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Cours TOPO - Tle F4 Nov 2022 - 093252

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TOPOGRAPHIE

SUPPORT DE COURS POUR LES


LYCEES D’ENSEIGNEMENTS TECHNIQUE ET PROFESIONNEL

SERIE F4 (GENIE CIVIL)


NIVEAU TERMINAL

GGC - V1 _2022
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PROGRAMME
MATIERE : TOPOGRAPHIE / TERMINALE : F4
Volume horaire hebdomadaire : 03
Coefficient : 02

OBJECTIFS GENERAUX :

L’élève doit être capable de faire des travaux de nivellement

OBJECTIFS OBJECTIFS
INTERMEDIAIRES SPECIFIQUES/PEDAGOGIQUES CONTENUS

OI1- REALISER LES  Mesures angulaires


ACTIVITES LIEES Op1 : Appliquer les techniques de  Mesure directe des longueurs
A LA planimétrie  Nivellement direct
PLANIMETRIE ET  Nivellement indirect.
A L’ALTIMETRIE Op2 : Appliquer les techniques  Mesures angulaires
d’altimétrie  Mesure directe des longueurs
OI2- S’EXERCER Op1 : Manipuler le niveau à lunette  Rôle
AUX TRAVAUX DE ou le théodolite  Description
NIVELLEMENT  Utilisation

Op2 : Faire les levés topographiques  Nivellement direct (par


rayonnement et par
cheminement)
 Analyse et interprétation des
résultats

Op3 : Réaliser l’implantation  Placement des chaises


d’implantation
 Nivellement
 Matérialisation

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Chapitre 1

RAPPELS DES GENERALITES SUR LA


TOPOGRAPHIE

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I- DEFINITION DE LA TOPOGRAPHIE
La topographie (du grec graphien = dessiner) est l’art de représenter
graphiquement un lieu sous forme de plans ou de cartes. La confection proprement
dite de ces cartes ou de ces plans relève de la cartographie.
Une carte ou un plan est la représentation graphique, à une certaine échelle, de la
projection orthogonale de détails de la surface de la terre, qu’ils soient naturels (rivières,
montagnes, forêts, etc.), artificiels (bâtisse, routes, etc.) ou conventionnels (limites
administratives).

II- OBJET DE LA TOPOGRAPHIE


La topographie est la technique qui traite de la représentation de la forme du sol et des
détails qui s’y trouvent.
La topographie comprend deux disciplines :
- la topométrie qui est la technique d’exécution des mesures du terrain ;
- la topologie ou science des formes de ce terrain.
Dans les levés aux petites échelles, on ne procède qu’à un petit nombre de mesures et
le terrain est ensuite dessiné grâce aux lois de la topologie, science directement liée à la
géographie physique et dont la connaissance est primordiale.
Dans les levés aux grandes échelles, au contraire, le rôle de la topométrie est capital,
parfois même exclusif.
Pour une bonne représentation le terrain est étudié sous deux aspects :
- En planimétrie : mesures de distances, d’angles et de directions, d’éléments
nécessaires pour la reproduction sur papier des projections horizontales des
phénomènes et détails du terrain.
- En altimétrie : mesure de hauteurs dans le plan vertical des points de la nature
pour définir les irrégularités du sol, les mouvements du terrain, le relief. Il est
intéressant de faire cette représentation du terrain pour deux raisons :
1) Le lever topographique constitue une fin en soi : c’est le cas des levés à très
grandes échelles des zones très limitées en surface. La minute de levé est
reproduite directement en quelques exemplaires monochromes (une seule
couleur) appelés plans topographiques pouvant servir à des fins variées :
 Définir les limites de propriétés (plans cadastraux)
 Implanter des ouvrages de génie civil : ponts, barrages, etc.
 Implanter des bâtiments (plans d’alignement, plans d’urbanisme, etc.)
2) Le levé topographique sert à l’établissement des cartes dont chaque feuille est
reproduite en un grand nombre généralement polychromes. Ces levés donnent
une vue d’ensemble du terrain couvrant alors une surface étendue : cela peut être

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un pays par exemple. Après l’exécution des levés, on procède à des opérations
cartographiques. La carte issue directement des levés topographiques (levé direct
sur le terrain ou levé photogrammétrique) est la
carte de base du pays ; on en tire des cartes dérivées à plus petites échelles.
Dans tous les cas, le levé topographique a besoin d’être appuyé sur un
canevas de points géodésiques (c’est l’ensemble des points connus en
planimétrie et/ou en altimétrie avec une précision absolue homogène).
Comme souvent, il est pratique de partir de la finalité pour remonter aux techniques
mises en œuvre et les justifier ainsi. En schématisant, on peut dire que la topographie a
pour objectifs principaux de permettre l’établissement de cartes et de plans graphiques
sur lesquels sont représentées, sous forme symbolique, toutes les informations ayant
trait à la topologie du terrain et à ses détails naturels et artificiels. Cette cartographie de
données existantes permettra par exemple de s’orienter sur le terrain ou bien d’étudier
un projet de construction.

III- ECHELLES
On sait que l’échelle est le rapport de similitude entre le terrain et sa représentation sur la
carte ou le plan. Si l’on a, par exemple, l’échelle :
1 / 1000 (ou le millième), 1cm sur le plan représente 1000cm (ou 10m) sur le terrain,
ou
1 / 100 (ou le centième), 1cm sur le plan représente 100cm (ou 1m) sur le terrain.
On distingue trois types d’échelles :
- Petite échelle : 100 000 ≤ E
- Moyenne échelle : 10 000 ≤ E ≤100 000
- Grande échelle : E< 1/10 000, en général 1/5000, 1/2000, 1/1000 ;
l’appellation « très grande échelle » s’appliquant plutôt au 1/500, 1/200, 1/100,
1/50.
Par convention et aussi parce que c’est plus simple, on prend toujours 1 pour le
numérateur, et un nombre commençant par 1, 2 ou 5 suivis de zéros pour le
dénominateur.
Lorsque le terrain à relever est d’une superficie assez restreinte et qu’il est possible de
représenter tous les détails à échelle, qui est toujours assez grande (du 1/100 au 1/10
000 par exemple), la représentation est appelée PLAN. Par contre, lorsque la surface est
assez grande et qu’on doit représenter certains détails par les signes conventionnels, à
cause de la petite échelle requise (1/20 000 et 1/40 000 par exemple), cette
représentation est appelée CARTE.

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IV- UNITES DE MESURES


Le mètre (symbole « m ») est définit pour base des unités de longueur.
Les dispositions légales définissent un multiple du mètre qui est le mille marin, soit
1852m. Le mille marin s’emploie pour la mesure des longueurs marines et aéronautique.
Les textes ont fixé pour mesure fondamentale de superficie le mètre carré (m²) ou
centiare, superficie contenue dans un carré de un mètre de côté.
Les multiples et sous – multiples usuels de la mesure de superficie sont :
- le kilomètre carré (km2), qui vaut 1 000 000 mètres carrés ;
- l’hectomètre carré (hm2), qui vaut 10 000 mètres carrés ;
- le décamètre carré (dam2), qui vaut 100 mètres carrés ;
- le décimètre carré (dm2), qui vaut 1/100 de mètre carré ;
- le centimètre carré (cm2), qui vaut 1/10 000 de mètre carré ; et
- le millimètre carré (mm2), qui vaut 1/1 000 000 de mètre carré.
Les unités de mesures des angles sont : le grade (gr) et le degré (d ou °).
Pratiquement, pour toutes les opérations topographiques, on utilise actuellement le grade
et ses sous – multiples. Le degré reste employé pour toutes les mesures astronomiques,
ainsi que pour la navigation maritime et aérienne, parce que des rapports simples
existent entre les mesures de temps et les mesures en degrés (1 h correspond à 15°).
V- ERREURS
On distingue :
- Les erreurs systématiques : mesurables et pouvant être éliminées ;
- Les erreurs accidentelles : quantifiables mais ne pouvant pas être éliminées
Chaque appareil a une précision donnée (erreurs accidentelles) et engendre des erreurs
systématiques. Il faut ainsi connaitre leur utilisation mais également les méthodes pour
les contrôler et les étalonner.

VI- INSTRUMENTS DE MESURES DE DISTANCES

 Le mètre ou le double mètre


 Le pas ou le double pas
 Le télescomètre ou « télescopique »
 La chaîne d’arpenteur
 Le ruban (étalon à bouts)
 La roulette (étalon à traits)
 Niveaux ;

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 théodolites, tachéomètres, stations totales ;


 scanner 3D ;
 récepteurs GNSS ;
 Les instruments de mesure électronique des longueurs (I.M.E.L.)
Principe Les instruments de mesure électronique des longueurs (I.M.E.L.) fonctionnent
comme des chronomètres. Ils utilisent les ondes électromagnétiques qui se propagent en
ligne droite, à une vitesse constante et connue. L’intensité de l’onde porteuse
(électromagnétique, centimétrique ou lumineuse) est modulée à l’émission par une
fréquence plus basse. L’onde porteuse est émise par un poste émetteur récepteur et
renvoyée par celui- ci, soit par un réflecteur, soit par un deuxième récepteur (ondes
radio). Les (I.M.E.L.) mesurent en fait des temps de parcours.
Formule générale :
distance = vitesse x (temps de parcours) / 2
l’onde porteuse faisant l’aller – retour.

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Chapitre 2

TECHNIQUES DE PLANIMETRIE

I- DEFINITION

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La planimétrie consiste à déterminer la position de tout détail d’une portion de la surface


terrestre, supposée plane au moyen des mesures d’angles horizontaux et des distances
horizontales.

II- MESURES DE DISTANCES


Les procédés de mesures des distances peuvent être classés en trois catégories :
Mesure Direct, Mesure Indirect et Mesure graphique.
Mesurer directement une longueur c’est la comparer à une mesure étalon (il
s’agit alors de chercher combien de fois une certaine longueur dite étalon de
mesure est contenue dans la distance à évaluer : mètre, décamètre, double
décamètre, ….etc.) que l’on porte bout à bout autant de fois qu’il est nécessaire.
L’étalon peut être rigide comme une règle ou souple comme un ruban.
Une mesure est indirecte lorsqu’on l’obtient sans avoir à parcourir la longueur à
mesurer en comptant le nombre de fois qu’elle contient la longueur étalon. On
utilise le procédé stadimétrique parallactique.
Le mesurage est graphique lorsqu’il s’agit d’une longueur comprise entre deux
points préalablement et parfaitement déterminés (exemple : planchette) ou par le
calcul (coordonnées rectangulaires des extrémités).

2. 1. Mesures directes
Pour exécuter la mesure directe d’une distance, il existe plusieurs méthodes rapides et
approximatives et d’autres rapides et précises.
 Compteur kilométrique : c'est un moyen permettant d'avoir rapidement et
approximativement la distance entre deux points, mais cette distance est suivant
le chemin parcouru et non horizontale. Il est utilisé surtout pour les travaux de
reconnaissance.
 Mesure au pas : c'est une méthode approximative pour évaluer des distances
courtes et pour vérifier grossièrement le chaînage en cas de fautes. Ce procédé
est valable sur un terrain relativement plat et dégagé.
 Mesure à la roue de reconnaissance : connaissant le rayon R de la roue et
marquant un point de départ, la mesure d’une distance entre deux points
quelconques sera possible en comptant le nombre de tours de la roue.
Distance = n (nombre de tours) x 2R (circonférence de la roue).
Ce procédé donne d'assez bons résultats en terrain plat dégagé. Cependant, le
procédé le plus utilisé et le plus courant pour mesurer directement une distance
est le chaînage qui est une opération importante (elle donne la distance sur le
terrain) et délicate (introduction de fautes et d'erreurs dans les mesures).

2. 1. 1. Les instruments de mesures

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Les instruments ou procédés utilisés pour la mesure directe des distances sont :
Le mètre ou double mètre est un ruban métallique enroulé dans un boîtier D’un
maintien aisé, il est utilisé pour la mesure de détails (hauteur des tourillons,
mesures en renforcement).

Le pas ou double pas est une méthode qui permet de mesurer rapidement les 40
dimensions de certains détails (Figure II. 3) pour les levés à petite échelle (1/2000
éme et en dessous). Elle permet également de vérifier si une erreur importante n’a
pas été commise sur la mesure d’une distance.

Le télescomètre ou canne télescopique remplace les règles en bois et en


métal utilisées auparavant. Constitué de plusieurs éléments coulissants, il est
télescopique et rigide et permet de mesurer avec précision des détails
jusqu’à 5 m au millimètre près, par une seule personne. Il est intéressant en levé
d’intérieur.
La chaîne d’arpenteur présente de nombreux inconvénients (maillons de fil de
fer, reliés entre eux par des anneaux) et est actuellement abandonnée.

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Le ruban (étalon à bouts) est en acier ou en inox, de longueur 10, 20, 30, ou 50
m. Il est bien adapté pour tous les travaux topométriques.

Le ruban porte tous les mètres une plaque de cuivre indiquant la distance :
- Tous les 20 cm un rivet et une rondelle de cuivre ;
- Tous les 10 cm un rivet de cuivre ou un simple trou.
Les mètres ont souvent indiqués sur les deux faces, en sens opposés, de façon à
pouvoir donner la distance à partir de l’une quelconque des deux poignées.

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La roulette (étalon à traits) montée dans un boîtier avec ou sans manche est
d’un emploi plus aisé. Une extrémité est prolongée par un anneau jamais
compris dans la longueur, l’autre extrémité est à trait. Elle est moins fragile à la
pluie, au passage des voitures mais elle est par contre moins précise
(susceptibles d’allongement). Elle assure une précision suffisante pour les métrés,
les implantations de maison ou de petites constructions.

Elle est munie, soit d’un ruban plastifié, soit d’un ruban d’acier de 10, 20, 30 ou 50 m
avec des graduations tous les centimètres. L’anneau des rubans à roulette n’est pas
compris dans la longueur.
Le fil à plomb est employé pour projeter au sol les points mesurés.
La pointe doit être tenue à quelques mm du sol. Il faut éviter qu’il balance.
Il existe différents modèles de différentes formes. Le modèle conique est le plus
pratique pour le mesurage des longueurs.

Roues enregistreuses ou topomètres sont d’une précision faible mais


suffisante pour certains métrés.

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2. 1. 2. Le jalonnement
Un jalon est un tube métallique de 200x3cm environ, constitué de un ou plusieurs
éléments, peint en rouge et blanc.
On l’enfonce par percussions successives dans un sol meuble, ou il est maintenu par un
trépied léger sur une surface dure, comme un trottoir asphalté par exemple.

Le jalonnement consiste à aligner un certain nombre d’objets qui facilitent la mesure


de distances partielles. Il peut se faire selon la longueur et la précision demandée :
- à vue ;
- au fil à plomb ;
- à l’aide d’un jalon ;
- au moyen de réticule d’une lunette ;
- ou avec un laser d’alignement.

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Cas d’une droite sans obstacle


C’est dans le cas où la distance est courte. Alors, la matérialisation des extrémités
suffit. Dans un cas plus général, le jalonnement peut se faire :
- à vue : L’opérateur se place à quelques mètres derrière le jalon O , vise le
bord du jalon en direction de E et fait placer par un aide les jalons
intermédiaires 1, 2 et 3 en commençant de préférence par le plus éloigné.
Dans le cas d’une distance courte, l’opérateur peut aligner chaque portée de
ruban sans jalonnement préalable.

- à la lunette : Quand OE est grande et présente de forts dénivelés, on place à


la verticale de O un théodolite (mise en station) et l’on vise le jalon
matérialisant l’extrémité E, à son axe et le plus près possible du sol afin de
réduire au maximum le défaut de verticalité.

- au laser : L’appareil placé en O donne un faisceau lumineux rouge, permet


la visualisation sur cible (sous forme d’une tache lumineuse circulaire ou
cruciforme) de tout point situé entre O et E. La portée du laser peut
atteindre plusieurs kilomètres.

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Cas d’une droite avec obstacle franchissable


L’opérateur au point M se place aussi près que possible de l’alignement OE, de telle
sorte qu’il puisse voir E, par exemple en 1. L’aide N aligné par l’opérateur sur 2E se
place en 2 d’où il aligne à son tour l’opérateur en 3 sur 2O. L’opérateur 3 aligne
ensuite l’aide en 4 sur 3E. Et ainsi de suite jusqu’à ce que les alignements
successifs aboutissent aux points corrects M et N, où les rectifications de position
ne sont plus nécessaires

Droite avec obstacle infranchissable et avec visibilité

- Si l’obstacle est réduit, on peut, à l’aide d’une équerre optique, déterminer les
points O’ et E’ en élevant, à partir de O et E les distances OO’ = EE’ et
perpendiculaire à OE. Dans ce cas : OE = O’E’

- Si l’obstacle est important (cours d’eau, ravin…) on a recours à des mesures


angulaires. On choisit un point P visible de O et de E. Dans le triangle OPE on
mesure les angles en O et en P et la distance OP = e. On sait que la somme
des angles au sommet vaut 200 gr et que o/sin (de l’angle en O) est égal à
p/sin (de l’angle en P) lui-même égal à e/sin (de l’angle en E). On en déduit
ainsi la valeur p de OE sans avoir à jalonner.

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Droite avec obstacle infranchissable et sans visibilité


Obstacle planimétrique (ex. : une construction). Son objectif est de matérialiser
l’alignement et mesurer la distance OE hors de l’alignement OE

2. 1. 3. Mesure de distances à l’aide d’une chaîne


C’est le moyen le plus classique utilisé pour déterminer les distances. Ses
inconvénients sont d’être tributaires du terrain (accidenté ou non, en forte pente ou
non) ; et limité en portée. La précision de la mesure est également limitée et dépend
fortement des opérateurs. Aujourd’hui, on utilise le décamètre, simple, double, triple
ou quintuple. Le nom de chaîne ou ruban est devenue le terme général englobant le
décamètre, le double décamètre, etc. Les rubans sont répartis en trois classes de
précision. :

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Mesures en terrain régulier


En topographie, la donnée essentielle est la distance horizontale entre deux
points. Elle est plus ou moins difficile à obtenir précisément à la chaîne.
- Terrain régulier et horizontal
Si le terrain est régulier et en pente faible (moins de 2%), il est possible de se
contenter de poser le ruban sur le sol et de considérer que la distance horizontale
est lue directement. Et il faut respecter l’alignement entre les points intermédiaires.

- Terrain incliné en pente régulière


Si le terrain n’est pas parfaitement horizontal, il faut considérer que l’on mesure
la distance suivant la pente. Pour connaître la distance horizontale avec
précision, il faut donc mesurer la dénivelée H entre A et B ou bien la pente P
de AB selon les relations

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Exemple :
En mesurant une distance suivant la pente de 37.25 m et en mesurant au clisimètre
une pente de 2.3%. Quelles sont les valeurs de Dh et de H ?
.
La valeur de Dh sera donné par :

Et celle de H par :

Mesure en terrain irrégulier ou en forte pente


A cause des ondulations, il est impossible de tendre le ruban sur le sol. La pente
ou la distance à chaîner ne sera pas facile à déterminer directement. L’une des
techniques utilisées est la Mesure par ressauts horizontaux appelée aussi
Mesure par cultellation. Elle nécessite l’emploi d’un niveau à bulle et de deux fils
à plomb en plus de la chaîne et des fiches d’arpentage (ou jalons). Sa mise en
œuvre est longue et le procédé peu précis.

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2. 2. Mesures indirectes
Une distance est indirecte lorsqu’elle est déterminée sans avoir à la parcourir avec un
étalon. Elle résout le problème de mesurage sans déplacement de l’opérateur. C’est
un procédé beaucoup plus rapide pour les grandes distances et il a surtout l’avantage
de permettre des mesures en terrains accidentés ou impossible.
Les mesures s’effectuent soit avec des mesures stadimétriques, parallactiques ou
électroniques.

2. 2. 1. Mesures stadimétriques
Elles permettent la mesure indirecte d’une distance horizontale en lisant la longueur
interceptée sur une mire par les fils stadimétriques du réticule de visée.
A angle constant
à une extrémité de la longueur horizontale à mesurer D, un opérateur se place à
la station S (ex. Théodolite).

A
à l’autre extrémité A est placée une mire AB, perpendiculaire à D et de longueur
H. Soit un segment de droite ab, de longueur h, parallèle à AB, interposé entre les
rayons SA et SB, à une distance d de S.
Appelons  l’angle ASB. Les triangles ASB et aSb sont semblables, d’où avec la
valeur de d constante pour tous les stadimétres :

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K peut prendre les valeurs de 50, 100 ou 200.


K = 100 est le rapport le plus utilisé : à 1cm sur la mire correspond une distance
de 1m.
La mire peut être divisée en cm ou en double centimètre, elle est dite “ parlante ”.
L’écartement des traits stadimétriques est : H = AB.
Donc finalement la mesure de la distance est donnée par l’expression de la
relation : D = KH

En terrain incliné
Dans la plupart des cas, la visée principale est inclinée, son angle avec la mire
principale n’est alors plus un angle droit. Par contre, le réticule reste toujours
perpendiculaire à cette visée. Le faisceau stadimétrique intercepte sur la mire un
segment trop long et la lecture faite est trop forte. Plusieurs positions de mire sont
possibles (horizontale, verticale, perpendiculaire à la visée principale ou encore
avec défaut de verticalité). Ces positions introduisent plus d’erreurs dans les
opérations et les traitements de données complexes qui ne font pas partie du
présent cours.

2. 2. 2. Mesures parallactiques
Ce type de mesure nécessite l’emploi d’un théodolite et d’une stadia. Une stadia
est une règle comportant deux voyants (triangulaires ou circulaires) dont
l’écartement est connu (généralement 2 m).
L’application de ce type de mesure n’est pas prévue dans le cadre du présent
cours.

2. 2. 3. Mesures électroniques
Les instruments de mesure électronique de longueurs (I M E L) ou appelés encore
les instruments de mesure électronique des distances (I M E D) fonctionnent
comme des chronomètres. Ils utilisent les ondes électromagnétiques qui se
propagent en ligne droite, à une vitesse constante et connue.
L’intensité de l’onde porteuse (limeuse, centimétrique et électromagnétique) est
modulée à l’émission par une fréquence plus basse. L’onde porteuse est émise
par un poste émetteur récepteur et renvoyée par celui-ci (Figure II. 35), soit par un
réflecteur, soit par un deuxième (ondes radio). Les I M E L mesurent en fait des
temps de parcours.

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III- MESURES D’ANGLES


3.1- Introduction
La détermination des longitudes et latitudes astronomiques a été basées
essentiellement sur la mesure d'angles horizontaux et verticaux, associée à des
mesures de temps. En topographie, les angles se mesurent dans un plan horizontal ou
dans un plan vertical. Par contre ils ne sont pas mesurables dans un plan oblique. Les
angles horizontaux appelés aussi azimutaux peuvent être déterminés de deux
manières différentes :
Observés et dessinés directement sur une feuille de papier placée sur une
planchette horizontale. L’instrument utilisé est un goniographe composé d’un
trépied, d’une planchette, d’un organe de visée et d’une règle.
Mesurés à l’aide d’un goniomètre. Les instruments utilisées dans le présent
cas peuvent être des :
- Équerres optiques qui ne permettent que de tracer sommairement des
perpendiculaires ou de s’aligner entre deux points.
- Cercles d’alignement avec lesquels seuls les angles horizontaux peuvent être
mesurés. Ces instruments sont tombés en désuétude et remplacés par les
théodolites

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- Théodolites dont les lectures ne se font plus sur des verniers mais à l’aide de
microscopes permettant d’apprécier, suivant le degré de précision de
l’instrument le centigrade, le milligrade ou le décimilligrade.
Le choix de la méthode d’observation angulaire dépendra de l’instrument utilisé et
de la précision recherchée.

3.2. Angle horizontal


L’angle horizontal observé à l’aide d’un théodolite est un angle plan, compté
positivement dans le sens horaire. La lunette d’observation pivote dans un plan
vertical, quelque soient les positions altimétriques de A et B, l’angle observé est
identique " AH ".
AH ( BC ) = LC LB
3.3. Angle vertical
L’angle vertical est un angle, mesuré dans un plan vertical, entre la verticale en A et la
ligne de visée vers l’objet "B". L’origine de cet angle peut être le zénith, on parlera
alors d’angle zénithal ou de distance zénithale (astronomie), mais aussi le plan horizontal
en A, on parlera alors d’inclinaison ou de site.

IV. VOCABULAIRE DES APPAREILS TOPOGRAPHIQUES


Ces précisions sémantiques concernent autant les appareils que les méthodes
topographiques. Elles se concrétiseront au fil de l’avancée du cours.
Axe de visée, axe de collimation : ligne passant par les foyers de l’objectif d’une
lunette et le point de mesure en correspondance avec le réticule.

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Basculement : la lunette du théodolite est tournée de 200 gr autour de l’axe


horizontal pour éliminer les erreurs instrumentales.
Calage et mise en station : opération effectuée par l’opérateur pour amener l’axe
vertical de l’appareil à l’aplomb d’un repère sur le sol.
Correction : valeur algébrique à ajouter à une valeur observée ou calculée pour
éliminer les erreurs systématiques connues.
Croisée du réticule : croix dessinée sur le réticule représentant un point de l’axe
de visée.
Erreur de fermeture : écart entre la valeur d’une grandeur mesurée en topométrie
et la valeur fixée ou théorique.
Fils stadimétriques : lignes horizontales marquées symétriquement sur la croisée
du réticule. Elles sont utilisées pour déterminer les distances à partir d’une échelle
graduée placée sur la station.
Hauteur de l’appareil : distance verticale entre l’axe horizontal de l’appareil et
celle de la station.
Implantation : établissement de repères et de lignes définissant la position et le
niveau des éléments de l’ouvrage à construire.
Levé : relevé de la position d’un point existant.
Lunette : instrument optique muni d’une croisée de réticule ou d’un réticule, utilisé
pour établir un axe de visée par l’observation d’un objet de mesure.
Mesurage : opérations déterminant la valeur d’une grandeur.
Nivelle : tube en verre scellé, rempli d’un liquide (alcool) dont la surface intérieure
a une forme bombée obtenue par moulage, de sorte que l’air enfermé forme une
bulle qui prend différentes positions suivant l’inclinaison du tube.
Nivellement : opération consistant à mettre une ligne ou une surface dans la
position horizontale, ou mesurage de différences de niveaux.
Repères : points dont on connaît les coordonnées.
Réticule : disque transparent portant des traits ou des échelles. Il permet
d’effectuer correctement des lectures.
Signal, balise : dispositif auxiliaire pour indiquer l’emplacement d’une station (par
un jalon).
Station : tout point à partir duquel ou vers lequel on effectue une mesure. Cela
peut être un point spécifié sur un bâtiment ou un point marqué dans la zone
d’étude.
Tolérance : variation admissible pour une dimension.

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V. PARTIES CONSTITUTIVES D’UN THEODOLITE


Les éléments principaux constitutifs d’un théodolite sont les suivants (Figure III. 5) :
3 axes concourants :
- Axe principal ou pivot matérialisant la verticale de l’instrument.
- Axe principal ou axe des tourillons. Axe optique défini par la lunette de visée.
2 cercles gradués :
- Cercle horizontal.
- Cercle vertical

1 dispositif de centrage et de mise à la verticale du pivot.


- (P) : axe principal, il doit être vertical après la mise en station du théodolite et doit
passer par le centre de la graduation horizontale (et le point stationné).
- (T) : axe secondaire (ou axe des tourillons), il est perpendiculaire à (P) et doit
passer au centre de la graduation verticale.
- (O) : axe optique (ou axe de visée), il doit toujours être perpendiculaire à (T), les
trois axes (P), (T) et (O) devant être concourants.
- L'alidade : c’est un ensemble mobile autour de l’axe principal (P) comprenant le
cercle vertical, la lunette, la nivelle torique d’alidade et les dispositifs de lecture
(symbolisés ici par des index).
- Le cercle vertical (graduation verticale). Il est solidaire de la lunette et pivote
autour de l’axe des tourillons (T).

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- Le cercle horizontal ou limbe (graduation horizontale). Il est le plus souvent fixe


par rapport à l’embase, mais il peut être solidarisé à l’alidade par un système
d’embrayage (T16): on parle alors de mouvement général de l’alidade et du cercle
autour de (P); c’est le mouvement utilisé lors du positionnement du zéro du cercle
sur un point donné. Lorsqu’il est fixe par rapport au socle, on parle de mouvement
particulier : c’est le mouvement utilisé lors des lectures angulaires. Sur le T2, un
système de vis sans fin permet d’entraîner le cercle et de positionner son zéro.
Ci-dessous deux théodolites (Figure III. 6) Wild (doc Leica)

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VII- MISE EN STATION D’UN GONIOMETRE (OU THEODOLITE WILD T2)


La mise en station du théodolite comporte :
1. Déterminer un point ou une indication de repère sur le terrain ;
2. Ouvrir le trépied et mettre sa base de façon horizontale et aligner son centre
avec le point déterminé ;
3. Fixer le théodolite sur le trépied à l'aide de la vis à pompe ;
3. Centrer l'appareil à l'aide de la lunette de centrage appelé "plomb optique" c'est
à dire permettre à l'axe principal du théodolite de passer par le point déterminé
(indication sur terrain) ; cette opération s'effectue par le glissement des jambes
coulissantes.
5. Calage de la nivelle sphérique à l'aide des jambes coulissantes du trépied et
ceci en augmentant ou en diminuant la hauteur des jambes coulissantes
6. Calage de la nivelle tubulaire en utilisant les trois vis calantes et en effectuant
les opérations suivantes :
- 6.1. Amener la nivelle parallèle à deux vis calantes (V1. V2). Centrer la bulle entre
ses repères en agissant simultanément sur V1 et V2 en sens contraire.
- 6.2. Faire tourner l'appareil d'un demi-tour (200gr), la bulle se déplace. Alors on
refait la même chose que 6.1.
- 6.3. Tourner l'instrument d'un quart de tour soit (100 gr) et amener la bulle avec la
vis V3 dans la même position qu'à l'opération précédente. Le matériel
topographique est très fragile, il ne faudrait donc pas forcer les mouvements et
bloquez très modérément les vis.

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Chapitre 3

TECHNIQUES D’ALTIMETRIE

L’altimétrie consiste principalement à déterminer la hauteur (ou l’altitude) des points au-
dessus d’une surface de référence, à mesurer la différence d’altitude entre les points, et
à représenter le relief au moyen de conventions appropriées.

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