0.
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
Le secteur sanitaire joue un grand rôle dans la protection et la santé. Bien que
nécessaire. Produit malheureusement des déchets spéciaux avec des risques
d’inaction contamination, de toxine et des risques d’accidents mécaniques. La
gestion des déchets de soins set une préoccupation importante dans le
domaine de la santé.2Dans les pays en développement un danger
supplémentaire se rajoute. C’est celui de la fouille des décharges et du tri
manuel des déchets récupérés à la sortie des établissements de soins. Les
méthodes de gestion des déchets de soin peuvent aussi entrainer un risque
pour la santé si les différentes étapes du processus de gestion ne sont pas
correctement. Les déchets hospitaliers sont des déchets générés par une
activité de soin, sont différent des déchets ménager (qui concerne tous déchets
des ménages ainsi que les déchets similaires prouvent des activités
industrielles, commerciales artisanales. Est autres qui par leur nature et leur
composition sont assimilables aux déchets ménage. Ils sont classés selon leurs
caractères polluants en deux catégories à savoir, les déchets à risques
(D.A.S.R.I) et les déchets spécifiques.
En Afrique, la gestion des déchets infectieux représente une très grande
menace compte tenue de l’absence de législation et de règlementation du
secteur par les pouvoirs public et du manque de spécifique portant sur la
procédure de traitement de ces déchets. Le traitement de ces déchets n’est
donc pas effectué on parfait lorsque c’est fait. Est soit en situ donc hôpitaux qui
disposent distillation (bruleurs aux stérilisations broyeuses). Soit en sous-
traitante a des entreprises spécialises qui restent insuffisante pour couvrir tout
le territoire.
En Algérie, le ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement
s’est penché de façon précise sur la gestion des déchets hospitaliers et a
décrété une réglementation en vigueur depuis 2003. Le ministère de la santé et
de la réforme hospitalière a suivi le programme de l’environnement et a
complété les textes législatifs par un certain nombre d’instructions. l’institut
national de santé publique a lancé une enquête sur la gestion des déchets
d’activités de soins publiée en 2009 dans laquelle de nombreuses défaillances
ont été constatées à l’échelle nationale. Le présent mémoire fait une évaluation
de la gestion des déchets d’activités de soins dans un établissement de l’aire de
sante de MIMVANZA). Chaque étape est décrite en fonction des ressources
humaines et matérielles, suivie d’une quantification et d’une caractérisation
des déchets produit dans cet établissement.
Pour compléter ce travail nous avons également fait des observations sur
hygiène, la prévention et la sécurité du personnel de l’aire de santé de
MIMVANZA
0.3. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Cet intérêt est justifié d’une part par l’importance du risque lié à la production
des déchets d’activités de soins, et d’autre part aux nuisances peuvent être
engendrées par les techniques de traitement pour la santé de l’homme et pour
l’environnement.
Motifs de choix du sujet de recherche
Avant d’entrer dans le vif de notre sujet, il est nécessaire de préciser les
motifs de choix de celui-qui sont d’ordre objectifs subjectifs.
Motifs objectifs :
Le choix du sujet traité dans cette recherche a été motivé par le fait que : -
l’importance du la gestion des déchets hospitaliers dans les établissements de
santé
- L’importance du risque lié à la production des déchets hospitaliers
Motifs subjectifs :
Notre étude a comme objectif globale de déterminer les connaissances
attitudes et pratiques de personnel sur le système de gestion des déchets
hospitaliers de l’hôpital de l’aire de santé de MIMVANZA
2. Problématique de l’étude :
Les déchets lies aux soins de santé constituent un réservoir de micro-organismes
potentiellement dangereux susceptibles d’infecter les malades hospitalisés, les agents
de santé et le grand public. Les autres risques infectieux potentiels sont notamment la
propagation à l’extérieur des établissements sanitaires de micro-organismes parfois
résistants présents dans les établissements de soins.Les déchets solides hospitaliers
et les sous-produits peuvent également provoquer des traumatismes, par exemple
blessures provoquées par des objets pointus ou tranchants.
Dans le monde entier, on estime à quelque 12 milliards par an le nombre d’injections
administrées. Toutes les seringues et aiguilles ne sont pas évacuées de manière
approprier, ce qui constitue un risque considérable de blessure et d’infection ou offre
des occasions de réutilisation. On estime que dans le monde :
8 à 16 millions des cas d’infection par le virus de l’hépatite B ;
2,3 à 4,7 millions des cas d’infection par le celui de l’hépatite C ;
80 000 à 160 000 cas d’infection par le VIH son provoqués chaque
Année par la réutilisation d’aiguilles non stérilisées.
Une grande partie de cas infection pourrait être évitée si les seringues étaient
éliminées de manière sûre.
La réutilisation de seringues et d’aiguilles jetables est particulièrement fréquente
dans certains pays d’Afrique subsaharienne.
En juin 2000, le virus de la vaccine forme bénigne de la variole a été diagnostiqué
chez six enfants qui avaient joué avec des ampoules des verres contenant des doses
de vaccin antivariolique périmées qu’ils avaient trouvés dans une décharge à
Vladivostok, en Russie. Si leur vie n’a pas été mise en danger en l’occurrence, les
ampoules du vaccin auraient dû être traitées avant d’être jetées.
Si on comprenait le danger lié à la manipulation de ces déchets, les risques associés à
l’élimination des déchets restent également un autre problème.
Le traitement et l’élimination des déchets liés aux soins de santé ont pour but de
réduire les dangers, des risques indirects pour la santé peuvent exister du fait du
rejet de polluants toxiques dans l’environnement. Une incinération inadéquate ou
celle de matériaux qui ne se prêtent pas à cette forme d’élimination peut entraîner
l’émission de polluants dans l’atmosphère. L’incinération de matériaux contenant du
chlore pet être à l’origine de dioxines et de furanes, substance.
Potentiellement cancérogènes pour l’Homme qui ont été associées à tout éventail
d’effets indésirables.
L’incinération de métaux ou de matériels à forte teneur en métaux (en particulier de
plomb, de mercure et de cadmium) peut conduire au rejet de métaux dans
l’environnement. Les dioxines, les furanes et les métaux dans l’environnement.
L’absence d’une politique de gestion des déchets, la sensibilisation médiocre aux
risques pour la santé, les ressources financières et humaines insuffisantes, la
réglementation inadéquate des mesures d’élimination des déchets solides
hospitaliers sont les problèmes les plus fréquents.
Une question essentielle tient à la répartition bien claire des responsabilités
concernant la manutention et l’élimination appropriées des déchets hospitaliers. En
vertu du principe du «pollueur payeur », cette responsabilité incombe aux
producteurs des déchets.
L’impact sur la santé publique d’une gestion inefficace des déchets hospitaliers
semble être sous-estimé par les producteurs des déchets. Cette réalité vécue de nos
jours dans les structures sanitaires duTIZI-Ouzou pas le CHU NEDIR MOHAMED car
depuis un an les déchetsproduits sont stockés dans l’enceinte de l’établissement sans
traitement préalable.
C’est dans le souci de promouvoir un milieu sain au CHUP – Nadir Mohamed d’une
part et pour prendre en compte l’importance combien légitime de la protection de
l’environnement d’autres part et en accord avec la direction générale du CHU NEDIR
MOHAMED, nous avons choisi comme thème de mémoire : « Gestion de déchets
hospitaliers au centre Hospitalier universitaire NEDIRMOHAMEDTizi-Ouzou.
De ce fait notre problématique s’articule autour de la question centrale : Comment
sont gérer les déchetsd’activité de soins au niveau du CHU NEDIR MOHAMED de
Tizi-Ouzou ?
Pour mieux cerner la problématique de notre sujet, on a subdivisé cette question
centrale en trois sous questions :
Quels sont les différents types de déchets existant au CHU de Tizi- Ouzou et le
risque qu’ils présentent ainsi que leur impact sur la santé publique et
l’environnement ?
Quelles sont les différentes méthodes utilisées pour la gestion et le traitement
des déchets hospitalier ?
0.3. BUT ET OBJECTIF
L’objectif général de la présente étude est de contribuer à l’amélioration de la gestion
des déchets hospitaliers au Centre Hospitalier Universitaire de L’AIRE DE SANTE DE
MIVANZA en vue de réduire les risques sur la santé de la population et de
l’environnement.
Pour atteindre l’objectif global nous avons définis l’objectif spécifique suivant :
Déterminer le type des déchets produits dans l’hôpital de L’AIRE DE SANTE
DE MIVANZA
Analyser les risques sanitaires de gestion des déchets hospitaliers.
Proposer les stratégies pour la gestion efficace des déchets et proposer des
solutions concrètes pour améliores l’hygiène et l’sassement pour la prévention
des maladies nosocomiales et autre danger.
0.4. DIVISION DU TRAVAIL
Ce travail et divisé en trois chapitres dont :
- Le premier chapitre aborde la revue de la littérature
- Le deuxième chapitre développe la méthodologie de la recherche.
- Le troisième chapitre parle de la présentation, analyse et interprétation des
résultats
CHAPITRE I : Présentation Générale sur les Déchets Hospitaliers
I.1. DEFINITION DES COCEPTS :
Déchets :
Les déchets sont les matériaux rejetés comme n’ayant pas une valeur
immédiate ou laisses comme résidus d’un processus ou d’une opération, ou tout ce
qui tombe d’une matière on travaille (LAROUSSE, 2015). Les déchets sont synonyme
d’ordure, débris, reste, immondice, chute, crasse……etc. Selon la loi N° 01 – 19 DU
12/12/2001 article 3 du journal officiel de la république algérienne N°77 de 2001
relative à la gestion, au contrôle à l’élimination des déchets, les déchets, les déchets
sont Tout résidus d’un processus de production de transformation ou d’utilisation,
et plus généralement toute substance ou produit et tout bien meuble dont le
propriétaire ou le détenteur se défait projette de se défaire, ou dont il a obligation de
se défaire ou l’éliminer.
Environnement
L’environnement désigne l’ensemble des facteurs biotique et abiotiques
intervenants d’une façon ou d’une autre instantanément à court ou a long terme au
niveau des êtres vivant (LONDJANI, 2003). MARCEL et PARE, (1993) de leur coté,
définissent l’environnement comme un ensemble d’agents physiques, chimiques et
biologiques et des facteurs sociaux susceptibles d’avoir un effet direct ou indirecte,
immédiat ou à long terme sur les être vivants et activités humaine
Pollution :
La pollution est une modification défavorable du milieu naturel qui apparaît
en totalité ou en partie comme le sous – produit de l’action humaine, à travers d’effets
directs ou indirects altérant les modalités de répartition des flux d’énergie, des
niveaux de radiation, de la constitution physio – chimique du milieu naturel et de
l’abondance des espèces vivants (RAMADE, 1995). D’après SVEQUE (2001), pollution
est introduction direct ou indirect par l’activité humaine des substances,
préparation, chaleurs ou bruits dans l’environnement aux ressources biologiques, aux
écosystèmes ou aux biens matériels, une entrave au une légitime de l’environnement.
Gestion des déchets :
La gestion des déchets regroupe l’ensemble des mesures visant la prévention
et la réduction des déchets ainsi que l’élimination contrôlée et non polluante des
déchets de toute sorte (BMZ, 1996) ; La règlementation algérienne (Selon la loi N° 01
– 19 DU 12/12/2001 article 3 du journal officiel de la république algérienne N°77 de
2001 relative à la gestion, au contrôle à l’élimination des déchets) définit la gestion
des déchets comme toute opération relative à la collecte, au tri, au transport, au
stockage, a la valorisation et l’élimination des déchets, y compris le contrôle de ces
opérations (CHENITI,2014).
Les déchets hospitaliers :
Les déchets hospitaliers sont tous les déchets qui proviennent désactivâtes de
la médecine humaine (SONUIS, 1984) qui sont produits par l’établissement de soins
de sante dont les producteurs regroupent non seulement les hôpitaux mais aussi le
cliniques, les cabinets médicaux et dentaires, les établissements pour handicapes et
pour les personnes âgées, etc. (LOUAI, 2009).
I.2. LES TYPES DES DECHETS HOSPITALIER ET LEURS RISQUES :
La typologie repose sur la présence ou l’absence de risque, et permet ainsi de
distinguer deux types des déchets hospitaliers
I.2.1. LES TYPES DES DECHETS HOSPITALIERS :
I.2.1.1. Les déchets assimilent :
Sont des déchets qui, selon les critères communément acceptés, comportant un
danger intrinsèque nul ou négligeable et qui par conséquente présent aucun risque.
Ce type de déchet est de nature comparable aux déchets ménagers tels que les
déchets administratifs. Il s’agit de déchets dont l’origine dans les soins de la santé
sont de type assimilé.
I.2.1.2. Les déchets risque :
Sont les déchets présentant un danger intrinsèque pour la santé ou l’environnement
sous forme d’une pollution microbiologique, radioactive ou toxique.
De mamelle déchets émanant d’une intervention chirurgicale sont considérés comme
étant des déchets risque (CSH, 2005). Ils constituent environ 15% de la production
des déchets hospitalières (OMS, 2015).
Selon CICR (2011), les déchets hospitaliers à risque peuvent être divisés en cinq
catégories suivant les risques qu’ils représentent comme suit :
- Les déchets piquants et tranchants : (Catégorie 1)
Tout objet matériel étroitement associe aux activités les services sanitaires,
susceptible de présenter un risque de blessure ou d’atteinte dans la filière
d’élimination comme les aiguilles de toutes sortes, mandrins, ampoules,
capillaires et pipettes pasteur, lames de bistouri et lancettes, aiguilles
d’acupuncture, éprouvettes en verre sans contenu, lames porte- objet et autres
(BULETTI.2004).
Les déchets biomédicaux
La catégorie de déchets biomédicaux contient les qui présentent un danger la
contamination, les déchets anatomiques et les déchets infectieux ;
Les déchets présentant un danger de contamination : (Categorie2.A)
Déchet sanguins, sécrétion et excrétion d’origine humaine ou animale ou
déchets d’aspect répugnat ou contenant des quantités importantes de
sécrétion ou d’excrétion. Par exemple : poches de recueil d’urine, sacs de sang
drainage d’absècs, champ opératoire, matériels- de respiration, éprouvette de
laboratoire…..Etc. (BULETTI.2004)
- Les déchets infectieux : (Catégorie2. C)
Sont constitués des déchets présentant un risque infectieux du fait de la
présence de micro- organismes viables ou de leurs toxines tels que cultures et
stocks d’agent infectieux, déchets de Malade infectieux, déchets contaminés
par le sang et les dérivés sanguins, matériels (tampons, pansements) et
appareil divers contaminés (consommable jetable, etc…) (HASS et al, 20008).
déchets pharmaceutique :
Cette catégorie rassemble les déchets médicaux, cytotoxiques, les déchets
contenant les métaux lourds et les déchets chimiques ;
- Les déchets de médicaments : (Catégorie3. A)
Tous les médicaments périmés et récipients ayant contenu des médicaments,
par exemple : médicaments périmés, médicaments contaminés, bouteilles et
flacons avec résidus de médicaments…etc. (CICR, 2011)
- Déchets cytotoxique : (Catégorie3.B)
Les déchets cytotoxiques sont ceux qui peuvent provenir de l’utilisation, de la
fabrication et de la préparation de produits pharmaceutiques avec un effet
cytotoxique (antinéoplasique). Ces substances chimiques peut être divisées en
six groupes principaux ; les substances alkyles, les antis métabolites, les
antibiotique, les hormones et les autres. Un risque potentiel pour les personnes
qui manipulent les produits cytotoxique provient surtout des propriétés
mutagènes, carcinogènes et tératogènes de ces substances. En conséquence,
ces déchets posent un danger et les mesures qui doivent être prises doivent
également inclure les mêmes dispositions que celles requises par la Médecine
et Sécurité du travail OMS, 2004)
- Déchets contenant des métaux lourds : (Catégorie3.C)
Sont des déchets contenant de fortes concentrations de métaux lourds toxiques
(arsenic, mercure, plomb ….) Tels que les piles électriques usagées et les
thermomètres brises (GIROUT, 1996)
- Déchets chimique (Catégorie3.D)
Les déchets chimique comprennent les réactifs de laboratoire, les révélateurs
photographique, les désinfectants, les solvants, etc. Les déchets de cette
catégorie se présentent, dans la majorité des cas, sous forme liquide, et
certains possèdent des propriétés corrosives, explosives, inflammables ou
toxiques qui en font des matières dangereuses (BEAUCHEMIN, 2011).
Les emballages sous pression : (Catégorie4)
Se composent de conteneur pleins ou vides ou, de boites métalliques
d’aérosol, contenant du liquide, gaz ou poudre sous – pression (BULETTI,
2004).
Les déchets radioactifs : (Catégorie 5)
Ils s’agissent des déchets contenants des substances radioactives générés par
l’utilisation de sources radioactives a des finis médicales de diagnostique ou
thérapeutique ou issus d’activités de recherche (DOSSO, 2006).
I.2.2. Risques des déchets hospitaliers :
Les déchets hospitaliers présents de sérieux risques sur l’environnement et la
humaine.
I.2.2.1. Risque des déchets hospitaliers sur la santé humain :
Les risques des déchets hospitaliers sur la santé humaine peuvent êtres de nature
infectieuse, traumatique, psycho émotionnelle, mécanique, toxicologique, radioactive
ou liée à la manutention.
- Risque infectieux ou/étiologique:
Ils sont constitués par la présence simultanée de germes pathogènes des
déchets issus des soins ou d’analyses biomédicales et d’éléments susceptible
de créer une porte d’entrée (SOUNTOURA, 2009).
- Ris traumatique :
Physique, Les objets piquants et tranchants peuvent entraîner des piqûres et
des blessures dont la taille et la gravité sont variables en fonction des
circonstances de l’accident (DAOUDI, 20 08)
- Risque psycho émotionnel :
Correspond à la crainte générée par la vue de certains déchets médicaux
reconnaissables (seringue, aiguille, poche de sang, cathéter, consommable de
dialyse, tubulure de perfusion, pansement, compresse,….). L’impact émotionnel
peut être considérable en cas de contact cutané ou pire, d’effraction cutanée
(DDASS, 2007).
- Risques mécaniques :
Est la probabilité de subir une effraction cutanée sur le lieu de travail au cours
de la manipulation d’objets piquants, coupants dont l’usage est fréquent en
milieu médical (ADEME, 20004).
- Risques chimiques ou toxicologique :
Ils peuvent êtres liés aux médicaments et plus particulièrement aux produits
cytologiques utilisés en chimiothérapie, ou certains produits de
décontamination, de désinfection ou nettoyage (ABDELSADOK, 2010)
- Risques radioactifs :
Les deux risques principaux liés à l’usage de matières radioactives et aux
déchets radioactifs qu’il génère sont l’irradiation et la contamination. En
fonction de la forme sous laquelle ces découlent peut être déduit, l’existence de
dangers supplémentaires ainsi que des risques qui en découlent peut être (par
exemple des blessures) (CSH, 2005).
- Risque liés à la manutention :
C’est un risque qui menace les personnes en charge de la manutention lorsque
les containers et le matériel de transport sont trop lourds (dorsalgie ou/et
lombalgie) ou les chariots peu maniables (ABDELSADOK, 2010).
I.2.2.2. Risque des déchets hospitaliers sur l’environnement :
Les risques environnementaux sont liés à la propagation à l’extérieur de l’hôpital, des
microorganismes pouvant occasionner la contamination de la chaîne alimentaire. En
effet, les animaux domestiques en quêté de la nourriture au niveau du site
d’entreposage peuvent ingérer des déchets issus des soins de santé, ce qui peut
entrainer une propagation potentielle de maladies et de contaminations chimiques à
travers la chaine alimentaire (ADOUM, 2009). Le dépôt des déchets de soins
médicaux dans des zones non contrôlées peut avoir un effet environnemental direct
par la contamination des sols et des nappes souterraines. L’incinération et/ ou le
déversement non autorisés et abusifs des déchets de soins de santé pollue l’air avec
des gaz dangereux et contamine le sol et l’eau avec des métaux lourds et d’autres
produits chimiques toxiques, qui peuvent pénétrer dans la chaîne alimentaire,
causant des maladies voie respiratoires et le cancer (USAID, 2014).
I.3. CADRE REGLEMENTAIRE DE LA GESTION DES HOSPITALIER :
I.3.1. Par du législateur français des déchets
Textes de portée général 1
Loi n°75-633
Du 15.07.1988 ET LES 13.07.1991 relatives à élimination des matériaux
(article 2 à 24)
-cette loi définie le terme déchets et instaure le principe pollueur payeur
« Tous producteur est responsable de l’élimination des déchets »
Décret n°97-1048 des 06.11.1997 rappels le principe qui s’applique aux DAS.
Ce décret prévoit une planification de l’élimination des déchets, pour les
élaboré al ‘échelon régional
-Interdit à partir de 2002 la mise en décharge des déchets non ultimes.
Loi n° 76-663 de 1976
Modifiée en juillet 196 relative à l’installation classées pour la protection de
l’environnée. Concerne les incinérateurs des D.H cette loi considère que les
installations de l’élimination des D.H
Sont des installations classées soumises à autorisation
Texte de portée général (2)
*Décret N° 99-1027 du 28.09.1995 relatif à la taxe sur le traitement et stockage
des déchets.
Les installations d’incinérations collectives des DASRI, en tant que installation
traitant les déchets industriels spéciaux sont soumis à la taxe sur l’élimination
des DIS, d’un montant 40 Fr en 1998.
*circulaire DGS n°296 du 30 avril 1996 précise le conditionnement et le
transport des matières
Dangereuse par la route.
I.3.2. Réglementation spécifique
Elimination des DAS et DASRI
Les DAS
- Les DASRI (rechercher scientifique) définie l’obligation des producteur
de DASRI et assimilé, tri, conditionnement, entreposage suivi de
l’élimination.
- Elle impose l’incinération ou le prétraitement par des appareils de
désinfection validé par le CSHPF.
- Précise l’unique filière d’élimination des pièces anatomiques d’origine
humaine, les crémations.
La désinfection :
La circulaire des ministères chargés de la santé de la santé du 26.07.1991
Relative à la mise en œuvre des procédés de désinfection de déchets
contaminés de l’établissement hospitalière et assimilés. Cette circulaire
définie la procédure de validation des appareils de désinfection par le
conseil supérieur d’hygiène public de France.
La circulaire n°96-59 du 1.1996
Relative aux procédés de désinfection des appareils des D.AS. La circulaire
précise les procédures administratives applicables l’incinération des
appareils de désinfection validées.
L’incinération :
L’arrête ministériel du 23 Août 1989 relative à l’incinération des
contaminés dans une usine d’incinération d’ordre ménager.
- Cette arrêter fixe la prescription pour le conditionnement, l’entreposage
et la manutention des déchets ainsi que pour la condition de combustion.
il limite la quantité de DAS 0 10% et définit les conditions du suivi de
l’élimination.
- L’arrêter ministériel du 25 Janvier relatif aux installations d’incinération
des résidus urbains (J0 du 8 Mars 1991) a transcrit les directives
européenne des 8 et 20 Juin 1990, l’arrêter fixe notamment les valeurs
limites de rejet dans l’atmosphère ainsi qu’un échéancier pour
l’installation existantes.
Circulaire
- La circulation du ministre chargé de l’environnement du 24-02-1997
relative aux plans départementaux d’élimination des ménagers et
assimilés.
- Ce texte demande aux préfets d’applique à la l’installation nouvelle les
valeurs limites de l’émission plus contraignantes, et impose aux usines
d’incinérations des déchets industriels du Octobre 1996.
I.3.2. Agences et services spécialisés :
Organismes public :
La direction départementale de l’action sanitaire et sociale. Ce sont des
organes de contrôle des structures sanitaires et sociales
Le service des déchets (Ministère de l’environnement), ce service
contrôle l’application de la législation des établissements classés, anime
la coordination interministériel des différentes actions de
l’environnement.
Le service central de protection contre radiations ionisa (SCPRI), ce
service set responsable de la gestion des sources et de déchets
radioactif. Il les organes chargés du transport des déchets radioactif en
vue de confier à l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactif.
ANDRA : Elle est spécialisée dans la collecte, le stockage, et le traitement
de D.R.
ANRED : Elle est chargée de la récupération et élimination des déchets,
elle été créé conjointement par les ministères de l’environnement et
l’industrie à la loi du juillet 1975. Son domaine d’activité est la gestion
des déchets avec les objectifs suivants :
- Accroissement et récupération,
- Elimination sans nuisance,
- Réduction des quantités des déchets générés.
Ces principales fonctions consiste à :
- Conseil et rapporte de l’assistance technique
- Accorde des aides financières aux industriels et aux collectivités
- Diffuse l’information sous forme de guide technique, campagne
nationale, stage, centre de documentation en cas de besoins.
Organismes privé :
A côte de l’organisation publique suscitée, il existe plusieurs associations
privées spécialisées dans la récupération à titre d’exemple :
Syndicat national des industries et des commerces de la récupération
(représenté par 09 syndicat régionaux) ; cette association regroupe les
sociétés de récupération des papiers, cartons, verres, chiffons, plastiques et
métaux. Sur demande elle fournit la liste des récupérateurs d’une donnée.
I.3.2. Cadre règlementaire de la gestion des déchets hospitalière Algérien :
Le cadre réglementaire de la gestion des déchets hospitaliers peut être
repartie en trois périodes pendant les deux premiers périodes aucun texte de loi ou
réglementaire ne traite indépendamment la gestion des déchets hospitaliers, mais
elle est à peine évoquée dans certains textes.
Période 1983-1993 :
- loi N°83 du février 1983 relative à la production de l’environnement
- Cette loi définit d’une manière générale le terme déchets « article89 »
- Instaure le principe responsabilité du producteur « tout producteur est
responsable de l’élimination des déchets qu’il produit » « article 90 alinéa
Décrit les obligations des producteurs des déchets, collecte, transports, stockage, tri
« article 90 alinéa2 »
Loi 85-05 du février 1985 relative à promotion de protection de la santé. Cette loi
évoque le traitement des substances radioactives « article 49 » Ce décret définit le
rejet : tout déversement, écoulements, jets, dépôts directe ou indirecte d’effluent
liquide industriel dans le milieu naturel, ces rejets sont soumis à la l’autorisation.
Période 1993 – octobre 2001 :
Le seul texte spécifique que traite la gestion des déchets hospitaliers et la
circulaire N°3986-MSP du 12 septembre du ministère de la santé et de la
population.
Cette circulaire donne quelques instructions pour le stockage, le
ramassage et l’élimination des déchets hospitaliers.
Classe les déchets en cinq catégories.
Tous les autres textes traitent d’une manière indirecte, la gestion des
déchets exemple (la création des comités de CNHH, CLIN, CFHH).
L’instruction N°573/MIN/DP du 13/12/2000 relative au protocole
d’hygiène hospitalière dans les centres d’hémodialyse.
Le décret exécutif N°200-150 du 05 Rabier El Aoual 142 correspondant
au 28 juin 2000 portant organisation centrale du ministère de la santé et
population selon l’article2, la direction de la prévention comporte
quatre sous – direction dont la sous – direction d’hygiène hospitalière,
l’une de ces missions est d’étudier et de proposer toutes mesures liées à
la gestion et au traitement des déchets hospitalières.
L’instruction N°16/MSP/MIN/CAB du 20 octobre 2001 relative à la
prévention, lutte et éradication des infections liées à la pratique
médicale.
cette instruction préconisée des codes de couleur et les symboles selon
les recommandations de l’OMS. :
Jaune pour les déchets infectieux
Brun pour les déchets dangereux et pharmaceutiques
Noir pour les déchets domestique
Période b : décembre 2001 à 2013 :
Une série de texte spécifique à la gestion des déchets hospitaliers est apparu
pendant cette période.
La loi n° 01-19 du 27 ramadhan 1422 correspondant au 12 décembre
2001 relative à la gestion, au contrôle et l’élimination des déchets.
- Cette loi définie et classe les déchets d’une manière générale en six
catégories :
1- déchet ménagers et assimilés
2- encombrants
3- spéciaux
4-spéciaux dangereux
5-DAS
6-inertes.
Les déchets d’activités de soins définis comme (Tous déchets issus des
activités de diagnostic, et de traitement préventif ou curatif dans le domaine
de la médecine humaine et vétérinaire.)
- Elle fixe les modalités de gestion de contrôle, et de traitement des déchets en
générale.
- Instaure la responsabilité du producteur de ces déchets, les DAS doit obéis à
une gestion spécifique, leur élimination est à la charge des établissements
générant les DAS et doit être pratiqué de manière à éviter toute atteinte à la
santé publique et ou l’environnement (art18)
- Cette loi impose aux installations de traitement des déchets non conforme
aux dispositions de cette loi allant de l’emprisonnement de 08 mois 3 ans et
d’une amande 500.000 à 900.000da ou l’une de ces deux peines seulement.
En cas de récidive les peines sont portées en double.
Décret exécutif N° 04-409 du 02 DhouKaada 1425 correspondant au
décembre 2004 fixant les modalités de transport des déchets spéciaux.
ce types de déchets est soumis à :
Des conditions générales matières d’emballages, les moyens de
transports, et des consignes de sécurités.
- Des conditions particulières en matière d’autorisation de transport des déchets
spéciaux dangereux, les documents de mouvements de cette catégorie de
déchets.
Décret exécutif N°04-410 du 02 Dhou et Kaada 1425 correspondant
au14 décembre 2004 fixant les règles générales d’aménagement et
d’exploitation des installations de traitement des déchets conditions
d’admission des déchets au niveau de ces installations.
Décret exécutif N° 06-104 du 28 Février 2006 fixant la nomenclature des
déchets, y compris les déchets spéciaux dangereux.
- Attribue un numéro de code à trois chiffres à tous les déchets (liquides, solide,
boues) destinés valorisation ou élimination.
Classe les déchets
MA : Ménagers et ASSIMIL2S
I : Inerte
S : Spéciaux
SD : Spéciaux Dangereux
- Fixe et attribue les 14 critères de dangerosité aux DSD (toxique, cancérigène,
infectieux…)
Circulaire N°001MSPRH du 04 aout 2008 relative à la filière
d’élimination des déchets d’activités de soin.
La circulaire reprend les définitions de DAS et DSRI et du déchet exécutif
n° 01-19 du 12 décembre 2001.
Elle intègre les déchets issus des activités de d’enseignement, de
recherche et de productions industrielles de la médecine humaine et
vétérinaire.
Elle instaure le principe fondamental qui stipule que me producteur de
déchets est responsable de leur élimination conformément à la règlement
en vigueur.
- Elle reprend la classification définie par la régentassions en cinq catégories et
confirme le même code couleur
Catégories de DAS et couleur des filières :
Les déchets d’activités de soins à risque infectieux (D.A.S.R.I) : Jaune
Les déchets et pièces anatomique facilement : Verte
Les déchets à risque chimique et toxiques D.R.C.T : Rouge
Les déchets radioactifs : Blanche
Les déchets Assimilables aux ordures Ménagères (D.A.O.M) : Noire
L’Arrêté interministériel du 4 avril 2011 :
A pour objet de fixé les modalités de traitement de déchet anatomique au
décret exécutif N°03-478 du 9 décembre 2003.
Elément nouveaux :
- Reconduit le principe de principe de précaution ; les sachets percolées
dans un emballage rigide, fermé hermétiquement portant la mention
« déchets anatomique »
- Chaque sachet présélection doit faire l’objet d’une identification par un
document collé au sachet tout en gardant l’anonymat du prélavé.
L’entreposage des déchets anatomique est effectuée par congélation
une période de 4 semaines dans un centre d’entreposage est réservées
exclusivement à cet effet.
- Déchets anatomique consignés dans un registre coté paraphé tenu par
le responsable du centre.
- Dotation du personnel chargé de la manutation en moyens de
protection.
- Traitement des déchets anatomique consiste en un processus de
décontamination par adjonction de substance chimique.
Les déchets anatomiques sont enterrés conformément à la
réglementation en vigueur.
L’instruction N° 04 du 12 Mai 2013
Cette instruction modifier en complété l’instruction N) 01 Aout 2008
relative à la gestion de la filière des DASRI
- L’instruction insiste sur l’application stricte des mesures et édictées.
- Elle ordonne les établissements de santé d’appliquer rigoureusement la
réglementation dans chaque étape de la filière de gestion des DAS.
L’élément nouveau de l’instruction :
- Elle interdit l’installation de nouveau incinérateur IN-SITU
- Autorise les incinérateurs répondant aux normes de continués à
fonctionnés
- Reforme les l’incinérateurs non conforme, les structures concernée
sont appeler à procéder à l’incinérateur de leur DAS a l’extérieur : Au
niveau d’un incinérateur conforme desservant plusieurs établissement
de santé.
- Ou dans une installation spécialisée dans le traitement des DAS
dument habilitées.
- Autorise l’installation de prétraitement IN-SITU (banaliseurs) qui
doivent être :
- homologuées par les autorités compétentes
- inscrit dans un cadre du schéma d’élimination des déchets de wilaya.
Catégories des D.A.S.R.I
- Objet solides Non piquants coupants ou tranchants souillés par le sang
ou liquides biologiques ;
- Produits sanguins à usage thérapeutique partiellement utilisés ou
arrivés à péremptions ;
- Pièces ces ou déchets anatomiques Humains identifiables ;
- Placentas ;
- Les déchets générés par les laboratoires d’analyses de biologies
médicales.
- Les déchets issus des établissements d’enseignement et de recherches
médicales et vétérinaires.
La circulaire oblige les établissements de santé de désigné une
personne référent de la filière déchets.
Le filaire déchet d’activité de soins doit répondre à deux exigences :
1- Respect de réglementations avec traçabilité, information et
formation
2- Cinq étapes incontournables à savoir :
Le tri
Le conditionnement
Le transport
L’entreposage
Le transport
La destruction (l’élimination doit être correcte sans notion de
nuisance.
Les assimilés peuvent être désinfectés par désinfection chronique ou thermiques. Au
totale en constate dernières année une richesse de la législation Algérienne en
matière de gestion des déchets hospitaliers mais des questions restent posées.
I3-3- Analyse comparatives entre la législation Française et algérienne
La réglementation algérienne est en matière de la gestion des déchets hospitalières
contrairement ce qui est prévue par la législation française une étude comparative
montre un écart considérable entre les deux pays.
Sur le plan réglementaire :
Réglementation française dispose d’un arsenal de textes spécifiques à la
gestion des déchets hospitaliers. Cela contrairement à la législation algérienne
qui reste insuffisante malgré l’apparition de plusieurs textes ces dernières
années.
En termes d’organisation :
Un nombre très important d’organisme français public et privé prenant en
charge la gestion des déchets hospitaliers exemple (les directions
départementale de l’action sanitaire et sociale, agence nationale pour la gestion
des déchets hospitaliers, plusieurs association privés spécialisés dans la
récupération des déchets…) ce qui n’est pas le cas en Algérie.
En termes d’application :
En Algérie malgré le nombre important de textes réglementaires régissant la
gestion des déchets hospitaliers apparus ces dernières années, restent toujours
inappliqués. Par contre en France on constate une vigueur dans l’application
des textes.