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TD Brice

Le document présente des exercices sur les couples de variables aléatoires, incluant des calculs de probabilités, des lois marginales, et des propriétés de covariance et d'indépendance. Chaque exercice est accompagné de solutions détaillées, abordant des concepts tels que la loi de Poisson, la loi de Bernoulli, et les attentes et variances des variables. Les exercices sont destinés à des étudiants en Licence 2 SPI pour approfondir leur compréhension des variables aléatoires discrètes.

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Licence 2 SPI 2020–2021

Feuille d’exercices 10
Couples de variables aléatoires

Exercice 1
Soit (X, Y ) deux variables aléatoires discrètes telles que X est à valeurs dans {1, 2, 3, 4} et Y
est à valeurs dans {1, 2}. On définit la loi du couple (X, Y ) par
 
1 ij
P(X = i, Y = j) = 1− .
7 30

1. Vérifier qu’on a bien une loi de probabilité.


2. Déterminer les lois marginales.

Solution 1

1. Pour tout couple (i, j), P(X = i, Y = j) est bien à valeurs dans [0, 1]. Reste à savoir si
l’événement total est bien de probablité 1. On vérifie :
4 X
2 4   4
!
X X 1 i 2i 1 X i
P(X = i, Y = j) = 2− − = 2− = 1.
i=1 j=1 i=1
7 30 30 7 i=1
10

2. On calcule pour k ∈ {1, 2, 3, 4} :

     
1 k 1 2k 1 k
P(X = k) = P(X = k, Y = 1 ou 2) = 1− + 1− = 2−
7 30 7 30 7 10

De même pour Y :
4   4
X 1 il 4 l X 4 l
P(Y = l) = 1− = − i= −
i=1
7 30 7 30 i=1 7 3

Exercice 2
On dispose de deux dés : l’un a 2 faces blanches et 4 faces rouges, l’autre a 3 faces blanches,
1 face rouge et 2 faces vertes. On lance les deux dés et on s’intéresse aux couleurs blanche et
verte. Soit X le nombre aléatoire de faces blanches apparues sur les deux dés, et Y le nombre
aléatoire de faces vertes.
1. Déterminer la loi du couple (X, Y ) et ses lois marginales.
2. X et Y sont-elles indépendantes ?
Solution 2

1. On va utiliser la notation suivante pour la suite : sachant que B = blanc, R = rouge,


V = vert, on écrira par exemple ”BR” pour ”le premier dé est Blanc, le second dé est
Rouge”. Il reste a énumérer les possibilités :

4 1 4
P(X = 0, Y = 0) = P(RR) = · =
6 6 36
2 12 14
P(X = 1, Y = 0) = P(BR ou RB) = + =
36 36 36
2 3 1
P(X = 2, Y = 0) = P(BB) = · =
6 6 6
4 2 8
P(X = 0, Y = 1) = P(RV ) = · =
6 6 36
2 2 4
P(X = 1, Y = 1) = P(BV ) = · =
6 6 36
P(X = 2, Y = 1) = 0
2. On voit que P(X = 2, Y = 1) = 0, alors que le produit P(X = 2) · P(Y = 1) n’est pas
nul, les variables ne sont donc pas indépendantes.

Exercice 3
La loi d’un couple de variables aléatoires discrètes (X, Y ) est donnée par le tableau suivant :

X\Y −1 1
0 1/4 p + 1/8
1 1/2 −p + 1/8

1. Quelles conditions doit vérifier p ?


2. Calculer, en fonction de p, la loi marginale de X ainsi que E[X] et Var(X).
3. Calculer la loi marginale de Y ainsi que E[Y ] et Var(Y ).
4. On pose S = X + Y . Déterminer, en fonction de p, la loi de S.
5. Déterminer, en fonction de p, la covariance de (X, Y ).
6. Pour quelle(s) valeur(s) de p, le couple (X, Y ) est-il de corrélation nulle ?
7. Existe-t-il une ou plusieurs valeurs de p qui rendent X et Y indépendantes ?

Solution 3

1. On voit que le fait que l’événement total soit de probabilité 1 est vrai pour tout réel
p. Les seules réelles restrictions sont donc que chacune des valeurs des cases du tableau
doit appartenir à l’intervalle [0, 1]. On a donc :
1 1
0≤p+ ≤ 1 et 0 ≤ −p + ≤ 1
8 8
ce qui donne − 18 ≤ p ≤ 18 .
2. On a
5
E(X) = P(X = 1) = −p + .
8
2
On observe aussi que E(X ) = E(X), on a donc
5 5 p 15
V ar(X) = −p + − (−p + )2 = −p2 + + .
8 8 4 64
3 1
3. Même chose, sachant que P(Y = −1) = 4
et P(Y = 1) = 4
:

3 1 1
E(Y ) = − + = − .
4 4 2
3 1
et E(Y 2 ) = 4
+ 4
= 1. On a donc V ar(Y ) = 1 − 4 = 34 .
1

4. La variable S est à valeurs dans {−1, 0, 1, 2} et on a


1
P(S = −1) = P(X = 0 et Y = −1) =
4
1
P(S = 0) = P(X = 1 et Y = −1) =
2
1
P(S = 1) = P(X = 0 et Y = 1) = p +
8
1
P(S = 2) = P(X = 1 et Y = 1) = −p +
8
5. On rappelle que Cov(XY ) = E(XY ) − E(X)E(Y ). La variable XY est à valeurs dans
{−1, 0, 1} et on a

1
P(XY = −1) = P(X = 1 et Y = −1) =
2
3
P(XY = 0) = P(X = 0) = p +
8
1
P(XY = 1) = P(X = 1 et Y = 1) = −p +
8
On a donc
1 1 3
E(XY ) = − + (−p + ) = −p −
2 8 8
et
3 5 −1 3 1
Cov(X, Y ) = (−p − ) − ( − p) · =− p− .
8 8 2 2 16
1
6. La convariance et donc nulle si et seulement si p = − 24 .
7. Si les variables sont indépendantes, alors Cov(X, Y ) = 0 d’après le cours, donc si cela
1
est possible, cela ne peut l’être que pour p = − 24 .
On vérifie à la main les conditions nécessaires pour que X et Y soient indépendantes.
Si l’on a P(X = 0) · P(Y = −1) = (p + 83 ) 34 = P(X = 0, Y = −1) cela veut dire que l’on
a
3 3 1
(p + ) = ,
8 4 4
1
autrement dit, p = − 24 , ok. On vérifie de même que c’est le cas pour toutes les valeurs
possibles de X et Y , on a donc bien que ces variables sont indépendantes, si et seulement
1
si p = − 24 .
Exercice 4
Soient X et Y deux variables aléatoires discrètes indépendantes de loi de Poisson de paramètres
2 et 3. On pose S = X + Y .
1. Calculer P(S = 0), puis P(S = 1) et P(S = 2).
2. Calculer P(S = k) pour tout entier naturel k.
3. Cas général : X et Y sont deux variables aléatoires discrètes indépendantes de loi de
Poisson de paramètres µ > 0 et λ > 0. On pose S = X + Y . Quelle est la loi de S ?

Solution 4

1. Les variables suivant une loi de Poisson sont à valeurs dans N, on a donc

P(S = 0) = P(X = 0 et Y = 0) = e−2 · e−3 = e−5 .

De même

P(S = 1) = P(X = 0 et Y = 1) + P(X = 1 et Y = 0) = e−2 · 3e−3 + 2e−2 · e−3

et on a donc P(S = 1) = 5e−5 . Enfin,


25 −5
P(S = 2) = P(X = 0 et Y = 2) + P(X = 1 et Y = 1) + P(X = 2 et Y = 0) = e
2
2. On calcule, en n’oubliant pas que X et Y sont indépendantes :
X X 2i −3 3j X 2i 3j
P(S = k) = P(X = i, Y = j) = e−2 e = e−5 .
i+j=k i+j=k
i! j! i+j=k
i!j!
i 3j
Le développement des puissances avec les coefficients multinomiaux assure que i+j=k 2i!j!
P
=
k
(2 + 3) , on a donc
5k
P(S = k) = e−5
k!
3. En faisant exactement le même calcul que la question précédente, en remplacant, 2 et 3
par µ et λ respectivement, on obtient

(λ + µ)k −(λ+µ)
P(S = k) = e ,
k!
autrement dit S suit une loi de Poisson de paramètre λ + µ.
Exercice 5
On considère d’une part X une variable aléatoire de loi de Bernoulli de paramètre 2/3 et d’autre
part Y une variable aléatoire de loi de Bernoulli de paramètre 3/4. On suppose de plus que X
et Y sont des variables indépendantes.
1. Montrer que P(X = 0, Y = 0) = 1/12.
2. En procédant de même, donner la loi de probabilité du couple (X, Y ). On représentera
cette loi dans un tableau.
3. Calculer E[X], E[Y ], Var(Y ), Var(X).
4. Que vaut Cov(X, Y ) ?
5. Soit S = X + Y . Déterminer la loi de S. A partir de cette loi, calculer E[S], Var(S).
6. Retrouver la valeur de E[S] et Var(S) en utilisant uniquement les résultats des questions
3 et 4 (donc sans utiliser la loi de S).
7. Soit T = XY . Déterminer la loi de T . A partir de cette loi, calculer E[T ].
8. Retrouver la valeur de E[T ] en utilisant uniquement les résultats des questions 3 et 4.
9. Calculer Cov(T, X).

Solution 5

1. Les variables sont indépendantes, on a donc


1 1 1
P(X = 0, Y = 0) = P(X = 0) · P(Y = 0) = · = .
3 4 12
2. Pour toutes les valeurs possibles de X et Y , on calculer P(X = i, Y = j) comme la
question précédente. On obtient alors le tableau suivant.
Y \X 0 1
1 2
0 12 12
3 1
1 12 2
3. Les variables X et Y sont à valeurs dans {0, 1}, donc leur espérances respectives sont
égales à la probabilité qu’elles vaillent 1 : E(X) = 23 et E(Y ) 43 . On observe immédiatement
que E(X 2 ) = 23 et E(Y 2 ) = 43 . Ainsi,
2 4 2 3 9 3
V ar(X) = − = et V ar(Y ) = − = .
3 9 9 4 16 16
4. Les variables sont indépendantes, donc de covariance nulle d’après le cours.
5. On voit que S est à valeurs dans {0, 1, 2}. De plus le calcul est immédiat :
1
P(S = 0) = P(X = 0 et Y = 0) =
12
5
P(S = 1) = P(X = 1 ou Y = 1) − P(X = Y = 1) =
12
1
P(S = 2) = P(X = 1 et Y = 1) = .
2
5 2 17 5 4 29
On en déduit que E(S) = 12 + 2 = 12 et de la même manière que E(S 2 ) = 12
+ 2
= 12
.
Ainsi,  2
29 17 59
V ar(S) = − = .
12 12 144
6. L’espérance est linéaire en les variables, on a donc d’après le cours
2 3 17
E(S) = E(X) + E(Y ) = + =
3 4 12
et de même d’après le cours V ar(X + Y ) = V ar(X) + V ar(Y ) − 2Cov(X, Y ), donc
2 3 59
V ar(S) = V ar(X) + V ar(Y ) = + = .
9 16 144

7. La variable T est à valeurs dans {0, 1} et on ne peut avoir T = 1 que si à la fois Xet Y
valent 1. Donc
2 3 1 1
P(T = 1) = · = et P(T = 0) = .
3 4 2 2
On a donc E(T ) = P(T = 1) = 12 .
8. On a 0 = Cov(X, Y ) = E(XY ) − E(X)E(Y ), donc
2 3 1
E(T ) = E(X)E(Y ) = · = .
3 4 2
9. On calcule bêtement la covariance en exhibant la loi suivie par la variable T X, qui est
à valeurs dans {0, 1}. On a T X = 1 si et seulement si T et X valent tous les deux 1, on
a donc
2 1 1
P(T X = 1) = · =
3 2 3
2
et P(T X = 0) = 3 .
On a donc
1 1 2
Cov(T, X) = E(T X) − E(T )E(X) = − · = 0.
3 2 3
(on peut remarquer que les variables T et X ne sont pourtant pas indépendantes)

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