installation de stockage géologique, l’évaluation de l’action à long
terme des processus et des événements qui sont incertains aboutit à des projections
de l’exposition potentielle à long terme.
exposition professionnelle
occupational exposure
Voir catégories d’exposition.
exposition thérapeutique
therapeutic exposure
Voir catégories d’exposition : exposition médicale.
exposition transfrontière
transboundary exposure
Voir exposition.
137
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E
[extraction et préparation de minerais]
[mining and milling]
Extraction, dans une mine, de minerais radioactifs contenant des
radionucléides de la famille de l’uranium ou de la famille du thorium en quantités
ou en concentrations suffisantes pour en justifier la mise en valeur ou, lorsqu’ils
accompagnent d’autres substances extraites, en quantités ou en concentrations
imposant que soient prises les mesures de radioprotection fixées par l’organisme
de réglementation ; transformation des minerais radioactifs extraits en vue
d’obtenir un concentré par un procédé chimique.
Cette entrée ne concerne que les opérations d’extraction et de préparation visant à
extraire des radionucléides de la famille de l’uranium ou de la famille du thorium
et celles visant à extraire d’autres substances des minerais quand cela entraîne un
risque radiologique important.
Le terme extraction couvre la lixiviation in situ, également appelée « extraction par
dissolution » ou « récupération in situ », procédé qui consiste à séparer les minéraux
du minerai par dissolution de celui-ci alors qu’il se trouve dans le sol, et à pomper la
solution obtenue vers la surface pour en extraire les minéraux.
Cette entrée figure ici à titre d’information seulement. Les termes « extraction » et
« préparation » devraient être utilisés dans leur sens courant, avec un qualificatif le
cas échéant (p. ex. de minerais radioactifs).
Voir également mine ou usine de préparation de minerais radioactifs.
138
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F
facteur d’efficacité de la dose et du débit de dose (FEDDD)
dose and dose rate effectiveness factor (DDREF)
Rapport entre le risque ou le détriment radiologique par unité de dose
efficace pour des doses ou débits de dose élevés et pour des doses ou débits de
dose faibles.
Expression utilisée dans l’estimation des coefficients de risque pour des doses et
débits de dose faibles à partir des observations et des résultats épidémiologiques à
des doses et débits de dose élevés.
Remplace le facteur d’efficacité du débit de dose (FEDD).
[facteur d’efficacité du débit de dose (FEDD)]
[dose rate effectiveness factor (DREF)]
Rapport entre le risque par unité de dose efficace pour des débits de dose
élevés et le risque pour de faibles débits de dose.
Expression remplacée par facteur d’efficacité de la dose et du débit de dose
(FEDDD).
facteur d’équilibre
equilibrium factor
222
Rapport entre la concentration équivalente à l’équilibre du Rn et la
concentration d’activité effective du 222Rn.
facteur d’occupation
occupancy factor
Fraction caractéristique du temps pendant lequel un endroit est occupé par
une personne ou un groupe.
139
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F
facteur de décontamination
decontamination factor
Rapport de l’activité par unité de superficie (ou par unité de masse ou
de volume) avant qu’une technique de décontamination particulière ne soit
appliquée à l’activité par unité de superficie (ou par unité de masse ou de volume)
après application de la technique.
Ce rapport peut être spécifié pour un radionucléide particulier ou pour l’activité
brute.
L’activité du rayonnement de fond peut être déduite de l’activité par unité de surface
à la fois avant et après l’application d’une technique de décontamination particulière.
facteur de pondération radiologique, wR
radiation weighting factor, wR
Nombre par lequel il faut multiplier la dose absorbée dans un tissu ou un
organe pour déterminer l’efficacité biologique relative du rayonnement s’agissant
d’induire des effets stochastiques à de faibles doses, le résultat étant la dose
équivalente.
Les valeurs sont choisies par la Commission internationale de protection
radiologique de façon à rendre compte de l’efficacité biologique relative pertinente
et sont largement compatibles avec les valeurs précédemment recommandées pour
les facteurs de qualité dans la définition de l’équivalent de dose.
Les facteurs de pondération radiologique recommandés dans la réf. [26] sont
indiqués ci-dessous.
Type de rayonnement wR
Photons toutes énergies 1
Électrons et muons toutes 1
énergiesa
Protons et pions chargés 2
Particules alpha, fragments 20
de fission, ions lourds
Neutrons Fonction continue de l’énergie des neutrons :
140
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F
Note : Toutes les valeurs concernent le rayonnement incident sur le corps ou, dans le
cas des sources de rayonnements internes, le rayonnement émis par le ou les
radionucléides ingérés.
a
À l’exclusion des électrons Auger émis par des radionucléides liés à l’acide
désoxyribonucléique (ADN) dans le corps humain, auxquels s’appliquent des
considérations microdosimétriques particulières.
Pour les types et les énergies de rayonnements qui ne figurent pas dans le tableau, on
peut considérer que wR est égal à Q à 10 mm de profondeur dans la sphère CIUR et
l’obtenir comme suit :
1 ∞
Q=
D ∫0
Q(L) DL dL
où D est la dose absorbée, Q(L) le facteur de qualité en termes de transfert
linéique d’énergie non restreint L dans l’eau, spécifié dans la réf. [37], et
DL la distribution de D dans L.
1 pour L ≤ 10
Q=
(L) 0,32L − 2,2 pour 10 < L < 100
300 / L pour L ≥ 100
où L est exprimé en keV/μm.
facteur de pondération tissulaire, wT
tissue weighting factor, wT
Multiplicateur de la dose équivalente à un organe ou tissu que l’on
emploie aux fins de la radioprotection pour tenir compte des différences dans la
sensibilité des divers organes et tissus à l’induction d’effets stochastiques par les
rayonnements [26].
141
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
F
Les facteurs de pondération tissulaire recommandés pour le calcul de la
dose efficace figurent dans le tableau suivant :
Tissu ou organe wT ∑ wT
Moelle osseuse (rouge), côlon, poumon, estomac, sein, tissus restantsa 0,12 0,72
Gonades 0,08 0,08
Vessie, œsophage, foie, thyroïde 0,04 0,16
Surface osseuse, cerveau, glandes salivaires, peau 0,01 0,04
Total 1,00
a
Le wT pour les tissus restants (0,12) s’applique à la moyenne arithmétique des doses aux
13 organes et tissus pour chaque sexe ci-après : surrénales, région extrathoracique, vésicule
biliaire, cœur, reins, ganglions lymphatiques, muscle, muqueuse buccale, pancréas, prostate
(hommes), intestin grêle, rate, thymus, utérus/col de l’utérus (femmes).
facteur de qualité, Q
quality factor, Q
Nombre par lequel il faut multiplier la dose absorbée dans un tissu ou
un organe pour déterminer l’efficacité biologique relative du rayonnement ; le
résultat de ce produit est l’équivalent de dose.
Remplacé par le facteur de pondération radiologique dans la définition de
l’équivalent de dose de la référence [37], mais encore défini, en tant que fonction du
transfert linéique d’énergie, aux fins du calcul des grandeurs d’équivalent de dose
utilisées dans le domaine du contrôle radiologique.
Le document GSR Part 3 [1] indique par ailleurs que le facteur de qualité moyen Q
à une profondeur de 10 mm dans la sphère CIUR peut être utilisé comme valeur du
facteur de pondération radiologique pour des types de rayonnements pour lesquels
ce document ne donne aucune valeur (voir facteur de pondération radiologique).
142
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F
[facteur de risque]
[risk factor]
! Employée parfois de manière abusive comme synonyme de coefficient de risque,
cette expression a un sens différent de celui qu’elle a normalement dans le domaine
médical, à savoir facteur qui influe sur le risque encouru par un individu. Son emploi
comme synonyme de coefficient de risque est à éviter.
! L’expression facteur de risque devrait être utilisée uniquement au sens médical.
facteur de transfert dans l’intestin
gut transfer factor
Voir absorption fractionnaire dans le tractus gastro-intestinal, f1, ou le
tractus alimentaire, fA.
facteur kerma
kerma factor
Kerma par unité de fluence de particules.
faiblesse latente
latent weakness
Dégradation non détectée d’un élément d’un niveau de sûreté.
Cette dégradation pourrait empêcher l’élément de fonctionner comme prévu en cas
de nécessité.
faille capable
capable fault
Voir faille géologique.
faille en surface
surface faulting
Déformation ou déchirure permanente de la surface du sol due à un
mouvement différentiel le long d’une faille lors d’un séisme.
143
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
F
faille géologique
geological fault
Surface ou zone de rupture plane ou légèrement incurvée de la Terre qui a
subi un déplacement relatif.
faille capable {capable fault}. Faille géologique qui présente un potentiel
significatif de déplacement à la surface ou près de la surface du terrain.
Une faille géologique est considérée comme une faille capable si, sur la base des
données géologiques, géophysiques, géodésiques ou sismologiques (y compris les
données paléosismologiques et géomorphologiques), une ou plusieurs des conditions
suivantes s’appliquent :
a) il y a des indices de mouvements antérieurs (dislocations et/ou déformations
importantes) de nature récurrente sur une période telle qu’il est raisonnable d’en
déduire que d’autres mouvements pourraient se produire à la surface ou près de la
surface ;
b) on a mis en évidence une relation structurelle avec une faille capable connue telle
que le mouvement de l’une pourrait entraîner le mouvement de l’autre en surface
ou près de la surface ;
c) le séisme potentiel maximal associé à une structure sismogénique est suffisamment
important et à une profondeur telle qu’il est raisonnable de déduire que, compte
tenu des caractéristiques géodynamiques du site, un mouvement pourrait se
produire en surface ou près de la surface [33].
Dans les zones très actives, où les données sismiques et géologiques font apparaître
systématiquement des intervalles brefs de survenue de séismes, des périodes de
l’ordre de dizaines de milliers d’années peuvent convenir pour l’évaluation des
failles capables. Dans les zones moins actives, des périodes beaucoup plus longues
pourraient être nécessaires.
famille de l’uranium
uranium series
Chaîne de désintégration de l’238U.
À savoir 238U, 234Th, 234Pa, 234U, 230Th, 226Ra, 222Rn, 218Po, 214Pb, 214Bi, et 214Po,
210
Pb, 210Bi, 210Po et 206Pb (stable), ainsi que des traces de : 218At, 210Tl, 209Pb, 206Hg
206
et Tl.
famille du thorium
thorium series
Chaîne de désintégration du 232Th.
À savoir 232Th, 228Ra, 228Ac, 228
Th, 224
Ra, 220
Rn, 216
Po, 212
Pb, 212
Bi, 212
Po (64 %),
208
Tl (36 %) et 208Pb (stable).
144
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
F
fermeture
closure
1. Mesures administratives et techniques appliquées à une installation
de stockage définitif à la fin de sa durée de vie utile – p. ex., recouvrement
des déchets stockés (pour une installation de stockage définitif en surface ou à
faible profondeur) ou remblayage et/ou mise sous scellés (pour une installation
de stockage géologique et ses voies d’accès) – et cessation et achèvement des
activités dans toutes les structures associées.
Pour les autres types d’installations, on utilise le terme déclassement.
Les expressions choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation
et déclassement sont normalement utilisées pour distinguer les six principaux stades
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif de déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
2. [Achèvement de toutes les opérations un certain temps après la mise
en place du combustible usé ou des déchets radioactifs dans une installation
de stockage définitif. Ces opérations comprennent les derniers ouvrages ou
autres travaux requis pour assurer à long terme la sûreté de l’installation.]
(Voir la réf. [5].)
fiabilité
reliability
Probabilité qu’un système, un composant ou un constituant satisfasse aux
exigences minimales de performance lorsqu’il est sollicité, pendant une période
donnée et dans des conditions de fonctionnement déterminées.
La fiabilité d’un système informatique, par exemple, comprend la fiabilité
du matériel, qui est généralement quantifiée, et la fiabilité du logiciel, qui est
habituellement une mesure qualitative étant donné qu’il n’y a aucun moyen
généralement reconnu de quantification de la fiabilité d’un logiciel.
Voir aussi disponibilité.
fluence
fluence
Mesure de l’intensité d’un champ de rayonnement. Couramment employé seul pour
désigner la fluence de particules.
145
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
F
fluence de particules, Φ
particle fluence, Φ
Mesure de la densité des particules d’un champ de rayonnement définie par
la relation :
dN
Φ=
da
où dN est le nombre de particules incidentes sur une sphère dont l’aire de la
section diamétrale est da. dΦ
Le débit de fluence de particules est représenté par un Φ minuscule.
dt
Voir la réf. [31].
fluence énergétique, Ψ
energy fluence, Ψ
Mesure de la densité énergétique d’un champ de rayonnement définie par
la relation :
dR
da
où dR est l’énergie radiante incidente sur une sphère dont l’aire de la section
diamétrale est da.
dΨ
Le débit de fluence énergétique est représenté par un ψ minuscule.
dt
Voir la réf. [31].
fonction de sûreté
safety function
But particulier à atteindre aux fins de la sûreté d’une installation ou d’une
activité, pour prévenir ou atténuer les conséquences radiologiques associées
au fonctionnement normal, à des incidents de fonctionnement prévus et à des
conditions accidentelles. (Voir la publication SSG-30 [53].)
Dans la publication SSR-2/1 (Rev. 1) [18] sont énoncées les prescriptions relatives
aux fonctions de sûreté auxquelles la conception d’une centrale nucléaire doit
satisfaire pour répondre à trois impératifs généraux en matière de sûreté :
a) capacité de mettre et de maintenir le réacteur à l’arrêt en toute sûreté pendant
et après des conditions de fonctionnement et des conditions accidentelles
appropriées ;
b) capacité d’évacuer la chaleur résiduelle du cœur du réacteur, du réacteur et du
146
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F
combustible nucléaire entreposé après la mise à l’arrêt du réacteur ainsi que
pendant et après des conditions de fonctionnement et des conditions accidentelles
appropriées ;
c) capacité de réduire la probabilité d’un rejet de matières radioactives et de faire en
sorte que tout rejet soit dans les limites prescrites pendant et après des conditions
de fonctionnement et dans des limites acceptables pendant et après des accidents
de dimensionnement.
Ces orientations sont généralement résumées succinctement en trois
fonctions de sûreté fondamentales {fundamental safety functions} pour les
centrales nucléaires :
a) maîtrise de la réactivité ;
b) refroidissement des matières radioactives ;
c) confinement des matières radioactives.
Dans certaines publications de l’AIEA, les expressions « fonction de sûreté
essentielle » et fonction de sûreté principale {main safety function} sont aussi
utilisées.
fonction de sûreté fondamentale
fundamental safety function
Voir fonction de sûreté.
fonction de sûreté principale
main safety function
Voir fonction de sûreté.
fonctionnement anormal
abnormal operation
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception) : incident de
fonctionnement prévu.
fonctionnement normal
normal operation
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
147
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
F
fonctions de sûreté multiples
multiple safety functions
Voir barrière.
forme du déchet
waste form
Déchet sous la forme physique et chimique obtenue par traitement et/ou
conditionnement (aboutissant à un produit solide) avant l’emballage.
La forme du déchet est un composant du colis de déchets.
fournisseur (d’une source)
supplier (of a source)
Personne ou organisme à qui un titulaire d’enregistrement ou de licence
confie, en tout ou en partie, des tâches liées à la conception, à la fabrication, à la
production ou à la construction d’une source.
L’importateur d’une source est considéré comme le fournisseur de cette source.
Le terme fournisseur (d’une source) englobe les concepteurs, les fabricants, les
producteurs, les constructeurs, les assembleurs, les installateurs, les distributeurs, les
vendeurs, les importateurs et les exportateurs d’une source.
fraction absorbée
absorbed fraction
Fraction de l’énergie émise comme un type de rayonnement spécifié dans
une région source spécifiée qui est absorbée dans un tissu cible spécifié.
fraction libre
unattached fraction
Fraction de l’énergie alpha potentielle des produits de désintégration du
radon émise par des atomes qui ne sont pas attachés à des poussières ambiantes.
148
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F
fragment de fission
fission fragment
Noyau résultant d’une fission nucléaire qui transporte de l’énergie cinétique
issue de cette fission.
Utilisé seulement lorsque les particules elles-mêmes ont une énergie cinétique et
peuvent donc constituer un danger, qu’elles soient radioactives ou non.
Dans les autres cas, on emploie l’expression plus courante produit de fission.
fréquence de dépassement
frequency of exceedance
Fréquence à laquelle un niveau d’aléa sismique déterminé sera dépassé, sur
un site ou dans une région, dans un intervalle de temps donné.
Dans l’analyse probabiliste de l’aléa sismique, un intervalle d’un an (c.-à-d. une
fréquence annuelle) est généralement considéré.
Lorsque la fréquence est très faible et ne peut dépasser l’unité (dans l’intervalle
fixé), ce nombre s’approche de la probabilité de survenance du même événement si
le processus aléatoire est supposé être de Poisson.
149
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G
gaine
cladding
1. Couche externe de matériau appliquée directement sur un autre matériau
pour fournir une protection dans des conditions de réactivité chimique (p. ex.
gaine de matériau ferritique pour éviter la corrosion).
2. Tube contenant des pastilles de combustible nucléaire qui assure le
confinement des radionucléides produits au cours de la fission.
La gaine peut aussi constituer un matériau de structure.
Le tube et les bouchons ont aussi normalement une fonction structurelle.
générateur de rayonnements
radiation generator
Voir source (1).
géosphère
geosphere
Parties de la lithosphère qui ne sont pas considérées comme faisant partie
de la biosphère.
Dans le cadre de l’évaluation de la sûreté, ce terme est généralement utilisé pour
distinguer le sous-sol et la roche (situés en dessous de la couche affectée par
l’activité humaine ordinaire, notamment l’agriculture) du sol qui fait partie de la
biosphère.
gestion de la configuration
configuration management
Processus consistant à identifier et à consigner les caractéristiques des
structures, systèmes et composants (y compris des systèmes informatiques
et des logiciels) d’une installation, et à s’assurer que les modifications de ces
caractéristiques sont correctement élaborées, évaluées, approuvées, publiées,
mises en œuvre, vérifiées, enregistrées et incorporées dans la documentation
relative à cette installation.
Le terme « configuration » fait référence aux caractéristiques physiques,
fonctionnelles et opérationnelles des structures, systèmes et composants et des
parties d’une installation.
150
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G
gestion de la durée de vie
life management, lifetime management
Voir gestion du vieillissement.
gestion (de sources radioactives scellées)
management (of sealed radioactive sources)
[Activités administratives et opérationnelles que comportent la fabrication,
la fourniture, la réception, la détention, l’entreposage, l’utilisation, le transfert,
l’importation, l’exportation, le transport, l’entretien, le recyclage ou le stockage
définitif de sources radioactives.] (Voir la réf. [14].)
! Cette acception est spécifique du Code de conduite sur la sûreté et la sécurité des
sources radioactives [14].
gestion des accidents
accident management
Action de prendre un ensemble de mesures pendant le déroulement d’un
accident pour :
a) empêcher que celui-ci ne dégénère en accident grave ;
b) atténuer les conséquences d’un accident grave ;
c) parvenir à un état stable et sûr à long terme.
L’aspect b) de la gestion des accidents (atténuer les conséquences d’un accident
grave) est aussi appelé gestion des accidents graves {severe accident management}.
Par extension, la gestion des accidents graves comprend la mise en place d’une série
de mesures au cours de l’accident pour atténuer la dégradation du cœur du réacteur.
gestion des accidents graves
severe accident management
Voir gestion des accidents.
151
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
gestion des connaissances
knowledge management
Approche intégrée et systématique visant à recenser, gérer et partager les
connaissances d’un organisme et à permettre à des groupes de personnes de créer
collectivement de nouvelles connaissances pour contribuer à la réalisation des
objectifs de l’organisme.
Dans le contexte des systèmes de gestion, la gestion des connaissances aide un
organisme à explorer et à mieux comprendre sa propre expérience.
Des activités spécifiques de gestion des connaissances permettent à l’organisme
d’améliorer l’acquisition, l’archivage, le stockage et l’utilisation des connaissances.
Le terme « connaissances » est souvent employé pour désigner des ensembles de
faits et de principes accumulés par l’homme au fil du temps.
Les connaissances explicites sont des connaissances consignées, par exemple, dans
des documents, des schémas, des calculs, des études, des bases de données, des
procédures et des manuels.
Les connaissances tacites sont des connaissances détenues par une personne et qui
n’ont généralement pas été exploitées ou transférées de quelque manière que ce soit
(auquel cas elles deviendraient des connaissances explicites).
Il ne faut pas confondre connaissances et informations : les données produisent
des informations tandis que les connaissances sont produites par l’acquisition, la
compréhension et l’interprétation des informations.
Les connaissances comme les informations sont des assertions vraies, mais les
connaissances confèrent la capacité d’agir efficacement.
Les connaissances d’un organisme sont basées sur l’acquisition, la compréhension et
l’interprétation d’informations.
Elles peuvent être appliquées à des objectifs tels que la résolution de problèmes et
l’apprentissage ; la formulation de jugements et d’opinions ; la prise de décisions ;
les prévisions et la planification stratégique ; l’élaboration d’options réalisables et la
prise de mesures pour obtenir les résultats souhaités.
Les connaissances préservent également les biens intellectuels, développent
l’intelligence et augmentent la faculté d’action.
gestion (des déchets) avant stockage définitif
predisposal management (of waste)
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
152
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
gestion des déchets radioactifs
radioactive waste management
1. Ensemble des activités administratives et opérationnelles ayant trait à la
manutention, au prétraitement, au traitement, au conditionnement, au transport,
à l’entreposage et au stockage définitif de déchets radioactifs.
Gestion des déchets
radioactifs
Gestion avant Stockage
stockage définitif définitif
Transformation Entreposage Transport
Prétraitement Traitement Conditionnement
Élimination
Séparation Décontamination de la Immobilisation Suremballage
radioactivité
Collecte Ajustement Réduction Modification de Emballage
chimique de volume la composition
conditionnement {conditioning}. Opérations visant à produire un colis de
déchets se prêtant à la manutention, au transport, à l’entreposage et/ou au
stockage définitif.
Le conditionnement peut consister à convertir les déchets en une forme solide, à les
enfermer dans des conteneurs et, si nécessaire, à les placer dans un suremballage.
emballage {packaging}. Préparation des déchets radioactifs consistant à
les enfermer dans un conteneur approprié en vue de la manutention, du
transport, de l’entreposage et/ou du stockage définitif sûrs.
gestion avant stockage définitif {predisposal management}. Étapes
de la gestion des déchets qui précèdent le stockage définitif, telles que
le prétraitement, le traitement, le conditionnement, l’entreposage et le
transport.
Cette expression se rapporte aux déchets radioactifs. Il s’agit d’un processus destiné
à préparer le stockage définitif sûr des déchets.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
immobilisation {immobilization}. Conversion de déchets par solidification,
enrobage ou encapsulage.
L’immobilisation limite la possibilité de migration ou de dispersion des
radionucléides pendant la manutention, le transport, l’entreposage et/ou le stockage
définitif.
prétraitement {pretreatment}. Opération ou ensemble des opérations
précédant le traitement des déchets, telles que la collecte, la séparation,
l’ajustement chimique et la décontamination.
séparation {segregation}. Activité au cours de laquelle les déchets ou
matières (radioactifs ou exemptés) sont séparés ou maintenus séparés en
fonction de leurs propriétés radiologiques, chimiques et/ou physiques pour
faciliter la manutention et/ou la transformation des déchets.
suremballage {overpack}. Conteneur secondaire (ou supplémentaire)
externe d’un ou de plusieurs colis de déchets utilisé pour la manutention, le
transport, l’entreposage et/ou le stockage définitif.
traitement {treatment}. Opérations visant à améliorer la sûreté et/ou à
réduire les coûts en modifiant les caractéristiques des déchets. Le traitement
vise trois grands objectifs :
a) la réduction de volume ;
b) l’élimination des radionucléides des déchets ;
c) la modification de la composition.
Le traitement peut déboucher sur une forme du déchet appropriée.
Si le traitement ne débouche pas sur une forme de déchet appropriée, les déchets
peuvent être immobilisés.
transformation {processing}. Toute opération modifiant les
caractéristiques des déchets, notamment le prétraitement, le traitement et
le conditionnement.
réduction de volume {volume reduction}. Méthode de traitement qui
permet de diminuer le volume physique des déchets.
Les méthodes classiques de réduction de volume sont la compaction mécanique,
l’incinération et l’évaporation.
À ne pas confondre avec la minimisation des déchets.
Voir aussi minimisation des déchets.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
2. [Ensemble des activités, y compris le déclassement, ayant trait
à la manutention, au prétraitement, au traitement, au conditionnement, à
l’entreposage ou au stockage définitif des déchets radioactifs, à l’exception du
transport hors site. Cela peut aussi comprendre les rejets.] (Voir la réf. [5].)
gestion du combustible usé
spent fuel management
Toutes les activités qui ont trait à la manutention ou à l’entreposage du
combustible usé, à l’exclusion du transport hors site. Peut comporter des rejets.
(Voir la réf. [5].)
gestion du cycle de vie
life cycle management
Gestion de la durée de vie dans le cadre de laquelle il est dûment tenu
compte du fait qu’à tous les stades de la durée de vie il peut y avoir des effets qui
doivent être pris en considération.
On peut donner comme exemple celui des produits, processus et services
pour lesquels il est reconnu qu’il y a des incidences environnementales et des
conséquences économiques à tous les stades de la durée de vie d’un produit
(extraction et transformation des matières premières, fabrication, transport et
distribution, utilisation et réutilisation, recyclage et gestion des déchets).
L’expression « cycle de vie » (contrairement à durée de vie) implique l’existence
d’un véritable cycle (comme c’est le cas par exemple avec le recyclage et le
retraitement).
Voir également approche « cycle de vie » et gestion du vieillissement.
gestion du vieillissement
ageing management
Mesures d’ingénierie, d’exploitation et de maintenance visant à contenir la
dégradation due au vieillissement des structures, systèmes et composants dans
des limites acceptables.
Exemples de mesures d’ingénierie : conception, qualification et analyse des
défaillances. Exemples de mesures d’exploitation : surveillance, mise en œuvre des
procédures d’exploitation dans les limites fixées et mesures environnementales.
gestion de la durée de vie {life management, lifetime management}.
Intégration de la gestion du vieillissement et de la planification économique
pour : 1) optimiser le fonctionnement, la maintenance et la durée de vie utile
155
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
des structures, systèmes et composants ; 2) maintenir un niveau acceptable
de sûreté et de performance ; 3) améliorer la performance économique tout
au long de la durée de vie utile de l’installation.
grand conteneur
large freight container
Voir conteneur.
grand récipient pour vrac (GRV)
intermediate bulk container (IBC)
Emballage mobile :
a) d’une contenance ne dépassant pas 3 m3 ;
b) conçu pour une manutention mécanique ;
c) pouvant résister aux sollicitations produites lors de la manutention et du
transport, ce qui doit être confirmé par des essais.
[Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].]
grandeurs d’équivalent de dose (opérationnelles)
dose equivalent quantities (operational)
équivalent de dose ambiant, H*(d) {ambient dose equivalent, H*(d)}.
Équivalent de dose qui serait produit par le champ unidirectionnel et
expansé correspondant dans la sphère CIUR à une profondeur d sur le
rayon vecteur opposé à la direction du champ unidirectionnel.
Paramètre défini en un point d’un champ de rayonnement. Sert d’indicateur
directement mesurable (substitut) de la dose efficace pour le contrôle radiologique
de l’exposition externe.
Une profondeur d = 10 mm est recommandée pour les rayonnements très pénétrants.
équivalent de dose directionnel, H′(d,Ω) {directional dose equivalent,
H′(d,Ω)}. Équivalent de dose qui serait produit par le champ expansé
correspondant dans la sphère CIUR à une profondeur d, sur un rayon de
direction spécifiée Ω.
Paramètre défini en un point d’un champ de rayonnement. Sert d’indicateur
directement mesurable (substitut) de la dose équivalente dans la peau, pour le
contrôle radiologique de l’exposition externe.
Une profondeur d = 0,07 mm est recommandée pour les rayonnements peu
pénétrants.
156
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
équivalent de dose individuel, Hp(d) {personal dose equivalent, Hp(d)}.
Équivalent de dose au tissu mou au-dessous d’un point spécifié de la
surface du corps à une profondeur appropriée d.
Paramètre utilisé comme indicateur directement mesurable (substitut) de la dose
équivalente aux tissus ou aux organes ou (avec d = 10 mm) de la dose efficace, pour
le contrôle radiologique individuel de l’exposition externe.
Les valeurs recommandées de d sont 10 mm pour les rayonnements très pénétrants
et 0,07 mm pour les rayonnements peu pénétrants.
Hp(0,07) sert pour le contrôle radiologique des mains et des pieds pour tous les
types de rayonnements.
Hp(3) sert pour le contrôle radiologique de l’exposition du cristallin.
L’expression « tissu mou » est généralement comprise comme désignant la sphère
CIUR.
Expression recommandée par la Commission internationale des unités et des
mesures radiologiques (réf. [23] et [24]) comme simplification de deux expressions
distinctes, [équivalent de dose individuel en profondeur, Hp(d) {individual dose
equivalent, penetrating, Hp(d)}], et [équivalent de dose individuel en surface, Hs(d)
{individual dose equivalent, superficial, Hs(d)}], définies dans la réf. [25].
grandeurs de dose
dose quantities
dose à un organe {organ dose}. Dose absorbée moyenne DT à un tissu ou
un organe T spécifié de l’organisme humain, donnée par la relation :
1 εT
=
DT
mT ∫ mT
D=
⋅ dm
mT
où mT est la masse du tissu ou de l’organe, D la dose absorbée dans
l’élément de masse dm et ɛT l’énergie totale transmise.
Parfois appelée dose à un tissu.
dose absorbée, D {absorbed dose, D}. Grandeur fondamentale D en
dosimétrie, définie par la relation :
dε
D=
dm
où d ε est l’énergie moyenne transmise par le rayonnement ionisant
à la matière dans un élément de volume et dm la masse de matière dans
l’élément de volume.
On peut calculer l’énergie moyenne pour tout volume défini, la dose moyenne étant
égale à l’énergie totale transmise dans ce volume divisée par la masse du volume.
La dose absorbée est définie en un point ; pour la dose moyenne à un tissu ou un
organe, voir dose à un organe.
157
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
L’unité SI de dose absorbée est le joule par kilogramme (J/kg), appelé gray (Gy)
(ancienne unité : le rad).
dose absorbée pondérée par l’efficacité biologique relative (EBR), ADT
{relative biological effectiveness (RBE) weighted absorbed dose, ADT}.
Grandeur ADT,R, définie par la relation :
AD=
T,R DT,R × RBE T,R
où DT,R est la dose absorbée moyenne au tissu ou à l’organe T émise par le
type de rayonnement R et EBRT,R est l’efficacité biologique relative du type
de rayonnement R dans la production d’effets déterministes graves dans
un tissu ou un organe T. Lorsque le champ se compose de différents types
de rayonnements ayant différentes valeurs de EBRT,R, la dose absorbée
pondérée par l’EBR est donnée par la relation :
=
ADT ∑D
R
T,R × RBE T,R
L’unité de dose absorbée pondérée par l’EBR est le gray (Gy), égal à 1 J/kg.
La dose absorbée pondérée par l’EBR est une mesure de la dose à un tissu ou un
organe destinée à donner une idée du risque de survenue d’effets déterministes
graves.
Les valeurs de la dose absorbée pondérée par l’EBR à un tissu ou un organe
déterminé peuvent être comparées directement pour tous les types de rayonnements.
dose efficace, E {effective dose, E}. Grandeur E définie comme étant la
somme des produits des doses équivalentes aux tissus ou organes par leurs
facteurs de pondération tissulaires respectifs :
=E ∑w T
T ⋅ HT
où HT est la dose équivalente au tissu ou à l’organe T et wT le facteur de
pondération tissulaire pour le tissu ou l’organe T.
D’après la définition de la dose équivalente, il s’ensuit que :
E= ∑w ⋅ ∑w
T
T
R
R ⋅ DT,R
158
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
où wR est le facteur de pondération radiologique pour le type de
rayonnement R et DT,R la dose absorbée moyenne dans le tissu ou l’organe T
émise par le type de rayonnement R.
L’unité SI de dose efficace est le joule par kilogramme (J/kg), appelé sievert (Sv). On
trouvera une explication concernant cette grandeur dans l’annexe B de la réf. [26].
Le rem, égal à 0,01 Sv, est parfois utilisé comme unité de dose équivalente et de dose
efficace. Il n’est pas utilisé dans les publications de l’AIEA sauf dans des citations
directes d’autres publications, auquel cas la valeur en sieverts est indiquée entre
parenthèses.
La dose efficace est une mesure de dose visant à rendre compte de l’ampleur du
détriment radiologique pouvant résulter de la dose.
La dose efficace ne peut pas être utilisée pour quantifier les doses élevées ou prendre
des décisions quant à la nécessité d’un quelconque traitement médical lié à des effets
déterministes.
Les valeurs de la dose efficace due à une exposition peuvent être comparées
directement pour tous les types de rayonnements et tous les modes d’exposition.
dose efficace engagée, E(τ) {committed effective dose, E(τ)}. Grandeur
E(τ), définie par la relation :
E(τ )
= ∑w
T
T ⋅ H T (τ )
où HT(τ) est la dose équivalente engagée au tissu ou à l’organe T sur le temps
d’intégration τ écoulé depuis l’incorporation de substances radioactives
et wT est le facteur de pondération tissulaire pour le tissu ou l’organe T.
Lorsque τ n’est pas spécifié, on considérera qu’il est de 50 ans pour les
adultes et qu’il va jusqu’à l’âge de 70 ans dans le cas des incorporations
par des enfants.
Pour ces dernières, cela veut dire 70 ans moins l’âge de l’enfant : p. ex. 60 ans pour
un enfant de 10 ans.
dose équivalente, HT {equivalent dose, HT}. Grandeur HT,R, définie comme
étant :
= w R ⋅ DT,R
H T,R
où DT,R est la dose absorbée moyenne à l’organe ou au tissu T émise par
le type de rayonnement R et wR est le facteur de pondération radiologique
pour le type de rayonnement R.
159
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
Lorsque le champ se compose de différents types de rayonnements ayant
différentes valeurs de wR, la dose équivalente est donnée par la relation :
=
HT ∑w
R
R ⋅ DT,R
L’unité SI de dose équivalente est le joule par kilogramme (J/kg), appelé sievert
(Sv). On trouvera une explication concernant cette grandeur dans l’annexe B de la
réf. [26].
Le rem, égal à 0,01 Sv, est parfois utilisé comme unité de dose équivalente et de dose
efficace. Il n’est pas utilisé dans les publications de l’AIEA sauf dans des citations
directes d’autres publications, auquel cas la valeur en sieverts est indiquée entre
parenthèses.
La dose équivalente est une mesure de la dose à un tissu ou un organe visant à rendre
compte de l’ampleur du dommage causé.
La dose équivalente ne peut pas être utilisée pour quantifier les doses élevées ou
prendre des décisions quant à la nécessité d’un quelconque traitement médical lié à
des effets déterministes.
Les valeurs de dose équivalente à un tissu ou un organe déterminé peuvent être
comparées directement pour tous les types de rayonnements.
dose équivalente engagée, HT(τ) {committed equivalent dose, HT(τ)}.
Grandeur HT(τ), définie par la relation :
t 0 +τ
H T (τ ) = ∫ t0
H T (t ) dt
où t0 est le moment de l’incorporation, HT(t) est le débit de dose équivalente
à l’instant t dans un tissu ou un organe T et τ le temps d’intégration écoulé
depuis l’incorporation de substances radioactives. Lorsque τ n’est pas
spécifié, on considérera qu’il est de 50 ans pour les adultes et qu’il va
jusqu’à l’âge de 70 ans dans le cas des incorporations par des enfants.
Pour ces dernières, cela veut dire 70 ans moins l’âge de l’enfant : par exemple 60 ans
pour un enfant de 10 ans.
grandeurs de protection
protection quantities
Grandeurs de dose établies aux fins de la radioprotection, permettant de
quantifier l’exposition de l’organisme humain à des rayonnements ionisants,
par irradiation externe de l’organisme entier ou de parties de celui-ci, ou par
incorporation de radionucléides.
Les grandeurs dosimétriques fixées comme grandeurs de protection visent à
spécifier et calculer les limites et niveaux numériques utilisés dans les normes de
sûreté aux fins de la radioprotection.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
Les grandeurs de protection font le lien entre l’ampleur de l’exposition et les risques
des effets sanitaires des rayonnements d’une manière applicable à un individu et
largement indépendante du type de rayonnement et de la nature de l’exposition
(interne ou externe).
Les grandeurs de protection constituent un indice des risques découlant de l’énergie
transmise au tissu par le rayonnement.
grandeurs opérationnelles
operational quantities
Grandeurs utilisées dans les applications pratiques pour le contrôle
radiologique et les investigations concernant l’exposition externe.
Les grandeurs opérationnelles sont définies aux fins de la mesure et de l’évaluation
des doses dans le corps humain.
En dosimétrie interne, aucune grandeur de dose fournissant directement une
évaluation de dose équivalente ou de dose efficace n’a été définie.
Différentes méthodes sont utilisées pour évaluer la dose équivalente ou la dose
efficace d’exposition aux radionucléides dans le corps humain.
Elles se fondent principalement sur diverses mesures d’activité et l’application de
modèles de calcul biocinétiques.
Il est possible d’utiliser les propriétés mesurables des champs de rayonnements
et des radionucléides associés à l’exposition externe ou à l’incorporation de
radionucléides pour estimer les grandeurs de protection et démontrer que les
prescriptions y relatives sont respectées. Ce sont ces quantités mesurables que l’on
appelle grandeurs opérationnelles.
gray (Gy)
gray (Gy)
Unité SI de kerma et de dose absorbée, égale à 1 J/kg.
[groupe critique]
[critical group]
Groupe de personnes du public raisonnablement homogène quant à son
exposition pour une source de rayonnements donnée, et caractéristique des
individus recevant la dose efficace ou la dose équivalente (suivant le cas) la plus
élevée de cette source.
Voir personne représentative.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
G
[groupe critique hypothétique]
[hypothetical critical group]
Groupe de personnes hypothétique qui est raisonnablement homogène
quant au risque auquel sont exposés ses membres du fait d’une source de
rayonnements donnée, et qui est représentatif des personnes susceptibles d’être
les plus exposées au risque que présente cette source.
groupe de population particulier
special population group
Personnes du public pour lesquelles des arrangements spéciaux sont
nécessaires pour que des actions protectrices efficaces puissent être mises
en œuvre en cas de situation d’urgence nucléaire ou radiologique. Il s’agit
par exemple des personnes handicapées, des patients dans les hôpitaux et des
prisonniers.
groupe de population temporaire
transient population group
Personnes du public qui résident pour une courte durée (de plusieurs jours
à plusieurs semaines) à un endroit (tel qu’un terrain de camping) et qui peuvent
être repérées à l’avance. Sont exclues les personnes du public qui traversent la
zone au cours d’un voyage.
groupe de sûreté
safety group
Ensemble d’équipements prévus pour accomplir toutes les actions requises
si un événement initiateur particulier se produit, afin que les limites spécifiées
dans la base de conception pour les incidents de fonctionnement prévus et les
accidents de dimensionnement ne soient pas dépassées.
! Le mot « groupe » est aussi employé, avec divers déterminants, dans le sens plus
évident d’un groupe de personnes chargé d’un domaine d’activité particulier,
comme dans « groupe de maintenance » et « groupe de mise en service ». Il peut
être nécessaire de définir ces expressions lorsqu’il y a un risque de confusion avec le
terme groupe de sûreté.
groupe de volcans
volcano group
Voir champ volcanique.
162
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
H
Holocène
Holocene
Période la plus récente de l’ère géologique quaternaire, qui a commencé il
y a 10 000 ans et se poursuit jusqu’à aujourd’hui.
[homme de référence]
[Reference Man]
Homme adulte caucasien idéalisé défini par la Commission internationale
de protection radiologique aux fins des évaluations en radioprotection.
Voir la réf. [50].
Bien qu’il soit remplacé par le concept plus général de personne de référence (voir
les réf. [49] et [51]), l’homme de référence est encore utilisé pour définir certains
concepts et certaines grandeurs.
hors du site (zone)
off-site (area)
Voir hors site.
hors site, hors du site (zone)
off-site (area)
En dehors de la zone du site.
hypocentre
hypocentre
Point souterrain (foyer) d’où part un séisme.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
H
hypothèse linéaire sans seuil (LSS)
linear–no threshold (LNT) hypothesis
Hypothèse selon laquelle le risque d’effets stochastiques est directement
proportionnel à la dose pour tous les niveaux de dose et de débit de dose inférieurs
aux niveaux auxquels apparaissent des effets déterministes.
C’est-à-dire que toute dose non nulle implique un risque non nul d’effets
stochastiques.
C’est l’hypothèse de travail sur laquelle sont fondées les normes de sûreté de l’AIEA
(ainsi que les recommandations de la Commission internationale de protection
radiologique).
Cette hypothèse n’est pas prouvée – et de fait il est probablement impossible de la
prouver – pour les doses et débits de dose faibles, mais elle est considérée comme
étant la plus défendable d’un point de vue radiobiologique pour l’établissement des
normes de sûreté.
Selon d’autres hypothèses, le risque d’effets stochastiques à des doses et/ou des
débits de dose faibles est :
a) plus élevé que dans l’hypothèse linéaire sans seuil (hypothèses supralinéaires) ;
b) moins élevé que dans l’hypothèse linéaire sans seuil (hypothèses sublinéaires) ;
c) nul au-dessous d’une dose ou d’un débit de dose seuil (hypothèses avec seuil) ;
d) négatif au-dessous d’une dose ou d’un débit de dose seuil, c’est-à-dire qu’à
des doses et débits de dose faibles les individus sont protégés contre les effets
stochastiques et/ou d’autres types de dommages (hypothèses hormesis).
164
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
immobilisation
immobilization
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
incertitude aléatoire
aleatory uncertainty
Incertitude liée à un phénomène.
On tient compte de l’incertitude aléatoire (ou incertitude stochastique) en
représentant un phénomène sous forme d’un modèle de distribution de probabilités.
Il y a lieu de parler d’incertitude aléatoire lorsqu’il s’agit d’événements ou de
phénomènes qui surviennent de manière aléatoire, comme des défaillances aléatoires
d’équipements [11].
incertitude épistémique
epistemic uncertainty
Incertitude due à une connaissance insuffisante d’un phénomène, qui nuit à
la modélisation de ce dernier.
L’incertitude épistémique est prise en compte dans divers modèles viables, dans de
nombreuses interprétations d’experts et dans des limites statistiques de fiabilité.
L’incertitude épistémique est associée à l’état des connaissances sur un problème
donné que l’on examine. Dans toute analyse ou modèle analytique d’un phénomène
physique, on procède à des simplifications et à des hypothèses. Même en cas de
problèmes relativement simples, un modèle peut omettre certains aspects qui sont
jugés sans intérêt pour la solution.
Par ailleurs, l’état des connaissances dans des disciplines scientifiques et techniques
pertinentes peut être incomplet. En raison des simplifications et des connaissances
incomplètes, la prévision des effets d’un problème donné est entachée d’incertitudes.
incident
incident
Tout événement involontaire, y compris les fausses manœuvres, les
défaillances d’équipements, les événements initiateurs, les précurseurs
d’accident, les événements évités de peu ou d’autres anomalies, ou les actes non
autorisés, malveillants ou non, dont les conséquences réelles ou potentielles ne
sont pas négligeables du point de vue de la protection et de la sûreté.
165
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
Voir aussi événement et échelle internationale des événements nucléaires et
radiologiques (INES).
! Le terme incident est parfois employé, par exemple dans l’édition 2008 du manuel
de l’utilisateur de l’INES [8], pour décrire des événements qui sont, en fait, des
accidents mineurs, c’est-à-dire qu’ils ne se distinguent des accidents que par un
degré de gravité inférieur.
! Cette distinction est en général difficile à établir dans la pratique, un incident pouvant
être mineur ou majeur, au même titre qu’un accident. Néanmoins, contrairement à
un accident, un incident peut être provoqué intentionnellement.
La définition du terme incident a été établie sur la base des entrées accident et
événement et de l’explication du terme incident figurant dans la publication SF-1 [17].
incident de fonctionnement prévu
anticipated operational occurrence
Voir états de la centrale (pris en compte dans la conception).
incorporation
intake (1, 2), uptake (1)
1. Acte ou processus d’introduction de radionucléides dans l’organisme
par inhalation ou ingestion ou à travers la peau.
Les autres voies d’exposition par incorporation sont l’injection (p. ex. en
médecine nucléaire) et l’incorporation par le biais d’une blessure, par opposition à
l’incorporation à travers la peau (intacte).
2. Activité d’un radionucléide introduit dans l’organisme pendant une
période donnée ou à la suite d’un événement donné.
Le terme anglais « uptake » peut aussi désigner la quantité de matière transférée du
point d’incorporation vers les organes ou tissus de l’organisme.
incorporation aiguë {acute intake}. Incorporation se produisant au cours
d’une période suffisamment courte pour être considérée comme instantanée
pour les besoins de l’évaluation de la dose engagée qui en résulte.
! L’exposition résultant d’une incorporation aiguë n’est pas nécessairement une
exposition aiguë. Lorsque des radionucléides à longue période restent dans
l’organisme, une incorporation aiguë aboutira à une exposition chronique (c.-à-d. de
longue durée).
incorporation chronique {chronic intake}. Incorporation se produisant
au cours d’une période prolongée et qui ne peut donc pas être considérée
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
comme une incorporation instantanée unique pour les besoins de
l’évaluation de la dose engagée qui en résulte.
Une incorporation chronique peut toutefois être traitée comme une série
d’incorporations aiguës.
incorporation aiguë
acute intake
Voir incorporation (2).
incorporation chronique
chronic intake
Voir incorporation (2).
indicateur d’état
condition indicator
Caractéristique d’une structure, d’un système ou d’un composant qui
peut être observée, mesurée ou dont on peut suivre l’évolution pour déduire ou
directement indiquer la capacité présente et future de la structure, du système ou
du composant de fonctionner conformément aux critères d’acceptation.
indicateur de fonctionnement
functional indicator
Indicateur d’état qui reflète directement la capacité présente d’une
structure, d’un système ou d’un composant de fonctionner conformément aux
critères d’acceptation.
indicateur de performance
performance indicator
Caractéristique d’un processus qui peut être observée, mesurée ou dont
on peut suivre l’évolution pour déduire ou directement indiquer la performance
présente et future du processus, en mettant l’accent sur la bonne performance au
niveau de la sûreté.
167
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I
indicateur de sûreté
safety indicator
Grandeur, autre que la prévision de la dose ou du risque, utilisée dans les
évaluations pour mesurer l’impact radiologique d’une source, d’une installation
ou d’une activité ou l’efficacité des dispositions de protection et de sûreté.
Les indicateurs de sûreté sont le plus souvent utilisés lorsque les prévisions de la
dose ou du risque risquent de ne pas être fiables, par exemple dans les évaluations à
long terme de dépôts.
Il s’agit généralement :
a) de calculs indicatifs des grandeurs de dose ou de risque qui donnent une idée de
l’importance éventuelle de la dose ou du risque aux fins d’une comparaison avec
des critères ; ou
b) d’autres grandeurs, comme les concentrations de radionucléides ou les flux, dont
on estime qu’elles donnent une indication plus fiable de l’impact et qui peuvent
être comparées à d’autres données pertinentes.
indice d’explosivité volcanique (VEI)
volcano explosivity index (VEI)
Système de classification du degré d’explosivité d’une éruption volcanique,
principalement définie par le volume total des téphras expulsés lors de l’éruption,
mais dans certains cas la hauteur de la colonne éruptive et la durée de l’éruption
explosive continue servent à déterminer la valeur du VEI.
Le VEI s’établit sur une échelle allant de 0 (éruption non explosive, moins de 104 m3
de téphras expulsés) à 8 (plus grande éruption explosive consignée dans les relevés
géologiques, plus de 1012 m3 de téphras expulsés).
Une unité d’explosivité croissante sur l’échelle VEI correspond généralement à une
multiplication par dix du volume des téphras expulsés.
La seule exception concerne l’intervalle entre la valeur VEI 0 et la valeur VEI 1,
qui correspond à une augmentation du volume des téphras expulsés par un facteur
de 100.
indice de sûreté-criticité (CSI)
criticality safety index (CSI)
Nombre assigné à un colis, un suremballage ou un conteneur contenant des
matières fissiles, et qui sert à limiter l’accumulation de colis, de suremballages
ou de conteneurs contenant des matières fissiles. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
La méthode de calcul de l’indice de sûreté-criticité et les restrictions imposées à la
somme de tous les indices de sûreté-criticité d’un conteneur ou à bord d’un moyen
de transport sont exposées aux sections V et VI du Règlement de transport [2].
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I
indice de transport (TI)
transport index (TI)
Nombre assigné à un colis, un suremballage ou un conteneur, ou à une
matière LSA-I ou un SCO-I ou SCO-III non emballé, qui sert à limiter l’exposition
aux rayonnements. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
La valeur de l’indice de transport d’un colis ou d’un suremballage est employée
(avec le débit de dose en surface) pour déterminer la catégorie (I-BLANCHE,
II-JAUNE ou III-JAUNE) dans laquelle ce colis ou ce suremballage doit être classé.
Un colis ou un suremballage avec un indice de transport supérieur à 10 ne peut être
transporté que sous utilisation exclusive.
La procédure à suivre pour calculer un indice de transport figure au chapitre V du
Règlement de transport [2].
Pour résumer, l’indice de transport est le débit de dose maximal à 1 m de la surface
externe du chargement, exprimé en mrem/h (ou sa valeur en mSv/h multiplié
par 100), et dans des cas spécifiés, multiplié par un facteur compris entre 1 (pour
les petits chargements) et 10 (pour les chargements importants). (Voir la publication
SSR-6 (Rev. 1) [2].)
INES
INES
Voir Échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques
(INES).
inspection
inspection
1. Examen, observation, surveillance, mesure ou essai entrepris pour
évaluer les structures, systèmes et composants et les matériaux, ainsi que
les activités d’exploitation, les processus techniques et organisationnels, les
procédures et la compétence du personnel.
2. Évaluation de la conformité à une prescription.
inspection en service
in-service inspection
Inspection de structures, systèmes et composants pendant la durée de vie
utile réalisée par l’organisme exploitant ou pour son compte afin d’identifier
la dégradation liée au vieillissement ou des conditions qui, si elles ne sont pas
prises en compte, pourraient conduire à une défaillance de structures, systèmes
et composants.
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I
L’inspection des activités d’exploitation, des processus, etc., par l’organisme
exploitant ou pour son compte est normalement décrite par des termes tels que
autoévaluation et audit.
inspection réglementaire
regulatory inspection
Inspection menée par l’organisme de réglementation ou pour son compte.
instabilité volcanique
volcanic unrest
Variation de la nature, de l’intensité, de la répartition spatio-temporelle et
de la chronologie de l’activité et des phénomènes géophysiques, géochimiques
et géologiques observés et enregistrés sur un volcan, par rapport à un niveau
d’activité de référence connu pour ce volcan ou pour d’autres volcans similaires
en dehors des périodes d’activité éruptive.
L’instabilité volcanique peut annoncer et générer une éruption volcanique, même si,
dans la plupart des cas, le magma ascendant ou les matières fluides sous pression qui
provoquent l’instabilité ne percent pas la surface et n’entrent pas en éruption.
installation
facility
Voir installations et activités.
installation autorisée
authorized facility
Voir installations et activités.
installation d’irradiation
irradiation installation
Structure ou installation abritant un accélérateur de particules, un appareil
à rayons X ou une grande source radioactive et capable de produire des champs
de rayonnements intenses.
Les installations d’irradiation comprennent les installations de radiothérapie externe,
les installations de stérilisation ou de conservation de produits commercialisés et
certaines installations de radiographie industrielle.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
installation de gestion de déchets radioactifs
radioactive waste management facility
1. Installation spécialement conçue pour la manutention, le traitement, le
conditionnement, l’entreposage ou le stockage définitif de déchets radioactifs.
2. [Toute installation ayant pour objectif principal la gestion de déchets
radioactifs, y compris une installation nucléaire en cours de déclassement à
condition qu’elle soit définie par la partie contractante comme installation de
gestion de déchets radioactifs.] (Voir la réf. [5].)
installation de gestion du combustible usé
spent fuel management facility
Installation ou établissement ayant principalement pour objet la gestion du
combustible usé. (Voir la réf. [5].)
installation de radiologie médicale
medical radiation facility
Installation médicale dans laquelle des actes radiologiques sont exécutés.
installation de stockage définitif
disposal facility
Installation de stockage en structures artificielles dans laquelle des déchets
sont stockés définitivement.
Synonyme de dépôt.
installation de stockage définitif en surface ou à faible profondeur {near
surface disposal facility}. Installation de stockage définitif de déchets
radioactifs située à la surface de la Terre ou à quelques dizaines de mètres
de profondeur.
La pratique consistant à stocker des déchets de manière définitive dans une
installation de stockage définitif en surface ou à faible profondeur sous une structure
artificielle est aussi appelée « enfouissement à faible profondeur ».
installation de stockage géologique {geological disposal facility}.
Installation de stockage définitif de déchets radioactifs souterraine située
dans une formation géologique stable (habituellement à plusieurs centaines
de mètres ou davantage sous la surface) de manière à isoler durablement les
radionucléides de la biosphère.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
système de stockage définitif {disposal system}. Système de propriétés du
site d’une installation de stockage définitif, conception de cette installation,
des structures et constituants physiques, procédures de contrôle,
caractéristiques des déchets et autres éléments qui contribuent de diverses
manières et sur différentes échelles de temps à la réalisation des fonctions
de sûreté aux fins du stockage définitif.
installation de stockage définitif en surface ou à faible profondeur
near surface disposal facility
Voir installation de stockage définitif.
installation de stockage géologique
geological disposal facility
Voir installation de stockage définitif.
installation du cycle du combustible nucléaire
nuclear fuel cycle facility
Voir installation nucléaire.
installation nucléaire
nuclear facility, nuclear installation
1. Installation (y compris les bâtiments et équipements associés) dans
laquelle des matières nucléaires sont produites, transformées, utilisées,
manipulées, entreposées ou stockées définitivement.
On parle aussi d’installation du cycle du combustible nucléaire {nuclear fuel cycle
facility}.
Voir aussi installations et activités.
2. Toute installation soumise à autorisation faisant partie du cycle du
combustible nucléaire, à l’exception des installations d’extraction et de traitement
des minerais d’uranium ou de thorium et des installations de stockage définitif
des déchets radioactifs.
Cette définition englobe les centrales nucléaires ; les réacteurs de recherche (y
compris les assemblages critiques et sous-critiques) et toute installation attenante
172
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
de production de radio-isotopes ; les installations d’entreposage du combustible
usé ; les installations d’enrichissement d’uranium ; les installations de fabrication
de combustible nucléaire ; les installations de conversion ; les installations de
retraitement de combustible usé ; les installations de gestion avant stockage
définitif des déchets radioactifs provenant des installations du cycle du combustible
nucléaire ; et les installations de recherche-développement liées au cycle du
combustible nucléaire.
3. [Installation (y compris les bâtiments et équipements associés)
dans laquelle des matières nucléaires sont produites, transformées, utilisées,
manipulées, entreposées ou stockées définitivement, si un dommage causé à
une telle installation ou un acte qui perturbe son fonctionnement peut entraîner
le relâchement de quantités significatives de rayonnements ou de matières
radioactives.] (Voir les réf. [40] à [43].)
! Cette acception est celle retenue dans la Convention révisée sur la protection
physique des matières nucléaires et des installations nucléaires (réf. [40] à [43]) aux
seules fins de celle-ci et devrait être évitée ailleurs.
L’Amendement de 2005 à la Convention sur la protection physique des matières
nucléaires et des installations nucléaires a été approuvé le 8 juillet 2005.
4. [« [I]nstallation civile avec son terrain, ses bâtiments et ses équipements,
dans laquelle des matières radioactives sont produites, transformées, utilisées,
manipulées, entreposées ou stockées définitivement à un niveau tel qu’il faut
considérer des dispositions de sûreté ».] (Tiré de la réf. [5].)
! Cette acception est celle retenue dans la Convention commune sur la sûreté de la
gestion de combustible usé et sur la sûreté de la gestion de déchets radioactifs [5]
aux seules fins de celle-ci et devrait être évitée ailleurs.
5. [Pour chaque partie contractante, toute centrale électronucléaire civile
fixe relevant de sa juridiction, y compris les installations de stockage, de
manutention et de traitement des matières radioactives qui se trouvent sur le même
site et qui sont directement liées à l’exploitation de la centrale électronucléaire.
Une telle centrale cesse d’être une installation nucléaire lorsque tous les éléments
combustibles nucléaires ont été retirés définitivement du cœur du réacteur et
stockés de façon sûre conformément aux procédures approuvées, et qu’un
programme de déclassement a été approuvé par l’organisme de réglementation.]
(Voir la réf. [4].)
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
installation ou poste d’intervention d’urgence
emergency response facility or location
Installation ou poste nécessaires pour appuyer une intervention d’urgence,
auxquels des fonctions spécifiques sont attribuées au stade de la préparation et
qui doivent être utilisables dans des conditions d’urgence.
On distingue deux types d’installations/de postes d’intervention d’urgence : ceux qui
sont établis à l’avance (p. ex. le centre d’appui technique d’une centrale nucléaire) et
ceux désignés lorsque la situation d’urgence se produit (p. ex. une zone de dépistage
et de triage médical).
Pour les deux types, des préparatifs sont nécessaires pour assurer l’opérabilité de
l’installation/du poste dans des conditions d’urgence. En fonction de la catégorie de
préparation des interventions d’urgence et de la nature de la situation d’urgence, une
installation d’intervention d’urgence peut être désignée comme poste d’intervention
d’urgence.
Pour les centrales nucléaires et les autres installations classées dans la catégorie
de préparation des interventions d’urgence I, les installations d’intervention
d’urgence (qui sont séparées de la salle de commande et de la salle de commande
supplémentaire) comprennent : le centre d’appui technique, d’où un appui technique
peut être fourni au personnel d’exploitation dans la salle de commande en cas de
situation d’urgence ; le centre d’appui opérationnel, d’où un contrôle opérationnel
peut être maintenu par le personnel exécutant des tâches dans l’installation ou à
proximité ; et le centre de crise, d’où l’intervention d’urgence sur le site est gérée.
installation spéciale
special facility
Installation pour laquelle des actions spécifiques prédéterminées doivent
être mises en œuvre si des actions protectrices urgentes sont ordonnées dans sa
zone d’implantation en cas de situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
Il s’agit par exemple des usines chimiques qui ne peuvent pas être évacuées tant que
certaines mesures n’ont pas été prises pour empêcher les incendies ou les explosions
et des centres de télécommunications où du personnel doit rester pour assurer les
services téléphoniques.
Il ne s’agit pas nécessairement d’une installation au sens de l’expression installations
et activités.
174
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
installations et activités
facilities and activities
Appellation générique englobant les installations nucléaires, les utilisations
de toutes les sources de rayonnements ionisants, toutes les activités de gestion
des déchets radioactifs, le transport des matières radioactives et toute autre
pratique ou circonstance qui pourrait entraîner l’exposition de personnes à des
rayonnements émis par des sources naturelles ou artificielles.
Les installations comprennent les installations nucléaires, les installations
d’irradiation, certaines installations d’extraction et de transformation des matières
premières comme les mines d’uranium, les installations de gestion de déchets
radioactifs et tout autre endroit dans lequel des matières radioactives sont produites,
transformées, utilisées, manipulées, entreposées ou stockées définitivement – ou
dans lequel des générateurs de rayonnements sont installés – à une échelle telle que
la protection et la sûreté doivent être prises en considération.
Les activités comprennent la production, l’utilisation, l’importation et l’exportation
de sources de rayonnements à des fins industrielles, médicales et de recherche, le
transport de matières radioactives, le déclassement des installations, les activités de
gestion des déchets radioactifs comme le rejet des effluents, et certains aspects de la
remédiation des sites contaminés par des résidus d’activités passées.
Cette expression a pour vocation d’englober toute activité humaine qui introduit des
sources de rayonnements ou des voies d’exposition supplémentaires ou qui modifie
le réseau de voies d’exposition de sources existantes, augmentant ainsi l’exposition
ou la probabilité d’exposition de personnes ou le nombre de personnes exposées.
L’expression installations et activités peut être utilisée à la place des termes sources
et pratiques (ou interventions) pour renvoyer à des catégories générales de situations.
Par exemple, une pratique peut faire intervenir de nombreuses installations et/ou
activités différentes, tandis que la définition générale (1) de source est, dans certains
cas, trop large : une installation ou activité peut constituer une source ou peut
impliquer l’utilisation de nombreuses sources, selon l’interprétation choisie.
L’expression installations et activités est très générale et inclut les installations
et activités pour lesquelles le contrôle réglementaire qu’il peut être nécessaire
ou possible d’exercer est minime ou nul : les expressions installation autorisée
{authorized facility} et activité autorisée {authorized activity}, plus précises,
devraient être utilisées pour désigner les installations et activités pour lesquelles une
forme quelconque d’autorisation a été donnée.
Dans les Principes fondamentaux de sûreté (Fondements de sûreté), l’expression
« installations et activités, existantes et nouvelles, utilisées à des fins pacifiques » est
abrégée, pour des raisons pratiques, en « installations et activités », terme général
englobant toute activité humaine pouvant entraîner l’exposition des personnes aux
risques radiologiques liés aux sources naturelles ou artificielles (voir la publication
SF-1 [17], paragraphe 1.9).
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
Les installations et activités sont énumérées dans la publication GSR Part 4
(Rev.1) [11] comme suit :
Les « installations » sont notamment les suivantes :
a) centrales nucléaires ;
b) autres réacteurs (tels que réacteurs de recherche et assemblages
critiques) ;
c) installations d’enrichissement et installations de fabrication de
combustible nucléaire ;
d) usines de conversion servant à produire de l’hexafluorure d’uranium
(UF6) ;
e) installations d’entreposage et usines de retraitement du combustible
irradié ;
f) installations de gestion des déchets radioactifs dans lesquelles ces
derniers sont traités, conditionnés, entreposés ou stockés définitivement ;
g) tout autre endroit dans lequel des matières radioactives sont produites,
traitées, utilisées, manipulées ou entreposées ;
h) installations d’irradiation destinées à des fins médicales, industrielles,
de recherche et autres et tout endroit dans lequel sont installés des
générateurs de rayonnements ;
i) installations dans lesquelles sont exécutées des activités d’extraction et
de traitement de minerais radioactifs (p. ex. minerais d’uranium et de
thorium).
Les « activités » sont notamment les suivantes :
a) production, utilisation, importation et exportation de sources de
rayonnements à des fins médicales, industrielles, de recherche et autres ;
b) transport de matières radioactives ;
c) déclassement d’installations et fermeture d’installations de stockage
définitif de déchets radioactifs ;
d) fermeture d’installations où se sont déroulées des activités d’extraction
et de traitement de minerais radioactifs ;
e) activités liées à la gestion des déchets radioactifs telles que les rejets
d’effluents ;
f) remédiation de sites contaminés par des résidus provenant d’activités
passées.
176
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
[intensité de rayonnement]
[radiation level]
Débit de dose correspondant exprimé en millisieverts par heure ou en
microsieverts par heure.
! Cette acception, spécifique des anciennes éditions du Règlement de transport [2], est
à éviter.
intervention
intervention
Toute action destinée à réduire ou à éviter l’exposition ou à diminuer la
probabilité d’exposition due à des sources qui ne sont pas associées à une
pratique sous contrôle ou dont on a perdu la maîtrise par suite d’un accident.
Cette définition est un peu plus explicite que celle de la référence [37] (sans être
pour autant incompatible avec elle).
L’expression installations et activités peut se substituer aux termes sources et
pratiques (ou interventions) pour désigner des catégories générales de situations.
Dans le contexte de la préparation et la conduite des interventions d’urgence, on
emploie aujourd’hui les concepts d’action protectrice et de stratégie de protection.
intervention d’urgence
emergency response
Mise en œuvre d’actions visant à atténuer les conséquences d’une situation
d’urgence sur la vie et la santé des personnes, les biens et l’environnement.
L’intervention d’urgence sert aussi de base à la reprise de l’activité économique et
sociale normale.
action d’intervention d’urgence {emergency response action}. Mesure
à appliquer en cas de situation d’urgence nucléaire ou radiologique pour
atténuer les conséquences de celle-ci sur la vie et la santé des personnes, les
biens et l’environnement.
Les actions d’intervention d’urgence comprennent les actions protectrices et les
autres actions d’intervention.
Aussi appelée « action d’urgence ».
autre action d’intervention {other response action}. Action d’intervention
d’urgence autre qu’une action protectrice.
Les autres actions d’intervention les plus courantes sont les suivantes : examen
médical, consultation et traitement ; enregistrement et suivi médical à long terme ;
accompagnement psychologique ; information du public et autres mesures destinées
à atténuer les conséquences non radiologiques et à rassurer le public.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
I
intra-plaque
intraplate
Dans le contexte des processus tectoniques, à l’intérieur des plaques
tectoniques de la Terre.
intrusion humaine
human intrusion
Le terme intrusion humaine est utilisé pour désigner les activités humaines
susceptibles de compromettre l’intégrité d’une installation de stockage définitif et
d’avoir des conséquences radiologiques.
Désigne uniquement les activités humaines (comme les travaux de construction,
d’extraction et de forage) susceptibles d’entraîner une perturbation directe de
l’installation de stockage définitif (c.-à-d. des déchets eux-mêmes, du champ proche
contaminé ou des barrières artificielles).
isolement (de déchets radioactifs dans une installation de stockage définitif)
isolation (of radioactive waste in a disposal facility)
Fait de séparer physiquement les déchets radioactifs de la population et de
l’environnent et de les conserver physiquement à l’écart.
L’isolement dans une installation de stockage définitif de déchets radioactifs et
le danger qu’ils constituent impliquent notamment de limiter autant que possible
l’influence de facteurs susceptibles de diminuer l’intégrité de cette installation de
stockage définitif ; de prendre des mesures destinées à très fortement réduire la
mobilité de la plupart des radionucléides à longue période en vue d’empêcher leur
migration hors de l’installation de stockage définitif ; et de faire en sorte qu’il soit
difficile à des personnes ne possédant pas de capacités techniques spéciales d’avoir
accès aux déchets.
Des caractéristiques de conception sont censées assurer un isolement (une fonction
du confinement) pendant plusieurs centaines d’années pour les déchets à courte
période et au moins plusieurs milliers d’années pour les déchets de moyenne
et de haute activité. L’isolement est une caractéristique intrinsèque du stockage
géologique.
isolement fonctionnel
functional isolation
Prévention des conséquences néfastes du mode de fonctionnement ou de la
défaillance d’un circuit ou système sur un autre.
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J
jet de rive
runup
Arrivée soudaine d’eau sur une plage ou une structure.
justification
justification
1. Processus visant à déterminer, pour une situation d’exposition
planifiée, si une pratique est, dans l’ensemble, bénéfique, c’est-à-dire si les
avantages attendus pour des personnes et pour la société liés à l’introduction ou
à la poursuite de cette pratique l’emportent sur le préjudice (dont le détriment
radiologique) résultant de cette pratique.
2. Processus visant à déterminer, pour une situation d’exposition
d’urgence ou une situation d’exposition existante, si une action protectrice ou
une action corrective proposée est, dans l’ensemble, susceptible d’être bénéfique,
c’est-à-dire si les avantages attendus pour des personnes et pour la société (dont
la réduction du détriment radiologique) liés à l’introduction ou à la poursuite de
cette action protectrice ou de cette action corrective l’emportent sur son coût et
sur le préjudice ou les dommages qu’elle pourrait entraîner.
179
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
K
kerma, K
kerma, K
Grandeur K définie par la relation :
dE tr
K=
dm
où dEtr est la somme des énergies cinétiques initiales de toutes les particules
ionisantes chargées libérées par des particules ionisantes non chargées dans une
matière de masse dm.
L’unité SI du kerma est le joule par kilogramme (J/kg), appelé gray (Gy).
Kerma, qui était à l’origine l’acronyme de « kinetic energy released in matter »
(énergie cinétique libérée dans la matière), est devenu un nom commun (masculin).
débit de kerma à l’air de référence {reference air kerma rate}. Débit de
kerma à l’air, dans l’air, à une distance de référence d’un mètre, corrigé en
fonction de l’atténuation et de la diffusion.
Cette grandeur est exprimée en µGy/h à 1 m.
kerma dans l’air {air kerma}. Valeur du kerma pour l’air.
Dans des conditions d’équilibre entre les particules chargées, le kerma dans l’air
(en gray) est numériquement plus ou moins équivalent à la dose absorbée dans l’air
(en gray).
kerma dans l’air
air kerma
Voir kerma.
180
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
L
laboratoire d’étalonnage en dosimétrie
standards dosimetry laboratory
Laboratoire, désigné par l’autorité nationale compétente, qui possède la
certification ou l’agrément nécessaire pour élaborer, conserver et améliorer des
étalons primaires ou secondaires pour la dosimétrie des rayonnements.
lave
lava
Roche en fusion expulsée à la surface de la Terre par un volcan ou une
fissure éruptive et prenant la forme d’un dôme effusif ou d’une coulée.
À sa sortie d’une cheminée volcanique, la lave se présente comme un liquide de
température très élevée (généralement entre 700 et 1 200 °C).
La viscosité des coulées, qui est très variable, influence fortement les propriétés
d’écoulement de la lave.
libération
clearance (1), release (2)
1. Soustraction de matières radioactives ou d’objets radioactifs associés à
des installations et activités déclarées ou autorisées au contrôle réglementaire de
l’organisme de réglementation.
Le contrôle réglementaire dont il est question ici est celui effectué aux fins de la
radioprotection.
Conceptuellement, la libération – soustraction à tout contrôle de matières ou d’objets
associés à des installations et activités autorisées – est étroitement liée à l’exemption
– décision qu’il n’est pas nécessaire d’appliquer un contrôle à certaines sources et
installations et activités – mais elle en diffère et ne doit pas être confondue avec elle.
Un certain nombre de questions liées au concept de libération et à sa relation avec
d’autres concepts ont été résolues dans la publication RS-G-1.7 [13].
2. Action de libérer ou de permettre le libre déplacement.
Exemple : libération d’énergie.
Selon le contexte, on parle parfois de rejet (3).
181
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
L
licence
licence
1. Document juridique délivré par l’organisme de réglementation accordant
l’autorisation d’accomplir des activités spécifiées liées à une installation ou une
activité.
Une licence est l’aboutissement d’une procédure d’autorisation, et une pratique
bénéficiant d’une licence est une pratique autorisée.
La procédure d’autorisation peut prendre d’autres formes (enregistrement ou
certification, par exemple).
2. [Toute autorisation que l’organisme de réglementation délivre au
requérant et qui lui confère la responsabilité du choix du site, de la conception, de
la construction, de la mise en service, de l’exploitation ou du déclassement d’une
installation nucléaire.] (Voir la réf. [4].)
3. [Toute autorisation, permission ou attestation délivrée par un organisme
de réglementation pour entreprendre toute activité ayant trait à la gestion du
combustible usé ou des déchets radioactifs.] (Voir la réf. [5].)
! Les définitions 2 et 3, tirées des conventions [4] et [5], sont d’une portée un peu plus
générale que la définition 1, en usage à l’AIEA.
! À l’AIEA, une licence est un type particulier d’autorisation, correspondant
normalement à l’autorisation primaire délivrée pour l’exploitation d’une installation
ou d’une activité dans son ensemble.
La licence peut être assortie de conditions obligeant le titulaire de licence à
obtenir une autorisation ou une approbation ou un agrément plus spécifique avant
d’entreprendre certaines activités.
limite
limit
Valeur d’une grandeur employée dans certaines activités ou circonstances
spécifiées et qui ne doit pas être dépassée.
! Le terme limite ne devrait être employé que pour un critère à ne pas dépasser,
par exemple dans le cas où le dépassement d’une limite amènerait à invoquer une
certaine sanction juridique.
! Les critères utilisés à d’autres fins – par exemple pour dénoter la nécessité d’une
investigation plus serrée ou d’un réexamen des procédures, ou comme seuil pour
la présentation d’un rapport à un organisme de réglementation – devraient être
désignés par d’autres termes tels que niveau de référence.
182
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L
limite acceptable
acceptable limit
Limite que peut accepter l’organisme de réglementation.
L’expression limite acceptable est employée habituellement pour désigner une
limite applicable aux conséquences radiologiques prévues d’un accident (ou aux
expositions potentielles) que l’organisme de réglementation compétent peut accepter
lorsque la probabilité de survenue de l’accident ou des expositions potentielles a été
prise en considération (c.-à-d. compte tenu de leur faible probabilité).
L’expression limite autorisée devrait être employée pour désigner les limites relatives
aux doses ou aux risques ou aux rejets de radionucléides présumés probables que
l’organisme de réglementation peut accepter.
limite annuelle d’exposition (LAE)
annual limit on exposure (ALE)
Exposition à l’énergie alpha potentielle sur un an qui résulterait de
l’inhalation de la limite annuelle d’incorporation (LAI).
222
Expression applicable à l’exposition aux produits de désintégration du Rn ou du
220
Rn.
Unité : J·h/m3.
limite annuelle d’incorporation (LAI)
annual limit on intake (ALI)
Incorporation par inhalation, par ingestion ou à travers la peau d’un
radionucléide donné au cours d’une année par la personne de référence, qui
entraînerait une dose engagée égale à la limite de dose applicable.
La limite annuelle d’incorporation est exprimée en unités d’activité.
Voir les réf. [21] et [22].
limite autorisée
authorized limit
Limite applicable à une grandeur mesurable fixée ou expressément acceptée
par l’organisme de réglementation.
! Autant que possible, l’expression limite autorisée devrait être préférée à limite
prescrite.
Tout en ayant le même sens que limite prescrite, l’expression limite autorisée est
plus souvent employée dans les domaines de la sûreté radiologique et de la sûreté de
la gestion des déchets radioactifs, notamment quand il s’agit des limites applicables
aux rejets.
183
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L
limite de dose
dose limit
Valeur de la dose efficace ou de la dose équivalente reçue par des personnes
lors de situations d’exposition planifiée qui ne doit pas être dépassée.
limite dérivée
derived limit
Limite applicable à une série de grandeurs mesurables, établie à l’aide
d’un modèle, de sorte que l’on puisse tenir pour acquis que le respect de la limite
dérivée assure le respect de la limite primaire.
limite dérivée de concentration dans l’air (LDCA)
derived air concentration (DAC)
Limite dérivée de la concentration d’activité dans l’air d’un radionucléide
spécifique, calculée de telle manière que la personne de référence respirant
de l’air avec une contamination constante du niveau de la LDCA en ayant le
comportement respiratoire d’un travailleur de référence pendant une année,
atteindrait la limite annuelle d’incorporation pour le radionucléide en question.
Les valeurs des paramètres recommandées par la Commission internationale
de protection radiologique pour le calcul des LDCA sont un débit respiratoire de
1,2 m3/h et une année de travail de 2 000 h (réf. [20] à [22]).
Comportement respiratoire d’un travailleur de référence tel que défini par la
Commission internationale de protection radiologique [21].
limite des activités
operations boundary
Voir zone des activités
limite du site
site boundary
Limite de la zone du site.
[limite prescrite]
[prescribed limit]
Limite fixée ou acceptée par l’organisme de réglementation.
L’expression limite autorisée est préférable.
184
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L
limite primaire
primary limit
Limite applicable à la dose ou au risque individuels.
[limite secondaire]
[secondary limit]
Limite applicable à une grandeur mesurable qui correspond à une limite
primaire.
! Cette définition correspondant à celle de limite dérivée, c’est ce dernier terme qu’il
convient d’employer.
Par exemple, la limite annuelle d’incorporation, qui est une limite dérivée,
correspond à la limite primaire applicable à la dose efficace annuelle pour un
travailleur.
limites de sûreté
safety limits
Limites des paramètres de fonctionnement dans lesquelles il a été démontré
qu’une installation autorisée est sûre.
Les limites de sûreté sont des limites et conditions d’exploitation allant au-delà de
celles qui s’appliquent au fonctionnement normal.
limites et conditions d’exploitation
operational limits and conditions
Ensemble des règles fixant les limites des paramètres, les possibilités
fonctionnelles et les niveaux de performance des équipements et du personnel, et
qui sont approuvées par l’organisme de réglementation pour l’exploitation sûre
d’une installation autorisée.
logique (substantif)
logic
Génération d’un signal de sortie binaire à partir d’un certain nombre de
signaux d’entrée binaires en fonction de règles prédéterminées.
Employé comme adjectif, ce terme s’applique aux types d’équipements servant à
générer ce signal (p. ex. une porte logique ou une carte logique).
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M
magma
magma
Masse de roches en fusion (800 à 1 200 °C) pouvant contenir des cristaux
en suspension, des gaz dissous et parfois des bulles de gaz.
Le magma se forme quand des roches de la croûte terrestre ou du manteau terrestre
entrent en fusion.
La composition du magma et sa teneur en gaz déterminent généralement le type
d’éruption d’un volcan.
En règle générale, quand la température du magma est élevée et sa viscosité
faible (p. ex. basalte), le gaz qu’il contient se sépare plus facilement, ce qui limite
l’explosivité de l’éruption, tandis qu’un magma plus visqueux et moins chaud
(p. ex. andésite, dacite et rhyolite) a tendance à se fragmenter violemment pendant
l’éruption.
magnitude (d’un séisme)
magnitude (of an earthquake)
Mesure de l’étendue d’un séisme proportionnellement à l’énergie dégagée
sous forme d’ondes sismiques.
La magnitude sismique est exprimée par une valeur numérique sur une échelle
standard telle que l’échelle de magnitude de moment, l’échelle de magnitude en
ondes de surface, l’échelle de magnitude en ondes de volume, l’échelle de magnitude
locale ou l’échelle de magnitude de durée, entre autres.
magnitude maximale possible {maximum potential magnitude}. Valeur
de référence utilisée pour l’analyse de l’aléa sismique et caractérisant la
probabilité qu’une source sismique provoque des séismes.
La méthode de calcul de la magnitude maximale possible dépend du type de la source
sismique considérée et de la méthode suivie pour l’analyse de l’aléa sismique.
magnitude maximale possible
maximum potential magnitude
Voir magnitude (d’un séisme).
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M
maintenance
maintenance
Activité organisée, d’ordre aussi bien administratif que technique, qui
consiste à maintenir les structures, systèmes et composants en bon état de marche
et qui comporte des aspects à la fois préventifs et correctifs (réparation).
maintenance axée sur la fiabilité (MAF)
reliability centred maintenance (RCM)
Processus visant à déterminer les prescriptions de maintenance préventive
applicables aux équipements et systèmes liés à la sûreté, l’objectif étant
d’empêcher les défaillances éventuelles et de maîtriser au mieux les modes de
défaillance.
La MAF fait appel à un arbre logique de décision pour définir les prescriptions de
maintenance en fonction des conséquences de chaque défaillance sur la sûreté et le
fonctionnement et du mécanisme de dégradation à l’origine des défaillances.
maintenance conditionnelle
condition based maintenance
Voir maintenance prédictive.
maintenance corrective
corrective maintenance
Mesures destinées à rétablir, par une réparation, une remise en état ou un
remplacement, la capacité d’une structure, d’un système ou d’un composant à
fonctionner conformément aux critères d’acceptation.
La maintenance corrective ne donne pas forcément lieu à une prolongation
importante de la durée de vie utile escomptée d’une structure, d’un système ou d’un
composant fonctionnel.
Opposé : maintenance préventive.
maintenance périodique
periodic maintenance, time based maintenance
Forme de maintenance préventive consistant en un entretien, un
remplacement de pièces, une surveillance ou des essais à des intervalles
prédéterminés du calendrier ou de la durée de fonctionnement, ou au bout d’un
certain nombre de cycles.
187
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M
maintenance planifiée
planned maintenance
Forme de maintenance préventive consistant en une remise en état ou
un remplacement prévu et effectué avant la dégradation inacceptable d’une
structure, d’un système ou d’un composant.
maintenance prédictive
predictive maintenance
Forme de maintenance préventive réalisée de façon continue ou discontinue
selon l’état observé pour surveiller les indicateurs d’état d’une structure, d’un
système ou d’un composant ou en établir le diagnostic ou l’évolution ; les
résultats indiquent la capacité fonctionnelle présente et future ou la nature et le
programme de la maintenance planifiée.
Synonyme : maintenance conditionnelle {condition based maintenance}.
maintenance préventive
preventive maintenance
Mesures destinées à détecter, empêcher ou atténuer la dégradation d’une
structure, d’un système ou d’un composant fonctionnel afin de maintenir ou
de prolonger sa durée de vie utile en faisant en sorte que la dégradation et les
défaillances restent à un niveau acceptable.
La maintenance préventive peut être une maintenance périodique, une maintenance
planifiée ou une maintenance prédictive.
Opposé : maintenance corrective.
manteau terrestre
Earth’s mantle
Couche solide de la Terre, d’environ 2 300 km d’épaisseur, située entre la
croûte terrestre et le noyau terrestre.
Le magma basaltique résulte de la fusion partielle des roches du manteau terrestre.
matériau de remplissage
backfill
Matériau utilisé pour remplir les excavations d’une installation de stockage
définitif après mise en place des déchets.
188
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M
matériau équivalent tissu
tissue equivalent material
Matériau conçu pour avoir, lorsqu’il est irradié, des propriétés d’interaction
semblables à celles d’un tissu mou.
Employé pour la fabrication de fantômes comme la sphère CIUR.
Le matériau équivalent tissu composant la sphère CIUR a une densité de
1 g/cm3 et une composition massique de 76,2 % d’oxygène, 11,1 % de
carbone, 10,1 % d’hydrogène et 2,6 % d’azote, mais des matériaux d’autres
compositions (comme l’eau par exemple) sont jugés adaptés pour des applications
particulières [23].
L’expression substitut de tissu {tissue substitute} est aussi utilisée dans le
même sens.
matière brute
source material
Uranium contenant le mélange d’isotopes qui se trouve dans la nature ;
uranium dont la teneur en uranium 235 est inférieure à la normale ; thorium ;
toute matière susmentionnée sous forme de métal, d’alliage, de composé
chimique ou de concentré ; toute autre matière contenant une ou plusieurs des
matières susmentionnées à des concentrations que le Conseil des gouverneurs
[de l’AIEA] fixera de temps à autre ; et toute autre matière que le Conseil des
gouverneurs [de l’AIEA] désignera de temps à autre. (Voir la réf. [44].)
Voir aussi matière nucléaire.
matière fissible
fissionable material
Matière contenant des nucléides fissibles.
nucléide fissible {fissionable nuclide}. Nucléides, comme l’238U, qui sont
capables de maintenir une réaction nucléaire en chaîne auto-entretenue, y
compris avec des neutrons rapides.
Voir aussi matière fissile.
189
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M
matière fissile
fissile material
1. Matière contenant des nucléides fissiles.
nucléide fissile {fissile nuclide}. Nucléides, notamment l’233U, l’235U,
le 239Pu et le 241Pu, qui sont capables de maintenir une réaction nucléaire
en chaîne auto-entretenue avec des neutrons de toute énergie, mais
principalement des neutrons lents.
233
2. U, 235U, 239Pu et 241Pu.
Sont exclus de cette définition :
a) l’uranium naturel ou l’uranium appauvri non irradiés ;
b) l’uranium naturel ou l’uranium appauvri qui n’ont été irradiés que dans
des réacteurs thermiques ;
c) les matières contenant moins de 0,25 g de nucléides fissiles en tout ;
d) toute combinaison de a), b) et/ou c).
Ces exclusions ne sont valables que s’il n’y a pas d’autre matière contenant
des nucléides fissiles dans le colis ou dans l’envoi en cas d’expédition sans
emballage. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
Cette définition est spécifique du Règlement de transport [2]. Comme pour le
terme matière radioactive, il ne s’agit pas d’une définition scientifique mais d’une
définition répondant à un objectif réglementaire spécifique.
Voir aussi matière fissible.
matière nucléaire
nuclear material
Plutonium à l’exception du plutonium dont la concentration isotopique en
238
Pu dépasse 80 %, 233U, uranium enrichi en 235U ou 233U, uranium contenant
le mélange d’isotopes qui se trouve dans la nature autrement que sous forme de
minerai ou de résidu de minerai, et toute matière contenant un ou plusieurs des
éléments ou isotopes ci-dessus. (Voir les réf. [40] à [43].)
Les matières nucléaires sont nécessaires pour la production d’armes nucléaires
ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs. Au titre des accords de garanties
généralisées, l’AIEA vérifie que toutes les matières nucléaires devant être soumises
aux garanties ont été déclarées et effectivement soumises aux garanties.
Certaines matières non nucléaires sont des éléments essentiels pour l’utilisation ou
la production de matières nucléaires et peuvent aussi être soumises aux garanties de
l’AIEA dans le cadre de certains accords.
190
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M
L’acte final de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires et
des installations nucléaires a été approuvé le 8 juillet 2005.
Dans le Statut de l’AIEA [44], l’expression produit fissile spécial {special
fissionable material} désigne essentiellement les matières nucléaires telles qu’elles
sont définies dans le présent glossaire, mais exclut explicitement les matières brutes.
Aux fins des accords de garanties de l’AIEA, on entend par matière nucléaire toute
matière brute ou tout produit fissile spécial tels qu’ils sont définis à l’article XX
[du Statut de l’AIEA] [45], ce qui correspond pour l’essentiel au sens donné dans le
présent glossaire.
La Convention de Paris sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie
nucléaire [46] emploie l’expression « substances nucléaires », qui désigne les
combustibles nucléaires (à l’exclusion de l’uranium naturel et de l’uranium
appauvri) et les produits ou déchets radioactifs.
Voir aussi matière brute.
matière radioactive
radioactive material
1. Matière désignée en droit interne ou par un organisme de réglementation
comme devant faire l’objet d’un contrôle réglementaire en raison de sa
radioactivité.
! Définition basée sur le sens réglementaire du terme radioactif (2), à ne pas confondre
avec le sens scientifique (1) : doué de radioactivité ; émettant ou relatif à l’émission
de rayonnements ionisants ou de particules.
! Dans son sens scientifique — comme dans substance radioactive {radioactive
substance} — le terme radioactif (1) renvoie uniquement à la présence de
radioactivité et ne donne aucune indication quant à l’ampleur du danger encouru.
! L’expression substance radioactive est aussi utilisée pour indiquer que c’est la
définition scientifique de radioactif qui s’applique (voir radioactif (1)), et non la
définition réglementaire (voir radioactif (2)) suggérée par l’expression matière
radioactive.
! Toutefois, dans certains États, l’expression substance radioactive est utilisée à des
fins réglementaires. Il importe donc de bien faire la distinction entre ces définitions.
Dans la terminologie réglementaire de certains États, une matière radioactive cesse
d’en être une lorsqu’elle devient un déchet radioactif ; l’expression substance
radioactive est utilisée dans les deux cas, c’est-à-dire pour désigner à la fois une
matière radioactive et un déchet radioactif.
2. Toute matière contenant des radionucléides pour laquelle tant la
concentration d’activité que l’activité totale dans l’envoi dépassent les valeurs
indiquées au [chapitre IV du Règlement de transport [2]]. (Voir la publication
SSR-6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport [2], devrait être évitée
ailleurs.
191
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M
matière radioactive faiblement dispersable
low dispersible radioactive material
Matière radioactive solide ou matière radioactive solide conditionnée en
capsule scellée, qui se disperse peu et qui n’est pas sous forme de poudre. [Voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2].]
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport [2], devrait être évitée
ailleurs.
matière radioactive naturelle
naturally occurring radioactive material (NORM)
Matière radioactive ne contenant pas de quantités significatives de
radionucléides autres que des radionucléides naturels.
La définition exacte de l’expression « quantités significatives » relève d’une décision
d’ordre réglementaire.
Les matières dans lesquelles les concentrations d’activité des radionucléides
naturels ont été modifiées par un processus font partie des matières radioactives
naturelles.
matière radioactive sous forme spéciale
special form radioactive material
Matière radioactive solide non dispersable ou capsule scellée contenant
une matière radioactive. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
[matière radiologique]
[radiological material]
! Terme à éviter.
Voir aussi matière nucléaire et matière radioactive.
matières de faible activité spécifique (matières LSA)
low specific activity (LSA) material
Matières radioactives qui par nature ont une activité spécifique limitée, ou
matières radioactives pour lesquelles des limites d’activité spécifique moyenne
estimée s’appliquent. [Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].]
! Il ne doit pas être tenu compte des matériaux extérieurs de protection entourant les
matières LSA pour la détermination de l’activité spécifique moyenne estimée.
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport [2], devrait être évitée
ailleurs.
192
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M
membre d’une équipe d’intervention
emergency worker
Personne ayant des attributions spécifiques en tant que travailleur lors
d’une intervention dans une situation d’urgence.
Les membres d’une équipe d’intervention peuvent être notamment des travailleurs
employés directement ou indirectement par des titulaires d’enregistrement et
de licence ainsi que des agents des organismes d’intervention, tels que policiers,
pompiers, personnel médical, et chauffeurs et équipages des véhicules d’évacuation.
Les membres d’une équipe d’intervention peuvent ou non être désignés comme tels
avant une situation d’urgence. Ceux qui ne le sont pas ne sont pas nécessairement
des travailleurs avant la situation d’urgence.
mesure de sûreté
safety measure
Toute action qui pourrait être accomplie, toute condition qui pourrait
être remplie ou toute procédure qui pourrait être suivie afin de satisfaire aux
dispositions des prescriptions de sûreté.
migration
migration
Mouvement de radionucléides dans l’environnement provoqué par des
processus naturels.
Plus couramment, mouvement de radionucléides associé à l’écoulement d’eaux
souterraines.
[mine ou usine de préparation de minerais radioactifs]
[mine or mill processing radioactive ores]
Installation d’extraction ou de [préparation de minerais] contenant des
radionucléides de la famille de l’uranium ou de la famille du thorium.
Par mine de minerais radioactifs, on entend toute mine d’où sont extraits des
minerais contenant des radionucléides de la famille de l’uranium ou de la famille
du thorium en quantités ou en concentrations suffisantes pour en justifier la mise
en valeur ou, lorsqu’ils accompagnent d’autres substances extraites, en quantités ou
en concentrations imposant l’application des mesures de radioprotection fixées par
l’organisme de réglementation.
Par usine de préparation de minerais radioactifs, on entend une installation qui
transforme les minerais radioactifs extraits en vue d’obtenir un concentré par des
procédés physiques ou chimiques.
193
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M
Cette entrée ne concerne que les opérations d’extraction et de préparation visant à
extraire des radionucléides de la famille de l’uranium ou de la famille du thorium
et celles visant à extraire d’autres substances des minerais quand cela entraîne un
risque radiologique important.
Cette entrée a été ajoutée à titre d’information seulement. Les termes sont utilisés
dans leur sens courant, à l’exception du mot radioactif. Voir radioactif (2).
minimisation des déchets
minimization of waste, waste minimization
Processus de réduction de la quantité et de l’activité des déchets radioactifs
à un niveau aussi bas que raisonnablement possible à tous les stades, de la
conception d’une installation ou d’une activité à son déclassement, par la
réduction de la quantité de déchets produits et par des moyens tels que le
recyclage et la réutilisation, ainsi que le traitement visant à réduire l’activité,
compte tenu des déchets secondaires et des déchets primaires.
La minimisation des déchets ne doit pas être confondue avec la réduction de volume.
Voir gestion des déchets radioactifs.
recyclage {recycling}. Processus de conversion des déchets en nouveaux
produits.
Le recyclage réduit le gaspillage de matières utiles, l’utilisation de matières
premières et la consommation d’énergie.
Le recyclage contribue à réduire la pollution de l’air (causée par l’incinération) et
celle de l’eau (causée par les sites de décharges) en limitant la nécessité de mettre au
rebut des déchets conventionnels, et contribue également à réduire les émissions de
gaz à effet de serre.
réutilisation {reuse}. Nouvelle utilisation d’un élément qui a déjà été
utilisé.
Le terme réutilisation couvre la réutilisation conventionnelle, qui consiste à utiliser
à nouveau un élément pour les mêmes usages, et la réutilisation, qui consiste à
utiliser à nouveau un élément pour un usage différent.
mise à l’abri
sheltering
Utilisation à court terme d’une structure pour la protection contre un
panache radioactif et/ou des matières radioactives déposées.
La mise à l’abri est une action protectrice urgente destinée à protéger de l’exposition
externe et à réduire l’incorporation de radionucléides en suspension dans l’air par
inhalation.
194
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M
mise à l’arrêt, arrêt
shutdown
Cessation de l’exploitation d’une installation.
mise à l’arrêt définitive
permanent shutdown
Cessation de l’exploitation d’une installation sans intention de reprise
ultérieure.
Il peut y avoir une période de transition entre la mise à l’arrêt définitive de
l’installation et l’approbation du plan de déclassement.
L’autorisation d’exploitation de l’installation reste valable pendant cette période à
moins que l’organisme de réglementation n’en ait approuvé une modification en vue
de réduire les risques associés à l’installation.
Des préparatifs du déclassement peuvent être entrepris pendant la période de
transition conformément à l’autorisation d’exploitation de l’installation ou à
l’autorisation modifiée.
mise en service
commissioning
Ensemble des opérations qui consistent à faire fonctionner les systèmes et
composants fabriqués pour des installations et activités et à vérifier qu’ils sont
conformes à la conception et satisfont aux critères de performance prescrits.
La mise en service peut comprendre des essais non nucléaires et/ou non radioactifs,
et nucléaires et/ou radioactifs.
Les expressions choix du site, conception, construction, mise en service, exploitation
et déclassement sont normalement utilisées pour distinguer les six principaux stades
de la durée de vie d’une installation autorisée et de la procédure d’autorisation
associée. Dans le cas spécial des installations de stockage définitif de déchets
radioactifs, la fermeture remplace le déclassement dans cette séquence.
mise sous massif de protection
entombment
Voir déclassement (1).
mode de défaillance
failure mode
Manière selon laquelle, ou état dans lequel, une structure, un système ou un
composant deviennent défectueux.
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M
modèle
design (1), model (2)
1. Description d’une matière fissile exceptée [dans le Règlement de
transport], d’une matière radioactive sous forme spéciale, d’une matière
radioactive faiblement dispersable, d’un colis ou d’un emballage qui
permet d’identifier l’article avec précision. La description peut comporter
des spécifications, des plans, des rapports de conformité aux prescriptions
réglementaires et d’autres documents pertinents. (Voir la publication SSR6
(Rev. 1) [2].)
Cette dernière définition est spécifique du Règlement de transport [2].
2. Représentation analytique ou physique ou quantification d’un système
réel et des modes selon lesquels les phénomènes se produisent au sein de ce
système, utilisée pour prévoir ou évaluer le comportement du système dans des
conditions données (souvent hypothétiques).
modèle conceptuel {conceptual model}. Ensemble d’hypothèses
qualitatives utilisées pour décrire un système (ou une partie d’un système).
Ces hypothèses couvrent normalement, au minimum, la géométrie et la
dimensionnalité du système, les conditions initiales et les conditions aux limites,
la dépendance temporelle et la nature des processus et phénomènes physiques,
chimiques et biologiques en cause.
modèle de calcul {computational model}. Outil de calcul qui met en
application un modèle mathématique.
modèle mathématique {mathematical model}. Ensemble d’équations
mathématiques qui représentent un modèle conceptuel.
modèle mécaniste (modèle biophysique) {mechanistic model (biophysical
model)}. Représentation d’un processus biophysique hypothétique ou avéré
induit par un rayonnement et s’opérant aux niveaux moléculaire, cellulaire,
organique ou au niveau de l’organisme dans son ensemble.
modèle physique {physical model}. Représentation physique, à une échelle
différente ou constituée de matériaux différents, d’une structure ou d’un
composant, dont la performance peut être liée à celle de la structure ou du
composant réel.
196
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
M
modèle sismotectonique {seismotectonic model}. Modèle qui caractérise les
sources sismiques dans la région entourant un site d’intérêt, les incertitudes
aléatoires et les incertitudes épistémiques étant prises en compte dans les
caractéristiques des sources sismiques.
modèle additif de projection du risque
additive risk projection model
Voir modèle de projection du risque.
modèle biophysique
biophysical model
Voir modèle (2).
modèle conceptuel
conceptual model
Voir modèle (2).
modèle de calcul
computational model
Voir modèle (2).
modèle de projection du risque
risk projection model
Modèle conceptuel tel que celui utilisé pour estimer le risque dû à
une exposition à de faibles doses et débits de dose sur la base d’études
épidémiologiques concernant le risque à des doses ou débits de dose élevés.
modèle additif de projection du risque {additive risk projection model}.
Modèle de projection du risque dans lequel l’exposition est supposée
entraîner un risque attribuable qui est proportionnel à la dose mais
indépendant de la probabilité naturelle de l’effet.
modèle multiplicatif de projection du risque {multiplicative risk
projection model}. Modèle de projection du risque dans lequel l’exposition
est supposée entraîner un risque attribuable qui est proportionnel à la dose
et à la probabilité naturelle de l’effet.
197
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
M
modèle mathématique
mathematical model
Voir modèle (2).
modèle mécaniste
mechanistic model
Voir modèle (2).
modèle multiplicatif de projection du risque
multiplicative risk projection model
Voir modèle de projection du risque.
modèle physique
physical model
Voir modèle (2).
modèle sismotectonique
seismotectonic model
Voir modèle (2).
moniteur de risque
risk monitor
Outil d’analyse en temps réel propre à la centrale qui sert à déterminer le
risque instantané à partir de l’état ponctuel des systèmes et des composants.
À tout moment, le moniteur de risque reflète la configuration actuelle de la centrale
pour ce qui est de l’état connu des divers systèmes et/ou composants ; il indique,
par exemple, si des composants sont hors service en raison d’une maintenance ou
d’essais.
Le modèle utilisé par le moniteur de risque est basé sur, et conforme à, l’étude
probabiliste de sûreté évolutive de l’installation.
198
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M
mouvement du sol en champ libre
free field ground motion
Mouvement du terrain à un point donné qui serait provoqué par un séisme
si les caractéristiques vibratoires n’étaient pas modifiées par la présence de
structures et d’installations.
mouvement transfrontière
transboundary movement
1. Tout mouvement de matières radioactives à partir d’un État sur le
territoire d’un autre.
2. [Toute expédition de combustible usé ou de déchets radioactifs d’un
État d’origine vers un État de destination.] (Voir la réf. [5].)
mouvements tectoniques des plaques
interplate tectonic processes
Processus tectoniques se produisant aux frontières entre les plaques
tectoniques de la Terre.
moyen de transport
conveyance
a) Pour le transport par route ou par voie ferrée : tout véhicule ;
b) Pour le transport par eau : tout bateau ou toute cale, tout compartiment ou
toute zone réservée du pont d’un bateau ;
c) Pour le transport aérien : tout aéronef. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
multiplexage
multiplexing
Transmission et réception de deux ou plusieurs signaux ou messages par un
circuit de transmission de données unique à l’aide, par exemple, de techniques
de répartition dans le temps, répartition en fréquence ou codage des impulsions.
199
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N
niveau critique
critical level
Voir activité minimale significative (AMS).
niveau d’action d’urgence (NAU)
emergency action level (EAL)
Critère spécifique et prédéterminé s’appliquant aux conditions observables
dont on se sert pour détecter, reconnaître et établir la classe d’urgence.
Un niveau d’action d’urgence peut correspondre aux indications d’un instrument, à
l’état d’un appareil ou à tout événement observable, tel qu’un incendie.
niveau d’enregistrement
recording level
Niveau de dose, d’exposition ou d’incorporation, spécifié par l’organisme
de réglementation, auquel ou au-dessus duquel il faut inscrire dans les dossiers
d’exposition individuels des travailleurs les valeurs des doses, expositions ou
incorporations qu’ils ont subies.
niveau d’exemption
exemption level
Valeur fixée par l’organisme de réglementation et exprimée sous la forme
de concentration d’activité, d’activité totale, de débit de dose ou d’énergie de
rayonnement, à laquelle ou au-dessous de laquelle il n’est pas nécessaire de
soumettre une source de rayonnements à certains ou à l’ensemble des éléments
du contrôle réglementaire.
Un organisme de réglementation peut aussi accorder l’exemption au cas par cas, à la
suite d’une notification.
Bien que l’expression niveau d’exemption ne s’applique pas au sens strict en
pareil cas, un critère d’exemption peut néanmoins être établi par l’organisme de
réglementation dans des termes similaires ou bien en termes de dose annuelle sur la
base d’une évaluation de la dose appropriée. (Voir la publication GSR Part 3 [1] et
paragraphe 5.12 de la publication RS-G-1.7 [13].)
Les valeurs des niveaux d’exemption sont indiquées dans les tableaux I.1 et I.2 de
l’appendice I de la publication GSR Part 3 [1].
200
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N
niveau d’investigation
investigation level
Valeur d’une grandeur, telle que la dose efficace, l’incorporation ou la
contamination par unité de volume ou de surface, à laquelle ou au-dessus de
laquelle il conviendrait de mener une investigation.
niveau de détermination
determination level
Voir activité minimale détectable (AMD).
niveau de libération
clearance level
Valeur fixée par l’organisme de réglementation et exprimée sous la forme
de concentration d’activité, à laquelle ou au-dessous de laquelle le contrôle
réglementaire peut être levé sur une source de rayonnements associée à une
pratique déclarée ou autorisée.
Voir aussi libération.
niveau de référence
reference level
Dans une situation d’exposition d’urgence ou une situation d’exposition
existante, niveau de dose, de risque ou de concentration d’activité au-dessus
duquel il est inapproprié de prévoir d’autoriser des expositions et au-dessous
duquel l’optimisation de la protection et de la sûreté continuerait d’être mise en
œuvre.
La valeur retenue pour un niveau de référence dépendra des circonstances qui
prévalent pour l’exposition considérée.
niveau de référence diagnostique
diagnostic reference level
Niveau utilisé en imagerie médicale pour indiquer si, dans des conditions
normales, la dose au patient ou la quantité de radiopharmaceutiques administrée
dans le cadre d’un acte radiologique spécifié d’imagerie médicale est
inhabituellement élevée ou inhabituellement faible pour cet acte [1].
Dans le contexte de l’utilisation des radiopharmaceutiques, le niveau de référence
diagnostique est un niveau d’activité utilisé pour des examens habituels effectués
201
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
N
sur des groupes de patients standardisés ou un fantôme standard et pour des types
d’équipements définis en termes généraux.
Le non-dépassement des niveaux de référence diagnostique est un signe de bonne
pratique dans le cadre des actes types lors desquels on applique de bonnes pratiques
et des pratiques normales s’agissant de la réalisation du diagnostic et de l’exécution
technique.
[niveau opérationnel]
[working level (WL)]
Unité de concentration d’énergie alpha potentielle (c.-à-d. énergie alpha
potentielle par unité de volume d’air) résultant de la présence de produits de
désintégration du 222Rn ou du 220Rn, égale à 1,3 × 108 MeV/m3 (exactement).
! L’expression niveau opérationnel est aujourd’hui désuète et son utilisation est
déconseillée.
Dans le SI, le niveau opérationnel est égal à 2,1 × 10–5 J/m3 (approximativement).
niveau opérationnel d’intervention (NOI)
operational intervention level (OIL)
Niveau fixé pour une grandeur mesurable, qui correspond à un critère
générique.
Les niveaux opérationnels d’intervention sont habituellement exprimés en termes
de débits de dose ou d’activité de matières radioactives rejetées, de concentrations
d’activité dans l’air intégrées sur le temps, de concentrations sur le sol ou les
surfaces, ou de concentrations d’activité de radionucléides dans des échantillons de
l’environnement, de denrées alimentaires ou d’eau.
Un niveau opérationnel d’intervention est utilisé immédiatement et directement
(sans autre évaluation) pour déterminer les actions protectrices appropriées sur la
base de mesures dans l’environnement.
[niveau opérationnel-mois]
[working level month (WLM)]
Exposition aux produits de désintégration du 222Rn ou du 220Rn subie
au cours d’un mois de travail (170 heures) avec une concentration constante
d’énergie alpha potentielle d’un niveau opérationnel.
! L’expression niveau opérationnel-mois est aujourd’hui désuète et son utilisation est
déconseillée.
Dans le SI, le niveau opérationnel-mois est égal à 3,54 × 10–3 J·h/m3
(approximativement).
202
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N
niveaux de sûreté
safety layers
Systèmes passifs, systèmes de sûreté déclenchés automatiquement ou
manuellement et contrôles administratifs destinés à assurer l’accomplissement
des fonctions de sûreté prescrites.
Il s’agit souvent :
a) de matériel (c.-à-d. systèmes de sûreté passifs et actifs) ;
b) de logiciels, de personnel et de procédures ;
c) de contrôles de gestion, visant notamment à prévenir une dégradation de la défense
en profondeur (par la gestion de la qualité, la maintenance préventive, les essais
de surveillance, etc.) et à donner suite comme il convient aux retours d’expérience
concernant des dégradations effectives (p. ex. en déterminer les causes profondes
et adopter des mesures correctives).
Voir aussi défense en profondeur.
norme de performance
performance standard
Description de la performance requise d’une structure, d’un système ou
d’un composant, ou d’une autre pièce d’équipement, d’une personne ou d’une
procédure aux fins d’assurer un niveau élevé de sûreté.
normes de sûreté
safety standards
Normes publiées conformément à l’article III A.68 du Statut de l’AIEA [44].
Prescriptions, règlements, normes, règles, codes de pratique ou recommandations
élaborés pour protéger les personnes et l’environnement contre les rayonnements
ionisants et réduire le plus possible les dangers auxquels sont exposés les personnes
et les biens.
Les normes de sûreté publiées depuis 1997 dans la collection Normes de sûreté de
l’AIEA se subdivisent en trois catégories : fondements de sûreté, prescriptions de
sûreté et guides de sûreté.
Les normes de sûreté publiées avant 1997 dans la collection Sécurité (arrêtée) se
composent de normes, de codes, de règlements et de règles.
8
« [L’AIEA a pour attributions d’]établir ou d’adopter, en consultation et, le cas
échéant, en collaboration avec les organes compétents des Nations Unies et avec les institutions
spécialisées intéressées, des normes de sécurité destinées à protéger la santé et à réduire au
minimum les dangers auxquels sont exposés les personnes et les biens (y compris de telles
normes pour les conditions de travail) […]. »
203
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
N
Par ailleurs, certaines publications parues dans la collection Sécurité (arrêtée),
notamment celles qualifiées de pratiques de sûreté ou de procédures et données, ne
sont pas des normes de sûreté.
Les autres publications de l’AIEA, comme les rapports de sûreté et les documents
techniques (TECDOC) (dont la plupart sont publiés en vertu de l’article VIII du
Statut), ne sont pas des normes de sûreté.
notification
notification
1. Document soumis à l’organisme de réglementation par une personne ou
un organisme pour notifier son intention d’exercer une pratique ou de faire une
autre utilisation d’une source.
Il s’agit notamment de la notification adressée aux autorités compétentes par
un expéditeur pour les informer qu’une expédition traversera leur pays ou y sera
transportée, comme le prévoit la section V du Règlement de transport [2].
2. Rapport soumis rapidement à une autorité nationale ou internationale
pour donner des détails sur une situation d’urgence réelle ou potentielle, comme
le prévoit, par exemple, la Convention sur la notification rapide d’un accident
nucléaire [7].
3. Ensemble d’actions entreprises après détection d’une situation d’urgence
afin d’alerter tous les organismes responsables de l’intervention d’urgence dans
un tel cas.
nourrisson
infant
En dosimétrie, sauf indication contraire, un nourrisson est un enfant de trois mois,
et les quantités annuelles (telles que la dose annuelle, l’incorporation annuelle) se
rapportant à un nourrisson font référence à l’année écoulée depuis la naissance.
Les valeurs concernant le nourrisson de trois mois sont censées être valables pour la
première année de sa vie.
Dans la pratique courante en dosimétrie interne, on considère qu’un nourrisson est
un enfant âgé de 100 jours.
Voir aussi enfant et personne de référence.
204
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
N
nuage volcanique
eruption cloud
Nuage de tephra et de gaz qui se forme au-dessus d’une cheminée
volcanique lors d’une éruption explosive.
La colonne de tephra et de gaz qui se forme durant la plupart des activités explosives,
appelée « colonne éruptive » ou « panache volcanique », comporte une zone dominée
par la force de convection et une zone dominée par la force de flottabilité.
Les nuages volcaniques peuvent s’étendre rapidement sous l’effet de la gravité, en
particulier lors des éruptions les plus violentes, et dériver sur plusieurs milliers de
kilomètres sous l’effet du vent.
Les nuages volcaniques très étendus peuvent encercler la Terre en quelques jours.
nucléaire (adjectif)
nuclear
Au sens strict : qui concerne un noyau ; qui concerne l’énergie libérée par la fission
ou la fusion nucléaire ou utilise cette énergie.
! L’adjectif nucléaire est employé dans de nombreuses expressions avec des noms
qu’il ne peut logiquement pas qualifier. On gardera à l’esprit que le sens de telles
expressions peut être obscur (contrairement à celui de nucléaire).
! Leur sens peut donc devoir être expliqué et leur emploi peut porter à malentendus,
inexactitudes ou erreurs de traduction.
! Il s’agit notamment des expressions suivantes : accident nucléaire ; communauté
nucléaire ; situation d’urgence nucléaire ; installation nucléaire ; combustible
nucléaire ; matière nucléaire ; médecine nucléaire ; (a) puissance nucléaire ; sûreté
nucléaire ; et sécurité nucléaire.
nucléide fissible
fissionable nuclide
Voir matière fissible.
nucléide fissile
fissile nuclide
Voir matière fissile (1).
205
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O
objet contaminé superficiellement (SCO)
surface contaminated object (SCO)
Objet solide qui n’est pas lui-même radioactif, mais sur les surfaces duquel
est répartie une matière radioactive. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport [2], devrait être évitée
ailleurs.
obsolescence technique
technological obsolescence
Voir vieillissement : vieillissement non physique.
opération assistée
assisted operation
Opération entreprise par un État ou un groupe d’États pour laquelle une
assistance est fournie par l’AIEA, ou par l’intermédiaire de celle-ci, sous forme
de matières, de services, d’équipements, d’installations ou d’informations en
vertu d’un accord entre l’AIEA et cet État ou ce groupe d’États.
optimisation (de la protection et de la sûreté)
optimization (of protection and safety)
1. Processus visant à déterminer quel niveau de protection et sûreté
permettrait de faire en sorte que l’ampleur des doses individuelles, le nombre
d’individus (travailleurs et personnes du public) soumis à une exposition et la
probabilité d’une exposition soient aussi bas que raisonnablement possible,
compte tenu des facteurs économiques et sociaux (ALARA).
2. Gestion de la dose de rayonnements proportionnée administrée au
patient à des fins médicales.
Concerne l’exposition médicale des patients.
L’expression « l’optimisation de la protection et de la sûreté a été mise en œuvre »
signifie que l’optimisation de la protection et de la sûreté a été appliquée et que les
résultats de ce processus ont été mis en œuvre.
! Ce concept est différent de l’optimisation de processus ou de pratiques, il convient
donc de le désigner par une expression explicite telle que optimisation de la
protection et de la sûreté.
! Il faut éviter d’employer l’acronyme ALARA pour désigner l’optimisation de la
protection et de la sûreté.
206
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
O
organisme d’intervention
response organization
Organisme désigné ou reconnu par un État comme responsable de la gestion
ou de l’exécution de tout aspect d’une intervention d’urgence.
Cette définition inclut les organismes et les services nécessaires pour appuyer
la gestion et/ou la conduite d’une intervention d’urgence, comme les services
météorologiques.
organisme de réglementation
regulatory body, [regulatory authority]
1. Autorité ou réseau d’autorités que le gouvernement d’un État a
investie(s) du pouvoir juridique de diriger le processus de réglementation, y
compris de délivrer les autorisations, et donc de réglementer la sûreté nucléaire,
la sûreté radiologique, la sûreté des déchets radioactifs et la sûreté du transport.
L’organisme de réglementation est généralement une entité nationale, établie
et habilitée par la législation, dont l’organisation, la gestion, les fonctions, les
processus, les responsabilités et les compétences sont soumis aux prescriptions des
normes de sûreté de l’AIEA.
Cette définition inclut l’autorité compétente au niveau national concernant
la réglementation de la sûreté du transport des matières radioactives (voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2]), de même que l’organisme de réglementation en
matière de protection et de sûreté.
2. [Pour chaque partie contractante, un ou plusieurs organismes investis
par celle-ci du pouvoir juridique de délivrer des licences et de réglementer le
choix du site, la conception, la construction, la mise en service, l’exploitation ou
le déclassement des installations nucléaires.] (Voir la réf. [4].)
3. [Organisme(s) investi(s) par la partie contractante du pouvoir juridique
de réglementer tout aspect de la sûreté de la gestion du combustible usé ou
de la gestion des déchets radioactifs, notamment de délivrer des licences.]
(Voir la réf. [5].)
4. [Entité ou organisme ou réseau d’entités ou d’organismes investis par le
gouvernement d’un État du pouvoir juridique d’exercer le contrôle réglementaire
des sources radioactives, y compris de délivrer des autorisations, et donc de
réglementer un ou plusieurs aspects de la sûreté ou de la sécurité de ces sources.]
(Voir la réf. [14].)
207
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
O
organisme exploitant
operating organization
1. Tout organisme ou personne qui demande ou qui a obtenu une
autorisation d’exploiter une installation autorisée ou de mener une activité
autorisée et qui est responsable de la sûreté de celle-ci.
! Notons que cet organisme peut être l’organisme exploitant avant que l’exploitation
ne commence.
Il peut s’agir notamment de particuliers, d’organismes publics, d’expéditeurs
ou de transporteurs, de titulaires d’autorisation, d’hôpitaux ou de travailleurs
indépendants.
Il peut s’agir aussi soit de quiconque contrôle directement une installation ou
une activité pendant l’utilisation d’une source (radiologue ou transporteur, par
exemple) soit, pour une source qui n’est pas sous contrôle (source perdue ou enlevée
illicitement ou satellite rentrant dans l’atmosphère, par exemple), de quiconque était
responsable de la source avant qu’elle n’échappe au contrôle.
Dans la pratique, en ce qui concerne les installations autorisées, l’organisme
exploitant est habituellement aussi le titulaire d’enregistrement ou le titulaire de
licence. Cependant, ces expressions sont conservées pour différencier les deux
fonctions.
Voir aussi exploitant.
2. L’organisme (et ses sous-traitants) qui entreprend les activités de
choix du site, conception, construction, mise en service ou exploitation d’une
installation nucléaire.
! Cette acception est propre aux documents concernant la sûreté de la gestion des
déchets radioactifs, où par choix du site on entend un processus en plusieurs étapes.
! Cette différence fait notamment ressortir le rôle particulièrement important que joue
le choix du site dans la sûreté des dépôts.
208
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
paléosismicité
palaeoseismicity
Traces d’un séisme préhistorique ou ancien, sous la forme d’une faille ou
d’effets secondaires telles qu’une déformation de terrain (liquéfaction, tsunami,
glissement de terrain).
paramètre ultime
end point
En protection ou en sûreté, indicateur radiologique ou autre qui est le
résultat calculé d’une analyse ou d’une évaluation.
Exemples de paramètres ultimes courants : estimations de dose ou de risque,
fréquence ou probabilité estimée d’un événement ou d’un type d’événement (comme
l’endommagement du cœur d’un réacteur), nombre escompté d’effets sanitaires dans
une population, concentrations prévues de radionucléides dans l’environnement, etc.
partie autorisée
authorized party
Personne ou organisme (l’exploitant) responsable d’une installation
autorisée ou d’une activité autorisée entraînant des risques radiologiques à qui
l’organisme de réglementation ou un autre organisme officiel a accordé par écrit
la permission (l’autorisation) d’exécuter des activités spécifiées.
Pour une installation autorisée ou une activité autorisée, il s’agit le plus souvent de
l’organisme exploitant ou du titulaire d’un enregistrement ou d’une licence (bien
que d’autres formes d’autorisations soient également valables) [6].
partie intéressée
interested party
Personne, société, etc., qui est concernée par les activités et le
fonctionnement d’une organisation, d’une entreprise, d’un système, etc., ou qui
y a un intérêt.
Le terme partie intéressée est utilisé dans un sens large pour désigner une personne
ou un groupe ayant un intérêt dans le fonctionnement d’une organisation.
Ceux qui sont en mesure d’influencer les événements peuvent en fait devenir parties
intéressées – que leur « intérêt » soit jugé « véritable » ou non – dans le sens où leurs
opinions doivent être prises en compte.
Il conviendra de déterminer qui sont les parties intéressées selon que de besoin.
209
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
Cette expression recouvre habituellement les clients, les propriétaires, les exploitants,
les employés, les fournisseurs, les partenaires et les syndicats ; les secteurs ou les
professions réglementés ; les organismes scientifiques ; les services publics ou
les organismes de réglementation (aux niveaux national, régional et local) dont le
champ d’action peut englober l’énergie nucléaire ; les médias ; le public (individus
et groupes d’intérêt ou de pression) ; ainsi que d’autres États, en particulier les
États voisins qui ont conclu des accords d’échange d’informations sur les impacts
transfrontières éventuels, ou les États participant à l’exportation ou à l’importation
de certaines technologies ou matières [36].
! Le terme [partie prenante {stakeholder}] est utilisé dans le même sens large que
partie intéressée et doit faire l’objet des mêmes restrictions.
! L’emploi de partie prenante est contesté, car ce terme peut prêter à confusion et
son sens est trop large pour être clair. Compte tenu du risque de malentendu et
d’inexactitude, il est recommandé d’utiliser plutôt le terme partie intéressée.
Le Manuel de droit nucléaire [36] spécifie que : « En raison des divergences
d’opinion quant à savoir qui a un véritable intérêt dans une activité particulière liée
au nucléaire, aucune définition indiscutable de “partie prenante” n’a encore été
proposée, et il est peu probable qu’il y en ait une qui fasse l’unanimité. »
[partie prenante]
[stakeholder]
Voir partie intéressée.
! Le terme partie prenante est utilisé dans le même sens large que partie intéressée
et doit faire l’objet des mêmes restrictions. Il a des emplois contestés, peut prêter
à confusion et couvre trop d’éléments pour être clair. Compte tenu du risque de
malentendu et d’inexactitude, il est recommandé d’utiliser plutôt le terme partie
intéressée.
Il est indiqué dans le Manuel de droit nucléaire [36] que : « En raison des divergences
d’opinion quant à savoir qui a un véritable intérêt dans une activité particulière liée
au nucléaire, aucune définition indiscutable de “partie prenante” n’a encore été
proposée, et il est peu probable qu’il y en ait une qui fasse l’unanimité. »
patient
patient
Personne bénéficiant des services de professionnels de santé et/ou de leurs
agents dans les buts suivants : a) promotion de la santé ; b) prévention d’une
maladie ou d’une lésion ; c) surveillance de la santé ; d) maintien de la santé ;
et e) traitement médical de maladies, de troubles et de lésions afin d’assurer
la guérison ou, à défaut, une fonction et un confort optimaux. Cette définition
englobe certaines personnes asymptomatiques.
Aux fins des prescriptions sur l’exposition médicale des normes de sûreté de l’AIEA,
le terme patient ne désigne que les personnes soumises à des actes radiologiques.
210
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
période, T½
half-life, T½
1. Temps nécessaire pour que l’activité d’un radionucléide soit réduite de
moitié par un processus de décroissance radioactive.
Lorsqu’il est nécessaire de faire la distinction par rapport à d’autres périodes
[voir (2)], il convient d’employer l’expression période radioactive.
La période est liée à la constante de désintégration, λ, selon la relation :
ln 2
T1 =
2 λ
2. Temps nécessaire pour qu’une quantité de matière déterminée (p. ex. un
radionucléide) dans un endroit déterminé soit réduite de moitié par un ou des
processus déterminé(s) suivant la même loi exponentielle que la décroissance
radioactive.
période biologique {biological half-life}. Temps nécessaire pour qu’une
quantité de matière dans un tissu, un organe ou une partie du corps (ou tout
autre biote) soit réduite de moitié par des processus biologiques.
période effective, Teff {effective half-life, Teff}. Temps nécessaire pour que
l’activité d’un radionucléide dans un endroit déterminé soit réduite de
moitié par tous les processus en jeu.
∑T
1 1
=
Teff i i
où Ti est la période pour le processus i.
période radioactive {radioactive half-life}. Temps nécessaire pour que
l’activité d’un radionucléide soit réduite de moitié par un processus de
décroissance radioactive.
On utilise aussi l’expression période physique {physical half-life} pour désigner ce
concept.
période biologique
biological half-life
Voir période (2).
211
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
période effective
effective half-life
Voir période (2).
période physique
physical half-life
Voir période (2) : période radioactive
période radioactive
radioactive half-life
Voir période (2).
personne de référence
reference individual
Personne idéalisée présentant les caractéristiques définies par la Commission
internationale de protection radiologique à des fins de radioprotection.
Les paramètres définis pour huit personnes de référence (un nouveau-né, un bébé
d’un an, un enfant de cinq ans, un enfant de dix ans, un jeune homme et une jeune
fille de quinze ans, et un homme et une femme adultes) sont indiqués dans la
référence [49].
Ces paramètres sont fondés sur les données concernant les populations d’Europe
occidentale et d’Amérique du Nord, mais la référence [49] contient aussi des
informations supplémentaires sur les variations individuelles entre personnes
normales résultant de différences d’âge, de sexe, d’ethnicité et d’autres facteurs.
Approfondissement du concept d’homme de référence.
personne du public
member of the public
Dans le contexte de la protection et de la sûreté, au sens général, tout
individu de la population, à l’exception des individus soumis à une exposition
professionnelle ou à une exposition médicale. Dans le contexte de la vérification
du respect de la limite de dose annuelle d’exposition du public, il s’agit de la
personne représentative.
212
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P
[personne morale]
[legal person]
Organisme, société de capitaux, société de personnes, entreprise,
association, fondation, domaine, établissement public ou privé, groupement,
entité politique ou administrative ou autres personnes désignées conformément à
la législation nationale, qui ont qualité pour entreprendre une action quelconque
ayant des incidences sur la protection et la sûreté et en ont la responsabilité.
Expression opposée dans les textes juridiques à « personne physique » au sens
d’individu.
Remplacé par l’expression personne ou organisme, qu’il convient d’employer.
Voir aussi demandeur, licence et enregistrement.
personne ou organisme
person or organization
Organisme, société de capitaux, société de personnes, entreprise,
association, fondation, domaine, établissement public ou privé, groupement,
entité politique ou administrative ou autres personnes désignées conformément à
la législation nationale, qui ont qualité pour entreprendre une action quelconque
ayant des incidences sur la protection et sûreté et en ont la responsabilité.
Remplace l’expression personne morale, opposée dans les textes juridiques à
« personne physique » au sens d’individu.
personne représentative
representative person
Personne recevant une dose qui est représentative des doses reçues par les
personnes les plus exposées au sein de la population.
Il s’agit généralement d’une personne hypothétique et non d’une personne réelle
au sein de la population. Ce concept est utilisé pour déterminer la conformité et
effectuer des évaluations prospectives.
Plusieurs facteurs sont pris en compte pour estimer la dose reçue par la personne
représentative de la population exposée : i) toutes les voies d’exposition pertinentes
pour la source et tous les endroits pris en considération ; ii) la distribution spatiale
des radionucléides dans l’environnement, pour garantir la prise en compte des
personnes les plus exposées ; iii) les paramètres physiologiques dépendant de l’âge
ainsi que l’alimentation, les habitudes, la résidence et l’utilisation des ressources
locales ; iv) les modèles dosimétriques et les coefficients de dose appropriés.
213
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
Le concept de personne représentative est difficilement applicable à des expositions
potentielles, comme celles qui pourraient résulter à l’avenir du stockage définitif de
déchets radioactifs, car il faut prendre en compte tant la dose (éventuelle) que la
probabilité de la recevoir, et ces deux paramètres sont essentiellement indépendants
l’un de l’autre.
Ainsi, une population peut être homogène en ce qui concerne la dose mais pas le
risque ou, plus important encore, l’inverse.
Une possibilité est de définir une personne représentative qui soit raisonnablement
représentative quant au risque et caractéristique des personnes qui pourraient être
exposées au risque le plus élevé.
La publication 101 de la CIPR [51] indique que la dose reçue par la personne
représentative équivaut à la dose moyenne au sein du groupe critique, qu’elle
remplace, et donne des orientations pour l’évaluation des doses reçues par la
personne représentative. Le concept de groupe critique reste valide.
Voir aussi personne du public.
personnel d’exploitation
operating personnel
Travailleurs participant à l’exploitation d’une installation autorisée ou à la
conduite d’une activité autorisée.
! Ou « opérateurs ».
personnel du site
site personnel
Ensemble des personnes qui travaillent, à titre permanent ou temporaire,
dans la zone du site d’une installation autorisée.
personnes s’occupant de patients
carers and comforters
Personnes qui contribuent spontanément et volontairement (en dehors du
cadre de leur profession) aux soins, au soutien et au réconfort apportés à des
patients soumis à des actes radiologiques à des fins médicales diagnostiques ou
thérapeutiques.
petit conteneur
small freight container
Voir conteneur.
214
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
phase d’intervention d’urgence
emergency response phase
Période allant de la détection des conditions justifiant une intervention
d’urgence à l’achèvement de toutes les actions d’intervention d’urgence
entreprises en prévision ou compte tenu des conditions radiologiques escomptées
pendant les premiers mois suivant la situation d’urgence.
La phase d’intervention d’urgence prend généralement fin lorsque la situation est
maîtrisée, que les conditions radiologiques hors site ont été suffisamment bien
caractérisées pour déterminer si et où des restrictions alimentaires ou un relogement
temporaire sont requis et que toutes les mesures nécessaires à cet égard ont été
appliquées.
Aussi appelée phase d’urgence.
phase d’intervention rapide {early response phase}. Période au sein
de la phase d’intervention d’urgence allant du moment où la situation
radiologique est suffisamment bien caractérisée pour permettre de
déterminer le besoin d’actions protectrices rapides et d’autres actions
d’intervention au moment où toutes ces actions ont été menées à bien.
La phase d’intervention rapide peut durer quelques jours ou plusieurs semaines
selon la nature et l’ampleur de la situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
phase d’intervention urgente {urgent response phase}. Période au sein
de la phase d’intervention d’urgence allant de la détection des conditions
justifiant des actions d’intervention d’urgence devant être mises en œuvre
rapidement pour être efficaces à l’achèvement de toutes ces actions.
Ces actions comprennent les actions d’atténuation de l’exploitant et les actions
protectrices urgentes sur le site et hors du site.
La phase d’intervention urgente peut durer quelques heures ou plusieurs jours selon
la nature et l’ampleur de la situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
phase d’intervention rapide
early response phase
Voir phase d’intervention d’urgence.
phase d’intervention urgente
urgent response phase
Voir phase d’intervention d’urgence.
215
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
phase d’urgence
emergency phase
Voir phase d’intervention d’urgence.
physicien médical
medical physicist
Professionnel de santé qui a reçu une formation théorique et pratique
spécialisée aux concepts et aux techniques de physique appliqués à la médecine
et qui est qualifié pour pratiquer de manière indépendante dans un ou plusieurs
sous-domaines (spécialités) de la physique médicale.
La compétence des personnes est normalement évaluée par l’État grâce à un
mécanisme formel d’enregistrement, d’habilitation ou d’agrément des physiciens
médicaux dans les diverses spécialités (radiologie diagnostique, radiothérapie,
médecine nucléaire, par exemple).
Les États n’ayant pas encore mis un tel mécanisme en place devraient évaluer la
formation théorique et pratique ainsi que la compétence de toute personne proposée
par le titulaire de licence pour faire fonction de physicien médical et décider, sur
la base des normes internationales d’agrément ou des normes d’un État où un tel
système d’agrément existe, si cette personne pourrait assumer les fonctions de
physicien médical, dans la spécialité requise.
physisorption
physisorption
Voir sorption.
plan d’urgence
emergency plan
Description des objectifs des instructions et du concept d’opérations pour
l’intervention en situation d’urgence, et de la structure, des pouvoirs et des
responsabilités en vue d’une intervention systématique, coordonnée et efficace.
Le plan d’urgence sert de base à l’élaboration d’autres plans, procédures et listes
de contrôle.
Les plans d’urgence sont préparés aux niveaux international, national, régional et
local ainsi qu’au niveau de l’installation. Ils peuvent inclure toutes les activités
prévues par les organismes et les autorités compétents ou concerner essentiellement
celles à mener par un organisme en particulier.
Les détails concernant l’accomplissement des tâches spécifiques présentées dans un
plan d’urgence figurent dans les procédures d’urgence.
216
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
concept d’opérations {concept of operations}. Brève description de
l’intervention idéale dans une situation d’urgence nucléaire ou radiologique
postulée, qui sert à faire en sorte que tous les membres du personnel et tous
les organismes participant à la mise au point des capacités d’intervention
d’urgence ont la même vision des choses.
plan de déclassement
decommissioning plan
Voir déclassement (1).
plan de remédiation
remediation plan
Document présentant les diverses activités et mesures nécessaires pour
appliquer la stratégie de remédiation et atteindre ses objectifs de façon à satisfaire
aux exigences juridiques et réglementaires en matière de remédiation, et exposant
le calendrier associé.
Pliocène
Pliocene
Période géologique s’étendant de 5,3 à 2,6 millions d’années avant
notre ère.
points de consigne des systèmes de sûreté
safety system settings
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
poison
poison
Substance utilisée pour réduire la réactivité (généralement dans le cœur
d’un réacteur), en raison de sa section efficace élevée d’absorption des neutrons.
[poison consommable]
[burnable poison]
Poison qui devient moins efficace du fait de l’absorption de neutrons.
! Il est préférable d’employer l’expression absorbeur consommable.
217
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P
pouvoir d’arrêt par collision linéique restreint
restricted linear collision stopping power
Voir transfert linéique d’énergie (TLE).
praticien orienteur
referring medical practitioner
Professionnel de santé qui, conformément aux prescriptions nationales,
peut orienter des personnes vers un praticien radiologue aux fins d’une exposition
médicale.
praticien radiologue
radiological medical practitioner
Professionnel de santé qui a reçu une formation théorique et pratique
spécialisée aux utilisations médicales des rayonnements et qui est compétent
pour exécuter de manière indépendante ou superviser des actes radiologiques
dans une spécialité déterminée.
La compétence des personnes est normalement évaluée par l’État au moyen d’un
mécanisme formel d’enregistrement, d’habilitation ou de certification des praticiens
radiologues dans la spécialité considérée (p. ex. radiologie, radiothérapie, médecine
nucléaire, dentisterie, cardiologie).
Les États qui n’ont pas encore mis en place un tel mécanisme doivent évaluer la
formation théorique et pratique ainsi que la compétence de toute personne proposée
comme praticien radiologue par le titulaire de licence et décider, sur la base des
normes internationales ou des normes d’un État doté d’un tel mécanisme, si cette
personne peut exercer les fonctions de praticien radiologue dans la spécialité
requise.
pratique
practice
Toute activité humaine qui introduit des sources d’exposition ou des voies
d’exposition supplémentaires, ou modifie le réseau de voies d’exposition à partir
de sources existantes, augmentant ainsi l’exposition ou la probabilité d’exposition
de personnes, ou le nombre de personnes exposées.
! Les déchets radioactifs résultent de pratiques qui comportent certains effets
bénéfiques, telles que la production d’électricité au moyen de l’énergie nucléaire
ou les applications diagnostiques des radio-isotopes. La gestion de ces déchets n’est
donc qu’un élément de l’ensemble de la pratique.
L’expression installations et activités peut se substituer aux termes sources et
pratiques (ou interventions) pour désigner des catégories générales de situations.
218
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
Des expressions telles que « pratique autorisée », « pratique sous contrôle » et
« pratique réglementée » sont utilisées pour distinguer les pratiques qui sont
soumises au contrôle réglementaire des autres activités qui répondent à la définition
de pratique mais n’ont pas à être soumises au contrôle ou ne s’y prêtent pas.
précision
accuracy
Voir validation (1) : validation du code système.
précurseur d’accident
accident precursor
Événement initiateur qui pourrait conduire à des conditions accidentelles.
premiers intervenants
first responders
Premiers membres d’un service d’urgence à intervenir sur le lieu d’une
situation d’urgence.
[préparation de minerais]
[milling]
Voir [extraction et préparation de minerais].
préparation des interventions d’urgence
emergency preparedness
Capacité à prendre des mesures qui atténueront efficacement l’impact
d’une situation d’urgence sur la vie et la santé des personnes, les biens et
l’environnement.
catégorie de préparation des interventions d’urgence {emergency
preparedness category}. Catégorie de danger déterminée au moyen
d’une évaluation des dangers afin de servir de base à une approche
graduée de l’application des prescriptions définies dans la publication
GSR Part 7 [15] et à l’élaboration de dispositions génériques justifiées et
optimisées concernant la préparation et la conduite des interventions en
cas de situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
Les catégories de préparation des interventions d’urgence sont décrites dans le
tableau 1 de la publication GSR Part 7 [15].
219
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
stade de la préparation {preparedness stage}. Stade avant une situation
d’urgence nucléaire ou radiologique auquel sont prises des dispositions
permettant d’intervenir efficacement en cas de telle situation d’urgence.
prescription (sûreté)
requirement (safety)
Ce qui est établi ou prescrit dans les Principes fondamentaux de sûreté
(Fondements de sûreté de l’AIEA) [17], les publications de l’AIEA de la
catégorie des prescriptions de sûreté ou les lois et règlements (nationaux ou
internationaux).
! Dans les publications de l’AIEA, le terme prescription (de même que « prescrit » et
les autres dérivés du verbe « prescrire ») doit être utilisé dans ce sens uniquement. Il
convient de veiller à éviter toute confusion.
Les prescriptions, notamment les prescriptions globales numérotées, sont rédigées
au présent de l’indicatif.
présélection
screening
Type d’analyse visant à éliminer les facteurs les moins importants pour la
protection ou la sûreté afin de se concentrer sur les plus importants.
Cela consiste le plus souvent à envisager des scénarios hypothétiques très
pessimistes.
La présélection est généralement effectuée très tôt afin de réduire le nombre de
facteurs nécessitant un examen approfondi dans le cadre d’une analyse ou d’une
évaluation.
pression d’utilisation normale maximale
maximum normal operating pressure
Pression maximale au-dessus de la pression atmosphérique au niveau
moyen de la mer qui serait atteinte à l’intérieur de l’enveloppe de confinement
au cours d’une année dans les conditions de température et de rayonnement
solaire correspondant aux conditions environnementales en l’absence d’aération,
de refroidissement extérieur au moyen d’un système auxiliaire ou d’opérations
effectuées pendant le transport. [Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].]
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
prétraitement (des déchets)
pretreatment (of waste)
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
220
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
principe de la double contingence
double contingency principle
Voir critère de défaillance unique.
probabilité conditionnelle maximale (PCM)
conditional probability value (CPV)
Limite supérieure de la probabilité conditionnelle qu’un type particulier
d’événement ait des conséquences radiologiques inacceptables.
Cette expression est utilisée dans le processus détaillé de présélection des
événements pour l’évaluation du site.
probabilité de référence (PR)
design basis probability value (DBPV)
Valeur de la probabilité annuelle qu’un type particulier d’événement
entraîne des conséquences radiologiques inacceptables. C’est le rapport entre la
probabilité minimale de présélection et la probabilité conditionnelle maximale.
Cette expression est utilisée dans le processus détaillé de présélection des
événements pour l’évaluation du site.
probabilité minimale de présélection (PMP)
screening probability level (SPL)
Probabilité annuelle de survenance d’un type particulier d’événement
au-dessous de laquelle, aux fins de la présélection, un tel événement peut être
ignoré.
problèmes de sûreté
safety issues
Écarts par rapport aux normes de sûreté ou aux pratiques en vigueur ou
lacunes dans la conception d’une installation ou des pratiques révélées par des
événements survenus dans des centrales, susceptibles d’avoir des incidences sur
la sûreté en raison de leur impact sur la défense en profondeur, les marges de
sûreté ou la culture de sûreté.
221
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
procédure
procedure
Suite d’actions spécifiées conduites selon une certaine séquence ou d’une
certaine manière.
La suite d’actions à entreprendre pour mener une activité ou mettre en œuvre un
processus est généralement spécifiée dans un ensemble d’instructions.
procédure d’autorisation
licensing process
Voir licence (1).
procédures d’urgence
emergency procedures
Ensemble d’instructions décrivant en détail les actions que les membres des
équipes d’intervention doivent mettre en œuvre dans une situation d’urgence.
processus
process
1. Suite d’actions ou d’opérations, et spécialement de stades progressifs
dans la fabrication d’un produit ou dans une autre opération.
2. Ensemble d’activités liées, ou qui s’influencent mutuellement,
transformant des apports en produits.
Le résultat d’un processus est un produit.
producteur de déchets
waste generator
Organisme exploitant responsable d’une installation ou activité qui produit
des déchets.
! Par commodité, on emploie parfois cette expression pour désigner quiconque exerce
les responsabilités du producteur de déchets (par exemple si celui-ci est inconnu
ou n’existe plus et qu’un organisme lui a succédé et s’acquitte des responsabilités
concernant les déchets).
222
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
produit d’activation
activation product
Radionucléide produit par activation.
Expression souvent utilisée pour faire la distinction avec les produits de fission. Par
exemple, dans les déchets de déclassement contenant des matériaux de structure
d’une installation nucléaire, les produits d’activation se trouvent principalement
dans la matrice des matériaux, alors que les produits de fission sont le plus souvent
présents sur les surfaces, sous forme de contamination.
produit de consommation
consumer product
Dispositif ou article manufacturé dans lequel des radionucléides ont été
incorporés délibérément ou produits par activation ou qui émet des rayonnements
ionisants et qui peut être vendu ou mis à la disposition des personnes du public
sans surveillance spéciale ou contrôle réglementaire après la vente.
Les produits de consommation comprennent les détecteurs de fumée et les cadrans
luminescents dans lesquels des radionucléides ont été incorporés délibérément
ainsi que les tubes générateurs d’ions. Les matériaux de construction, les carreaux
céramiques, les eaux minérales, les minéraux, les produits alimentaires et les produits
et les appareils installés dans des lieux publics (p. ex. les enseignes de sortie) ne sont
pas des produits de consommation.
produit de fission
fission product
Radionucléide produit par fission nucléaire.
Utilisé lorsque les rayonnements émis par le radionucléide constituent le danger
potentiel.
produit fissile spécial
special fissionable material
Voir matière nucléaire.
produits de filiation du radon
radon progeny
Produits de désintégration radioactive à courte période du 220Rn et du 222Rn.
Pour le 222Rn, il s’agit des produits de la chaîne de désintégration jusqu’au 210Pb
non compris, à savoir le 218Po, le 214Pb, le 214Bi et le 214Po, plus des traces de 218At,
de 210Tl et de 209Pb. Le plomb 210, qui a une période de 22,3 ans, et ses produits de
filiation (le 210Bi et le 210Po, plus des traces de 206Hg et de 206Tl) sont, au sens strict,
223
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
des produits de filiation du 222Rn, mais ils ne sont pas inclus dans cette liste car ils
ne sont généralement pas présents en quantités importantes en suspension dans l’air.
Pour le 220Rn, la liste comprend le 216Po, le 212Pb, le 212Bi, le 212Po et le 208Tl.
[produits de filiation du thoron]
[thoron progeny]
Un des produits (à courte période) de la désintégration radioactive du
220
Rn.
! Cette acception, qui n’est plus utilisée dans les normes de sûreté de l’AIEA, devrait
être évitée.
À savoir 216Po (parfois appelé thorium A), 212Pb (thorium B), 212Bi (thorium C), 212Po
(thorium C′, 64 %) et 208Tl (thorium C″, 36 %). Le 208Pb, produit de désintégration
stable, est parfois appelé « thorium D ».
professionnel de santé
health professional
Personne qui, à l’issue de procédures nationales appropriées, a été admise
officiellement à pratiquer une profession de santé (p. ex. médecine, dentisterie,
chiropraxie, podologie, soins infirmiers, physique médicale, technologie de
radiologie médicale, radiopharmacie, médecine du travail).
Cette expression est utilisée pour faire la distinction avec le praticien orienteur ou le
praticien radiologue, qui remplissent des critères supplémentaires.
profil géologique
geological record
Succession de couches rocheuses dans une coupe verticale de la Terre.
Aussi appelé « profil stratigraphique ». Les couches les plus anciennes se situent à la
base de la coupe et les plus récentes se déposent successivement au-dessus.
Les géologues utilisent le profil géologique pour déterminer l’âge relatif des dépôts.
La stratigraphie volcanique est souvent complexe, avec des dépôts caractérisés par
une étendue latérale relativement faible, des changements de faciès rapides et le
signe de plusieurs épisodes d’érosion et d’un comblement des vallées.
programme de dépistage sanitaire
health screening programme
Programme dans le cadre duquel des tests sanitaires ou des examens
médicaux sont effectués en vue d’une détection précoce d’une maladie.
224
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
programme de radioprotection
radiation protection programme
Dispositions systématiques dont le but est de faire en sorte que les mesures
de radioprotection soient dûment prises en considération. (Voir la publication
SSR-6 (Rev. 1) [2].)
protection
protection
1. (contre les rayonnements) :
radioprotection (ou protection radiologique) {radiation protection (ou
radiological protection)} Protection des personnes contre les effets nocifs
d’une exposition à des rayonnements ionisants et moyens d’assurer cette
protection.
Voir aussi protection et sûreté.
La Commission internationale de protection radiologique et d’autres utilisent
l’expression protection radiologique, qui est synonyme.
Dans son acception communément admise, le terme radioprotection ne désigne
que la protection des personnes. Les suggestions visant à l’étendre à la protection
d’espèces autres que l’homme et à la protection de l’environnement soulèvent des
controverses.
2. (d’un réacteur nucléaire) : Voir équipements de la centrale (pour une
centrale nucléaire) : système de protection
3. (de matières nucléaires) :
protection physique {physical protection}. Mesures de protection des
matières nucléaires ou des installations autorisées conçues pour empêcher
l’accès non autorisé aux installations, l’enlèvement non autorisé de
matières fissiles ou des actes de sabotage au regard des garanties, comme
celles prévues, par exemple, dans la Convention sur la protection physique
des matières nucléaires. (Voir les réf. [40] à [43].)
L’acte final de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires et
des installations nucléaires a été approuvé le 8 juillet 2005.
225
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
protection de l’environnement
protection of the environment
Protection et conservation des espèces non humaines, tant animales que
végétales, et de leur diversité biologique ; des biens et services environnementaux
tels que la production d’aliments pour la consommation humaine et animale ;
des ressources utilisées pour l’agriculture, la foresterie, la pêche et le tourisme ;
des éléments utilisés dans les activités spirituelles, culturelles et récréatives ; de
milieux tels que le sol, l’eau et l’air ; et des processus naturels tels que les cycles
du carbone, de l’azote et de l’eau.
Voir aussi environnement.
protection et sûreté
protection and safety
Protection des personnes contre une exposition à des rayonnements
ionisants ou à des matières radioactives et sûreté des sources de rayonnements,
y compris les moyens de les assurer, et les moyens de prévenir les accidents et
d’atténuer leurs conséquences lorsqu’ils se produisent.
L’objectif premier de la sûreté est de maintenir le contrôle des sources, alors que
celui de la (radio)protection est de contrôler l’exposition aux rayonnements et ses
effets.
Il est évident que ces deux concepts sont étroitement liés : la radioprotection (ou
protection radiologique) est beaucoup plus simple si la source est sous contrôle ; la
sûreté contribue donc nécessairement à la protection.
Il existe de nombreux types différents de sources, et on parle donc de sûreté des
installations nucléaires, de sûreté radiologique, de sûreté de la gestion des déchets
radioactifs ou de sûreté du transport des matières radioactives, alors que la
protection (dans ce sens) est d’abord et avant tout la protection des personnes contre
l’exposition, quelle que soit la source, et signifie donc toujours radioprotection.
Aux fins des normes de sûreté de l’AIEA, l’expression « protection et sûreté »
englobe la protection des personnes contre les rayonnements ionisants et la sûreté ;
elle n’englobe pas les aspects de la sûreté qui ne sont pas liés aux rayonnements.
La protection et la sûreté concernent à la fois les risques radiologiques existant dans
les conditions normales et ceux qui sont la conséquence d’incidents, de même que
les éventuelles conséquences directes de la perte de contrôle du cœur d’un réacteur
nucléaire, d’une réaction nucléaire en chaîne, d’une source radioactive ou de toute
autre source de rayonnements.
Les mesures de sûreté comprennent des actions visant à prévenir les incidents et
des dispositions prises pour atténuer les conséquences de ces derniers s’ils devaient
survenir.
226
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
P
protection physique
physical protection
Voir protection (3).
protection radiologique
radiological protection
Voir protection (1).
publication de l’AIEA
IAEA publication
Ouvrage de l’AIEA, sous forme imprimée ou électronique, protégé par
le droit d’auteur, dont la distribution ne fait l’objet d’aucune restriction, qui
porte l’emblème (logo) de l’AIEA sur la première de couverture et qui a été
officiellement approuvé par le Comité des publications au nom du Directeur
général.
Un document de l’AIEA est un ouvrage officiel, sous forme imprimée ou
électronique, non protégé par le droit d’auteur, dont la distribution est limitée et qui
porte l’emblème (logo) de l’AIEA sur la première de couverture.
Un manuscrit est un exemplaire non publié d’un projet de publication ou d’un projet
de document.
Un TECDOC est une publication, non un document.
227
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
Q
qualification
qualification
Processus visant à déterminer si un système ou un composant convient pour
une utilisation opérationnelle.
La qualification intervient généralement dans le contexte d’un ensemble de
prescriptions concernant la qualification pour l’installation, la catégorie de système
et l’application considérées.
La qualification peut se faire par étapes : par exemple, d’abord la qualification de
l’équipement déjà existant (généralement au début du processus de réalisation du
système) puis celle du système intégré (dans la conception finale réalisée).
La qualification peut se fonder sur des activités effectuées en dehors d’une
conception spécifique de l’installation (on parle alors de « qualification générique »
ou de « préqualification »).
La préqualification peut réduire considérablement le travail de qualification propre
à l’installation mais il faut pouvoir démontrer que les prescriptions concernant la
qualification propre à l’application ont été respectées.
qualification d’équipement {equipment qualification}. Production et
conservation des preuves que l’équipement fonctionnera sur commande,
dans les conditions de service spécifiées, pour répondre aux impératifs de
performance du système.
Voir aussi la publication GSR Part 4 (Rev. 1) [11].
Des expressions plus spécifiques sont utilisées pour des équipements particuliers
ou des conditions particulières ; par exemple la qualification antisismique {seismic
qualification} est une forme de qualification d’équipement liée aux conditions qui
pourraient survenir en cas de tremblement de terre.
qualification antisismique
seismic qualification
Voir qualification : qualification d’équipement.
qualification d’équipement
equipment qualification
Voir qualification.
228
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
[rad]
[rad]
Unité de dose absorbée, égale à 0,01 Gy.
Remplacé par le gray (Gy).
Abréviation de « röntgen absorbed dose » ou de « radiation absorbed dose » (dose de
rayonnement absorbée).
radioactif (adjectif)
radioactive
1. Doué de radioactivité ; émettant ou relatif à l’émission de rayonnements
ionisants ou de particules.
! Définition scientifique, à ne pas confondre avec la définition réglementaire (2).
2. Désigné en droit interne ou par un organisme de réglementation comme
devant faire l’objet d’un contrôle réglementaire en raison de sa radioactivité.
! Définition réglementaire, à ne pas confondre avec la définition scientifique (1).
radioactivité
radioactivity
Phénomène de désintégration aléatoire spontanée d’atomes, habituellement
accompagnée de l’émission d’un rayonnement.
! Dans les publications de l’AIEA, le terme radioactivité doit être employé uniquement
pour se référer à ce phénomène.
! Pour se référer à une grandeur physique ou à une quantité de substance radioactive,
il convient d’employer le terme activité.
[radionucléaire]
[radionuclear]
! Radionucléaire n’est pas un terme consacré.
Voir aussi matière nucléaire et matière radioactive.
! Le terme radionucléaire est employé en médecine nucléaire dans le sens de
« faisant intervenir des radionucléides » ; dans ce domaine, l’expression « tests
radionucléaires » désigne donc des tests dans lesquels des radiopharmaceutiques
sont administrés. Cet emploi est à éviter.
! Le terme radionucléaire est aussi utilisé par les journalistes comme abréviation
de « nucléaire et/ou radiologique », comme dans les expressions « arme
229
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
radionucléaire » et « situation d’urgence radionucléaire », ou de « nucléaire et/ou
radioactif », comme dans l’expression « matière radionucléaire ». Ces emplois sont
à éviter.
radionucléides d’origine artificielle
radionuclides of artificial origin
Voir radionucléides d’origine naturelle.
radionucléides d’origine naturelle
radionuclides of natural origin
Radionucléides naturellement présents sur la Terre en quantités importantes.
Cette expression sert généralement à désigner les radionucléides primordiaux (40K,
235
U, 238U, 232Th) et leurs produits de désintégration radioactive.
Opposé : radionucléides d’origine artificielle {radionuclides of artificial origin}
(aussi appelés « radionucléides anthropiques » et « radionucléides résultant
d’activités humaines ») et radionucléides artificiels (qui excluent les radionucléides
d’origine artificielle pouvant également être naturellement présents).
Les radionucléides d’origine artificielle peuvent comprendre des radionucléides
qui sont également naturellement présents mais pas de radionucléides d’origine
naturelle.
radiopharmacien
radiopharmacist
Professionnel de santé qui a reçu une formation théorique et pratique
spécialisée en radiopharmacie et qui est compétent pour préparer et administrer
des radiopharmaceutiques utilisés en médecine (diagnostic et thérapie).
La compétence des personnes est normalement évaluée par l’État au moyen
d’un mécanisme formel d’enregistrement, d’habilitation ou d’agrément des
radiopharmaciens.
Les États qui n’ont pas encore mis en place un tel mécanisme doivent évaluer la
formation théorique et pratique ainsi que la compétence de toute personne proposée
comme radiopharmacien par le titulaire de licence et décider, sur la base des normes
internationales ou des normes d’un État doté d’un tel mécanisme, si cette personne
peut exercer les fonctions de radiopharmacien.
radioprotection
radiation protection
Voir protection (1).
230
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
radon
radon
1. Toute combinaison d’isotopes de l’élément radon.
Aux fins des normes de sûreté de l’AIEA, on entend par radon le 220Rn et le 222Rn.
2. [222Rn.]
Par opposition au thoron (220Rn).
rayonnement
radiation
! Dans les publications de l’AIEA, le terme rayonnement désigne généralement
uniquement un rayonnement ionisant. L’AIEA n’a aucune responsabilité statutaire
en ce qui concerne les rayonnements non ionisants.
Les rayonnements ionisants peuvent être divisés en rayonnements à faible transfert
linéique d’énergie et en rayonnements à fort transfert linéique d’énergie (comme
indication de leur efficacité biologique relative), ou en rayonnements très pénétrants
et en rayonnements peu pénétrants (comme indication de leur capacité à pénétrer
dans un blindage ou le corps humain).
rayonnement à faible transfert linéique d’énergie
low linear energy transfer (LET) radiation
Rayonnement ayant un transfert linéique d’énergie peu élevé, que l’on
suppose normalement composé de photons (y compris de rayons X et gamma),
d’électrons, de positons et de muons.
Ce sont les types de rayonnements pour lesquels la Commission internationale de
protection radiologique recommande un facteur de pondération radiologique de 1.
Opposé : rayonnement à fort transfert linéique d’énergie.
rayonnement à fort transfert linéique d’énergie
high linear energy transfer (LET) radiation
Rayonnement ayant un transfert linéique d’énergie élevé, que l’on suppose
normalement composé de protons, de neutrons et de particules alpha (ou d’autres
particules de masse similaire ou supérieure).
Ce sont les types de rayonnements pour lesquels la Commission internationale
de protection radiologique recommande un facteur de pondération radiologique
supérieur à 1.
Opposé : rayonnement à faible transfert linéique d’énergie.
231
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
rayonnement de fond
background
Dose ou débit de dose (ou mesure observée liée à la dose ou au débit de
dose) attribuable à toutes les sources autres que celle(s) qui est (sont) spécifiée(s).
Au sens strict, cela s’applique aux mesures du débit de dose ou du taux de comptage
d’un échantillon, où le débit de dose ou le taux de comptage correspondant au
rayonnement de fond doit être déduit de toutes les mesures. Toutefois, l’expression
rayonnement de fond est utilisée plus généralement, lorsque l’on considère une
source ou un groupe de sources particulier, pour parler des effets d’autres sources.
Elle s’applique aussi à des grandeurs autres que la dose ou le débit de dose, telles
que la concentration d’activité dans un échantillon environnemental.
rayonnement de fond naturel
natural background
Doses, débits de dose ou concentrations d’activité associés aux sources
naturelles ou à toutes les autres sources de l’environnement qui ne se prêtent pas
au contrôle.
On considère normalement que cela inclut les doses, les débits de dose ou les
concentrations d’activité associés aux sources naturelles et aux retombées mondiales
(mais non locales) des essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère.
rayonnement de nuage
cloud shine
Rayonnement gamma émis par les radionucléides présents dans un panache.
Voir aussi rayonnement du sol.
effet de ciel {sky shine}. Rayonnement émis vers le haut et défléchi vers le
sol par l’air.
L’effet de ciel peut entraîner une augmentation des flux de neutrons à distance de
l’installation.
L’effet de ciel peut être un facteur important à prendre en compte en matière de
radioprotection pour les accélérateurs expérimentaux à haute énergie et les
installations de radiothérapie abritant des accélérateurs linéaires à usage médical, en
ce qui concerne l’évaluation de la conception du blindage et le contrôle radiologique
de l’environnement.
rayonnement du sol
ground shine
Rayonnement gamma provenant de radionucléides déposés sur le sol.
232
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
Le rayonnement du sol constitue une voie d’exposition externe, principalement, mais
pas seulement, aux rayons gamma.
L’expression rayonnement au sol peut aussi désigner le rayonnement incident au sol
et réfléchi par le sol.
Voir aussi rayonnement de nuage.
rayonnement ionisant
ionizing radiation
Aux fins de la radioprotection, rayonnement capable de produire des paires
d’ions dans la matière biologique.
rayonnement peu pénétrant
weakly penetrating radiation
Rayonnement pour lequel les limites de dose équivalente délivrée à un
tissu ou à un organe sont généralement plus restrictives que les limites de dose
efficace ; autrement dit, pour une exposition donnée, la fraction de la limite de
dose pertinente reçue par un tissu ou un organe sera plus grande pour la dose
équivalente que pour la dose efficace.
Dans la plupart des cas, on peut supposer que les rayonnements peu pénétrants
comprennent les photons d’énergie inférieure à environ 12 keV, les électrons
d’énergie inférieure à environ 2 MeV et les particules chargées massives, comme les
protons et les particules alpha.
Opposé : rayonnement très pénétrant.
rayonnement très pénétrant
strongly penetrating radiation
Rayonnement pour lequel les limites de dose efficace sont généralement
plus restrictives que les limites de dose équivalente délivrée à un tissu ou à un
organe ; autrement dit, pour une exposition donnée, la fraction de la limite de
dose pertinente reçue par un tissu ou un organe sera plus grande pour la dose
efficace que pour la dose équivalente.
Dans la plupart des cas, on peut supposer que les rayonnements très pénétrants
comprennent les photons d’énergie supérieure à environ 12 keV, les électrons
d’énergie supérieure à environ 2 MeV et les neutrons.
Opposé : rayonnement peu pénétrant.
233
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
réacteur de recherche
research reactor
[Réacteur nucléaire utilisé principalement pour la production et l’utilisation
de flux de neutrons et de rayonnements ionisants à des fins de recherche et pour
certains autres usages, y compris les installations expérimentales associées au
réacteur et les installations d’entreposage, de manutention et de traitement des
matières radioactives qui se trouvent sur le même site et qui sont directement liées
au fonctionnement sûr du réacteur de recherche. Les installations communément
appelées assemblages critiques sont aussi incluses.]
! Cette définition est spécifique du Code de conduite pour la sûreté des réacteurs de
recherche [52].
réaction tissulaire (nocive)
(harmful) tissue reaction
Voir effet déterministe.
réactivité, ρ
reactivity, ρ
Pour un milieu dans lequel se produit une réaction nucléaire en chaîne :
1
ρ= 1 −
k eff
où keff est le rapport entre le nombre de fissions dans deux générations
successives (de la plus récente à la plus ancienne) de la réaction en chaîne.
Mesure de l’écart du milieu dans lequel se produit la réaction en chaîne par rapport
à la criticité, les valeurs positives correspondant à un état surcritique et les valeurs
négatives à un état sous-critique.
réactivité à l’arrêt
shutdown reactivity
Réactivité lorsque tous les dispositifs de commande apportent une réactivité
négative maximale.
On met un réacteur à l’arrêt en peu de temps en mettant rapidement en place les
dispositifs de commande pour introduire de la réactivité négative dans le cœur.
234
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
recyclage
recycling
Voir minimisation des déchets.
redondance
redundancy
Mise en place de structures, systèmes et composants (identiques ou
différents) supplémentaires, de sorte que chacun de ces éléments puisse remplir la
fonction requise indépendamment de l’état de fonctionnement ou de défaillance
des autres.
réduction de volume
volume reduction
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
région source
source region
Région du corps contenant un ou plusieurs radionucléides.
Terme utilisé en dosimétrie interne, par exemple concernant des radionucléides
irradiant un tissu cible.
rejet
discharge (1, 2), release (3)
1. Émission programmée et contrôlée de substances radioactives
(habituellement gazeuses ou liquides) dans l’environnement.
Au sens strict, désigne l’émission de substances radioactives, mais sert aussi à
désigner les substances émises elles-mêmes.
rejet autorisé {authorized discharge}. Rejet effectué conformément à une
autorisation.
rejets radioactifs {radioactive discharges}. Substances radioactives
provenant de sources utilisées dans des installations et activités qui sont
rejetées dans l’environnement sous forme de gaz, d’aérosols, de liquides ou
de solides, généralement en vue de leur dilution et de leur dispersion.
235
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
2. [Émissions dans l’environnement de matières radioactives liquides
ou gazeuses en tant que pratique légitime au cours de l’exploitation normale
d’installations nucléaires réglementées. Ces émissions sont programmées et
contrôlées dans les limites autorisées par l’organisme de réglementation.] (Voir
la réf. [5].)
3. Voir libération (2).
rejet à partir de l’intervalle
gap release
Rejet (3), en particulier dans un cœur de réacteur, de produits de fission
à partir de l’intervalle entre les aiguilles de combustible, qui se produit
immédiatement après une défaillance de la gaine du combustible et est le premier
signe radiologique d’endommagement ou de défaillance du combustible.
rejet autorisé
authorized discharge
Voir rejet (1).
rejet important de matières radioactives
large release of radioactive material
Rejet (3) de matières radioactives pour lequel les actions protectrices hors
du site qui sont d’application restreinte dans le temps et l’espace ne suffisent pas
à protéger la population et l’environnement.
Voir aussi rejet précoce de matières radioactives ; voir aussi défense en profondeur.
rejet précoce de matières radioactives
early release of radioactive material
Rejet (3) de matières radioactives pour lequel des actions protectrices hors
site sont nécessaires mais peu susceptibles d’être pleinement efficaces en temps
voulu.
Voir aussi rejet important de matières radioactives et défense en profondeur.
236
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
rejet transfrontière important
significant transboundary release
Rejet (3) de matières radioactives dans l’environnement qui pourrait
entraîner, au-delà des frontières nationales, des doses ou une contamination
d’un niveau supérieur aux critères génériques définis pour la mise en œuvre
d’actions protectrices et d’autres actions d’intervention, y compris de restrictions
alimentaires et commerciales.
rejets radioactifs
radioactive discharges
Voir rejet (1).
relogement
relocation
Déplacement non urgent ou exclusion prolongée de populations d’une zone
pour éviter une exposition à long terme à des matières radioactives déposées.
Le relogement est une action protectrice rapide. Il peut remplacer l’évacuation, qui
est une action protectrice urgente.
Voir aussi évacuation.
On parle de relogement définitif {permanent relocation} si aucun retour n’est
envisagé ; sinon, il s’agit d’un relogement temporaire {temporary relocation}.
relogement définitif
permanent relocation
Voir relogement.
relogement temporaire
temporary relocation
Voir relogement.
237
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
[rem]
[rem]
Unité de mesure de l’équivalent de dose et de l’équivalent de dose efficace,
égale à 0,01 Sv.
Remplacé par le sievert (Sv).
Abréviation de « röntgen equivalent man ».
remède
remedy
Mesures correctives conçues pour parer aux causes profondes.
Voir aussi cause profonde.
remédiation
remediation
Toutes mesures pouvant être mises en œuvre pour réduire l’exposition à
des rayonnements due à une contamination de terres existante en agissant sur
la contamination elle-même (la source) ou sur les voies d’exposition des êtres
humains.
N’implique pas une décontamination totale.
L’utilisation des termes assainissement, « réhabilitation » et « restauration » comme
synonymes de remédiation est déconseillée, car elle pourrait laisser entendre que les
conditions qui existaient avant la contamination pourraient être rétablies et que les
terres pourraient être de nouveau utilisées sans restriction, ce qui n’est généralement
pas le cas (p. ex. à cause des effets de l’action corrective elle-même). Souvent, la
remédiation permet de remettre les terres dans un état permettant une utilisation
limitée sous un contrôle institutionnel.
Dans certains contextes (p. ex. dans l’industrie chimique au sens large), les termes
remédiation et « restauration » sont utilisés pour décrire différentes parties du
processus de rétablissement.
Le terme assainissement est utilisé dans le contexte du déclassement.
Voir aussi décontamination.
réparation
repair
Action entreprise sur un produit non conforme pour le rendre acceptable
pour l’utilisation prévue (voir la réf. [39]).
Voir aussi cause directe.
238
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
réponse (sismique) de site
site (seismic) response
Comportement d’une colonne de roche ou d’une colonne de sol sur un site
soumis à un mouvement du sol prescrit.
résidu de matière radioactive naturelle
NORM residue (naturally occurring radioactive material residue)
Matière résultant d’un processus et contenant une matière radioactive
naturelle ou contaminée par une telle matière.
Les résidus de matières radioactives naturelles peuvent être des déchets mais ne le
sont pas nécessairement.
résidus
tailings
Rebuts de la transformation de minerais visant à en extraire des
radionucléides de la famille de l’uranium ou de la famille du thorium, ou autres
rebuts de la transformation de minerais à d’autres fins.
responsable de la radioprotection
radiation protection officer
Personne techniquement compétente pour les questions de radioprotection
liées à un type de pratique déterminé, que le titulaire d’enregistrement, le titulaire
de licence ou l’employeur désigne pour superviser l’application des prescriptions
réglementaires.
retrait
drawdown
Abaissement du niveau de l’eau sur un site côtier.
retraitement
reprocessing
Processus ou opération destiné à extraire les isotopes radioactifs du
combustible usé en vue de leur utilisation ultérieure.
239
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
réutilisation
reuse
Voir minimisation des déchets.
risque
risk
! Selon le contexte, le terme risque peut être employé pour désigner un aspect
quantitatif (comme dans les définitions 1 et 2) ou un aspect qualitatif (comme dans
les définitions 3 et 4).
1. Grandeur à attributs multiples qui exprime le danger ou l’éventualité de
conséquences nocives ou préjudiciables associées à une exposition effective ou à
une exposition potentielle. Le risque est notamment lié à la probabilité que des
conséquences préjudiciables particulières se produisent, ainsi qu’à l’ampleur et à
la nature de ces conséquences.
En termes mathématiques, le risque peut généralement être exprimé comme
un ensemble de triplets, R = { S i pi X i }, où Si est une identification ou une
description d’un scénario i, pi la probabilité de ce scénario et Xi une mesure de la
conséquence du scénario. On considère aussi parfois que le concept de risque inclut
une incertitude dans les probabilités pi des scénarios.
2. Moyenne mathématique (espérance mathématique) d’une mesure
appropriée d’une conséquence donnée (généralement indésirable) :
=R ∑ p ⋅C
i
i i
où pi est la probabilité de réalisation du scénario ou de la séquence d’événements i
et Ci la mesure de la conséquence de ce scénario ou de cette séquence
d’événements.
Habituellement, les mesures de conséquences Ci représentent la fréquence
d’endommagement du cœur, le nombre estimé ou la probabilité estimée d’effets
sanitaires, par exemple.
Si le nombre de scénarios ou de séquences d’événements est grand, la sommation est
remplacée par une intégrale.
! La somme de risques associés à des scénarios ou à des séquences d’événements
ayant des valeurs de Ci très différentes est discutable. Dans de tels cas, l’emploi
de l’expression « espérance mathématique », quoique mathématiquement correcte,
prête à confusion et est à éviter si possible.
Il existe différentes méthodes pour traiter l’incertitude des valeurs de pi et de Ci, en
particulier pour déterminer si cette incertitude est représentée comme un élément du
risque lui-même ou comme une incertitude des estimations du risque.
240
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
3. Probabilité qu’un effet sanitaire déterminé survienne chez une personne
ou dans un groupe à la suite d’une exposition à des rayonnements.
L’effet sanitaire en question doit être précisé – p. ex. risque de cancer mortel, risque
d’effets héréditaires graves ou détriment radiologique général – car il n’y a pas
d’effet « implicite » communément admis.
Généralement exprimé comme le produit de la probabilité d’exposition par la
probabilité que l’exposition cause l’effet sanitaire spécifié.
Cette dernière probabilité est parfois appelée risque conditionnel {conditional risk}.
excès de risque {excess risk}. Différence entre l’incidence d’un effet
stochastique déterminé dans un groupe exposé et l’incidence de ce même
effet dans un groupe témoin non exposé.
risque annuel {annual risk}. Probabilité qu’un effet sanitaire déterminé
survienne chez une personne à un moment quelconque à l’avenir en raison
d’une dose reçue ou engagée pendant une année donnée, compte tenu de la
probabilité d’exposition au cours de cette année-là.
! Il ne s’agit pas de la probabilité que l’effet sanitaire survienne au cours de l’année
en question ; il s’agit du risque vie entière résultant de la dose annuelle pour cette
année-là.
risque attribuable {attributable risk}. Risque d’un effet sanitaire déterminé
dont on suppose qu’il résulte d’une exposition déterminée.
risque relatif {relative risk}. Rapport entre l’incidence d’un effet
stochastique déterminé dans un groupe exposé et l’incidence de ce même
effet dans un groupe témoin non exposé. [Voir contrôle (2).]
risque vie entière {lifetime risk}. Probabilité qu’un effet sanitaire déterminé
survienne chez une personne à un moment quelconque à l’avenir à la suite
d’une exposition à des rayonnements.
4. risques radiologiques {radiation risks}. Voir risques radiologiques.
risque annuel
annual risk
Voir risque (3).
241
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
risque attribuable
attributable risk
Voir risque (3).
risque conditionnel
conditional risk
Voir risque (3).
risque relatif
relative risk
Voir risque (3).
risque vie entière
lifetime risk
Voir risque (3).
risque volcanique
volcanic hazard
Processus ou phénomène volcanique pouvant avoir un effet négatif sur la
population ou les infrastructures.
Dans le contexte plus restreint de l’évaluation du risque, il s’agit de la probabilité
de survenue, sur une période de temps déterminée dans une zone donnée, d’un
événement volcanique d’une intensité donnée potentiellement dommageable
(p. ex. l’épaisseur des retombées de téphras).
risques radiologiques
radiation risks
Effets sanitaires nocifs d’une exposition aux rayonnements (y compris la
probabilité que de tels effets se produisent) et tout autre risque lié à la sûreté
(y compris pour l’environnement) pouvant être une conséquence directe :
a) d’une exposition à des rayonnements ;
b) de la présence de matières radioactives (y compris de déchets
radioactifs) ou de leur rejet dans l’environnement ;
242
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
R
c) de la perte du contrôle du cœur d’un réacteur nucléaire, d’une réaction
nucléaire en chaîne, d’une source radioactive ou de toute autre source
de rayonnements. (Voir la publication SF-1 [17].)
Pour les besoins des normes de sûreté de l’AIEA, on considère qu’il n’existe
pas de seuil de dose de rayonnements au-dessous duquel il n’y a pas de risques
radiologiques associés.
Sont précisés dans les prescriptions de sûreté et les guides de sûreté les
expositions aux rayonnements et les autres risques radiologiques auxquels il est
fait référence.
roche ignée
igneous rock
Roche formée à partir de magma.
Les roches ignées extrudées (roches volcaniques) se subdivisent généralement en
quatre grands types selon leur teneur en SiO2 : basalte, andésite, dacite et rhyolite.
[röntgen (R)]
[röntgen (R)]
Unité d’exposition, égale à 2,58 x 10-4 C/kg (exactement).
Remplacé par l’unité SI C/kg.
243
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
S
scanner d’inspection
inspection imaging device
Dispositif d’imagerie conçu spécialement pour scanner les moyens
de transport de personnes ou de marchandises en vue de détecter les objets
dissimulés sur le corps ou à l’intérieur de l’organisme, ou dans un chargement ou
un véhicule.
Dans certains types de scanners d’inspection, des rayonnements ionisants sont
utilisés pour produire des images par rétrodiffusion, transmission ou les deux à la
fois.
D’autres types de scanners d’inspection font appel à l’imagerie par champs
électriques et magnétiques, ondes ultrasonores et sonar, résonance magnétique
nucléaire, micro-ondes, ondes térahertziennes, ondes millimétriques, rayonnement
infrarouge ou lumière visible.
scénario
scenario
Ensemble postulé ou présumé de conditions et/ou d’événements.
Les scénarios sont le plus souvent utilisés dans les analyses ou les évaluations pour
représenter des conditions et/ou des événements futurs possibles à modéliser, comme
des accidents potentiels dans une installation nucléaire ou l’évolution possible d’une
installation de stockage définitif et de ses environs. Un scénario peut représenter
les conditions à un moment donné ou un événement unique, ou une chronologie de
conditions et/ou d’événements (y compris des processus).
Voir événement.
scénario de référence {reference scenario}. Évolution hypothétique mais
possible d’une installation de stockage définitif et de ses environs qui est
supposée sur la base des activités (comme les travaux de construction,
d’extraction et de forage) qui seront très probablement entreprises par des
personnes à l’avenir et qui pourraient entraîner une intrusion humaine dans
l’installation de stockage définitif, et qui peut être évaluée.
scénario de référence
reference scenario
Voir scénario.
244
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
S
sécurité
security
Voir sécurité nucléaire.
sécurité nucléaire
nuclear security
1. Prévention, détection et intervention en cas d’actes criminels ou d’actes
non autorisés délibérés, mettant en jeu des matières nucléaires, d’autres matières
radioactives, des installations associées ou des activités associées.
Voir la publication no 20 de la collection Sécurité nucléaire de l’AIEA [47].
Souvent abrégé en sécurité dans les publications de l’AIEA sur la sécurité nucléaire.
La sécurité des matières nucléaires pour des raisons touchant à la non-prolifération
des armes nucléaires dépasse le cadre des normes de sûreté de l’AIEA et de la
collection Sécurité nucléaire de l’AIEA.
2. Mesures visant à empêcher et à détecter un vol, un sabotage, un accès
non autorisé, un transfert illégal ou d’autres actes malveillants mettant en jeu des
matières nucléaires et autres matières radioactives ou les installations associées,
et à intervenir en pareil cas.
Voir le document GOV/2005/50 de l’AIEA.
Ces mesures comprennent, sans s’y limiter, la prévention, la détection et
l’intervention en cas de vol de matières nucléaires ou autres matières radioactives
(que leur nature soit connue ou non), de sabotage et d’autres actes malveillants, de
trafic illicite et de cession non autorisée.
L’élément « intervention » de la définition renvoie aux actions visant à « éliminer »
les conséquences immédiates d’un accès ou d’actions non autorisés (p. ex. en
récupérant les matières). Les interventions destinées à faire face aux conséquences
radiologiques sont considérées comme faisant partie de la sûreté.
La distinction entre les termes généraux sûreté et sécurité n’est pas bien tranchée.
D’une manière générale, la sécurité concerne les actes délibérés commis par des
personnes et susceptibles de causer des dommages à d’autres personnes ou de les
mettre en danger, alors que la sûreté relève de la question plus large des conséquences
néfastes de l’exposition aux rayonnements pour les personnes (et l’environnement),
quelle qu’en soit la cause.
245
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
S
L’interaction entre les dispositions de sécurité et les dispositions de sûreté dépend
du contexte. Les domaines dans lesquels les dispositions de sûreté et les dispositions
de sécurité interagissent sont par exemple l’infrastructure réglementaire, l’ingénierie
de la conception et de la construction des installations nucléaires et autres, les
contrôles de l’accès aux installations nucléaires et autres, la catégorisation des
sources radioactives, la conception des sources, la sécurité de la gestion des sources
radioactives et des matières radioactives, la récupération des sources qui ne sont
pas soumises à un contrôle réglementaire, les plans d’intervention d’urgence et la
gestion des déchets radioactifs.
La sécurité au sens général recouvre des questions de sécurité universelle telles que
la pérennisation de la vie humaine du point de vue de la sécurité énergétique, la
sécurité environnementale, la sécurité alimentaire et la sécurité hydrique, ainsi que
la sécurité nucléaire, auxquelles l’utilisation de l’énergie nucléaire est liée.
L’adhésion de tous aux normes de sûreté et en particulier aux publications nos
SF-1 [17], GSR Part 3 [1] et GSR Part 7 [15] de la collection Normes de sûreté
de l’AIEA concourt à une vision commune de la protection des personnes et de la
protection de l’environnement.
séisme volcanique
volcanic earthquake
Événement sismique provoqué par des processus en cours dans un volcan,
auxquels il est directement lié.
Les séismes volcaniques et l’activité sismique prennent diverses formes et sont très
variés (p. ex. séismes volcano-tectoniques, événements de longue durée, événements
hybrides, secousses, essaims de sismicité) avant, pendant et après les éruptions
volcaniques, et l’étude de leurs caractéristiques et de leur évolution permet de
déduire ce qui se passe dans un volcan à différents moments.
La surveillance sismique joue un rôle de premier plan dans la prévision u début
d’une éruption volcanique et lorsqu’il s’agit de déterminer la probabilité d’un tel
phénomène.
Une activité sismique en hausse, des secousses continues, le déplacement des
hypocentres vers la surface au fil du temps et l’apparition en surface de phénomènes
prolongés (ou de faible fréquence) indiquent qu’il est fort probable qu’une éruption
volcanique soit imminente. Des secousses peuvent aussi se produire tout au long des
éruptions volcaniques.
sélection de sites
site selection
Voir choix du site.
246
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
S
séparation
segregation
1. Voir gestion des déchets radioactifs (1).
2. Séparation physique des structures, des systèmes et des composants par
la distance ou au moyen d’une forme de barrière pour réduire la probabilité de
défaillances de cause commune.
3. Séparation des colis de transport des personnes, des pellicules
photographiques non développées et des marchandises dangereuses, et séparation
des colis de transport contenant des matières fissiles les uns des autres. (Voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
séparation physique
physical separation
Séparation par la géométrie (distance, orientation, etc.), par des barrières
appropriées ou par ces deux moyens à la fois.
services d’urgence
emergency services
Organismes d’intervention hors site locaux généralement disponibles qui
assurent des fonctions liées à la conduite d’interventions d’urgence. Ils peuvent
comprendre la police, les pompiers et sauveteurs, les services d’ambulance et les
équipes chargées du contrôle des matières dangereuses.
services essentiels
essential services
Fourniture des ressources nécessaires pour que les systèmes de sûreté d’une centrale
nucléaire restent opérationnels en permanence (p. ex. électricité, gaz, eau, air
comprimé, combustible, lubrifiants).
seuil de décision
decision limit
Voir activité minimale significative (AMS).
247
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
seuil de détection
detection limit, lower limit of detection
Voir activité minimale détectable (AMD).
sievert (Sv)
sievert (Sv)
Unité SI de la dose équivalente et de la dose efficace, égale à 1 J/kg.
situation d’exposition d’urgence
emergency exposure situation
Voir situations d’exposition.
situation d’exposition existante
existing exposure situation
Voir situations d’exposition.
situation d’exposition planifiée
planned exposure situation
Voir situations d’exposition.
situation d’urgence
emergency
Situation ou événement inhabituel qui nécessite une action rapide
essentiellement pour atténuer un danger ou des conséquences défavorables pour
la vie et la santé des personnes, les biens et l’environnement.
Il s’agit aussi bien de situations d’urgence nucléaire ou radiologique que de
situations d’urgence classique telles que les incendies, le rejet de produits chimiques
dangereux, les tempêtes ou les séismes.
Sont incluses les situations dans lesquelles il est justifié d’entreprendre une action
rapide pour atténuer les effets d’un danger perçu.
Les termes et les définitions relatifs à une situation d’urgence sont tirés de la
publication GSR Part 7 [15].
Voir aussi classe d’urgence.
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S
situation d’urgence dans l’installation
facility emergency
Voir classe d’urgence.
situation d’urgence générale
general emergency
Voir classe d’urgence.
situation d’urgence nucléaire
nuclear emergency
Voir situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
situation d’urgence nucléaire ou radiologique
nuclear or radiological emergency, radiation emergency
Situation d’urgence dans laquelle la cause du danger réel ou perçu est :
a) l’énergie résultant d’une réaction nucléaire en chaîne ou de la
décroissance des produits d’une réaction en chaîne ; ou
b) une exposition à des rayonnements.
Le point a) correspond approximativement à une situation d’urgence nucléaire
{nuclear emergency} et le point b) à une situation d’urgence radiologique
{radiological emergency}. Toutefois, cette distinction n’est pas rigoureuse.
situation d’urgence radiologique
radiological emergency
Voir situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
situation d’urgence sur le site
site area emergency
Voir classe d’urgence.
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S
situation d’urgence transnationale
transnational emergency
Situation d’urgence nucléaire ou radiologique ayant une importance
radiologique réelle, potentielle ou perçue pour plusieurs États.
Il peut s’agir notamment des cas suivants :
1) un rejet transfrontière important de matières radioactives (toutefois, une situation
d’urgence transnationale ne suppose pas nécessairement un rejet transfrontière
important de matières radioactives) ;
2) une situation d’urgence générale dans une installation ou autre événement
pouvant entraîner un rejet transfrontière important (dans l’atmosphère ou dans
l’eau) de matières radioactives ;
3) la découverte de la perte ou de l’enlèvement illicite d’une source dangereuse qui
a traversé, ou dont on soupçonne qu’elle a traversé, une frontière nationale ;
4) une situation d’urgence entraînant une perturbation importante du commerce ou
des voyages internationaux ;
5) une situation d’urgence justifiant la mise en œuvre d’actions protectrices au
bénéfice de ressortissants étrangers ou d’ambassades dans l’État dans lequel elle
se produit ;
6) une situation d’urgence causant ou pouvant causer des effets déterministes graves
et impliquant une défaillance et/ou un problème (matériel ou logiciel) qui pourrait
avoir des incidences graves pour la sûreté au plan international ;
7) une situation d’urgence suscitant ou pouvant susciter de graves préoccupations au
sein de la population de plusieurs États en raison du danger radiologique réel ou
perçu.
situations d’exposition
exposure situations
! La situation d’exposition est déterminée par les circonstances dans lesquelles une
ou des personnes sont exposées ; elle ne peut servir à caractériser une juridiction
ou une zone géographique, par exemple, bien qu’on ait parfois recours à une telle
généralisation pour des raisons pratiques.
Trois grands types de situations d’exposition ont servi de base à l’établissement
des prescriptions de sûreté énoncées dans la publication GSR Part 3 [1]. Les
caractéristiques des « situations » (reprises de la réf. [26]) ne sont pas clairement
délimitées ni conceptuellement distinctes, et les descriptions des trois types de
situations d’exposition ne suffisent pas toujours pour déterminer sans équivoque le
type de situation d’exposition qui s’applique dans des circonstances particulières.
Dans les normes de sûreté, le type de situation d’exposition correspondant le mieux
à des circonstances particulières est déterminé compte tenu de considérations
pratiques.
situation d’exposition d’urgence {emergency exposure situation}.
Situation d’exposition qui survient à la suite d’un accident, d’un acte
malveillant ou de tout autre événement imprévu et face à laquelle une
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S
action rapide doit être menée afin d’éviter ou de réduire les conséquences
néfastes.
L’exposition dans une situation d’urgence peut être une exposition professionnelle
et une exposition du public ; il peut s’agir d’une exposition non planifiée résultant
directement de la situation d’exposition d’urgence et d’une exposition planifiée des
membres des équipes d’intervention et des assistants dans une situation d’urgence
qui interviennent pour atténuer les conséquences de la situation d’urgence.
L’exposition dans une situation d’urgence ne peut être réduite que par des actions
protectrices et d’autres actions d’intervention.
situation d’exposition existante {existing exposure situation}. Situation
d’exposition qui existe déjà lorsqu’une décision quant à la nécessité d’un
contrôle doit être prise.
Les situations d’exposition existante comprennent l’exposition au rayonnement de
fond naturel qui se prête à un contrôle, l’exposition due aux matières radioactives
résiduelles provenant de pratiques passées qui n’ont jamais été soumises à un
contrôle réglementaire et l’exposition due aux matières radioactives résiduelles
résultant d’une situation d’urgence nucléaire ou radiologique après la déclaration de
la fin de la situation d’urgence.
Voir le paragraphe 5.1 et la prescription 52 de la publication GSR Part 3 [1].
situation d’exposition planifiée {planned exposure situation}. Situation
d’exposition résultant de l’exploitation planifiée d’une source ou d’une
activité planifiée donnant lieu à une exposition due à une source.
Des dispositions en matière de protection et sûreté pouvant être prises avant la mise
en œuvre de l’activité considérée, les expositions y associées et la probabilité de leur
occurrence peuvent être restreintes d’emblée.
Le principal moyen de maîtriser l’exposition dans les situations d’exposition
planifiée réside dans une bonne conception des installations, des équipements et des
procédures d’exploitation. Dans les situations d’exposition planifiée, on s’attend à
un certain niveau d’exposition.
SL-1, SL-2
SL-1, SL-2
Gradation des mouvements du sol (représentant les effets potentiels des
séismes) prise en compte dans la base de conception d’une installation.
SL-1 correspond à un séisme moins grave mais plus probable que SL-2.
Dans certains États, SL-1 correspond à un palier dont la probabilité d’être dépassé est
de 10-2 par an, et SL-2 à un palier dont la probabilité d’être dépassé est de 10-4 par an.
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S
sorption
sorption
Interaction d’un atome, d’une molécule ou d’une particule avec la surface
solide d’une interface solide-solution ou solide-gaz.
Terme employé dans le contexte de la migration des radionucléides pour décrire
l’interaction de ces derniers avec le sol ou la roche hôte dans les eaux interstitielles
ou souterraines, et avec les sédiments en suspension et les matériaux du lit dans les
eaux de surface.
Terme général qui englobe l’absorption {absorption} (interactions se produisant
surtout dans les pores des solides) et l’adsorption {adsorption} (interactions se
produisant à la surface des solides).
Les processus en jeu peuvent à leur tour être divisés entre chimisorption
{chemisorption} (liaison chimique avec le substrat) et physisorption {physisorption}
(attraction physique, due par exemple à des forces électrostatiques faibles).
Dans la pratique, il est parfois difficile de faire la distinction entre la sorption et
d’autres facteurs influant sur la migration, comme la filtration et la dispersion.
source
source
1. Toute chose pouvant provoquer une exposition à des rayonnements —
par exemple en émettant des rayonnements ionisants ou en libérant des substances
radioactives ou des matières radioactives — et être considérée comme une entité
unique aux fins de la protection et de la sûreté.
Ainsi, les matériaux émettant du radon sont des sources dans l’environnement ;
un irradiateur gamma de stérilisation est une source associée à la pratique de la
radioconservation des denrées alimentaires et à la stérilisation d’autres produits ;
un appareil à rayons X peut servir de source pour la pratique du radiodiagnostic ;
une centrale nucléaire intervient dans la pratique de la production d’électricité par
fission nucléaire et peut être considérée comme une source (p. ex. pour ce qui est
des rejets dans l’environnement) ou un ensemble de sources (p. ex. aux fins de la
radioprotection professionnelle).
Une installation complexe ou multiple se trouvant sur un emplacement ou un
site peut, le cas échéant, être considérée comme une source unique aux fins de
l’application des normes de sûreté.
source de rayonnements {radiation source}. [Générateur de rayonnements,
source radioactive ou autre matière radioactive hors des cycles du
combustible nucléaire des réacteurs de recherche et de puissance.]
! Terme défini dans l’édition de 2001 du Code de conduite sur la sûreté et la sécurité
des sources radioactives, mais pas dans l’édition de 2004 (voir la réf. [14]).
source naturelle {natural source}. Source de rayonnements naturellement
présente, comme le soleil et les étoiles (sources de rayons cosmiques) et
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S
les roches et le sol (sources terrestres de rayonnements), ou toute autre
matière dont la radioactivité est, dans la pratique, due exclusivement à des
radionucléides d’origine naturelle, comme les produits et les résidus du
traitement des minerais, à l’exclusion des matières radioactives destinées
à être utilisées dans une installation nucléaire et des déchets radioactifs
produits dans une installation nucléaire.
On peut citer comme exemples les matières radioactives naturelles associées au
traitement des matières premières (p. ex. les matières d’alimentation, les produits
intermédiaires, les produits finals, les coproduits et les déchets).
2. Matière radioactive utilisée comme source de rayonnements.
Comme les sources utilisées dans les applications médicales ou les instruments
industriels. Il s’agit bien sûr de sources au sens (1), mais l’emploi de ce terme au
sens (2) est moins général.
source dangereuse {dangerous source}. Source qui peut, si elle n’est pas
sous contrôle, donner lieu à une exposition suffisante pour causer des effets
déterministes graves. Cette catégorisation sert à déterminer la nécessité de
prendre des dispositions d’urgence et ne doit pas être confondue avec la
catégorisation des sources utilisée à d’autres fins.
L’expression source dangereuse renvoie aux quantités dangereuses de matières
radioactives (valeurs D) recommandées dans la réf. [55].
source non scellée {unsealed source}. Source radioactive dans laquelle la
matière radioactive n’est ni a) enfermée de manière permanente dans une
capsule ni b) fixée sous forme solide.
source orpheline {orphan source}. Source radioactive qui n’est pas
soumise à un contrôle réglementaire, soit parce qu’elle n’a jamais fait
l’objet d’un tel contrôle, soit parce qu’elle a été abandonnée, perdue,
égarée, volée ou cédée sans autorisation appropriée. (Voir la réf. [14].)
source radioactive {radioactive source}.
1. Source contenant des matières radioactives qui sont utilisées comme
source de rayonnements.
2. [Matière radioactive qui est enfermée de manière permanente dans
une capsule ou fixée sous forme solide et qui n’est pas exemptée du contrôle
réglementaire. Ce terme englobe les matières radioactives qui sont rejetées si
la source radioactive fuit ou est brisée, mais pas les matières enfermées aux
fins du stockage définitif, ni les matières nucléaires faisant partie des cycles
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S
du combustible nucléaire des réacteurs de recherche et de puissance.] (Voir
la réf. [14].)
! Cette définition est spécifique du Code de conduite sur la sûreté et la sécurité des
sources radioactives [14].
source retirée du service {disused source}. Source radioactive qui n’est
plus utilisée et n’est plus destinée à l’être dans le cadre de la pratique pour
laquelle une autorisation a été octroyée. (Voir la réf. [14].)
! Une source retirée du service peut toujours présenter un danger radiologique
important. Elle diffère d’une source usée en ce qu’elle peut rester fonctionnelle mais
être retirée du service parce qu’elle n’est plus nécessaire.
La Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et sur la
sûreté de la gestion des déchets radioactifs [5] mentionne les « sources scellées
retirées du service », mais ne les définit pas.
source scellée retirée du service {disused sealed source}. Source
radioactive comprenant des matières radioactives enfermées de manière
permanente dans une capsule ou fixées sous forme solide (à l’exclusion des
éléments combustibles pour réacteurs) qui n’est plus utilisée et n’est plus
destinée à l’être dans le cadre de la pratique pour laquelle une autorisation
a été octroyée.
Cette définition est basée sur les définitions des termes source retirée du service
(voir ci-dessus) et source scellée (voir ci-dessous).
source scellée {sealed source}. Source radioactive dans laquelle la matière
radioactive est a) enfermée de manière permanente dans une capsule ou b)
fixée sous forme solide.
La définition qui figure dans la Convention commune sur la sûreté de la gestion
du combustible usé et sur la sûreté de la gestion des déchets radioactifs [5] est
« matières radioactives qui sont enfermées d’une manière permanente dans une
capsule ou fixées sous forme solide, à l’exclusion des éléments combustibles pour
réacteurs ».
L’expression matière radioactive sous forme spéciale, employée dans le contexte du
transport des matières radioactives, a essentiellement le même sens.
Source scellée retirée du service : voir ci-dessus source retirée du service.
source usée {spent source}. Source qui n’est plus à même de remplir la
fonction à laquelle elle est destinée en raison de la décroissance radioactive.
! Une source usée peut continuer de présenter un danger radiologique.
source vulnérable {vulnerable source}. Source radioactive sur laquelle le
contrôle exercé n’est pas suffisant pour donner une assurance de sûreté et
de sécurité à long terme et qui pourrait donc être acquise assez facilement
par des personnes non autorisées.
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S
source dangereuse
dangerous source
Voir source (2).
source de rayonnements
radiation source
Voir source (1).
source froide ultime
ultimate heat sink
Milieu auquel la chaleur résiduelle peut toujours être transférée, même si
tous les autres moyens permettant d’évacuer la chaleur ne sont plus disponibles
ou sont insuffisants.
Il s’agit normalement d’une masse d’eau ou de l’atmosphère.
source naturelle
natural source
Voir source (1).
source non scellée
unsealed source
Voir source (2).
source orpheline
orphan source
Voir source (2).
source radioactive
radioactive source
Voir source (2).
255
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S
source retirée du service
disused source
Voir source (2).
source scellée
sealed source
Voir source (2).
source scellée retirée du service
disused sealed source
Voir source (2) : source retirée du service.
source usée
spent source
Voir source (2).
source vulnérable
vulnerable source
Voir source (2).
spécialiste de l’évaluation radiologique
radiological assessor
Personne ou équipe qui, dans une situation d’urgence nucléaire ou
radiologique, aide l’exploitant ou les organismes d’intervention hors du site
en procédant à des études radiologiques, à des évaluations de la dose et à des
contrôles de la contamination, en assurant la radioprotection des membres des
équipes d’intervention et en formulant des recommandations concernant les
actions protectrices et les autres actions d’intervention.
Il peut s’agir du responsable de la radioprotection.
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S
spectre de réponse
response spectrum
Courbe, calculée à partir d’un accélérogramme, qui représente la réponse
maximale pour ce qui est de l’accélération, de la vitesse ou du déplacement
d’un oscillateur linéaire amorti à un seul degré de liberté (avec un rapport
d’amortissement donné) en fonction de la fréquence ou période de vibration
naturelle de cet oscillateur.
spectre de réponse d’aléa uniforme
uniform hazard response spectrum
Spectre de réponse pour lequel la probabilité de dépassement est égale pour
chacune des ordonnées.
sphère CIUR
ICRU sphere
Sphère de 30 cm de diamètre, faite de matériau équivalent tissu, d’une
densité de 1 g/cm3 et ayant la composition massique suivante : 76,2 % d’oxygène,
11,1 % de carbone, 10,1 % d’hydrogène et 2,6 % d’azote.
La sphère CIUR (Commission internationale des unités et des mesures radiologiques)
sert de fantôme de référence pour la définition des grandeurs d’équivalent de dose.
Voir la réf. [34].
stade de la préparation
preparedness stage
Voir préparation des interventions d’urgence.
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S
stade final
end point (1, 2), end state (2)
1. Dernier stade d’un processus, notamment le stade auquel un effet est
observé.
2. Critère prédéterminé définissant le stade auquel une tâche ou un
processus spécifiques sont considérés comme terminés.
Cette acception est souvent utilisée dans le contexte de la décontamination ou de la
remédiation, où le stade final correspond généralement au niveau de contamination
en dessous duquel il n’est pas considéré nécessaire de poursuivre la décontamination
ou la remédiation.
Dans le contexte du déclassement, désigne l’état final d’une installation une fois les
activités de déclassement terminées ; dans le contexte de la remédiation, désigne
l’état final d’un site une fois les activités de déclassement et/ou de remédiation
achevées, y compris l’approbation des conditions radiologiques et physiques du site
et des structures restantes.
statistique bayésienne
Bayesian statistics
La statistique bayésienne constitue une méthode d’inférence probabiliste qui repose
sur la définition d’une distribution a priori pour chacun des paramètres inconnus,
suivie de l’application du théorème de Bayes destinée à intégrer les informations
complémentaires apportées par les données.
La statistique bayésienne peut être utilisée en volcanologie, par exemple, comme
méthode pouvant aider à restreindre les résultats et les estimations d’incertitudes
de la modélisation statistique et numérique, en tirant parti de toutes les données et
les informations pertinentes disponibles. La statistique fréquentiste, en revanche,
se fonde sur des schémas d’événements passés pour modéliser la probabilité qu’un
événement se produise à l’avenir.
Les méthodes bayésiennes peuvent intégrer davantage d’informations géologiques
dans l’estimation d’une probabilité de réalisation que ne le permet une approche
fréquentiste.
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S
stockage définitif
disposal
1. Mise en place de déchets dans une installation appropriée sans intention
de les récupérer.
! Dans les publications de l’AIEA, l’expression stockage définitif doit être employée
uniquement avec le sens plus restreint défini ci-dessus.
! Dans de nombreux cas, le seul élément important de cette définition est la distinction
entre stockage définitif (sans intention de récupération) et entreposage (avec intention
de récupération). Dans ces cas, une définition n’est pas nécessaire ; la distinction
peut être faite par une note de bas de page lorsque l’expression stockage définitif
ou entreposage est employée la première fois (p. ex. « l’emploi de l’expression
stockage définitif indique qu’il n’y a pas d’intention de récupérer les déchets. Si la
récupération des déchets est envisagée ultérieurement à un moment quelconque, on
emploie le terme entreposage. »).
! L’expression stockage définitif suppose que la récupération n’est pas envisagée et
qu’elle ne pourrait se faire que si l’on prenait délibérément des mesures pour avoir
de nouveau accès aux déchets. Cela ne veut pas dire qu’elle est impossible.
Dans le cas de l’entreposage dans une installation mixte d’entreposage et de
stockage définitif, pour laquelle il peut être décidé au moment de sa fermeture de
retirer les déchets entreposés pendant l’exploitation de l’installation d’entreposage
ou de les stocker définitivement en les coulant dans du béton, la question de savoir si
on a l’intention de les récupérer peut être laissée en suspens jusqu’au moment de la
fermeture de l’installation.
Opposé : entreposage.
2. [Mise en place de combustible usé ou de déchets radioactifs dans une
installation appropriée sans intention de les récupérer.] (Voir la réf. [5].)
3. Action ou processus visant à se débarrasser de déchets sans intention de
les récupérer.
stockage définitif des déchets
waste disposal
Voir stockage définitif.
stockage définitif direct
direct disposal
Stockage définitif du combustible usé comme déchet.
L’expression « stockage définitif à moyenne profondeur » est parfois employée pour
le stockage définitif de déchets de faible ou moyenne activité, par exemple en puits
(c.-à-d. entre le stockage définitif en surface ou à faible profondeur et le stockage
géologique).
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S
stockage définitif en surface ou à faible profondeur
near surface disposal
Stockage définitif, sous des structures artificielles, avec ou sans barrières
artificielles additionnelles, dans une installation de stockage définitif en surface
ou à faible profondeur.
stockage géologique
geological disposal
Stockage définitif dans une installation de stockage géologique.
Voir aussi dépôt.
stockage géologique subocéanique
sub-seabed disposal
Stockage définitif dans une installation de stockage géologique dans la
roche sous-jacente au plancher océanique.
structure
structure
Voir structures, systèmes et composants.
structure sismogénique
seismogenic structure
Structure qui montre une activité sismique ou qui porte les traces d’une
ancienne rupture de surface ou d’un paléoséisme, et qui est susceptible de
provoquer des macroséismes au cours d’une période considérée.
structures, systèmes et composants (SSC)
structures, systems and components (SSCs)
Expression générale englobant tous les éléments d’une installation ou
d’une activité qui contribuent à la protection et à la sûreté, à l’exception des
facteurs humains.
Les facteurs humains peuvent être pris en compte dans les structures, systèmes et
composants dans la mesure où l’ergonomie – l’étude de l’efficacité des personnes
dans leur milieu de travail – est un élément de la conception de ces derniers.
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S
Voir aussi composants du cœur.
composant {component}. Un des éléments qui constituent un système.
Il peut s’agir d’un composant de matériel (p. ex. câbles, transistors, circuits intégrés,
moteurs, relais, solénoïdes, conduites, garnitures, pompes, réservoirs, valves)
ou d’un composant de logiciel (p. ex. modules, routines, programmes, fonctions
logicielles).
Un composant peut être constitué d’autres composants.
Voir aussi composant actif, composant passif et composants du cœur.
structure {structure}. Élément passif (p. ex. bâtiments, cuves, blindage).
système {system}. Ensemble de composants qui interagissent selon un
modèle pour remplir une fonction (active) précise. Un système peut avoir
parmi ses éléments un autre système, appelé « sous-système ».
Exemples : systèmes mécaniques, systèmes électriques et systèmes de
contrôle-commande.
Voir aussi structures, systèmes et composants : composant.
substance radioactive
radioactive substance
Voir matière radioactive (1).
substitut de tissu
tissue substitute
Voir matériau équivalent tissu.
sur le site, sur site (zone)
on-site (area)
À l’intérieur de la zone du site.
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S
sur le territoire
through or into
Sur le territoire des pays à travers ou dans lesquels un envoi est transporté,
à l’exclusion expresse de leurs espaces aériens dans lesquels un envoi peut être
transporté, à condition qu’aucune escale ne soit prévue dans ces pays (voir la
publication SSR-6 (Rev. 1) [2]).
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport [2], devrait être évitée
ailleurs.
sur site (zone)
on-site (area)
Voir sur le site.
suremballage
overpack
1. Voir gestion des déchets radioactifs (1).
2. Contenant utilisé par un seul expéditeur pour faciliter l’envoi d’un ou de
plusieurs colis formant une seule unité rendant la manutention et l’arrimage plus
aisés durant le transport. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
sûreté
safety
Voir sûreté (nucléaire) et protection et sûreté.
Dans les Principes fondamentaux de sûreté (Fondements de sûreté de l’AIEA),
l’usage général du terme sûreté (au sens de protection et sûreté) est expliqué comme
suit (publication SF-1 [17], paragraphes 3.1 et 3.2) :
« 3.1. Pour les besoins de la présente publication, ‘sûreté’ s’entend de la protection
des personnes et de l’environnement contre les risques radiologiques, et de la sûreté
des installations et des activités donnant lieu à des risques radiologiques. Le terme
‘sûreté’ tel qu’employé ici et dans les normes de sûreté de l’AIEA comprend la
sûreté des installations nucléaires, la sûreté radiologique, la sûreté de la gestion des
déchets radioactifs et la sûreté du transport des matières radioactives, mais exclut
les aspects non radiologiques de la sûreté.
« 3.2. La sûreté concerne à la fois les risques radiologiques existant dans les
conditions normales et ceux qui sont la conséquence d’incidents4, de même que
les éventuelles conséquences directes de la perte de contrôle du cœur d’un réacteur
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
S
nucléaire, d’une réaction en chaîne, d’une source radioactive ou de toute autre
source de rayonnements. Les mesures de sûreté comprennent des actions visant à
prévenir les incidents et des dispositions prises pour atténuer les conséquences de
ces derniers s’ils devaient survenir.
« 4 Les ‘incidents’ comprennent les événements initiateurs, les précurseurs
d’accidents, les incidents évités de peu, les accidents et les actes non autorisés
(notamment les actes malveillants et non malveillants). »
sûreté (nucléaire)
(nuclear) safety
Obtention de conditions d’exploitation correctes, prévention des accidents
et atténuation de leurs conséquences, avec pour résultat la protection des
travailleurs, du public et de l’environnement contre des risques radiologiques
indus.
Souvent abrégé en sûreté dans les publications de l’AIEA sur la sûreté nucléaire.
Sauf indication contraire, sûreté signifie sûreté nucléaire, en particulier lorsque
d’autres types de sûreté (par exemple, la sûreté incendie, la sûreté industrielle
générale) sont aussi examinés.
Voir sous protection et sûreté une analyse du rapport entre sûreté nucléaire
et radioprotection.
sûreté de fonctionnement
dependability
Terme général décrivant la fiabilité globale d’un système, c’est-à-dire
le degré de confiance que l’on peut raisonnablement accorder à ce système.
La fiabilité, la disponibilité et la sûreté sont des attributs de la sûreté de
fonctionnement.
sûreté des sources radioactives
safety of radioactive sources
[Mesures destinées à réduire le plus possible la probabilité d’accidents
impliquant des sources radioactives et, au cas où un tel accident se produirait, à
en atténuer les conséquences.] (Voir la réf. [14].)
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S
surveillance
monitoring (1), surveillance (2)
1. Mesure des paramètres radiologiques ou autres, ou détermination de
l’état d’un système, d’une structure ou d’un composant de façon continue ou
périodique.
Il peut être procédé à un échantillonnage préalablement à l’exécution d’une mesure.
2. Type d’inspection visant à vérifier l’intégrité d’une installation ou d’une
structure.
Par exemple, dans le contexte d’une installation de stockage définitif de déchets
radioactifs, le terme surveillance désigne l’inspection physique de l’installation
effectuée pour vérifier l’intégrité de cette dernière et la capacité de protection et de
préservation des barrières passives.
surveillance de l’état
condition monitoring
Tests, inspections, mesures ou suivi de l’évolution de la performance ou
des caractéristiques physiques des structures, systèmes et composants, de façon
continue ou périodique, visant à indiquer la performance actuelle et future et le
risque de défaillance.
La surveillance de l’état est généralement effectuée de manière non intrusive.
surveillance de la santé des travailleurs
workers’ health surveillance
Suivi médical dont l’objet est de s’assurer que les travailleurs sont et
demeurent aptes à remplir les tâches auxquelles ils sont affectés.
surveillance des volcans
volcano monitoring
Surveillance géophysique, géochimique et géologique visant à estimer
l’éventualité d’une prochaine éruption volcanique, à prévoir le début de
l’éruption, à comprendre une éruption en cours et à évaluer les risques
volcaniques possibles découlant d’une éruption.
Des instruments tels que sismomètres, récepteurs du Système mondial de
localisation, inclinomètres, magnétomètres, capteurs de gaz, caméras et autres
instruments connexes, sont installés sur le volcan et dans son périmètre pour en
264
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S
évaluer l’activité volcanique, définir l’instabilité volcanique et estimer la possibilité
d’une éruption volcanique.
La télédétection par satellite est parfois très efficace pour surveiller l’évolution dans
le temps des volcans sur les plans thermique, topographique et géologique.
système
system
Voir structures, systèmes et composants.
système actionneur de sûreté
safety actuation system
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
système d’isolement
confinement system
Assemblage des composants de l’emballage et des matières fissiles spécifié
par le concepteur et approuvé ou agréé par l’autorité compétente pour assurer la
sûreté-criticité. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
Un système d’isolement, au sens du Règlement de transport [2], a pour principale
fonction de maîtriser la criticité (tandis que l’enveloppe de confinement a pour
fonction d’empêcher la fuite de matières radioactives).
système de gestion
management system
Ensemble d’éléments interdépendants ou interactifs (système) qui sert à
établir les politiques et les objectifs, et permet d’atteindre ces objectifs de façon
efficiente et efficace.
Les éléments d’un système de gestion incluent la structure, les ressources et les
processus de l’organisme.
La gestion peut être définie (ISO 9000) [39] comme les activités coordonnées
permettant d’orienter et de contrôler un organisme.
Le système de gestion intègre tous les éléments d’un organisme en un ensemble
cohérent permettant d’atteindre tous les objectifs de l’organisme. Ces éléments
incluent la structure, les ressources et les processus.
Le personnel, le matériel et la culture organisationnelle, de même que les politiques
et les processus consignés, font partie du système de gestion.
Les processus organisationnels doivent couvrir la totalité des prescriptions
concernant l’organisme telles qu’établies, par exemple, dans les normes de sûreté de
l’AIEA et d’autres codes et normes internationaux.
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S
système intégré de gestion {integrated management system}. Système de
gestion des installations et activités unique et cohérent dans lequel tous
les éléments d’un organisme sont intégrés pour permettre à cet organisme
d’atteindre ses objectifs.
Ces éléments intégrés incluent la structure, les ressources et les processus de
l’organisme.
système de protection
protection system
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
système de stockage définitif
disposal system
Voir installation de stockage définitif.
système de sûreté
safety system
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
système intégré de gestion
integrated management system
Voir système de gestion.
système lié à la sûreté
safety related system
Voir équipements de la centrale (pour une centrale nucléaire).
système ultime d’évacuation de la chaleur
ultimate heat transport system
Systèmes et composants nécessaires à l’évacuation de la chaleur résiduelle
vers la source froide ultime après l’arrêt.
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T
tâche de sûreté
safety task
Détection d’une ou de plusieurs variables révélatrices d’un événement
initiateur postulé, traitement du signal, déclenchement et exécution des actions
de sûreté prescrites pour éviter le dépassement des limites spécifiées dans la base
de conception, et déclenchement et exécution de certains services des dispositifs
auxiliaires des systèmes de sûreté.
tâche protectrice
protective task
Mise en œuvre, au minimum, des actions protectrices nécessaires pour que
la tâche de sûreté requise par un événement initiateur donné soit exécutée.
tampon
buffer
Toute substance placée autour d’un colis de déchets dans une installation
de stockage définitif comme barrière pour limiter le contact des eaux souterraines
avec ce colis et réduire par sorption et précipitation le rythme d’une migration
éventuelle de radionucléides à partir des déchets.
Il est clair que cette définition ci-dessus s’applique spécifiquement à la sûreté de
la gestion des déchets radioactifs. Le terme « tampon » (comme dans « solution
tampon ») est aussi utilisé, dans son sens scientifique habituel (et donc généralement
sans définition particulière), dans des contextes divers.
technicien en radiologie médicale
medical radiation technologist
Professionnel de santé qui a reçu une formation théorique et pratique
spécialisée à la technologie des utilisations médicales des rayonnements et qui
est qualifié pour exécuter des actes radiologiques, sur délégation du praticien
radiologue, dans une ou plusieurs spécialités de la technologie des utilisations
médicales des rayonnements.
La compétence des personnes est normalement évaluée par l’État grâce à un
mécanisme formel d’enregistrement, d’habilitation ou d’agrément des techniciens
en radiologie médicale dans les diverses spécialités (radiologie diagnostique,
radiothérapie, médecine nucléaire, par exemple).
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T
Les États n’ayant pas encore mis un tel mécanisme en place devraient évaluer la
formation théorique et pratique ainsi que la compétence de toute personne proposée
par le titulaire de licence pour faire fonction de technicien en radiologie médicale
et décider, sur la base des normes internationales ou des normes d’un État où un
tel système existe, si cette personne pourrait assumer les fonctions de technicien en
radiologie médicale, dans la spécialité requise.
témoin
control
Référence utilisée pour vérifier les conclusions tirées d’une expérience.
En matière de protection et sûreté, le témoin est le plus souvent un échantillon ou un
groupe de personnes qui n’a pas été exposé aux rayonnements d’une source donnée ;
les effets particuliers dans un échantillon ou un groupe de personnes exposé sont
comparés aux effets dans l’échantillon ou le groupe témoin pour avoir une indication
de ceux qui pourraient être attribués à l’exposition.
Par exemple, une étude de cas-témoin est un type fréquent d’étude épidémiologique
dans laquelle l’incidence d’effets sanitaires (les « cas ») dans une population qui a
été exposée aux rayonnements d’une source particulière est comparée à l’incidence
de ces mêmes effets dans une population similaire (les « témoins ») qui n’a pas été
exposée, pour savoir si l’exposition due à la source pourrait être à l’origine de ces
effets.
temps de réponse (d’un composant)
response time (of a component)
Temps mis par un composant pour atteindre un état de sortie donné à
compter du moment où il reçoit un signal lui imposant de prendre cet état de
sortie.
terme source
source term
Volume et composition isotopique des rejets (ou rejets postulés) de matière
radioactive d’une installation.
Expression utilisée pour la modélisation des rejets de radionucléides dans
l’environnement, en particulier quand il s’agit d’accidents dans des installations
nucléaires ou de rejets provenant de déchets radioactifs dans des dépôts.
268
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T
thorium non irradié
unirradiated thorium
Thorium ne contenant pas plus de 10–7 g d’233U par gramme de 232Th. (Voir
la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
Bien que l’on emploie l’expression thorium non irradié, ce dont il s’agit est moins
de savoir si le thorium a été irradié que si la teneur en 233U (matière fissile) est
nettement supérieure aux niveaux (traces) présents dans le thorium naturel.
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
[thoron]
[thoron]
Radon 220.
! Cette acception, qui n’est plus utilisée dans les normes de sûreté de l’AIEA, devrait
être évitée.
titulaire d’enregistrement
registrant
Détenteur d’un enregistrement valide.
titulaire de licence
licensee
Détenteur d’une licence valide. Le titulaire de licence est la personne ou l’organisme
qui a la responsabilité générale d’une installation ou d’une activité.
traitement
treatment
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
transfert autorisé
authorized transfer
Transfert, d’un exploitant à un autre, de la responsabilité réglementaire de
matières radioactives spécifiées.
! Cela n’entraîne pas nécessairement de mouvement des matières elles-mêmes.
269
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T
transfert linéique d’énergie (TLE), L∆
linear energy transfer (LET), L∆
Défini en général comme suit :
dE
L∆ =
d ∆
où dE est l’énergie perdue sur une distance d et ∆ une limite supérieure
applicable à l’énergie transférée en une seule collision.
Mesure du transfert d’énergie des rayonnements à la matière exposée en fonction de
la distance. Un transfert linéique d’énergie élevé indique que l’énergie est déposée
sur une faible distance.
L∞ (c.-à.-d. avec ∆ = ∞) est appelé transfert linéique d’énergie non restreint
{unrestricted linear energy transfer} dans la définition du facteur de qualité.
L∆ est aussi appelé pouvoir d’arrêt par collision linéique restreint {restricted linear
collision stopping power}.
transfert linéique d’énergie non restreint
unrestricted linear energy transfer
Voir transfert linéique d’énergie (TLE).
transformation (des déchets)
processing (of waste)
Voir gestion des déchets radioactifs (1).
transitoire anticipé sans arrêt d’urgence
anticipated transient without scram (ATWS)
Pour un réacteur nucléaire, accident dont l’événement initiateur est un
incident de fonctionnement prévu et lors duquel le système d’arrêt rapide du
réacteur ne fonctionne pas.
transport
transport, transportation
1. Mouvement physique délibéré de matières radioactives (autres que
celles faisant partie de dispositifs de propulsion) d’un endroit à un autre.
270
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T
transport nucléaire international {international nuclear transport}.
[Transport de matières nucléaires conditionnées en vue d’un envoi par tout
moyen de transport lorsqu’il doit franchir les frontières de l’État sur le
territoire duquel il a son origine, à compter de son départ d’une installation
de l’expéditeur dans cet État et jusqu’à son arrivée dans une installation
du destinataire sur le territoire de l’État de destination finale.] (Voir les
réf. [40] à [43].)
L’acte final de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires et
des installations nucléaires a été approuvé le 8 juillet 2005.
Dans des textes plus récents, on trouve l’expression mouvement transfrontière pour
désigner un concept similaire.
2. Mouvement de quelque chose résultant d’un transfert par un milieu.
Terme général utilisé quand plusieurs processus différents sont en jeu. Les exemples
les plus courants sont le transport de chaleur – combinaison d’advection, de
convection, etc., dans un milieu refroidissant – et le transport de radionucléides dans
l’environnement qui peut englober des processus tels que l’advection, la diffusion, la
sorption et l’absorption.
[transport nucléaire international]
[international nuclear transport]
Voir transport (1).
transporteur
carrier
Personne, organisme ou gouvernement qui entreprend d’acheminer des
matières radioactives par un moyen de transport quelconque.
Le terme couvre à la fois le transporteur pour compte d’autrui et le transporteur
pour compte propre. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
travailleur
worker
Toute personne qui travaille à plein temps, à temps partiel ou temporairement
pour le compte d’un employeur et à qui sont reconnus des droits et des devoirs en
matière de radioprotection professionnelle.
Un travailleur indépendant est considéré comme ayant les devoirs à la fois d’un
employeur et d’un travailleur.
271
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
T
type d’absorption pulmonaire
lung absorption type
Classification employée pour distinguer les différentes vitesses auxquelles
des radionucléides inhalés sont transférés des voies respiratoires vers le sang.
Dans la référence [38], les matières sont classées selon quatre types d’absorption
pulmonaire :
a) type V (très rapide) : matières qui, à des fins dosimétriques, sont censées être
absorbées instantanément dans le sang ;
b) type F (rapide) : matières qui sont facilement absorbées dans le sang ;
c) type M (modérée) : matières dont la vitesse d’absorption dans le sang est
moyenne ;
d) type S (lente) : matières qui sont relativement insolubles et dont la vitesse
d’absorption dans le sang est lente.
Les types d’absorption pulmonaire remplacent les [classes d’inhalation]
{[inhalation classes]} indiquées en jours (D), mois (M) et années (Y) auparavant
recommandées dans les références [20] à [22].
Les types d’absorption pulmonaire F, M et S correspondent grosso modo
respectivement aux classes d’inhalation D, M et Y.
Voir aussi facteur de transfert dans l’intestin, concept similaire pour les
radionucléides ingérés dans le tractus gastro-intestinal.
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U
uranium appauvri
depleted uranium
Uranium contenant un pourcentage en masse d’235U inférieur à celui de
l’uranium naturel. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
uranium enrichi
enriched uranium
Uranium contenant un pourcentage en masse d’235U supérieur à 0,72 %.
(Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
uranium enrichi en uranium 235 ou 233
uranium enriched in the isotope uranium-235 or uranium-233
Uranium contenant soit de l’235U, soit de l’233U, soit ces deux isotopes,
en quantité telle que le rapport entre la somme de ces deux isotopes et l’238U
soit supérieur au rapport entre l’235U et l’238U dans l’uranium naturel (voir les
réf. [40] à [44]).
L’acte final de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires et
des installations nucléaires a été approuvé le 8 juillet 2005.
uranium faiblement enrichi (UFE)
low enriched uranium (LEU)
Uranium enrichi contenant moins de 20 % d’235U. L’UFE est considéré
comme un produit fissile spécial et une matière d’emploi indirect. (Voir
la réf. [45].)
C’est-à-dire moins de 20 % en masse d’235U.
uranium hautement enrichi (UHE)
high enriched uranium (HEU)
Uranium contenant 20 % au moins d’235U. L’UHE est considéré comme un
produit fissile spécial et une matière d’emploi direct. (Voir la réf. [44].)
C’est-à-dire au moins 20 % en masse d’235U.
273
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U
uranium naturel
natural uranium
Uranium (qui peut être isolé chimiquement) dans lequel les isotopes se
trouvent dans la même proportion qu’à l’état naturel (environ 99,28 % en masse
d’238U et 0,72 % en masse d’235U). (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
Dans tous les cas, un très faible pourcentage en masse d’234U est présent.
La distribution naturelle des isotopes de l’uranium y compris l’234U (environ
99,285 % d’238U, 0,710 % d’235U et 0,005 % d’234U en masse) correspond
approximativement en activité à 48,9 % d’234U, 2,2 % d’235U et 48,9 % d’238U.
uranium non irradié
unirradiated uranium
Uranium ne contenant pas plus de 2 × 103 Bq de plutonium par gramme
d’ U, pas plus de 9 × 106 Bq de produits de fission par gramme d’235U et
235
pas plus de 5 × 10–3 g d’236U par gramme d’235U. (Voir la publication SSR-6
(Rev. 1) [2].)
Bien que l’on emploie l’expression uranium non irradié, ce dont il s’agit est moins
de savoir si l’uranium a été irradié que si la teneur en plutonium (matière fissile) est
nettement supérieure aux niveaux (traces) présents dans l’uranium naturel.
! Cette acception est spécifique du Règlement de transport [2].
[usine de préparation de minerais]
[mill]
Voir [mine ou usine de préparation de minerais radioactifs].
utilisation autorisée
authorized use
Utilisation de matières radioactives ou d’objets radioactifs provenant d’une
installation ou d’une activité autorisée conformément à une autorisation.
Expression destinée initialement à faire la distinction avec libération, terme qui
implique que l’utilisation n’est plus soumise à un contrôle réglementaire, tandis que
l’autorisation délivrée pour une utilisation autorisée peut prescrire ou interdire des
utilisations spécifiques.
Forme d’utilisation restreinte.
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La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
U
utilisation exclusive
exclusive use
Utilisation par un seul expéditeur d’un moyen de transport ou d’un grand
conteneur, pour laquelle toutes les opérations initiales, intermédiaires et finales
de chargement et de déchargement et l’expédition se font conformément aux
instructions de l’expéditeur ou du destinataire, lorsque cela est prescrit par le
Règlement [de transport]. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
utilisation inconditionnelle
unrestricted use
Utilisation d’une zone ou de matières sans que des restrictions soient
imposées à des fins radiologiques.
! Il peut y avoir d’autres restrictions à l’utilisation de la zone ou des matières, telles
que des restrictions à la planification de l’utilisation d’une superficie de terre ou des
restrictions liées aux propriétés chimiques d’une matière.
! En pareil cas, ces restrictions pourraient avoir, outre leur effet escompté premier,
un effet secondaire sur l’exposition aux rayonnements, mais l’utilisation est classée
utilisation inconditionnelle à moins que la raison première des restrictions ne soit
d’origine radiologique.
Opposé : utilisation restreinte.
utilisation restreinte
restricted use
Utilisation d’une zone ou d’une matière soumise à des restrictions imposées
à des fins de radioprotection et de sûreté.
Les restrictions prennent habituellement la forme d’une interdiction de certaines
activités (p. ex. construction d’habitations, culture ou récolte de certaines denrées
alimentaires) ou de prescriptions appliquées à certaines procédures (p. ex. obligation
de recycler ou de réutiliser les matières dans une installation).
275
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
V
validation
validation
1. Processus visant à déterminer si un produit ou un service est capable de
remplir sa fonction prévue de manière satisfaisante.
La validation (habituellement d’un système) consiste à s’assurer de la correspondance
avec les dispositions de prescriptions, alors que la vérification (habituellement de
spécifications d’études, de spécifications de tests ou d’un rapport de tests) s’applique
au résultat d’un processus.
La validation peut impliquer un élément d’appréciation plus important que la
vérification.
validation du code système {system code validation}. Évaluation de la
précision des valeurs prévues par le code système par comparaison avec les
données expérimentales pertinentes concernant les phénomènes importants
prévisibles.
précision {accuracy}. Dans ce contexte, distorsion connue entre la
prédiction d’un code système et le fonctionnement réel durant un
transitoire dans une installation.
validation du modèle {model validation}. Processus visant à déterminer si
un modèle donne une représentation adéquate du système réel modélisé par
la comparaison des prédictions du modèle avec les données relevées avec
le système réel.
Par opposition à vérification du modèle, bien que cette dernière fasse souvent partie
du processus global de validation.
La modélisation du comportement d’un ouvrage technique dans une installation
de stockage géologique fait appel à des échelles temporelles et spatiales qui ne
permettent d’établir aucune comparaison avec des essais sur l’ouvrage : on ne peut
pas « valider » des modèles de quelque chose qui ne peut pas être observé.
En pareil cas, la validation du modèle implique de montrer que l’on peut faire
confiance au(x) modèle(s) en procédant à des examens externes détaillés et à des
comparaisons avec des essais appropriés menés sur le terrain et en laboratoire, et
à des comparaisons avec des relevés d’essais et des observations de matériaux, de
conditions et de géologies semblables au niveau du processus.
Les organismes de réglementation demandent habituellement que ces modèles du
comportement d’ouvrages techniques dans une installation de stockage géologique
démontrent qu’ils sont adaptés à l’utilisation prévue; c’est ce que l’on entend
généralement par validation dans les règlements nationaux.
276
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
V
validation du système informatique {computer system validation}.
Processus consistant à tester et à évaluer le système informatique intégré
(matériel et logiciel) afin de garantir sa conformité aux prescriptions
fonctionnelles, aux prescriptions relatives aux performances et à celles
concernant les interfaces.
2. Confirmation par un examen et par des preuves objectives que des
objectifs définis ont été atteints et qu’il a été satisfait aux prescriptions établies
relatives à la réalisation d’un objectif défini et à une utilisation ou une application
déterminée.
Voir aussi vérification.
L’adjectif qualifiant l’état correspondant est « validé ».
La validation suppose habituellement l’évaluation d’un produit final en fonction de
sa finalité et de prescriptions établies.
Les conditions d’utilisation aux fins de la validation peuvent être réelles ou simulées.
validation du système {system validation}. Confirmation, après examen
et preuves à l’appui, qu’un système satisfait à toutes les dispositions des
prescriptions comme il est censé le faire (p. ex. validation d’un système de
contrôle-commande sur les plans de la fonctionnalité, du temps de réponse,
de la tolérance aux pannes et de la robustesse).
3. Moyen permettant d’obtenir un agrément multilatéral d’un modèle de
colis de transport ou d’une expédition par endossement sur le certificat original
ou par la délivrance d’une approbation distincte, d’une annexe, d’un supplément,
etc., par l’autorité compétente du pays sur le territoire duquel se déroule
l’expédition. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
validation du code système
system code validation
Voir validation (1).
validation du modèle
model validation
Voir validation (1).
277
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
V
validation du système
system validation
Voir validation (2).
validation du système informatique
computer system validation
Voir validation (1).
véhicule
vehicle
Véhicule routier (y compris les véhicules articulés, tels que la combinaison
tracteur/semi-remorque) ou wagon de chemin de fer. Une remorque est considérée
comme un véhicule distinct. (Voir la publication SSR6 (Rev. 1) [2].)
! Cette acception, spécifique du Règlement de transport [2], devrait être évitée
ailleurs.
vendeur
vendor
Bureau d’études, maître d’ouvrage ou fabricant fournissant un service, un
composant ou une installation.
vérification
verification
1. Processus visant à déterminer si la qualité ou les performances d’un
produit ou d’un service sont conformes à celles indiquées, voulues ou nécessaires.
La vérification est étroitement liée à la gestion de la qualité et au contrôle de la
qualité.
vérification du code système {system code verification}. Examen du code
source par rapport à sa description dans la documentation relative au code
système.
vérification du modèle {model verification}. Processus consistant à
déterminer si un modèle de calcul applique correctement le modèle
conceptuel ou le modèle mathématique voulu.
278
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
V
vérification du système informatique {computer system verification}.
Processus consistant à garantir qu’une phase du cycle de vie du système
informatique satisfait aux prescriptions imposées par la phase précédente.
Voir aussi évaluation du site : vérification du site.
2. Confirmation par un examen et par des preuves objectives que les
objectifs fixés ont été atteints et qu’il a été satisfait aux prescriptions établies
relatives à l’obtention de résultats particuliers.
L’adjectif qualifiant l’état correspondant est « vérifié ».
La vérification comporte habituellement l’évaluation des résultats d’une activité
donnée par rapport aux moyens mis en œuvre.
La vérification peut consister par exemple à effectuer d’autres calculs, à comparer
les spécifications d’un nouveau modèle avec celles d’un modèle similaire qui a
fait ses preuves, à entreprendre des tests et des démonstrations et à examiner des
documents avant leur publication.
Voir aussi validation.
vérification du code système
system code verification
Voir vérification (1).
vérification du modèle
model verification
Voir vérification (1).
vérification du site
site verification
Voir évaluation du site.
vérification du système informatique
computer system verification
Voir vérification (1).
279
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
V
vieillissement
ageing
Processus général par lequel les caractéristiques d’une structure, d’un
système ou d’un composant se modifient graduellement avec le temps ou à
l’usage.
Bien que le terme vieillissement soit défini dans un sens neutre – les modifications
en question pourraient ne pas avoir d’effet sur la protection ou la sûreté, ou même
avoir un effet bénéfique – il est le plus souvent utilisé avec comme connotation que
ces modifications sont (ou pourraient être) préjudiciables à la protection ou à la
sûreté (p. ex. comme synonyme de dégradation due au vieillissement).
vieillissement non physique {non-physical ageing}. Processus
d’obsolescence due à l’évolution des connaissances et de la technologie et
aux changements associés des codes et des normes.
Exemples d’effets du vieillissement non physique : absence de système efficace de
confinement ou de refroidissement de secours du cœur, absence de caractéristiques
de sûreté (p. ex. diversité, séparation ou redondance), absence de pièces de rechange
homologuées pour les équipements anciens, incompatibilité entre les équipements
anciens et nouveaux, et procédures ou documentation dépassées (par exemple qui ne
satisfont plus aux règlements en vigueur).
À strictement parler, cela ne correspond pas toujours au vieillissement tel que défini
ci-dessus parce qu’il n’est pas toujours dû à des modifications de la structure, du
système ou du composant lui-même. Toutefois, les effets sur la protection et la
sûreté, et les solutions à adopter, sont souvent très semblables à ceux valables pour
le vieillissement physique.
On parle aussi d’obsolescence technique {technological obsolescence}.
vieillissement physique {physical ageing}. Vieillissement des structures,
systèmes et composants dû à des processus physiques, chimiques et/ou
biologiques (mécanismes de vieillissement).
Exemples de mécanismes de vieillissement : usure, fragilisation thermique ou
radiologique, corrosion et salissures microbiologiques.
On parle aussi de vieillissement des matériaux {material ageing}.
vieillissement des matériaux
material ageing
Voir vieillissement : vieillissement physique.
vieillissement non physique
non-physical ageing
Voir vieillissement.
280
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V
vieillissement physique
physical ageing
Voir vieillissement.
voie d’exposition
exposure pathway, pathway
Voie par laquelle des rayonnements ou des radionucléides peuvent atteindre
des êtres humains et entraîner une exposition.
Une voie d’exposition peut être très simple (p. ex. la voie d’exposition interne due
aux radionucléides en suspension dans l’air) ou être une chaîne plus complexe
(p. ex. la voie d’exposition externe due au lait de vaches ayant mangé de l’herbe
contaminée par des radionucléides déposés).
volcan
volcano
Orifice naturel à la surface de la Terre d’où peuvent s’échapper, lors
d’éruptions, de la lave, des roches solides et les gaz associés, ainsi que de l’eau
liquide.
L’édifice constitué par l’accumulation de ces produits émis au fil du temps lors
d’éruptions explosives ou effusives est aussi un volcan.
volcan capable {capable volcano}. Volcan qui a une probabilité d’entrer en
activité dans le futur et de produire des phénomènes dangereux, y compris
non éruptifs, pendant la durée de vie d’une installation nucléaire concernée
et qui pourraient avoir une incidence sur le site.
Les critères hiérarchiques permettant de déterminer si un volcan ou un champ
volcanique est un volcan capable ou un champ volcanique capable {capable
volcanic field} sont les suivants : i) indices d’activité volcanique contemporaine
ou de processus actifs près de la surface associés au magmatisme dans tout volcan
de la région géographique ; ii) activité volcanique holocène dans tout volcan de la
région géographique ; et iii) indices d’une activité possible, tels que des taux de
récurrence de volcanisme supérieurs à 10–7 par an, et possibilité que se produisent
des phénomènes dangereux pouvant affecter les environs du site [57].
volcan de l’Holocène {Holocene volcano}. Volcan ou champ volcanique
entré en éruption au cours des 10 000 dernières années (l’Holocène).
L’activité antérieure enregistrée et la datation radiométrique des produits volcaniques
fournissent les preuves les plus directes des éruptions volcaniques durant l’Holocène.
Dans certaines circonstances, plus particulièrement aux premiers stades de l’étude
du site, il peut être difficile de déterminer l’âge exact des produits volcaniques les
plus récents.
281
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V
En pareil cas, on peut s’appuyer sur des indices supplémentaires pour déterminer
qu’un volcan date de l’Holocène (p. ex. en suivant les méthodes employées par la
Smithsonian Institution, aux États-Unis d’Amérique).
Ces indices peuvent être notamment les suivants : i) des produits volcaniques
recouvrant des débris glaciaires datant du Pléistocène le plus récent ; ii) des reliefs
volcaniques jeunes dans des zones où l’érosion devrait être prononcée après
plusieurs milliers d’années ; iii) des types de végétation qui auraient été beaucoup
plus riches si les substrats volcaniques remontaient à plus de quelques milliers (ou
centaines) d’années ; et iv) une activité fumarolique en cours, ou la présence d’un
système hydrothermal dans le volcan.
En outre, certains volcans peuvent être indiqués comme des volcans de l’Holocène
(?) si les autorités sont divisées quant à l’existence d’un volcanisme holocène, ou
lorsque le premier enquêteur se pose des questions sur l’estimation la plus fiable de
l’époque de la toute dernière éruption volcanique.
En pareil cas, il est raisonnable de considérer ces volcans comme datant de
l’Holocène et de procéder à l’évaluation des dangers.
volcan capable
capable volcano
Voir volcan.
volcan de l’Holocène
Holocene volcano
Voir volcan.
volume-cible prévisionnel
planning target volume
Concept géométrique utilisé en radiothérapie pour l’établissement des
plans de traitement, qui prend en compte l’effet net des mouvements du patient et
des tissus à irradier, les variations de taille et de forme des tissus et les variations
de la géométrie du faisceau (taille et direction).
282
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Z
zone contrôlée
controlled area
Zone définie dans laquelle des mesures de protection et des dispositions
de sûreté particulières sont ou pourraient être prescrites pour maîtriser les
expositions ou empêcher la propagation d’une contamination dans les conditions
normales de travail, et pour éviter ou limiter les expositions potentielles.
Une zone contrôlée se trouve souvent, mais pas nécessairement, à l’intérieur d’une
zone surveillée.
L’expression [zone sous rayonnement {radiation area}] est parfois utilisée
pour décrire un concept similaire au précédent, mais c’est zone contrôlée qui est
l’expression préférée dans les publications de l’AIEA.
zone d’actions préventives
precautionary action zone (PAZ)
Voir zone d’application du plan d’urgence.
zone d’application du plan d’urgence
emergency planning zone
Zone d’actions préventives et zone de planification des actions protectrices
urgentes.
zone d’actions préventives {precautionary action zone (PAZ)}. Zone
autour d’une installation pour laquelle des dispositions d’urgence ont été
prises en vue de la mise en œuvre d’actions protectrices urgentes en cas de
situation d’urgence nucléaire ou radiologique afin d’éviter ou de réduire
le plus possible le risque d’effets déterministes graves hors du site. Les
actions protectrices dans cette zone doivent être mises en œuvre avant ou
peu après un rejet de matières radioactives ou une exposition, en fonction
des conditions régnant dans l’installation.
zone de planification des actions protectrices urgentes {urgent
protective action planning zone (UPZ)}. Zone autour d’une installation
pour laquelle des dispositions ont été prises en vue de la mise en œuvre
d’actions protectrices urgentes dans une situation d’urgence nucléaire ou
radiologique afin d’éviter des doses hors du site conformément aux normes
de sûreté internationales. Les actions protectrices dans cette zone doivent
283
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
Z
être mises en œuvre sur la base du contrôle radiologique de l’environnement
ou, le cas échéant, des conditions régnant dans l’installation.
zone de contamination
contamination zone
Zone dans laquelle des actions protectrices spéciales sont nécessaires, en
raison de la contamination effective ou potentielle de l’air ou d’une contamination
déposée supérieure à un niveau spécifié.
zone de planification des actions protectrices urgentes
urgent protective action planning zone (UPZ)
Voir zone d’application du plan d’urgence.
zone des activités
operations area
Zone géographique où se trouve une installation autorisée. Elle est
entourée d’une barrière physique (la limite des activités {operations boundary})
qui est destinée à empêcher un accès non autorisé et qui permet à la direction de
l’installation autorisée d’exercer directement son autorité.
Cela s’applique aux grandes installations.
zone du site
site area
Zone géographique dans laquelle se trouve une installation autorisée,
une activité autorisée ou une source, et à l’intérieur de laquelle la direction de
l’installation autorisée ou de l’activité autorisée ou les premiers intervenants
peuvent mettre en œuvre directement des actions d’intervention d’urgence.
Il s’agit habituellement de la zone se trouvant à l’intérieur de la clôture délimitant
le périmètre de sécurité ou de toute autre délimitation matérielle désignée. Il peut
aussi s’agir de la zone contrôlée autour d’une source de radiographie ou d’une
zone intérieure bouclée établie par les premiers intervenants à cause d’un danger
potentiel.
Cette zone recouvre souvent la zone des activités, sauf dans les cas (réacteurs de
recherche ou installations d’irradiation, par exemple) où l’installation autorisée se
trouve sur un site où d’autres activités sont menées hors de la zone des activités,
mais où la direction de l’installation autorisée peut être investie d’une certaine
autorité sur l’ensemble de la zone du site.
Le terme activité a ici le sens d’activité (2).
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Z
zone externe
external zone
Zone entourant immédiatement une zone de site proposée dans laquelle la
répartition et la densité de la population et l’utilisation du sol et de l’eau sont
étudiées en fonction de leur impact sur la planification d’actions d’intervention
d’urgence efficaces.
Expression utilisée dans le contexte du choix du site des installations.
Correspondrait à la zone d’application du plan d’urgence si l’installation était
implantée.
zone intérieure bouclée
inner cordoned off area
Zone établie par les premiers intervenants dans une situation d’urgence
autour d’un risque radiologique potentiel, dans laquelle des actions protectrices
et d’autres actions d’intervention sont mises en œuvre afin de protéger les
premiers intervenants et les membres du public contre une éventuelle exposition
ou contamination.
zone réservée du pont
defined deck area
Zone du pont découvert d’un bateau ou du pont d’un roulier ou d’un
transbordeur affecté aux véhicules, qui est réservée à l’arrimage des matières
radioactives. (Voir la publication SSR-6 (Rev. 1) [2].)
[zone sous rayonnement]
[radiation area]
Voir zone contrôlée.
zone surveillée
supervised area
Zone définie non désignée comme zone contrôlée mais dans laquelle les
conditions d’exposition professionnelle sont surveillées en permanence même si
des mesures de protection et des dispositions de sûreté particulières ne sont pas
normalement nécessaires.
Voir aussi zone contrôlée.
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RÉFÉRENCES
[1] AGENCE DE L’OCDE POUR L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE, AGENCE
INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, COMMISSION EUROPÉENNE,
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET
L’AGRICULTURE, ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL,
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, ORGANISATION
PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ, PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR
L’ENVIRONNEMENT, Radioprotection et sûreté des sources de rayonnements :
Normes fondamentales internationales de sûreté, no GSR Part 3 de la collection Normes
de sûreté de l’AIEA, AIEA, Vienne (2016).
[2] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Règlement de transport
des matières radioactives, édition de 2018, no SSR-6 (Rev. 1) de la collection Normes de
sûreté de l’AIEA, AIEA, Vienne (2018).
[3] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Radioactive Waste Management
Glossary, IAEA, Vienna (2003).
[4] Convention sur la sûreté nucléaire, INFCIRC/449, AIEA, Vienne (1994).
[5] Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et sur la sûreté de la
gestion des déchets radioactifs, INFCIRC/546, AIEA, Vienne (1997).
[6] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Cadre gouvernemental,
législatif et réglementaire de la sûreté, no GSR Part 1 (Rev.1) de la collection Normes de
sûreté de l’AIEA, AIEA, Vienne (2017).
[7] Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire, INFCIRC/335, AIEA,
Vienne (1986).
[8] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, INES : Échelle
internationale des événements nucléaires et radiologiques - Manuel de l’utilisateur,
édition 2008, AIEA, Vienne (2011).
[9] ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION, Énergie nucléaire -
Vocabulaire (deuxième édition), ISO 921:1997, ISO, Genève (1997).
[10] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION,
Optimization and Decision-making in Radiological Protection, Publication 55,
Pergamon Press, Oxford and New York (1987).
[11] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Évaluation de la sûreté
des installations et activités, no GSR Part 4 (Rev. 1) de la collection Normes de sûreté de
l’AIEA, AIEA, Vienne (2017).
[12] ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION, Guide ISO/CEI
99:2007 : Vocabulaire international de métrologie - Concepts fondamentaux et généraux
et termes associés (VIM), ISO 99:2007, ISO, Genève (2007).
[13] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Application of the Concepts of
Exclusion, Exemption and Clearance, IAEA Safety Standards Series No. RS-G-1.7,
IAEA, Vienna (2004).
[14] Code de conduite sur la sûreté et la sécurité des sources radioactives, AIEA,
Vienne (2004).
287
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
RÉFÉRENCES
[15] AGENCE DE L’OCDE POUR L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE, AGENCE
INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, BUREAU DES NATIONS
UNIES POUR LA COORDINATION DE L’ASSISTANCE HUMANITAIRE,
COMMISSION PRÉPARATOIRE DE L’ORGANISATION DU TRAITÉ
D’INTERDICTION COMPLÈTE DES ESSAIS NUCLÉAIRES, INTERPOL,
ORGANISATION DE L’AVIATION CIVILE INTERNATIONALE, ORGANISATION
DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE,
ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL, ORGANISATION
MARITIME INTERNATIONALE, ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE
MONDIALE, ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, ORGANISATION
PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ, PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR
L’ENVIRONNEMENT, Préparation et conduite des interventions en cas de situation
d’urgence nucléaire ou radiologique, no GSR Part 7 de la collection Normes de sûreté de
l’AIEA, AIEA, Vienne (2017).
[16] Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de
déchets ou autres matières, Organisation maritime internationale, Londres (1972).
[17] AGENCE DE L’OCDE POUR L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE, AGENCE
INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, COMMUNAUTÉ
EUROPÉENNE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, ORGANISATION DES NATIONS
UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE, ORGANISATION
INTERNATIONALE DU TRAVAIL, ORGANISATION MARITIME
INTERNATIONALE, ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ,
ORGANISATION PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ, PROGRAMME DES
NATIONS UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT, Principes fondamentaux de sûreté,
no SF-1 de la collection Normes de sûreté de l’AIEA, AIEA, Vienne (2007).
[18] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Sûreté des centrales
nucléaires : conception, no SSR-2/1 de la collection Normes de sûreté de l’AIEA, AIEA,
Vienne (2017).
[19] GROUPE CONSULTATIF INTERNATIONAL POUR LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE, La
défense en profondeur en sûreté nucléaire, INSAG-10, AIEA, Vienne (1997).
[20] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Limits for
Intakes of Radionuclides by Workers, Publication 30, Pergamon Press, Oxford and
New York (1979–1982). (En partie remplacée et complétée par les références [21]
et [22].)
[21] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Dose
Coefficients for Intakes of Radionuclides by Workers, ICRP Publication No. 68, Ann.
ICRP 24 4, Elsevier Science, Oxford (1994).
[22] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION,
Age-dependent Doses to Members of the Public from Intakes of Radionuclides: Part 5
Compilation of Ingestion and Inhalation Dose Coefficients, Publication 72, Pergamon
Press, Oxford and New York (1996).
[23] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIATION UNITS AND
MEASUREMENTS, Quantities and Units in Radiation Protection Dosimetry, Rep. 51,
ICRU, Bethesda, MD (1993).
288
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
RÉFÉRENCES
[24] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIATION UNITS AND
MEASUREMENTS, Fundamental Quantities and Units for Ionizing Radiation, Rep. 60,
ICRU, Bethesda, MD (1998).
[25] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIATION UNITS AND
MEASUREMENTS, Determination of Dose Equivalents Resulting from External
Radiation Sources, Rep. 39, ICRU, Bethesda, MD (1985).
[26] COMMISSION INTERNATIONALE DE PROTECTION RADIOLOGIQUE,
Recommandations 2007 de la Commission internationale de protection radiologique,
Publication 103 de la CIPR, IRSN (2009).
[27] Le Grand Robert de la langue française, Dictionnaire alphabétique et analogique de la
langue française [en ligne], Paris, Dictionnaires Le Robert, 2017.
[28] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Guide for
the Practical Application of the ICRP Human Respiratory Tract Model, ICRP Supporting
Guidance 3, Ann. ICRP 32 1–2 (2003).
[29] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Sûreté des réacteurs de
recherche, no SSR-3 de la collection Normes de sûreté de l’AIEA, AIEA, Vienne (2017).
[30] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Sûreté des installations
du cycle du combustible nucléaire, no SSR-4 de la collection Normes de sûreté de
l’AIEA, AIEA, Vienne (2018).
[31] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION,
Conversion Coefficients for Use in Radiological Protection against External Radiation,
ICRP Publication 74, Ann. ICRP 26 3, Pergamon Press, Oxford and New York (1997).
[32] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Human
Alimentary Tract Model for Radiological Protection, ICRP Publication No. 100, Ann.
ICRP 36 1–2, Elsevier Science, Oxford (2006).
[33] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Seismic Hazards in Site Evaluation
for Nuclear Installations, IAEA Safety Standards Series No. SSG-9, IAEA,
Vienna (2010).
[34] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIATION UNITS AND
MEASUREMENTS, Radiation Quantities and Units, Rep. 33, ICRU, Bethesda,
MD (1980).
[35] Convention sur la réparation complémentaire des dommages nucléaires, INFCIRC/567,
AIEA, Vienne (1998).
[36] STOIBER, C., BAER, A., PELZER, N., TONHAUSER, W., Manuel de droit nucléaire,
AIEA, Vienne (2006).
[37] COMMISSION INTERNATIONALE DE PROTECTION RADIOLOGIQUE,
Recommandations 1990 de la Commission Internationale de Protection Radiologique,
Publication 60 de la CIPR, Pergamon Press, Oxford et New York (1993).
[38] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION,
Age-dependent Doses to Members of the Public from Intakes of Radionuclides: Part 4
Inhalation Dose Coefficients, Publication 71, Pergamon Press, Oxford and
New York (1995).
289
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
RÉFÉRENCES
[39] ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION, Systèmes de
management de la qualité - Principes essentiels et vocabulaire, ISO 9000:2015, ISO,
Genève (2015).
[40] Convention sur la protection physique des matières nucléaires, INFCIRC/274/Rev.1,
AIEA, Vienne (1980).
[41] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Recommandations de
sécurité nucléaire sur la protection physique des matières nucléaires et des installations
nucléaires, INFCIRC/225/Révision 5, no 13 de la collection Sécurité nucléaire de
l’AIEA, AIEA, Vienne (2011).
[42] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Orientations et
considérations concernant l’application du document INFCIRC/225/Rev.4, La
protection physique des matières et installations nucléaires, IAEA-TECDOC-967
(Rev.1)/F, AIEA, Vienne (2002).
[43] Amendment to the Convention on the Physical Protection of Nuclear Material, IAEA
International Law Series No. 2, IAEA, Vienna (2006).
[44] Statut de l’Agence internationale de l’énergie atomique, AIEA, Vienne (1990).
[45] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, IAEA Safeguards Glossary (2001
edition), International Nuclear Verification Series No. 3, IAEA, Vienna (2002).
[46] Convention du 29 juillet 1960 sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie
nucléaire, amendée par le protocole additionnel du 28 janvier 1964 et par le protocole
du 16 novembre 1982, Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire, Paris (2004).
Voir [Link]
[47] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Objectif et éléments
essentiels du régime de sécurité nucléaire d’un État, no 20 de la collection Sécurité
nucléaire de l’AIEA, AIEA, Vienne (2014).
[48] GROUPE CONSULTATIF INTERNATIONAL POUR LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE,
Études probabilistes de sûreté, no 75-INSAG-6 de la collection Sécurité de l’AIEA,
AIEA, Vienne (1994).
[49] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Basic
Anatomical and Physiological Data for Use in Radiological Protection: Reference
Values, Publication 89, Pergamon Press, Oxford and New York (2002).
[50] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Reference
Man: Anatomical, Physiological and Metabolic Characteristics, Publication 23,
Pergamon Press, Oxford and New York (1976).
[51] INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Assessing
Dose of the Representative Person for the Purpose of Radiation Protection of the Public
and the Optimisation of Radiological Protection: Broadening the Process, ICRP
Publication 101, Ann. ICRP 36 3, Elsevier Science, Oxford (2006).
[52] Code de conduite pour la sûreté des réacteurs de recherche, AIEA, Vienne (2006).
[53] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Safety Classification of Structures,
Systems and Components in Nuclear Power Plants, IAEA Safety Standards Series No.
SSG-30, IAEA, Vienna (2014).
290
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
RÉFÉRENCES
[54] GROUPE CONSULTATIF INTERNATIONAL POUR LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE,
Culture de sûreté, no 75-INSAG-4 de la collection Sécurité de l’AIEA, AIEA,
Vienne (1994).
[55] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Quantités dangereuses
de matières radioactives (valeurs D), collection Préparation et conduite des interventions
d’urgence, EPR-D-VALUES 2006, AIEA, Vienne (2012).
[56] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Gestion des déchets
radioactifs avant stockage définitif, no GSR Part 5 de la collection Normes de sûreté de
l’AIEA, AIEA, Vienne (2009).
[57] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Volcanic Hazards in Site Evaluation
for Nuclear Installations, Safety Standards Series No. SSG-21, IAEA, Vienna (2012).
[58] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Classification of Radioactive
Waste, IAEA Safety Standards Series No. GSG1, IAEA, Vienna (2009).
291
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
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BIBLIOGRAPHIE
Le présent glossaire n’est pas censé contenir tous les termes que l’on peut
rencontrer dans les publications relatives à la sûreté, ce qui serait d’ailleurs
impossible. Nombre de ces termes proviennent d’autres domaines de spécialisation
(informatique, géologie, météorologie, sismologie, etc.) et le lecteur est invité à
consulter les glossaires ou dictionnaires spécialisés des différentes disciplines.
On trouvera ci-dessous une liste de glossaires, dictionnaires, etc., relatifs à la
sûreté.
AMERICAN NATIONAL STANDARDS INSTITUTE, Glossary of Terms in Nuclear Science
and Technology, American Nuclear Society Standards Subcommittee on Nuclear Terminology
Units ANS-9, American Nuclear Society, La Grange Park, IL (1986).
BORDERS’ CONSULTING GROUP, Borders’ Dictionary of Health Physics, [Link].
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Safety Related Terms for Advanced
Nuclear Plants, IAEA-TECDOC-626, Vienna (1991).
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Terms for Describing New, Advanced
Nuclear Power Plants, IAEA-TECDOC-936, Vienna (1997).
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, IAEA Safeguards Glossary (2001 Edition),
International Nuclear Verification Series No. 3, Vienna (2002).
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Radioactive Waste Management Glossary,
Vienna (2003),
[Link]/
INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Doses to the
Embryo and Fetus from Intakes of Radionuclides by the Mother, Publication 88, Pergamon
Press, Oxford and New York (2001).
INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Basic Anatomical
and Physiological Data for Use in Radiological Protection: Reference Values, Publication 89,
Pergamon Press, Oxford and New York (2002).
INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION, Guide for the
Practical Application of the ICRP Human Respiratory Tract Model, Supporting Guidance 3,
ICRP G3, Pergamon Press, Oxford and New York (2003).
293
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
BIBLIOGRAPHIE
COMMISSION ÉLECTROTECHNIQUE INTERNATIONALE, Vocabulaire électrotechnique
international, Partie 393 : Instrumentation nucléaire - Phénomènes physiques et notions
fondamentales, CEI 50(393), CEI, Genève (1996)
ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION, Énergie nucléaire -
Vocabulaire (deuxième édition), ISO 921:1997, Genève (1997).
ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION, Guide ISO/CEI 99:2007 :
Vocabulaire international de métrologie - Concepts fondamentaux et généraux et termes
associés (VIM), Genève (2007).
294
La présente publication a été remplacée par la version (provisoire) 2022 du glossaire de sûreté et de sécurité nucléaires de l’AIEA, qui n’existe qu’en anglais.
INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
A1 A1
A2 A2
abnormal operation fonctionnement anormal
absorbed dose dose absorbée
absorbed fraction fraction absorbée
absorption absorption
accelerogram accélérogramme
acceptable limit limite acceptable
acceptance criteria critères d’acceptation
accident accident
accident conditions conditions accidentelles
accident management gestion des accidents
accident precursor précurseur d’accident
accuracy précision
activation activation
activation product produit d’activation
active component composant actif
activity activité
activity concentration concentration d’activité
activity median aerodynamic diameter diamètre aérodynamique médian en activité
(AMAD) (DAMA)
activity median thermodynamic diameter diamètre thermodynamique médian en activité
(AMTD) (DTMA)
actuated equipment équipement actionné
actuation device dispositif actionneur
acute exposure exposition aiguë
acute intake incorporation aiguë
additive risk projection model modèle additif de projection du risque
adsorption adsorption
advection advection
aerodynamic diameter diamètre aérodynamique
aerodynamic dispersion dispersion aérodynamique
ageing vieillissement
ageing degradation dégradation due au vieillissement
295
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
ageing management gestion du vieillissement
agricultural countermeasure contre-mesure agricole
air kerma kerma dans l’air
ALARA (as low as reasonably ALARA (aussi bas que raisonnablement
achievable) possible)
aleatory uncertainty incertitude aléatoire
alert alerte
ambient dose equivalent équivalent de dose ambiant
analysis analyse
annual dose dose annuelle
annual limit on exposure (ALE) limite annuelle d’exposition (LAE)
annual limit on intake (ALI) limite annuelle d’incorporation (LAI)
annual risk risque annuel
anticipated operational occurrence incident de fonctionnement prévu
anticipated transient without scram transitoire anticipé sans arrêt d’urgence
(ATWS)
applicant demandeur
approval agrément, approbation
area monitoring contrôle radiologique de zone
area survey étude de zones
arrangements (for operations) dispositions (relatives aux opérations)
assessment évaluation
assisted operation opération assistée
atmospheric dispersion dispersion atmosphérique
attenuation atténuation
attributable risk risque attribuable
audit audit
authorization autorisation
authorized activity activité autorisée
authorized discharge rejet autorisé
authorized facility installation autorisée
authorized limit limite autorisée
authorized party partie autorisée
authorized termination of responsibility cessation autorisée de responsabilité
authorized transfer transfert autorisé
authorized use utilisation autorisée
296
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
availability disponibilité
averted dose dose évitée
backfill matériau de remplissage
background rayonnement de fond
barrier barrière
Bayesian statistics statistique bayésienne
becquerel (Bq) becquerel (Bq)
beyond design basis accident accident hors dimensionnement
bias biais
bioassay dosage biologique
biological half-life période biologique
biophysical model modèle biophysique
biosphere biosphère
buffer tampon
burnable absorber absorbeur consommable
[burnable poison] [poison consommable]
bypass bipasse (n. m.), contournement
calibration étalonnage
calibration of a dosimeter étalonnage d’un dosimètre
capable fault faille capable
capable volcanic field champ volcanique capable
capable volcano volcan capable
carers and comforters personnes s’occupant de patients
cargo aircraft aéronef-cargo
carrier transporteur
certificate certificat
certification certification
channel circuit
characterization caractérisation
characterization of waste caractérisation de déchets
chemisorption chimisorption
child enfant
chronic intake incorporation chronique
cladding gaine
cleanup assainissement
clearance clairance, libération
297
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
clearance level niveau de libération
clearance rate débit de clairance
cliff edge effect effet falaise
closed nuclear fuel cycle cycle fermé du combustible nucléaire
closure fermeture
cloud shine rayonnement de nuage
coincidence (as a feature of design) coïncidence (comme caractéristique de
conception)
collective dose dose collective
commissioning mise en service
committed dose dose engagée
committed effective dose dose efficace engagée
committed equivalent dose dose équivalente engagée
common cause failure défaillance de cause commune
common mode failure défaillance de mode commun
competent authority autorité compétente
compliance assurance assurance de la conformité
component composant
computational model modèle de calcul
computer system validation validation du système informatique
computer system verification vérification du système informatique
concept of operations concept d’opérations
conceptual model modèle conceptuel
condition based maintenance maintenance conditionnelle
condition indicator indicateur d’état
condition monitoring surveillance de l’état
conditional probability value (CPV) probabilité conditionnelle maximale (PCM)
conditional risk risque conditionnel
conditioning conditionnement
configuration management gestion de la configuration
confinement confinement
confinement system système d’isolement
consequence assessment évaluation des conséquences
consignee destinataire
consignment envoi
consignor expéditeur
298
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
constraint contrainte
construction construction
consumer product produit de consommation
containment confinement
containment system enveloppe de confinement
contamination contamination
contamination zone zone de contamination
control contrôle, témoin
controlled area zone contrôlée
controlled state état maîtrisé
conveyance moyen de transport
core components composants du cœur
corrective maintenance maintenance corrective
cost–benefit analysis analyse coûts-avantages
countermeasure contre-mesure
‘cradle to grave’ approach approche de bout en bout
critical (adj.) critique (adj.)
critical assembly assemblage critique
[critical group] [groupe critique]
critical level niveau critique
criticality criticité
criticality accident accident de criticité
criticality safety index (CSI) indice de sûreté-criticité (CSI)
[curie (Ci)] [curie (Ci)]
dangerous source source dangereuse
[de minimis] [de minimis]
decay constant constante de désintégration
decision limit seuil de décision
decommissioning déclassement
decommissioning plan plan de déclassement
decontamination décontamination
decontamination factor facteur de décontamination
decorporation décorporation
deep sea disposal évacuation en eaux profondes
defence in depth défense en profondeur
deferred dismantling démantèlement différé
299
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
defined deck area zone réservée du pont
dependability sûreté de fonctionnement
depleted uranium uranium appauvri
derived air concentration (DAC) limite dérivée de concentration dans l’air
(LDCA)
derived limit limite dérivée
design conception, modèle
design basis base de conception
design basis accident accident de dimensionnement
design basis external events événements externes de référence
design basis probability value (DBPV) probabilité de référence (PR)
design extension conditions conditions additionnelles de dimensionnement
design life durée de vie nominale
detection limit seuil de détection
determination level niveau de détermination
deterministic analysis analyse déterministe
deterministic effect effet déterministe
deviation écart
diagnostic exposure exposition diagnostique
diagnostic reference level niveau de référence diagnostique
diffusion diffusion
direct cause cause directe
direct disposal stockage définitif direct
directional dose equivalent équivalent de dose directionnel
discharge rejet
dismantling démantèlement
dispersal dispersion
dispersion dispersion
disposal stockage définitif, évacuation
disposal facility installation de stockage définitif
disposal system système de stockage définitif
disposition évacuation
disused sealed source source scellée retirée du service
disused source source retirée du service
diversity diversité
dose dose
300
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
dose and dose rate effectiveness factor facteur d’efficacité de la dose et du débit de dose
(DDREF) (FEDDD)
dose assessment évaluation de la dose
dose coefficient coefficient de dose
[dose commitment] [engagement de dose]
dose concepts concepts de dose
dose constraint contrainte de dose
dose conversion convention convention de conversion de dose
dose equivalent équivalent de dose
dose equivalent quantities (operational) grandeurs d’équivalent de dose (opérationnelles)
dose limit limite de dose
dose per unit intake dose par unité d’incorporation
dose quantities grandeurs de dose
dose rate débit de dose
[dose rate effectiveness factor (DREF)] [facteur d’efficacité du débit de dose (FEDD)]
double contingency principle principe de la double contingence
drawdown retrait
driven equipment équipement commandé
dry storage entreposage à sec
early effect effet rapide
early protective action action protectrice rapide
early release of radioactive material rejet précoce de matières radioactives
early response phase phase d’intervention rapide
Earth’s crust croûte terrestre
Earth’s mantle manteau terrestre
effective dose dose efficace
[effective dose equivalent] [équivalent de dose efficace]
effective half-life période effective
effusive eruption éruption effusive
emergency situation d’urgence
emergency action level (EAL) niveau d’action d’urgence (NAU)
emergency arrangements dispositions d’urgence
emergency class classe d’urgence
emergency classification classement des situations d’urgence
emergency exposure exposition d’urgence
emergency exposure situation situation d’exposition d’urgence
301
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
emergency phase phase d’urgence
emergency plan plan d’urgence
emergency planning distance distance d’application du plan d’urgence
emergency planning zone zone d’application du plan d’urgence
emergency preparedness préparation des interventions d’urgence
emergency preparedness category catégorie de préparation des interventions
d’urgence
emergency procedures procédures d’urgence
emergency response intervention d’urgence
emergency response action action d’intervention d’urgence
emergency response commander chef de l’intervention d’urgence
emergency response facility or location installation ou poste d’intervention d’urgence
emergency response phase phase d’intervention d’urgence
emergency services services d’urgence
emergency worker membre d’une équipe d’intervention
employer employeur
end point paramètre ultime, stade final
end state état final, stade final
energy fluence fluence énergétique
enforcement coercition
enriched uranium uranium enrichi
entombment mise sous massif de protection
entrance surface dose dose à la surface d’entrée
environment environnement
environmental monitoring contrôle radiologique de l’environnement
epicentre épicentre
epistemic uncertainty incertitude épistémique
equilibrium equivalent concentration concentration équivalente à l’équilibre (CEE)
(EEC)
equilibrium factor facteur d’équilibre
equipment qualification qualification d’équipement
equivalent dose dose équivalente
eruption cloud nuage volcanique
essential services services essentiels
evacuation évacuation
event événement
302
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
event tree analysis analyse par arbre d’événements
excepted package colis excepté
exception exception
excess risk excès de risque
excluded exposure exposition exclue
exclusion exclusion
exclusive use utilisation exclusive
exempt waste déchet exempté
exemption exemption
exemption level niveau d’exemption
existing exposure situation situation d’exposition existante
explosive eruption éruption explosive
exposure exposition
exposure assessment évaluation de l’exposition
exposure categories catégories d’exposition
exposure due to radon exposition due au radon
exposure pathway voie d’exposition
exposure situations situations d’exposition
extended planning distance (EPD) distance de planification étendue
external event événement externe
external exposure exposition externe
external zone zone externe
facilities and activities installations et activités
facility installation
facility emergency situation d’urgence dans l’installation
facility states (considered in design) états de l’installation (pris en compte dans la
conception)
failure (technical) défaillance (technique)
failure mode mode de défaillance
far field champ lointain
fault tree analysis analyse par arbre de défaillances
feed aliment pour animaux
first responders premiers intervenants
fissile material matière fissile
fissile nuclide nucléide fissile
fission fragment fragment de fission
303
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
fission product produit de fission
fissionable material matière fissible
fissionable nuclide nucléide fissible
fixed contamination contamination fixée
fluence fluence
food aliment, denrée alimentaire
fractional absorption in the absorption fractionnaire dans le tractus gastro-
gastrointestinal tract, f1, or in the intestinal, f1, ou le tractus alimentaire, fA
alimentary tract, fA
free field ground motion mouvement du sol en champ libre
freight container conteneur
frequency of exceedance fréquence de dépassement
fresh fuel combustible neuf
fuel assembly assemblage combustible
fuel element élément combustible
fuel rod barre de combustible
functional diversity diversité fonctionnelle
functional indicator indicateur de fonctionnement
functional isolation isolement fonctionnel
fundamental safety function fonction de sûreté fondamentale
gap release rejet à partir de l’intervalle
general emergency situation d’urgence générale
generic criteria critères génériques
genetic effect effet génétique
geological disposal stockage géologique
geological disposal facility installation de stockage géologique
geological fault faille géologique
geological record profil géologique
geosphere géosphère
‘grace period’ « délai de grâce »
graded approach approche graduée
gray (Gy) gray (Gy)
ground shine rayonnement du sol
gut transfer factor facteur de transfert dans l’intestin
habit survey étude des comportements
half-life période
304
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
(harmful) tissue reaction réaction tissulaire (nocive)
hazard danger
hazard assessment évaluation des dangers
health authority autorité de santé
health professional professionnel de santé
health screening programme programme de dépistage sanitaire
[heat generating waste (HGW)] [déchet calogène]
helper in an emergency assistant dans une situation d’urgence
hereditary effect effet héréditaire
high energy radiation therapy equipment appareil de radiothérapie à haute énergie
high enriched uranium (HEU) uranium hautement enrichi (UHE)
high level waste (HLW) déchet de haute activité (DHA)
high linear energy transfer (LET) rayonnement à fort transfert linéique d’énergie
radiation
Holocene Holocène
Holocene volcano volcan de l’Holocène
human factors engineering ergonomie
human intrusion intrusion humaine
hydrodynamic dispersion dispersion hydrodynamique
hypocentre hypocentre
[hypothetical critical group] [groupe critique hypothétique]
IAEA publication publication de l’AIEA
ICRU sphere sphère CIUR
igneous rock roche ignée
immediate dismantling démantèlement immédiat
immobilization immobilisation
in-service inspection inspection en service
incident incident
independent assessment évaluation indépendante
independent equipment équipement indépendant
individual dose dose individuelle
[individual dose equivalent, penetrating] [équivalent de dose individuel en profondeur]
[individual dose equivalent, superficial] [équivalent de dose individuel en surface]
individual monitoring contrôle radiologique individuel
industrial package colis industriel
INES INES
305
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
infant nourrisson
‘informed customer’ capability capacité de « client informé »
ingestion and commodities planning distance de planification pour l’ingestion et les
distance (ICPD) marchandises
[inhalation class] [classe d’inhalation]
initiating event événement initiateur
inner cordoned off area zone intérieure bouclée
inspection inspection
inspection imaging device scanner d’inspection
institutional control contrôle institutionnel
intake incorporation
integrated management system système intégré de gestion
interacting event événement interagissant
interested party partie intéressée
[interim storage] [entreposage provisoire]
intermediate bulk container (IBC) grand récipient pour vrac (GRV)
intermediate level waste (ILW) déchet de moyenne activité (DMA)
internal exposure exposition interne
International Nuclear and Radiological Échelle internationale des événements nucléaires
Event Scale (INES) et radiologiques (INES)
[international nuclear transport] [transport nucléaire international]
interplate tectonic processes mouvements tectoniques des plaques
intervention intervention
intraplate intra-plaque
intrusion barrier barrière anti-intrusion
investigation level niveau d’investigation
iodine thyroid blocking blocage de la thyroïde par l’iode
ionizing radiation rayonnement ionisant
irradiation installation installation d’irradiation
isolation (of radioactive waste in a isolement (de déchets radioactifs dans une
disposal facility) installation de stockage définitif)
item important to safety constituant important pour la sûreté
justification justification
kerma kerma
kerma factor facteur kerma
knowledge management gestion des connaissances
306
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
large freight container grand conteneur
large release of radioactive material rejet important de matières radioactives
late effect effet tardif
latent weakness faiblesse latente
lava lave
[legal person] [personne morale]
licence licence
licensee titulaire de licence
licensing basis base de l’autorisation
licensing process procédure d’autorisation
life durée de vie
life cycle management gestion du cycle de vie
life management gestion de la durée de vie
lifetime durée de vie
lifetime dose dose-vie
lifetime management gestion de la durée de vie
lifetime risk risque vie entière
limit limite
linear energy transfer (LET) transfert linéique d’énergie (TLE)
linear–no threshold (LNT) hypothesis hypothèse linéaire sans seuil (LSS)
‘living’ probabilistic safety assessment étude probabiliste de sûreté évolutive
logic logique (substantif)
long lived waste déchet à longue période
low dispersible radioactive material matière radioactive faiblement dispersable
low enriched uranium (LEU) uranium faiblement enrichi (UFE)
low level waste (LLW) déchet de faible activité (DFA)
low linear energy transfer (LET) radiation rayonnement à faible transfert linéique d’énergie
low specific activity (LSA) material matières de faible activité spécifique (matières
LSA)
low toxicity alpha emitters émetteurs alpha de faible toxicité
lower limit of detection seuil de détection
lung absorption type type d’absorption pulmonaire
magma magma
magma chamber chambre magmatique
magnitude (of an earthquake) magnitude (d’un séisme)
main safety function fonction de sûreté principale
307
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
maintenance maintenance
maintenance bypass bipasse de maintenance
management (of sealed radioactive gestion (de sources radioactives scellées)
sources)
management self-assessment autoévaluation de la direction
management system système de gestion
management system review examen du système de gestion
material ageing vieillissement des matériaux
mathematical model modèle mathématique
maximum normal operating pressure pression d’utilisation normale maximale
maximum potential magnitude magnitude maximale possible
mechanistic model modèle mécaniste
medical exposure exposition médicale
medical physicist physicien médical
medical radiation facility installation de radiologie médicale
medical radiation technologist technicien en radiologie médicale
medical radiological equipment appareils de radiologie médicale
member of the public personne du public
migration migration
[mill] [usine de préparation de minerais]
[milling] [préparation de minerais]
[mine or mill processing radioactive ores] [mine ou usine de préparation de minerais
radioactifs]
minimization of waste minimisation des déchets
minimum detectable activity (MDA) activité minimale détectable (AMD)
minimum significant activity (MSA) activité minimale significative (AMS)
[mining and milling] [extraction et préparation de minerais]
[mining and milling waste (MMW)] [déchet d’extraction et de préparation de
minerais]
mitigatory action action d’atténuation
mixed waste déchet mixte
model modèle
model calibration étalonnage du modèle
model validation validation du modèle
model verification vérification du modèle
monitoring contrôle radiologique, surveillance
308
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
multilateral approval agrément multilatéral, approbation multilatérale
multiple barriers barrières multiples
multiple safety functions fonctions de sûreté multiples
multiplexing multiplexage
multiplicative risk projection model modèle multiplicatif de projection du risque
natural analogue analogue naturel
natural background rayonnement de fond naturel
natural source source naturelle
natural uranium uranium naturel
naturally occurring radioactive material matière radioactive naturelle
(NORM)
near field champ proche
near miss événement évité de peu
near surface disposal stockage définitif en surface ou à faible
profondeur
near surface disposal facility installation de stockage définitif en surface ou à
faible profondeur
non-fixed contamination contamination non fixée
non-physical ageing vieillissement non physique
non-radiological consequences conséquences non radiologiques
[non-stochastic effect] [effet non stochastique]
NORM matière radioactive naturelle
NORM residue (naturally occurring résidu de matière radioactive naturelle
radioactive material residue)
NORM waste déchet de matière radioactive naturelle
normal operation fonctionnement normal
notification notification
notification point centre de notification
notifying State État notificateur
nuclear nucléaire
nuclear accident accident nucléaire
[nuclear damage] [dommage nucléaire]
nuclear emergency situation d’urgence nucléaire
nuclear facility installation nucléaire
nuclear fuel combustible nucléaire
nuclear fuel cycle cycle du combustible nucléaire
nuclear fuel cycle facility installation du cycle du combustible nucléaire
309
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
[nuclear incident] accident nucléaire
nuclear installation installation nucléaire
nuclear material matière nucléaire
nuclear or radiological emergency situation d’urgence nucléaire ou radiologique
(nuclear) safety sûreté (nucléaire)
nuclear security sécurité nucléaire
nuclear security event événement de sécurité nucléaire
observed cause cause observée
occupancy factor facteur d’occupation
occupational exposure exposition professionnelle
off-site (area) hors site, hors du site (zone)
on-site (area) sur le site, sur site (zone)
open nuclear fuel cycle cycle ouvert du combustible nucléaire
operating conditions conditions de fonctionnement
operating life durée de vie utile
operating lifetime durée de vie utile
operating organization organisme exploitant
operating personnel personnel d’exploitation
operation exploitation
operational bypass bipasse de fonctionnement
operational criteria critères opérationnels
operational intervention level (OIL) niveau opérationnel d’intervention (NOI)
operational limits and conditions limites et conditions d’exploitation
operational quantities grandeurs opérationnelles
operational states conditions de fonctionnement
operations area zone des activités
operations boundary limite des activités
operator exploitant
optimization (of protection and safety) optimisation (de la protection et de la sûreté)
organ dose dose à un organe
orphan source source orpheline
other nuclear or radiological emergency autre situation d’urgence nucléaire ou
radiologique
other response action autre action d’intervention
overpack suremballage
package colis
310
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
packaging emballage
palaeoseismicity paléosismicité
particle fluence fluence de particules
passenger aircraft aéronef de passagers
passive component composant passif
pathway voie d’exposition
patient patient
peak ground acceleration accélération maximale du sol
peer review examen par des pairs
performance assessment évaluation de la performance
performance indicator indicateur de performance
performance standard norme de performance
periodic maintenance maintenance périodique
periodic safety review examen périodique de la sûreté
permanent relocation relogement définitif
permanent shutdown mise à l’arrêt définitive
person or organization personne ou organisme
personal dose equivalent équivalent de dose individuel
[personal monitoring] contrôle radiologique individuel
[personnel monitoring] [contrôle radiologique du personnel]
phreatic eruption éruption phréatique
phreatomagmatic eruption éruption phréatomagmatique
physical ageing vieillissement physique
physical diversity diversité physique
physical half-life période physique
physical model modèle physique
physical protection protection physique
physical separation séparation physique
physisorption physisorption
planned exposure situation situation d’exposition planifiée
planned maintenance maintenance planifiée
planning target volume volume-cible prévisionnel
plant equipment (for a nuclear power équipements de la centrale (pour une centrale
plant) nucléaire)
plant states (considered in design) états de la centrale (pris en compte dans la
conception)
311
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
plinian eruption éruption plinienne
Pliocene Pliocène
poison poison
postulated initiating event (PIE) événement initiateur postulé (EIP)
potential alpha energy énergie alpha potentielle
potential alpha energy exposure exposition à l’énergie alpha potentielle
potential exposure exposition potentielle
practical elimination élimination pratique
practice pratique
precautionary action zone (PAZ) zone d’actions préventives
precautionary urgent protective action action protectrice urgente préventive
predictive maintenance maintenance prédictive
predisposal management (of waste) gestion (des déchets) avant stockage définitif
preparedness stage stade de la préparation
[prescribed limit] [limite prescrite]
pretreatment (of waste) prétraitement (des déchets)
preventive maintenance maintenance préventive
primary limit limite primaire
prime mover dispositif moteur
probabilistic analysis analyse probabiliste
probabilistic safety assessment (PSA) étude probabiliste de sûreté (EPS)
procedure procédure
process processus
processing (of waste) transformation (des déchets)
projected dose dose prévue
protection protection
protection and safety protection et sûreté
protection of the environment protection de l’environnement
protection quantities grandeurs de protection
protection system système de protection
protective action action protectrice
protective task tâche protectrice
public exposure exposition du public
qualification qualification
qualified equipment équipement qualifié
qualified expert expert qualifié
312
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
qualified life durée de vie certifiée
quality assurance assurance de la qualité
quality control (QC) contrôle de la qualité (CQ)
quality factor facteur de qualité
[rad] [rad]
radiation rayonnement
[radiation area] [zone sous rayonnement]
radiation detriment détriment radiologique
radiation emergency situation d’urgence nucléaire ou radiologique
radiation generator générateur de rayonnements
[radiation level] [intensité de rayonnement]
radiation protection radioprotection
radiation protection officer responsable de la radioprotection
radiation protection programme programme de radioprotection
radiation risks risques radiologiques
radiation source source de rayonnements
radiation weighting factor facteur de pondération radiologique
radioactive radioactif (adjectif)
radioactive contents contenu radioactif
radioactive discharges rejets radioactifs
radioactive equilibrium équilibre radioactif
radioactive half-life période radioactive
radioactive material matière radioactive
radioactive source source radioactive
radioactive substance substance radioactive
radioactive waste déchet radioactif
radioactive waste management gestion des déchets radioactifs
radioactive waste management facility installation de gestion de déchets radioactifs
radioactivity radioactivité
radiological assessor spécialiste de l’évaluation radiologique
radiological emergency situation d’urgence radiologique
radiological environmental impact évaluation de l’impact radiologique sur
assessment l’environnement
[radiological material] [matière radiologique]
radiological medical practitioner praticien radiologue
radiological procedure acte radiologique
313
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
radiological protection protection radiologique
[radionuclear] [radionucléaire]
radionuclides of artificial origin radionucléides d’origine artificielle
radionuclides of natural origin radionucléides d’origine naturelle
radiopharmacist radiopharmacien
radon radon
radon progeny produits de filiation du radon
reactivity réactivité
recording level niveau d’enregistrement
recycling recyclage
redundancy redondance
reference air kerma rate débit de kerma à l’air de référence
reference individual personne de référence
reference level niveau de référence
[Reference Man] [homme de référence]
reference scenario scénario de référence
referring medical practitioner praticien orienteur
registrant titulaire d’enregistrement
registration enregistrement
[regulatory authority] organisme de réglementation
regulatory body organisme de réglementation
regulatory control contrôle réglementaire
regulatory inspection inspection réglementaire
relative biological effectiveness (RBE) efficacité biologique relative (EBR)
relative biological effectiveness (RBE) dose absorbée pondérée par l’efficacité
weighted absorbed dose biologique relative (EBR)
relative risk risque relatif
release libération, rejet
reliability fiabilité
reliability centred maintenance (RCM) maintenance axée sur la fiabilité (MAF)
relocation relogement
[rem] [rem]
remedial action action corrective
remediation remédiation
remediation plan plan de remédiation
remedy remède
314
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
removable contamination contamination labile
repair réparation
repository dépôt
representative person personne représentative
reprocessing retraitement
requirement (safety) prescription (sûreté)
research reactor réacteur de recherche
residual dose dose résiduelle
residual heat chaleur résiduelle
response organization organisme d’intervention
response spectrum spectre de réponse
response time (of a component) temps de réponse (d’un composant)
restricted linear collision stopping power pouvoir d’arrêt par collision linéique restreint
restricted use utilisation restreinte
reuse réutilisation
risk risque
risk assessment évaluation du risque
risk coefficient coefficient de risque
risk constraint contrainte de risque
[risk factor] [facteur de risque]
risk monitor moniteur de risque
risk projection model modèle de projection du risque
[röntgen] [röntgen]
root cause cause profonde
root uptake absorption radiculaire
routine monitoring contrôle radiologique de routine
runup jet de rive
safe state état sûr
safeguards agreement accord de garanties
safety sûreté
safety action action de sûreté
safety actuation system système actionneur de sûreté
safety analysis analyse de la sûreté
safety assessment évaluation de la sûreté
safety case argumentaire de sûreté
safety categorization catégorisation de sûreté
315
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
safety category catégorie de sûreté
safety class classe de sûreté
safety classification classification de sûreté
safety committee comité de sûreté
safety culture culture de sûreté
safety feature (for design extension dispositif de sûreté (pour les conditions
conditions) additionnelles de dimensionnement)
safety function fonction de sûreté
safety group groupe de sûreté
safety indicator indicateur de sûreté
safety issues problèmes de sûreté
safety layers niveaux de sûreté
safety limits limites de sûreté
safety measure mesure de sûreté
safety of radioactive sources sûreté des sources radioactives
safety related item constituant lié à la sûreté
safety related system système lié à la sûreté
safety standards normes de sûreté
safety system système de sûreté
safety system settings points de consigne des systèmes de sûreté
safety system support features dispositifs auxiliaires des systèmes de sûreté
safety task tâche de sûreté
scenario scénario
scram arrêt d’urgence
screening présélection
screening distance value (SDV) distance maximale de présélection (DMP)
screening probability level (SPL) probabilité minimale de présélection (PMP)
seabed disposal évacuation dans les sédiments marins
sealed source source scellée
[secondary limit] [limite secondaire]
secondary waste déchet secondaire
security sécurité
segregation séparation
seismic hazard aléa sismique
seismic qualification qualification antisismique
seismogenic structure structure sismogénique
316
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
seismotectonic model modèle sismotectonique
self-assessment autoévaluation
senior management direction
sensitivity analysis analyse de sensibilité
service conditions conditions de service
service life durée de vie utile
severe accident accident grave
severe accident management gestion des accidents graves
severe deterministic effect effet déterministe grave
sheltering mise à l’abri
shipment expédition
short lived waste déchet à courte période
shutdown mise à l’arrêt, arrêt
shutdown reactivity réactivité à l’arrêt
sievert (Sv) sievert (Sv)
significant transboundary release rejet transfrontière important
single failure défaillance unique
single failure criterion critère de défaillance unique
site area zone du site
site area emergency situation d’urgence sur le site
site boundary limite du site
site characterization caractérisation du site
site confirmation (in the siting process for confirmation du site (dans le processus de choix
a disposal facility) du site d’une installation de stockage définitif)
site evaluation évaluation du site
site personnel personnel du site
site (seismic) response réponse (sismique) de site
site selection sélection de sites
site survey étude de sites
site verification vérification du site
siting choix du site
sky shine effet de ciel
SL-1, SL-2 SL-1, SL-2
small freight container petit conteneur
somatic effect effet somatique
sorption sorption
317
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
source source
source material matière brute
source monitoring contrôle radiologique des sources
source region région source
source term terme source
special arrangement arrangement spécial
special facility installation spéciale
special fissionable material produit fissile spécial
special form radioactive material matière radioactive sous forme spéciale
special monitoring contrôle radiologique spécial
special population group groupe de population particulier
specific activity activité spécifique
spent fuel combustible usé
spent fuel management gestion du combustible usé
spent fuel management facility installation de gestion du combustible usé
spent source source usée
[stakeholder] [partie prenante]
standards dosimetry laboratory laboratoire d’étalonnage en dosimétrie
State of destination État de destination
State of origin État d’origine
State of transit État de transit
stochastic analysis analyse stochastique
stochastic effect effet stochastique
storage entreposage
strombolian eruption éruption strombolienne
strongly penetrating radiation rayonnement très pénétrant
structure structure
structures, systems and components structures, systèmes et composants (SSC)
(SSCs)
sub-seabed disposal stockage géologique subocéanique
supervised area zone surveillée
supplier (of a source) fournisseur (d’une source)
surface contaminated object (SCO) objet contaminé superficiellement (SCO)
surface faulting faille en surface
surveillance surveillance
surveillance testing essai de surveillance
318
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
system système
system code code système
system code validation validation du code système
system code verification vérification du code système
system validation validation du système
tailings résidus
tank citerne
target tissue or organ cible (tissu ou organe)
task related monitoring contrôle radiologique lié à une tâche
technological obsolescence obsolescence technique
temporary relocation relogement temporaire
therapeutic exposure exposition thérapeutique
thermodynamic diameter diamètre thermodynamique
thorium series famille du thorium
[thoron] [thoron]
[thoron progeny] [produits de filiation du thoron]
through or into sur le territoire
time based maintenance maintenance périodique
tissue equivalent material matériau équivalent tissu
tissue substitute substitut de tissu
tissue weighting factor facteur de pondération tissulaire
transboundary exposure exposition transfrontière
transboundary movement mouvement transfrontière
transient population group groupe de population temporaire
transnational emergency situation d’urgence transnationale
transport transport
transport index (TI) indice de transport (TI)
transportation transport
treatment traitement
Type A/B(U)/B(M)/C package colis des types A/B(U)/B(M)/C
ultimate heat sink source froide ultime
ultimate heat transport system système ultime d’évacuation de la chaleur
unattached fraction fraction libre
uncertainty analysis analyse des incertitudes
uniform hazard response spectrum spectre de réponse d’aléa uniforme
unilateral approval agrément unilatéral
319
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
unirradiated thorium thorium non irradié
unirradiated uranium uranium non irradié
unrestricted linear energy transfer transfert linéique d’énergie non restreint
unrestricted use utilisation inconditionnelle
unsealed source source non scellée
uptake absorption, incorporation
uranium enriched in the isotope uranium enrichi en uranium 235 ou 233
uranium-235 or uranium-233
uranium series famille de l’uranium
urgent protective action action protectrice urgente
urgent protective action planning zone zone de planification des actions protectrices
(UPZ) urgentes
urgent response phase phase d’intervention urgente
validation validation
vehicle véhicule
vendor vendeur
vent cheminée
verification vérification
very low level waste (VLLW) déchet de très faible activité (DTFA)
very short lived waste déchet à très courte période
vessel (for carrying cargo) bateau (pour le transport de marchandises)
volcanic activity activité volcanique
volcanic earthquake séisme volcanique
volcanic eruption éruption volcanique
volcanic event événement volcanique
volcanic field champ volcanique
volcanic hazard risque volcanique
volcanic unrest instabilité volcanique
volcanic vent cheminée volcanique
volcano volcan
volcano explosivity index (VEI) indice d’explosivité volcanique (VEI)
volcano generated missile bombe volcanique
volcano group groupe de volcans
volcano monitoring surveillance des volcans
volume reduction réduction de volume
vulcanian eruption éruption vulcanienne
320
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INDEX ANGLAIS-FRANÇAIS
vulnerable source source vulnérable
warning point centre d’alerte
waste déchet
waste acceptance criteria critères d’acceptation des déchets
waste canister conteneur de déchets
waste characterization caractérisation de déchets
waste classes classes de déchets
waste conditioning conditionnement des déchets
waste container conteneur de déchets
waste disposal stockage définitif des déchets
waste form forme du déchet
waste generator producteur de déchets
waste minimization minimisation des déchets
waste package colis de déchets
weakly penetrating radiation rayonnement peu pénétrant
wet storage entreposage en piscine
worker travailleur
workers’ health surveillance surveillance de la santé des travailleurs
[working level (WL)] [niveau opérationnel]
[working level month (WLM)] [niveau opérationnel-mois]
workplace monitoring contrôle radiologique du lieu de travail
321
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Annexe
UNITÉS SI ET PRÉFIXES
Unités SI de base (Voir la norme internationale
Unités SI dérivées et unités hors SI pouvant être utilisées avec le SI ISO 1000 et les différentes
Autres unités pouvant être utilisées avec le SI pour le moment parties de la norme ISO 31.)
Préfixes pour le SI (et les unités métriques)
d (déci) 10–1 da (déca) 101
c (centi) 10–2 h (hecto) 102
m (milli) 10–3 k (kilo) 103
µ (micro) 10–6 M (méga) 106
n (nano) 10–9 G (giga) 109
p (pico) 10–12 T (téra) 1012
f (femto) 10–15 P (peta) 1015
a (atto) 10–18 E (exa) 1018
Longeur Unités des rayonnements
m mètre Bq becquerel (dimensions: s– 1)
Å ångström (10–10 m) Gy gray (1 Gy = 1 J/kg)
Sv sievert
Ci curie (1 Ci = 37 GBq)
Aire R röntgen (1 R = 258 µC/kg)
a are (102 m2) rad rad (100 rad = 1 Gy)
ha hectare (104 m2) rem rem (100 rem = 1 Sv)
b barn (10–28 m2)
Électricité et magnétisme
Volume A ampère
L litre C coulomb
eV électronvolt
F farad
Masse H henry
kg kilogramme Hz hertz (cycles par seconde)
t tonne (103 kg) Ω ohm
u unité de masse atomique unifiée S siemens (ohm–1)
T tesla V volt
W watt
Temps Wb weber
s seconde
min minute
h heure
d jour Autres
cd candela
Température mol mole
K kelvin J joule
°C degré Celsius lm lumen
lx lux
Pression [Indiquer s’il s’agit d’une pression N newton
absolue (abs) ou manométrique (m), rad radian
p. ex. 304 kPa (m)] sr stéradian
° degré d’angle
Pa pascal (N/m2) ′ minute d’angle
bar bar (105 Pa) ″ seconde d’angle
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19-03027F
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Le Glossaire de sûreté de l’AIEA clarifie et harmonise la terminologie et
l’usage dans les normes de sûreté de l’AIEA. À cet effet, il définit et explique
les termes scientifiques et techniques utilisés dans les normes de sûreté
et les autres publications de l’AIEA relatives à la sûreté, et donne des
informations sur leur emploi. Le Glossaire de sûreté de l’AIEA fournit des
orientations principalement à l’intention des rédacteurs, des réviseurs et des
utilisateurs des normes de sûreté de l’AIEA. Cependant, c’est aussi une source
d’information pour les rédacteurs et les utilisateurs des autres publications
de l’AIEA relatives à la sûreté et à la sécurité et pour les autres membres du
personnel de l’AIEA, et il suscite un grand intérêt dans les États Membres.
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE
VIENNE
ISBN 978–92–0–209719–3