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Chap-2-Fonctions Se

Le chapitre 2 aborde les fonctions d'une variable réelle, en se concentrant sur le domaine de définition, les limites et la continuité. Il propose des exercices pour déterminer le domaine de définition de diverses fonctions, calculer des limites, et étudier la continuité en des points spécifiques. Des définitions et des propriétés des limites, ainsi que des méthodes pour lever des indéterminations, sont également présentées.

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Le chapitre 2 aborde les fonctions d'une variable réelle, en se concentrant sur le domaine de définition, les limites et la continuité. Il propose des exercices pour déterminer le domaine de définition de diverses fonctions, calculer des limites, et étudier la continuité en des points spécifiques. Des définitions et des propriétés des limites, ainsi que des méthodes pour lever des indéterminations, sont également présentées.

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Chapitre 2

Fonctions d’une variable réelle

2.1 Domaine de définition :


Rappels et exercices pour consolider les acquis en 2eme BAC.
L’ensemble de définition d’une fonction f est l’ensemble des éléments x ∈ R pour lesquels on
peut calculer une unique image f (x). On le note Df :

Df = {x ∈ R : f (x) ∈ R}

Exercice 1. Déterminer le domaine de définition des fonctions suivantes :


√ √
16x2 − 2x + 8 p
2 + 3x − 10
2 − x x2 − 3x + 2
x ln(x) + ln(2 − x) √ √
x2 + 5x + 6 5x − 1 2x − 1

8x2 − 5x + 3 4 − x2 x2 + x − 1
p p  
4x − x3 x 2 − 3x − 18 ln √
x2 − 5x + 6 x 2x2 − 3x + 1
4x2 − 5x + 15 2
 √ p
ln(ln x) ln x + 3x − 4 x + 7 + 2x2 − 3x − 9
x3 + 6x
√ √ √
2
 2x2 − 5x − 3 x2 + 5x − 7 3−x x2 − 5
ln 4 − x − ln x √ √
x2 − 2x − 3 2x2 + 3x − 2 4x − 1 x+1

r
1 2 − 5x
ln x2 − 4 − ln(−x)

x+1+ 3 2
8−x x − 6x + 5

2.2 Limites :
Rappels et exercices pour consolider les acquis en 2eme BAC.

Exercice 2. Calculer les limites suivantes : √


lim x13 lim −x4 lim −3 + x1 lim −x3 x2 + ln x

lim −x lim
x→+∞ x→+∞ x→−∞ x→−∞ x→−∞ x→+∞
lim (2x+1− x1 ) limsin x
lim (x 2 −4+ 1 ) lim (−x 2 +x−3) lim (1−x) ln x lim sin ax
x→+∞ x→0 sin 3x x→0+
x x→−∞ x→+∞ x→0 sin bx
lim 3 lim x(−x+1) lim x−2 1
lim −2 lim 12 lim (ln 2−3 ln x) lim 1−cos
x2
5x
x→−∞ x−4 x→+∞ x→2 x→−3 x+3 x→0 x x→+∞ x→0
q
2x2 −1 2 +4 3
lim x
lim x
lim x lim 3x2 −2x+10 lim 3x2 lim −8x +1
x→−1 (x+1)(x−2) x→2 (x+1)(x−2) √ x→+∞ x→+∞ x→+∞ x +x+1 x→−∞ 4x+16
2 −x−2 2 x−3 √ √ √
lim x x−2 lim x2x+2x−3
2 −x−1 lim x−9 lim ( x + 3 − x) lim ( x2 + 4x + 3 − (x + 2))
x→2 √ x→1 √ x→9 x→+∞ x→+∞
x−1 √ √ √
lim x+6−3
x−3 lim x−1 lim − x + 1
x lim √−3 lim ( x 2 − 1 − 2x) lim x+1−1
x
x→3 x→1 x→+∞ x→2− 2−x x→+∞ x→0
x
1−sin
lim ln x2 lim 1−cos x
lim π−x 2 lim lnxx lim x ln 1 + x1

lim (x−4+ln x) x sin x lim x−ln x
x→0 x→−∞ x→0 X→π x→0 x→+∞ x→+∞

Exercice 3. Dans chacun des cas suivants, on donne la représentation graphique d’une fonction
f . Lorsque cela est possible, déterminer graphiquement la limite en −∞, en +∞ et en 0 de la
fonction f .

3
Exercice 4. On donne ci-dessous les représentations graphiques Cf et C des fonctions f et g.
Déterminer graphiquement la limite en −∞, en +∞ de chacune.

Limite d’un polynôme, d’une fraction rationnelle ou fonction irrationnelle :


1. Limite d’une fonction polynôme :
a. Si f est une fonction polynôme alors limx→a f (x) = f (a).
b. La limite d’un polynôme en +∞ ou −∞ est celle de son terme de plus haut degré.
2. La limite d’une fonction rationnelle en +∞ ou - ∞ est celle du quotient des termes de
plus haut degré.
3. Limite d’une fonction irrationnelle : p √
a. Si lim f (x) = a, avec (a ≥ 0)palors lim f (x) = a.
b. Si lim f (x) = +∞ alors lim f (x) = +∞.
Quelques méthodes pour lever une indétermination :
Les formes indéterminées :
  ∞
0
+∞ + (−∞) 0×∞
0 ∞
1. L’expression conjuguée. Utilisation possible : limites avec des sommes ou des différences
contenant des racines.
2. Factorisation. Utilisation possible : limites en l’infini avec des racines, ou limites en un
point de fractions.

4
3. Règle de L’Hospital : Il s’agit d’une règle pour lever des formes indéterminées du type 00
0 (x)

ou ∞ . Si f et g tendent toutes les deux vers 0 ou vers ±∞, et si le rapport fg0 (x) admet
une limite finie ou égale à ±∞ en a, alors :
f (x) f 0 (x)
lim = lim 0
g(x) g (x)
Les limites usuelles : Soit n ∈ N∗ ,
1. Polynômes :
lim xn = −∞ si n impair
(
n 1 x→−∞
lim x = +∞ lim n = 0
x→+∞ x→±∞ x lim xn = +∞ si n pair
x→−∞

2. Fonction logarithme :
lim ln x = +∞ lim ln x = −∞ lim x ln x = 0
x→+∞ x→0 x→0

ln x ln x ln(1 + x)
lim =0 lim =0 lim = 1.
x→+∞ x x→+∞ xn x→0 x
3. Fonction exponentielle :
lim ex = 0 lim ex = +∞ lim xex = 0 lim xn ex = 0
x→−∞ x→+∞ x→−∞ x→−∞
ex ex ex − 1
lim xn e−x = 0 lim = +∞ lim = +∞ lim = 1.
x→+∞ x→+∞ xn x→+∞ x x→0 x
4. Fonctions trigonometriques :
sin x 1 − cos x 1 − cos x 1 tan x
lim =1 lim =0 lim 2
= lim = 1.
x→0 x x→0 x x→0 x 2 x→0 x

2.3 Continuité :
2.3.1 continuité en un point :
Definition 2.3.1. Soit f une fonction et a ∈ Df . On dit que f est continue en a si lim f (x) =
x→a
f (a).
( √
x+3−2
x−1 , x 6= 1
Exemples 1. La fonction f définie par :f (x) = 1 est continue en 1.
4 ,x = 1
En effet,
√ √ √ √ 2
x+3−2 ( x + 3 − 2)( x + 3 + 2) x + 3 − 22
lim f (x) = lim = lim √ = lim √
x→1 x→1 x−1 x→1 (x − 1)( x + 3 + 2) x→1 (x − 1)( x + 3 + 2)
√ √
x+3−4 ( x + 3 − 2)( x + 3 + 2) x−1
= lim √ = lim √ = lim √
x→1 (x − 1)( x + 3 + 2) x→1 (x − 1)( x + 3 + 2) x→1 (x − 1)( x + 3 + 2)
1 1
= lim √ =
x→1 x+3+2 4
Exercice 5. Etudier la continuité de la fonction f en x0 :
( 2
f (x) = x −4x+3
x−1 si x 6= 1 x0 = 1.
1.
f (1) = −2
(
3 − x2 si x ≤ 0 x0 = 0.
2. f (x) = x2 −3
2x−1 si x > 0
( 2
f (x) = x −6x+5
x−1 si x 6= 1 x0 = 1.
3.
f (1) = −4
Remarque 1. 1. Si la fonction f est définie au point a et n’admet pas de limite en a ou sa
limite est infini au point a, on dit que f est discontinue au point a.
2. Attention : Une fonction ne peut pas être continue en un point qui n’appartient pas au
domaine de définition, cela n’a aucun sens.

5
2.3.2 Continuité à droite - Continuité à gauche :
Definition 2.3.2. Soit f une fonction et a ∈ Df .
1. On dit que f est continue à droite en a si : x→a
lim f (x) = f (a).
x>a

2. On dit que f est continue à gauche en a si : x→a


lim f (x) = f (a).
x<a

Exemple 1. Considérons la fonction f définie par


 3 −x−14
 f (x) = 2xx2 −x−2
 si x > 2
f (x) = 2x2x−2
+x−10
si x<2
 f (2) = 1

9

Etudier la continuité de la fonction f en 2.

Proposition 2.3.1. Soit f une fonction a ∈ Df . f est continue au point a si, et seulement si
elle continue à droite et à gauche au point a. En d’autres termes :

f est continue au point a ⇔ x→a


lim f (x) = x→a
lim f (x) = f (a) .
x>a x<a

Exemple 2. f est la fonction définie par :



2x2 +x−3
 √ x−1
 ; si x < 1
f (x) = 5x−1−2
2 ; si x > 1
 x 5−1

8 ; si x = 1

1. Montrer que f est continue à droite en 1.


2. Est-ce que f est continue en 1?

Exercice 6. Etudier la continuité de la fonction f aux points x0 dans chacun des cas suivants :
( 3 2 −x−15
f (x) = x −xx−3 ; x 6= 3 et x0 = 3.
1.
f (3) = 7
f (x) = −2x2 + 3

; x ≤ 2 et x0 = 2.
2.
f (x) = x3 + 2x − 1 ; x > 2
( 2 −x+1
f (x) = 2x x−1 ; x ≤ 3 et x0 = 3.
3. 3 2 +1
f (x) = x x−x
2 −3x ; x>3

2.3.3 Continuité sur un intervalle :


Definition 2.3.3. Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert non vide I de R. Alors :
f est continue sur I si et seulement si f est continue en chaque point de I.

1. f est continue sur I =]a, b[ ⇔ ∀x ∈ I, f est continue en x.


2. f est continue sur I = [a, b[ ⇔ f est continue sur ]a, b[ et f est continue à droite de a.
3. f est continue sur I =]a, b] ⇔ f est continue sur ]a, b[ et f est continue à gauche de b.
4. f est continue sur I = [a, b] ⇔ f est continue sur ]a, b[ et f est continue à droite de a et
à gauche de b.

Remarques 1. 1. Si une fonction f est continue sur [a, b] et sur [b, c] elle est continue sur
[a, c].
2. En général, si f est continue sur un intervalle I et sur un intervalle J et si I ∩ J 6= ∅
alors f est continue sur I ∪ J.
 2
x − 1 si x ≤ 2
Exemples 2. Soit f la fonction définie par : f (x) =
5−x si x > 2
f est-elle continue sur son ensemble de définition ?

6
Exercice 7. Etudier la continuité de la fonction f , définie par :

f (x) = x1 si x < 0


f (x) = x2 si x ≥ 0

Propriétés 2.3.1. 1. Les fonctions polynômes et les fonctions constantes sont continues sur
R. (sommes de puissances de x)
2. les fonctions rationnelles (quotients de polynômes), notamment la fonction inverse, sont
continues sur leur domaine de définition.

3. La fonction racine carrée x 7→ x est continue sur [0, +∞[.
4. Toutes les fonctions construites par somme, produit, quotient ou par composition des fonc-
tions précédentes, sont continues sur leur domaine de définition.

Exemple 3. 1. La fonction f définie par : f (x) = x + x1 est continue sur R∗ .



2. La fonction f définie par : f (x) = x − 1 est continue sur [1, +∞[.
2
3. La fonction f définie par : f (x) = √ x +1 est continue sur ] − ∞, 1[∪]2, +∞[.
x2 −3x+2

2.3.4 Prolongement par continuité :


Une fonction f pouvait admettre une limite en a, sans être définie en a. Si c’est le cas, on
appelle prolongement par continuité de f en a.

Definition 2.3.4. Soit f une fonction et x0 ∈ / Df . La fonction f est dite prolongeable par
continuité en x0 s’il existe un réel l tel que la fonction f˜, définie par : ∀x =
6 x0 f˜(x) = f (x) et
f˜ (x0 ) = l soit continue en x0 .

Exemple 4.
f : R∗ −→ R
x 7−→ f (x) = x sin(1/x)
Cette fonction peut être prolongée par continuité en 0 :

f˜ : R −→ R
x 7−→ f˜(x) = x sin(1/x) si x 6= 0
0 7−→ f˜(0) = 0

x3 −3x+2
Exercice 8. On considère la fonction f définie par : f (x) = 2x3 −3x2 +1
.
1. Déterminer l’ensemble de définition de f .
2. Calculer la limite de f en 1.
3. La fonction f est-elle prolongeable par continuité en 1? si oui définir ce prolongement.
1 x+a
Exercice 9. On considère la fonction f définie par : f (x) = x2 −4x+3
+ x−1 .
1. Déterminer l’ensemble de définition de f .
2. a. Déterminer a pour que f admette un prolongement par continuité en 1.
b. Définir dans ce cas ce prolongement.

Exercice 10. Déterminer l’ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes puis étu-
dier sur quels ensembles elles sont prolongeables par continuité.
1. f (x) = x2 sin x12
1

2. f (x) = sin(x) sin x
1 2
3. f (x) = 1−x − 1−x2
1 x +e−x
4. f (x) = x ln e 2

7
2.3.5 Image d’un intervalle par une fonction continue :
Definition 2.3.5. — L’image d’un intervalle I par une fonction continue f est un intervalle
noté, f (I).
— L’image d’un segment par une fonction continue est un segment.
— Si f est une fonction continue sur un intervalle [a, b] alors f ([a, b]) = [m, M ] où m et M
sont respectivement la valeur minimale et la valeur maximale de la fonction f sur [a, b].

Cas particulier : L’image d’un intervalle I par une fonction f continue et monotone est un
intervalle J = f (I).

Exemple 5. La fonction f definie par : f (x) = x2 + 1 est strictement croissante sur [0, +∞[.
— L’image par f de l’intervalle fermé [1, 2] est : f ([1; 2]) = [f (1); f (2)] = [2; 5].
— L’image par f de l’intervalle semi-ouvert [0; 1[ est : f ([0; 1[) = [f (0); lim f (x)[= [1; 2[.
x→1−

Exercice 11. Le graphe ci-contre est le graphe de la fonction f (x) = x2 + 2x.

Déterminer graphiquement les images des intervalles : [−1, 2], [0, 2[; ] − 1, 0] [2, +∞[; ] − ∞, 1]

Exercice 12. Soit f une fonction définie par f (x) = 2x−3


x+1 .
Déterminer les images des intervalles suivants [0, 1]; [−2, −1[; ] − 1, 1]; [2, +∞[

2.3.6 Théorème des valeurs intermédiaires :


Théorème 2.3.1. Soit f une fonction continue sur un intervalle [a; b]. Pour tout réel k compris
entre f (a) et f (b), il existe au moins un réel c de l’intervalle [a; b] tel que f (c) = k Autrement
dit : l’équation f (x) = k admet au moins une solution sur l’intervalle [a; b].

Interprétation graphique : La droite d’équation y = k coupe la courbe de f en au moins


un point dont l’abscisse est comprise entre a et b.

8
1
Exemple 6. Montrer que l’équation : 4x3 − 3x − 2 = 0 admet une racine dans chacune des
intervalles suivants : ] − 1; − 12 [; ] − 12 ; 0[ et ]0; 1[.

Corollaire 2.3.1. Si f est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle
[a; b], alors, pour tout réel k compris entre f (a) et f (b), l’équation f (x) = k admet une solution
unique dans ]a; b[.

Interprétation graphique : La droite d’équation y = k coupe la courbe de Cf en un seul


point dont l’abscisse est comprise entre a et b.

Corollaire 2.3.2. Si f est une fonction continue, strictement monotone sur un intervalle [a; b]
et f (a).f (b) < 0 alors l’équation f (x) = 0 admet une solution unique dans l’intervalle ]a; b[.

Interprétation graphique : la courbe Cf coupe l’axe des abscisses en un seul point dont
l’abscisse est comprise entre a et b.

Exemple 7. On considère la fonction : f tel que f (x) = x3 + x − 1.


1. Montrer que l’équation : f (x) = 0 admet une solution unique α sur R.
2. Montrer que l’équation : f (x) = 0 admet une solution unique α ∈]0; 1[.

Exercice 13. 1. Dans chacun des cas suivants, montrer que l’équation proposée admet au
moins une solution dans I’intervalle I.
a. x3 − 2x2 − 1 = 0 et I = [2, 3].

b. x4 − 2x − x + 2 = 1 et I =]0, 1[.
c. x3 − 3x2 + 15x = 7 et I = R.
d. x17 = x11 + 1 et I = [0, +∞[.
2. Dans chacun des cas suivants, montrer que l’équation proposée admet une unique solution
dans I’intervalle I.
a. x3 − 3x2 − 5 = 0 et I = [2, 4].
b. x3 + 3x + 5 = 1 et I =] − 1, 0[.
c. x3 + x2 + x + 1 = 0 et I =] − ∞, 0].

9
2.3.7 Fonction réciproque d’une fonction continue et strictement monotone
sur un intervalle
Soient f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I et J = f (I). La
fonction réciproque de la fonction f est la fonction notée f −1 définie sur J à valeurs dans I, telle
que :
f −1 (x) = y ⇔ f (y) = x avec x ∈ J et y ∈ I

Théorème 2.3.2. "Théorème de la bijection" : Soit f : I → R une fonction. Si :


— f est continue sur I.
— f est strictement monotone sur I.
Alors, f est une bijection de l’intervalle I sur l’intervalle J = f (I).
De plus, sa réciproque f −1 est également continue sur J et strictement monotone sur J, de même
sens de variation que f .

Remarque 2. Les courbes représentatives des fonctions f et f −1 sont symétriques par rapport
à la droite y = x.

Exercice 14. Soit f la fonction définie sur l’intervalle I =]1, +∞ par f (x) = x2 − 2x


1. Montrer que la fonction f admet une fonction réciproque f −1 définie sur un intervalle J
qu’il faut déterminer.
2. Déterminer f −1 (x) pour tout x de J.

Exercice 15. Soit la fonction f (x) = x2 + x + 1 définie sur R.


1. Déterminer J = f ([0, 1]).
2. Montrer que f admet une fonction réciproque de J vers [0, 1] et déterminer f −1 (x)∀x ∈ J.

Exercice 16. Soit la fonction g(x) = x − 2 x définie sur R+ .
1. Montrer que g est strictement croissante sur [1, +∞[ puis déterminer J = g([1, +∞[).
2. Montrer que g admet une fonction réciproque de J vers [1, +∞ [ et déterminer g −1 (x)∀x ∈
J.

2.4 Dérivabilité :
2.4.1 Dérivabilité d’une fonction en un point :
Definition 2.4.1. Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et a ∈ I.
1. On dit que f est dérivable en a, s’il existe un nombre réel ` tel que :

f (x) − f (a)
lim = `.
x→a x−a

Le nombre ` s’appelle alors le nombre dérivé de f en a et on le note f 0 (a).

10
2. On dit que f est dérivable à droite en a, s’il existe un nombre réel ` tel que :
f (x) − f (a)
lim =`
x→a+ x−a
Le nombre ` s’appelle alors le nombre dérivé à droite en a, et on le note fd0 (a).
3. On dit que f est dérivable à gauche en a, s’il existe un nombre réel ` tel que :
f (x) − f (a)
lim =`
x→a− x−a
Le nombre ` s’appelle alors le nombre dérivé à droite en a, et on le note fg0 (a).
Propriétés 2.4.1. f est dérivable en a si est seulement si f est dérivable à droite en a, f est
dérivable à gauche en a et fd0 (a) = fg0 (a)
Exemples 3. 1. La fonction f définie sur R par f (x) = x2 est dérivable en 1 et f 0 (1) = 2.
−1
2. La fonction f définie sur R∗ par f (x) = 1
x est dérivable en tout x0 ∈ R∗ et f 0 (x0 ) = x20
.
3. La fonction f définie par f (x) = x2 ln x pour x > 0 et f (0) = 0 est dérivable en 0.
4.
5. La fonction f définie sur R par f (x) = x2 − 4 admet une dérivée à gauche et à droite
en 2, mais n’est pas dérivable en −2.
Exercice 17. Dans chacun de ces deux cas, étudier la dérivabilité de la fonction f en x0 .
( 3 2 +2
f (x) = x −x
x+1 ; x0 = −1
1.
f (−1) = 5
( 3
f (x) = x −3x+2
x−1 ;x ≺ 1
2. ; x0 = 1
f (x) = x2 + x − 2 ; x ≥ 1
Definition 2.4.2. Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
1. On dit que f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout réel x de I.
2. On dit que f est dérivable sur [a; b] si elle est dérivable sur ]a; b[, dérivable à droite en a
et dérivable à gauche en b.
Dans ce cas, la fonction qui à tout réel x de I associe le nombre dérivé de f en x est appelée
fonction dérivée de f et se note f 0 .
Propriétés 2.4.2. 1. Toute fonction polynôme est dérivable sur R.
2. Toute fonction rationnelle est dérivable sur tout intervalle inclus dans son ensemble de
définition.
3. Les deux fonctions sin et cos sont dérivables sur R.

4. La fonction x 7→ x est dérivable sur ]0; +∞[.
Exemples 4. 1. La fonction définie par f (x) = x2 + 3x − 1 est dérivable sur R.
6
2. La fonction définie par f (x) = 4x2 +3x−1
est dérivable sur R{−1, 14 }.

2.4.2 Dérivation et l’interprétation géométrique :


Exercice 18. Soit f une fonction définie par :
 √
(1 + x) 1 − x2
f (x) = √ si 0 ≤ x ≤ 1
f (x) = x3 − x si x > 1
1. Déterminer le domaine de définition de f
2. Etudier la dérivabilité de f à droite en x0 = 0 ef donner une interprétation géométrique
du résultat.
3. Etudier la dérivabilité de f à droite et à gauche en x0 = 1 et donner une interprétation
géométrique.

11
2.4.3 Dérivabilité, opérations algébriques et composition :
Proposition 2.4.1. Dérivée opérations algébriques : Soient f et g deux fonctions dérivables
sur un intervalle I, et k un réel alors :
1. La fonction f + g est dérivable sur I et on a :
(f + g)0 (x) = f 0 (x) + g 0 (x) ∀x ∈ I.
2. La fonction f g est dérivable sur I et on a :
(f g)0 (x) = f 0 (x)g(x) + f (x)g 0 (x) ∀x ∈ I.
3. Si g(x) 6= 0 ∀x ∈ I, la fonction fg est dérivable sur I et on a :
 0
f f 0 (x)g(x) − f (x)g 0 (x)
(x) = ∀x ∈ I.
g g 2 (x)
Proposition 2.4.2. Dérivation d’une fonction composée : Si f est une fonction dérivable
sur I et g une fonction dérivable sur J tel que f (I) ⊂ J, alors g ◦ f est dérivable sur I et on a :
∀x ∈ I; (g ◦ f )0 (x) = g 0 (f (x)) × f 0 (x).
Proposition 2.4.3. Dérivée d’une fonction réciproque : Soit f : I → J une fonction
bijective. Soit f −1 : J → J sa fonction réciproque. On suppose que f est dérivable sur I et que
sa dérivée ne s’annule pas. Alors f −1 est dérivable sur J = f (I) et
0 1
f −1 (x) = 0 , ∀x ∈ J.
f ◦ f −1 (x)
Exercice 19. Etudier le domaine de dérivation de f et déterminer sa fonction dérivée dans les
cas suivants :
√ 1 p √
x2 + 3x − 1 4 sin x x4 cos x x + x3 √ ln(x2 + 1) x2 − 4 (2x + 3)5 exp 3x−1
x
Exercice 20. Soit f une fonction définie par : f (x) = x3 + x2 .
1. Dresser le tableau de variation de f .
2. Montrer que f est une bijection de R+ vers R+ et calculer f (1).
0
3. Déterminer f −1 (2).

12
2.4.4 Dérivées successives :
Definition 2.4.3. Soit une fonction f dérivable sur I. Sa fonction dérivée f 0 est appelé dérivée
première (ou d’ordre 1) de la fonction f sur I.
Lorsque f 0 est elle-même dérivable sur I, sa fonction dérivée, notée f 00 , est appelé dérivée seconde
(ou d’ordre 2) de la fonction f .
Par itération, pour tout naturel n > 2, on définit la fonction dérivée n-ième (ou d’ordre n), notée
f (n) comme étant la fonction dérivée de la fonction dérivée d’ordre (n − 1), soit :
 0
f (n) = f (n−1) .

Exemple 8. 1. Soit f (x) = x3 − 2x2 + x − 1. On a : Pour tout x ∈ R :

f 0 (x) = 3x2 − 4x + 1, f 00 (x) = 6x − 4, f (3) (x) = 6.

2. Soit g(x) = cos 2x + sin 2x. On a : Pour tout x ∈ R :

g 0 (x) = −2 sin 2x + 2 cos 2x, g 00 (x) = −4 cos 2x − 4 sin 2x, g (3) (x) = 8 sin 2x − 8 cos 2x

Definition 2.4.4. Soit n un entier non nul. Soit f une fonction définie sur un intervalle I de
R. On dit que f est de classe C n sur I si f est n fois dérivable sur I et sa dérivée nième , f (n)
est continue sur I.

2.4.5 Applications de la đérivée :


Dérivée et monotonie :
Théorème 2.4.1. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I.
1. f est croissante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I, f 0 (x) ≥ 0.
2. f est décroissante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I, f 0 (x) ≥ 0.
3. f est strictement croissante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0.
4. f est strictement décroissante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I, f 0 (x) < 0.
5. f est constante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I, f 0 (x) = 0.

Exercice 21. Etudier les variations de la fonction f :

13
1. f (x) = 2x3 − 3x2 − 36x − 5.
x+4
2. f (x) = 1−x .
h 3 −2
Exercice 22. Soit f la fonction définie sur ] − 4; +∞ par f (x) = xx+4
h 3 +12x2 +2
1. Vérifier que pour tout réel x appartenant à ] − 4; +∞ , f 0 (x) = 2x (x+4) 2 .
2. Soit g la fonction définie sur ] − 4; +∞ [ par g(x) = 2x3 + 12x2 + 2.
3. Étudier les variations de g, et en déduire que : ∀x ∈] − 4; +∞[, g(x) > 0.
4. Décrire les variations de f .

Dérivées et extremums :
Rappelons les résultats suivants sur le maximum et le minimum d’une fonction.

Proposition 2.4.4. Soientt f une fonction définie sur un intervalle I de R et x0 ∈ I. On dit


que :
1. La fonction f admet un maximum en x0 si : pour tout ∀x ∈ I, f (x) ≤ f (x0 ).
2. La fonction f admet un minimum en x0 si : pour tout ∀x ∈ I, f (x) ≥ f (x0 ).
3. La fonction f admet un extremum en x0 si elle admet un maximum ou un minimum en
x0 .

Proposition 2.4.5. Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de R et a un point de
I. Si f est dérivable en a et admet un extremum local en ce point, alors : f 0 (c) = 0.

Exercice 23. Montrer que la fonction f définie sur [0; +∞[par f (x) = (x − 2) x admet un
minimum.

Dérivée et concavité :
Definition 2.4.5. Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I et (Cf ) sa courbe
représentative.
1. On dit que f est convexe, si (Cf ) est entièrement située au-dessus de chacune de ses
tangentes.
2. On dit que f est concave, si (Cf ) est entièrement située au-dessous de chacune de ses
tangentes.

Propriétés 2.4.3. Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I.

14
1. Si ∀x ∈ I, f 00 (x) ≥ 0, alors : f est convexe sur I.
2. Si ∀x ∈ I, f 00 (x) ≤ 0, alors : f est concave sur I.
3. Si f 00 (a) = 0 et f 00 change de signe, alors A(a; f (a)) est un point d’inflexion.
Exemple 9. Déterminer les coordonnées du point d’inflexion de la courbe représentative de la
7 x5 + 35 x4 .
fonction f : x →
On a :
f 0 (x) = 5x4 + 20
3 x
3
00
f (x) = 20x + 20x2 = 20x2 (x + 1)
3

On cherche les valeurs de x pour lesquelles f 00 s’annule et les valeurs de x pour lesquelles elle
n’est pas définie.
f 00 s’annule en 0 et en −1, et elle est définie pour tout x ∈ R.
On étudie donc le signe de f 00 sur ] − ∞; −1[, sur ] − 1; 0[ et sur ]0; +∞[.
Intervalle signe de f 00 Conclusion
] − ∞; −1[ f 00 < 0 f est concave ∩
] − 1; 0[ f 00 > 0 f est convexe ∪
]0; +∞[ f 00 > 0 f est convexe ∪
On déduit de ce tableau que :
— f 00 change de csigne en −1. Or, f est définie en −1, donc le point d’abscisse −1 est un
point d’inflexion.
— f 00 ne change pas de signe en 0, donc le point d’abscisse 0 n’est pas un point d’inflexion.
Exercice 24. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = (x − 1)ex .
1. Déterminer la dérivée seconde f 00 de f .
2. Étudier le signe de f 00 (x) selon les valeurs de x.
3. En déduire les intervalles sur lesquels la fonction f est convexe ou concave et préciser les
points d’inflexion.
Exercice 25. Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = 2x3 − 3x2 − 12x + 4.
1. Déterminer, pour tout réel x, f 0 (x) et f 00 (x).
2. Dresser le tableau de signes de f 00 (x) sur R et en déduire la convexité de la fonction f .

2.4.6 Théorèmes fondamentaux sur les dérivées :


Théorème 2.4.2. Théorème de Rolle : Soient a et b deux réels tels que a < b et f une fonction
définie et continue sur l’intervalle [a, b] et dérivable sur l’intervalle ]a, b[. Alors si f (a) = f (b), il
existe un nombre c dans l’intervalle ]a, b[ tel que
f 0 (c) = 0

15
Exercice 26. Vérifier que les hypothèse du théorème de Rolle s’appliquent à la fonction f (x) =
x3 − x pour −1 ≤ x ≤ 1 puis trouver le point c qui satisfait la conclusion du théorème.
Faire de même pour g(x) = cos 2x, 0 ≤ x ≤ 2π.
1
Exercice 27. Pour la fonction f (x) = (x−1) 2 , vérifier que f (0) = f (2) et que pourtant il n’existe
0
pas de c tel que f (c) = 0. Expliquer pourquoi cela ne contredit pas le théorème de Rolle. Même
question pour g(x) = |x − 1|.

Exercice 28. Soit f la fonction définie par : f (x) = 3x4 − 11x3 + 12x2 − 4x + 2. Montrer que
f 0 s’annule au moins une fois sur ]0, 1[

Exercice 29. Soit f la fonction définie par :f (x) = x(x+1)(x+2)(x+3). Montrer que l’équation
f 0 (x) = 0 admet trois solutions sur R.

Théorème 2.4.3. Théorème des accroissements finis : Soient a et b deux réels tels que
a < b et f une fonction définie et continue sur l’intervalle [a, b] et dérivable sur l’intervalle ]a, b[.
Alors il existe un nombre c dans l’intervalle ]a, b[ tel que

f (b) − f (a) = (b − a)f 0 (c).

Exercice 30. Montrer les inégalités suivantes


1. Pour tous réels a et b, | sin a − sin b| ≤ |a − b|.
2. Pour tous réels x et h, | cos(x + h) − cos x| ≤ |h|.
3. Pour tout réel x, e2x − ex ≤ |x|e2|x| .

Exercice 31. En utilisant le théorème des accroissements finis et en distinguant éventuellement


les cas x > 0 et x < 0 démontrer que :
1. pour tout réel x on a ex ≥ 1 + x.
2. pour tout x > −1 on a ln(1 + x) ≤ x.

Exercice 32. 1. A l’aide du théorème des accroissements finis montrer que pour tout x > 0 :
1 1
< ln(x + 1) − ln x <
x+1 x

2. Calculer limx→+∞ x(ln(x + 1) − ln x) et limx→+∞ x(ln(x + 1) − ln x).
x
3. En déduire que limx→+∞ 1 + x1 = e.

Proposition 2.4.6. Règle de l’Hôpital : Soient f et g deux fonctions continues et dérivables


sur un intervalle I de R, dérivables sur I\{a}, telles que g et g 0 ne s’annulent pas sur I\{a},
alors :
1. si f (a) = g(a) = 0, on a le résultat suivant :

f 0 (x) f (x)
si lim 0
= l alors lim =l
x→a g (x) x→a g(x)

f 0 (x)
2. si limx→a f (x) = limx→a g(x) = ∞, on a le résultat suivant : si limx→a g 0 (x) = l alors
limx→a fg(x)
(x)
=l

Exercice 33. Calculer les limites suivantes :


ex −1
1. limx→0 2x
ln(x2 +2)
2. limx→+∞ x
ln(x+1)·ln(1−x)
3. limx→0 ex −1

16
2.5 Les branches infinies :


x2 −4+x
Exercice 34. Soit f la fonction numérique d’une variable réelle x définie par : f (x) = x .
1. a. Déterminer Df l’ensemble de définition de la fonction f .
b. Trouver les limites de f aux bornes des intervalles de l’ensemble de définition Df .
2. Etudier les branches infinie de la courbe (Cf ).
3. Etudier la dérivabilité de f en 2 à droite et interpréter le résultat géométriquement.
4. Calculer f 0 (x) pour tout x ∈ Df .
5. Etudier les variation de f .

2.6 Axe de symétrie - Centre de symétrie :


Definition 2.6.1. Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
1. On dit que la droite (D) : x = a est un axe de symétrie de Cf si :

∀x ∈ I, 2a − x ∈ I et f (2a − x) = f (x).

2. On dit que le point M (a; b) est un centre de symétrie de Cf si :

∀x ∈ I, 2a − x ∈ I et f (2a − x) = 2b − f (x).

Exercice 35. Soit la fonction f définie par : f (x) = x2 −2x−3. Montrer que, la droite d’équation
x = 1 est un axe de symétrie de la courbe représentative de f .
Exercice 36. Soit la fonction f définie par : f (x) = 2x−1
x−3 . Montrer que, le point de coordonnées
(3; 2) est un centre de symétrie de la courbe représentative de f .
x+1
Exercice 37. On considère la fonction g définie par : g(x) = x−2 . Montrer que le point A(2; 1)
est centre de symétrie de la courbe de la fonction g.
Exercice 38. On considère la fonction f définie par : f (x) = √ x−1 .
x2 −2x+2
1. a. Montrer que : Df = R.
b. Calculer : lim f (x) et limx→−∞ f (x), puis interpréter géométriquement les deux
x→+∞
résultats.

17
c. Montrer que la courbe (Cf ) admet, au voisinage de +∞ une branche parabolique.
2. a. Montrer que : f 0 (x) = (x2 −2x+2)1√x2 −2x+2 pour tout x de R.
b. Montrer que la fonction f est croissante sur Df .
c. Dresser le tableau de variations de la fonction f sur R.
3. a. Montrer que : le point I(1; 0) est un centre de symétrie de la courbe (Cf ).
b. Donner l’équation de la tangente (T ) à la courbe (Cf ) au point I.
c.

− →−
4. Construire la tangente (T ) et la courbe (Cf ) dans le même repère (O, i , j ).
5. a. Montrer que la fonction f admet une fonction réciproque f −1 définie sur l’intervalle
J dont le déterminera.

− →− 
b. Construire dans le même repère (O, i , j ) la courbe représentative Cf −1 de la fonc-
tion f −1 .
c. Calculer f (1) puis montrer que la fonction réciproque f −1 est dérivable en 0 puis
0
calculer f −1 (0).

2.7 Fonctions trigonométriques et hyperboliques :


2.7.1 Fonctions trigonométriques :
Les fonctions sinus, cosinus, tangente et cotangente sont appelées fonctions trigonométriques,
car ce sont les fonctions de la trigonométrie circulaire.

Proposition 2.7.1. 1. La fonction cosinus x 7→ cos(x) est définie sur R, paire, 2π-périodique,
continue et dérivable sur R et on a : ∀x ∈ R, cos0 (x) = − sin(x).
2. La fonction sinus x 7→ sin(x) est définie sur R, impaire, 2π-périodique, continue et déri-
vable sur R et on a : ∀x ∈ R, sin0 (x) = cos(x).
sin(x)
st définie sur R\ π2 + πZ , impaire, 2π-

3. La fonction tangente x 7→ tan(x) = cos(x)
périodique, continue et dérivable sur R\ π2 + πZ , et on a : ∀x ∈ R, \ π2 + πZ , tan0 (x) =
 

1 + tan2 (x) = cos12 (x) .

4. La fonction cotangente x 7→ cotan(x) = cos(x) 1


sin(x) = tan(x) est définie sur R\πZ, impaire, 2π-
périodique, continue et dérivable sur R\πZ, et on a : ∀x ∈ R\πZ, cotan0 (x) = − sin21(x) .

Les fonctions trigonométriques réciproques.


1. La fonction x 7→ cos(x) est continue et strictement décroissante sur [0, π]. Elle réalise
donc une bijection de [0, π] sur [−1, 1].
 π π
2. La fonction x 7→ sin(x) est
 π π continue et strictement croissante sur − 2 , 2 . Elle réalise
donc une bijection de − 2 , 2 sur [−1, 1].
3. La fonction x 7→ tan(x) est continue et strictement croissante sur ] − π2 , π2 [. Elle réalise
donc une bijection de ] − π2 , π2 [ sur R

Definition 2.7.1. 1. La fonction arccosinus, notée Arccos, est la réciproque de la fonction


[0, π] → [−1, 1]
x 7→ cos(x)
 π π
− 2 , 2 → [−1, 1]
2. La fonction arcsinus, notée Arcsin, est la réciproque de la fonction .
x 7→ sin(x)
] − π2 , π2 [ → R
3. La fonction arctangente, notée Arctan, est la réciproque de la fonction
x 7→ tan(x)

Propriétés 2.7.1. 1. ∀x ∈ [−1, 1], sin(arcsin(x)) = x.


2. ∀x ∈ − π2 , π2 ,
 
arcsin(sin(x)) = x.
3. ∀x ∈ [−1, 1], cos(arccos(x)) = x.
4. ∀x ∈ [0, π], arccos(cos(x)) = x.

18
5. ∀x ∈ R, tan(arctan(x)) = x.
π π
6. ∀x ∈] − 2 , 2 [, arctan(tan(x)) = x.
7. ∀x ∈ [−1, 1], arccos(x) + arcsin(x) = π2 .
8. ∀x ∈ R+∗ , arctan(x) + arctan x1 = π2 .


9. ∀x ∈ R−∗ , arctan(x) + arctan x1 = − π2 .




10. ∀x ∈ [−1, 1], cos(arcsin(x)) = sin(arccos(x)) = 1 − x2 .
11. ∀x ∈] − 1, 1[, arccos0 (x) = √ −1 .
1−x2
12. ∀x ∈] − 1, 1[, arcsin0 (x) = √ 1
1−x2
.
13. ∀x ∈ R, arctan0 (x) = 1
1+x2
.

Exercice 39. Montrer que :


1. ∀x ∈ [−1, 1], arccos(x) + arcsin(x) = π2 .
2. ∀x ∈ R+∗ , arctan(x) + arctan x1 = π2 .


3. ∀x ∈ [−1, 1], cos(arcsin(x)) = sin(arccos(x)) = 1 − x2 .
4. ∀x ∈] − 1, 1[, arccos0 (x) = √ −1 .
1−x2
5. ∀x ∈] − 1, 1[, arcsin0 (x) = √ 1
1−x2
.
6. ∀x ∈ R, arctan0 (x) = 1
1+x2
.

2.7.2 Fonctions hyperboliques :


Definition 2.7.2. 1. La fonction cosinus hyperbolique, notée ch, est définie sur R par la
relation suivante :
ex + e−x
ch(x) = .
2
2. La fonction sinus hyperbolique, notée sh, est définie sur R par la relation suivante :

ex − e−x
sh(x) = .
2
3. La fonction tangente hyperbolique, notée th, est définie sur R par la relation suivante :

sh(x) ex − e−x
th(x) = = x .
ch(x) e + e−x

Propriétés 2.7.2. 1. Fonction cosinus hyperbolique :


a. La fonction ch est paire et de classe C ∞ sur R.
b. Signe : ch(x) ≥ 1, ∀x ∈ R, ch(0) = 1.
c. Limites : limx7→+∞ ch x = +∞, limx7→+∞ chxx = +∞.
d. La fonction dérivée : ∀x ∈ R, (ch)0 (x) = sh(x).
2. Fonction sinus hyperbolique :
a. La fonction sh est impaire, strictement croissante et de classe C ∞ sur R.
b. Signe : sh(x) > 0 ∀x ∈]0; +∞[, sh(x) < 0 ∀x ∈] − ∞; 0[, sh(0) = 0.
c. Limites : limx7→+∞ sh x = +∞, limx7→+∞ shxx = +∞.
d. La fonction dérivée : ∀x ∈ R, (sh)0 (x) = ch(x).
3. Fonction tangente hyperbolique :
a. La fonction th est impaire et de classe C ∞ sur R.
c. Limites : limx7→+∞ th x = 1 limx7→−∞ th x = −1.
2
x−sh2 x
d. La fonction dérivée : ∀x ∈ R, (th)0 (x) = ch ch 2
x
= 1 − th2 x = 1
ch2 x
.

Proposition 2.7.2. (Egalités hyperboliques :) Soit x ∈ R, alors on a :


1. ch(x) + sh(x) = ex .
2. ch(x) − sh(x) = e−x .

19
3. ch(x)2 − sh(x)2 = 1.
4. ∀n ∈ N, (ch(x) + sh(x))n = ch(nx) + sh(nx)

Relations entre fonctions hyperboliques et fonctions trigonométriques. Des for-


mules d’Euler, on déduit immédiatement : pour tout x ∈ R :
1. cos(x) = ch(ix).
2. sin(x) = − i sh(ix).
3. ch(x) = cos(ix).
4. sh(x) = −i sin(ix).
Les fonctions hyperboliques réciproques.
1. La fonction ch est continue et strictement croissante sur [0, +∞[. Elle réalise donc une
bijection de [0, +∞[. sur [1, +∞[.
2. La fonction sh est continue et strictement croissante sur R. Elle réalise donc une bijection
de R sur R.
3. La fonction th est continue et strictement croissante sur R. Elle réalise donc une bijection
de R sur ] − 1, 1[.

Definition 2.7.3. 1. La fonction argument cosinus hyperbolique, notée Argch, est la réci-
[0, +∞[ → [1, +∞[
proque de la fonction , et on a :
x 7→ ch(x)

Argch : [1, +∞[ → R+


 p 
x 7→ ln x + x2 − 1

2. La fonction argument sinus hyperbolique, notée Argsh, est la réciproque de la fonction


R → R
, et on a :
x 7→ sh(x)

Argsh : R → R
 p 
x 7→ ln x + x2 + 1 .

3. La fonction argument tangente hyperbolique, notée Argth, est la réciproque de la fonction :


R →] − 1, 1[
, et on a :
x 7→ th(x)

Argth : ] − 1, 1[ → R
 
1 1+x
x 7→ ln .
2 1−x

Exercice 40. Montrer que :


 √ 
1. ∀x ∈ [1, +∞[, Argch(x) = ln x + x2 − 1 .
 √ 
2. ∀x ∈ R, Argsh(x) = ln x + x2 + 1 .
 
3. ∀x ∈] − 1, 1[, Argth(x) = 12 ln 1+x
1−x .
h
Propriétés 2.7.3. 1. ∀x ∈]1, +∞ , Argch0 (x) = √ 1
x2 −1
,
2. ∀x ∈ R, Argsh0 (x) = √x12 +1 .
h
3. ∀x ∈] − 1, 1 , Argth0 (x) = 1−x 1
2

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