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Diagnostique Financier

Le document présente une synthèse théorique sur le diagnostic financier, abordant les cycles financiers de l'entreprise, les notions de flux et de stocks, ainsi que les objectifs et la démarche du diagnostic. Il décrit les trois cycles financiers principaux : d'exploitation, d'investissement et des opérations financières, ainsi que les types de flux et leur importance dans l'analyse financière. Enfin, il détaille les étapes nécessaires pour réaliser un diagnostic financier, incluant l'analyse de l'activité, la rentabilité et les recommandations pour l'entreprise.

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Diagnostique Financier

Le document présente une synthèse théorique sur le diagnostic financier, abordant les cycles financiers de l'entreprise, les notions de flux et de stocks, ainsi que les objectifs et la démarche du diagnostic. Il décrit les trois cycles financiers principaux : d'exploitation, d'investissement et des opérations financières, ainsi que les types de flux et leur importance dans l'analyse financière. Enfin, il détaille les étapes nécessaires pour réaliser un diagnostic financier, incluant l'analyse de l'activité, la rentabilité et les recommandations pour l'entreprise.

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Cours universitaires cours-uni.

com

DIAGNOSTIC FINANCIER
RESUME THEORIQUE

PARTIE N° I

Les concepts de base et la démarche


du diagnostic financier
Cours universitaires [Link]

Séquence n°1 : Les cycles financiers


de l'entreprise

Dans le cadre de son activité, l'entreprise combine des facteurs de production pour
élaborer des biens ou des services.
Les facteurs de production sont achetés sur des marchés "amont" contre des liquidités. Les
biens et services produits sont vendus sur les marchés "Aval" également contre des liquidités.
Ainsi, un entrepreneur disposant de liquidités et désireux de créer une entreprise, devra se
procurer par exemple un local, du matériel et acheter des matières premières pour réaliser ses
objectifs. Il va donc échanger ses liquidités ou "stock de Monnaie" contre des actifs, certains
étant destinés à être utilisés rapidement dans l’entreprise (matières premières), d'autres étant
appelés à rester dans l'entreprise une durée plus longue (local, matériel) ; le but de
l'entrepreneur n'étant pas de maintenir ses actifs figés, mais de produire des biens et les vendre
à d'autres agents économiques.

Il verra ainsi une partie de ses actifs se transformer en monnaie. Le cycle financier
désigne ce processus qui intègre toutes les opérations intervenant entre le moment où une
entreprise transforme un stock de monnaie initial en un certain bien ou actif, et le moment où
le même bien se transforme en monnaie.

Monnaie Actifs Monnaie

On distingue dans l'entreprise trois cycles financiers principaux :


• Le cycle d'exploitation
• Le cycle d'investissement
• Le cycle des opérations financières

1- Le cycle d'exploitation

On entend par cycle d'exploitation l'ensemble des opérations réalisées par l'entreprise
pour atteindre son objectif : produire des biens et des services en vue de les échanger.
• L'acquisition des biens et des services entrant dans le processus de production :
c'est la phase d'approvisionnement ;
• La transformation des biens et des services pour aboutir à un produit fini : c'est la
phase de production ;
• La vente des produits finis : c'est la phase de commercialisation.
Ce processus doit fonctionner de manière continue pour assurer un emploi optimal des
moyens mis en œuvre : travail et capital. Or, les flux physiques d'entrée (les achats) et le flux
physique de sortie (les ventes) interviennent de manière discontinue.

Le fonctionnement régulier du cycle d'exploitation est assuré par la détention de stocks


qui assurent l'écoulement continu des biens.
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Achats Stocks Matières

Production (en cours)

Stocks Produits Ventes


finis

1ère phase 2ème phase 3ème phase


Approvisionnement Production Commercialisation
2- Le cycle d'investissement :
Le cycle d'investissement désigne toutes les opérations relatives à l'acquisition où la
création des moyens de production incorporels (brevets, fonds commercial…), corporels
(terrains, machines,…) ou financiers ( titres de participation …).Il englobe également la partie
immobilisée de l'actif de roulement (stocks, créances,…).
L'investissement s'analyse en une dépense immédiate et importante dont la contrepartie et
l'espérance de liquidités futures issues des opérations d'exploitation.
Le cycle d'investissement est par définition un cycle long, dont la durée dépendra de l'activité
de l'entreprise, du rythme de l'évolution technologique et de la stratégie poursuivie.

MonnaieMoyens de
Production
Encaissements

Durée de vie de l’investissement

Schéma du cycle d’investissement

3- Le cycle des opérations financières :


Il recouvre l'ensemble des opérations qui interviennent entre l'entreprise et les
apporteurs de capitaux, il concerne particulièrement les opérations de prêts et
d'emprunts.
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Séquence 2 : Les notions fondamentales de flux et de stocks

D'une manière générale, les agents économiques échangent des biens et services au
moyen de la monnaie. Ces échanges se caractérisent d'un côté par un transfert de
biens ou de services, et de l'autre par des transferts monétaires.
On désigne sous le nom de "flux" les transferts de biens ou de monnaie effectués au cours
d'une période donnée entre deux agents économiques, alors qu'on entend par "stock" la
quantité de biens ou de monnaie mesurée à un moment donné. Les notions de flux et de stocks
constituent donc la base des états financiers de l'entreprise, et permettent d'en décrire la
structure financière.

1- Les notions financières de flux :

On distingue généralement trois types de flux ; les flux de résultats, les flux de
trésorerie et les flux de fonds.

a- Les flux de résultats :

Ces flux concernent les produits et les charges au sens de la comptabilité générale.
Parmi ces flux, certains donnent lieu à des encaissements ou des décaissements, tel est le cas
des ventes, des achats, impôts,… D'autres flux n'ont aucune incidence sur la trésorerie,
exemple les dotations aux amortissements. Les flux de résultats concernent toutes les
opérations économiques ayant une incidence sur l'enrichissement de l'entreprise.

b- Les flux de trésorerie :

Il s'agit de toutes les opérations de recettes et de dépenses se traduisant par des


mouvements effectifs de trésorerie.

c- Les flux de fonds :

La notion de flux de fonds est directement tirée de l'acception anglo-saxonne flow of


funds. Les flux de fonds désignent toutes les opérations qui figurent dans le tableau de
financement.

2- Les stocks :

Les stocks désignent les quantités de biens ou de monnaie mesurées à un moment


donné. Ils correspondent donc au stocks d'emplois et de ressources consignés dans le bilan ;
ce dernier est un document qui permet de déterminer ponctuellement la situation financière de
l'entreprise.
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Séquence 3 : Les objectifs du diagnostic financier

L'objet du diagnostic financier est de faire le point sur la situation financière de


l'entreprise, en mettant en évidence ses forces et ses faiblesses, en vue de l'exploitation des
premières et de la correction des secondes.
Conventionnellement, le diagnostic financier a pour objectif de répondre à quatre
interrogations essentielles du chef d'entreprise.

 Croissance :
- Comment s'est comportée mon activité ?
- Ai je connu une croissance sur la période examinée
- Quel a été le rythme de cette croissance ?
- Est-elle supérieure a celle du secteur auquel j'appartiens ?

 Rentabilité :
- Les moyens que j'ai employé sont-ils rentables
- Sont-ils en conformité avec cette rentabilité
- La croissance a-t-elle été accompagnée d'une rentabilité
sifflante.

 Equilibre :
- Quelle est la structure financière de l'entreprise ?
- Cette structure est-elle équilibrée ?
- Les rapports des masses de capitaux entre eux sont-ils
harmonieux ?
- Ne suis-je pas trop endetté ?

 Risque :
- Quels sont les risques que j'encours ?
- L'entreprise présente-t-elle des points de vulnérabilité
- Quelles sont les défaillances de ces risques ?
Ayant répondu à ces quatre questions, le chef d'entreprise peut faire une synthèse en
détectant les points forts et les points faibles de son entreprise.
De ce fait ces éléments peuvent être résumés dans les étapes suivantes :
- Etablir un diagnostic sur la santé économique et financière de l'entreprise étudiée à la date
de l'arrêté des derniers comptes disponibles et sur ses perspectives à court et à moyen
terme.
- Caractériser les types de risques que constitue l'entreprise pour ses banquiers et évaluer
l'importance de ces risques.
- Prendre le cas échéant, position en tant que banquier sur une demande de crédit ou sur la
viabilité et le niveau de risque d'un projet de développement et de financement attaché.
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Séquence 4 : La démarche du diagnostic financier

1ère étape :
Définition des objectifs de l'analyse :

• Etude des moyens de l'entreprise


 Structure financière
 Trésorerie
• Etude du fonctionnement de l'entreprise :
 Activité
 Rentabilité

2ème étape :
Préparation des différentes sources d'informations :

• Informations extra-comptables :

 Internes à l'entreprise :
- Raison sociale
- Localisation géographique des établissements
- C.V.
- Statut juridique
- Age de la société
- Dirigeants (âge, ancienneté, compétences)
- Activité
- Taille
 Externes à l'entreprise :
- Fournisseurs
- Clients
- Concurrents
- Secteur d'activité
- Environnement macro-économique
- Marché de l'entreprise.

• Informations comptables :

 Bilan comptable retraité ou bilan fonctionnel, soit au bilan financier.


 Compte de produits et charges d'où on va dégager l'état des soldes de gestion ;
Sur la base de ces documents on établira les ratios relatifs à chacun d'eux.
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3ème étape :
Sélection des outils d'analyse financière les mieux adaptés aux objectifs
poursuivis :
 Equilibre financier
 Solvabilité
 Risque économique et financier
 Rentabilité
 Croissance
 Autonomie financière
 Flexibilité financière.

4ème étape :
Diagnostic financier (atouts et handicaps)

 Atouts :
 Flexibilité
 Rentabilité élevée
 Bonne liquidité
 Forte croissance

 Handicaps :
 Baisse des résultats
 Baisse de chiffre d'affaires
 Insuffisance de ressources stables
 Insuffisance d'investissement
 Dégradation de la trésorerie
 Surendettement, etc…

5ème étape :
Pronostic et recommandations :

 Perspectives d'évolution
 Recommandations.
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PARTIE N° II
Les outils d'analyse financière
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L'analyste financier, qu'il soit interne ou externe à l'entreprise, pour mener son
diagnostic financier, doit disposer du C.P.C et du bilan.
Le 1er lui permet d'apprécier l'activité et la rentabilité de l'entreprise notamment à l'aide des
différents soldes de gestions normalisés par le plan comptable Marocain (P.C.M)
Le second lui permet de juger l'équilibre financier et l'endettement de l'entreprise.
Pour mener à bien son analyse financière, l'analyste utilise de techniques d'analyse très
diversifiées.
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Séquence 1 : Analyse de l'activité et de la rentabilité :


l'état des soldes de gestion

I- GENERALITES

• L'état des soldes de gestion (E.S.G) constitue le troisième état de synthèse qui n'est
obligatoire que pour les entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 7,5 millions
de dirhams et donc soumises au régime normal.
• L'E.S.G comporte deux tableaux :

Etat des soldes de gestion

Tableau de formation des résultats Tableau de calcul de


(TFR) l'autofinancement (A.F)

Fournit une analyse en cascade des Nécessite la détermination de la capacité


différentes étapes de la formation du d'autofinancement (CAF)
résultat

II- Elaboration du tableau de formation des résultats (TFR) :

Signes Mode de calcul Comptes utilisés


1 + Vente de marchandises en l'état 711
2 - Achat revendus de marchandises 611
I = MARGE BRUTE SUR VENTES EN L'ETAT (1-2) 811
3 + Ventes de biens et services produits 712
4 + ou - Variation de stocks de produits 713
5 + Immobilisation produites par l'entreprises pour elle-même 714
II = PRODUCTION DE L'EXERCICE (3 + 4 + 5)
6 + Achats consommés de matières et fournitures 612
7 + Autres charges externes 613 et 614
III = CONSOMMATION DE L'EXERCICE (6 + 7)
I + Marge brute sur ventes en l'état 811
II + Production de l'exercice
III - Consommation de l'exercice
IV = VALEUR AJOUTEE (I + II – III) 814
IV + Valeur ajoutée 814
8 + Subvention d'exploitation 716
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9 - Impôt et taxes 616


10 - Charges de personnel 617
V = EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (E.B.E) ou 8171
= INSUFFISANCE BRUTE D'EXPLOITATION (I.B.E) 8179
V + Excèdent brut d'exploitation (E.B.E) ou insuffisance brute 8171
ou – d'exploitation (I.B.E) 8179
11 + Autres produits d'exploitation 718
12 - Autres charges d'exploitation 618
13 + Reprises d'exploitation, transferts de charges 719
14 - Dotations d'exploitation 619
VI = RESULTATS D'EXPLOITATION (V+11-12+13-14) 810
15 + Produits financiers 73
16 - Charges financières 63
VII = RESULTAT FINANCIER (15 – 16) 830
17 ± Résultat d'exploitation 810
18 ± Résultat financier 830
VIII = RESULTAT COURANT (17 – 18) 840
19 + Produits non courants 75
20 - Charges non courantes 65
IX = RESULTAT NON COURANT (19 – 20) 850
21 ± Résultat courant 840
22 ± Résultat non courant 850
23 - Impôt sur les résultats 670
X = RESULTAS NET DE L'EXERCICE (21 ± 22 ± 23) 880
(Résultat après impôt)

III- Significations des différents soldes de gestion :

SOLDES SIGNIFICATION DES SOLDES


Marge brute sur vente en l'état Notion réservée exclusivement à l'activité négoce
(Entreprise commerciales).
.
Production de l'exercice • Solde concernant les entreprise industrielles et prestataires
de services
• A la différence du solde précédent, la production de
l'exercice n'est pas une marge mais résulte d'une
addition
Valeur ajoutée • Mesure la richesse produite par l'entreprise
• Mesure sa contribution à l'œuvre de la production
nationale (Contribution à l'économie du pays)
Excédent brut d'exploitation • Mesure les performances économiques et financières des
entreprises
• Il se prête particulièrement aux comparaisons
interentreprises parce qu'il est calculé indépendamment
de la politique propre à chaque entreprise en matières
d'investissement, de financement, de fiscalité et
d'opérations exceptionnelles (non courantes).
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• C'est le dernier solde à ne comprendre que les charges


décaissables et les produits encaissables.
Le plan comptable marocain (PCM) lui a réservé une place
privilégiée : Il est le point de départ du calcul de la capacité
d'autofinancement (CAF) (Méthode soustractive)
Résultat d'exploitation • Ce solde mesure le résultat dégagé par l'activité normale
• Il mesure également la performance industrielle et
commerciale de l'entreprise
Résultat financier • Résultat correspondant aux opérations purement
financières
Résultat courant • Résultat des opérations normales et courantes (habituelles)
de l'entreprise
• La croissance du résultat courant peut aussi bien être due à
une amélioration du résultat d'exploitation qu'à celle du
résultat financier
• Il est donc préférable d'analyser en cas de besoin
séparément ces deux composantes.
Résultats non courant • Résultat ayant un caractère non répétitif et donc
exceptionnel
Résultat net de l'exercice (après • Résultat dont la répartition va être décidée par les
impôt) actionnaires.

IV- Elaboration du tableau de calcul de l'autofinancement :

Méthode additive : à partir du résultat net de l'exercice

Signe Mode de calcul


+ Résultat net de l'exercice
+ Dotations d'exploitation (1)
+ Dotations financières (1)
+ Dotations non courantes(1)
- Reprises d'exploitation(2)
- Reprises financières(2)
- Reprises non courantes(2) (3)
- Produits des cessions d'immobilisations
+ Valeurs nettes d'amortissement des immobilisations cédées
Capacité d'autofinancement (C.A.F)
- Distribution de bénéfices (Bénéfices mis en distribution)
Autofinancement (A.F)

1) A l’exclusion des dotations relatives aux actifs et passifs circulations et à la trésorerie : Il


s’agit donc des dotations aux amortissements et des dotations aux provisions sur actif
immobilisé, des dotations aux provisions durables et aux provisions réglementées .
2) A l’exclusion des reprises relatives aux actifs et passifs circulants et à la trésorerie .

3) Y compris reprises sur subvention d’investissement .


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Méthode soustractive : à partir de l'excédent brut d'exploitation

Signe Mode de calcul


+ ou – • Excédent brut d'exploitation ou insuffisance brut d'exploitation
_ • Charges décaissables c-à-d. (autres charges d'exploitation, charges
financières, charges non courantes et impôts sur les résultats, à l'exclusion
des dotations relatives à l’actif immobilisé et au financement permanent et
de la valeur nette d'amortissement des immobilisations cédées)
+ • Produits encaissables c-à-d (Autres produits d'exploitation, transferts de
charges, produits financiers et produits non courants à l'exclusion des
reprises sur amortissements, sur subventions d'investissement, sur provisions
durables et provisions réglementées et à l'exclusion des produits de cession
des immobilisations.)
= Capacité d'autofinancement
- Distribution de dividendes
= Autofinancement

L’intérêt de la CAF

La CAF constitue la « ressource de financement dégagée par l’activité de l’exercice avant


affectation du résultat net » elle recense donc l’ensemble des ressources dégagées par
l’entreprise elle même sans appel aux apporteurs externes (prêteurs ou associés) et qui seront
disponibles pour mener les politiques de distribution des bénéfices, de remboursement des
emprunts et d’investissements .
En général, une partie de la capacité d’autofinancement est consacrée aux distributions de
bénéfices, ce qui permet d’évaluer l’autofinancement de l’exercice de la façon suivante :
Autofinancement = Capacité d’autofinancement – Distribution de bénéfices

V- Cas d'application

Le compte des produits et charges de la société "SOMAR" au 31.12.95

Compte de produits et charges (hors taxes)


(Modèle normal)
OPERATIONS TOTAUX DE TOTAUX
E Propres à Concernant L'EXERCICE DE
X l'exercice l'exercice L'EXERCICE
P précédent PRECEDENT
L 1 2 3=1+2 4
O I PRODUITS D'EXPLOITATION
I Ventes de marchandises (en l'état) 18 756 18756
T Vente de biens et services produits 566 280 566 280
A Chiffre d'affaires 585 036 585 036
T Variation de stocks de produits (±) -30 736,5 -30 736,5
I Immobilisations produites par l'Ese
O 1 764 1 764
pour elle-même
N Subvention d'exploitation - -
Autres produits d'exploitation 1 440 1 440
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Reprise d'exploitation : transfert de
496,5 496,5
charges
TOTAL I 558 000 558 000
II Charges d’exploitation
Achats revendus de marchandises 14 328 14 328
Achats consommés de matières et
235 152 235 152
fournitures
Autres charges externes 12 888 12 888
Impôts et taxes 7 200 7 200
Charges de personnel 230 400 230 400
Autres charges d'exploitation 1 080 1 080
Dotations d'exploitation 13 680 13 680
TOTAL II 514 728 514 728
III Résultat d'exploitation (I-II) 43 272
IV Produits Financiers
Produit des titres de participation et
4 680 4 680
autres titres immobiliers
F Gains de change - -
I Intérêts et autres produits financiers 1 800 1 800
N Reprise financières ; transfert de
A 144 144
charges
N
TOTAL IV 6 624 6 624
C
V CHARGES FINANCIERES
I
Charges d'intérêts 2 448 2 448
E
R Pertes de change - -
Autres charges financiers - -
Dotations financières 51 51
TOTAL V 2 499 2 499
VI RESULTAT FINANCIER (IV-V) 4 125
Résultat Courant (III+VI)
VII 47 397

VIII Produits non courants


Produits des cessions
648 648
N d'immobilisations
O Subventions d'équilibre - -
N Reprises sur subventions
- -
d'investissement
C Autres produits non courants 126 126
O Reprise non courantes ; transfert de
36 36
U charges
R TOTAL VIII 810 810
A IX Charges non courantes
N V.N.A des immobilisations cédées 432 432
T Subventions accordées - -
Autres charges non courantes 201 201
Dotations non courantes aux amort.
79,5 79,5
Et aux prov.
TOTAL IX 712,5 712,5
X Résultat non courant 97,5
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XI Résultat avant Impôts (VII+X) 47 494,5 47 494,5
XII Impôts sur les résultats 16 623 16 623
XIII Résultat Net (XI – XII) 30 871,5 30 871,5
TOTAL DES PRODUITS
XIV 565 434
(I+IV+VIII)
XV Total des Charges (II+V+IX+XII) 534 562,5
Résultat Net (total des produits - total
XV 30 871,5
des Charges)

Des documents de l’ETIC de la société, on extrait les informations suivantes :


Bénéfice distribué au cours de l’exercice 1995 : 15 000 DH .
Dotations et reprises de l’exercice 1995 relatives aux :
Eléments Dotation reprises
D’exploitation financières Non D’exploitation financières Non courantes
courantes
Eléments 9 720 _ 49,5 82,5 48 20
stables
Eléments 3 690 51 30 414 96 16
circulants
13 680 51 79,5 496,5 144 36

Eléments de corrigé :
Signes Mode de calcul Comptes utilisés
1 + Vente de marchandises en l'état 18 756
2 - Achat revendus de marchandises 14 328
I = MARGE BRUTE SUR VENTES EN L'ETAT (1-2) 4 428
3 + Ventes de biens et services produits 566 280
4 + ou - Variation de stocks de produits -30 736,5
5 + Immobilisation produites par l'entreprises pour elle-même 1746
II = PRODUCTION DE L'EXERCICE (3 + 4 + 5) 537 307,5
6 + Achats consommés de matières et fournitures 235 152
7 + Autres charges externes 12 888
III = CONSOMMATION DE L'EXERCICE (6 + 7) 248 040
IV = VALEUR AJOUTEE (I + II – III) 293 695,5
IV + Valeur ajoutée
8 + Subvention d'exploitation -
9 - Impôt et taxes 7 200
10 - Charges de personnel 230 400
V = EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (E.B.E) ou 56 095,5
= INSUFFISANCE BRUTE D'EXPLOITATION (I.B.E)
V + Excèdent brut d'exploitation (E.B.E) ou insuffisance brute 56 095,5
ou – d'exploitation (I.B.E)
11 + Autres produits d'exploitation 1 440
12 - Autres charges d'exploitation 1 080
13 + Reprises d'exploitation, transferts de charges 496,5
14 - Dotations d'exploitation 13 680
VI = RESULTATS D'EXPLOITATION (V+11-12+13-14) 43 272
15 + Produits financiers
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16 - Charges financières
VII = RESULTAT FINANCIER (15 – 16) 4 125
17 ± Résultat d'exploitation 43 272
18 ± Résultat financier 4 125
VIII = RESULTAT COURANT (17 – 18) 47 397
19 + Produits non courants
20 - Charges non courantes
IX = RESULTAT NON COURANT (19 – 20) 97,5
21 ± Résultat courant
22 ± Résultat non courant
23 - Impôt sur les résultats 16 623
X = RESULTAS NET DE L'EXERCICE (21 ± 22 ± 23) 30 871,5
(Résultat après impôt)

Tableau de calcul de l'autofinancement


Signe Mode de calcul
+ Résultat net de l'exercice 30 871,5
+ Dotations d'exploitation (1) 9 720
+ Dotations financières (1) -
+ Dotations non courantes(1) 49,5
- Reprises d'exploitation(2) 82,5
- Reprises financières(2) 48
- Reprises non courantes(2) (3) 20
- Produits des cessions d'immobilisations 648
+ Valeurs nettes d'amortissement des immobilisations cédées 432

Capacité d'autofinancement (C.A.F) 40 274,5


- Distribution de bénéfices (Bénéfices mis en distribution) 15 000
Autofinancement (A.F) 25 274,5

Commentaire :
- L’activité de production est fortement plus importante que l’activité de négoce qui ne
représente que 3,20 % du chiffre d’affaires .
- La valeur ajoutée est importante ( 54,66 % de la production ) et dont une grande partie est
prélevée par les salariés ( 78,44 % ) .
- Le résultat net apparaît satisfaisant par rapport au CA . Mais il convient de le rapporter
aux capitaux propres .
- La capacité d’autofinancement s’est élevée à 40 274 500 DH , grâce au bénéfice réalisé
(76 % ) et aux dotations courantes (24 % ) .

VI - Retraitements (Crédit-bail ; personnel extérieur)

a) Principe de retraitement

Le développement important du crédit-bail et des services de personnel extérieur


peut, dans certains cas, conduire à une véritable déformation des soldes de gestion.
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En effet, crédit-bail et personnel extérieur sont comptabilisés dans les autres


charges externes (comptes 6132 et 6135), donc dans les consommations de l'exercice qui
viennent réduire la VA alors qu'ils se substituent non à des consommations mais à des
emplois de la VA :
- Le crédit-bail est un substitut de l'investissement direct, la charge de "redevance" payée
remplace ainsi les "dotations aux amortissements" et les "charges financières".
- Le "personnel extérieur" est un substitut direct de l'embauche par le salarié et la charge du
compte 6193 remplace ainsi celle de "rémunérations du personnel".
6193 Dotations aux amortissements
Des immobilisations corporelles
6132 Redevances de crédit bail
6311 Intérêts des emprunts et dettes

Rémunérations du personnel 6171 Rémunérations du personnel


Extérieur de l'entreprise

Cette transformation est à opérer non en comptabilité, mais dans le calcul extra-
comptable de gestion chaque fois que redevance de crédit-bail et services de personnel
extérieur sont d'une importance significative (de nature à fausser les soldes de gestion).

b) Application : Cas société "SOMAR"

• Une redevance de crédit-bail de 30 000 DH est analysée en :


- Un amortissement de 20 000 DH,
- Une charge financière de 10 000 DH
• La rémunération du personnel extérieur figure pour 25 000 DH
• Montants des soldes de gestion après retraitement :
• Production de l'exercice 537 307,5
Consommation de l'exercice ( 248 040 -55 000) 193 040
VA retraitée 344 267,5

• EBE : 56 095,5 +55 000-25 000 86 095,5


Est modifié du fait de l'accroissement de la VA et de
L'acccroissement des charges de personnel.

• Résultat d'exploitation : 43 272 +30 000 -20 000 53 272


Augmenté de 30 000 (cf. EBE) mais diminué de
20 000 (Dotaions supplémentaires)

• Résultat courant : 47 397 +10 000-10 000 47 397


Cours universitaires [Link]

Augmenté de 10 000 (résultat d'exploitation) et


Diminué de 10 000 (ch. Financières supplémentaires).

• CAF : 40 274,5 + 20 000 60 274,5


Augmenté de 20 000 (Dotations au lieu de consommations).

c) Autres retraitements possibles

• Les subventions d'exploitation : considérées comme des compléments du prix de ventes.


Elle devraient être réintégrées dans la VA.
• Tranferts de charges : en cas où on dispose d'informations suffisantes, on pourrait déduire
les montants de ces produits des charges correspondantes.

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