Tomodensitométrie
Technologies et principes
DÉFINITION
• La tomodensitométrie X (TDM) ou scanographie
(CT pour les Anglo-saxons) est une méthode de
diagnostic radiologique tomographique permettant
d’obtenir des coupes transversales, reconstruites à
partir de la mesure du coefficient d’atténuation du
faisceau de rayons X dans le volume étudié
I HISTORIQUE
• 1895 ROENTGEN découvre les rayons X
• 1963 Reconstruction par ordinateur d’une image en coupe d’un
volume radio actif grâce à des détecteurs scintillants, CORMACK
(Afrique du Sud)
• 1967 : début des travaux de Godfrey Newbold HOUNSFIELD pour
EMI (GB)
• 1971/1972 : première communication de HOUNSFIELD
• la première coupe exécutée au ATKINSON MORLEY’S Hospital de
LONDRES (scanner cérébral)
• 1974/1975 : LEDLEY (USA) étend la technique au “corps entier”
Une légende :Hounsfield et les Beatles ?
• Né en 1919, Hounsfield était
ingénieur dans la firme EMI Ltd, à
Londres, qui ne produisait que des
disques phonographiques et des
fournitures électroniques.
• Prix Nobel de Médecine en 1979
• Il décède le 20/08/2004
Le prototype de GN HOUNSFIELD
• Un tube à rayon X et un détecteur unique.
• Acquisition d’une coupe : 6 minutes
• Données informatiques recueillies sur des cartouches
magnétiques.
• Les cartouches étaient transférées le soir dans le laboratoire
d’EMI, où la reconstruction des différentes images se faisait
durant la nuit.
• Le premier modèle commercialisé sera équipé de 2
détecteurs adjacents permettant l’acquisition de 2 coupes :
l’Emiscanner
• Depuis, grâce aux progrès informatiques, augmentation des
performances
II LES DIFFÉRENTES GÉNÉRATIONS
• A partir du prototypes de Hounsfield, plusieurs
techniques vont apparaître.
• La principale différence réside dans le principe
géométrique de l’acquisition
• Ces différentes évolutions ont permis de classer
les modèles en 7 générations
Première génération : système à rotation /
translation et détecteur unique
• Seul le crane peut être
exploré (casque d’eau)
• Il correspond au prototype de
Hounsfield :
1 tube, 1 détecteur unique
• Temps d’acquisition 6 minutes
• Temps de reconstruction: une
nuit
Principe de fonctionnement
• translation de l’ensemble
tube-détecteurs en regard
du volume à étudier avec
émission du rayonnement
X
• rotation de l’ensemble sans
émission de rayon
d’environ 1°
• translation avec émission
de rayons X etc... sur 180°
L’EMI SCANNER
Résultats
• 4 min par rotation
• 8 niveaux de gris
• Matrice 80 x 80
• Reconstruction : 1 nuit
Deuxième génération : système à rotation
/ translation et détecteurs multiples
• Ce type d’appareillage va permettre l’abaissement
du temps d’acquisition pour une coupe et ainsi
l’exploration des organes mobiles.
• En 1974, les premiers scanners corps entier étaient
de ce type.
• Temps d’acquisition pour une coupe : 20 secondes
• Temps de reconstruction : 5 min
• Ils ne sont plus fabriqués de nos jours
Principe de fonctionnement
• Même système que le
précédent mais
détecteurs multiples
(10 à 60 détecteurs).
Troisième génération : système à rotation
tube / détecteurs
• Développé à partir de
1974. Équipe la majorité
des scanners actuels
• A permis l’exploration de
l’abdomen
• Temps d’acquisition
descendu à 0.37 sec
• Reconstruction en temps
réel (séquentiel)
Principe de fonctionnement
• Le mouvement de translation des
précédentes générations a
disparu
• Les nombreux détecteurs (200 à
1000) sont disposés sur une
rampe solidaire du tube à rayons
X par un bâti rigide.
• Rotation de l’ensemble tube-
détecteurs autour du volume à
explorer
• Le volume à explorer est
entièrement couvert par le
faisceau de rayon X
• Il existe de nombreuse évolution
du système
Quatrième génération : système à
rotation du tube et détecteurs fixes
• Ce système apparaît en même temps que les système de 3e
génération.
• Ils ont longtemps été commercialisé par une seule société:
Picker
• Les performances sont très proches de la 3e génération
• En voie de disparition
Principe de fonctionnement
• Les détecteurs (4000 à 5000)
sont disposés en couronne autour
du volume à étudier. Le tube à
rayons X, va tourner à l’intérieur
ou à l’extérieur de cette couronne
en émettant continuellement des
rayons X sur une rotation. Le
faisceau de rayons X couvre
entièrement le volume à explorer.
Cas particulier : le scanner à canon à
électrons (type Imatron)
• Ce système ne possède plus de
tube à rayons X mais un canon
à électrons..
• Ce système va permettre la
suppression des mouvements
mécaniques du tube à rayons
X et la fin des problèmes
d’échauffement de tube.
• De plus, les coupes sont
obtenues avec une extrême
rapidité (jusqu’à 17 coupes par
seconde).
Principe de fonctionnement
• Le faisceau d’électrons émis
va être dirigé vers une des
anodes multiples disposées
sur un demi-cercle. Le
faisceau va donc subir une
déviation suivant la polarité
de ces anodes.
• En heurtant ces anodes, il
va y avoir une production
de rayons X
• Les rayons X, heurtent les
détecteurs après avoir
traversé le patient
LES SCANNERS DOUBLE TUBES 6 générations
SONT DES SCANNERS QUI DISPOSENT DE DEUX TUBES
DEUX FAISCEAUX DE RAYONS X
DEUX IMAGES EN MEME TEMPS
: sont acquises avec deux énergie différentes
Applications : imagerie spectrale : décomposition spectrale des
tissus
- Résolution temporelle : Rapidité de l’acquisition
Scanner à comptage photonique
Photon Counting Computed Tomography PCCT
Septième génération
o Cette technologie se base principalement
sur une nouvelle génération des détecteurs
semi-conducteurs.
o Ces détecteurs permettent une conversion
directe en signa électrique sans passer par
l’étape intermédiaire (Photons lumineux).
o Le rendement de ces détecteurs a été
amélioré grâce à l’élimination des Septa.
o Mesure individuelle de chaque catégorie
de photons (énergie moyenne) lors de la
même projection.
o Suppression du bruit électronique
o les détecteurs mesurent le niveau
d’énergie de chaque catégorie de photon
séparément, ce qui contribue à l’étude
spectrale des tissus.
système d’acquisition des données DAS
Il comporte:
• Le générateur
• Le tube à rayons X
• Le système de filtration
• Le système de détection
• Les systèmes de collimation
• Un statif ou Gantry
Le générateur
• Il fournit la haute tension alimentant le tube à rayons X.
• Leur puissance se mesure en kW (produit des kv par Ma).
• Le kilovoltage varie entre 110 kv et 140 kv.
• Le milliampérage varie de 100 mA à 500 mA en moyenne.
• Il doit permettre l’obtention d’une haute tension continue
sans aucune variante de façon à obtenir au niveau du tube
un faisceau monochromatique.
• Les premiers scanners utilisés pour l’exploration du crâne
ne nécessitaient que des générateurs de faible puissance
(10 à 20 mA par coupe).
• Les scanners actuels, très souvent à rotation continue,
nécessitent quant à eux, des puissances de l’ordre de 50
kW.
Implantation des générateurs
• En plus d’une une évolution allant vers une miniaturisation et une
augmentation de leur puissance, la localisation du générateur a été
modifié.
• Générateur à distance : il est situé dans une armoire électrique. Les
premiers scanners ont été équipés de générateurs de ce type. Le
transfert de la haute tension se fait par câble.
• Générateur semi-embarqué : ils sont apparus avec les scanners à
rotation continue. ils nécessitent le transfert d’une haute tension (20 à
40 kv) et fournissent à leur tour la haute tension de 110 - 140 kv au
tube. Ce transfert se faisant par un système de patins, les inconvénients
sont nombreux (usure, arc électrique).
• Générateur embarqué : ils évitent tous les problèmes de transferts
d’énergie.
Transmission de la tension au tube
Sur les scanner à rotation alternée, par câble. Puis apparition de la
technologie « slip ring » pour les systèmes à rotation continue
Le tube à rayons X
• C’est la pièce maîtresse du scanner.
• Les premiers scanners crâniens
étaient équipés de tube à anode
fixe en cuivre.
• Les tubes actuels sont à anode
tournante en graphite et tungstène.
• Le tube doit pouvoir résister à des
contraintes thermiques très élevées
(99 % de l’énergie fournie se
transforme en chaleur, 1 % en
rayons X).
• Ils sont donc refroidis par des
systèmes à huile, eau et air.
Caractéristiques
• vitesse de rotation d’anode = 2500 à 10000 tours/mn
• capacité calorifique = de 0.8 à 8 Muc suivant les
technologies
• dissipation calorifique ou taux de refroidissement = 1 à 5
MUC/mn suivant les technologies
• diamètre d’anode =150 a 200 mm
• Comme pour la radiologie conventionnelle, les tubes
peuvent être équipés de deux foyers :un foyer fin pour
l’étude de l’organe nécessitant une bonne résolution spatiale
(par exemple 0.75x1.4 mm), un gros foyer pouvant délivrer
une dose plus importante (par exemple 1.5x1.4 mm).
Note: la quantité maximale que peut supporter un tube peut se mesurer en Joules, en Watt/seconde ou en
UC (Watt/sec x coefficient dépendant du type d’alimentation)
Capacité calorifique
• Représente la quantité
de chaleur que le tube
peut supporter
• Se mesure en MUC ou
KUC
Dissipation calorifique
• Représente la
quantité de chaleur
que le tube est
capable d’évacuer
par minute ou taux
de refroidissement
• Se mesure en MUC
/ minute
Technologie des tubes
• Parfois, les tubes ne comportent qu’un seul foyer ou sont
équipés de foyer flottant (dispositif électronique
permettant de faire varier la taille du foyer à partir d’un
seul filament).
• Certains fabricants proposent des systèmes dits
“dynamiques ” qui permettent par un mouvement du foyer
de multiplier le nombre de mesure effectué.
• Le spectre des rayons X n’étant pas régulier, on ajoute une
plaque de cuivre ou d’aluminium pour homogénéiser le
faisceau (en général 2 à 3 mm d’aluminium).
Système de filtration en TDM comprend :
- Filtration inhérente ( Permet de faire une filtration en terme d’énergie )
- Filtre papillon ( Bowtie filter) ( filtration en terme de fluence)
UH
Évolution des tubes
• Le tube est soumis à une force centrifuge
importante (13G, 5G pour un pilote de chasse) due
à son poids élevée et à la vitesse de rotation
(360°sur 0.5 sec).
• Réduire son poids permet d’atteindre de telle
vitesse, cependant l’anode doit être la plus large
possible (chaleur).
• Le tube doit évacuer la chaleur le plus rapidement
possible et pouvoir résister à des températures
élevées.
Tubes à forte capacité calorifique
• Pour cela, un constructeur a mis au
point un nouveau tube.
• En remplaçant les matériaux d’anode
par un métal intégral, en supprimant la
ddp entre l’anode et la gaine, en
supprimant les électrons non
transformés en Rx qui viennent frapper
l’anode, en remplaçant les roulements
à billes classiques par un système
hydrodynamique (métal liquide),
Toshiba a pu réduire le diamètre
d’anode et ainsi alléger son tube en lui
donnant des performances élevées : 7.5
Muc pour un taux de refroidissement
de 1.4 Kuc par mn
Tubes à forte dissipation calorifique
Augmenter la dissipation calorifique 5 MUC / mn avec une
capacité calorifique faible 0.8 MUC : le Straton de Siemens, Une
anode de 12 cm de diamètre, longueur du tube 20 cm
Un avantage : gain en poids, un problème sa limite en Ma
Principe de fonctionnement
Sur un tube standard, le
faisceau d’électrons est
directement dirigé vers
l’anode.
Principe de fonctionnement
Le faisceau d’électron
est dévié par deux
bobines de déflection
Principe de fonctionnement
Une plus grande surface en contact avec l’huile de refroidissement
Principe de fonctionnement
Foyer dynamique
• Il permet de doubler
les mesures sur l’axe
X–Y
• Rappel :
axe XY
axe Z
Foyer dynamique : Oversampling sur l’axe X-Y
Il permet la technique
dite de l’oversampling
Pour une projection
angulaire, réalisation
de deux mesures
Système de détection
Pour être efficaces, ils doivent avoir :
- Faible rémanence (capacité du système de détection
à faire une deuxième détection en écrasant le signal
antérieur)
- Réponse linéaire (réponse proportionnelle aux
paramètres d’acquisition (mAs, kVp….)
- Grande efficacité de détection (EQD efficacité
quantique de détection) DQE
- Surface active importante (nombre de barrettes)
- Bonne stabilité dans le temps
( meme signal face aux memes éléments d’entrée
(paramètres d’acquisition )
Durabilité de la réponse face aux memes paramètres
d’acquisition
Ils peuvent être de technologie différentes
x , y et z -------- S1 J1
X ; y; et z -------- S1 J2
-
-
-
-
-
-
X ; y; et z -------- S1 Jn
Détecteurs solides ou à cristaux
scintillants
Sous l’effet des rayons X, les cristaux scintillent et émettent des photons lumineux. Ces
photons lumineux sont à leurs tours captés par une photocathode qui va donner
naissance à un flux électronique.
Le flux d’électrons créé est alors amplifié par un système de dynodes (électrode) le
rendant ainsi mesurable.
Les plus anciens cristaux utilisés étaient en iodure de césium puis tungstate de
cadmium (rémanence importante).
Les cristaux les plus modernes utilisent des céramiques.
Les détecteurs solides sont à l’heure actuelle les plus efficaces et les plus
performants
Détecteur à gaz ou chambre d’ionisation
Chaque chambre contient un gaz rare (Xénon le plus souvent) sous une
pression de 20 à 25 bars. Ces chambres sont disposées les unes à côté
des autres sur une rampe. Elles sont au nombre de 10 à 20 par
centimè[Link] rayons X provoquent une ionisation du Xénon. Les ions
ainsi produits sont captés par des électrodes et engendrent un courant
électrique.
Les différentes chambres sont séparées entre elles par de fines cloisons polarisées (en
tungstène) qui vont transmettre le courant à un système d’[Link] cloisons jouent
aussi un rôle de grille “antidiffusante” en étant focalisées vers le foyer du tube à rayons X.
Évolutions technologiques
• Les appareillages les plus récents utilisent des détecteurs à semi
conducteurs.
• Ils sont composés d’iodure de mercure
Transmission des données
• Elle se fait par des systèmes à infra-rouge pendant la rotation.
• Présence de capteurs en différents points de l’anneau
- La reconstruction pendant l’acquisition
- Le reconstruction après Post reconstruction
- 6 barrettes
- 5 mm
- La largeur de collimation 6 x 5 mm
- 16 x 0,625 mm
- 8 x 1,25 mm
- 4 x 2,5 mm
Largeur de collimation = N x T
Système de collimation
Intérêt de la collimation est :
Collimation primaire
Limiter l’irradiation du patient et le
rayonnement diffusé
Fixer l’épaisseur de coupe
Il existe une collimation primaire et une
collimation secondaire
Parfois une 3e collimation a pour but de
limiter l’effet de volume partiel
Collimation primaire :
Elle est composée de plaque de plomb et est située après le tube à rayons X.
Son but est de limiter le rayonnement diffusé et de fixer l’épaisseur de la coupe
: ces plaques sont donc mobiles et à écartement variable.
Pour évaluer le niveau de bruit, il faut tout simplement
calculer l’écart type
UH densité 44 44 20 39 39
45 34 34 20 39 44 44 45 34 34
45 45 45 45 34 34 34 45 45 45
45 45 44 45 45 45 45 45 45 44
20 39 44 45 45 44 44 45 34 34
45 34 34 45 34 34 34 Produit de convolution
entre les deux
45 45 45 45 45 45 45 matrices
45 45 44 45 45 44 44 Matrice du filtre
Kernel
Région d’interet ROI : échantillonnage de pixels
ROI : 45, 34,34,45,45,45,34,34,45
45 34
45 45
Artéfact de l’effet de
volume partiel Air Os
-1000 UH 0 UH +1000 UH
45 UH 0 UH 35 UH
Au moment de remplissage des voxel par les valeurs d’atténuation (densité), la règle : à
chaque voxel on attribue une seule valeur de densité
Collimation secondaire
• Cette collimation est placée
en avant des détecteurs et
est destinée à arrêter le
rayonnement diffusé.
• Les cloisons de cette
collimation sont alignées sur
les cloisons qui séparent les
différents détecteurs et sont
focalisées vers le foyer du
tube.
Collimation post-patient
Certains constructeurs proposent sur leurs modèles, une troisième collimation
situé entre le patient et les détecteurs.
Cette collimation est alignée sur la collimation primaire et est variable suivant
l’épaisseur de coupe.
Elle a pour but de limiter l’effet de volume partiel.
Étalonnage et calibration
• Pour que les mesures soient faites avec précision, l’intensité
du faisceau initial Io est mesurée, pour chaque coupe, soit
par un détecteur situé prés du tube, soit par les détecteurs
les plus excentrés sur la rampe de détection.
• A ne pas confondre avec la calibration, qui consiste à faire
des coupes dans le vide pour réetalonner les détecteurs
avec des constantes d’acquisition variables en réalisant des
coupes dans le vide.
• La calibration est faite une à plusieurs fois
I0 par semaine
suivant les modèles.
Protocole :est une combinaison de paramètres
d’acquisition ( Valeur I0)
- Air calibration
calibration PinPoint
Étalonnage, mesure de Io
• Io est mesurée par des détecteurs en position excentrée ou près du
tube.
• Les rayons X qu ’ils reçoivent ne doivent subir aucune atténuation.
32 détecteurs chez GE sur la rampe de détection
8 pour philips, 2 pour Toshiba
Fréquence de calibration
• Elle varie suivant les constructeurs
pour certains, elle est obligatoire après un arrêt complet.
Sinon,
GE et Siemens 1 par jour, Marconi et Toshiba 1 par semaine, philips 1
par 4 h.
Statif - Plan axiale : XY
- Plan saggittal : YZ
- Plan coronal : XZ
• Il est composé du système En post-traitement : On peut avoir des plans inclinés
d’acquisition des données et du lit
mobile.
• Le système d’acquisition des données
comprend : le tube à rayons X, le Y
système de détection, le système de
refroidissement, parfois le générateur
• Le tunnel doit être le plus large
possible pour le confort du malade
(environ 70 cm). Il doit être évasé
pour diminuer la sensation Z
d’enfermement du patient
• Le diamètre de la zone d’exploration X
est inférieur au diamètre du tunnel
(environ 50 cm).
Axe X : l’axe de l’arrangement des unités de détection
Axe Y : l’axe de la hauteur de la table
Axe Z : axe des barrettes de détection (axe de coupe)
Statif
• Son inclinaison est variable de
+ 20° à + 30° en moyenne dans
les deux sens.
• Le lit d’examen est mobile. Il
doit descendre le plus bas
possible afin de faciliter le
transfert de malade et avoir le
plus grand débattement
possible à l’intérieur du statif
(150 a 170 cm)
• Certains constructeurs
proposent une inclinaison
latérale du lit (swivel).
Système laser : Lasers permettent de positionner le patient suivant trois lasers :
- 2 lasers latéraux
- 1 laser central
Système des coordonnées :
Pour savoir la position de la table, hauteur, indice de translation ( Permet de
réaliser des biopsies )
Système de centrage et d’assistance à la ponction
Tunnel peut être équipé
d’un système lumineux de
repérage, utilisé pour
centrer le patient
Un système d’assistance à
la ponction
Topogramme de Face : Angles 0° et 180°
Topogramme est une image de localisation sur laquelle on va Topogramme de profil : 90° et 270°
programmer l’acquisition des coupe Localizer
V Acquisition des données
L’image numérique plane ( Image de
localisation)
Surview, scoutview, topogramme, mode
radio, pilote …
Il sert au repérage des coupes, à éviter des
zones sensibles ou d’artefacts.
L’ensemble tube-détecteurs est fixe et est en
position antéro-postérieure pour un
topogramme de face en position latérale
pour un topogramme de profil.
La table se déplace alors longitudinalement à
l’intérieur du tunnel pendant une émission
continue de rayons X.
Sur les modèles actuels, il est possible
d’effectuer des incidences obliques.
1. Projection
2. Atténuation
3. Rétroprojection filtrée ( Reconstruction)
Acquisition de la coupe
• La plupart des modèles utilisés
sont de la 3ème génération.
• C’est pourquoi son mode de
fonctionnement va être vu en
détails.
• Sur ces modèles, l’ensemble
tube-détecteurs va effectuer
une rotation plus ou moins
complète autour du volume à
explorer.
• Pendant cette rotation, un
certain nombre de mesures va
être fait. Ces mesures sont
appelées des projections.
I(0) P(I0, 0°)= profil d’atténuation 0°
P(I0, 1°)= profil d’atténuation 1°
-
-
-
µ(E,Z) x -
-
-
-
-
I(x) P(I0, 360°)= profil d’atténuation 360°
- Ensemble de ces profils d’atténuation )
Signogramm (Espace RADON) (Données brutes
(Raw DATA)
- Projection = la mesure de l’atténuation suivant
Au niveau de la reconstruction : un angle donné par un détecteur
Premières étapes de traitement d’images
( pour éliminer les artéfacts de
- résultat d’une projection : un profil
reconstruction) (d’atténuation
P(I0, 0°)= profil d’atténuation 0°
Acquisition de la coupe
• Une projection est donc une mesure faite par
l’ensemble des détecteurs à un certain degré de
rotation.
• 1000 à 2000 projections pour obtenir une coupe.
- soit par émission pulsée du tube
- soit par coupure des détecteurs et émission
continue du tube
• Possibilité de rotation incomplète.
Plus le nombre de projection est important plus la qualité d’image est meilleure
Objectif du prétraitement c’est d’éliminer les artéfacts de reconstruction
Architecture du système Post-traitement
Deux systèmes :
- Acquisition des données
- Traitement des données
Le prétraitement pendant la
reconstruction
Acquisition des données Reconstruction
PACS
Convertisseur analogique-numérique
Après avoir traversé le volume à explorer, le faisceau
de rayons X subit une atténuation et heurte les
détecteurs.
Chaque détecteur délivre alors un courant électrique
dont l’intensité sera inversement proportionnelle à
la densité du volume concerné.
Ce courant électrique de l’ordre du picoampère devra
être amplifié pour être numérisé.
Les données sont traitées par le processeur image
Reconstruction de l’image
• Échantillonnage angulaire : pendant la rotation de
l’ensemble tube-détecteurs, il aura été acquis un
nombre variable de mesures correspondant à
chaque projection. Le nombre de projections est
variable et contribue à la qualité de l’image.
Échantillonnage angulaire La sélection des profils d’atténuation en fonction angles de projection
• Les mesures effectuées par chaque projection sont
numérisées et transmises au calculateur d’images.
Méthodes de reconstruction
1- Méthodes algébriques
- Reconstruction itérative ++++
* Un niveau de bruit très bas
* Réduction de dose ( On aura besoin de moins
de données pour la reconstruction (moins de
projection)
2- Méthodes analytiques
- Rétroprojection filtrée ++++ (Réaliste)
I0
3,3 5,1 6,3 20
3,3 5,1 6,3 20
3,3 5,1 6,3
20
10 16 20
Ix
Méthode algébrique ou méthode itérative
• Cette méthode appelée aussi calcul matriciel n’est
plus utilisée aujourd’hui car elle présente de
nombreux inconvénients.
-temps de calcul très long pour les grandes
matrices
-le calculateur d’image ne peut commencer à
effectuer ses calculs qu’à la fin de la rotation et
donc à la fin de toutes les mesures
Solution ( serveur de calcul très puissant)
• Exemple d’un volume à explorer composé de 4
éléments ayant un coefficient d’absorptions
différentes.
Nombre des itérations dépend de :
- Nombre de lignes
- Nombre de colonnes
- Diagonales
Épandage ou Rétroprojection filtrée
Trois étapes de formation de l’image TDM :
1. Acquisition des profils lors de l’acquisition
2. Rétroprojection des différents profils Rétro projeter les profils selon le même
angle de projection
3. Correction du flou d’épandage par « artifice mathématique »
Mémorisation des profils lors
de l’acquisition
Épandage
Artéfact généré : ligne d’épandage
Correction par un l’application d’un filtre
de convolution
Elimination des lignes
d’épandage par
l’application d’un filtre de
convolution
Pour cette raison qu’on
appelle cette méthode
Rétroprojection filtrée
Filtred Back Projection FBP
Rétro
projection avec
correction par
algorithme de
reconstruction
Rétroprojection filtrée
o Les filtres ou algorithme de reconstruction ou de convolution qui
réduisent l’effet d’étalement (Lignes d’épandage), vont être modulables
par l’opérateur qui pourra ainsi suivant l’algorithme, choisir d’obtenir
une image a contours très accentués ou lissés en fonction de l’organe à
explorer.
o En résumé, toutes ces opérations s’effectuent dans l’ordre suivant
- mesure d’un profil lors d’une projection 1. Filtre dur
- “filtration” ou convolution 2. Filtre moyen
3. Filtre mou
- épandage
- mesure d’un nouveau profil pour une projection différente
o Cette méthode de calcul de l’image permet d’obtenir des images de
façon très rapide “en temps réel” (1 à 2 secondes après la fin de la
rotation).
o Cette rapidité provient du fait que les calculs peuvent commencer dès
le début des premières mesures.
Intérêt de la convolution
Rétroprojection Non filtrée ( avec ligne
d’épandage ) Rétroprojection filtrée ( avec un filtre de
convolution )
Visualisation de l’image
L’image obtenue est matricielle
Z
On parle de pixel
X
Y
Mais aussi de voxel
Il faut cependant discerner les différents types de
matrices
Résolution spatiale :
1. Transversale (Dans le plan de coupe)
2. Longitudinale (dans l’axe de coupe )
Matrice d’acquisition
Elle sera fonction du nombre
de détecteurs en regard du
faisceau de rayons X au cours
des différentes projections.
mais il existe des astuces !
• Foyer dynamique
• Décalage ¼ détecteur par
rapport à l’axe de rotation
Matrice de reconstruction
o L’ordinateur va reconstruire l’image sous forme
matricielle.
o Cette matrice peut être identique à la matrice
d’acquisition. Elle peut être supérieure à la matrice
d’acquisition si le calculateur d’image extrapole des
valeurs
o Elle détermine en fonction du FOV la taille de pixel (en
mm)
o Taille du pixel (en mm) = champ de reconstruction (en
mm) / nombre de lignes ou de colonne de la matrice
Résolution spatiale dépend
- FOV field of view (champ de vue)
- de la taille des pixels
- Taille de l’unité de détection
Matrice de visualisation
• Elle est en rapport avec le nombre de points du moniteur de
visualisation
Dépend des performances de l’écran d’affichage
Échelle de Hounsfield
• Le scanner mesure des coefficients d’atténuation (Très
faible)
• Peu représentatif
• Création de l’échelle de Hounsfield
• Arbitrairement, il a été choisi
Eau = 0 UH
La densité des autres tissus est donnée par
𝝁𝒕𝒊𝒔𝒔𝒖 −𝝁𝒆𝒂𝒖
𝑼𝑯 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎
𝝁𝒆𝒂𝒖
D’ou air= -1000, os dense = +1000
Échelle des densités
Fenêtrage
• Les premières images étaient composées par le
listing des différentes densités
Chaque fenêtre est définie par :
- Un centre UH WL
- Une largeur UH WW
Matrice de visualisation
Fenêtrage
Fenêtrage et échelle de gris
• Elle facilite la lecture des images
• on attribue à chacun des points de l’image une
tonalité de gris.
• Cependant, l’œil humain ne discerne que 20
niveaux de gris
• Largeur et centre
Échelle de gris et densité
Fenêtrage os / mou
Fenêtrage abdomen / foie
Fenêtrage médiastin / poumons