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Structures

Le document présente des concepts fondamentaux des structures algébriques, notamment les lois de composition internes, les groupes, les anneaux et les corps. Il détaille les définitions, propriétés et exemples associés à ces structures, ainsi que des notions comme l'élément neutre, l'inverse et la commutativité. Ce texte est destiné à un usage académique dans le cadre de l'enseignement des mathématiques.

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Le document présente des concepts fondamentaux des structures algébriques, notamment les lois de composition internes, les groupes, les anneaux et les corps. Il détaille les définitions, propriétés et exemples associés à ces structures, ainsi que des notions comme l'élément neutre, l'inverse et la commutativité. Ce texte est destiné à un usage académique dans le cadre de l'enseignement des mathématiques.

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UNIVERSITÉ SIDI MOHAMED BEN ABDELLAH SMA-SMI

FACULTÉ DES SCIENCES DHAR EL MEHRAZ


DÉPARTEMENT DE MATHEMATIQUES
FES

STRUCTURES

Pr MOMMED ZENNAYI
TABLE DES MATIÈRES
1- Lois de composition internes…………………1
1-1 Définitions et notations………………………………1
1-2 Exemples…………………………………………………… 5
1-3 Propriétés……………………………………………………9

2- Groupe……..………………………………………………… ..33
2-1 Généralités..………………………………………………… .33
2-2 Sous-groupes…………………………………………………37
2-3 Classes modulo un sous-groupe………………… …43
2-4 Sous-groupes engendrés…………………………………54
2-5 Groupes monogènes et groupes cycliques…………62

3-Groupe symétrique………………………….…………66
3-1 Généralités..………………………………………………… 66
3-2 Cycle………....……………………………………………… …71
3-3 Décomposition d’une permutation……………… …77
3-4 Signature d’une permutation………..…………………84
4-Anneaux et corps………….………..………… ..…… 90
4-1 Généralités..………………………………….…………… …90
4-2 Règles de calcul et propriétés……….…………… …91
4-3 Sous-anneaux et sous-corps….………………………95
4-4 Fractions et corps de fractions……….………………98
4-5 Idéaux……………………………………………… ………….109
4-6 Anneaux quotients…………………..………………..…116
4-7 Caractéristique….………………….……….……………121
Université Sidi Momed Ben Abdellah SMA-SMI
Faculté des Sciences Dhar El Mehraz Fès.
Département de Mathématiques.
M . ZENNAYI.

STRUCTURES
1 - Lois de composition internes :
1-1- Définitions et notations :

E étant un ensemble quelconque .


1) On appelle loi de composition intérne dans E ou loi dans E toute application de
E  E vers E.

2) Si f est une loi de composition intérne dans E alors :


∀x, y ∈ E  E : f x, y est noté x f y.

3) Les lois de composition intérnes dans E sont en général notées par les symboles :
 , T ,  ,  ,  , ∙ ,....

4) Si  est une loi de composition intérne dans E, on dit que E est muni d’une de la loi
de composition intérne  ou E,  est un ensemble muni de la loi de composition
intérne .

Par la suite E,  est un ensemble quelconque muni d’une de la loi de


composition intérne .

5) Si la loi de composition interne dans E est notée  on dit que la loi de E est
additive ou E est additif.

6) Si la loi de composition intérne dans E est notée  ,  , on dit que la loi de E est
multiplicative ou E est multiplicatif.

7) Si a 1 , a 2 , . . . . . . . . . , a n sont des éléments quelconques de E, on définit par récurrence


sur n ∈ N  l’élément de E noté  k1 n a par :
n

 1k1 a k  a 1 si n  1
.
n a   n−1 a  a
 k1 si n ≥ 2
k k1 k n

8) Si la loi  est multiplicative alors :


n n
n a est noté
∙ ∀a 1 , a 2 , . . . . . . . . . , a n ∈ E : ∙ k1 k  ak (c’est à dire :  a k  ∙ nk1 a k ).
k1 k1
n
∙ ∀a ∈ E et ∀n ∈ N  : a n   ak avec : a 1  a 2 . . . . . . . . .  a n  a.
k1
ZENNAYI Mohammed 1 sur 125 Structures
Remrque 1-1-1 :
Pour tout élément a de E et pour tout entier naturel non nul n on a : a n1  a n a.
C’est à dire : ∀a ∈ E et ∀n ∈ N  : a n1  a n a.

En effet :
Soit a un élément de E et n un entier naturel non nul.
Pour tout entier naturel k  1, 2, . . . . , n  1, posons a k  a.
n1 n
a n1
  ak   ak a n1  a n a.
k1 k1

9) Si la loi  est additive alors :


n n
∙ ∀a 1 , a 2 , . . . . . . . . . , a n ∈ E :  nk1 a k est noté ∑ ak (c’est à dire : ∑ a k   nk1 a k ).
k1 k1
n
∙ ∀a ∈ E et ∀n ∈ N  : na  ∑ ak avec : a 1  a 2 . . . . . . . . .  a n  a.
k1

Remrque 1-1-2 :
Pour tout élément a de E et pour tout entier naturel non nul n on a :
n  1a  na  a.
C’est à dire : ∀a ∈ E et ∀n ∈ N  : n  1a  na  a.

En effet :
Soit a un élément de E et n un entier naturel non nul.
Pour tout entier naturel k  1, 2, . . . . , n  1, posons a k  a.
n1 n
n  1a  ∑ a k  ∑ a k  a n1  na  a.
k1 k1

10) On dit qu’une partie A de E est stable pour la loi de E ou A est une partie stable
de E si on a : ∀x, y ∈ A : x  y ∈ A.

11) Si A est une partie de E stable pour la loi de E alors la restriction de la loi  à A  A
qui est aussi une loi de composition intérne dans A est appelée la restriction de la
loi de composition intérne (ou la restriction de la loi)  dans A.

12) Si A est une partie de E stable pour la loi de E , la restriction de la loi  à A est
notée aussi  (notée de la même façon que la notation de la loi de E).

13) Soient x et y deux éléments quelconques de E.


On dit que x commute avec y (pour la loi ) ou x et y commutent (pour la loi )
si on a : x  y  y  x.

14) Si tous les éléments de E commutent (pour la loi ) on dit que la loi  est
commutative ou abélien .C’est à dire :
la loi  est commutative  la loi  est abélien  ∀x, y ∈ E : x  y  y  x.

ZENNAYI Mohammed 2 sur 125 Structures


15) On dit que la loi  est associative si on a : ∀x, y, z ∈ E : x  y  z  x  y  z.
Dans ce cas : ∀x, y, z ∈ E : x  y  z  x  y  z est noté aussi : x  y  z
C’est à dire : ∀x, y, z ∈ E : x  y  z  x  y  z  x  y  z.

16) Si T est une autre loi de composition intérne dans E on dit que
la loi  est distributive par raport à T si on a :
x  yTz  x  yTx  z
∀x, y, z ∈ E : .
yTz  x  y  xTz  x

17) On dit qu’un élément e ∈ E est l’élément neutre de E si on a :


∀x ∈ E : x  e  e  x  x.

Remrque 1-1-3 :
Si E admet un élément neutre pour la loi , cet élément neutre est unique

En effet :
Soient e et e ′ deux éléments neutres de E pour la loi de composition interne .
Puisque e ′ est un élément neutre de E pour la loi  alors : e  e ′  e
.
Puisque e est un élément neutre de E pour la loi  alors : e  e ′  e ′
Donc : e  e  e ′  e ′ D’où l’unicité de l’élément neutre.

18) Si la loi de E est multiplicative et si E admet un élément neutre e pour la loi de E


alors pour tout élément a de E, on note : a 0  e.

19) Si la loi de E est additive et si E admet un élément neutre pour la loi de E alors :
∙ l’élément neutre de E est appelé le zéro de E ou zéro et noté 0 E ou 0.
∙ ∀a ∈ E : on note : 0a  0 E .

20) Soient x et x ′ deux éléments quelconques de E .


Si E admet un élément neutre e pour la loi de E et si ona : x  x ′  x ′  x  e
on dit que x est symétrisable pour la loi de E et que x ′ est son symétrique.

Remrque 1-1-4 :
Dans le cas où la loi  de E est associative et E admet un élément neutre, si un
élément x est symétrisable alors son symétrique est unique.

En effet :
Supposons que loi  de E est associative, E admet un élément neutre e et x est un
élément symétrisable de E pour la loi .
Soient x ′ et x ′′ deux symétriques de x.
x ′  e  x ′  x ′′  x  x ′  x ′′  x  x ′   x ′′  e  x ′′ .
D’où l’unicité du symétrique de x.

21) Si la loi de E est multiplicative et si E admet un élément neutre alors :


∙ Les éléments symétrisables pour la loi de E sont appelés les éléments
inversibles de E ou les éléments inversibles.

ZENNAYI Mohammed 3 sur 125 Structures


∙ Si x est un élément inversible de E, son symétrique est appelé l’inverse de x.
∙ Si x est un élément inversible de E et si x ′ est l’inverse de x alors pour tout entier
relatif stictement négatif n on note par x n l’élément x n  x ′  −n
C’est à dire si x ′ est l’inverse de x alors : ∀n ∈ Z − : x n  x ′  −n .

22) Si la loi de E est additive et si E admet un zéro alors :


∙ Si x est un élément de E et si x admet un symétrique x ′ alors x ′ est appelé
l’opposé de x et noté −x.
∙ Si x est un élément de E qui admet un et opposé alors pour tout entier relatif
stictement négatif n on note par nx l’élément nx  −n−x.
C’est à dire si x admet un opposé alors : ∀n ∈ Z − : nx  −n−x.
∙ Si x, y ∈ E sont deux éléments quelconques de E et si y admet un opposé
alors x  −y est noté aussi x − y (Dans ce cas on a donc : x − y  x  −y).

23) On dit qu’un élément a de E est absorbant pour la loi  de E si on a :


∀x ∈ E : x  a  a  x  a.

Remrque 1-1-5 :
Si E admet un élément absorbant pour la loi , cet élément absorbant est unique

En effet :
Soient a et a ′ deux éléments absorbants de E pour la loi de composition interne .
Puisque a est un élément absorbant de E pour la loi  alors : a  a ′  a
.
Puisque a ′ est un élément absorbant de E pour la loi  alors : a  a ′  a ′
Donc : a  a  a ′  a ′ D’où l’unicité de l’élément absorbant .

24) On dit qu’un élément a de E est régulier pour la loi de E si on a :


xa  ya  x  y
∀x, y ∈ E : .
ax  ay  x  y

25) Si F, T est un autre ensemble muni d’une loi de composition intérne T et si f
est une application de E vers F on dit que f est un homomorphisme de E, 
vers F, T ou f est un homomorphisme de E vers F si la propriété suivante
est vérifiée : ∀x, y ∈ E : f x  y  f xTf y.

En particulier :
∙ Si F admet un élément neutre  pour la loi T alors l’ensemble suivant :
x∈E tq : fx   est appelé le noyau de f ou le ker de f et noté ker f.
∙ Si f est bijective on dit que f est un isomorphisme de E, 
vers F, T ou f est un isomorphisme de E vers F

26) Si F, T est un autre ensemble muni d’une loi de composition intérne T et s’il
existe un isomorphisme de E,  vers F, T on dit que E,  est isomorphe à
F, T ou E est isomorphe à F ou E,  et F, T sont isomorphes ou E et F sont
isomorphes et on note E,  ≃ F, T ou E ≃ F.

ZENNAYI Mohammed 4 sur 125 Structures


1-2-Exemples :

1) N , N ∗ , Z , Q , R et C munis de l’addition et de la multiplication.


∙ L’addition et la multiplication sont commutatives et associatives.
∙ La multiplication distributive par rapport à l’addition.
∙ N ∗ n’admet pas de zéro pour l’addition .
∙ 0 est le zéro pour les ensembles N , Z , Q , R et C.
∙ 1 est l’élément neutre pour la multiplication.
∙ 0 est le seul élément qui admet un opposé dans N.
∙ Dans les ensembles Z , Q , R et C tout élément admet un opposé.
∙ 1 est le seul élément inversible dans les ensembles N et N ∗ .
∙ 1 et −1 sont les seuls éléments inversibles dans l’ensemble Z.
∙ Tous les éléments non nuls sont inversibles dans les ensembles Q , R et C.
∙ Pour la multiplication 0 est un élément absorbant pour les ensembles
N, Z, Q, R et C.
∙ Tous les éléments sont réguliers pour l’addition.
∙ Tous les éléments non nuls sont réguliers pour la multiplication.
∙ 1, −1 est une partie stable de Z, Q, Q ∗ , R, R ∗ , C et C ∗ pour la multiplication.

2) PE muni des lois de composition internes :  , ∩ , et Δ.


∙  , ∩ , et Δ sont commutatives et associatives.
∙  est distibutive par rapport à  et par rapport à ∩.
∙ ∩ est distibutive par rapport à ∩ , par rapport à  et par rapport à Δ
∙ ∅ est l’ément neutre de PE pour la loi .
∙ ∅ est le seul ément symétrisable de PE pour la loi .
∙ E est l’ément absorbant de PE pour la loi .
∙ E est le seul ément régulier de PE pour la loi .
∙ E est l’ément neutre de PE pour la loi ∩.
∙ E est le seul ément symétrisable de PE pour la loi ∩.
∙ ∅ est l’ément absorbant de PE pour la loi ∩.
∙ ∅ est le seul ément régulier de PE pour la loi ∩.
∙ ∅ est l’ément neutre de PE pour la loi Δ .
∙ Tous les éments de PE sont symétrisables pour la loi Δ.
∙ ∀A ∈ PE : A est le symétrique de A lui même pour la loi Δ.
∙ PE n’admet pas d’ément absorbant pour la loi Δ.
∙ Tous les éléments de PE sont réguliers pour pour la loi Δ.

3) Soit E, ∗ un ensemble muni d’une loi de composition interne  .


On définit dans PE la loi de composition interne suivante notée aussi  :
∀X, Y ∈ PE : X ∗ Y  x ∗ y tq : x ∈ X et y ∈ Y
Cette loi de composition interne  dans PE est appelée la loi de composition
de E induite à PE.
∀a ∈ E et ∀X ∈ PE :
a ∗ X est noté a ∗ X et X ∗ a est noté X ∗ a.
C’est à dire : a ∗ X  a ∗ X et X ∗ a  X ∗ a.
∙ La loi  dans E est commutativite si seulement si la induite à PE est
commutativite.

ZENNAYI Mohammed 5 sur 125 Structures


∙ La loi  dans E est associativite si seulement si la induite à PE est associativite.
∙ Si e ∈ E est un élément de E alors e est un élément neutre de E si seulement si
e est un élément neutre de PE pour la induite à PE.
∙ ∅ est l’élément absorbant de PE pour la induite.

4) Soient E 1 , ∗ 1  et E 2 , ∗ 2  deux ensembles munis des lois de composition internes


∗ 1 et ∗ 2 .
On définit dans l’ensemble : E 1  E 2 la loi de composition interne suivante :
∀x  x 1 , x 2  ∈ E 1  E 2 et ∀y  y 1 , y 2  ∈ E 1  E 2 :
x ∗ y  x 1 ∗ 1 y 1 , x 2 ∗ 2 y 2 
∙ La loi  est commutative si seulement si ∗ 1 et ∗ 2 sont commutatives .
∙ La loi  est associative si seulement si ∗ 1 et ∗ 2 sont associatives .
∙ Un élément e  e 1 , e 2  ∈ E 1  E 2 est un élément neutre de E 1  E 2 pour la loi 
si seulement si e 1 est un élément neutre de E 1 pour la loi ∗ 1 et e 2 est un élément
neutre de E 2 pour la loi ∗ 2
∙ Soient e 1 un élément neutre de E 1 pour la loi ∗ 1 , e 2 un élément neutre de E 2
pour la loi ∗ 2 et x  x 1 , x 2  ∈ E 1  E 2 un élément quelconque de E 1  E 2 .
Pour que x  x 1 , x 2  soit symétrisable il faut et suffit que x 1 et x 2 sont
symétrisables.
Dans ce cas :
Si x ′1 et x′ 2 sont les symétriques de x 1 et x 2 alors x ′  x ′1 , x ′2  est le symétrique
de x  x 1 , x 2 .
- Dans le cas additif : −x  −x 1 , x 2   −x 1 , −x 2 .
- Dans le cas multiplicatif : x −1  x 1 , x 2  −1  x −1 −1
1 , x 2 .
∙ Un élément a  a 1 , a 2  ∈ E 1  E 2 est régulier pour la loi  si seulement si a 1 et a 2
sont réguliers pour les lois ∗ 1 et ∗ 2 .
∙ Si les lois de E 1 et E 2 sont multiplicatives et si a  a 1 , a 2  ∈ E 1  E 2 est un
élément quelconque de E 1  E 2 . alors :
- ∀n ∈ N  : a n  a 1 , a 2  n  a n1 , a n2 
- ∀n ∈ N : a n  a 1 , a 2  n  a n1 , a n2  si E 1 et E 2 possédent des éléments neutres.
- ∀n ∈ Z : a n  a 1 , a 2  n  a n1 , a n2  si E 1 et E 2 possédent des éléments neutres
et si a 1 et a 2 sont inversibles.
∙ Si les lois de E 1 et E 2 sont additives et si a  a 1 , a 2  ∈ E 1  E 2 est un élément
quelconque de E 1  E 2 . alors :
- ∀n ∈ N  : na  na 1 , a 2   na 1 , na 2 
- ∀n ∈ N : na  na 1 , a 2   na 1 , na 2  si E 1 et E 2 possédent des zéros .
- ∀n ∈ Z : na  na 1 , a 2   na 1 , na 2  si E 1 et E 2 possédent des zéros
et si a 1 et a 2 possédent des opposés.

5) Soient I un ensemble non vide et E i , ∗ i  i∈I une famille d ’ ensembles muni
chacun d’une loi de composition interne .
On définit dans l’ensemble :  E i la loi de composition interne suivante :
i∈I
∀x  x i  i∈I ∈  Ei et ∀y  y i  i∈I ∈  Ei :
i∈I i∈I
x ∗ y  x i  i∈I  y i  i∈I  x i ∗ i y i  i∈I .

ZENNAYI Mohammed 6 sur 125 Structures


∙ La loi  est commutative si seulement si : ∀i ∈ I : ∗ i est commutative .
∙ La loi  est associative si seulement si : ∀i ∈ I : ∗ i est associatives .
∙ Un élément e  e i  i∈I ∈  E i est un élément neutre de  E i pour la loi 
i∈I i∈I
si seulement si : ∀i ∈ I : e i est un élément neutre de E i pour la loi ∗ i .
∙ Soient e  e i  i∈I ∈  E i un élément neutre de  E i pour la loi 
i∈I i∈I
et x  x i  i∈I ∈  E i un élément quelconque de  E i .
i∈I i∈I
Pour que x  x i  i∈I soit symétrisable il faut et suffit que :
∀i ∈ I : x i est symétrisables .
Dans ce cas :
Si on a : ∀i ∈ I : x ′i est le symétrique de x i alors x ′  x ′i  i∈I est le symétrique
de x  x i  i∈I .
- Dans le cas additif : −x  −x i  i∈I  −x i  i∈I .
- Dans le cas multiplicatif : x −1  x i  −1 −1
i∈I  x i  i∈I .
∙ Un élément a  a i  i∈I ∈  Ei est régulier pour la loi  si seulement si :
i∈I
∀i ∈ I : a i est régulier pour la loi ∗ i .
∙ Si on a : ∀i ∈ I : E i est multiplicative et si a  a i  i∈I ∈  E i est un élément
i∈I
quelconque de  E i alors :
i∈I
- ∀n ∈ N  : a n  a i  ni∈I  a ni  i∈I
- ∀n ∈ N : a n  a i  ni∈I  a ni  i∈I si : ∀i ∈ I : E i posséde un élément neutre.
- ∀n ∈ Z : a n  a i  ni∈I  a ni  i∈I si : ∀i ∈ I : E i posséde un élément neutre
et si : ∀i ∈ I : a i est inversible.
∙ Si on a : ∀i ∈ I : E i est additive et si a  a i  i∈I ∈  E i est un élément
i∈I
quelconque de  E i . alors :
i∈I
- ∀n ∈ N  : na  na i  i∈I  na i  i∈I
- ∀n ∈ N : na  na i  i∈I  na i  i∈I si : ∀i ∈ I : E i posséde un zéro.
- ∀n ∈ Z : na  na i  i∈I  na i  i∈I si : ∀i ∈ I : E i posséde un zéro
et si : ∀i ∈ I : E i posséde a i posséde un opposé.

6) Soient E un ensemble quelcoque non vide et F,  un ensemble quelcoque non


vide muni d’une loi de composition interne .
∙ ∀u, v ∈ F E : u ∗ v : E  F
x  u ∗ vx  ux ∗ vx.

En effet :
∀u, v ∈ F E : u ∗ v  ux x∈E  vx x∈E  ux x  vx x∈E
Donc u ∗ v est l’application de E vers F définie par :
u∗v : E  F
x  u ∗ vx  ux ∗ vx.

ZENNAYI Mohammed 7 sur 125 Structures


∙ La loi de composition interne  dans F E est commutative si seulement si
la loi de composition interne  dans F est commutative .
Car : F E   F x tq : ∀x ∈ E : F x  F
x∈E
∙ La loi de composition interne  dans F E est associative si seulement si
la loi de composition interne  dans F est associative.
Car : F E   F x tq : ∀x ∈ E : F x  F.
x∈E
∙ Si e ∈ F est un élément quelconque de F alors e est l’élément neutre de F
si seulement si l’application suivante :
:EF
x  x  e
est l’élément neutre de F E .

En effet :
∀x ∈ E : posons F x  F et e x  e .
Alors : ∀x ∈ E : e x  e est l’élément neutre de F x  F et F E   Fx.
x∈E
Donc :   x x∈E  e x  x∈E est l’élément neutre de F E
 Fx.
x∈E

∙ Si e ∈ F est l’élément neutre de F et si u ∈ F E est un élément quelconque de F E


alors u est symétrisable si et seulement si : ∀x ∈ E : ux est symétrisable.
Et de ce cas l’application suivate :
u′ : E  F
x  u ′ x  ux ′ (tel que : ∀x ∈ E : ux ′ est le symétrique de ux)
est le symétrique de u dans F E .

En effet :
∀x ∈ E : posons F x  F
u est symétrisable dans F E  ux x∈E est symétrisable dans  Fx  FE
x∈E
 ∀x ∈ E : ux est symétrisable dans F x  F.
Dans ce cas :
u ′ est le symétrique de u dans F E
Si alors :
∀x ∈ E : ux ′ est le symétrique de ux dans F  F x
u ′  ux ′x∈E  ux ′ x∈E

Donc : l’application u est définie pare : u ′ : E  F
x  u ′ x  ux ′
- Dans le cas additif : ∀u ∈ F E et ∀x ∈ E : −ux  −ux
- Dans le cas multiplicatif : ∀u ∈ F E et ∀x ∈ E : u −1 x  ux −1
∙ Si F est multiplicatif et si u ∈ F E est un élément quelconque de F E alors :
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ N  : u n x  ux n
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ N : u n x  ux n si : F posséde un élément neutre.
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ Z : u x  ux
n n
si : F posséde un élément neutre
et si : ∀x ∈ E : ux est inversible.

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∙ Si F est additif et si u ∈ F E est un élément quelconque de F E alors :
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ N  : nux  nux
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ N : nux  nux si : F posséde un zéro.
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ Z : nux  nux si : F posséde un zéro
et si : ∀x ∈ E : ux posséde un opposé.
∙ Un élément u ∈ F E est régulier si seulement si : ∀x ∈ E : ux est régulier.

7) Soit E un ensemble. La composition des applications de E vers E est une loi de


composition interne dans l’ensemble E E (c’est à dire o une loi de composition
interne dans l’ensemble E E ).
∙ id E est l’élément neutre de E E pour la loi o.
∙ Un élément f de E E est symétrisable pour la loi o si seulement si f est une
permutation de E et dans ce cas, la réciproque f −1 de f est le symétrique de f.
∙ L’ensemble des applications injectives de E vers E, l’ensemble des applications
surjectives de E vers E et l’ensemble des permutations de E sont des parties
stables de E pour la loi o. Par la suite on a donc :
o est une loi de compositions interne dans l’ensemble des applications injectives
de E vers E, dans l’ensemble des applications surjectives de E vers E et dans
l’ensemble des permutations de E.

1-3-Propriétés :

Proposition 1-3-1 :
Soient E, .  un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, notée
multiplicativement et x, y deux éléments quelconques de E.
Les cinques propriétés suivantes sont vérifiées.
1) ∀n, m ∈ N ∗ : x n x m  x nm .
2) ∀n, m ∈ N ∗ : x n  m  x nm .
3) si x et y commutent alors pour tout entier naturel non nul n, l’élément x commute
avec y n . C’est à dire : xy  yx  ∀n ∈ N ∗ : xy n  y n x.
4) si x et y commutent alors : ∀n, m ∈ N ∗ : x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N ∗ : x n et x m commutent.
5) si x et y commutent alors : ∀n ∈ N ∗ : xy n  x n y n .

Démonstration :
1) Montrons par récurrence sur m ∈ N  que pour tout entier naturel non nul n on a :
x n x m  x nm .
- Pour m  1 :
∀n ∈ N ∗ : x n x m  x n x 1  x n1  x nm .
- Pour m − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul n on a : x n x m−1  x nm−1 .
- Pour m :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul n on a : x n x m  x nm .
Soit n un entier naturel non nul quelconque.
x n x m  x n x m−1 x  x n x m−1 x  x nm−1 x (d’après l’hypothèse de récurrence)
 x nm−1 x  x nm−11  x nm−11
 x nm .

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2) Montrons par récurrence sur m ∈ N  que pour tout entier naturel non nul n on a :
x n  m  x nm .
- Pour m  1 :
∀n ∈ N ∗ : x n  m  x n  1  x n  x n1  x nm .
- Pour m − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul n on a : x n  m−1  x nm−1 .
- Pour m :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul n on a : x n  m  x nm .
Soit n un entier naturel non nul quelconque.
x n  m  x n  m−11  x n  m−1 x n
 x nm−1 x n (d’après l’hypothèse de récurrence)
 x nm−1 n (d’après la propriété a))
 x nm−n n
 x nm .
3) Supposons que x et y commutent.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, x commute avec y n .
- Pour n  1 :
xy n  xy 1  xy  yx  y 1 x  y n x. Donc x commute avec y n .
- Pour n − 1 :
Supposons que x commute avec y n−1 .
- Pour n :
Montrons qu’alors x commute avec y n .
xy n  xy n−1 y  xy n−1 y  y n−1 xy (d’après l’hypothèse de récurrence)
 y n−1 xy  y n−1 yx  y n−1 yx
 y n x.
Donc x commute avec y n .
4) Supposons que x et y commutent.
∀n, m ∈ N ∗ :
Puisque x et y [Link] (d’après la propriété c)) x commute avec y m .
Puisque y m et x [Link] (d’après la propriété c)) y m commute avec x n .
Donc x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N ∗ : x n et x m commutent (car x commute avec x).
5) Supposons que x et y commutent.
Montrons par récurrence sur n ∈ N  que xy n  x n y n .
- Pour n  1 :
xy n  xy 1  xy  x 1 y 1  x n y n .
- Pour n − 1 :
Supposons que xy n−1  x n−1 y n−1 .
- Pour n :
Montrons qu’alors xy n  x n y n .
xy n  xy n−1 xy  x n−1 y n−1 xy (d’après l’hypothèse de récurrence)
 x n−1 y n−1 xy  x n−1 xy n−1 y (d’après la propriété c))
 x n−1 xy n−1 y
 xnyn.

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Proposition 1-3-2 :
Soient E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, notée
addttivement et x, y deux éléments quelconques de E.
Les cinques propriétés suivantes sont vérifiées.
1) ∀n, m ∈ N ∗ : nx  mx  n  mx.
2) ∀n, m ∈ N ∗ : nmx  nmx.
3) si x et y commutent alors pour tout entier naturel non nul n, l’élément x commute
avec ny. C’est à dire : x  y  y  x  ∀n ∈ N ∗ : x  ny  ny  x.
4) si x et y commutent alors : ∀n, m ∈ N ∗ : nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N ∗ : nx et mx commutent.
5) si x et y commutent alors : ∀n ∈ N ∗ : nx  y  nx  ny.

Démonstration :
1) Montrons par récurrence sur m ∈ N  que pour tout entier naturel non nul n on a :
nx  mx  n  mx.
- Pour m  1 :
∀n ∈ N ∗ : nx  mx  nx  1x  n  1x  n  mx.
- Pour m − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul n on a :
nx  m − 1x  n  m − 1x.
- Pour m :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul n on a : nx  mx  n  mx.
Soit n un entier naturel non nul quelconque.
nx  mx  nx  m − 1x  x  nx  m − 1x  x
 n  m − 1x  x (d’après l’hypothèse de récurrence)
 n  m − 1  1x  n  m − 1  1x
 n  mx.
2) Montrons par récurrence sur m ∈ N  que pour tout entier naturel non nul n on a :
nmx  nmx.
- Pour n  1 :
∀m ∈ N ∗ : nmx  1mx  mx  1mx  nmx.
- Pour n − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul m on a :
n − 1mx  n − 1mx.
- Pour n :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul m on a : nmx  nmx.
Soit m un entier naturel non nul quelconque.
nmx  n − 1mx  mx  n − 1mx  mx (d’après l’hypothèse de récurrence)
 n − 1m  mx (d’après la propriété a))
 nm − m  mx
 nmx.
3) Supposons que x et y commutent.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, x commute avec ny.
- Pour n  1 :
x  ny  x  1y  x  y  y  x  1y  x  ny  x. Donc x commute avec ny.
- Pour n − 1 :
Supposons que x commute avec n − 1y.

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- Pour n :
Montrons qu’alors x commute avec ny.
x  ny  x  n − 1y  y  x  n − 1y  y
 n − 1y  x  y (d’après l’hypothèse de récurrence)
 n − 1y  x  y  n − 1y  y  x  n − 1y  y  x
 ny  x.
Donc x commute avec ny.
4) Supposons que x et y commutent.
∀n, m ∈ N ∗ :
Puisque x et y [Link] (d’après la propriété c)) x commute avec my.
Puisque my et x [Link] (d’après la propriété c)) my commute avec nx.
Donc nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N ∗ : nx et mx commutent (car x commute avec x).
5) Supposons que x et y commutent.
Montrons par récurrence sur n ∈ N  que nx  y  nx  ny.
- Pour n  1 :
nx  y  1x  y  x  y  1x  1y  nx  ny.
- Pour n − 1 :
Supposons que n − 1x  y  n − 1x  n − 1y.
- Pour n :
Montrons qu’alors nx  y  nx  ny.
nx  y  n − 1x  y  x  y
 n − 1x  n − 1y  x  y (d’après l’hypothèse de récurrence)
 n − 1x  n − 1y  x  y
 n − 1x  x  n − 1y  y (d’après la propriété c))
 n − 1x  x  n − 1y  y
 nx  ny.

Proposition 1-3-3 :
Soit E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne associative et admettant
un élément neutre e.
Les cinq propriétés suivantes sont vérifiées :
1) L’élément neutre e est le symytrique de lui même.
2) Si un élément x de E est symétrisable, et si x ′ est son symétrique alors x ′ est
aussi symétrisable et son symétrique est égal à x.
3) Si x et y sont des éléments symétrisables de E alors x  y est aussi symétrisable.
Dans ce cas, si x ′ est le symétrique de x et si y ′ est le symétrique de y alors, y ′  x ′
est le symétrique de x  y.
4) Soient x et y deux éléments de E qui commutent.
Si x admet un symétrique x ′ alors x ′ commute avec y.
5) Soient x et y deux éléments de E qui commutent.
Si x admet un symétrique x ′ et si y admet un symétrique y ′ alors x ′ et y ′ commutent.

Démonstration :
1) Puisque e l’élément neutre de E alors e  e  e.
Donc e est le symétrique de lui même.
2) Soit x un élément symétrisable de E, et soit x ′ son symétrique.
Puisque x ′  x  x  x ′  e alors x ′ est symétrisable, et son symétrique est égal à x.

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3) Soient x et y deux éléments symétrisables de E, x ′ le symétrique de x et y ′ le
symétrique de y.
x ∗ y  y ′ ∗ x ′   x ∗ y  y ′  ∗ x ′  x ∗ e ∗ x ′  x ∗ x ′  e
.
y ′ ∗ x ′   x ∗ y  y ′ ∗ x ′  x ∗ y  y ′ ∗ e ∗ y  y ′ ∗ y  e
Donc x ∗ y est symétrisable et son symétrique est égal à y ′ ∗ x ′ .
4) Supposons que x admet un symétrique x ′ .
x ′  y  x ′  y  e  x ′  y  x  x ′   x ′  y  x  x ′  x ′  x  y  x ′
 x ′  x  y  x ′   e  y  x ′ 
 y  x′
Alors x ′ commute avec y.
5) Supposons que x admet un symétrique x ′ et que y admet un symétrique y ′ .
D’après 4), x ′ commute avec y.
Puisque y et x ′ commutent, alors (d’après 4)), y ′ commute avec x ′ .
Donc x ′ et y ′ commutent.

Remarque 1-3-4 :
Soit E, .  un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement,
associative et admettant un élément neutre e.
Les trois propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Pour tout entier naturel n, e n  e (c’est à dire ∀n ∈ N : e n  e).
2) Pour tout entier rellatif n, e n  e (c’est à dire ∀n ∈ Z : e n  e).
3) Si x est un élément inversible dans E alors son inverse est égal à x −1 .

Démonstration :
1) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n, e n  e.
- Pour n  0 :
e n  e 0  e.
- Pour n − 1 :
Supposons que e n−1  e.
- Pour n :
Montrons qu’alors e n  e.
e n  e n−1 e  ee (d’après l’hypothèse de récurrence)
 e.
2) Soit n un entier rellatif quelconque.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la propriété 1)) : e n  e.
- Pour n ≤ 0 :
Alors : e n  e −1  −n  e −n  e.
3) Soit x un élément inversible de E et soit x ′ son inverse
x −1  x ′  −−1  x ′  1  x ′ . Donc x −1 est l’inverse de x.

Remarque 1-3-5 :
Soit E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne notée additivement,
additivement, associative admettant un zéro.
Les trois propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Pour tout entier naturel n, n0 E  0 E (c’est à dire ∀n ∈ N : n0 E  0 E ).
2) Pour tout entier rellatif n, n0 E  0 E (c’est à dire ∀n ∈ Z : n0 E  0 E ).

ZENNAYI Mohammed 13 sur 125 Structures


3) Si x est un élément de E qui admet un opposé, son opposé est égal à −1x.
C’est à dire, si x est un élément de E qui admet un opposé, alors : −1x  −x.

Démonstration :
1) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n : n0 E  0 E .
- Pour n  0 :
n0 E  00 E  0 E .
- Pour n − 1 :
Supposons que n − 10 E  0 E .
- Pour n :
Montrons qu’alors n0 E  0 E .
n0 E  n − 10 E  0 E  0 E  0 E (d’après l’hypothèse de récurrence)
 0E.
2) Soit n un entier rellatif quelconque.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la propriété i)) : n0 E  0 E .
- Pour n ≤ 0 :
Alors : n0 E  −n−0 E   −n0 E  0 E .
3) Soit x un élément de E qui admet un opposé.
−1x  −−1−x  1−x  −x. Donc −1x est l’opposé de x.

Proposition 1-3-6 :
Soit E un ensemble muni d’une loi de composition interne associative et admettant
un élément neutre.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si la loi de E est multiplicative et si x est un élément inversible de E alors,
x −1  −1  x.
2) Si la loi de E est additive et si x est un élément de E, qui admet un opposé alors,
−−x  x.
3) Si la loi de E est multiplicative, et si x, y sont des éléments inversibles de E alors, xy
est inversible et on a : xy −1  y −1 x −1 .
4) Si la loi de E est additive, et si x, y sont des éléments de E qui possédent des
opposés, alors x  y posséde un opposé et on a : −x  y  −y − x.
5) Si la loi de E est multiplicative et si x est un élément de E alors :
a) ∀n, m ∈ N : x n x m  x nm .
b) ∀n, m ∈ N : x n  m  x nm .
6) Si la loi de E est additive et si x est un élément de E alors :
a) ∀n, m ∈ N : nx  mx  n  mx.
b) ∀n, m ∈ N : nmx  nmx.
7) Si la loi de E est multiplicative et si x, y sont des éléments de E qui commutent
alors :
a) si x et y commutent alors, pour tout entier naturel n, xy n  x n y n .
b) pour tout entier naturel n, x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : x n et x m commutent.
8) Si la loi de E est additive et si x, y sont des éléments de E qui commutent alors :
a) si x et y commutent alors : ∀n ∈ N : nx  y  nx  ny et E.
b) pour tout entier naturel n, nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : nx et mx commutent.
ZENNAYI Mohammed 14 sur 125 Structures
Démonstration :
1) Supposons que la loi de E est multiplicative et soit x est un élément inversible de E.
Puisque x −1 est l’inverse de x (d’après la proposition 1-3-4-3)), alors (d’après la
proposition 1-3-3-2)), x −1 est inversible et on a : x −1  −1  x.
2) Supposons que la loi de E est additive et soit x est un élément de E qui admet un
opposé.
Puisque −x est l’opposé de x, alors (d’après la proposition 1-3-3-2)), x  y admet un
opposé et on a : −−x  x.
3) Supposons que la loi de E est multiplicative et soenit x, y deux éléments inversibles
de E.
Puisque x −1 et y −1 sont les inverses, respectivement de x et y (d’après la proposition
1-3-4-3)), alors (d’après la proposition 1-3-3-3)), xy est inversible et on a :
xy −1  y −1 x −1 .
4) Supposons que la loi de E est additive et soenit x, y deux éléments de E qui
possédent des opposés.
Puisque −x et −y sont les opposés, respectivement de x et y , alors (d’après la
proposition 1-3-3-3)), x  y admet un opposé et on a : −x  y  −y  −x  −y − x.
5) Supposons que la loi de E est multiplicative.
Soient x est un élément de E et e l’élément neutre de E.
. a) ∀n, m ∈ N :
- Si n  0 :
x n x m  x 0 x m  ex m  x m  x 0m  x nm .
- Si m  0 :
x n x m  x n x 0  x n e  x n  x n0  x nm .
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-1-1)), x n x m  x nm .
b) ∀n, m ∈ N :
- Si n  0 :
x n  m  x 0  m  e m  e  e 0  e 0m  x nm .
- Si m  0 :
x n  m  x n  0  e  e 0  e n0  x nm .
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-1-2)), x n  m  x nm .
6) Supposons que la loi de E est additive, et soit x est un élément deE.
a) ∀n, m ∈ N :
- Si n  0 :
nx  mx  0x  mx  0 E  mx  mx  0  mx  n  mx.
- Si m  0 :
nx  mx  nx  0x  nx  0 E  nx  n  0x  n  mx.
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-2-1)), nx  mx  n  mx.
b) ∀n, m ∈ N :
- Si n  0 :
nmx  0mx  0 E  0x  0mx  nmx.
- Si m  0 :
nmx  n0x  n0 E  0 E  0x  n0x  nmx.
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-2-2)), nmx  nmx.
ZENNAYI Mohammed 15 sur 125 Structures
7) Supposons que la loi de E est multiplicative.
Soient x, y deux éléments de E qui commutent et e l’élément neutre de E.
a) ∀n ∈ N :
- Si n  0 :
xy n  xy 0  e  ee  x 0 y 0  x n y n .
- Si n ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-1-3)), xy n  x n y n .
b) ∀n, m ∈ N :
- Si n  0 :
Alors x n  x 0  e commute avec y m .
- Si m  0 :
Alors x n commute avec e  y 0  e  y m .
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la propriété 1-3-1-4))), x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : x n et x m commutent (car x commute avec x).
8) Supposons que la loi de E est additive.
Soient x, y deux éléments de E qui commutent.
a) - Si n  0 :
nx  y  0x  y  0 E  0 E  0 E  0x  0y  nx  ny.
- Si n ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-2-3)), nx  y  nx  ny.
b) - Si n  0 :
Alors nx  00 E  0 E commute avec my.
- Si m  0 :
Alors nx commute avec 0 E  0y  my.
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la propriété 1-3-2-4))), nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : nx et mx commutent (car x commute avec x).

Lemme 1-3-7 :
Soit E, .  un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement,
associative et admettant un élément neutre.
Les quatres propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément inversible de E alors : ∀n, m ∈ Z − : x n x m  x nm .
2) Si x est un élément inversible de E alors pour tout entier naturel n, x n est inversible,
et son inverse est égal à x −n .
C’est à dire si x est un élément inversible de E alors,
∀n ∈ N : x n est inversible et x n  −1  x −n .
3) Si x est un élément inversible de E alors pour tout entier relatif n, x n est inversible, et
son inverse est égal à x −n .
C’est à dire si x est un élément inversible de E alors,
∀n ∈ Z : x n est inversible et x n  −1  x −n .
4) Si x et y sont des éléments inversibles de E qui commutent alors :
∀n, m ∈ Z : x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ Z : x n et x m commutent.

ZENNAYI Mohammed 16 sur 125 Structures


Démonstration :
1) Soit x est un élément inversible de E.
∀n, m ∈ Z − : x n x m  x −1  −n x −1  −m  x −1  −n−m  x −1  −nm  x nm .
2) Soient x un élément inversible de E et n un entier naturel.

−1
x n x −n  x n x −1  n  xx −1  n  e n  e
Puisque x et x commutent alors : .
x −n x n  x −1  n x n  x −1 x n  e n  e
Donc x n est inversible et son inverse est égal à x −n .
3) Soient x un élément inversible de E et n un entier relatif.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après 2)), x n est inversible et son inverse est égal à x −n .
- Si n ≤ 0 :
Alors −n ≥ 0 et par suite (d’après 2)), x −n est inversible et son inverse est égal à
x −−n  x n .
Puisque x n est l’inverse de x −n alors x n est inversible et son inverse est égal à x −n .
4) Soient x et y deux éléments inversibles de E qui commutent.
∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), x n et y m commutent.
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors −n et −m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-5)), x −1 et y −1 commutent (car x et y commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), que,
x n  x −1  −n et y m  y −1  −m commutent.
- Si n ≥ 0 et m ≤ 0 :
Alors n et −m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-4)), y −1 et x commutent (car y et x commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), que x n et y m  y −1  −m
commutent.
- Si n ≤ 0 et m ≥ 0 :
Alors −n et m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-4)), x −1 et y commutent (car x et y commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), que x n  x −1  −n et y m
commutent.
En particulier :
∀n, m ∈ Z : x n et x m commutent (car x commute avec x lui même).

Théorème 1-3-8 :
Soit E, .  un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement,
associative et admettant un élément neutre.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément inversible de E, alors :
a) ∀n, m ∈ Z : x n x m  x nm .
b) ∀n, m ∈ Z : x n  m  x nm .
2) Si x et y sont des éléments inversibles de E qui commutent alors :
∀n ∈ Z : xy n  x n y n .

ZENNAYI Mohammed 17 sur 125 Structures


Démonstration :
1) Soient x un élément inversible de E et e l’élément neutre de E.
a) ∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-5) a)), on a : x n x m  x nm .
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors −n ≥ 0 et −m ≥ 0.
Par suite on a :
x n x m  x −1  −n x −1  −m
 x −1  −n−m (d’après la proposition 1-3-6-5) a))
−nm
 x −1 
 x nm .
- Si n ≥ 0, m ≤ 0 et n  m ≥ 0 :
Alors n ≥ 0, −m ≥ 0 et n  m ≥ 0. Par suite on a :
x n x m  x nm−m x m  x nm x −m x m (d’après la proposition 1-3-6-5) a))
 x nm x −m x m 
 x nm e (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm

- Si n ≥ 0, m ≤ 0 et n  m ≤ 0 :
Alors −n ≤ 0, m ≤ 0 et n  m ≤ 0. Par suite on a :
x n x m  x n x −nnm  x n x −n x nm  (d’après le lemme 1-3-7-1))
 x n x −n x nm
 ex nm (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm

- Si n ≤ 0, m ≥ 0 et n  m ≥ 0 :
Alors −n ≥ 0, m ≥ 0 et n  m ≥ 0. Par suite on a :
x n x m  x n x −nnm  x n x −n x nm  (d’après la proposition 1-3-6-5) a))
 x n x −n x nm
 ex nm (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm

- Si n ≤ 0, m ≥ 0 et n  m ≤ 0 :
Alors n ≤ 0, −m ≤ 0 et n  m ≤ 0. Par suite on a :
x n x m  x nm−m x m
 x nm x −m x m (d’après le lemme 1-3-7-1))
 x nm x −m x m 
 x nm e (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm

On a donc montrer que : ∀n, m ∈ Z : x n x m  x nm .


b) ∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-5) b)), on a : x n  m  x nm .
- Si n ≥ 0 et m ≤ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-7-3) ), on a : x n  m  x n  −m  −1 .
D’après la proposition 1-3-6-5) b)), on donc :
−1
x n  m  x n−m   x −nm  −1  x nm (d’après la proposition 1-3-7-3).

ZENNAYI Mohammed 18 sur 125 Structures


- Si n ≤ 0 et m ≥ 0 :
x n  m  x −1  −n   x −1  −nm (d’après la proposition 1-3-6-5) b))
m

 x −1  −nm  x −−nm
 x nm .
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors n ≤ 0 et − m ≥ 0 Par suite on a :
x n  m  x n  −m  −1 (d’après la proposition 1-3-7-3)
−1 −n −m −1
 x   
−1
 x −1  −n−m (d’après la proposition 1-3-6-5) b))
−1 nm −1
 x  
 x −1  −nm (d’après la proposition 1-3-7-3)
−−nm
x
 x nm .
On a donc montrer que : ∀n, m ∈ Z : x n x m  x nm .
2) Soient x et y deux éléments inversibles de E qui commutent.
∀n ∈ Z :
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-7) a)), on a : xy n  x n y n .
- Si n ≤ 0 :
Puisque x et y commutent alors (d’après la proposition 1-3-3-5)),
x −1 et y −1 commutent.
Par suite on a :
−n −n
xy n  xy −1  yx −1
 x −1 y −1  −n (d’après la proposition 1-3-3-3))
−1 −n −1 −n
 x  y  (d’après la proposition 1-3-6-7) a)),
 xnyn.

Lemme 1-3-9 :
Soit E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne notée additivement,
associative et admettant un zéro.
Les quatres propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors :
∀n, m ∈ Z − : nx  mx  n  mx.
2) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors pour tout entier naturel n,
nx admet un opposé, et son opposé est égal à −nx.
C’est à dire si x est un élément de E qui admet un opposé alors,
∀n ∈ N : nx admet un opposé et −nx  −nx.
3) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors pour tout entier relatif n,
nx admet un opposé , et son opposé est égal à −nx.
C’est à dire si x est un élément de E qui admet un opposé alors,
∀n ∈ Z : nx admet un opposéest et −nx  −nx.
4) Si x et y sont des éléments de E qui commutent qui possédent des opposés alors :
∀n, m ∈ Z : nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ Z : nx et mx commutent.

ZENNAYI Mohammed 19 sur 125 Structures


Démonstration :
1) Soit x un élément de E qui admet un opposé.
∀n, m ∈ Z − : nx  mx  −n−x  −m−x  −n − m−x  −n  m−x
 n  mx.
2) Soient x un élément de E qui admet un opposé et n un entier naturel.
Puisque x et −x commutent alors :
nx  −nx  nx  n−x  nx − x  n0 E  0 E
.
−nx  nx  n−x  nx  n−x  x  n0 E  0 E
Donc nx admet un opposé qui est égal à −nx.
3) Soient x un élément de E qui admet un opposé et n un entier relatif.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après 2)), nx admet un opposé qui est égal à −nx.
- Si n ≤ 0 :
Alors −n ≥ 0 et par suite (d’après 2)), −nx admet un opposé qui est égal à
−−nx  nx.
Puisque nx est l’opposé de −nx alors nx admet un opposé qui est égal à −nx.
4) Soient x et y deux éléments de E qui possédent des opposés et qui commutent.
∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-8) b)), nx et my commutent.
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors −n et −m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-5)), −x et −y commutent (car x et y commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-8) b)), que,
nx  −n−x et my  −m−y commutent.
- Si n ≥ 0 et m ≤ 0 :
Alors n et −m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-4)), −y et x commutent (car y et x commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-8) b)), que nx et my  −m−y
commutent.
- Si n ≤ 0 et m ≥ 0 :
Alors −n et m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-4)), −x et y commutent (car x et y commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-8) b)), que nx  −n−x et my
commutent.
En particulier :
∀n, m ∈ Z : nx et mx commutent (car x commute avec x lui même).

Théorème 1-3-10 :
Soit E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne notée additivement,
associative et admettant un zéro.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors :
a) ∀n, m ∈ Z : nx  mx  n  mx.
b) ∀n, m ∈ Z : nmx  nmx.
2) Si x et y sont des éléments de E qui possédent des opposés et qui commutent
alors : ∀n ∈ Z : nx  y  nx  ny.

ZENNAYI Mohammed 20 sur 125 Structures


Démonstration :
1) Soient x un élément de E qui admet un opposé.
a) ∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-6) a)), on a : nx  mx  n  mx.
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors −n ≥ 0 et −m ≥ 0.
Par suite on a :
nx  mx  −n−x  −m−x
 −n − m−x (d’après la proposition 1-3-6-6) a))
 −n  m−x
 n  mx.
- Si n ≥ 0, m ≤ 0 et n  m ≥ 0 :
Alors n ≥ 0, −m ≥ 0 et n  m ≥ 0. Par suite on a :
nx  mx  n  m − mx  mx
 n  mx  −mx  mx (d’après la proposition 1-3-6-6) a))
 n  mx  −mx  mx
 n  mx  0 E (d’après le lemme 1-3-9-3))
 n  mx.
- Si n ≥ 0, m ≤ 0 et n  m ≤ 0 :
Alors −n ≤ 0, m ≤ 0 et n  m ≤ 0. Par suite on a :
nx  mx  nx  −n  n  mx
 nx  −nx  n  mx (d’après le lemme 1-3-9-1))
 nx  −nx  n  mx
 0 E  n  mx (d’après le lemme 1-3-9-3))
 n  mx.
- Si n ≤ 0, m ≥ 0 et n  m ≥ 0 :
Alors −n ≥ 0, m ≥ 0 et n  m ≥ 0. Par suite on a :
nx  mx  nx  −n  n  mx
 nx  −nx  n  mx (d’après la proposition 1-3-6-6) a))
 nx  −nx  n  mx
 0 E  n  mx (d’après le lemme 1-3-9-3))
 n  mx.
- Si n ≤ 0, m ≥ 0 et n  m ≤ 0 :
Alors n ≤ 0, −m ≤ 0 et n  m ≤ 0. Par suite on a :
nx  mx  n  m − mx  mx
 n  mx  −mx  mx (d’après le lemme 1-3-9-1))
 n  mx  −mx  mx
 n  mx  0 E (d’après le lemme 1-3-9-3))
 n  mx.
On a donc montrer que : ∀n, m ∈ Z : nx  mx  n  mx.
b) ∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-6) b)), on a : nmx  nmx.

ZENNAYI Mohammed 21 sur 125 Structures


- Si n ≥ 0 et m ≤ 0 :
Alors n ≥ 0 et −m ≥ 0. Par suite on a :
nmx  n−m−x
 n−m−x (d’après la proposition 1-3-6-6) b))
 −nm−x  −−nmx
nmx.
- Si n ≤ 0 et m ≥ 0 :
Alors −n ≥ 0 et m ≥ 0. Par suite on a :
nmx  −−nmx
 −−nmx (d’après la proposition 1-3-9-3))
 −−nmx (d’après la proposition 1-3-6-6) b))
 −−nmx (d’après la proposition 1-3-9-3))
 nmx.
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors −n ≥ 0 et − m ≥ 0 Par suite on a :
nmx  −−nmx
 −−nmx (d’après la proposition 1-3-9-3))
 −−n−m−x
 −−n−m−x (d’après la proposition 1-3-6-6) b))
 −nm−x  −−nmx
 −−nmx (d’après la proposition 1-3-9-3))
 nmx.
On a donc montrer que : ∀n, m ∈ Z : nmx  nmx.
2) Soient x et y deux éléments de E qui possédent des opposés et qui commutent.
∀n ∈ Z :
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-8) a)), on a : nx  y  nx  ny.
- Si n ≤ 0 :
Puisque x et y commutent alors (d’après la proposition 1-3-3-5)),
−x et −y commutent.
Par suite on a :
nx  y  −n−x  y  −n−y  x
 −n−x − y (d’après la proposition 1-3-3-3))
 −n−x  −y
 −n−x  −n−y (d’après la proposition 1-3-6-8) a))
 nx  ny.

Proposition 1-3-11 :
Soient E, ∗, F, T et G,  des ensembles munis des lois de composition internes
respectivement ∗, T et .
Si f est un homomorphisme de E, ∗ vers F, T et si g est un homomorphisme de
F, T vers G,  alors, g ∘ f est un homomorphisme de E, ∗ vers G, .

ZENNAYI Mohammed 22 sur 125 Structures


Démonstration :
Soient f un homomorphisme de E, ∗ vers F, T et g un homomorphisme de F, T
vers G, .
∀x, y ∈ E : g ∘ fx  y  gfx  y  gfxTfy  gfx  gfy
 g ∘ fx  g ∘ fy.
Donc g ∘ f est un homomorphisme de E, ∗ vers G, .

Proposition 1-3-12 :
Soient E, ∗ et F, T deux ensembles munis des lois de composition internes
respectivement ∗ et T.
Si f est un isomorphisme de E, ∗ vers F, T alors, f −1 est un isomorphisme de F, T
vers E, ∗.

Démonstration :
Soit f un isomorphisme de E, ∗ vers F, T.
Soient x et y deux éléments quelconques de F.
Posons f −1 x  a et f −1 y  b. Alors, x  fa et y  fb.
f −1 xTy  f −1 faTfb  f −1 fa  b  f −1 ∘ f a  b  id E a  b  a  b
 f −1 x  f −1 y.
Donc f −1 est un homomorphisme bijective de F, T vers E, ∗.
Ce qui montre que f −1 est un isomorphisme de F, T vers E, ∗.

Proposition 1-3-13 :
Soient E, ∗ et F, T deux ensembles munis des lois de composition internes
respectivement ∗ et T.
Si f est un homomorphisme de E, ∗ vers F, T, alors les six propriétés suivantes
sont vérifiée :
n
1) ∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f  ni1 x i  T i1 f x i .
En particulier :
a) Si les deux lois de composition internes de E et F sont multiplicatives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f  xi   fx i .
i1 i1
b) Si les deux lois de composition internes de E et F sont additives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi  ∑ fx i .
i1 i1
c) Si la loi de composition interne de E est multiplicative et si la loi de composition
interne de F est additive alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f  xi  ∑ fx i .
i1 i1
d) Si la loi de composition interne de E est additive et si la loi de composition interne
de F est multiplicative alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi   fx i .
i1 i1
2) Si les deux lois de composition internes de E et F sont multiplicatives alors :
∀x ∈ E et ∀n ∈ N ∗ : f x n   f x n .

ZENNAYI Mohammed 23 sur 125 Structures


3) Si les deux lois de composition internes de E et F sont additives alors :
∀x ∈ E et ∀n ∈ N ∗ : f nx  nf x.
4) Si la loi de composition interne de E est multiplicative et si la loi de composition
interne de F est additive alors :
∀x ∈ E et ∀n ∈ N ∗ : f x n   nf x
5) Si la loi de composition interne de E est additive et si la loi de composition interne
de F est multiplicative alors :
∀x ∈ E et ∀n ∈ N ∗ : f nx  f x n
6) Si E admet un élément neutre e et si F admet un élément neutre  alors on a pas
on a pas forcement f e  .

Démonstration :
Soit f un homomorphisme de E, ∗ vers F, T.
1) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, si x 1 , . . . . . . , x n sont
n
des éléments quelconques de E alors : f  ni1 x i  T i1 f x i .
- Pour n  1 :
1 n
∀x 1 , . . . . . , x n ∈ E : f  ni1 x i  f  1i1 x i  fx 1   T i1 fx i   T i1 f x i .
- Pour n − 1 :
Supposons que si x 1 , . . . . . . , x n−1 sont des éléments quelconques de E alors :
n−1
f  n−1
i1 x i  T i1 f x i .
- Pour n :
Montrons qu’alors si x 1 , . . . . . . , x n sont des éléments quelconques de E alors :
n
f  ni1 x i  T i1 f x i .
Soient x 1 , . . . . . . , x n des éléments quelconques de E.
n−1 n
f  ni1 x i  f  n−1 i1 x i  x n  f  i1 x i Tfx n   T i1 fx i  Tfx n   T i1 f x i .
n−1

En particulier :
a) Si les deux lois de composition internes de E et F sont multiplicatives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f  xi   fx i .
i1 i1
b) Si les deux lois de composition internes de E et F sont additives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi  ∑ fx i .
i1 i1
c) Si la loi de composition interne de E est multiplicative et si la loi de composition
interne de F est additive alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f  xi  ∑ fx i .
i1 i1
d) Si la loi de composition interne de E est additive et si la loi de composition interne
de F est multiplicative alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi   fx i .
i1 i1
2) Supposons que les deux lois de composition internes de E et E ′ sont multiplicatives.
Soit x un élément quelconque de E et n un entier naturel non nul quelconque.
Pour tout entier naturel i  1, . . . , n posons x i  x.
n n
f x n   f  x i   fx i   f x n .
i1 i1

ZENNAYI Mohammed 24 sur 125 Structures


3) Supposons que les deux lois de composition internes de E et E ′ sont additives.
Soit x un élément quelconque de E et n un entier naturel non nul quelconque.
Pour tout entier naturel i  1, . . . , n posons x i  x.
n n
f nx  f ∑ x i  ∑ fx i   nf x.
i1 i1
4) Supposons que la loi de composition interne de E est multiplicative et que la loi
de composition interne de E ′ est additive.
Soit x un élément quelconque de E et n un entier naturel non nul quelconque.
Pour tout entier naturel i  1, . . . , n posons x i  x.
n n
f x n   f  x i  ∑ fx i   nf x.
i1 i1
5) Supposons que la loi de composition interne de E est additive et que la loi de
composition interne de E ′ est multiplicative.
Soit x un élément quelconque de E et n un entier naturel non nul quelconque.
Pour tout entier naturel i  1, . . . , n posons x i  x.
n n
f nx  f ∑ x i   fx i   f x n .
i1 i1
6) Contre exemple :
Supposons que E  F  R  R. On munit E  F  R  [Link] la multiplication.
1, 1 est l’élément neutre de E et F.
Soit f l’application de E vers E ′ définie par : f : E  R  R  F  R  R
a  x, y  fa  x, 0
∀a  x, y ∈ E  R  R et ∀b  z, t ∈ E  R  R :
fab  fx, yz, t  fxz, yt  xz, 0  xz, 00  x, 0z, 0  fafb.
Donc f est un homomorphisme de E, .  vers F, .  mais f1, 1  1, 0 ≠ 1, 1.
C’est à dire que f est un homomorphisme de E, .  vers F, .  mais l’image de
l’élément neutre de E par f n’est pas égal à l’élément neutre de F.
Ce qui montre que si E admet un élément neutre e et si Fadmet un élément
neutre  alors on a pas forcement f e  .

Lemme 1-3-14 :
Soit E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne  associative.
Si a, b 1 , . . . . , b n sont des éléments quelconques de E et si l’élément a commute avec
chacun des éléments b 1 , . . . . , b n , alors a commute avec l’élément  ni1 b i .

Démonstration :
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, si a, b 1 , . . . . , b n sont des
éléments quelconques de E et si l’élément a commute avec chacun des éléments
b 1 , . . . . , b n , alors a commute avec l’élément  ni1 b i .
– Pour n  1 :
Soient a, b 1 , . . . . , b n des éléments quelconques de E tels que a commute avec chacun
des éléments b 1 , . . . . , b n .
a commute avec b 1   1i1 b i   ni1 b i .
– Pour n − 1 :
Supposons que si a, b 1 , . . . . , b n−1 sont des éléments quelconques de E et si a
commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b n−1 alors a commute avec l’élément
 n−1
i1 b i .
ZENNAYI Mohammed 25 sur 125 Structures
– Pour n :
Montrons qu’alors si a, b 1 , . . . . , b n sont des éléments quelconques de E et si l’élément
a commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b n , alors a commute avec l’élément
 ni1 b i .
a   ni1 b i  a   n−1i1 b i  b n  a   i1 b i
n−1
 bn
  i1 b i  a  b n
n−1
(d’après l’hypotèse de récurrence)
  n−1
i1 b i  a  b n    i1 b i  b n  a 
n−1
 n−1
i1 b i  b n  a
  i1 b i  a.
n

Donc a commute avec l’élément  ni1 b i .

Lemme 1-3-15 :
Soient E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne  associative, et
a 1 , . . . . , a n , b 1 , . . . . , b m des éléments quelconques de E
Si chacun des éléments a 1 , . . . . , a n commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b m ,
alors l’élément  ni1 a i commute avec l’élément  mi1 b i .

Démonstration :
Supposons que chacun des éléments a 1 , . . . . , a n commute avec chacun des éléments
b1, . . . . , bm.
Donc (d’après le lemme précédent 1-3-14), chacun des éléments b 1 , . . . . , b m commute
avec chacun l’élément  ni1 a i .
Puisque l’élément  ni1 a i commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b m alors
(d’après le lemme 1-3-14), l’élément  ni1 a i commute avec l’élément  mi1 b i .

Lemme 1-3-16 :
Soient E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne  associative, et
a 1 , a 2 , . . . . , a n des éléments quelconques de E (où n ≥ 2) qui commutent deux à deux.
Pour tout entier naturel k  1, . . . . . , n − 1, si b 1 , b 2 , . . . . , b n sont les éléments de E
bi  ai si i ≠ n et i ≠ k
tels que : ∀i  1, 2, . . . . , n : bn  ak si i  n , alors :
bk  an si i  k
b 1 , b 2 , . . . . , b n commutent deux à deux et on a :  ni1 a i   ni1 b i .

Démonstration :
Soit k un élément quelconque de l’ensemble 1, . . . . . , n − 1 et soient b 1 , b 2 , . . . . , b n les
bi  ai si i ≠ n et i ≠ k
éléments de E tels que : ∀i  1, 2, . . . . , n : bn  ak si i  n .
bk  an si i  k
Puisque b 1 , b 2 , . . . . , b n sont les éléments a 1 , a 2 , . . . . , a n et puisque a 1 , a 2 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors b 1 , b 2 , . . . . , b n commutent deux à deux.
– Si n  2 :
Alors k  1, par suite on a
 ni1 a i   2i1 a i  a 1  a 2  a 2  a 1  a n  a k  b k  b n  b 1  b 2   2i1 b i   ni1 b i .

ZENNAYI Mohammed 26 sur 125 Structures


– Si n ≥ 3 et k  1 :
 ni1 a i  a 1   n−1 i2 a i  a n  a n  a 1   i2 a i  a 1  a n   i2 a i
n−1 n−1

 a n   n−1 i2 a i  a 1  a n   i2 a i  a k  b 1   i2 b i  b n


n−1 n−1

  ni1 b i .
– Si n ≥ 3 et k  n − 1 :
 ni1 a i   n−2i1 a i  a n−1  a n   i1 a i  a n  a n−1   i1 a i  a n  a k
n−2 n−2

  n−2i1 b i  b k  b n   i1 b i  b n−1  b n


n−2

  ni1 b i .
– Si n ≥ 3 et 1  k  n − 1 :
Alors : 2 ≤ k ≤ n − 2  2 ≤ n − 2  n ≥ 4.
 ni1 a i   k−1i1 a i  a k   ik1 a i  a n   i1 a i   ik1 a i  a k  a n
n−1 k−1 n−1

  k−1i1 a i   ik1 a i  a n  a k   i1 b i   ik1 b i  b k  b n


n−1 k−1 n−1

  k−1i1 b i  b k   ik1 b i  b n
n−1

  ni1 b i .

Théorème 1-3-17 :
Soit E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne  associative.
Pour tout entier naturel non nul n, si a 1 , . . . . , a n sont des éléments de E qui commutent
deux à deux et si  est une permutation de l’ensemble I n  1, . . . . , n alors :
a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et on a :  ni1 a i   ni1 a i .
En particulier :
– Si la loi  est notée multiplicativement, n est un entier naturel non nul, a 1 , . . . . , a n sont
des éléments de E qui commutent deux à deux et  est une permutation de
l’ensemble I n  1, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et ona :
n n
 a i   a i .
i1 i1
– Si la loi  est notée additivement, n est un entier naturel non nul, a 1 , . . . . , a n sont
des éléments de E qui commutent deux à deux et  est une permutation de
l’ensemble I n  1, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et ona :
n n
∑ a i  ∑ a i .
i1 i1

Démonstration :
Pour tout entier naturel non nul n, on pose I n  1, 2, . . . . , n.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, si a 1 , . . . . , a n sont des
éléments de E qui commutent deux à deux et si  est une permutation de l’ensemble
I n  1, 2, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et ona :
 ni1 a i   ni1 a i .
– Pour n  1 :
Soient a 1 , . . . . , a n des éléments de E qui commutent deux à deux et  une
permutation de l’ensemble I n .
Puisque a 1 , . . . . , a n sont les éléments a 1 , . . . . , a n et puisque a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux.
n  1  I n  I 1  1  1  1.
Alors :  ni1 a i   1i1 a i  a 1  a 1   ni1 a i .

ZENNAYI Mohammed 27 sur 125 Structures


– Pour n − 1 :
Supposons que si a 1 , . . . . , a n−1 sont des éléments de E qui commutent deux à deux et
si  est une permutation de l’ensemble I n−1  1, . . . . , n − 1 alors, a 1 , . . . . , a n−1
commutent deux à deux et on a :  n−1 i1 a i   i1 a i .
n−1

– Pour n :
Montrons qu’alors si a 1 , . . . . , a n sont des éléments de E qui commutent deux à deux
et si  est une permutation de l’ensemble I n  1, 2, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux et ona :  ni1 a i   ni1 a i .
Soit  une permutation de l’ensemble I n .
∙ Si n  n :
Soit  ′ la restction de  à I n−1 .
Puisque n  n alors  ′ est une permutation de l’ensemble I n−1 .
Soient a 1 , . . . . , a n des éléments quelconques de E qui commutent deux à deux.
Puisque a 1 , . . . . , a n sont les éléments a 1 , . . . . , a n et puisque a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux.
D’après l’hypothèse de récurrence on a :  n−1 i1 a i   i1 a  ′ i   i1 a i .
n−1 n−1

Par suite :  ni1 a i   n−1 i1 a i  a n   i1 a i  a n   i1 a i .
n−1 n

∙ Si n ≠ n :
Soient a 1 , . . . . , a n des éléments quelconques de E qui commutent deux à deux.
Puisque a 1 , . . . . , a n sont les éléments a 1 , . . . . , a n et puisque a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux.
Posons a n   k, k  a n  ≠ n  n ≥ 2 et k ∈ I n−1 .
bi  ai si i ≠ n et i ≠ k
Pour tout entier naturel i ∈ I n , posons : bn  ak si i  n .
bk  an si i  k
D’après le lemme 1-3-16, on a :  ni1 a i   ni1 b i .
Soit  l’application de I n vers I n définie par :  : I n  I n
i  i  i si i ≠ n et i ≠ k
n  n  k
k  k  i.
 Montrons que  est une permutation de l’ensemble I n .
 ∘ i  i  i  i  id I n i si i ≠ n et i ≠ k
∀i ∈ I n :  ∘ i  n  k  n  i  id I n i si i  n .
 ∘ i  k  n  k  i  id I n i si i  k
Alors  ∘   id I n . Donc  est bijective.
Ce qui prouve que  est une permutation de l’ensemble I n .
 Montrons que  ∘ n  n.
 ∘ n  n  k  n.
 Puisque  ∘ n  n, alors :  ni1 a i   ni1 b i   ni1 b ∘i   ni1 b i .
b i  b i  a i si i ≠ n et i ≠ k
∀i ∈ I n : b i  b n  b k  a n  a i si i  n .
b i  b k  b n  a k  a i si i  k
Alors :  ni1 a i   ni1 b i   ni1 a i .

ZENNAYI Mohammed 28 sur 125 Structures


Lemma 1-3-18 :
Soient A un ensemble fini non vide et a 1 , . . . . , a n , b 1 , . . . . , b n des éléments de A.
Si a 1 , . . . . , a n sont distincts deux à deux, b 1 , . . . . , b n sont distincts deux à deux et
A  a 1 , . . . . , a n   b 1 , . . . . , b n  alors il existe un permutation  de l’ensemble
I  1, . . . . , n telle que : ∀i ∈ I : b i  a i .

Démonstration :
Soient u et v les bijections de I vers A définies par :
u:IA v:IA
et .
i  ui  a i i  vi  b i
Puisque u et v des bijections de I vers A, alors   u −1 ∘ v est une bijection de I vers A.
Alors  est une permutation de l’ensemble I et on a pour tout entier naturel i ∈ I :
b i  id A b i   u ∘ u −1 b i   uu −1 b i   uu −1 vi  uu −1 ∘ vi  ui  a i .

Théorème et notation 1-3-19 :


Soient E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne  associative, I un
ensemble fini non vide et a i  i∈I une famille d’éléments de E indexée par I qui
commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : a i  a j  a j  a i ).
Si i 1 , . . . , i n sont des éléments quelconques de I distincts deux à deux, j 1 , . . . . , j n sont
des éléments quelconques de I distincts deux à deux et I  i 1 , . . . . , i n   j 1 , . . . . , j n 
alors :  nk1 a i k   nk1 a j k qui est noté  i∈I a i .
C’est à dire si i 1 , . . . , i n sont des éléments quelconques de I distincts deux à deux et si
I  i 1 , . . . . , i n  alors :  i∈I a i   nk1 a i k .
En particulier :
– Si la loi  est notée multiplicativement, les éléments de la famille a i  i∈I commutent
deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : a i a j  a j a i ), i 1 , . . . , i n sont des éléments
n
quelconques de I, distincts deux à deux et I  i 1 , . . . . , i n  alors :  a i   a i k .
i∈I k1
– Si la loi  est notée additivement, les éléments de la famille a i  i∈I commutent
deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : a i  a j  a j a i ), i 1 , . . . , i n sont des éléments
n
quelconques de I, distincts deux à deux et I  i 1 , . . . . , i n  alors : ∑ a i  ∑ a i k .
i∈I i1

Démonstration :
Soient i 1 , . . . , i n des éléments quelconques de I distincts deux à deux et j 1 , . . . . , j n des
éléments quelconques de I distincts deux à deux tets que I  i 1 , . . . , i n   j 1 , . . . , j n .
D’après le lemme 1-3-18, il existe un permutation  de l’ensemble 1, . . . . , n telle que :
∀k  1, . . . . , n : j k  i k .
Pour tout entier naturel k  1, . . . . , n, posons x k  a i k .
D’après le théorème 1-3-17 on a alors :
 nk1 a i k   nk1 x k   nk1 x k   nk1 a i k   nk1 a j k .

ZENNAYI Mohammed 29 sur 125 Structures


Théorème et notation 1-3-20 :
Soient E,  un ensemble muni d’une loi de composition interne  associative, et A un
ensemble fini non vide dont les éléments commutent deux à deux (c’est à dire:
∀a, b ∈ A : a  b  b  a).
Si a 1 , . . . , a n sont des éléments quelconques de A distincts deux à deux, b 1 , . . . , b n sont
des éléments quelconques de A distincts deux à deux et A  a 1 , . . . , a n   b 1 , . . . , b n ,
alors :  ni1 a i   ni1 b i qui est noté  a∈A a.
C’est à dire si a 1 , . . . , a n sont des éléments quelconques de A distincts deux à deux et si
A  a 1 , . . . . , a n  alors :  a∈A a   ni1 a i .
En particulier :
– Si la loi  est notée multiplicativement, a 1 , . . . , a n sont des éléments quelconques
n
de A distincts deux à deux et A  a 1 , . . . . , a n , alors :  a i   a i .
a∈A i1
– Si la loi  est notée additivement, a 1 , . . . , a n sont des éléments quelconques de A
n
distincts deux à deux et A  a 1 , . . . . , a n , alors : ∑ a i  ∑ a i .
i∈I i1

Démonstration :
Soient a 1 , . . . , a n des éléments quelconques de A distincts deux à deux et b 1 , . . . , b n des
éléments quelconques de A distincts deux à deux tets que
A  a 1 , . . . . , a n   b 1 , . . . . . , b n .
D’après le lemme 1-3-18, il existe un permutation  de l’ensemble 1, . . . . , n telle que :
∀i  1, . . . . , n : b i  a i
D’après le théorème 1-3-17 on a alors :
 ni1 a i   ni1 a i   ni1 b i .

Corollaire 1-3-21 :
Soient E et F deux ensembles munis répctivement des lois de composition internes 
et T associatives, I un ensemble fini non vide et a i  i∈I une famille d’éléments de E
indexée par I qui commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : a i  a j  a j  a i ).
Si f est un homomorphisme de E,  vers F, T alors, les éléments de la famille
fa i  i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : fa i Tfa j   fa j Tfa i )
et on a : f i∈I a i   T i∈I fa i .
En particulier :
– Si les lois  et T sont notées multiplicativement alors, les éléments de la famille
fa i  i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : fa i fa j   fa j fa i )

et on a : f  a i   fa i .
i∈I i∈I
– Si les lois  et T sont notées additivement alors, les éléments de la famille
fa i  i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : fa i   fa j   fa j   fa i )

et on a : f ∑ a i  ∑ fa i .
i∈I i∈I

ZENNAYI Mohammed 30 sur 125 Structures


– Si la loi  est notée multiplicativement et la loi T est notée additivement alors, les
éléments de la famille fa i  i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I :

fa i   fa j   fa j   fa i ) et on a : f  a i  ∑ fa i .


i∈I i∈I
– Si la loi  est notée additivement et la loi T est notée multiplicativement alors, les
éléments de la famille fa i  i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I :

fa i fa j   fa j fa i ) et on a : f ∑ a i   fa i .


i∈I i∈I

Démonstration :
Soit f un homomorphisme de E,  vers F, T.
∙ ∀i, j ∈ I : fa i Tfa j   fa i  a j   fa j  a i   fa j Tfa i .
Donc les éléments de la famille fa i  i∈I commutent deux à deux.
∙ Soient i 1 , . . . . , i n les éléments de I distincts deux à deux.
Puique I  i 1 , . . . . , i n  et puisque les éléments de la famille a i  i∈I commutent deux
à deux alors (d’près la notation 1-3-19),  i∈I a i   nk1 a i k .
Puique I  i 1 , . . . . , i n  et puisque les éléments de la famille fa i  i∈I commutent
n
deux à deux alors (d’près la notation 1-3-19), T i∈I fa i   T k1 fa i k .
Par suite on a : f i∈I a i   f  nk1 a i k  T n k1 fa i k   T i∈I fa i .

Corollaire 1-3-22 :
Soient E et F deux ensembles munis répctivement des lois de composition internes 
et T associatives, et A un ensemble fini non vide dont les éléments commutent deux à
deux (c’est à dire: ∀a, b ∈ A : a  b  b  a).
Si f est un homomorphisme de E,  vers F, T alors, les éléments de l’ensemble fA
commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A : faTfb  fbTfa) et on a :
f a∈A a  T a∈A fa.
En particulier :
– Si les lois  et T sont notées multiplicativement alors, les éléments de l’ensemble
fA commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A : fafb  fbfa) et on a :

f a   fa.
a∈A a∈A
– Si les lois  et T sont notées additivement alors, les éléments de l’ensemble fA
commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A : fa  fb  fb  fa) et on a :

f ∑a  ∑ fa.
a∈A a∈A
– Si la loi  est notée multiplicativement et la loi T est notée additivement alors, les
éléments de l’ensemble fA commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A :

fa  fb  fb  fa) et on a : f a  ∑ fa.


a∈A a∈A
– Si la loi  est notée additivement et la loi T est notée multiplicativement alors, les
éléments de l’ensemble fA commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A :

fafb  fbfa) et on a : f ∑a   fa.


a∈A a∈A

ZENNAYI Mohammed 31 sur 125 Structures


Démonstration :
Soit f un homomorphisme de E,  vers F, T.
∙ ∀a, b ∈ A : faTfb  fa  b  fb  a  fbTfa.
Donc les éléments de l’ensemble fA commutent deux à deux.
∙ Soient a 1 , . . . . , a n les éléments de A distincts deux à deux.
Puique A  a 1 , . . . . , a n  et puisque les éléments de l’ensemble fA commutent
deux à deux alors (d’près la notation 1-3-20),  a∈A a   ni1 a i .
Puique A  a 1 , . . . . , a n  et puisque les éléments de la famille fa a∈A commutent
n
deux à deux alors (d’près la notation 1-3-19), T a∈A fa i   T i1 fa i .
n
Par suite on a : f a∈A a  f  ni1 a i  T i1 fa i   T a∈A fa.

Corollaire 1-3-23 :
Soient E et F deux ensembles munis répctivement des lois de composition internes 
et T associatives, A un ensemble fini non vide dont les éléments commutent deux à
deux (c’est à dire: ∀a, b ∈ A : a  b  b  a) et f un homomorphisme de E,  vers
F, T.
Si la restriction de f à A est injective (en particulier si f est injectif), alors :
f a∈A a  T b∈f A b.
En particulier :
– Si les lois  et T sont notées multiplicativement et si la restriction de f à A est

injective (en particulier si f est injectif), alors : f a   b.


a∈A b∈f A
– Si les lois  et T sont notées additivement et si la restriction de f à A est injective

(en particulier si f est injectif), alors : f ∑a  ∑ b.


a∈A b∈f A
– Si la loi  est notée multiplicativement, la loi T est notée additivement et la restriction

de f à A est injective (en particulier si f est injectif), alors : f a  ∑ b.


a∈A b∈f A
– Si la loi  est notée additivement et la loi T est notée multiplicativement et la
restriction de f à A est injective (en particulier si f est injectif), alors :

f ∑a   b.
a∈A b∈f A

Démonstration :
Supposons que la restriction de f à A est injective.
Soient a 1 , . . . . , a n les éléments de A distincts deux à deux.
Puique A  a 1 , . . . . , a n  et puisque la restriction de f à A est injective alors,
fa 1 , . . . . . . , fa n  sont distincts deux à deux et fA  fa 1 , . . . . . . , fa n .
On a donc :
f a∈A a  f  ni1 a i (d’après la notation 1-3-20)
n
 T i1 fa i 
 T b∈f A b. (d’après la notation 1-3-5, car fA  fa 1 , . . . . . . , fa n ).

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2 - Groupes :
2-1-Généralités :

Définition 2-1-1 :
Soit G, ∗ un ensemble muni d’une loi de composition interne. On dit que G,  est
un groupe ou G est groupe pour la loi  ou G est groupe si :
i) la loi  est associative, c’est à dire si on a :
∀x, y, z ∈ G : x  y  z  x  y  z
ii) G admet un élément neutre e pour la loi , c’est à dire si :
∃e ∈ G tq : ∀x ∈ G : x  e  e  x  x.
iii) tout élément de G admet un symétrique pour la loi , c’est à dire si :
∀x ∈ G : ∃x ′ ∈ G tq : x  x ′  x ′  x  e.
Dans ce cas :
- Si la loi  est abélien on dit que le groupe est abélien ou commutatif.
- Si la loi  est notée multiplicativement on dit que le groupe est multiplicatif.
- Si la loi  est notée additivement on dit que le groupe est additif.
- Si G est fini on dit que le groupe est d’ordre fini et dans ce le cardinale |G| est
appelé l’ordre de G.
- Si X est une partie de G, l’ensemble des symétriques des éléments de X est noté X ′ .
- Si G est multiplicatif et si X est une partie de G, l’ensemble des inverses des
éléments de X est noté X −1 .
C’est à dire si G est multiplicatif et si X est une partie de G, X −1  x −1 tq : x ∈ X .
- Si G est additif et si X est une partie de G, l’ensemble des opposés des éléments de
X est noté − X.
C’est à dire si G est additif et si X est une partie de G, −X  −x tq : x ∈ X .
- Si G est infini on dit que le groupe est d’ordre infini.
- Les groupes sont en générales multiplicatifs .
- Les groupes abéliens sont par fois additifs.

Exemple 2-1-2 :
∗ N, , N, , Z, , Q,  , R, , C,  ne sont pas des groupes.
∗ Z, , Q,  , R, , C, , Q ∗ ,  , R ∗ , , C ∗ , , Q ∗ ,  , R ∗ , 
sont des groupes abéliens.
∗ Soit E un ensemble quelconque.
- PE,  et PE, ∩ ne sont pas des groupes.
- PE, Δ est un groupe abélien.
- SE, ∘ est un groupe appelé le groue symétrique de E qui est :
∙ abélien si E  ∅ ou E contient un seul élément ou 2 éléments.
∙ non abélien si E contient au mois 3 éléments.
SE étant l’ensemble des pémutations de E.
∗ Si G est un groupe alors PG n’est pas un groupe pour la loi induite.
∗ Si G et H sont deux groupes alors G  H est un groupe.
n
∗ Si G 1 , G 2 , . . . . . . . , G n sont des groupes alors  G i  G 1  G 2 . . . . . . . G n
i1
est un groupe.

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∗ Si G est un groupe alors pour tout entier naturel non nul n, G n est un groupe.
En particulier : pour tout entier naturel non nul n, Z n ,  est un groupe abélien.
∗ Si G est un groupe et si E est un ensemble quelconque alors : G E est un groupe.

Propriétés 2-1-3 :
Soit G un groupe.
1) Tous les éléments de G sont réguliers pour la loi de G.
2) ∅ n’est pas symétrisable pour la loi induite de G à PG.
3) PG n’est un groupe pour la loi induite de G à PG.
4) Si X est une partie de G alors X est symétrisable pour la loi induite de G à PG si
seulement si.X est un singleton.
5) Si X est une partie de G alors X ′  ′  X En particulier :
- si G est un groupe multiplicatif alors : X −1  −1  X.
- si G est un groupe additif alors : −−X  X.
6) Si X et Y sont des parties de G et si la loi G est noté  alors X  Y ′  Y ′  X ′ .
En particulier :
- si G est un groupe multiplicatif alors : XY −1  Y −1 X −1 .
- si G est un groupe additif alors : −X  Y  −Y − X.
7) Si G est un groupe multiplicatif alors pour tout élément a de G l’application
suivante :
f: Z  G
n  f n  a n
est un homomorphisme de Z,  vers G, .
8) Si G est un groupe additif alors pour tout élément a ∈ G l’application suivante :
f: Z  G
n  f n  na
est un homomorphisme de Z,  vers G, .
9) Soient H un autre groupe, f un homomorphisme de [Link] H.
Si e est l’élément neutre de G et si  est l’élément neutre de H alors :
a) f e   c’est à dire : e ∈ ker f.
b) Si a est un élément de G, a ′ est le symétrique de a et f a ′ est le symétrique
de fa alors : fa ′   f a ′ .
c) f est injectif si seulement si ker f  e
10) Soient H un autre groupe, f un homomorphisme de [Link] H et a ∈ G un élément
quelconque de G.
a) Si G et H sont multiplicatifs alors : ∀n ∈ Z : f a n   f a n .
b) Si G et H sont additifs alors : ∀n ∈ Z : f na  nf a.
c) Si G est multiplicatif et si H est additif alors : ∀n ∈ Z : f a n   nfa.
d) Si G est additif et si H est multiplicatif alors : ∀n ∈ Z : f na  fa n .

Démonstration :
1) Soient  la loi composition interne du groupe G et e l’élément neutre de G pour la
loi .
Soit a un élément quelconque de G et a ′ son symétrique.

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∀x, y ∈ G :
a  x  a  y  a ′  a  x  a ′  a  y  a ′  a  x  a ′  a  y
 ex  ey
 x  y.
x  a  y  a  x  a  a ′  y  a  a ′  x  a  a ′   y  a  a ′ 
 xe  ye
 x  y.
Donc a est un élément régulier de G.
Ce qui montre que tous les éléments de G sont réguliers pour la loi de G.
2) Soient  la loi composition interne du groupe G et e l’élément neutre de G pour la
loi .
Puisque ∅ est absorbant alors : ∀X ∈ PG : ∅  X  ∅ ≠ e.
Donc ∅ n’est pas symétrisable pour la loi induite de G à PG.
3) Puisque ∅ est un élément de PG qui n’est pas symétrisable alors PG n’est un
groupe pour la loi induite de G à PG.
4) Soient  la loi composition interne du groupe G, e l’élément neutre de G pour la
loi  et X une partie de G.
 ) Si X est symétrisable :
Soit Y le symétrique de X.
X  Y  e ≠ ∅  X ≠ ∅ et Y ≠ ∅ .
Soient a un élément de X et b un élément de Y.
a  b ∈ X  Y  e  a  b  e. Donc b est symétrique de a.
∀x ∈ X : x  b ∈ X  Y  e  x  b  e  a  b  x  a.
Ce qui montre que X  a est un singleton.
 ) Si X est un singleton :
Soient a l’élément de X et a ′ son symétrique.
X  a ′   a  a ′   a  a ′   e
.
a ′   X  a ′   a  a ′  a  e
Donc X est symétrisable pour la loi induite de G à PG et son symétrique
est égal à a ′ .
5) Soient  la loi composition interne du groupe G, e l’élément neutre de G pour la
loi  et X une partie de G.
⊂ ) Soit x un élément quelconque de X ′  ′ .
Alors il existe un élément x ′ de X ′ tel que x soit le symétrique de x ′ .
Puisque x ′ est un élément de X ′ alors il existe un élément x ′′ de X tel que x ′
soit le symétrique de x ′′ .
Puisque x est le symétrique de x ′ et x ′ soit le symétrique de x ′′ alors :
x  x ′′ ∈ X.
Donc : X ′  ′ ⊂.X ′  ′ .
⊃ ) Soient x un élément quelconque de X et x ′ son symétrique.
Alors x ′ ∈ X ′ .
Puisque x est le symétrique de x ′ ∈ X ′ alors x ∈ X ′  ′ .
Donc : X ⊂.X.
Ce qui montre que X ′  ′ .X ′  ′ .
En particulier :
- si G est un groupe multiplicatif alors : X −1  −1  X.
- si G est un groupe additif alors : −−X  X.
ZENNAYI Mohammed 35 sur 125 Structures
6) Soient X et Y deux parties de G et  la loi G.
⊂ ) Soit x un élément quelconque de X  Y ′ .
Alors il existe un élément u de X  Y tel que x soit le symétrique de u.
u ∈ X  Y  ∃a ∈ X et ∃b ∈ Y tq : u  a  b .
Soient a ′ le symétrique de a et b ′ le symétrique de b.
Puisque x est le symétrique de u  a  b alors : x  b ′  a ′ ∈ Y ′  X ′
Donc : X  Y ′ ⊂ Y ′  X ′
⊃ ) Soient x un élément quelconque de Y ′  X ′
Alors il existe un élément v de Y ′ et un élément u de X ′ tel que x  v  u.
Puisque u ∈ X ′ et puisque v ∈ Y ′ alors il existe un élément a de X et un
élément b de Y tel que u soit le symétrique de a et v soit le symétrique de b.
Donc x  v  u est le symétrique de a  b ∈ X  Y. Par suite x ∈ X  Y ′
On a alors : Y ′  X ′ ⊂ X  Y ′ .
Ce qui montre que X  Y ′  Y ′  X ′
En particulier :
- si G est un groupe multiplicatif alors : XY −1  Y −1 X −1 .
- si G est un groupe additif alors : −X  Y  −Y − X.
7) Supposons que G est un groupe multiplicatif.
Soient a un élément quelconque de G et f l’application suivante :
f: Z  G
n  fn  a n .
∀n, m ∈ Z : fn  m  a nm  a n a m  fnfm.
Donc f est un homomorphisme de Z,  vers G, .
8) Supposons que G est un groupe additif.
Soient a un élément quelconque de G et f l’application suivante :
f: Z  G
n  fn  na.
∀n, m ∈ Z : fn  m  n  ma  na  ma  fn  fm.
Donc f est un homomorphisme de Z,  vers G, .
9) Soient e l’élément neutre de G,  l’élément neutre de H,  la loi du groupe G et T
la loi du groupe H.
a) f eTf e  f e  e  f e  f eT.
D’après 1), f e est un élément régulier de H. Donc f e  .
Ce qui montre que : e ∈ ker f.
b) Soient a un élément de G, a ′ le symétrique de a et f a ′ le symétrique de fa.
faTfa ′   fa  a ′   fe    faTf a ′  fa ′   f a ′ .
c)  ) Si f est injectif :
e ∈ ker f  e ⊂ ker f.
∀a ∈ ker f : fa    f e  a  e ∈ e. Donc : ker f ⊂ e.
Ce qui montre que ker f  e
 ) Si ker f e :
Soient a et b deux éléments quelconques de G tels que fa  fb.
Posons b ′ le symétrique de b, f b ′ le symétrique de f b et f a ′
le symétrique de f a.
fa  b ′   faTfb ′   faTfb ′  faTfa ′    a  b ′ ∈ ker f  e.
Donc :
a  b ′  e  a  b ′   b  e  b  a  b ′  b  b  a  e  b  a  b.
Ce qui montre que f est injectif.
ZENNAYI Mohammed 36 sur 125 Structures
10) a) Supposons que G et H sont [Link] soit n un entier relatif quelconque.
- Si n  0 :
D’après la propriété 1-3-9) b), f a n   f a n .
- Si n  0 :
Soient e l’élément neutre de G et  l’élément neutre de H.
f a n   fa 0   fe    fa 0  f a n .
- Si n  0 :
−n
fa n   f a −1  −n   f a −1  −n  fa −1  f a n .
b) Supposons que G et H sont [Link] soit n un entier relatif quelconque.
- Si n  0 :
D’après la propriété 1-3-9) c), f na  nf a.
- Si n  0 :
f a n   f0a  f0 G   0 H  0fa  nf a.
- Si n  0 :
f na  f−n−a  −nf −a  −n−fa  nf a.
c) Supposons que G est multiplicatif et H est additif.
Soit n un entier relatif quelconque.
- Si n  0 :
D’après la propriété 1-3-9) d), f a n   nf a.
- Si n  0 :
Soient e l’élément neutre de G.
f a n   fa 0   fe  0 H  0fa  nf a.
- Si n  0 :
fa n   f a −1  −n   −nf a −1   −n−fa  nf a.
d) Supposons que G est additif et H est multiplicatif.
Soit n un entier relatif quelconque.
- Si n  0 :
D’après la propriété 1-3-9) d), f na  f a n .
- Si n  0 :
Soient  l’élément neutre de H.
f na  f0a  f0 G     fa 0  f a n .
- Si n  0 :
−n
fna  f−n−a  f −a −n  fa −1  f a n .

2-2 - Sous-groupes :

Définition 2-2-1 :
Soenit G un groupe et H une partie de G.
On dit que H est un sous-groupe de G et on note H est un s. g de G si on a les deux
propriétés suivantes :
i) H est stable pour la loi de G.
ii) H est un groupe pour la restriction de la loi de G à H.

ZENNAYI Mohammed 37 sur 125 Structures


Remarque 2-2-2 :
Soient G un groupe et H une partie de G.
1) Si H est un sous-groupe de G alors :
a) H et G contiennent le même élément neutre.
b) Le symétrique d’un élément quelconque x de H dans H est égal au symétrique
de x dans G.
2) Si H ne contient pas l’élément neutre de G alors H n’est pas un sous-groupe
de G.

Démonstration :
Notons par  la loi de G et par e l’élément neutre de G.
1) a) Soit e ′ l’élément neutre de H.
e ′  e ′  e ′  e ′  e  e ′  e (car e ′ est régulier).
Donc H et G contiennent le même élément neutre.
b) Soient x un élément quelconque de H, x ′ son symétrique dans G et x ′′ son
symétrique dans H.
x ′′  x ′′  e  x ′′  x  x ′   x ′′  x  x ′  e  x ′  x ′ .
Donc le symétrique d’un élément quelconque x de H dans H est égal au
symétrique de x dans G.
2) Si H ne contient pas l’élément neutre de G alors (d’après 1) a)) H n’est pas un
sous-groupe de G.

Propriétés caractéristiques 2-2-3 :


Soenit G, ∗ un groupe, e l’élément neutre de G et H une partie.

1) Pour que H soit un sous-groupe de G il faut et il suffi qu’on à les trois propriétés
suivants :
i) H ≠ ∅
ii) H est stable pour la loi de G (c’es à dire : ∀x, y ∈ H : x ∗ y ∈ H)
iii) ∀x ∈ H : x ′ ∈ H (où x ′ est le symétrique de x dans G).

2) Pour que H soit un sous-groupe de G il faut et il suffi qu’on à les deux propriétés
suivants :
i) H ≠ ∅
ii) ∀x, y ∈ H : x ∗ y ′ ∈ H (où y ′ est le symétrique de y dans G).

Démonstration :
1)  ) Si H est un sous-groupe de G :
∙ e ∈ H  H ≠ ∅. Donc la propriété i) est vérifiée.
∙ Puisque H est un sous-groupe de G alors H est stable pour la loi de G.
Donc la propriété ii) est vérifiée.
∙ Soient x un élément quelconque de H.
Puisque H est un groupe (car H est un sous-groupe de G) alors x est
symétrisable dans H.

ZENNAYI Mohammed 38 sur 125 Structures


Soit x ′ le symétrique de x dans G.
D’après la remarque 2-2-2-1) b), x ′ est aussi le symétrique de x dans H.
Ce qui montre que x ′ ∈ H.
Donc la propriété iii) est vérifiée.
 ) Si les trois propriétés i), ii) et iii) sont vérifiées :
∙ D’après ii) H est stable pour la loi de G.
∙ ∀x, y, z ∈ H : x, y, z ∈ G  x  y  z  xy  z.
Donc la restriction de la loi de G à H est associative.
∙ Soient a un élément de H (a existe d’après i)) et a ′ son symétrique dans G.
D’après iii), a ′ ∈ H. Par suite (d’après ii)), e  a  a ′ ∈ H.
Pour tout élément x de H, on a x  e  e  x  x.
Donc e est l’élément neutre de H.
∙ Soient x un élément quelconque de H et x ′ son symétrique dans G.
D’après iii), x ′ ∈ H. et on a : x  x ′  x ′  x  e.
Donc x ′ est le symétrique de x dans H.
Ce qui montre que H est un sous-groupe de G.

2)  ) Si H est un sous-groupe de G :
∙ D’après 1) i), e ∈ H  H ≠ ∅. Donc la propriété 2) i) est vérifiée.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H, et soit y ′ le symétrique de y
dans G.
D’après 1) iii) y ′ ∈ H.
D’après 1) ii) x  y ′ ∈ H.
Donc la propriété 2) i) est vérifiée.
 ) Si les deux propriétés i) et ii) sont vérifiées :
∙ D’après 1) i), la propriété 2) i) est vérifiée.
∙ Soient a un élément de H (a existe d’après 2) i)) et a ′ son symétrique dans G.
D’après 2) ii), e  a  a ′ ∈ H. (car a, a ∈ H).
∙ Soient x un élément quelconque de H et x ′ son symétrique dans G.
e, x ∈ H  x ′  e  x ′ ∈ H (d’après 2) ii)).
Donc la propriété 1) iii) est vérifiée.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H, et soit y ′ le symétrique de y
dans G.
D’après la propriété suivantes y ′ ∈ H.
Puisque x, y ′ ∈ H alors (d’après 2) ii)), x  y ∈ H.
Donc H est stable pour la loi de G. Par suite la propriété 2) ii) est vérifiée.
Puisque les propriétés i), ii) et iii) de 1) sont vérifiées, alors H est un
sous-groupe de G.

Exemples et propriétés 2-2-4 :


Soient G un groupe et e son élément neutre.
1) G et e sont des sous-groupes de G appelés les sous-groupes triviaux de G.
2) Si H et K sont des sous-groupes de G alors H ∩ K est un sous-groupe de G.
3) Si E est un ensemble non vide de sous-groupes de G alors l’intersection des
éléments de G est un sous-groupe de G.
C’est à dire si E est un ensemble non vide de sous-groupes de G alors  H
H∈E
est un sous-groupe de G.
ZENNAYI Mohammed 39 sur 125 Structures
4) Si I est un ensemble non vide et si H i  i∈I est une famille de sous-groupes de G
indéxée par I alors  H i est un sous-groupe de G.
i∈I
5) Soient G ′ un autre groupe et f un homomorphisme de G vers G ′ .
a) Si H est un sous-groupe de G alors f H est un sous-groupe de G ′ .
b) Si K est un sous-groupe de G ′ alors f −1 K est un sous-groupe de G.
c) ker f est un sous-groupe de G.
6) Si G est multiplicatif alors :
a) ∀a ∈ G : a k tq : k ∈ Z est un sous-groupe de G.
b) Si H est un sous-groupe de G alors pour tout élément a de H :
a k tq : k ∈ Z ⊂ H.
7) Si G est additif alors :
a) ∀a ∈ G : ka tq : k ∈ Z est un sous-groupe de G.
b) Si H est un sous-groupe de G alors pour tout élément a de H :
ka tq : k ∈ Z ⊂ H.
8) 1, −1 est un sous-groupe des groupes multiplicatifs Q ∗ , R ∗ et C ∗ .
7) ∀a ∈ Z : aZ  Za  ka tq : k ∈ Z est un sous-groupe de Z, .
8) Les sous-groupes de Z,  sont les parties de Z de la forme nZ telle que n ∈ N.

Démonstration :
1) Soit  la loi de G.
∙ Puisque G,  est un groupe alors G est un sous-groupes de lui même.
∙ e ∈ e  e ≠ ∅.
∀x, y ∈ e : x  y  e  x  y  e  e  e ∈ e.
Soient x un élément quelconque de e et x ′ son symétrique dans G.
x ∈ e  x  e  x ′  e ∈ e.
Donc e est un sous-groupe de G.
2) Soit  la loi de G.
Supposons que H et K sont des sous-groupes de G.
∙ Alors : e ∈ H et e ∈ K  e ∈ H ∩ K  H ∩ K ≠ ∅.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H ∩ K, et soit y ′ le symétrique de y
dans G.
x, y ∈ H ∩ K  x, y ∈ H et x, y ∈ K  x  y ′ ∈ H et x  y ′ ∈ K
 x  y ′ ∈ H ∩ K.
Donc H ∩ K est un sous-groupe de G.
3) Soient  la loi de G et E un ensemble non vide de sous-groupes de G.
∙ Puisque e appartient à tous les éléments de E alors e appartient à  H.
H∈E
Donc :  H ≠ ∅.
H∈E
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de  H, et soit y ′ le symétrique de y
H∈E
dans G.
x, y ∈  H  ∀H ∈ E : x, y ∈ H  ∀H ∈ E : x  y ′ ∈ H  x  y ′ ∈  H.
H∈E H∈E
Donc  H est un sous-groupe de G.
H∈E

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4) Soient  la loi de G, I est un ensemble non vide et H i  i∈I une famille de
sous-groupes de G indéxée par I.
∙ e ∈  H i (car on a : ∀i ∈ I : e ∈ H i ). Donc :  H i ≠ ∅.
i∈I i∈I
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de  H i , et soit y ′ le symétrique de y
i∈I
dans G.
x, y ∈  H i  ∀i ∈ I : x, y ∈ H i   ∀i ∈ I : x  y ′ ∈ H i   x  y ′ ∈  H i .
i∈I i∈I
Donc  H i est un sous-groupe de G.
i∈I
5) Soient  la loi de G et  ′ la loi de G ′ .
a) Soit H un sous-groupe de G.
∙ H ≠ ∅  f H ≠ ∅.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de f H, et soit y ′ le symétrique de y
dans G ′ .
x, y ∈ f H  ∃a, b ∈ H tq : x  f a et y  f b.
Soit b ′ le symétrique de b dans G.
Puisque H est un sous-groupe de G et puisque a, b ∈ H alors a  b ′ ∈ H.
Donc : x  ′ y ′  fa  ′ f b ′  fa  ′ f b ′   fa  b ′  ∈ f H.
Ce qui montre que f H est un sous-groupe de G ′ .
b) Soient K est un sous-groupe de G ′ et e ′ l’élément neutre de G ′ .
∙ f e  e ′ ∈ K  e ∈ f −1 K  f −1 K ≠ ∅.
∙ Soient a et b deux éléments quelconques de f −1 K, et soit b ′ le symétrique de
b dans G.
a, b ∈ f −1 K  fa, fb ∈ K.
Puisque b ′ est le symétrique de b dans G alors f b ′  est le symétrique de f b
dans G ′ . Donc fb ′  ∈ K (car K est un sous-groupe de G ′ ).
Par suite : fa  b ′   fa  ′ f b ′   fa  ′ f b ′ ∈ K  a  b ′ ∈ f −1 K.
Ce qui montre que f −1 K est un sous-groupe de G.
c) Soit e ′ l’élément neutre de G ′ .
Puisque e ′  est un sous-groupe de G ′ alors ker f  f −1 e ′  est un sous-groupe
de G.
6) Supposons que G est multiplicatif.
a) Soit a un éléments quelconques de G.
Puisque l’application suivante : f: Z  G
k  f k  a k
est un homomorphisme de Z vers G alors :
a k tq : k ∈ Z  f Z est un sous-groupe de G.
b) Soient H un sous-groupe de G et a un élément quelconque de H.
Puisque H est un sous-groupe de G, .  alors H, .  est un groupe.
Donc a k tq : k ∈ Z ⊂ H.(car a est un élément de H).
7) Supposons que G est additif.
a) Soit a un éléments quelconques de G.
Puisque l’application suivante : f: Z  G
k  f k  ka
est un homomorphisme de Z vers G alors :
ka tq : k ∈ Z  f Z est un sous-groupe de G.

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b) Soient H un sous-groupe de G et a un élément quelconque de H.
Puisque H est un sous-groupe de G,  alors H,  est un groupe.
Donc ka tq : k ∈ Z ⊂ H.(car a est un élément de H).
8) ∙ 1, −1 ≠ ∅ (car 1 ∈ 1, −1).
∙ ∀x, y ∈ 1, −1 :
- Si x  1 : xy  1y  y ∈ 1, −1.
- Si y  1 : xy  x1  x ∈ 1, −1.
- Si x ≠ 1 et y ≠ 1 : alors : x  y  −1  xy  −1−1  1 ∈ 1, −1.
∙ 1 −1  1 ∈ 1, −1 (car 1 est l’élément neutre).
−1−1  1  −1 −1  −1 ∈ 1, −1.
Donc 1, −1 est un sous-groupe des groupes multiplicatifs Q ∗ , R ∗ et C ∗ .

Notation 2-2-5 :
Pour tout entier relatif n on note par nZ, l’ensemble nZ  nk tq : k ∈ Z .
C’est à dire : ∀n ∈ Z : nZ  nk tq : k ∈ Z .

Remarque 2-2-6 :
1) Pour tout entier relatif n, nZ est un sous-groupe de Z, .
∀n ∈ Z : nZ est un sous-groupe de Z, .
2) Si H est un sous-groupe de Z,  alors pour tout éllément n de H, nZ est contenu
dans H.
C’est à dire si H est un sous-groupe de Z,  alors : ∀n ∈ H : nZ ⊂ H.
3) Si H est un sous-groupe de Z,  alors pour tout éllément n de H, la valeur absolue
de n appartient à H.
C’est à dire si H est un sous-groupe de Z,  alors : ∀n ∈ H : |n| ∈ H.
4) Pour tout entier relatif n, nZ  |n|Z.
5) Si n et m sont des entiers relatifs alors :
i) nZ ⊂ mZ  m|n.
ii) nZ  mZ  |n|  |m|  n  m ou n  −m.

Démonstration :
1) Soit n un entier relatif.
D’après la propriété 2-2-4-7) a), nZ  nk tq : k ∈ Z .est unsous-groupe de Z, .
2) Soient H un sous-groupe de Z,  et n éllément quelconque n de H.
D’après la propriété 2-2-4-7) b), nZ  nk tq : k ∈ Z ⊂ H.
3) Soient H un sous-groupe de Z,  et n éllément quelconque n de H.
- Si n est positif : alors |n|  n ∈ H.
- Si n est négatif : alors |n|  −n ∈ H.
4) Soit n un entier relatif.
- Si n est positif : alors |n|  n. Donc : nZ  |n|Z.
- Si n est négatif : alors |n|  −n.
∙ Puique nZ est un sous-groupe de Z,  et puisque n ∈ nZ alors |n| ∈ nZ.
Donc : |n|Z. ⊂ nZ.
∙ Puique |n|Z est un sous-groupe de Z,  et puisque n  −|n| ∈ |n|Z alors
nZ. ⊂ |n|Z.
Ce qui montre que nZ  |n|Z.

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5) Soient n et m deux entiers relatifs.
i)  ) Si nZ ⊂ mZ :
n  n1 ∈ nZ ⊂ mZ  ∃k ∈ Z tq : n  mk  m|n.
 ) Si m|n :
Alors : ∃k ∈ Z tq : n  mk.
∀a ∈ nZ : ∃u ∈ Z tq : a  nu. Donc : a  mku  mku ∈ mZ.
Par suite nZ ⊂ mZ.
Ce qui prouve que nZ ⊂ mZ  m|n.
ii) nZ  mZ  |n|Z  |m|Z  |n|Z ⊂ |m|Z et |m|Z ⊂ |n|Z  |m|||n| et |n|||m|
 |n|  |m|  n  m ou n  −m.

Théorème 2-2-7 :
Les sous-groupes de Z,  sont les parties de Z de la forme nZ telles que n ∈ N.

Démonstration :
∙ Les parties de Z de la forme nZ telles que n ∈ N sont tous des ous-groupes
de Z, .
∙ Soit H un sous-groupe quelconque de Z, .
- Si H  0 :
Alors : H  0  0Z et 0 ∈ N.
- Si H ≠ 0 :
Soit u élément non nul de H. u ≠ 0  |u|  0  |u| ∈ N  . Alors : |u| ∈ H ∩ N  .
Par suite H ∩ N  est une partie non vide de N  .
Soit n le plus petit élément de H ∩ N  .
 n ∈ H ∩ N  ⊂ H  nZ ⊂ H.
a  nq  r
 Soit a élément quelconque de H. Il existe q, r ∈ Z tels que : .
0≤rn
n ∈ H  nq ∈ nZ ⊂ H. Alors : r  a − nq ∈ H.
Supposons que r est non nul. Alors : r ∈ H ∩ N  ⊂ H  r ≥ n.
Ce qui est absurde. Donc r est nul. Par suite a  nq  r  nq  0  nq ∈ nZ.
Ce qui montre que H  nZ.

2-3 - Classes modulo un sous-groupe :

Définition et notations 2-3-1 :


Soenit G, ∗ un groupe et H un sous-groupe de G.
∗ Pour tout élément a de G, a ∗ H  a ∗ h tq : h ∈ H est appelé la classe à gauche
de a modulo H ou la classe à gauche de a.
∗ Pour tout élément a de G, H ∗ a  h ∗ a tq : h ∈ H est appelé la classe à droite
de a modulo H la classe à droite de a.
∗ Si G est abélien alors pour tout élément a de G, a ∗ H  H ∗ a est appelé la classe de
classe de a modulo H ou la classe de a et noté aussi.: a H ou a.
∗ G ↙ H  a ∗ H tq : a ∈ G ⊂ PG est l’ensemble des classes à gauche des
éléments de G modulo H.
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∗ G ↗ H  H ∗ a tq : a ∈ G ⊂ PG est l’ensemble des classes à droite des
éléments de G modulo H.
∗ Si G ↙ H est fini, on dit que H est d’indice fini dans G.
∗ Si H est d’indice fini dans G, le cardinal de G ↙ H est appelé l’indice de H dans G et
noté G : H.
C’est à si H est d’indice fini dans G, G : H  |G ↙ H|.
∗ Si G ↙ H est infini, on dit que H est d’indice infini dans G.
∗ Si G est abélien : G╱H  G ↙ H  G ↗ H  a H tq : a ∈ G  a tq : a ∈ G
est l’ensemble des classes de a modulo H ou l’ensemble des classes de a.
∗ Si G est abélien, l’application suivante : p : G  G╱H
a  pa  a H
qui est surjective est appelée la surjection canonique de G vers G╱H.

Exemples 2-3-2 :
Soit n un entier natrel.
Pour tout entier relatif k, k  nZ est appelé la classe de k modulo n ou la classe de k, et
noté k modulo n ou k.
Soient a et b deux entier relatifs. Si a  nZ  b  nZ on dit que a congru à b modulo n et
on note : a ≡ b modulo n ou a ≡ b.
1) Z ↙ nZ  Z ↗ nZ  Z╱nZ.
2) ∀a, b ∈ Z : a ≡ b modulo n  a − b ∈ nZ.
3) Si n  0.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 0  k.
b) Z╱0  Z╱0Z  k tq : k ∈ Z .
c) 0Z  0 est d’indice infini dans Z.
4) Si n  1.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 1  Z.
b) Z╱Z  Z╱1Z  Z.
c) 1Z  Z est d’indice fini dans Z et on a Z : Z  Z : 1Z  1.
5) Si n ≠ 0.
a) 0, . . . . , n − 1 sont distincts deux à deux.
b) Z╱nZ  0, . . . . , n − 1.
c) nZ est d’indice fini dans Z et on a Z : nZ  n.

Démonstration :
1) Puisque Z est un groupe abélien alors : Z ↙ nZ  Z ↗ nZ  Z╱nZ.
2) ∀a, b ∈ Z : a ≡ b modulo n  a  nZ  b  nZ  −b  a  nZ  −b  b  nZ
 −b  a  nZ  −b  b  nZ  0  nZ  nZ
 a − b  nZ  nZ
 a − b ∈ nZ.
3) Supposons que n  0.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 0  k  0Z  k  0  k.
b) Z╱0  Z╱0Z  k modulo 0 tq : k ∈ Z  k tq : k ∈ Z .
c) Pisque Z╱0  k tq : k ∈ Z est un ensemble infini alors 0Z  0 est
d’indice infini dans Z.

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4) Supposons que n  1.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 1  k  1Z  k  Z  Z.
b) Z╱Z  Z╱1Z  k modulo 0 tq : k ∈ Z  Z.
c) Pisque Z╱Z  Z╱1Z  Z alors Z  1Z est d’indice fini dans Z et on a
Z : Z  Z : 1Z  1.
5) Supposons que n ≠ 0 et posons I  0, . . . . , n − 1.
i≥j
a) Soient i et j deux éléments quelconqes de I tels que : .
ij
i ≥ j  i − j ≥ 0. i − j ≤ i ≤ n − 1 (car j ≥ 0 et i ∈ I). Donc i − j ∈ I.
i  j  i ≡ j modulo n  i − j ∈ nZ  ∃k ∈ Z tq : i − j  kn.
Alors : kn  i − j ∈ I  0 ≤ kn ≤ n − 1  n  0 ≤ k  1  k  0  i − j  0
 i  j.
Donc 0, . . . . , n − 1 sont distincts deux à deux.
b) Soit x un élément quelconque de Z╱nZ.
k  qn  i
Il existe un entier relatif k tel que x  k. k ∈ Z  ∃q, i ∈ Z tq : .
0≤in
0 ≤ i  n  i ∈ I.
k  qn  i  k − i  qn ∈ nZ  k ≡ i modulo n  x  k  i ∈ 0, . . . . , n − 1.
Donc Z╱nZ  0, . . . . , n − 1.
c) D’après b) nZ est d’indice fini dans Z et on a :
Z : nZ  |Z╱nZ|  |0, . . . . , n − 1|  n.

Propriétés 2-3-3 :
Soenit G, ∗ un groupe, e son élément neutre et H un sous-groupe de G.
1) H ∈ G ↙ H et H ∈ G ↗ H.
2) ∀a ∈ H : a ∗ H  H ∗ a  H.
3) ∀a ∈ G : a ∗ H  H  a ∈ H.
4) ∀a ∈ G : H ∗ a  H  a ∈ H.
5) H  G  G ∈ G ↙ H  G ∈ G ↗ H.
6) G ↙ G  G ↗ G  G.
7) Si H  e.
a) ∀a ∈ G : a  e  e  a  a.
b) G ↙ e  G ↗ e  a tq : a ∈ G .
c) G ↙ e et G ↗ e sont équipotents à G.
d) e est d’indice fini dans G si et selement si G est d’ordre fini, et dans ce cas :
G : e  |G|.
8) La relation R définie dans G par :
∀a, b ∈ G : aRb  a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
est une relation d’équivalence
9) G ↙ H est la partition de G associée à la relation d’équivalence R suivante :
∀a, b ∈ G : aRb  a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
10) ∀A ∈ G ↙ H et ∀a ∈ G : A  a ∗ H  a ∈ A.
11) La relation S définie dans G par :
∀a, b ∈ G : aSb  b ∗ a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
est une relation d’équivalence.

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12) G ↗ H est la partition de G associée à la relation d’équivalence S suivante :
∀a, b ∈ G : aSb  b ∗ a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
13) ∀A ∈ G ↗ H et ∀a ∈ G : A  H  a  a ∈ A.
14) Les éléments de G ↙ H et les éléments de G ↗ H sont tous équipotents à H.
15) Si H est d’ordre fini alors :
a) tous les éléments de G ↙ H sont finis et on a : ∀A ∈ G ↙ H : |A|  |H|.
b) tous les éléments de G ↗ H sont finis et on a : ∀A ∈ G ↗ H : |A|  |H|.
16) ∀a ∈ G : a ∗ H ′  H ∗ a ′ .
Où a ∗ H ′ est l’ensemble des symétriques éléments de a ∗ H et a ′ est le
symétrique de a.
17) ∀a ∈ G : H ∗ a ′  a ′  H.
Où a ∗ H ′ est l’ensemble des symétriques éléments de H  a ′ et a ′ est le
symétrique de a.
18) Les deux ensembles G ↙ H et G ↗ H sont équipotents.
19) H est d’indice fini dans G si seulement si G ↗ H est fini, et dans ce cas
G : H  |G ↗ H|.

Démonstration :
1) H  e  H ∈ G ↙ H et H  H  e ∈ G ↗ H.
2) ∀a ∈ H :
⊂ ) ∀x ∈ a ∗ H : ∃h ∈ H tq : x  a ∗ h ∈ H. Donc : a ∗ H ⊂ H.
⊂ ) ∀x ∈ H  a : ∃h ∈ H tq : x  h  a ∈ H. Donc : H  a ⊂ H.
⊃ ) Soit a ′ le symétrique de a.
x  e  x  a ∗ a ′   x  a ∗ a ′  x ∈ a ∗ H
∀x ∈ H : .
x  x  e  x  a ′ ∗ a  x  a ′  ∗ a ∈ H ∗ a
Alors : H ⊂ a ∗ H et H ⊂ H ∗ a.
Ce qui montre que : a ∗ H  H ∗ a  H.
3) ∀a ∈ G :
 ) Si a ∗ H  H : Alors : a  a  e ∈ a ∗ H  H. Donc a ∈ H.
 ) Si a ∈ H : Alors (d’après 2)), a ∗ H  H.
Ce qui montre que : a ∗ H  H  a ∈ H.
4) ∀a ∈ G :
 ) Si H  a  H : Alors : a  e  a ∈ H ∗ a  H. Donc a ∈ H.
 ) Si a ∈ H : Alors (d’après 2)), H ∗ a  H.
Ce qui montre que : H ∗ a  H  a ∈ H.
5) ∙ H  G  G  H ∈ G ↙ H et G  H ∈ G ↗ H.
∙ Si G ∈ G ↙ H :
Alors il existe un élément a de G tel que G  a  H.
Donc : H  e  H  a ′  a  H  a ′  a  H  a ′  G  G
où a ′ est le symétrique de a.
∙ Si G ∈ G ↗ H :
Alors il existe un élément a de G tel que G  H  a.
Donc : H  H  e  H  a  a ′   H  a  a ′  G  a ′  G.
où a ′ est le symétrique de a.
Par suite on a : G ∈ G ↙ H  H  G et G ∈ G ↗ H  H  G.
Ce qui prouve que : H  G  G ∈ G ↙ H  G ∈ G ↗ H.

ZENNAYI Mohammed 46 sur 125 Structures


6) ∙ G ∈ G ↙ G et G ∈ G ↗ G  G ⊂ G ↙ G et G ⊂ G ↗ G .
∙ ∀A ∈ G ↙ G : ∃a ∈ G tq : A  a ∗ G  G ∈ G.
Alors :G ↙ G ⊂ G.
∙ ∀A ∈ G ↗ G : ∃a ∈ G tq : A  G  a  G ∈ G.
Alors :G ↗ G ⊂ G.
Ce qui montre que : G ↙ G  G ↗ G  G.
7) Supposons H  e.
a) ∀a ∈ G :
∀x ∈ G : x ∈ a  e  x  a  e  a ∈ a. Donc : a  e  a.
∀x ∈ G : x ∈ e  a  x  e  a  a ∈ a. Donc : e  a  a.
Ce qui prouve que : a  e  e  a  a.
b) G ↙ e  a  e tq : a ∈ G  a tq : a ∈ G .
G ↗ e  e  a tq : a ∈ G  a tq : a ∈ G .
Donc : G ↙ e  G ↗ e  a tq : a ∈ G .
c) Pisque (d’après b)), G ↙ e  G ↗ e  a tq : a ∈ G alors :
G ↙ e et G ↗ e sont équipotents à G.
d) e est d’indice fini dans G  G ↙ e est fini
 G est d’ordre fini (car G ↙ e est équipotent à G).
Dans ce cas : G : e  |G| (car G ↙ e est équipotent à G).
8) ∙ ∀a ∈ G : a ′ ∗ a  e ∈ H  aRa. Donc R est réflexive.
∙ ∀a, b ∈ G : aRb  a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a)
 a ′ ∗ b ′ ∈ H (où a ′ ∗ b ′ est le symétrique de a ′ ∗ b)
 b ′ ∗ b ∈ H (où b ′ est le symétrique de b)
 bRa.
Donc R est symétrique.
∙ ∀a, b, c ∈ G :
aRb a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a)

bRc b ′ ∗ c ∈ H (où b ′ est le symétrique de b)
 a ′ ∗ b  b ′ ∗ c ∈ H  a ′ ∗ b  b ′  ∗ c ∈ H  a ′ ∗ e ∗ c ∈ H
 a ′ ∗ c ∈ H.
Donc R est transitive.
Ce qui montre que R est une relation d’équivalence dans G
9) ∀A ∈ G ↙ H : ∃a ∈ G tq : A  a ∗ H
∀x ∈ G :
x ∈ A  a ∗ H  ∃h ∈ H tq : x  a  h
 ∃h ∈ H tq : a ′ ∗ x  a ′ ∗ a  h  a ′ ∗ a  h  e  h  h
 a ′ ∗ x ∈ H  aRx  xRa
 x ∈ a R .
Alors : A  a R .
Ce qui montre que G ↙ H est la partition de G associée à la relation d’équivalence
R suivante : ∀a, b ∈ G : aRb  a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
10) ∀A ∈ G ↙ H et ∀a ∈ G :
A ∈ G ↙ H  A ∈ G╱R.
Donc : A  a ∗ H  A  a R  a ∈ A.

ZENNAYI Mohammed 47 sur 125 Structures


11) ∙ ∀a ∈ G : a  a ′  e ∈ H  aSa. Donc S est réflexive.
∙ ∀a, b ∈ G : aSb  b  a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a)
 b  a ′  ′ ∈ H (où b  a ′  ′ est le symétrique de b  a ′ )
 a  b ′ ∈ H (où b ′ est le symétrique de b)
 bSa.
Donc S est symétrique.
∙ ∀a, b, c ∈ G :
aSb b  a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a)

bSc c  b ′ ∈ H (où b ′ est le symétrique de b)
 c  b ′   b  a ′  ∈ H  c  b ′  b  a ′ ∈ H  c  e  a ′ ∈ H
 c  a ′ ∈ H.
Donc S est transitive.
Ce qui montre que S est une relation d’équivalence dans G
12) ∀A ∈ G ↗ H : ∃a ∈ G tq : A  H  a
∀x ∈ G :
x ∈ A  H  a  ∃h ∈ H tq : x  h  a
 ∃h ∈ H tq : x  a ′  h  a  a ′  h  a  a ′   h  e  h
 x  a ′ ∈ H  aSx  xSa
 x ∈ a S .
Alors : A  a S .
Ce qui montre que G ↗ H est la partition de G associée à la relation d’équivalence
S suivante : ∀a, b ∈ G : aSb  b  a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
13) ∀A ∈ G ↗ H et ∀a ∈ G :
A ∈ G ↗ H  A ∈ G╱S.
Donc : A  H  a  A  a S  a ∈ A.
14) ∙ Soient A un éllément quelconque de G ↙ H et a un élément de.A.
Montrons que l’application suivante : f : H  A  a  H
h  fh  a  h
est une bijection de H vers A.
- ∀h, k ∈ H : fh  fk  a  h  a  k  h  k. Donc f est injective.
- ∀x ∈ A : x ∈ A  a  H  a  H  A  x  H.
Alors a ′  x ∈ H (où a ′ est le symétrique de a) et on a :
fa ′  x  a  a ′  x  a  a ′   x  e  x  x.
Donc f est surjective.
Par suite f est une bijection de H vers A.
Ce qui montre que A est équipotent à H.
∙ Soient A un éllément quelconque de G ↗ H et a un élément de.A.
Montrons que l’application suivante : g : H  A  H  a
h  gh  h  a
est une bijection de H vers A.
- ∀h, k ∈ H : gh  gk  h  a  k  a  h  k. Donc f est injective.
- ∀x ∈ A : x ∈ A  H  a  H  a  A  H  x.
Alors x  a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a) et on a :
gx  a ′   x  a ′   a  x  a ′  a  x  e  x.
Donc g est surjective.
Par suite f est une bijection de H vers A.
Ce qui montre que A est équipotent à H.
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15) Supposons que H est d’ordre fini.
a) Soit A un élément quelconque de G ↙ H
Puisque H est d’ordre fini et puisque A est équipotent à H alors A est aussi fini et
on a |A|  |H|.
b) Soit A un élément quelconque de G ↗ H
Puisque H est d’ordre fini et puisque A est équipotent à H alors A est aussi fini et
on a |A|  |H|.
16) ∀a ∈ G :
∀x ∈ G : x ∈ a ∗ H ′  x ′ ∈ a ∗ H (où x ′ est le symétrique de x)
 x ′ ∗ H  a ∗ H  x  x ′ ∗ H  x  a ∗ H
 x  a ∗ H  x  x ′  ∗ H  e ∗ H  H  x  a ∈ H
 x ∈ H  a′.
Donc : a ∗ H ′  H ∗ a ′ , où a ∗ H ′ est l’ensemble des symétriques des
éléments de a ∗ H et a ′ est le symétrique de a.
17) ∀a ∈ G :
∀x ∈ G : x ∈ H ∗ a ′  x ′ ∈ H ∗ a (où x ′ est le symétrique de x)
 H  x ′  H ∗ a  H  x ′   x  H ∗ a  x
 H ∗ a  x  H  x ′  x  H  e  H  a  x ∈ H
 x ∈ a ′  H.

Donc : H ∗ a  a ′  H.
Où H ∗ a ′ est l’ensemble des symétriques éléments de a ∗ H et a ′ est le
symétrique de a.
18) Soenit f et g les deux applications suivantes :
f: G ↙ H  G ↗ H
A  f A  A ′ (où A ′ est l’ensemble des symétriqus des éléments de A).
g:G↗HG↙H
A  f A  A ′ (où A ′ est l’ensemble des symétriqus des éléments de A).
∀A ∈ G ↙ H : gofA  gfA  gA ′   A ′  ′  A  id G↙H A.
∀A ∈ G ↗ H : fogA  fgA  fA ′   A ′  ′  A  id G↗H A.
gof  id G↙H
Alors : . Donc f est une bijection de G ↙ H vers G ↗ H.
fog  id G↗H
Ce qui prouve que les deux ensembles G ↙ H et G ↗ H sont équipotents.
19) H est d’indice fini dans G  G ↙ H est fini  G ↗ H est fini.
Dans ce cas : G : H  |G ↙ H|  |G ↗ H|.

Théorème 2-3-4 :
Soient G un groupe et H un sous-groupe de G.
Pour que G soit d’ordere fini il faut et il suffit que H est d’ordre fini et H est d’indice fini
dans G.
Dans ce cas on a la formule suivante appelé la formule de Lagrange : |G|  G : H|H|.

Démonstration :
Puisque G ↙ H est une partition de G alors G est d’ordre fini si seulement si G ↙ H
est fini et tous les éléments de G ↙ H sont finis.
Donc G est d’ordre fini si seulement si H est d’order fini et H est d’indice fini dans G.
Dans ce cas on a alors : |G|  ∑ |A|  ∑ |H|  G : H|H|.
A∈G↙H A∈G↙H

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Corollaire 2-3-5 :
Soient G un groupe et H un sous-groupe de G.
Si G est d’ordre fini alors l’ordre de H et l’indice de H dans G sont des diviseurs de
l’ordre de G.
C’est à dire si G est d’ordre fini alors |H| et G : H sont des diviseurs de |G|.

En éffet :
Supposons que G est d’ordre fini.
Puisqu’on a |G|  G : H|H| alors |H| et G : H sont des diviseurs de |G|.

Corollaire 2-3-6 :
Soient G un groupe et e son élément neutre.
Si G est fini d’ordre premier alors les seuls sous-groupes de G sont G et e

En éffet :
Supposons que G est fini d’ordre premier.
Puisque |H| est un diviseurs de |G| et puisque |G| est un nombre premier alors
|H|  |G| ou |H|  1. Donc H  G ou H  e.
Ce qui prouve que les seuls sous-groupes de G sont G et e

Corollaire 2-3-7 :
Soit G un groupe fini d’ordre premier.
1) Si G est multiplicatif alors :
a) ∀a ∈ G − e : G  a k tq : k ∈ Z (e étant l’élément neutre de G).
b) G est abélien.
2) Si G est additif alors :
a) ∀a ∈ G − 0 G  : G  ka tq : k ∈ Z .
b) G est abélien.

Démonstration :
1) a) Soient a un élément quelconque de G distinct de l’élément neutre e de G et
H  a k tq : k ∈ Z .
H est un sous-groupe de G contenant a. Donc H ≠ e.
Puisque (d’après le corollaire 2-3-6) les seuls sous-groupes de G sont G et e,
et puisque H est sous-groupe de G distinct de e alors :
G  H  a k tq : k ∈ Z .
b) Soient a un élément de G distinct de l’élément neutre e de G.
D’après a), G  H  a k tq : k ∈ Z .
∀x, y ∈ G : ∃n, m ∈ Z tq : x  a n et y  a m . xy  a n a m  a nm  a mn  a m a n  yx.
Donc G est abélien.
2) a) Soient a un élément quelconque de G distinct de 0 G et H  ka tq : k ∈ Z .
H est un sous-groupe de G contenant a. Donc H ≠ 0 G .
Puisque (d’après le corollaire 2-3-6) les seuls sous-groupes de G sont G et 0 G ,
et puisque H est sous-groupe de G distinct de 0 G  alors :
G  H  ka tq : k ∈ Z .

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b) Soient a un élément de G distinct de 0 G .
D’après a), G  H  ka tq : k ∈ Z .
∀x, y ∈ G : ∃n, m ∈ Z tq : x  na et y  ma.
x  y  na  ma  n  ma  m  na  ma  na  y  x.
Donc G est abélien.

Lemme 2-3-8 :
Soient G,  un groupe abélien et H un sous-groupe de G.
Si a et b sont des éléments de G alors : a H  b H  a  b H . (c’est à dire a )
C’est à dire : ∀a, b ∈ G : a  H  b  H  a  b  H.

En éffet :
∀a, b ∈ G : a H  b H  a  H  b  H  a  H  b  H  a  b  H  H
 a  b  H  H  a  b  H
 a  b H .

Théorème 2-3-9 :
Soient G un groupe abélien, H un sous-groupe de G et p la surjection canonique de G
vers G╱H.
1) G╱H est une partie stable de PG pour la loi induite.
2) G╱H est un groupe abélien.
3) La surjection canonique p de G vers G╱H est un homomorphisme de groupes.
4)  est la seule loi de composition interne T dans G╱H tel que p soit un
homomorphisme de G,  vers G╱H, T.
5) ker p  H.
6) p est un isomorphisme de G vers G╱H si seulement si H  e.

Démonstration :
1) ∀x, y ∈ G╱H : ∃a, b ∈ G tq : x  a H et y  b H .
x  y  a H  b H  a  b H ∈ G╱H.
Donc G╱H est une partie stable de PG pour la loi induite.
2) ∙ Puisque la loi  est commutative dans PG (car G est abélien) alors sa restriction
à G╱H est commtative.
∙ Puisque la loi  est associative dans PG alors sa restriction à G╱H est
associative.
∙ ∀x ∈ G╱H : ∃a ∈ G tq : x  a H . x  e H  a H  e H  a  e H  a H  x.
Donc e H est l’élément neutre de G╱H.
∙ Soit x un élément quelconque de G╱H. Il existe alors il existe un élément de G tel
que x  a H .
Soit a ′ le symétrique de a dans G pour la loi .
x  a ′  H  a H  a ′  H  a  a ′  H  e H .
Donc x est symétrisable pour la loi  dans G╱H dont le symétrique est égal
à a ′  H .
Ce qui montre que G╱H est un groupe abélien.

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3) ∀a, b ∈ G : pa  b  a  b H  a H  b H  pa  pb.
Donc la surjection canonique p de G sur G╱H est un homomorphisme de groupes.
4) Soit T une loi de composition interne quelconque dans G╱H tel que p soit un
homomorphisme de G,  vers G╱H, T.
∀x, y ∈ G╱H : ∃a, b ∈ G tq : x  a H et y  b H .
xTy  a H Tb H  paTpb  pa  b  pa  pb  a H  b H
 x  y.
Par suite T  . Donc  est la seule loi de composition interne T dans G╱H tel que p
soit un homomorphisme de G,  vers G╱H, T.
5) ∀a ∈ G : a ∈ ker p  pa  e H  a H  e H  a  H  e  H  H  a ∈ H.
Ce qui prouve que ker p  H.
6) p est un isomorphisme de G vers G╱H  p est injective  ker p  H
 H  e.

Théorème 2-3-10 :
Soient G et G ′ deux groupes (où G est abélien), f un homomorphisme de G
vers G ′ , H un sous-groupe de G et p la surjection canonique de G vers G╱H.
Pour qu’il existe une application f de G╱H vers G ′ tel que : f ∘ p  f
il faut et il suffit que : H ⊂ ker f.
Dans ce cas :
i) f est unique.
ii) f est un homomorphisme de G╱H vers G ′ .
iii) f est injectif si seulement si H  ker f.
iv) f est surjectif si seulement si f est surjectif.

Démonstration :
Soient  la loi de G, e l’élément neutre de G pour la loi de , T la loi de G ′ ,  l’élément
neutre de G pour la loi de T et R la relation d’équivalence dans G définie par :
aRb  a ′  b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
R est la relation d’équivalence dans G associer à la partition G╱H de G.
 ) Si f existe :
∀a ∈ H : e ′  a  e  a  a ∈ H  eRa  fa  fe   (car f existe)
 a ∈ ker f.
Donc : H ⊂ ker f.
 ) Si H ⊂ ker f :
Soient a et b deux éléments de G tels que aRb.
aRb  a ′  b ∈ H ⊂ ker f (où a ′ est le symétrique de a)  fa ′  b  
 fa ′   fb    fa ′  fb   (où fa ′ est le symétrique de fa)
 fa  fb.
Donc f existe.

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Dans ce cas :
i) f est unique (d’après le théorème 2-3-10).
ii) ∀x, y ∈ G╱H : ∃a, b ∈ G tq : x  pa et y  pb.
f x  y  f pa  pb  f pa  b  f op a  b  f a  b
 f a  fb  f op a  f op b  f pa  f pb
 f x  f y.
Donc : f est un homomorphisme de G╱H vers G ′ .
iii)  ) Si f est injectif :
Puisque f existe alors H ⊂ ker f.
∀a ∈ ker f : fe    fa  eRa  a  e  a  e ′  a ∈ H. Alors ker f ⊂ H.
Donc H  ker f.
 ) Si H  ker f :
∀a, b ∈ G :
- Si aRb alors fa  fb (car f existe).
- Si fa  fb alors :
fa ′ b  fa ′ fb  fa ′ fb  fa ′ fa    a ′ b ∈ ker f  H  aRb.
Alors : aRb  fa  fb.
Donc f est injectif.
iv) f est surjectif si seulement si f est surjectif (d’après le théorème 2-3-10).

Corolaire 2-3-11 :
Soient G et G ′ deux groupes (où G est abélien). f un homomorphisme de G
Si f est un homomorphisme de G vers G ′ alors G╱ ker f est isomorphe à f G.
C’est à dire si f est un homomorphisme de G vers G ′ alors : G╱ ker f ≃ f G.

Démonstration :
Soit f un homomorphisme de G vers G ′ et posons H  ker f.
f est un homomorphisme surjectif de G vers fG.
Puisque H  ker f alors (d’après le théorème 2-3-10) il existe un homomorphisme
injectif f de G vers fG tel que f ∘ p  f (où p est la surjection canonique de G
vers G╱H).
Donc f est un isomorphisme de G╱H  G╱ ker f vers fG.
Ce qui montre que : G╱ ker f  G╱H ≃ f G.

Corolaire 2-3-12 :
Soient G et G ′ deux groupes abéliens , f un homomorphisme de G vers G ′ ,
H et H ′ deux sous-groupes respictivement de G et G ′ , p la surjection canonique de G
vers G╱H et p ′ la surjection canonique de G ′ vers G ′ ╱H ′ .
Pour qu’il existe une application f de G╱H vers G ′ ╱H ′ tel que : f ∘ p  p ′ ∘ f
il faut et il suffit que : H ⊂ f. −1 H ′ .
Dans ce cas :
i) f est unique.
ii) f est un homomorphisme de G╱H vers G ′ ╱H ′ .
iii) f est injectif si seulement si H  f. −1 H ′ .
iv) Si f est surjectif alors f est surjectif.

ZENNAYI Mohammed 53 sur 125 Structures


Démonstration :
Soit e ′ l’élément neutre de G ′ et posons   p ′ of.
e ′  H ′  H ′ est l’élément netre de G ′ ╱H ′ et  est un homomorphisme de G vers G ′ ╱H ′ .
Pour qu’il existe une application f de G╱H vers G ′ ╱H ′ tel que : f ∘ p    p ′ ∘ f
il faut et il suffit que H ⊂ ker  (d’après le théorème 2-3-10).
∀a ∈ ker   a  e ′  H ′  p ′ ∘ fa  H ′  p ′ fa  H ′  fa H ′  H ′
 fa ∈ H ′
 a ∈ f −1 H ′ .
Donc : ker   f −1 H ′ .
Ce qui montre que l’application f existe si seulement si H ⊂ f −1 H.
Dans ce cas :
i) f est unique (d’après le théorème 2-3-10).
ii) f est un homomorphisme de G╱H vers G ′ ╱H ′ (d’après le théorème 2-3-10).
iii) f est injectif si seulement si H  ker   f. −1 H ′ .
iv) Supposons qe f est surjectif.
Alors p ′ ∘ f est surjectif, et par suite f ∘ p  p ′ ∘ f est surjectif.
Donc f est surjectif.

Remarque 2-3-13 :
Si G est un groupe abélien et si e est son élément neutre alors G╱e ≃ G.
En particulier Z╱0Z  Z╱0 ≃ Z.

En effet :
G╱e  G╱ kerid G  ≃ id G G  G.
En particulier Z╱0Z  Z╱0 ≃ Z.

2-4 - Sous -groupes engendrés :

Proposition et définition 2-4-1 :


Soient G un groupe et S une partie de G.
L’ensemble M des sous groupes de G contenants S n’est pas vide (car S ∈ M).
L’intersection des élélments de M est le plus petit (pour l’inclusion) élément de M
appelé le sous-groupe de G engendré par S et noté 〈S
Si a ∈ G et si S  a alors :
- 〈a est noté 〈a . C’est à dire : 〈a  〈a
- Si 〈a est d’ordre fini n on dit aussi que a est d’ordre fini n et on note |a|  n.
- Si 〈a est d’ordre infini on dit aussi que a est d’ordre infini.

Propriétés 2-4-2 :
Soenit G, ∗ un groupe, e son élément neutre et S une partie de G.
1) S ⊂ 〈S.
2) Si H est un sous-groupe de G alors 〈S ⊂ H si seulement si S ⊂ H.
3) Si H est un sous-groupe de G alors 〈H  H.
4) 〈∅  〈e  e.

ZENNAYI Mohammed 54 sur 125 Structures


5) Si S ≠ ∅.
a) L’ensemble x 1 ∗ x 2 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′
(où S ′ est l’ensemble des symétriques des éléments de S) est un sos-groupe de
G contenant S.
b) 〈S  x 1 ∗ x 2 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′
où S ′ est l’ensemble des symétriques des éléments de S.
6) Si G est multiplicatif alors :
∀a ∈ G : 〈a  a k tq : k ∈ Z qui est un sous-groupe abélien de G
7) Si G est additif alors :
∀a ∈ G : 〈a  ka tq : k ∈ Z qui est un sous-groupe abélien de G

Démonstration :
1) Puisque 〈S est le plus petit (pour l’inclusion) sos-groupe de G contenant S alors
S ⊂ 〈S.
2) Soit H un sous-groupe de G.
 ) Si 〈S ⊂ H :
Alors : S ⊂ 〈S ⊂ H. Donc : S ⊂ H.
 ) Si S ⊂ H :
Soit M l’ensemble des sous groupes de G contenants S.
Puisque S ⊂ H alors H ∈ M.
Donc 〈S ⊂ H (car 〈S est le plus petit élément de M).
3) Soit H un sous-groupe de G.
D’après 1) on a : H ⊂ 〈H.
Puisque H ⊂ H et puisque H est un sous-groupe de G alors (d’après 2)) 〈H ⊂ H.
Donc 〈H  H.
4) ∅ ⊂ e  〈∅ ⊂ e (car e est un sos-groupe de G).
Puisque 〈∅ est un sos-groupe de G alors : e ∈ 〈∅  e ⊂ 〈∅.
Donc 〈∅  e. On a aussi 〈e  〈e  e (car e est un sos-groupe de G).
Par suite on a : 〈∅  〈e  e.
5) Supposons que S ≠ ∅.
a) Posons H  x 1 ∗ x 2 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′
où S ′ est l’ensemble des symétriques des éléments de S .
∙ Soit x un élément quelconque de S.
Posons x 1  x, x 2 le symétrique de x et x 3  x alors :
x 1 , x 2 , x 3 ∈ S  S ′ et x  e  x  x 1 ∗ x 2 ∗ x 3 ∈ H.
Donc : S ⊂ H.
∙ S ≠ ∅ et S ⊂ H  H ≠ ∅.
x  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n
∙ ∀x, y ∈ H : ∃x 1 , . . . . , x n , y 1 , . . . . , y m ∈ S  S ′ tq : .
y  y 1 ∗. . . . . . . ∗y m

zi  xi si i  1, . . . . . . . . . . . . , n
∀i  1, . . . . . , n, n  1, . . . . . , n  m, posons : .
z i  y i−n si i  n  1, . . . , n  m
z 1 , . . . . , z n , z n1 , . . . . , z nm ∈ S  S ′ .
Donc : x  y  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n   y 1 ∗. . . . . . . ∗y m 
 z 1 ∗. . . . . . . ∗z n  z n1 ∗. . . . . . . ∗z nm ∈ H.
Donc H est stable pour la loi .
ZENNAYI Mohammed 55 sur 125 Structures
∙ ∀x ∈ H : ∃x 1 , . . . . , x n ∈ S  S ′ tq : x  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n .
Pousons x ′ le symétrique de x.
∀i  1, . . . . . , n, posons : x ′i le symétrique de x i . x ′1 , . . . . , x ′n ∈ S  S ′ .
x ′  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n  ′  x ′n ∗. . . . . . . ∗x ′1 ∈ H.
Ce qui montre que x 1 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′  H
est un sos-groupe de G contenant S.
b) Posons H  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′
où S ′ est l’ensemble des symétriques des éléments de S.
∙ Puisque H est un sos-groupe de G contenant S alors 〈S ⊂ H.
∙ Soit x un élément quelconque de H.
Il existe alors x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′ tels que : x  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n .
∀i  1, . . . . . , n, posons : x ′i le symétrique de x i .
∀i  1, . . . . . , n :
- Si x i ∈ S : x i ∈ S ⊂ 〈S.
- Si x i ∈ S ′ : x i ∈ S ′  x ′i ∈ S ⊂ 〈S  x i ⊂ 〈S.
Donc : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ 〈S  x  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n ∈ 〈S.
Par suite H ⊂ 〈S.
Ce qui prouve que : 〈S  H  x 1 ∗. . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S  S ′ .
6) Supposons que G est multiplicatif et soit a un élément quelconque de G.
Posons H  a k tq : k ∈ Z . H est un sous-groupe abélien de G.
∙ a  a 1 ∈ H  〈a ⊂ H. (car H est un sous-groupe de G contenant a).
∙ Montrons que H ⊂ 〈a.
 Montrons par récurrence que pour tout entier naturel k, a k ∈ 〈a.
- Pour k  1 :
a k  a 0  e ∈ 〈a.
- Pour k − 1 :
Supposons que a k−1 ∈ 〈a.
- Pour k :
Montrons qu’alors a k ∈ 〈a.
a k  a k−1 a ∈ 〈a. (ca 〈a est un sous-groupe de G).
On a alors monter que pour tout entier naturel k, a k ∈ 〈a.
 Montrons que pour tout entier relatif k, a k ∈ 〈a.
Soit k un entier relatif quelconque.
- Si k ≥ 0 :
Alors : k ∈ N  a k ∈ 〈a.
- Si k ≤ 0 :
Alors : −k ≥ 0  a −k ∈ 〈a  a k  a −k  −1 ∈ 〈a.
 ∀x ∈ H : ∃k ∈ Z tq : x  a k ∈ 〈a.
Donc : H ⊂ 〈a.
Ce qui montre que 〈a  H  a k tq : k ∈ Z qui est un sous-groupe abélien de G.
7) Supposons que G est [Link] soit a un élément quelconque de G.
Posons H  ka tq : k ∈ Z . H est un sous-groupe abélien de G.
∙ a  1a ∈ H  〈a ⊂ H. (car H est un sous-groupe de G contenant a).

ZENNAYI Mohammed 56 sur 125 Structures


∙ Montrons que H ⊂ 〈a.
 Montrons par récurrence que pour tout entier naturel k, ka ∈ 〈a.
- Pour k  1 :
ka  0a  0 G ∈ 〈a.
- Pour k − 1 :
Supposons que k − 1a ∈ 〈a.
- Pour k :
Montrons qu’alors ka ∈ 〈a.
ka  k − 1a  a ∈ 〈a. (ca 〈a est un sous-groupe de G).
On a alors monter que pour tout entier naturel k, ka ∈ 〈a.
 Montrons que pour tout entier relatif k, ka ∈ 〈a.
Soit k un entier relatif quelconque.
- Si k ≥ 0 :
Alors : k ∈ N  ka ∈ 〈a.
- Si k ≤ 0 :
Alors : −k ≥ 0  −ka ∈ 〈a  a k  −−ka ∈ 〈a.
 ∀x ∈ H : ∃k ∈ Z tq : x  ka ∈ 〈a.
Donc : H ⊂ 〈a.
Ce qui montre que 〈a  H  ka tq : k ∈ Z qui est un sous-groupe abélien de G.

Exemple 2–4-3 :
Pour tout entier relatif n, 〈n  nZ. C’est à dire, ∀n ∈ Z : 〈n  nZ.
En particulier : 〈0  0Z  0, 〈1  1Z  Z et 〈−1  −1Z  Z.

En effet :
∀n ∈ Z : 〈n  kn tq : k ∈ Z  nk tq : k ∈ Z  nZ.
En particulier : 〈0  0Z  0, 〈1  1Z  Z et 〈−1  −1Z  Z.

Théorème 2–4-4 :
Soient G et G ′ deux groupes et f un homomorphisme de G vers G ′ .
Si S est une partie de G alors : f 〈S  〈fS.

Démonstration :
Soient S une partie de G,  la loi de G, T la loi de G ′ , e l’élément neutre de G et 
l’élément neutre de G ′ .
- Si S  ∅ :
f 〈S  f〈∅  fe  fe    〈∅  〈f∅  〈fS.
- Si S ≠ ∅ :
⊂ ) Posons fS ′ l’ensemble des symétriques des éléments de fS.
Soit y un élément quelconque de f 〈S.
Il existe alors un élément x de 〈S tel que y  fx.
x ∈ 〈S  ∃x 1 , . . . . , x n ∈ S  S ′ tq : x  x 1 ∗. . . . . . . ∗x n .
y  fx 1 ∗. . . . . . . ∗x n   fx 1 T. . . . . . . Tfx n .
∀i  1, . . . . . , n, posons : x ′i le symétrique de x i
∀i  1, . . . . . , n :
ZENNAYI Mohammed 57 sur 125 Structures
- Si x i ∈ S : x i ∈ S  fx i  ∈ fS ⊂.fS  fS ′ .
- Si x i ∈ S ′ : x ′i ∈ S  fx ′i  ∈ fS  fx i  ∈ fS ′ ⊂.fS  fS ′
(car fx ′i  est le symétrique de fx i ).
Alors : fx 1 , . . . . . . . , fx n  ∈ fS  fS ′ .
Donc : y  fx 1 ∗. . . . . . . ∗x n   fx 1 T. . . . . . . Tfx n  ∈ 〈fS.
Par suite on a : f 〈S ⊂ 〈fS
⊃ ) S ⊂ 〈S  fS ⊂ f〈S  〈fS ⊂ f〈S (car f〈S est un sous-groupe de G ′ ).
Ce qui montre que f 〈S  〈fS.

Corolaire 2-4-5 :
Soient G et G ′ deux groupes et f un homomorphisme de G vers G ′ .
Pour tout élément a de G, f 〈a  〈fa. C’est à dire : ∀a ∈ G : f 〈a  〈fa.

En effet :
∀a ∈ G : f 〈a  f〈a  〈fa  〈fa  〈fa.

Exemple 2–4-6 :
Pour tout entier naturel n, 1 modulo n  Z╱nZ.
C’est à dire : ∀n ∈ N : 1 modulo n  Z╱nZ.

En effet :
Soient n un entier naturel quelconque et p la surjection canonique de Z vers Z╱nZ.
1 modulo n  〈p1  p〈1  pZ  Z╱nZ.

Théorème 2-4-7 :
Soenit G un groupe (en général multiplicatif), e son élément neutre, a ∈ G un élément
quelconque de G et f l’homomorphisme de Z vers G défini par :
f:ZG
k  f k  a k (dans le cas additif fk  ka).
Soit n l’entier naturel tel que : ker f  nZ.
On a les propriétés suivantes :
1) 〈a ≃ Z╱ ker f  Z╱nZ
2) a est d’ordre fini si seulement si n ≠ 0 et dans ce cas a est d’ordre n.
3) a est d’ordre infini si seulement si n  0 et dans ce cas : 〈a ≃ Z .
4) nZ  k ∈ Z tq : a k  e (dans le cas additif : nZ  k ∈ Z tq : ka  0 G ).
5) Les 3 propriétés suivantes sont équivalents :
i) a est d’ordre fini.
ii) ∃k ∈ N ∗ tq : a k  e (dans le cas additif : ∃k ∈ N ∗ tq : ka  0 G ).
iii) ∃k ∈ Z ∗ tq : a k  e (dans le cas additif : ∃k ∈ Z ∗ tq : ka  0 G ).
6) Si a est d’ordre fini.
i) |a| est le plus petie entier naturel non nul k tel que a k  e.
Dans le cas additif :
|a| est le plus petie entier naturel non nul k telque ka  0 G .
ii) ∀k ∈ Z : a k  e  |a||k (dans le cas additif : ∀k ∈ Z : ka  0 G  |a||k).

ZENNAYI Mohammed 58 sur 125 Structures


7) Les trois propriétés suivantes sont équivalents :
i) a est d’ordre infini.
ii) ∀k ∈ Z ∗ : a k ≠ e (dans le cas additif : ∀k ∈ Z ∗ : ka ≠ 0 G ).
iii) ∀k ∈ N ∗ : a k ≠ e (dans le cas additif : ∀k ∈ N ∗ : ka ≠ 0 G ).

Démonstration :
1) 〈a  a k tq : k ∈ Z (dans le cas additif 〈a  ka tq : k ∈ Z )
 fk tq : k ∈ Z  fZ
≃ Z╱ ker f  Z╱nZ
2) a est d’ordre fini  Z╱nZ est d’ordre fini  n ≠ 0.
Dans ce cas : |a|  |〈a|  |Z╱nZ|  n.
3) a est d’ordre infini  Z╱nZ est d’ordre infini  n  0.
4) nZ  ker f  k ∈ Z tq : fk  e  k ∈ Z tq : a k  e .
Dans le cas additif :
nZ  ker f  k ∈ Z tq : fk  0 G  k ∈ Z tq : ka  0 G .
5) ∙ Supposons que a est d’ordre fini.
Alors n ≠ 0. Donc : n ∈ N ∗ et n ∈ k ∈ Z tq : a k  e .
Pour k  n on a alors a k  a n  e. Par suite il existe k ∈ N ∗ tq : a k  e.
Ce qui prouve que i)  ii) est vraie.
Dans le cas additif :
Supposons que a est d’ordre fini.
Alors n ≠ 0. Donc : n ∈ N ∗ et n ∈ k ∈ Z tq : ka  0 G .
Pour k  n on a alors ka  na  0 G . Par suite il existe k ∈ N ∗ tq : ka  0 G .
Ce qui prouve que i)  ii) est vraie.
∙ ii)  iii) est vraie (car N ∗ ⊂ Z ∗ ).
∙ Supposons qu’il existe k ∈ Z ∗ tq : a k  e.
Alors : nZ  k ∈ Z tq : a k  e ≠ 0  0Z  n ≠ 0.
Donc a est d’ordre fini.
Par suite iii)  i) est vraie.
Dans le cas additif :
Supposons qu’il existe k ∈ Z ∗ tq : ka  0 G .
Alors : nZ  k ∈ Z tq : ka  0 G ≠ 0  0Z  n ≠ 0.
Donc a est d’ordre fini.
Par suite iii)  i) est vraie.
Ce qui montre que les 3 propriétés i), ii) et iii) sont équivalents.
6) Supposons que a est d’ordre fini.
i) Alors n  |a| ∈ N ∗ est le plus petie entier naturel non nul de nZ.
Puisque k ∈ Z tq : a k  e  nZ alors |a|  n est le plus petie entier naturel
non nul de k ∈ Z tq : a k  e .
Ce qui prouve que |a| est le plus petie entier naturel non nul k tel que a k  e.
Dans le cas additif :
|a| est le plus petie entier naturel non nul k telque ka  0 G .
ii) ∀k ∈ Z : a k  e  fk  e  k ∈ ker f  k ∈ nZ  n|k  |a||k
Dans le cas additif :
∀k ∈ Z : ka  0 G  fk  0 G  k ∈ ker f  k ∈ nZ  n|k  |a||k
7) Puisque les trois propriétés i), ii) et iii) sont les négations des trois propriétés de 6),
alors les trois propriétés i), ii) et iii) sont équivalents.
ZENNAYI Mohammed 59 sur 125 Structures
Corollaire 2-4-8 :
Soenit G, .  un groupe d’ordre fini n et e son élément neutre.
Pour tout élément a de G on a : a n  e (dans le cas additif : na  0 G ).

En effet :
Soit a un élément de G.
Puisque G est d’ordre fini et puisque 〈a est un sous-groupe de G alors 〈a est d’ordre
fini et que son ordre est un diviseur de l’ordre de G.
Donc |a|  |〈a| est un diviseur de |G|  n.
Ce qui montre (d’après la propriété 6) du théorème 2-4-7) que a n  e.
Dans le cas additif on a : na  0 G .

Corollaire 2-4-9 :
Soenit G, .  un groupe et a, b ∈ G. Si a et b vérifie les trois propriétés suivantes :
1) a et b sont d’ordres finis.
2) ab  ba (dans le cas additif : a  b  b  a).
3) 〈a ∩ 〈b  e (dans le cas additif : 〈a ∩ 〈b  0 G ).
alors ab est d’ordre fini et |ab|  |a| ∨ |b| (dans le cas additif : |a  b|  |a| ∨ |b|).

Démonstration :
ab |a|∨|b|  a |a|∨|b| b |a|∨|b|  ee  e. Donc ab est d’ordre fini et son ordre divise |a| ∨ |b|.
Posons |ab|  r.
Alors : ab r  e  a r b r  e  a r  b −r ∈ 〈a ∩ 〈b  e  a r  b −r  e
 a r  b r  e  |a||r et |b||r  |a| ∨ |b||r.
Ce qui montre que : |ab|  r  |a| ∨ |b|.
Dans le cas additif :
|a| ∨ |b|a  b  |a| ∨ |b|a  |a| ∨ |b|b  0 G  0 G  0 G .
Donc a  b est d’ordre fini et son ordre divise |a| ∨ |b|.
Posons |a  b|  r.
Alors : ra  b  0 G  ra  rb  0 G  ra r  −rb  −rb ∈ 〈a ∩ 〈b  e
 ra r  −rb  e  ra  rb  e  |a||r et |b||r
 |a| ∨ |b||r.
Ce qui montre que : |a  b|  r  |a| ∨ |b|.

Corollaire 2-4-10 :
Soenit G, .  un groupe et a, b ∈ G. Si a et b vérifie les trois propriétés suivantes :
1) a et b sont d’ordres finis.
2) ab  ba (dans le cas additif : a  b  b  a).
3) |a| ∧ |b|  1.
alors ab est d’ordre fini et |ab|  |a||b| (dans le cas additif : |a  b|  |a||b|).

Démonstration :
u ∈ 〈a |u|||a|
∀u ∈ 〈a ∩ 〈b :   |u|||a| ∧ |b|  |u||1  |u|  1
u ∈ 〈b |u|||b|
 u  e (dans le cas additif : u  0 G ).
Donc : 〈a ∩ 〈b  e (dans le cas additif : 〈a ∩ 〈b  0 G ).

ZENNAYI Mohammed 60 sur 125 Structures


Ce qui montre (d’après la propriété précédente) que ab est d’ordre fini et
|ab|  |a| ∨ |b|  |a||b|.
Dans le cas additif : a  b est d’ordre fini et |a  b|  |a| ∨ |b|  |a||b|).

Corollaire 2-4-11 :
Soenit G, .  un groupe et a un élément de G d’ordre fini.
|a|
Pour tout entier relatif k, a k est d’ordre fini et |a k |  .
k ∧ |a|
a k est d’ordre fini
C’est à dire : ∀k ∈ Z : |a| .
|a k | 
k ∧ |a|
Dans le cas additif :
|a|
Pour tout entier relatif k, ka k est d’ordre fini et |ka|  .
k ∧ |a|
ka est d’ordre fini
C’est à dire : ∀k ∈ Z : |a| .
|ka| 
k ∧ |a|

Démonstration :
Soient un entier relatif quelconque k.
Puisque a est d’ordres fini et puisque a k ∈ 〈a (dans le cas dditif ka ∈ 〈a) alors a k est
d’ordre fini (dans le cas dditif ka est d’ordre fini).
Posons : |a|  n et |a k |  r (dans le cas dditif |ka|  r).
r
a k   e  a kr  e  n|kr  ∃l ∈ Z tq : kr  ln.
n  n0d
Posons : n ∧ k  d. Alors : ∃n 0 , k 0 ∈ Z tq : k  k0d
n0 ∧ k0  1
Par suite k 0 dr  ln 0 d  k 0 r  ln 0 (d ≠ 0 car n ≠ 0). Alors :
n0 ≠ 0
n 0 |k 0 r  n 0 |r.
n0 ∧ k0  1

n0
De même on a : a k   a kn 0  a k 0 dn 0  a k 0 n  e  r|n 0 .
|a|
Ce qui montre que : |a k |  r  n 0  n  n  .
d k∧n k ∧ |a|
Dans le cas additif :
rka  0 G  rka  0 G  n|kr  ∃l ∈ Z tq : kr  ln.
n  n0d
Posons : n ∧ k  d. Alors : ∃n 0 , k 0 ∈ Z tq : k  k0d
n0 ∧ k0  1
Par suite k 0 dr  ln 0 d  k 0 r  ln 0 (d ≠ 0 car n ≠ 0). Alors :
n0 ≠ 0
n 0 |k 0 r  n 0 |r.
n0 ∧ k0  1

ZENNAYI Mohammed 61 sur 125 Structures


De même on a : n 0 ka  n 0 ka  n 0 dk 0 a  k 0 n 0 da  k 0 na  0 G  r|n 0 .
|a|
Ce qui montre que : |ka|  r  n 0  n  n  .
d k∧n k ∧ |a|

Exemple 2-4-12 :
Pour tout entier naturel non nul n ∈ N ∗ et pour tout entier relatif k,
k modulo n  n .
k∧n

C’est à dire : ∀n ∈ N et ∀k ∈ Z : k modulo n  n .
k∧n

En effet :
∀n ∈ N ∗ et ∀k ∈ Z : k modulo n  k1 modulo n  k1 modulo n
1 modulo n

k∧ 1
 n .
k∧n

2-5 - Groupes monogènes et Groupes cycliques :

Définition 2-5-1 :
Etant donné un groupe G .
On dit que G est un groupre monogène engendré par un élément a ∈ G si G  〈a
Dans ce cas on dit aussi que G est un groupre monogène .
Si G est monogène d’ordre fini on dit que G cyclique.

Exemples et propriétés 2-5-2 :


1) Z est un groupre monogène engendré par 1 mais il n’est pas cyclique.
2) Soenit G et H deux groupes et f un homomorphisme surjectif de G vers H.
Si G est monogène engendré par un élément a alors H est aussi monogène
engendré par f a.
3) Pour tout entier naturel n, Z╱nZ est un groupre monogène engendré par
1 modulo n .
4) Pour tout entier naturel non nul n, Z╱nZ est un groupre cyclique d’ordre n engendré
par 1 modulo n .
5) Z╱0Z ≃ Z est un groupre monogène qui n’est pas cyclique .
6) Pour tout entier naturel non nul n, les groupres cycliques d’ordre n sont les groupes
isomorphes à Z╱nZ.
C’est à dire, si n ∈ N ∗ et si G est un groupe alors :
G est cyclique d’ordre n  G ≃ Z╱nZ.
7) Les groupres monogènes d’ordres infinis sont les groupes isomorphes à Z.
C’est à dire, pour tout groupe G on a : G est monogène infini  G ≃ Z.
8) Tous les sous groupres de Z sont monogènes.

Démonstration :
1) Puisque Z  〈1 alors Z est un groupre monogène engendré par 1.
Mais Z n’est pas cyclique (car Z est d’ordre infini).

ZENNAYI Mohammed 62 sur 125 Structures


2) Supposons que G est monogène engendré par un élément a.
H  fG  f〈a  〈fa.
Donc H est aussi monogène engendré par f a.
3) Soient n un entier naturel quelconque et p la surjection canonique de Z vers Z╱nZ.
Puisque Z est monogène engendré par 1 et puisque p est un homomorphisme
surjectif de Z vers Z╱nZ alors (d’après 2)), Z╱nZ est un groupre monogène
engendré par p1  1 modulo n .
4) Soit n un entier naturel non nul quelconque.
Puisque (d’après 3)) Z╱nZ est monogène et puisque Z╱nZ est d’ordre fini n alors
Z╱nZ est un groupre cyclique d’ordre n engendré par 1 modulo n .
5) Z╱0Z  Z╱0 ≃ Z est un groupre monogène qui n’est pas cyclique .
6) Soient n un entier naturel non nul et G un groupe.
 ) Si G est cyclique d’ordre n :
La loi de G est notée multiplicative.
Soient a un générateur de G et f l’homomorphisme de [Link] G définie par :
f : Z  G  〈a
k  fk  a k .
Puisque G  〈a est d’ordre fini n, alors a est d’ordre fini n.
|a|  n  G  〈a ≃ Z╱nZ.
 ) Si G est isomorphe à Z╱nZ :
Alors il existe un isorphisme f de Z╱nZ vers G.
G  fZ╱nZ  f 1 modulo n  f 1 modulo n .
Donc G est monogène.
Puisque Z╱nZ est d’ordrre fini n et puisque G est isomorphes à Z╱nZ alors G
est d’ordrre fini n.
Ce qui montre que G est cyclique d’ordre n.
7) Soit G.
 ) Si G est monogène d’ordre infini :
La loi de G est notée multiplicative.
Soient a un générateur de G et f l’homomorphisme de [Link] G définie par :
f : Z  G  〈a
k  fk  a k .
Soit n l’entier naturel tel que ker f  nZ.
Puisque G  H  nZ  〈n. est d’ordre infini, alors a est d’ordre infini.
Donc n  0.
Par suite ker f  nZ  0Z  0. Donc f est injectif.
fZ  f〈1  〈f1  〈a  G. Alors f est surjectif.
Ce qui prouve que f est bijectif. Par suite f est un isorphisme f de Z vers G.
Donc G est isorphe à Z.
 ) Si G est isomorphe à Z :
Alors il existe un isorphisme f de Z vers G.
G  fZ  f〈1  〈f1. Donc G est monogène.
Puisque Z est d’ordrre infini et puisque G est isomorphes à Z alors G
est d’ordrre infini.
Ce qui montre que G n’est pas cyclique.
8) Soit H un sous groupe quelconque de Z.
Il existe alors un entier naturel n tel que H  nZ.
H  nZ  〈n. Ce qui montre que H est monogène.
ZENNAYI Mohammed 63 sur 125 Structures
Proposition 2-5-3 :
Soient G un groupe d’ordre fini n et a un élément quelconque de G.
Pour que G soit cyclique il faut et il suffit que a soit d’ordre n.
C’est à dire : G  〈a  |a|  n.

Démonstration :
 ) Si G est cyclique engendré par a :
Alors |a|  |〈a|  |G|  n.
 ) Si a est d’ordre n :
〈a ⊂ G
 G  〈a. Donc G est monogène.
|〈a|  |a|  n  |G|
Puisque G est monogène d’ordre fini, alors G est cyclique.

Proposition 2-5-4 :
Si G est un groupe cyclique multiplicatif engendré par un élément a alors les
générateurs de G sont les éléments a k tels que k ∧ |G|  1.
C’est à dire : ∀k ∈ Z : a k est un générateur de G  k ∧ |G|  1.

Démonstration :
Soient G un groupe cyclique multiplicatif engendré par un élément a et b un élément
quelconque de G.
b ∈ G  〈a  ∃k ∈ Z tq : b  a k .
|a| |a|
G  〈b  |b|  |G|  |a|  |a k |  |a|   |a|  k ∧ |a|   1.
k ∧ |a| |a|
Donc les générateurs de G sont les éléments a k tels que k ∧ |G|  k ∧ |a|  1.

Proposition 2-5-5 :
Si G est un groupe cyclique additif engendré par un élément a alors les
générateurs de G sont les éléments ka tels que k ∧ |G|  1.
C’est à dire : ∀k ∈ Z : ka est un générateur de G  k ∧ |G|  1.

Démonstration :
Soient G un groupe cyclique multiplicatif engendré par un élément a et b un élément
quelconque de G.
b ∈ G  〈a  ∃k ∈ Z tq : b  ka.
|a| |a|
G  〈b  |b|  |G|  |a|  |ka|  |a|   |a|  k ∧ |a|   1.
k ∧ |a| |a|
Donc les générateurs de G sont les éléments ka tels que k ∧ |G|  k ∧ |a|  1.

Exemple 2-5-6 :
Pour tout entier naturel non nul n, les générateurs du groupe cyclique Z╱nZ sont les
classes k modulo n tels que k ∈ Z et k ∧ n  1.

Démonstration :
Soient n un entier naturel non nul et x un élément quelconque de Z╱nZ.
x ∈ Z╱nZ  ∃k ∈ Z tq : x  k modulo n  k 1 modulo n .

ZENNAYI Mohammed 64 sur 125 Structures


Puisque 1 modulo n est un générateur de Z╱nZ alors :
x  k modulo n  k 1 modulo n est un générateurs de Z╱nZ si seulement si
k ∧ n  k ∧ |Z╱nZ|  1.

Théorème 2-5-7 :
Si G est un groupe monogène alors tous les sous groupes de G sont monogènes.

Démonstration :
Supposons que G est un groupe monogène. La loi de G est notée multiplicative.
Soient a un générateur de G et f l’homomorphisme de [Link] G définie par :
f : Z  G  〈a
k  fk  a k .
Soit H un sous groupe quelconque de G.
f −1 H est un sous groupe de Z . Donc f −1 H est un groupe monogène.
−1
Puisque f est un homomorphisme surjectif alors H  f f H est monogène.

Corollaire 2-5-8 :
Si G est un groupe cyclique alors tous les sous groupes de G sont cycliques.

En effet :
Supposons que G est un groupe cyclique.
D’après le théorème 2-5-7 tous les sous-groupes de G sont monogènes qui sont finis.
Donc tous les sous-groupes de G sont cycliques.

Théorème 2-5-9 :
Si G est un groupe cyclique d’ordre n alors pour tout diviseur m de n il existe un
sous-groupe de G et un seul d’ordre m.

Démonstration :
Soient G un groupe cyclique d’ordre n, a un générateur de G et m un diviseur
quelconque de n.
La loi de G est noté multiplicativement.
- Existence :
n |a|
am  n  nn  nn  nm
n  m.
m ∧ |a| m ∧ n m
n
Donc a m est un sous-groupe de G d’ordre m.
D’où l’existence d’un sous-groupe de G d’ordre m.

ZENNAYI Mohammed 65 sur 125 Structures


- Unicité :
Soit H un sous-groupe quelconque de G d’ordre m.
D’après le corollaire 2-5-8, H est cyclique. Donc il existe un élément b de G tel que
H  〈b.
b ∈ G  〈a  ∃k ∈ [Link] : b  a k .
n  |a|  |a k |  |b|  |H|  m  k ∧ n  n  n k  ∃r ∈ [Link] : k  n r.
k∧n k ∧ |a| m m m
nr n r n n
Alors : b  a k  a m  a m ∈ a m  H  〈b ⊂ a m .
n
H⊂ am n
n H am .
|H|  am n

D’où l’unicité du sous-groupe de G d’ordre m.

3 - Groupes symétriques :
3-1-Généralités :

Définition et notation 3-1-1 :


Soit E un ensemble.
 L’ensemble des permutations de E (c’est à dire l’ensemble des bijections de E
vers E) est noté SE.
 L’identité de E est noté e E ou e (c’est à dire id E  e E ou id E  e).
 La loi de composition interne o est notée mutiplicativement. C’est à dire :
∀,  ∈ SE : o est noté .
 Pour toute permutation  ∈ SE, on appelle support de  l’ensemble noté supp
défini par : supp  x ∈ E tq : x ≠ x .
 Si n est un entier naturel non nul et E  1, 2, . . . . , n alors e E est noté e n ou e.
 Si n est un entier naturel non nul et si E  1, 2, . . . . . . , n alors SE est noté aussi S n .
 Soient n est un entier naturel non nul et  un élément de S n . Si on pose i  a i
1 2 ......... n
pour tout i  1, 2, . . . . , n alors  est notée : .
a1 a2 . . . . . . . . . an

Remarque 3-1-2 :
Soient n un entier naturel non nul et  un élément de S n . Si  est croissante alors :
 est strictement croissante et  −1 est croissante.

Démonstration :
On suppose que  est croissante.
 ∀i, j  1, 2, . . . . , n tels que : i  j.
i  j  i ≤ j  i ≤ j (car  est croissante)
 i  j.
i  j  i ≠ j  i ≠ j (car  est bijecctive)
Donc  est strictement croissante.

ZENNAYI Mohammed 66 sur 125 Structures


 Supposons que  −1 n’est pas croissante.
Alors : ∃i, j  1, 2, . . . . , n tels que : i  j et  −1 i   −1 j.
Puisque  est strictement croissante alors :  −1 i   −1 j
Donc :  −1 i   −1 j  e n i  e n j  i  j ce qui est absurde.
Ce qui montre que  −1 est croissante.

Proposition 3-1-3 :
Soient n un entier naturel non nul et  un élément de S n .
Les quatres propriétés suivantes sont équivalentes :
i)   e n .
ii)  est croissante.
iii) ∀i  1, 2, . . . . , n : i ≤ i
iv) ∀i  1, 2, . . . . , n : i ≤ i

Démonstration :
Montrons : i)  ii).
Supposons que   e n .
∀i, j  1, 2, . . . . , n tels que : i ≤ j : i  e n i  i ≤ j  e n j  j.
Donc  est croissante,.ce qui montre que ii) est vraie.
Montrons : ii)  iii)
Supposons que  est croissante.
Posons I  i  1, 2, . . . . , n tq : i  i et supposons que I est non vide.
Soit k le plus petit élément de I.
k ∈ I  k  k  k ∉ I (car k le plus petit élément de I)  k  k.
Puisque  est croissante alors  −1 est croissante. Par suite on a :
 −1 k ≤  −1 k   −1 k ≤  −1 k  e n k ≤ e n k
 k ≤ k  k ∉ I ce qui est absurde.
Alors I  ∅. Donc : ∀i  1, 2, . . . . , n : i ≤ i,.ce qui montre que iii) est vraie.
Montrons : iii)  i)
Supposons que : ∀i  1, 2, . . . . , n : i ≤ i
Posons I  i  1, 2, . . . . , n tq : i ≠ i et supposons que I est non vide.
Soit k le plus grand élément de I.
k ∈ I  k ≠ k  k  k  k ∉ I (car k le plus grand élément de I)
Alors : k  k  k  k  k ∉ I, ce qui est absurde.
Alors I  ∅. Donc : ∀i  1, 2, . . . . , n : i  i.(c’est à dire que   e n ).
Ce qui montre que i) est vraie.
On a donc montrer que les trois propriétés i), ii) et iii) sont équivalentes.
Montrons : i)  iv).
Supposons que   e n .
∀i  1, 2, . . . . , n : i  e n i  i ≤ i Donc iv) est vraie.
Montrons : iv)  i).
Supposons que : ∀i  1, 2, . . . . , n : i ≤ i
Posons I  i  1, 2, . . . . , n tq : i ≠ i et supposons que I est non vide.
Soit k le plus petit élément de I.
k ∈ I  k ≠ k  k  k  k ∉ I (car k le plus petit élément de I)
Alors : k  k  k  k  k ∉ I, ce qui est absurde.
Alors I  ∅. Donc : ∀i  1, 2, . . . . , n : i  i.(c’est à dire que   e n ).
Ce qui montre que i) est vraie.
ZENNAYI Mohammed 67 sur 125 Structures
Alors i)  iv).
Ce qui montre que es quatres propriétés i), ii), iii) et iv) sont équivalentes.

Exemples et propriétés 3-1-4 :


Soit E un ensemble.
1) e E est l’élément neutre de SE, . 
En particulier si n ∈ N  et si E  1, 2, . . . . . . , n alors e n est l’élément neutre de
S n , . .
2) Pour tout élément  ∈ SE, la réciproque  −1 de  est l’inverse de .
3) SE, .  est un groupe multiplicatif appelé le groupe symétrique associé à E.
En particulier si n est un entier naturel non nul et si E  1, 2, . . . . . . , n alors S n , . 
est un groupe multiplicatif appelé le groupe symétrique de degré n.
4) SE est d’ordre fini si et seulement si E est un ensemble fini, et dans ce cas si
|E|  n alors |SE|  n!.
5) Pour tout entier naturel non nul n, le groupe S n est d’ordre n!. C’est à dire :
∀n ∈ N  : |S n |  n!.
6) Si E  ∅ alors SE  S∅  ∅  e ∅  est d’ordre 0!  1 et par suite S∅ est un
groupe abélien.
7) Si E est un singleton (c’est à dire si E est fini et si |E|  1) alors SE  e E  est
d’ordre 1!  1 et dans ce cas SE est un groupe abélien.
En particulier S 1 est un groupe abélien.
8) Si E est une paire (c’est à dire si E est fini et si |E|  2) alors SE est d’ordre 2!  2
et dans ce cas SE est un groupe abélien.
En particulier S 2 est un groupe abélien.
9) Si E contient au moins trois éléments distints deux à deux alors SE n’est pas
abelien.
En particulier : ∀n ∈ N  : n ≥ 3  S n n’est pas abélien.
Démonstrations :
Si E contient au moins trois éléments a,b et c distints deux à deux.
Soient ,  ∈ SE définies par :
a  b, b  c, b  c et x  x : ∀x ∈ E − a, b, c
a  b, b  a et x  x : ∀x ∈ E − a, b
a  a  b  c
Alors :  a ≠ a   ≠ .
a  a  b  a
Ce qui montre que SE n’est pas abelien.
10) suppe E   ∅.
11) Soient  ∈ SE.
a) supp  ∅    e E .
b) supp ⊂ supp (c’est à dire : ∀i ∈ supp : i ∈ supp).
En effet : ∀i ∈ supp : i ≠ i  i ≠ i  i ∈ supp.
Donc : supp ⊂ supp.
c) Si  ≠ e E alors supp contient au moins deux éléments distincts.
En effet :
Puisque  ≠ e E alors supp ≠ ∅. Donc sup contient au moins un élément k.
k ∈ supp  k ≠ k et k, k ∈ supp.
Ce qui montre que supp contient au moins les deux éléments k et k qui
sont distincts.
ZENNAYI Mohammed 68 sur 125 Structures
d) supp  supp −1 .
En effet :
⊂ ) ∀i ∈ supp : i ≠ i   −1 i ≠  −1 i  i ≠  −1 i  i ∈ supp −1 .
Donc supp ⊂ supp −1 .
⊃ ) ∀i ∈ supp −1  :  −1 i ≠ i   −1 i ≠ i  i ≠ i  i ∈ supp.
Donc supp −1  ⊂ supp.
Ce qui montre que supp  supp −1 .
12) ∀,  ∈ SE : supp ⊂ supp  supp.
En effet :
Supposons supp n’est pas inclus dans supp  supp.
Alors il existe élément k ∈ supp tel que k ∉ supp  supp.
k ∉ supp
k ∉ supp  supp   k  k  k.
k ∉ supp
k  k  k  k  k ∉ supp. Ce qui est absurde.
Ce qui montre que supp ⊂ supp  supp.
13) Soient  ∈ SE.
a) ∀k ∈ N : supp k  ⊂ supp.
En effet :
Montons par récurrence sur k ∈ N que.
- Pour k  0 :
supp k   supp 0   suppe E   ∅ ⊂ supp.
- Pour k − 1 :
Supposons que supp k−1  ⊂ supp.
- Pour k :
Montrons qu’alors : supp k  ⊂ supp.
supp k−1  ⊂ supp k−1   supp ⊂ supp  supp  supp.
Ce qui montre que : ∀k ∈ N : supp k  ⊂ supp.
b) ∀k ∈ Z : supp k  ⊂ supp.
En effet :
- Si k ≥ 0 :
Alors : k ∈ N  supp k  ⊂ supp.
- Si k ≤ 0:
Alors : −k ≤ 0  supp −k  ⊂ supp −1   supp.
−1
Donc : supp k   supp  k   supp −k  ⊂ supp.
Ce qui montre que : ∀k ∈ Z : supp k  ⊂ supp.
c) ∀u ∈ 〈 : suppu ⊂ supp.
En effet :
∀u ∈ 〈 : ∃k ∈ Z tq : u   k . Alors : suppu  supp k  ⊂ supp.
14) Soient ,  ∈ SE.
Si supp et supp sont disjoints (c’est à dire si supp ∩ supp  ∅) alors
les quatres propriétés suivantes sont vérifiers :
i) supp  supp  supp.
ii)   .
iii) 〈 ∩ 〈  e E .
iv) Si de plus  et  sont d’ordres finis (en particulier si de plus E est fini) alors
 est d’ordre fini et ||  || ∨ ||.

ZENNAYI Mohammed 69 sur 125 Structures


Démonstration :
i) On a montrer dans le cas général que supp ⊂ supp  supp.
- ∀x ∈ supp : x ∉ supp  x  x  x  x  x ≠ x
 x ∈ supp.
Alors : supp ⊂ supp.
- ∀x ∈ supp : x ∈ supp  x ∉ supp
 x  x  x ≠ x
 x ∈ supp.
Alors : supp ⊂ supp.
Donc : supp  supp ⊂ supp.
Ce qui montre que supp  supp  supp.
ii) ∀x ∈ E :
- Si x ∈ supp :
Alors x ∈ supp  x, x ∉ supp.
Donc : x  x  x  x  x.
- Si x ∈ supp :
Alors x ∈ supp  x, x ∉ supp.
Donc : x  x  x  x  x.
- Si x ∉ supp et si x ∉ supp :
Alors : x ∉ supp  supp  sup  sup.
Donc : x  x  x.
Ce qui montre que   .
iii) ∀u ∈ 〈 ∩ 〈 : suppu ⊂ supp ∩ supp  ∅  u  e E .
Donc : 〈 ∩ 〈  e E .
iv) Supposons que  et  sont d’ordres finis (en particulier si de plus E est fini).
Puisque ,  sont d’ordres finis,    et 〈 ∩ 〈  e E .
Alors (d’après les propriétés de II 4))  est d’ordre fini et ||  || ∨ ||.
15) Soient  ∈ SE d’ordre fini (en particulier E est fini), a ∈ E et
I  i ∈ Z tq :  i a  a .
a) || ∈ I car  || a  e E a  a.
b) Il existe un entier naturel non nul k tel que I  kZ.
Démonstration :
|| ∈ I  I ≠ ∅.
∀i, j ∈ I :  ij a   i  j a   i  j a   i a  a  i  j ∈ I.
∀i ∈ I :  −i a   −i  i a   −i  i a  e E a  a  −i ∈ I.
Donc I est un sous groupe de Z, , par suite il existe un entier naturel k tel
que I  kZ.
|| ∈ I et ||  0  I ≠ 0  0Z  k ≠ 0.
c) k vérifie les trois proprités suivantes :
i)  k a  a.
ii) a, a, . . . . ,  k−1 a sont distincts deux à deux.
iii) a, a, . . . . ,  k−1 a  a tq :  ∈ 〈 .
Démonstration :
i) k ∈ kZ  I   k a  a.
ii) Soient i, j  0, 1, . . . . , k − 1 tels que : i ≥ j et  i a   j a.
 i a   j a   −j  i a   −j  j a   −j  i a   −j  j a
  −j i a   −j j a   i−j a  e E a  a
 i − j ∈ I  kZ  ∃l ∈ Z tq : i − j  kl.
ZENNAYI Mohammed 70 sur 125 Structures
0 ≤ i − j ≤ i ≤ k − 1  k  0 ≤ kl  k  0 ≤ l  1  l  0.
Donc : i − j  kl  k0  0  i  j.
Ce qui montre que a, a, . . . . ,  k−1 a sont distincts deux à deux.
iii) Posons A  a, a, . . . . ,  k−1 a et B  a tq :  ∈ 〈 .
⊂ ) ∀i  0, 1, . . . . , k − 1 :  i ∈ 〈   i a ∈ B.
Donc : A ⊂ B.
⊃ ) ∀x ∈ B : ∃ ∈ 〈 tq : x  a.
Puisque  ∈ 〈 alors il existe j ∈ Z tel que    j .
j  kl  i
j ∈ Z  ∃l, i ∈ Z tq : .
0 ≤ i ≤ k−1
kl ∈ kZ  I   kl a  a.
Donc : x  a   j a   kli a   i  kl a   i  kl a   i a ∈ A.
Par suite B ⊂ A.
Ce qui montre que : a, a, . . . . ,  k−1 a  A  B  a tq :  ∈ 〈 .

Exemple 3-1-5 :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Pour n  11,   et a  6 on a :
7 4 1 5 6 2 3 8 11 10 9
6  2,  2 6  2  4,  3 6  4  5 et  4 6  5  6.
k  4 et  4 6  6
Donc : 6, 6  2,  2 6  4,  3 6  5 sont distints deux à deux .
6, 6  2,  2 6  4,  3 6  5  6 tq :  ∈ 〈

3-2-Cycles :

Définition 3-2-1 :
Soient E un ensemble, k un entier naturel tel que k ≥ 2 et.a 1 , a 2 , . . . . . , a k des éléments
de E distincts deux à deux. On appelle k-cycle a 1 , a 2 , . . . . . , a k la permutation notée
a 1 , a 2 , . . . . . , a k  définie par :
a 1 , a 2 , . . . . . , a k  : E  E
a i  a i1 si 1 ≤ i ≤ k − 1
ak  a1
xx si x ∉ a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
On dit aussi que a 1 , a 2 , . . . . . , a k  est un k-cycle ou un cycle de type k ou un cycle.
Si k  2 on dit que a 1 , a 2  est une transposition.

Exemple 3-2-2 :
Pour n  7
1 2 3 4 5 6 7
 2, 7, 4, 3 est un 4-cycle. 2, 7, 4, 3  .
1 7 2 3 5 6 4

1 2 3 4 5 6 7
 2, 4 est une transposition. 2, 4  .
1 4 3 2 5 6 7

ZENNAYI Mohammed 71 sur 125 Structures


Propriétés 3-2-3 :
Soient E un ensemble et   a 1 , a 2 , . . . . . , a k  un cycle.
1) supp  a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
2) ∀i  1, . . . , k : a i   i−1 a 1 .
3)  k a 1   a 1 .
4)  k  e E .
5) Le k-cycle   a 1 , a 2 , . . . . . , a k  est d’ordre k.
6) ∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y  x.
7) ∀x ∈ supp : x, x, . . . . . ,  k−1 x sont distints deux à deux.
8) ∀x ∈ supp : sup  x, x, . . . . . ,  k−1 x.
9) ∀x ∈ supp :   x, x, . . . . . ,  k−1 x.
10) Pour k  2 :   a 1 , a 2   a 2 , a 1 .
11) Si k ≥ 3 alors pour tout entier naturel r ∈ 2, . . . . , k − 1,
  a 1 , a 2 , . . . . . , a k   a 1 , . . . . , a r a r , . . . . . , a k 
12)  −1  a 1 , a 2 , . . . . . , a k  −1  a k , a k−1 , . . . . . , a 1 .

Démonstration :
1) Posons A  a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
∙ ∀x ∈ A : ∃i  1, . . . . . , k tq : x  a i .
Donc A ⊂ supp.
x  a i   a i1 ≠ a i  x si i ≠ k
. Alors x ∈ supp.
x  a i   a k   a 1 ≠ a k  a i  x si i  k
Donc A ⊂ supp.
∙ ∀x ∈ E − A : x  x  x ∉ supp.
Donc supp ⊂ A.
Ce qui montre que supp  A  a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
2) Posons I  i  1, . . . . . , k tq : a i ≠  i−1 a 1  et supposons que I est non vide.
Soit j le plus petit élément de I.
a 1  e E a 1    0 a 1    1−1 a 1   1 ∉ I  j ≠ 1  j ≥ 2  j − 1 ≥ 1.
Puisque j − 1 ∉ I (car j − 1  j) et puisque j − 1 ≥ 1 alors :
a j−1   j−1−1 a 1    j−2 a 1 .
Par suite on a : a j  a j−1     j−2 a 1    j−2 a 1    j−1 a 1   j ∉ I.
Ce qui est absurde. Donc : I  ∅.
Ce qui montre que : ∀i  1, 2, . . . . . , k : a i   i−1 a 1 .
3)  k a 1    k−1 a 1    k−1 a 1   a k   a 1 .
4) Soit x un élément quelconque de E.
- Si x ∉ supp :
Alors : x ∉ supp k  (car supp k  ⊂ supp). Donc :  k x  x  e E x.
- Si x ∈ supp :
∃i  1, . . . . . , k tq : x  a i .
Alors :  k x   k a i    k  i−1 a 1    k  i−1 a 1    i−1  k a 1    i−1  k a 1 
  i−1 a 1   a i  x
 e E x.
Donc   e E .
k

ZENNAYI Mohammed 72 sur 125 Structures


5) ∙ ∀i  1, 2, . . . . . , k − 1 :  i a 1    i1−1 a 1   a i1 ≠ a 1  e E a 1 . Alors :  i ≠ e E .
Donc : || ≥ k.
∙  k  e E  ||k|  || ≥ k.
Ce qui montre que ||  k.
6) ∀x, y ∈ supp : ∃i, j  1, 2, . . . . . , k tq : x  a i et y  a j .
x  a i   i−1 a 1   a 1   1−i x.
Donc : y  a j   j−1 a 1    j−1  1−i x   j−1  1−i x   j −i x.
Il suffit de prendre    j −i ∈ 〈 et on a : y  x.
7) Soit x un élément de supp et soient i, j  1, . . . , k − 1 tels que i ≠ j.
x ∈ supp  ∃ ∈ 〈 tq : x  a 1  (d’après 6)).
Alors :  i x   i a 1    i a 1    i a 1    i a 1   a i1 
≠ a j1    j a 1    j a 1    j a 1    j a 1    j x.
Ce qui montre que : ∀x ∈ supp : x, x, . . . . . ,  k−1 x sont distints deux à deux.
8) ⊂ ) ∀y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y  x.
Puisque  est d’ordre k alors il existe i  1, 2, . . . . . , k − 1 tq :    i .
Donc y   i x ∈ A.
Alors : supp ⊂ A.
⊃ ) Puisque x ∈ supp alors x, x, . . . . . ,  k−1 x ∈ supp.
Donc : A ⊂ supp.
Ce qui montre que : supp  A  x, x, . . . . . ,  k−1 x.
9) Soient x un élément quelconque de supp et   x, x, . . . . . ,  k−1 x.
∀y ∈ E :
- Si y ∉ supp :
Alors (d’après 8)) :y ∉ x, x, . . . . . ,  k−1 x. Donc : y  y  y.
- Si y ∈ supp :
Alors (d’après 8)) :y ∈ x, x, . . . . . ,  k−1 x.
Donc : ∃i  1, 2, . . . . . , k − 1 tq : y   i x. Par suite :
∙ Si i ≠ k − 1 :
y   i x   i x   i1 x   i x  y.
∙ Si i  k − 1 :
y   i x   i x   k−11 x   k x  x   k−1 x   i x
 y.
Ce qui prouve que :     x, x, . . . . . ,  k−1 x.
10) Pour k  2 :
Puisque (d’aprrès 1)) a 2 ∈ supp  a 1 , a 2  alors (d’aprrès 9)) :
  a 1 , a 2   a 2 , a 2   a 2 , a 1 .
11) Supposons que k ≥ 3 et soit r un élément quelconque de l’ensemble 2, . . . . , k − 1.
Posons : u  a 1 , . . . . , a r  et v  a r , . . . . . , a k 
∀x ∈ E :
- Si x ∉ supp :
Alors : uvx  uvx  ux  x  x  x  uvx.
- Si x ∈ supp :
Alors : ∃i  1, . . . . . , k tq : x  a i .
∙ Si i ≤ r − 1 :
Alors : x  a i   a i1  ua i   uva i   uva i   uvx.
∙ Si r ≤ i ≤ k − 1 :
Alors : x  a i   a i1  ua i1   uva i   uva i   uvx.

ZENNAYI Mohammed 73 sur 125 Structures


∙ Si i  k :
Alors : x  a i   a k   a 1  ua r   uva k   uva k   uva i 
 uvx.
Donc :   a 1 , a 2 , . . . . . , a k   uv  a 1 , . . . . , a r a r , . . . . . , a k 
12) Posons   a k , a k−1 , . . . . . , a 1 .
∀x ∈ E :
- Si x ∉ supp :
Alors : x  x  x  x  e E x.
- Si x ∈ supp :
Alors : ∃i  1, . . . . . , k tq : x  a i .
∙ Si i ≤ k − 1 :
Alors : x  x  a i   a i1   a i  x  e E x.
∙ Si i ≤ k :
Alors : x  x  a i   a k   a 1   a k  x  e E x.
Donc :   e E   −1  a 1 , a 2 , . . . . . , a k  −1    a k , a k−1 , . . . . . , a 1 .

Exemple 3-2-4 :
Pour n  11, soit   2, 11, 4, 7, 3, 8.
∙ supp  supp2, 11, 4, 7, 3, 8  2, 11, 4, 7, 3, 8.
∙ 2   0 2, 11   1 2, 4   2 2, 7   3 2, 3   4 2 et 8   5 2
∙ ||  6.
∙   2, 11, 4, 7, 3, 8  11, 4, 7, 3, 8, 2  4, 7, 3, 8, 2, 11  7, 3, 8, 2, 11, 4
 3, 8, 2, 11, 4, 7  8, 2, 11, 4, 7, 3.
∙   2, 11, 4, 7, 3, 8  2, 1111, 4, 7, 3, 8  2, 11, 44, 7, 3, 8
 2, 11, 4, 77, 3, 8  2, 11, 4, 7, 33, 8.
∙   2, 11, 4, 7, 3, 8 −1  8, 3, 7, 4, 11, 2.
−1

Corllaire 3-2-5 :
Soit E un ensemble. Si   a 1 , . . . . . , a k  est un cycle alors :
k−1
   a i , a i1   a 1 , a 2 a 2 , a 3 . . . . . a k−1 , a k .
i1

Démonstration :
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel k ≥ 2 et pour tout k-cycle
k−1
  a 1 , . . . . . , a k  ∈ SE,    a i , a i1 .
i1
- Pour k  2 :
Soit   a 1 , . . . . . , a k  ∈ SE.
1 2−1 k−1
  a 1 , . . . . . , a k   a 1 , a 2    a i , a i1    a i , a i1    a i , a i1 .
i1 i1 i1
- Pour k − 1 :
Supposons que pour tout k − 1-cycle   a 1 , . . . . . , a k−1  ∈ SE on a :
k−2
  a 1 , . . . . . , a k−1    a i , a i1 .
i1

ZENNAYI Mohammed 74 sur 125 Structures


- Pour k :
Montrons qu’alrs pour tout k-cycle   a 1 , . . . . . , a k  ∈ SE on a :
k−1
  a 1 , . . . . . , a k    a i , a i1 .
i1
Soit   a 1 , . . . . . , a k  un k-cycle quelconque de SE.
D’après la propriété 11) du théorème 3-2-4,   a 1 , . . . , a k   a 1 , . . . , a k−1 a k−1 , a k .
D’après l’hypotèse de récurrence, on a donc :
k−2 k−1
  a 1 , . . . , a k    a i , a i1 a k−1 , a k    a i , a i1   a 1 , a 2 a 2 , a 3 . . . . . . a k−1 , a k .
i1 i1

Exemple 3-2-6 :
Pour n  11, soit   2, 11, 4, 7, 3, 8.
  2, 11, 4, 7, 3, 8  2, 1111, 44, 77, 33, 8.

Corllaire 3-2-7 :
Soit E un ensemble. Un cycle quelconque de SE est un produit de transpostions.

En effet :
Soit  un cycle quelconque de SE.
Il existe alors des éléments a 1 , . . , a k de E distincts deux à deux tels que   a 1 , . . . , a k .
k−1
D’après le corollaire 3-2-5,    a i , a i1   a 1 , a 2 a 2 , a 3 . . . . . a k−1 , a k .
i1
Donc  est le produit des transpostions a 1 , a 2 , a 2 , a 3 , . . . . . , a k−1 , a k .

Lemme 3-2-8 :
Soient E un ensemble,  ∈ SE d’ordre fini (en particulier E est un ensemble fini).et a
un élément quelconque de sup .
Il existe un entier naturel non nul k et un seul tel que :
a, a, . . . . . ,  k−1 a sont distincts deux à deux
.
 k a  a

Démonstration :
- Existence :
Soit I  i ∈ N  tq :  i a  a .
 || a  e E a  a  || ∈ I  I ≠ ∅. Soit k le plus petit élément de I.
∙ k ∈ I   k a  a.
∙ Supposons qu’il existe deux éléments i et j de 0, 1, . . . , k − 1 tels que i  j et
 i a   j a.
Alors :  −j  i a   −j  j a   −j  i a   −j  j a   i−j a  e E a  a.
Donc : i − j ∈ I (car i − j ∈ N  et  i−j a  a)  i − j ≥ k.
Par suite : k ≤ i − j ≤ i ≤ k − 1  k. Ce qui est absurde.
Ce qui montre que a   0 a  e E a, a, . . . . . ,  k−1 a sont distincts deux à deux.

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- Uncité :
Soit h un entier naturel non nul quelconque tel que :
a, a, . . . . . ,  h−1 a sont distincts deux à deux
.
 h a  a
h ∈ N  et  h a  a  h ∈ I  h ≥ k.
Supposons que h  k. Alors : k ∈ 1, . . . . . , h − 1  a ≠  k a  a.
Ce qui est absurde. Donc h  k.
D’où l’unicité de l’entier naturel k tel que :
a, a, . . . . . ,  k−1 a sont distincts deux à deux
.
 k a  a

Théorème 3-2-9 :
Soient E un ensemble,  ∈ SE d’ordre fini (en particulier E est un ensemble fini).et a
un élément quelconque de sup .
Pour que  soit un cycle il faut et il suffit que : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x  a.

Démonstration :
 ) Si  est un cycle :
Alors (d’après la propriété 2-3-3-6)) : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x  a.
 ) Si on a : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x  a :
D’après le lemme 3-2-8, il existe un entier naturel non nul k tel que :
a, a, . . . . . ,  k−1 a sont distincts deux à deux
.
 k a  a
∙ Montrons que supp  a, a, . . . . . ,  k−1 a.
⊂ ) ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x  a.
j  kq  i
 ∈ 〈  ∃j ∈ Z  tq :    j . ∃q, i ∈ Z tq : .
0 ≤ i ≤ k−1
 k a  a  a ∉ supp k
q q
 a ∉ supp k   supp kq (car supp k  ⊂ supp k )
  kq a  a.
Donc : x  a   j a   kqi a   ikq a   i  kq a   i  kq a
  i a ∈ a, a, . . . . . ,  k−1 a.
Par suite supp ⊂ a, a, . . . . . ,  k−1 a.
⊃ ) ∀x ∈ a, a, . . . . . ,  k−1 a : ∃i  0, . . . . , k − 1 tq : x   i a.
- Si i ≠ k − 1 :
x   i a   i a   i1 a ≠  i a  x  x ∈ supp.
- Si i  k − 1 :
x   k−1 a   k−1 a   k a  a ≠  k−1 a  x  x ∈ supp.
Par suite a, a, . . . . . ,  k−1 a ⊂ supp.
Oon a alors : supp  a, a, . . . . . ,  k−1 a.

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∙ Montrons que   a, a, . . . . . ,  k−1 a.
Posons   a, a, . . . . . ,  k−1 a.
∀x ∈ E :
- Si x ∉ supp  a, a, . . . . . ,  k−1 a :
x  x  x.
- Si x ∈ supp  a, a, . . . . . ,  k−1 a :
∃i  0, 1, . . . , k − 1 tq : x   i a.
 Si i ≠ k − 1 :
x   i a   i a   i1 a   i a  x.
 Si i  k − 1 :
x   k−1 a   k−1 a   k a  a   k−1 a  x.
Par suite     a, a, . . . . . ,  k−1 a.
Ce qui montre que  est un cycle.

Corollaire 3-2-10 :
Soient E un ensemble fini et  ∈ SE.
Pour que  soit un cycle il faut et il suffit que :
supp ≠ ∅
.
∀x, y ∈ sup  : ∃ ∈ 〈 tq : y  x

Démonstration :
 ) Si  est un cycle :
Alors (d’après la propriété 2-3-3-6)) :
supp ≠ ∅
.
∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y  x
 ) Si supp≠ ∅ et si on a : ∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y  x :
Puisque supp ≠ ∅, il existe un élément a ∈ supp.
Par suite on a : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x  a.
D’après le théorème 3-2-9,  est un cycle.

3-3-Décomposition d’une permutation :

Définition et notation 3-3-1 :


Soient E un ensemble,  une permutation de E et A une partie de E. on dit que A est
une partie stable de E par  si on a A  A, et dans ce cas on note par  A
l’application suivante :  A : E  E
x   A x  x si x ∈ A
x   A x  x si x ∉ A.

Remarque 3-3-2 :
Soient E un ensemble,  une permutation de E et A une partie de E.
1) Si A est finie alors A est une partie stable de E par  si seulement si A ⊂ A.
2) Si E est fini alors A est une partie stable de E par  si seulement si A ⊂ A.

ZENNAYI Mohammed 77 sur 125 Structures


En effet :
1) Supposons que A est finie.
 ) Si A est une partie stable de E par  :
Alors : A  A ⊂ A.
 ) Si A ⊂ A :
A ⊂ A
Alors :  A  A. Donc A est une partie stable de E par .
|A|  |A|
2) Supposons que E est fini.
Puisque E est un ensemble fini et puisque A est une partie de E alors A est finie.
Par suite (d’après 1)), A est une partie stable de E par  si seulement si A ⊂ A.

Proposition 3-3-3 :
Soient E un ensemble et  une permutation de E.
Si A est une partie de [Link] par  alors :
1)  A est une permutation de E.
2) supp A ⊂ A.
3) A est une partie de [Link] par  A .

Démonstration :
1)  ∀x, y ∈ E tq : x ≠ y.
- Si x, y ∈ A :
 A x  x ≠ y   A y   A x ≠  A y.
- Si x, y ∉ A :
 A x  x ≠ y   A y   A x ≠  A y.
- Si x ∈ A et y ∉ A :
 A x  x ∈ A  A
  A x ≠  A y.
 A y  y ∉ A
- Si x ∉ A et y ∈ A :
 A x  x ∉ A
  A x ≠  A y.
 A y  y ∈ A  A
Donc  A injective.
 ∀y ∈ E :
- Si y ∈ A :
Alors : y ∈ A  A  ∃x ∈ A tq : x  y
 ∃x ∈ A ⊂ E tq :  A x  y .
- Si y ∉ A :
Alors :  A y  y.
Donc  A surjective.
Ce qui montre que  A est une permutation de E.

2) ∀x ∈ C AE : x ∉ A   A x  x  x ∉ sup  A  x ∈ C sup
sup  A A
E .
A

A sup  C C
Alors : C E ⊂ C E  CE ⊂ C E  sup  A ⊂ A.
A E E

3)  A A  A  A. Donc A est une partie de [Link] par  A .

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Exemple 3-3-4 :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Pour n  11, soient   ,
1 9 7 10 4 6 3 8 11 5 2
A  1, 2, 3, 7, 9, 11 et B  3, 6, 7, 11.
1) A est stable par 
2) B n’est pas stable par .
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
3)  A  .
1 9 7 4 5 6 3 8 11 10 2

Démonstration :
1) A  1, 2, 3, 9, 7, 11  1, 9, 7, 11, 3, 2  1, 2, 3, 7, 9, 11  A.
Donc A est stable par .
2) B  3, 6, 7, 11  7, 6, 3, 2  2, 3, 7, 6 ≠ B.
Donc B n’est pas stable par .
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
3)  A 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
 .
1 9 7 4 5 6 3 8 11 10 2

Propriétés 3-3-5 :
Soient E un ensemble, A une partie quelconque de E, M   ∈ SE tq : A  A
et  A l’application l’application de M vers M lui même par :  A : M  M
   A    A .
1) M est un sous-groupe de SE.
2) Si  est une permutation de E et si A est stable par  alors :
a) ∀i ∈ Z : A est stable par  i .
b) ∀ ∈ 〈 : A est stable par .
3)  A est un homomorphisme.
4) Si  est une permutation de E et si A est stable par  alors :
a) ∀i ∈ Z :  i  A   A  i .
b) ∀ ∈ 〈 :  A ∈ 〈 A .

Démonstration :
1) ∙ e E A  e E a tq : a ∈ A  a tq : a ∈ A  A  e E ∈ M  M ≠ ∅.
∙ ∀,  ∈ M : A  A  A  A   ∈ M.
∙ ∀ ∈ M :  −1 A   −1 A   −1 A  e E A  A   −1 ∈ M.
Donc M est un sous-groupe de SE.
2) Supposons que  est une permutation de E et que A est stable par .
a) ∀i ∈ Z :
Puisque A est stable par  alors  ∈ M. Donc  i ∈ M.
Ce qui montre que A est stable par  i .
b) ∀ ∈ 〈 : ∃i ∈ Z tq :    i .
Alors (d’après a)) A est stable par  i  .
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3) ∀,  ∈ M :
∀a ∈ E :
- Si a ∈ A :
 A a   A a  a  a   A a   A  A a
  A  A a
  A  A a.
- Si a ∉ A :
 A a   A a  a   A a   A  A a (car  A a  a ∉ A)
  A  A a
  A  A a.
Donc  A    A  A .
Ce qui prouve que  A est un homomorphisme.
4) Si  est une permutation de E et si A est stable par  alors :
a) ∀i ∈ Z :
Puisque A est stable par  alors  ∈ M.
Puisque  A est un homomorphisme de M vers M lui même alors,
 i  A   A  i    A  i   A  i .
b) ∀ ∈ 〈 : ∃i ∈ Z tq :    i .
Alors (d’après a))  A   i  A   A  i ∈ 〈 A .

Notation 3-3-6 :
Soient E un ensemble et  une permutation de E. Si  ≠ e E on note par R  la relation
définie dans supp par : ∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y  x.

Proposition 3-3-7 :
Soient E un ensemble et  une permutation de E. Si  ≠ e E , R  est une relation
d’équivalence dans supp.

Démonstration :
∙ ∀x ∈ supp : e E ∈ 〈 et x  e E x  xR  x. Donc R  est réfléxive.
∙ ∀x, y ∈ supp tq : xR  y. Il existe  ∈ 〈 tel que y  x.
Donc  −1 ∈ 〈 et x   −1 y, par suite yR  x.
Ce qui montre que R  est symétrique.
xR  y y  x
∙ ∀x, y, z ∈ supp tq : . Il existe , u ∈ 〈 tel que .
yR  z z  uy
Alors : u ∈ 〈 et z  uy  ux  ux. Donc : xR  z.
Ce qui montre que R  est transitive.
Puisque R  est réfléxive, symétrique et transitive alors R  est une relation
d’équivalence dans supp.

Proposition et définition 3-3-8 :


Soient E un ensemble fini et  une permutation de E Si  ≠ e E alors les quatres
propriétés suivantes sont vérifiées :
1) ∀A ∈ supp ↙ R  : A est stable par .
2) ∀A ∈ supp ↙ R  :  A est un cycle de support.A.
C’est à dire : ∀A ∈ supp ↙ R  : supp A  A.
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3) ∀A ∈ supp ↙ R  :  A est un cycle de support.A.
4) ∀A, B ∈ supp ↙ R  : A ≠ B  supp A ∩ supp B  ∅.
5) ∀A, B ∈ supp ↙ R  : A ≠ B   A  B   B  A .
6)     A . Cette égalité est appelée la décomposition de  en produit de
A∈supp↙R 
cycles de supports disjoints.

Démonstration :
1) ∀A ∈ supp ↙ R  :
∀x ∈ A : x  x  xR  x  x ∈ A.
Alors : A ⊂ A  A  A (car A est un ensemble fini).
Donc A est stable par .
2) ∀A ∈ supp ↙ R  :
x ∈ supp  x ≠ x
⊂ ) ∀x ∈ A :   A x  x ≠ x  x ∈ supp A .
 A x  x
Donc : A ⊂ supp A .
⊃ ) Supposons que supp A  n’est pas inclus dans A.
Alors il existe un élément x ∈ supp A  tel que x ∉ A.
x ∉ A   A x  x  x ∉ supp A . Ce qui est absurde. Donc : supp A  ⊂ A.
Ce qui montre que supp A   A.
3) ∀A ∈ supp ↙ R  :
∀x, y ∈ supp A  : x, y ∈ A  xR  y  ∃ ∈ 〈 tq : y  x
 ∃i ∈ Z tq : y   i x  ∃i ∈ Z tq : y   A  i x
 ∃i ∈ Z tq : y   iA x  ∃ ∈ 〈 A  tq : y  x .
Donc  A est un cycle de support.A.
4) ∀A, B ∈ supp ↙ R  : A ≠ B  A ∩ B  ∅  supp A  ∩ supp B   ∅.
5) ∀A, B ∈ supp ↙ R  : A ≠ B  supp A  ∩ supp B   ∅ (d’après 4))
 AB  BA.
6) – Si supp ↙ R  contient un seul élément M :
∀x ∈ E : - Si x ∉ supp  M :

x  x   M x    A x.


A∈supp↙R 
- Si x ∈ supp  M :

x  x   M x    A x.


A∈supp↙R 
Donc :    A.
A∈supp↙R 
– Si supp ↙ R  contient aux moins deux éléments :
∀x ∈ E : - Si x ∉ supp :
Alors : ∀A ∈ supp ↙ R  :  A x  x.

Donc : x  x    A x.


A∈supp↙R 

ZENNAYI Mohammed 81 sur 125 Structures


- Si x ∈ supp :
Il existe un élément M ∈ supp ↙ R  tq : x ∈ M.
x ∈ M   M x  x.
∀A ∈ supp ↙ R  − M : x ∉ M (car M ∩ A  ∅)   A x  x.

Par suite :   A x  x.


A∈supp↙R  −M

Donc : x   M   A x


A∈supp↙R  −M

 M   A x
A∈supp↙R  −M

   A x.
A∈supp↙R 

Ce qui montre que :    A.


A∈supp↙R 

Corollaire 3-3-9 :
Soit E un ensemble fini. Si E contient au moins deux éléments alors on a les quatres
propriétés suivantes :
1) Toute permutation de E se décompose en produit de cycles. C’est à dire toute
permutation de E est un produit de cycles.
2) Le groupe SE est engendré par l’ensemble des cycles de E.
3) Toute permutation de E se décompose en produit de transpositions. C’est à dire
toute permutation de E est un produit de transpositions.
4) Le groupe SE est engendré par l’ensemble des transpositions de E.

Démonstration :
1) Soit  une permutation quelconque de E.
- Si   e E :
Soient a et b deux éléments quelconques distints de E.
  e E  a, ba, b se décompose en produit des deux cycles a, b et a, b.
- Si  ≠ e E :
D’après la proposition précédente,  se décompose en produit de cycles.
2) Puisque tous les éléments de SE se décomposent en produit de cycles alors
le groupe SE est engendré par l’ensemble des cycles de E.
3) Puisque toute permutation de E se décompose en produit de cycles et puisque
tout cycle se décompose en produit de transpositions alors toute permutation de
E se décompose en produit de transpositions.
4) Puisque tous les éléments de SE se décomposent en produit de transpositions
alors le groupe SE est engendré par l’ensemble des transpositions de E.

ZENNAYI Mohammed 82 sur 125 Structures


Définition 3-3-10 :
Soient E un ensemble,  une permutation de E et k 1 , . . . . , k r des entiers naturels tels
que k 1 ≥. . . . ≥ k r ≥ 2 On dit que  est de type k 1 , . . , k r  s’il existe des cycles  1 , . . ,  r
de type respéctivement k 1 , . . . . , k r de supports disjoints deux à deux tels que :
  1. . . . . . r.

Théorème 3-3-11 :
Soit E un ensemble fini. Toute une permutation de E distinct de e E admet un type et
un seul.

Démonstration :
Soit  une permutation de E distinct de e E .
- Existence :
Soient A 1 , . . , A r les éléments de suppA ↙ R  tels que |A 1 | ≥. . . . . . ≥ |A r |.
∀i  1, . . . . . , r : posons k i  |A i | et  i   A i .
Puisque  A i est un cycle de support A i alors : k i  |A i | ≥ 2.
Alors k 1 ≥. . . . ≥ k r ≥ 2 et  1 , . . ,  r des cycles de supports A 1 , . . , A r disjoints deux à
deux tels que     A   A1 . . . . . .  Ar   1 . . . . . .  r .
A∈supp↙R 
Donc  est de type k 1 , . . . . . , k r .
- Unicité :
Soit h 1 , . . , h s  un autre type de .
Alors h 1 ≥. . . . . ≥ h s ≥ 2 et il existe des cycles  1 , . . . . ,  s de types h 1 , . . . . , h s de
support disjoints deux à deux tes que    1 . . . . . .  s .
∀i  1, . . . . . , s : posons B i  supp i .
Montrons que : A 1 , . . . . , A r   B 1 , . . . . , B s .
Posons U  A 1 , . . . . , A r  et V  B 1 , . . . . , B s . U et V sont deux partitions de supp.
⊂ ) ∀i  1, . . . . . , r :
Soit a ∈ A i .
Puisque V est une partition de supp alors il existe j  1, . . . . . , s tel que a ∈ B j .
Montrons que A i  B j ∈ V.
∀x ∈ supp :
p p
x ∈ A i  xR  a  ∃p ∈ Z tq : x   p a   1 . . . . . .  s  p a   1 . . . . . .  s a
p
  j a
 x ∈ Bj.
Donc A i  B j ⊂ V.
Alors : U ⊂ V.
⊃ ) ∀j  1, . . . . . , s :
Soit b ∈ B j . Puisque U est une partition de sup alors il existe i  1, . . . . . , r tel
que b ∈ A i .
Montrons que B j  A i .
p p
∀x ∈ supp : x ∈ B j  ∃p ∈ Z tq : x   j  p a   1 . . . .  s a   1 . . . . . .  s  p a
  p a
 xR  a
 x ∈ Ai.
Donc B j  A i ⊂ U.
Alors : V ⊂ U.
ZENNAYI Mohammed 83 sur 125 Structures
Par suite : A 1 , . . . . , A r   U  V  B 1 , . . . . , B s .
rs
Ce qui montre que : .
k 1 , . . . . , k r   |A 1 |, . . . . , |A r |  |B 1 |, . . . . . , |B r |  h 1 , . . . . . , h r 

Proposition 3-3-12 :
Soit E un ensemble fini. Si  est une permutation de E de type k 1 , . . , k r  alors l’ordre
r
de  est égal au p. p. c. m de k 1 , . . , k r (c’est à dire ||   k i ).
i1

Démonstration :
Si  est une permutation de E de type k 1 , . . , k r  alors il existe des cycles  1 , . . ,  r de
type respéctivement k 1 , . . . . , k r de supports disjoints deux à deux tels que :
  1. . . . . . r.
Puisque  1 , . . ,  r sont des permutatios de E de supports disjoints deux à deux alors :
r r
||  | 1 . . . . . .  r |   | i |   k i .
i1 i1

Exemple 3-3-13 :
Soit E un ensemble fini.
 Pour n  18, soit
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

5 7 2 1 8 9 10 4 18 15 6 3 13 16 12 14 17 11

1  5, 5  8, 8  4, 4  1


2  7, 7  10, 10  15, 15  12, 12  3, 3  2
On a : 6  9, 9  18, 18  11, 11  6
14  16, 16  14
13  13, 17  17

Donc :   1, 5, 8, 42, 7, 10, 15, 12, 36, 9, 18, 1114, 16
 2, 7, 10, 15, 12, 31, 5, 8, 46, 9, 18, 1114, 16.
Ce qui montre que  est de type 6, 4, 4, 2 et  est d’ordre 6 ∨ 4 ∨ 4 ∨ 2  12.
 Pour tout entier naturel k ≥ 2, les permutations de E de type k sont les k-cycles.
 Les permutations de E de type 2 sont les transpositions.

3-4-Signiature d’une permutation :

Définition 3-4-1 :
Soient E un ensemble fini et  une permutation de E.
- Si  ≠ e E de type k 1 , . . . . , k r  :
On appelle signature de  le nombre noté  défini par :
r
∑ k i −r
  −1 i1  −1 k 1 .......,k r −r
ZENNAYI Mohammed 84 sur 125 Structures
- Si   e E :
On dit que   e E est de signature 1 et on note e E   1.
- Si   1 :
On dit que  est paire.
- Si   −1 :
On dit que  est impaire.

Notation 3-4-2 :
Si E est un ensemble fini alors l’ensemble des permutations paires de E est
noté AE. En particulier si n est un entier naturel non nul et si E  1, . . . . . , n,
alors AE est noté A n .

Exemple 3-4-3 :
Soit E un ensemble fini.
1) Pour n  18, soit
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

5 7 2 1 8 9 10 4 18 15 6 3 13 16 12 14 17 11
On a vu que  est de type 6, 4, 4, 2. Donc   −1 6442−4  −1 12  1
Donc  est paire.
2) Si  est une permutation de E de type 4, 2, 2.alors :
  −1 422−3  −1 5  −1 Donc  est impaire.
3) Pour tout entier naturel k ≥ 2, les k-cycles de E sont des permutations de signature
−1 k−1 . C’est à dire si k ≥ 2 et si  est un k-cycles de E alors   −1 k−1 .
4) Les transpositions de E sont tous impaires. C’est à die si  est une transposition
de E alors   −1.
5) Soient k un entier naturel tel que k ≥ 2 et  un k-cycle de E.
∙ Si k est paire alors  est impaire.
∙ Si k est impaire alors  est paire.
∙  est paire si seulement si k est impaire.
∙  est impaire si seulement si k est paire.

Popriétés 3-4-4 :
Soit E un ensemble fini.
1)  est une application de SE vers l’ensemble 1, −1 (qui est surjective si
seulement si |E| ≥ 2).
2) Pour tout entier naturel non nul n,  est une application de S n vers l’ensemble
1, −1 (qui est surjective si seulement si n ≠ 1).
3) Si M est un ensemble non vide de cycles de E de supports disjoints deux à deux

alors M est fini et      .


∈M ∈M
4) Si  1 , . . ,  r sont des cycles de E de supports disjoints deux à deux alors :
r r
  i    i .
i1 i1
5) Si  et  sont des permutations de E de supports disjoints alors :   .
6) Si a 1 , . . , a k , a k1 sont des éléments de E distincts deux à deux alors :
a 1 , . . , a k a k , a k1   −a 1 , . . , a k .
ZENNAYI Mohammed 85 sur 125 Structures
7) Soient a 1 , . . , a k des éléments de E distincts deux à deux.
i) a 1 , . . , a k a 1 , a 2   −a 1 , . . , a k .
ii) a 1 , . . , a k a 1 , a k   −a 1 , . . , a k .
iii) Si k ≥ 3 et si 2  r  k alors : a 1 , . . . . . , a k a 1 , a r   −a 1 , . . . . , a k .
8) Si  est un cycle de E et si u est une transposition de E alors u  −.
9) Soient ,  deux cycles de E de supports disjoints et u une transposition de E.
10) Si  est une permutation de E et si u est une transposition de E alors
u  −.

Démonstration :
1) ∙ ∀ ∈ SE :
- Si   e E :
  e E   1 ∈ 1, −1.
- Si  ≠ e E :
r
∑ k i −r
Soit k 1 , . . , k r  le type de .   −1 i1 ∈ 1, −1.
Donc  est une application de SE vers l’ensemble 1, −1.
∙ - Si |E| 0 ou |E| 1 ::
Alors SE  e E . Par suite SE  e E   e E   1 ≠ 1, −1.
Donc  n’est pas une application surjective de SE vers l’ensemble 1, −1.
- Si |E|≥ 2 :
Soient a et b deux éléments distincts de E.
e E   1
 1, −1 ∈ SE  1, −1 ⊂ SE  SE  1, −1.
a, b  −1
Donc  est une application surjective de SE vers l’ensemble 1, −1.
Ce qui montre que  est une application de SE vers l’ensemble 1, −1 qui est
surjective si seulement si |E| ≥ 2.
2) Soit n un entier naturel non nul. Pour E  1, . . . . , n on a :.
∙  est une application de S n vers l’ensemble 1, −1.
∙  est surjective  n  |E| ≥ 2. (d’après 1))  n ≠ 1 (car n ≠ 0).
3) Supposons que M est un ensemble non vide de cycles de E de supports disjoints
deux à deux.
Puisque E est fini alors SE est d’ordre fini et par suite M est fini (car M ⊂ SE).
Soient  1 , . . ,  r les éléments de M tels que | 1 | ≥. . . . . ≥ | r |.
Pour tout i  1, . . . . . , r : posons | i |  k i .
r
Alors      i est de type k 1 , . . , k r .
∈M i1
r r
∑ k i −r ∑ k i −1 r r
Donc :     −1 i1  −1 i1   −1 k i −1    i 
∈M i1 i1
  .
∈M
4) Soient  1 , . . ,  r des cycles de E de supports disjoints deux à deux.
Posons M   1 , . . ,  r  alors (d’après la propriété précédente) :
r r
  i          i .
i1 ∈M ∈M i1
ZENNAYI Mohammed 86 sur 125 Structures
5) Soient  et  deux permutations de E de supports disjoints.
- Si   e E :   e E     1  e E   .
- Si   e E :   e E     1  e E   .
- Si  ≠ e E et si  ≠ e E :
Puisque  et  sont des permutations de E de supports disjoints alors il existe
des cycles  1 , . . . . . ,  r ,  1 , . . . . . ,  s de E de supports disjoints deux à deux tels
r s
que :     i   1 . . . . .  r et     i   1 . . . . .  s .
i1 i1
Ce qui montre (d’après la propriété précédente) que :
r s r s r s
    i  i    i    i      i    i
i1 i1 i1 i1 i1 i1
 .
6) Soient a 1 , . . , a k , a k1 des éléments de E distincts deux.
a 1 , . . , a k a k , a k1   a 1 , . . , a k , a k1   −1 k1−1  −1 k  −−1 k−1
 −a 1 , . . , a k .
7) i) - Si k  2 :
a 1 , . . , a k a 1 , a 2   a 1 , a 2 a 1 , a 2   e E   1  −1−1
 a 1 , a 2 a 1 , a 2   −1a 1 , a 2   −a 1 , a 2 
 −a 1 , . . , a k .
- Si k ≠ 2 :
Puisquie a 1 , . . . . . , a k a 1 , a 2   a 1 , a 3 , . . . . . , a k  est un k − 1-cycle alors :
a 1 , . . , a k a 1 , a 2   −1 k−1−1  −−1 k−1  −a 1 , . . , a k .
ii) - Si k  2 :
D’après i) on a :
a 1 , . . , a k a 1 , a k   a 1 , . . , a k a 1 , a 2   −a 1 , . . , a k .
- Si k ≠ 2 :
a 1 , . . , a k a 1 , a k   a k , a 1 , . . , a k−1 a k , a 1   −a k , a 1 , . . , a k−1 
 −a 1 , . . , a k .
iii) Supposons que k ≥ 3 et que 2  r  k.
a 1 , . . , a k a 1 , a r   a 1 , a r1 , . . . . , a k a 2 , . . . . , a r 
 a r1 , . . . . , a k , a 1 a 2 , . . . . , a r   −1 k−r1r−1−2
 −1 k−2  1−1 k−2  −1 2 −1 k−2  −1 k  −−1 k−1
 −a 1 , . . , a k .
8) Supposons que  est un cycle de E et que u est une transposition de E.
∙ Si  et u de supports disjoints :
Alors : u  u  −1  −.
∙ Si supp ∩ suppu est un singleton :
Alors il existe des éléments a 1 , . . , a k , a k1 de E distincts deux à deux tels que :
  a 1 , . . , a k  et u  a k , a k1 .
Alors : u  a 1 , . . , a k a k , a k1   −a 1 , . . , a k   −.
∙ Si suppu ⊂ supp :
Alors il existe des éléments a 1 , . . , a k de E distincts deux à deux et il existe
r  2, . . . . , k tels que :   a 1 , . . . . , a k  et u  a 1 , a r .
- Si r  2 :
Alors : u  a 1 , . . . . . , a k a 1 , a 2   −a 1 , . . . . , a k   −.

ZENNAYI Mohammed 87 sur 125 Structures


- Si r  k :
Alors : u  a 1 , . . , a k a 1 , a k   −a 1 , . . , a k   −.
- Si 2  r  k :
Alors : u  a 1 , . . . . . , a k a 1 , a r   −a 1 , . . . . , a k   −.
9) - Si supp et suppu sont disjoints :
supp ∩ suppu ⊂ supp ∩ supp  suppu
Alors : supp ∩ suppu ⊂ supp ∩ supp  supp ∩ suppu  ∅  ∅  ∅.
Donc : supp ∩ suppu  ∅.
Par suite : u  u  −  −  −.
- Si supp et suppu sont disjoints :
supp ∩ suppu ⊂ supp ∩ supp  suppu
Alors : supp ∩ suppu ⊂ supp ∩ supp  supp ∩ suppu  ∅  ∅  ∅.
Donc : supp ∩ suppu  ∅.
Par suite : u  u  u  −  −  −
 −.
- Si supp ∩ suppu et supp ∩ suppu ne sont pas vides :
Puisque supp ∩ suppu et supp ∩ suppu ne sont pas vides alors il existe
des éléments a 1 , . . . . . , a k , b 1 , . . . . . , b h de E distincts deux à deux tels que :
  a 1 , . . . . , a k ,   b 1 , . . . . . , b h  et u  a k , b h .
supp ∩ supp  ∅      −1 k−1 −1 h−1  −1 kh−2 .
u  a 1 , . . . . , a k b 1 , . . . . . , b h a k , b h   a 1 , . . . . , a k b 1 , . . . . . , b h b h , a k 
 a 1 , . . . . , a k b 1 , . . . . . , b h , a k   a 1 , . . . . , a k a k , b 1 , . . . . . , b h 
 a 1 , . . . . , a k , b 1 , . . . . . , b h  est un k  h-cycle.
Donc : u  −1 kh−1  −1 kh−21  −−1 kh−2  −.
10) Soient  une permutation de E et si u est une transposition de E.
- Si   e E :
Alors : u  e E u  u  −1  −e E   −.
- Si  ≠ e E et si supp ↙ R  contient un seul élément :
Alors supp est le seul élément de supp ↙ R  et  est un cycle.
Donc : u  −.
- Si  ≠ e E et si le nombre des éléments de supp ↙ R  est 2 :
Soient A 1 et A 2 les éléments de supp ↙ R  .
Donc  A 1 et  A 2 sont des cycles de E de supports disjoints et    A 1  A 2 .
Ce qui montre que : u   A 1  A 2 u  − A 1  A 2   −.
- Si  ≠ e E et si supp ↙ R  contient au moins trois éléments :
Alors il existent deux élémnts A 1 et A 2 de supp ↙ R  distincts tels que supu
soit disjoint à tous les éléments de supp ↙ R  − A 1 , A 2 .
Soient B 1 , . . . . , B r les éléments de supp ↙ R  − A 1 , A 2 .
Donc : supp ↙ R   B 1 , . . . . , B r , A 1 , A 2 .
r
Posons  0    B i ,  1   A 1 et  2   A 2 . On a :    0  1  2 .
i1
supp 0  ∩ supp 1  2 u ⊂ supp 0  ∩ supp 1  2   suppu. Par suite on a :
supp 0  ∩ supp 1  2 u ⊂ supp 0  ∩ supp 1  2   supp 0  ∩ suppu  ∅.
Ce qui montre que :
u   0  1  2 u   0  1  2 u   0 − 1  2   − 0  1  2 
 − 0  1  2   −.

ZENNAYI Mohammed 88 sur 125 Structures


Lemme 3-4-4 :
Si E est un ensemble fini et si  1 , . . . . . ,  r sont des transpositios de E alors :
r
  i  −1 r .
i1

Démonstration :
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul r, si  1 , . . . . . ,  r sont des
r
transpositios de E alors :    i  −1 r .
i1
- Pour r  1 :
Si  1 est une transpositios de E alors :
r 1
  i    i   1   −1  −1 1  −1 r .
i1 i1
- Pour r − 1 :
Supposons que si  1 , . . . . . ,  r−1 sont des transpositios de E alors :
r−1
  i  −1 r−1 .
i1
- Pour r :
Montrons qu’alors si  1 , . . . . . ,  r sont des transpositios de E alors :
r
  i  −1 r .
i1
Soient  1 , . . . . . ,  r sont des transpositios de E.
r r−1 r−1
  i   i r  −   i  −−1 r−1  −1 r .
i1 i1 i1

Théorème 3-4-5 :
Si E est un ensemble fini alors l’application  est un homomorphime du groupe
SE, .  vers le groupe multiplicatif 1, −1.

Démonstration :
Soient  et  deux permutations quelconques de E.
Il des transpositios  1 , . . . . . ,  r ,  1 , . . . . . ,  s tels que :    1 . . . . .  r et    1 . . . . .  s .
   1 , . . . . . ,  r ,  1 , . . . . . ,  s   −1 rs  −1 r −1 s  .
Donc  est un homomorphime du groupe SE, .  vers le groupe multiplicatif 1, −1.

Corollaire 3-4-6 :
Si E est un ensemble fini alors AE  ker  est un sous groupe de SE.
En particulier si n est un entier naturel non nul alors A n  ker  est un sous groupe
de S n .

ZENNAYI Mohammed 89 sur 125 Structures


Lemme 3-4-7 :
Si E est un ensemble fini et si  est une permutation impaire de E alors :
AE ≠ AE et SE ↙ AE  AE, AE.
En particulier si n est un entier naturel non nul alors :
A n ≠ A n et S n ↙ A n  A n , A n .

En effet :
Puisque  ∉ AE (car  est une permutation impaire de E) alors AE ≠ AE.
∀A ∈ SE ↙ AE : ∃ ∈ SE tq : A  AE.
- Si  est paire :
Alors :  ∈ AE  A  AE  AE.
- Si  est impaire :
Alors :  −1    −1   −1 −1 −1  −1−1  1   −1  ∈ AE.
Donc :  ∈ AE  A  AE  AE.
Ce qui montre que : SE ↙ AE  AE, AE.

Théorème 3-4-8 :
Soit E est un ensemble fini de cardinal n.
- Si n  1 alors AE  SE est un groupe d’ordre 1.
En particulier A 1  S 1 est un groupe d’ordre 1.
- Si n ≥ 2 alors SE : AE  2 et |AE|  n! .
2
En particulier S n : A n   2 et |A n |  n! .
2

Démonstration :
- Si n  1 :
|SE|  1!  1. Donc AE  SE est un groupe d’ordre 1.
- Si n ≥ 2 :
Alors E contient au mois deux éléments a et b distincts. Par suite la transposition
  a, b est une permutation impaire de E.
Donc : SE ↙ AE  AE, AE  SE : AE  |SE ↙ AE|  2.
n!  |SE|  SE : AE|AE|  2|AE|  |AE|  n! .
2
Par suite on a : SE : AE  2 et |AE|  n! .
2

4 - Anneaux et les corps :


4-1-Généralités :

Définition 4-1-1 :
Soit A, ,  un ensemble muni de deux lois de composition internes  et  .
On dit que A, ,  est un anneau ou A est un anneau si on a les 3 propriétés
suivantes :
i) A, ,  est un groupe abélien.
ii) La multiplication de A est associative.
iii) La multiplication de A est distributive par rapport à l’addition de A.

ZENNAYI Mohammed 90 sur 125 Structures


Dans ce cas :
∗ On note par A ∗ l’ensemble A ∗  A − 0 A  .
∗ Si A  0 A  (c’est à dire si A ∗  ∅) on dit A est nul .
∗ Si la multiplication de A est commutative on dit que A, ,  est un anneau
abélien ou commutative .
∗ On dit que A est intègre si : ∀a, b ∈ A : ab  0 A  a  0 A ou b  0 A .
C’est à dire : A est integre  A ∗ est stable pour la multiplication
∗ Si A admet un élément neutre pour la multiplication de A on dit que A est
un anneau unitaire .
∗ Si A est un anneau unitaire alors l’élément neutre pour la multiplication de A
est appelé l’unité de A et noté 1 A ou 1.
∗ Si A est un anneau unitaire alors les éléments inversibles de A sont appelés
les unités de A .
∗ Si A est un anneau unitaire alors l’ensemble des unités de A est noté UA .
∗ Si A est un anneau unitaire et si UA  A ∗ on dit que A est un corps .
∗ Soient B un autre anneau f une application de A vers B .
Si f est homomorphisme de A,  vers B,  et si f est un homomorphisme de
A,  vers B,  on dit que f est homomorphisme d’anneaux de A vers B.
- Si A et B sont unitaires et si f 1 A   1 B on dit que f est un homomorphisme
d’anneaux unitaire de A vers B.
- Si A et B sont des corps on dit que f est un homomorphisme de corps.

Exemple 4-1-2 :
∗ Z est un anneau abélien unitaire et UZ  −1, 1 ≠ Z ∗ .
Donc Z n’est pas un corps.
∗ Q , R et C sont des corps abéliens.
∗ Si E est un ensemble quelconque alors PE, Δ, ∩ est un anneau abélien unitaire.
0 PE  ∅, 1 PE  E et UPE  E.
∗ Si A et B sont des anneaux alors A  B est un aneau (de même pour abélien et de
même pour unitaires).
∗ Si A 1 , A 2 , . . . . . . . , A n sont des anneaux alors A 1  A 2 . . . . . . . A n est un aneau
(de même pour abélien et de même pour unitaires).
∗ Si E est un ensemble quelconque non vide et si A est un anneau alors A E est un
aneau (de même pour abélien et de même pour unitaire).

4-2-Règles de calcul et propriétés :

Soit A un anneau.
1) 0 A est un élément absorbant pour la multiplication.
C’est à dire : ∀a ∈ A : a0 A  0 A a  0 A .
A est unitaire
2)  A  0 A .
1A  0A
a−b  −ab  −ab
3) La règle des signes : ∀a, b ∈ A : .
−a−b  ab

ZENNAYI Mohammed 91 sur 125 Structures


ab − c  ab − ac
4) ∀a, b, c ∈ A : .
b − ca  ba − c
5) ∀a, b ∈ A et ∀k ∈ N : kab  akb  kab.
6) ∀a, b ∈ A et ∀k ∈ Z : kab  akb  kab.
n−1 k
7) ∀a, b ∈ A tq : ab  ba et ∀n ∈ N tq : n ≥ 2 : a  b  a  ∑
n n
Ca n b  bn.
n−k k

k1
8) Si A est unitraire alors :
n k
∀a, b ∈ A tq : ab  ba et ∀n ∈ N : a  b  n
∑ C n a n−k b k .
k0
9) A est intègre si et seulement si tous les éléments non nuls de A sont réguliers
pour la multiplication de A.
10) Si A est unitaire alors tous les éléments inversibles de A sont réguliers pour la
multiplication de A.
C’est à dire, si A est unitaire alors tous les éléments de UA sont réguliers pour
la multiplication de A.
11) Si A est un corps alors A est intègre.
12) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
Si A est un corps et si f est non nul alors il est injectif.

Démonstration :
a0 A  a0 A  a0 A  0 A   a0 A  a0 A  0 A  a0 A  0 A
1) ∀a ∈ A : .
0 A a  0 A a  0 A  0 A a  0 A a  0 A a  0 A  0 A a  0 A
Alors : a0 A  0 A a  0 A .
Alors 0 A est un élément absorbant pour la multiplication.
2)  ) Si A est unitaire et si 1 A  0 A :
Alors : ∀a ∈ A : a  a1 A  a0 A  0 A . Donc A  0 A .
 ) Si A 0 A  :
Alors : ∀a ∈ A : a  0 A  a0 A  0 A a  0 A  a.
A est unitaire
Donc : .
1A  0A
3) ∀a, b ∈ A :
ab  a−b  ab  −b  a0 A  0 A  a−b  −ab
∙ .
ab  −ab  a  −ab  0 A b  0 A  −ab  −ab
Par suite on a : a−b  −ab  −ab.
∙ −a−b  −−ab  −−ab  ab..
4) ∀a, b, c ∈ A :
ab − c  ab  −c  ab  a−c  ab  −ac  ab − ac
.
b − ca  b  −ca  ba  −ca  ba  −ca  ba − ca

ZENNAYI Mohammed 92 sur 125 Structures


5) Soient a et b deux éléments quelconques de A.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel k, kab  akb  kab.
- Pour k  0 :
kab  0ab  0 A b  0 A  0ab  kab
 kab  akb  kab.
akb  a0b  a0 A  0 A  0ab  kab
- Pour k − 1 :
Supposons que k − 1ab  ak − 1b  k − 1ab.
- Pour k :
Montrons qu’alors kab  akb  kab.
kab  k − 1a  ab  k − 1ab  ab  k − 1ab  ab  kab
.
akb  ak − 1b  b  ak − 1b  ab  k − 1ab  ab  kab
On a alors kab  akb  kab.
Ce qui montre que : ∀a, b ∈ A et ∀k ∈ N : kab  akb  kab.
6) Soient a et b deux éléments quelconques de A.
∀k ∈ Z :
- Si k ≥ 0 :
D’après 5), on a : kab  akb  kab.
- Si k ≤ 0 :
D’après 5), on a : −kab  a−kb  −kab (car −k ∈ N).
Par suite on a :
kab  −−kab  −−kab  −−kab  kab
.
akb  a−−kb  −a−kb  −−kab  kab
Ce qui montre que : ∀a, b ∈ A et ∀k ∈ Z : kab  akb  kab.
7) Soient a et b deux éléments quelconques de A.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 2 on a :
n−1 k
a  b n  a n  ∑ Ca
n b  bn.
n−k k

k1
- Pour n  2 :
a  b n  a  b 2  a  ba  b  a 2  ab  ba  b 2  a 2  ab  ab  b 2
1 1 k
 a 2  2ab  b 2  a 2  C ab  b
2
2
 a2  ∑ Cab 2
1 1
 b2
k1
2−1 k
 a2  ∑ Ca
2 b  b2
2−1 k

k1
n−1 k
 a ∑
n
Ca
n b  bn.
n−k k

k1
- Pour n − 1 :
n−2 k
Supposons que : a  b n−1
a n−1
∑ C n−1 a
n−1−k k
b  b n−1 .
k1

ZENNAYI Mohammed 93 sur 125 Structures


- Pour n :
n−1 k
Montrons qu’alors : a  b n  a n  ∑ Ca n
n−k k
b  bn.
k1
n−2 h
a  b  a  b
n n−1
a  b  a n−1
∑ C n−1 a
n−1−h h
b  b n−1 a  b
h1
n−2 k n−2 h
 a ∑n
C n−1 a
n−1−h h
b ab n−1
aa n−1
b∑ C n−1 a b b  bn
n−1−h h

h1 h1
n−2 h n−2 h
 an  ∑ C n−1 a
n−h h
b  ab n−1  a n−1 b  ∑ C n−1 a
n−1−h h1
b  bn.
h1 h1
n−2 h n−1 k−1
Posons : h  1  k alors : ∑ C n−1 a
n−1−h h1
b  ∑ C n−1 a n−k b k .
h1 k2
Par suite on a :
n−2 k n−1 k−1
a  b  a  ∑
n n
C n−1 a
n−k k
b a n−1
b  ab n−1
∑ C n−1 a b  bn
n−k k

k1 k2
1 n−2 k
 an  C n−1 a
n−1
b∑ C n−1 a
n−k k
b  a n−1 b  ab n−1
k2
n−2 k−1 n−1
∑ C n−1 a b 
n−k k
C n−1 ab
n−1
 bn
k2
n−2 k k−1
 a  n − 1a
n n−1
ba n−1
b∑ C n−1 a b 
n−k k
C n−1 a
n−k k
b
k2
 n − 1a n−1
b  ab n−1
b n
n−2 k k−1
 a n  na n−1 b  ∑ C n−1  C n−1 a n−k b k  na n−1 b  b n
k2
1 n−2 k n−1
a  n
Ca n
n−1
b∑ Ca n
n−k k
b  C n a n−1 b  b n
k2
n−1 k
 an  ∑ Ca n
n−k k
b  bn.
k1
8) Supposons que A est unitraire.
∀a, b ∈ A tq : ab  ba et ∀n ∈ N :
n−1 k n−1 k
a  b  a  ∑
n n
Ca n b b  a b ∑
n−k k n n 0
Ca n b  a0bn
n−k k

k1 k1
0 n−1 k n
 C a b  ∑C a
n
n 0
n
n−k k
b  Cab n
0 n

k1
0 n−1 k n
 Ca n
n−0 0
b ∑ Ca n
n−k k
b  Cab n
0 n−0

k1
n k
 ∑ C n a n−k b k .
k0

ZENNAYI Mohammed 94 sur 125 Structures


9)  ) Si A est intègre :
Soit a un élément non nul quelconque de A.
∀x, y ∈ A :
ax  ay  ax − ay  0 A  ax − y  0 A  x − y  0 A  x  y
.
xa  ya  xa − ya  0 A  x − ya  0 A  x − y  0 A  x  y
Alors a est régulier pour la multiplication de A.
Ce qui montre que tous les éléments non nuls de A sont réguliers pour la
multiplication de A.
 ) Si tous les éléments non nuls de A sont réguliers pour la multiplication
de A :
Supposons A n’est pas intégre.
Alors il existe deux éléments non nuls a et b de A tels que le prduit ab est nul.
ab est nul.
Puisque a est non nul alors a est régulier pour la multiplication de A.
ab  0 A  b  0 A . Ce qui est absurde.
Donc A est intégre.
10) Supposons que A est unitaire.
∀a ∈ UA et ∀x, y ∈ A :
ax  ay  a −1 ax  a −1 ay  a −1 ax  a −1 ay  1 A x  1 A y  x  y
.
xa  ya  xaa −1  yaa −1  xaa −1   yaa −1   x1 A  y1 A  x  y
Donc a est régulier pour la multiplication de A.
Ce qui montre que tous les éléments inversibles de A sont réguliers pour la
multiplication de A.
11) Supposons que A est un corps.
∀a ∈ A  : a ∈ UA (car UA  A  ).
Donc a est régulier pour la multiplication de A.
Ce qui montre que A est intègre.
12) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
Supposons que A est un corps et que f est non nul.
Supposons que f n’est pas injectif .
Alors : ker f ≠ 0 A   ∃a ∈ A ∗  UA (car A est un corps) tel que : f a  0 B
∀x ∈ A : f x  faa −1 x  fa fa −1 x  0 B fa −1 x  0 B
Donc f est nul. Ce qui est absurde.
Ce qui montre que f est injectif.

4-3-Sous-anneaux et sous-corps :

Définition 4-3-1 :
Soient A un anneau et B une partie de A.
- On dit que B est un sous-anneau de A ou A est sur-anneau de B si on a
les 3 propriétés suivates :
i) B est stable pour l’addition de A.
ii) B est stable pour la multiplication de A.
iii) B est un anneau pour pour les restrictions des deux lois de A.
- On dit que B est un sous-corps de A si B est un sous-anneau de A et si
B, ,  est un corps.

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Théorème 4-3-2 :
Soient A un anneau et B une partie de A.
Pour que B soit un sous anneau de A il faut et il suffit qu’on a les deux propriétés
suivates :
i) B est sous groupe de A, .
ii) B est stable pour la multiplication de A.

Exemples 4-3-3 :
∗ Les sous-anneaux de Z sont les parties de Z de la forme nZ telle que n ∈ N.
∗ Z est un sous-anneaux de Q, de R et de C.
∗ Q est un sous-corps de R et de C.
∗ R est un sous-corps de C.

Propriétés 4-3-4 :
Soit A un anneau.
1) A et 0 A  sont des sous-anneaux de A appelés les sous-anneaux triviaux de A
0 A  est appelé le sous-anneau nul de A.
2) Soit A ′ un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers A ′ .
i) Si B est un sous-anneau de A alors f B est un sous-anneau de A ′ .
ii) Si B ′ est un sous-anneau de A ′ alors f −1 B ′  est un sous-anneau de A.
iii) ker f est un sous-anneau de A.
3) Si B et C sont des sous-anneaux de A alors B ∩ C est aussi un sous-anneau de A.
4) Si M est un ensemble non vide de sous-anneaux de A alors  M est un
M∈M
sous-anneau de A.
5) Si I est un ensemble non vide et si M i  i∈I est une famille de sous-anneaux de A
alors  M i est un sous-anneau de A.
i∈I
6) Si A est unitaire et si B est un sous anneau unitaire de A alors en général on a :
1B ≠ 1A.
7) Soit B un sous anneau quelconque de A.
Si A est unitaire et si 1 A ∈ B alors B est unitaire et 1 B  1 A .
8) Si A est unitaire intègre alors tous les sous anneaux unitaires nonnuls de A ont le
même unité que ce lui de A.

Démonstration :
1) ∙ Puisque A est une partie de A et puisque A est un anneau, alors A est un
sous-anneau de A.
∙  0 A  est un sous-groupe de A, .
 ∀a, b ∈ 0 A  : a  b  0 A  ab  0 A 0 A  0 A ∈ 0 A .
Donc 0 A  est stable pour la multiplication de A.
Ce qui montre que 0 A  est un sous-anneau de A.
2) i) Supposons que B est un sous-anneau de A.
∙ f B est un sous-groupe de A ′ ,  (car B est un sous-groupe de A, ).
∙ ∀x, y ∈ f B : ∃a, b ∈ B tq : x  f a et y  f b.
Alors : xy  f af b  f ab ∈ f B.
Donc f B est stable pour la multiplication de A ′ .
Ce qui montre que f B est un sous-anneau de A ′ .
ZENNAYI Mohammed 96 sur 125 Structures
ii) Supposons que B ′ est un sous-anneau de A ′ .
∙ f −1 B ′  est un sous-groupe de A,  (car B ′ est un sous-groupe de A ′ , ).
∙ ∀a, b ∈ f −1 B ′  : f a, f b ∈ B ′ .
Alors : f ab  f af b ∈ B ′  ab ∈ f −1 B ′ .
Donc f −1 B ′  est stable pour la multiplication de A.
Ce qui montre que f −1 B ′  est un sous-anneau de A.
iii) Puisque 0 A ′  est un sous-anneau de A ′ alors (d’après ii)), ker f  f −1 0 A ′  est
un sous-anneau de A.
3) Soient B et C deux sous-anneaux de A.
∙ B ∩ C est un sous-groupe de A,  (car B et C sont des sous-groupes de A, ).
∙ ∀a, b ∈ B ∩ C : a, b ∈ B et a, b ∈ C  ab ∈ B et ab ∈ C  ab ∈ B ∩ C.
Donc B ∩ C est stable pour la multiplication de A.
Ce qui montre que B ∩ C est un sous-anneau de A.
4) Supposons que M est un ensemble non vide de sous-anneaux de A.
∙  M est un sous-groupe de A,  (car M est un sous-groupe de A,  pour
M∈M
tout élément M de M).
∙ ∀a, b ∈  M : ∀M ∈ M : a, b ∈ M  ∀M ∈ M : ab ∈ M
M∈M
 ab ∈  M.
M∈M
Donc  M est stable pour la multiplication de A.
M∈M
Ce qui montre que  M est un sous-anneau de A.
M∈M
5) Supposons que I est un ensemble non vide et que M i  i∈I est une famille de
sous-anneaux de A.
∙  M i est un sous-groupe de A,  (car M i est un sous-groupe de A,  pour
i∈I
tout élément i de I).
∙ ∀a, b ∈  M i : ∀i ∈ I : a, b ∈ M i   ∀i ∈ I : a, b ∈ M i 
i∈I
 ab ∈  M i .
i∈I
Donc  M i est stable pour la multiplication de A.
i∈I
Ce qui montre que  M i est un sous-anneau de A.
i∈I
6) Contre exemple :
Pour A  Z  Z, qui est un anneau unitaire et B  Z  0, qui est un sous-anneau
unitaire de A on a : 1 B  1, 0 ≠ 1, 1  1 A .
7) Supposons que A est unitaire et que 1 A ∈ B.
Alors : 1 A ∈ B et ∀a ∈ B : a1 A  1 A  a.
Donc B est unitaire et 1 B  1 A .
8) Supposons que A est unitaire intègre.
Soit B un sous-anneau unitaire non nul quelconque de A.
B ≠ 0 B   1 B ≠ 0 B  0 A .
Alors 1 B est régulier pour la multiplication de A (carA est intègre).
Donc : 1 B 1 B  1 B  1 B 1 A  1 B  1 A .
Ce qui montre que les sous anneaux unitaires nonnuls de A ont le même unité
que ce lui de A.

ZENNAYI Mohammed 97 sur 125 Structures


4-4-Fractions et corps de fractions :

Notation 4-4-1 :
Soient A un anneau unitaire et a, b ∈ A .
Si b ∈ UA et si a et b commutent alors ab −1 est noté aussi a .
b
a  ab −1 est appelé la fraction a sur b.
b

Propriétés 4-4-2 :
Soient A un anneau unitaire et a, b, c, d ∈ A qui commutent.
1) a  a.
1
2) Si b ∈ UA alors : a  0  a  0.
b
3) Si b ∈ UA alors : − a  −a  a .
b b −b
4) Si b ∈ UA alors : ∀k ∈ Z : k a  ka .
b b
5) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : ad  a .
bd b
6) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a  c  ad  bc.
b d
7) Si d ∈ UA alors : a  b  a  b .
d d d
8) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a  c  ad  bc .
b d bd
9) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a c  ac .
b d bd
−1
10) Si a ∈ UA et si b ∈ UA alors : a  1 b
b a  a.
b
a
11) Si b ∈ UA , c ∈ UA et d ∈ UA alors : bc  a dc  ad .
b bc
d

Démonstration :
1) a  a1 −1  a1  a.
1
2) Si b ∈ UA alors :
a  0  ab −1  0  ab −1 b  0b (car b est régulier pour la multiplication
b
de A).
−1
 ab b  0  a1  0
 a  0.
3) Si b ∈ UA alors :
− a  −ab −1   −ab −1  −a
b b
−a−1  − a  −a  a .
−a   a1  a b b −b
b b−1 −b1 −b
4) Si b ∈ UA alors : ∀k ∈ Z : k a  kab −1   kab −1  ka .
b b
5) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors :
ad  adbd −1  add −1 b −1   add −1 b −1  a1b −1  ab −1  a .
bd b

ZENNAYI Mohammed 98 sur 125 Structures


6) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors :
a  c  ab −1  cd −1
b d
 ab −1 bd  cd −1 bd (car bd est régulier pour la multiplication
de A).
−1 −1
 ab bd  cd bd  a1d  c1d
 ad  bc.
7) Si d ∈ UA alors : a  b  ad −1  bd −1  a  bd −1  a  b .
d d d
8) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a  c  ad  cb  ad  bc  ad  bc .
b d bd db bd bd bd
9) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors :
a c  ab −1 cd −1   ab −1 cd −1  acb −1 d −1  acb −1 d −1   acd −1 b −1 
b d
 acbd −1
 ac .
bd
10) Si a ∈ UA et si b ∈ UA alors :
−1 −1
∙ a 1 a  1 a .
b b
b
−1
∙ a  ab   b −1  −1 a −1  ba −1  b
−1 −1
a.
b
−1
Par suite on a : a  1 a  a.
b
b
b
11) Si b ∈ UA , c ∈ UA et d ∈ UA alors :
a
∙ bc  a c −1  a d .
b d b c
d
∙ a dc  ad (d’après 7)).
b bc
a
Par suite on a : bc  a dc  ad .
b bc
d

Théorème et définition 4-4-3 :


Si E est un corps et si A est un sous-anneau commutatif non nul de E alors
l’ensemble K  a tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 est un sous-corps commutatif de E
b
et c’est le plus petit sous-corps de E contenant A.
K est appelé le corps des fractions de A dans E.
On dit aussi que K est un corps des fractions de A.

Démonstration :
Supposons que E est un corps et que A est un sous-anneau commutatif non nul de E.
Montrons que l’ensemble K  a tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 est un sous-corps
b
commutatif de E contenant A et c’est le plus petit sous-corps de E contenant A.
∙ Montrons que l’ensemble K est un sous-corps commutatif de E contenant A.
 Soit u un élément non nul de A (u existe car A est un non nul).
∀a ∈ A : a  a  au  au u ∈ K. Donc : A ⊂ K.
1 1u

ZENNAYI Mohammed 99 sur 125 Structures


 – A ≠ ∅ et A ⊂ K  K ≠ ∅.
– ∀x, y ∈ K : ∃a, b, c, d ∈ A tq : b ≠ 0, c ≠ 0, x  a et y  c .
b d
x−y  a − c  ad − bc ∈ K.
b d bd
Donc K est un sous-groupe de E, .
 – ∀x, y ∈ K : ∃a, b, c, d ∈ A tq : b ≠ 0, c ≠ 0, x  a et y  c .
b d
xy  a c  ac ∈ K.
b d bd
Donc K est une partie stable de E pour la multiplication de E.
– ∀x, y ∈ K : ∃a, b, c, d ∈ A tq : b ≠ 0, c ≠ 0, x  a et y  c .
b d
xy  a c  ac  ca  c a  yx.
b d bd db d b
Donc la restriction de la multiplication de E dans K est commutative.
Par suite K est un sous-anneau commutatif de E.
 Soit u un élément non nul de A (u existe car A est un non nul).
1 u u ∈ K.
Donc K est un sous-anneau commutatif unitaire non nul de E.
 – K  ≠ ∅  UK ⊂ K  .
– ∀x ∈ K  : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 et x  a . a ≠ 0  a ≠ 0.
b b
−1
Alors : x −1  a  b 
a ∈ K  x ∈ UK.
b
Donc UK ⊂ K  . Par suite K est un corps commutatif.
Ce qui montre que K est un sous-corps commutatif de E contenant A.
∙ Montrons que K est le plus petit sous-corps de E contenant A.
Soit M un sous-corps quelconque de E contenant A.
∀x ∈ K : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 et x  a  ab −1 .
b
a, b ∈ A ⊂ M  ab ∈ M  x  ab −1 ∈ M.
−1

Alors K ⊂ M.
Ce qui prouve que K est le plus petit sous-corps de E contenant A.

Exemple 4-4-4 :
 Q est le corps des fractions de Z dans Q, dans R et dans C.
 Pour tout entier naturel non nul n, Q est le corps des fractions de nZ dans Q, dans
R et dans C.

Théorème 4-4-5 :
Soit A un anneau commutatif integrè non nul et u un élément quelconque de A  .
On munit A  A  de :
– la multiplication suivant : ∀x  a, b ∈ A  A  et ∀y  c, d ∈ A  A  :
xy  a, bc, d  ac, bd.
– la relation R A définie par : ∀x  a, b ∈ A  A  et ∀y  c, d ∈ A  A  :
xR A y  a, bR A c, d  ad  bc.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) La multiplication de A  A  est commutative et assotiative.
2) R A est une relation d’équivalence dans l’ensemble A  A  .

ZENNAYI Mohammed 100 sur 125 Structures


3) 0 A , u  0 A , b tq : b ∈ A  où 0 A , u est la classe de 0 A , u pour la relation
d’équivalence R A .
4) u, u  b, b tq : b ∈ A  où u, u est la classe de u, u pour la relation
d’équivalence R A .
5) Il existe une multiplication dans l’ensemble K  A  A  ╱R A et une seule tel que
la surjection canoninique p de A  A  vers A  A  ╱R A soit un homomorphisme
de A  A  , .  vers K, . .
6) La multiplication de K est commutative et assotiative.
7) u, u est l’élément neutre de K pour la multiplication.
8) Si a, b est un élément quelconque de A  A  alors a, b est inversible si
−1
seulement si a ≠ 0 A , et dans ce cas : a, b  b, a.
9) Si x et y sont des éléments quelconques de K, il existe des éléments a, b, d ∈ A
tels que : d ≠ 0 A , x  a, d et y  b, d.
10) Pour tout entier naturel n ≥ 2, si x 1 , . . . . , x n sont des éléments quelconques de K,
il existe des éléments a 1 , . . , a n , d ∈ A tels que :
d ≠ 0 A et ∀i  1, . . , n : x i  a i , d.
11) Il existe une addition dans l’ensemble K  A  A  ╱R A et une seule tel que :
∀a, b ∈ A et ∀d ∈ A  : a, d  b, d  a  b, d.
12) L’addition de K est commutative et assotiative.
13) La multiplication de K est distributive par rapport à l’addition.
14) 0 A , u est le zéro de K.
15) Si a, b est un élément quelconque de A  A  alors a, b admet un opposé et
on a : −a, b  −a, b.
16) K est un corps commutatif.
17) L’application suivante :  : A  K
a  a  au, u
est un homomorphisme injectif de A, , .  vers K, , . .
Par la suite on confond chaque élément a de A avec a.
18) A est un sous-anneau de K.
19) ∀a, b ∈ A  A  : a, b  a .
b
20) K est un corps des fractions de A.

Démonstration :
1) ∙ ∀x  a, b ∈ A  A  et ∀y  c, d ∈ A  A  :
xy  a, b  ac, bd  ca, db  c, da, b  yx.
Alors la multiplication de A  A  est commutative.
∙ ∀x  a, b ∈ A  A  , ∀y  c, d ∈ A  A  et ∀z  e, f ∈ A  A  :
xyz  a, bc, de, f  ac, bde, f  ace, bdf  ace, bdf
 a, bce, df  a, bc, de, f
 xyz.
Alors la multiplication de A  A  est associative.
Ce qui montre que la multiplication de A  A  est commutative et assotiative.

ZENNAYI Mohammed 101 sur 125 Structures


2) ∙ ∀x  a, b ∈ A  A  : ab  ba  a, bR A a, b  xR A x.
Alors la relation R A est une réflexive dans l’ensemble A  A  .
∙ ∀x  a, b ∈ A  A  et ∀y  c, d ∈ A  A  :
xR A y  a, bR A c, d  ad  bc  bc  ad  cb  da  c, dR A a, b
 yR A x.
Alors la relation R A est une symrétrique dans l’ensemble A  A  .
∙ ∀x  a, b ∈ A  A  , ∀y  c, d ∈ A  A  et ∀z  e, f ∈ A  A  :
xR A y a, bR A c, d ad  bc adf  bcf
    adf  bde
yR A z c, dR A e, f cf  de bcf  bde
 afd  bed  af  be  a, bR A e, f
 xR A z.
Alors la relation R A est une transitive dans l’ensemble A  A  .
Ce qui montre que R A est une relation d’équivalence dans l’ensemble A  A  .
3) ∀a, b ∈ A  A  : a, b ∈ 0 A , u  au  b0 A  0 A  a  0 A (car u ≠ 0 A ).
Donc 0 A , u  0 A , b tq : b ∈ A 
4) ∀a, b ∈ A  A  : a, b ∈ u, u  au  bu  a  b (car u ≠ 0 A ).
Donc u, u  b, b tq : b ∈ A 
5) ∙ Soit f la relation de K  K vers K définie par :
∀x, y, z ∈ K : x, yfz  ∃s ∈ x et ∃t ∈ y tq : st ∈ z.
Montrons que f est une loi de composition interne dans K qui sera noté
multiplicativement.
∃s ∈ x et ∃t ∈ y tq : st ∈ z
– ∀x, y, z, z ′ ∈ K tq : x, yfz et x, yfz ′ , .
∃s ′ ∈ x et ∃t ′ ∈ y tq : s ′ t ′ ∈ z ′

′ ′ ′ ′ 
s  a, b et s ′  a ′ , b ′ 
∃a, b, a , b , c, d, c , d  ∈ A  A tq : .
t  c, d et t ′  c ′ , d ′ 

a, b, a ′ , b ′  ∈ x  a, bR A a ′ , b ′   ab ′  ba ′ .


c, d, c ′ , d ′  ∈ x  c, dR A c ′ , d ′   cd ′  dc ′ .
acb ′ d ′   acb ′ d ′  ab ′ cd ′  ab ′ cd ′   ba ′ dc ′   ba ′ dc ′  bda ′ c ′
 bda ′ c ′ .
Alors :
ac, bdR A a ′ c ′ , b ′ d ′   a, bc, dR A a ′ , b ′ c ′ , d ′   stR A s ′ t ′  st  s ′ t ′
 z  z′.
Donc f est une fonction de K  K vers K.
– ∀x, y ∈ K  K : ∃s, t ∈ A  A  tq : x  s et y  t.
s∈sx
Posons z  st. t∈ty  x, yfz  x, y ∈ D f .
st ∈ z
Donc D f  K  K. Par suite f est une application de K  K vers K.
Ce qui montre que f est une loi de composition interne dans K.
La loi f est notée multiplicativement.

ZENNAYI Mohammed 102 sur 125 Structures


∙ Montrons que la surjection canoninique p de A  A  vers A  A  ╱R A est un
homomorphisme de A  A  , .  vers K, . .
∀s, t ∈ A  A  :
s∈s
Posons z  st, t∈t  s, tfz  z  fs, t  st  st
st ∈ st  z
 pst  pspt.
Donc p est un homomorphisme de A  A  , .  vers K, . .
∙ Soit  une loi de composition interne quelconque dans K telle que p soit un
homomorphisme de A  A  , .  vers K, .
∀x, y ∈ K : ∃s, t ∈ A  A  tq : x  ps et y  pt.
x  y  ps  pt  pst  pspt  xy.
Ce qui montre qu’il existe une multiplication dans l’ensemble K  A  A  ╱R A
et une seule tel que la surjection canoninique p de A  A  vers A  A  ╱R A
soit un homomorphisme de A  A  , .  vers K, . .
6) ∙ ∀x, y ∈ K : ∃s, t ∈ A  A  tq : x  ps et y  pt.
xy  pspt  pst  pts  ptps  yx.
Alors la multiplication de K est commutative.
∙ ∀x, y, z ∈ K : ∃s, t, r ∈ A  A  tq : x  ps, y  pt et z  pr.
xyz  psptpr  pstpr  pstr  pstr  psptr
 psptpr  xyz.
Alors la multiplication de K est associative.
Ce qui montre que la multiplication de K est commutative et assotiative.
7) ∀x ∈ K : ∃a, b ∈ A  A  tq : x  pa, b  a, b.
xu, u  pa, bpu, u  pa, bu, u  pau, bu  au, bu.
aub  aub  bua  bua  au, buR A a, b  au, bu  a, b  x.
Alors : xu, u  u, ux  x.
Donc u, u est l’élément neutre de K pour la multiplication.
8) Soit a, b un élément quelconque de A  A  .
 ) Si a, b est inversible :
−1
∃a ′ , b ′  ∈ A  A  tq : a, b  a ′ , b ′ .
−1
Alors : aa ′ , bb ′   a, ba ′ , b ′   a, ba ′ , b ′   a, ba, b  u, u.
Donc : aa ′ , bb ′  ∈ u, u  aa ′  bb ′ ≠ 0 A (d’après 4))  a ≠ 0 A .
 ) Si a ≠ 0 A :
−1
Alors : b, a ∈ A  A  et on a : a, b  b, a.
a, bb, a  a, bb, a  ab, ba  ab, ab  u, u (d’après 4)).
−1
Donc a, b est inversible et a, b  b, a.
Ce qui montre que a, b est inversible si seulement si a ≠ 0 A , et dans ce cas
−1
a, b  b, a.
9) Soient x et y deux éléments quelconques de K.
Il existe deux éléments a 1 , a 2 , b 1 , b 2  ∈ A  A  tels que, x  a 1 , a 2  et
y  b 1 , b 2 .

ZENNAYI Mohammed 103 sur 125 Structures


Puisque (d’après 4)), u, u  a 2 , a 2   b 2 , b 2  et puisque (d’après 7)),
u, u  a 2 , a 2   b 2 , b 2  est l’élément neutre de K, .  alors :

x  xb 2 , b 2   a 1 , a 2 b 2 , b 2   a 1 , a 2 b 2 , b 2   a 1 b 2 , a 2 b 2 


.
y  a 2 , a 2 y  a 2 , a 2 b 1 , b 2   a 2 , a 2 b 1 , b 2   a 2 b 1 , a 2 b 2 

Il suffit de prendre a  a 1 b 2 , b  a 2 b 1 , d  a 2 b 2 et on a :
a, b, d ∈ A tels que : d ≠ 0 A , x  a, d et y  b, d.
10) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 2, si x 1 , . . . . , x n sont
des éléments quelconques de K, il existe des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que
d ≠ 0 A et ∀i  1, . . . . , n : x i  a i , d.
– Pour n  2 :
Soient x 1 , . . . . , x n des éléments quelconques de K.
D’après 9), ilexiste a 1 , a 2 , d ∈ A tels que, d ≠ 0 A , x 1  a 1 , d et x 2  a 2 , d.
Par suite il existe des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que : d ≠ 0 A et
∀i  1, . . . . , n : x i  a i , d.
– Pour n − 1 :
Supposons que si x 1 , . . . , x n−1 sont des éléments quelconques de K, il existe des
éléments a 1 , . . . , a n−1 , d ∈ A tels que : d ≠ 0 A et ∀i  1, . . . . , n − 1 : x i  a i , d.
– Pour n :
Montrons qu’alors si x 1 , . . . , x n sont des éléments quelconques de K, il existe
des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que : d ≠ 0 A et ∀i  1, . . . . , n : x i  a i , d.
Soient x 1 , . . . . , x n des éléments quelconques de K.
D’après l’hypothèse de récurrence, il existe des éléments a ′1 , . . . , a ′n−1 , d 1 ∈ A
tels que, d 1 ≠ 0 A et ∀i  1, . . . . , n − 1 : x i  a ′i , d 1 .
x n ∈ K  ∃a ′n , d 2  ∈ A  A  tq : x n  a ′n , d 2 .
∀i  1, . . . . , n :
∙ Si i ≠ n :
x i  x i d 2 , d 2   a ′i , d 1 d 2 , d 2   a ′i , d 1 d 2 , d 2   a ′i d 2 , d 1 d 2 .
Il suffit de prendre a i  a ′i d 2 , d  d 1 d 2 et on a : x i  a i , d.
∙ Si i  n :
x i  x n  d 1 , d 1 x n  d 1 , d 1 a ′n , d 2   d 1 , d 1 a ′n , d 2   d 1 a ′n , d 1 d 2 .
Il suffit de prendre a i  a n  d 1 a ′n , d  d 1 d 2 et on a : x i  x n  a i , d.
Ce qui montre que pour tout entier naturel n ≥ 2, si x 1 , . . . . , x n sont des éléments
quelconques de K, il existe des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que,
d ≠ 0 A et ∀i  1, . . . . , n : x i  a i , d.
11) ∙ Soit g la relation de K  K vers K définie par :
∀x, y, z ∈ K :
x, ygz  ∃a, b, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a, d, y  b, d et z  a  b, d
Montrons que g est une loi de composition interne dans K qui sera noté
additvement.

ZENNAYI Mohammed 104 sur 125 Structures


– ∀x, y, z, z ′ ∈ K tq : x, ygz et x, ygz ′ .
∃a, b, d, a ′ , b ′ , d ′ ∈ A tq :
d ≠ 0 A , d ′ ≠ 0 A , x  a, d  a ′ , d ′ , y  b, d  b ′ , d ′ ,
z  a  b, d et z ′  a ′  b ′ , d ′ .
x  a, d  a ′ , d ′   a, dR A a ′ , d ′   ad ′  da ′ .
y  b, d  b ′ , d ′   b, dR A b ′ , d ′   bd ′  db ′ .
ad ′  da ′
 ad ′  bd ′  da ′  db ′  a  bd ′  da ′  b ′ 
bd ′  db ′
 a  b, dR A a ′  b ′ , d ′   a  b, d  a ′  b ′ , d ′ 
 z  z′.
Donc g est une fonction de K  K vers K.
– ∀x, y ∈ K  K : ∃a, b, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a, d, y  b, d.
x  a, d
Posons z  a  b, d. y  b, d  x, ygz  x, y ∈ D g .
z  a  b, d
Donc D g  K  K. Par suite g est une application de K  K vers K.
Ce qui montre que g est une loi de composition interne dans K.
La loi g est notée additivement.
∙ Montrons que : ∀a, b ∈ A et ∀d ∈ A  : a, d  b, d  a  b, d.
Soient a, b, d des éléments quelconques de A tels que, d ≠ 0 A .
Posons : x  a, d, y  b, d et z  a  b, d.
x  a, d
y  b, d  x, ygz  gx, y  z  x  y  z
z  a  b, d
 a, d  b, d  a  b, d.
∙ Soit ⊕ une loi de composition interne quelconque dans K telle que :
∀a, b ∈ A et ∀d ∈ A  : a, d  b, d  a  b, d.
Soient x et y deux éléments quelconques de K.
x  a, d
D’après 9) il existent des éléments a, b et d de A tels que : .
y  b, d
x ⊕ y  a, d ⊕ b, d  a  b, d  a, d  b, d  x  y.
Ce qui montre qu’il existe une addition dans l’ensemble K  A  A  ╱R A
et une seule tel que :
∀a, b ∈ A et ∀d ∈ A  : a, d  b, d  a  b, d.
12) ∙ ∀x, y ∈ K : ∃a, b, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a, d et y  b, d.
x  y  a, d  b, d  a  b, d  b  a, d  b, d  a, d  y  x.
Alors l’addition de K est commutative.
∙ ∀x, y, z ∈ K : ∃a, b, c, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a, d, y  b, d et z  c, d.
x  y  z  a, d  b, d  c, d  a  b, d  c, d  a  b  c, d
 a  b  c, d  a, d  b  c, d  a, d  b, d  c, d
 x  y  z.
Alors l’addition de K est associative.
Ce qui montre que l’addition de K est commutative et assotiative.

ZENNAYI Mohammed 105 sur 125 Structures


13) ∀x, y, z ∈ K : ∃a, b, c, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a, d, y  b, d et z  c, e.
x  yz  a, d  b, d c, e  a  b, dc, e  a  bc, de  ac  bc, de
 ac, de  bc, de  a, dc, e  b, dc, e
 xz  yz.
Donc la multiplication de K est distributive par rapport à l’addition.
14) ∀x ∈ K : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A et x  a, b.
x  0 A , u  a, b  0 A , u  a, b  0 A , b  a  0 A , b  a, b  x.
Ce qui prouve que 0 A , u est le zéro de K.
15) Soit a, b un élément quelconque de A  A  .
a, b  −a, b  a − a, b  0 A , b  0 A , u.
Alors a, b admet un opposé et on a : −a, b  −a, b.
16) ∙  L’addition est commutative et associative.
 K admet un zéro, qui est 0 A , u.
 ∀x ∈ K : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A et x  a, b.
x  a, b admet un opposé, qui est −a, b.
Donc K,  est un groupe abélien et on a : 0 K  0 A , u.
∙  La multiplication est commutative et associative dans K.
 La multiplication est distributive par rapport à l’addition dans K.
 K admet un élément neutre pour la multiplication, qui est u, u.
 u ≠ 0 A  u, u ≠ 0 A , u  0 K .
Alors K, , .  est un anneau abélien unitaire non [Link] on a : 1 K  u, u.
∙ ∀x ∈ K  : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A et x  a, b.
a, b  x ≠ 0 K  0 A , u  a ≠ 0 A (d’après 3)).
D’après 8), on a donc x  a, b est inversible.
Alors : UK  K  .
Ce qui montre que K est un corps commutatif.
17) ∙ ∀a, b ∈ A :
a  b  a  bu, u  au  bu, u  au, u  bu, u  a  b.
ab  abu, u  abu, u  abu, u1 K  aub, uu, u  aubu, u u
 aubu, u u  au, ubu, u
 ab.
Donc  est un homomorphisme de A, , .  vers K, , . .
∙ ∀a ∈ ker  : au, u  a  0 K  0 A , u  au  0 A  a  0 A (car u ≠ 0 A ).
Par suite on a : ker   0 A .
Ce qui montre que  est un homomorphisme injectif de de A, , .  vers K, , . .
Par la suite on confond chaque élément a de A avec a.
18) A  A (car d’après 17), on a confondu chaque élément a de A avec a).
Puisque A est un anneau et puisque  est un homomorphisme de A, , . 
vers K, , .  alors A  A est un sous-anneau de K.
19) ∀a, b ∈ A  A  :
a, b  a, b1 K  a, buu, uu  auu, buu  auu, ubu  auu, ubu
−1
 au, uu, bu  au, ubu, u  ab −1  ab −1
 a.
b
20) K  a, b tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 A  a tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 A
b
Alors K est le corps des fractions de A dans K.
Ce qui montre que K est un corps des fractions de A.

ZENNAYI Mohammed 106 sur 125 Structures


Définition 4-4-6 :
Soit A un anneaun, et soient E et F deux sur-anneaux de
 Si f est un isomorphe d’anneaux de E vers F, et si on a : ∀a ∈ A : f a  a,
on dit que f est un A-isomorphe de E vers F.
 S’il existe un A-isomorphisme de E vers F, on dit que E est A-isomorphe à F
ou E et F sont A-isomorphes.

Théorème et définition 4-4-7 :


Tout anneau commutatif integrè non nul A admet un corps des fractions et un
seul à A-isomorphe près.

Démonstration :
Soit A un anneau commutatif integrè non nul.
– Existence :
D’après la proprité 20) théorème 4-4-5, A admet au moins un corps des fractions.
– Unicité :
Soient K, ⊕, ⊗ et M, , ⊙ deux corps de fractions de A.

∀x ∈ K ∗ : l’inverse de x dans K est noté x
.
∀x ∈ M ∗ : l’inverse de x dans M est noté x
Puisque K, ⊕, ⊗ et M, , ⊙ des corps de fractions de A alors :

K  a ⊗ b tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 A et M  a ⊙ b tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 A .
Soit h la relation de K vers M définies par :

∀x ∈ K et ∀y ∈ M : xhy  ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A x  a ⊗ b et y  a ⊙ b .
∙ Montrons que h est une fonction de K vers M.
∀x ∈ K et ∀y, y ′ ∈ M tq : xhy et xhy ′ .

xhy  ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A x  a ⊗ b et y  a ⊙ b
.
xhy ′  ∃a ′ , b ′ ∈ A tq : b ′ ≠ 0 A x  a ′ ⊗ b ′ et y ′  a ′ ⊙ b ′
 
Alors : a ⊗ b  x  a ′ ⊗ b ′  a ⊗ b ⊗ b ⊗ b ′  a ′ ⊗ b ′ ⊗ b ⊗ b ′

 a ⊗ b ⊗ b ⊗ b′  a′ ⊗ b′ ⊗ b′ ⊗ b

 a ⊗ b ⊗ b ⊗ b′  a′ ⊗ b′ ⊗ b′ ⊗ b
 a ⊗ 1K ⊗ b′  a′ ⊗ 1K ⊗ b
 a ⊗ b ′  a ′ ⊗ b  ab ′  a ′ b  a ⊙ b ′  a ′ ⊙ b
 a ⊙ b ′  ⊙ b ⊙ b ′  a ′ ⊙ b ⊙ b ⊙ b ′
 a ⊙ b ′  ⊙ b ′ ⊙ b  a ′ ⊙ b ⊙ b ⊙ b ′
 a ⊙ b ′ ⊙ b ′ ⊙ b  a ′ ⊙ b ⊙ b ⊙ b ′
 a ⊙ 1M ⊙ b  a′ ⊙ 1M ⊙ b′  a ⊙ b  a′ ⊙ b′
 y  y′.
Donc h est une fonction de K vers M.

ZENNAYI Mohammed 107 sur 125 Structures


∙ Montrons que h est une application de K vers M.

∀x ∈ K : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A et x  a ⊗ b.
Posons y  a ⊙ b.

a, b ∈ A, b ≠ 0 A , x  a ⊗ b et y  a ⊙ b  xhy  x ∈ D h .
Alors D h  K. Donc h est une application de K vers M.

∙ Montrons que : ∀a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A , on a : h a ⊗ b  a ⊙ b.
∀a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A :

Posons : x  a ⊗ b et y  a ⊙ b. Alors : x ∈ K, y ∈ M et xhy.

Donc : h a ⊗ b  hx  y  a ⊙ b.
∙ Montrons que : ∀a ∈ A : ha  a.
Soit u un élément non nul de A (u existe car A est non nul).
  
∀a ∈ A : ha  ha ⊗ 1 K   ha ⊗ u ⊗ u  ha ⊗ u ⊗ u  hau ⊗ u
 au ⊙ u  a ⊙ u ⊙ u  a ⊙ u ⊙ u  a ⊙ 1 M
a
  
a  a1 A  a ⊗ 1 K  a ⊗ u ⊗ u  a ⊗ u ⊗ u  au ⊗ u
.
a  a1 A  a ⊙ 1 M  a ⊙ u ⊙ u  a ⊙ u ⊙ u  au ⊙ u
Alors : aha  ha  a.
 
∙ Montrons que : ∀x, y ∈ K : ∃a, b, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a ⊗ d et y  b ⊗ d.
∀x, y ∈ K : ∃a 1 , a 2 , b 1 , b 2 ∈ A tq : a 2 ≠ 0 A , b 2 ≠ 0 A , x  a 1 ⊗ a 2 et y  b 1 ⊗ b 2 .
Alors : x  a 1 ⊗ a 2  a 1 ⊗ 1 K ⊗ a 2  a 1 ⊗ b 2 ⊗ b 2 ⊗ a 2
 a 1 ⊗ b 2  ⊗ b 2 ⊗ a 2  a 1 b 2  ⊗ a 2 ⊗ b 2
 a 1 b 2  ⊗ a 2 b 2
y  b 1 ⊗ b 2  b 1 ⊗ 1 K ⊗ b 2  b 1 ⊗ a 2 ⊗ a 2  ⊗ b 2
 b 1 ⊗ a 2  ⊗ a 2 ⊗ b 2  b 1 a 2  ⊗ b 2 ⊗ a 2  b 1 a 2  ⊗ b 2 a 2
 b 1 a 2  ⊗ a 2 b 2
Il suffit de prendre : a  a 1 b 2 , b  b 1 a 2 , d  a 2 b 2 et on a:
 
a, b, d ∈ A, d ≠ 0A, x  a⊗d et y  b ⊗ d.
∙ Montrons que h est un homomorphisme de K, ⊕ vers M, .
 
∀x, y ∈ K : ∃a, b, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x  a ⊗ d et y  b ⊗ d.
   
hx ⊕ y  h a ⊗ d ⊕ b ⊗ d  h a ⊕ b ⊗ d  h a  b ⊗ d
 
 a  b ⊙ d  ab ⊙ d  a ⊙ db ⊙ d  h a ⊗ d h b ⊗ d
 hxhy.
Donc h est un homomorphisme de K, ⊕ vers M, .
∙ Montrons que h est un homomorphisme de K, ⊗ vers M, ⊙.
 
∀x, y ∈ K : ∃a, b, c, d ∈ A tq : b ≠ 0 A , d ≠ 0 A , x  a ⊗ b et y  c ⊗ d.
     
hx ⊗ y  h a ⊗ b ⊗ c ⊗ d  h a⊗b⊗c⊗d  h a⊗c⊗d⊗b
 
 h a ⊗ c ⊗ d ⊗ b  h a ⊗ c ⊗ b ⊗ d  h ac ⊗ bd
 ac ⊙ bd  a ⊙ c ⊙ b ⊙ d  a ⊙ c ⊙ d ⊙ b  a ⊙ c ⊙ d ⊙ b
 
 a ⊙ b ⊙ c ⊙ d  a ⊙ b ⊙ c ⊙ d  h a ⊗ b ⊙ h c ⊗ d
 hx ⊙ hy.
Donc h est un homomorphisme de K, ⊗ vers M, ⊙.
∙ Alors h est un homomorphisme d’anneaux de K, ⊕, ⊗ vers M, , ⊙.

ZENNAYI Mohammed 108 sur 125 Structures


∙ Puisque hA  A (car on a : ∀a ∈ A : ha  a) et puisque A est non nul alors h
est non nul.
Puisque K est un corps et puisque h est non nul, alors h est injectif.
∙ ∀y ∈ M : ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A et y  a ⊙ b.

Alors : y  a ⊙ b  h a ⊗ b .
Donc h est surjectif.
∙ Par suite h est un A-isomorphe de K vers M.
Ce qui montre que K et M sont A-isomorphes.
D’où l’unicité du corps de fractions de A à A-isomorphe près.

Exemple 4-4-8 :
 Q est le corps des fractions de Z.
 Pour tout entier naturel non nul n, Q est le corps des fractions de nZ.

4-5-Idéaux :

Définition 4-5-1 :
Soient A un anneau et I une partie de A. On dit que I est un idéal de A, si I est un
sous groupe de A,  et si on a : ∀a ∈ A et ∀x ∈ I : ax, xa ∈ I.

Exemples et propriétés 4-5-2 :


Soit A un anneau.
1) Les idéaux de Z sont les parties de Z de la forme nZ telle que n ∈ N.
2) 0 A  et A sont des idéaux de A appelés les idéaux triviaux de A.
0 A  est appelé l’idéal nul de A.
3) Si A est unitaire et si I est un idéal de A alors I  A si seulement si 1 ∈ I.
4) Si A est un corps, les seuls idéaux de A sont 0 A  et A.
5) Les idéaux de A sont tous des sous-anneaux de A.
6) Si A  Q.
i) Les seuls idéaux de Q sont 0 et Q.
ii) Z est un sous-anneaux de Q qui n’est pas un idéal de Q.
7) Si I et J sont des idéaux de A alors I ∩ J et I  J sont des idéaux de A.
8) Si E est un ensemble non vide d’idéaux de A alors  I est un idéal de A.
I∈E
9) Si K est un ensemble non vide et si I k  k∈K est une famille d’idéaux de A indéxé
par K, alors  I k est un idéal de A.
k∈K
10) Soit a un élément quelconque de A.
i) Si A est abélien alors aA  Aa  ax tq : x ∈ A est un idéal de A.
ii) Si A est abélien unitaire alors l’idéal aA  Aa contient a et c’est le petit idéal de
A contenant a.
On dit que aA  Aa est l’idéal de A engendré par a.
aA  Aa est noté aussi a (c’est à dire a  aA  Aa).
11) Si A est unitaire et si I est un idéal de I de A alors :
∀a ∈ A : a ∈ I  aA ⊂ I  Aa ⊂ I.
12) Si A est abélien unitaire non nul alors A est un corps si seulement si les seuls
idéaux de A sont 0 A  et A.
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13) Si A est unitaire et si I est une partie quelconque de A alors I est un idéal de A si
et seulement si on a les trois proprétés suivantes :
i) I ≠ ∅.
ii) ∀x, y ∈ I : x  y ∈ I.
iii) ∀a ∈ A et ∀x ∈ I : ax ∈ I.
14) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
i) Si J est un idéal de B alors f −1 J est un idéal de A.
ii) ker f est un idéal de A (car ker f  f −1 0 B )
iii) Si f est surjectif et si I est un idéal de A alors f I est un idéal de B.
iv) Si A est un corps et si f est non nul alors f est injectif.

Démonstration :
1) Soit I une partie quelconque de Z.
 ) Si I est un idéal de Z :
Alors I est un sous-groupe de Z, .
Donc il existe un entier naturel n tel que I  nZ.
 ) S’il existe un entier naturel n tel que I  nZ :
∙ I  nZ est un sous-groupe de Z, .
∙ ∀a ∈ Z et ∀x ∈ I  nZ : ∃k ∈ Z tq : x  nk.
Alors : ax  xa  ank  nka  nka ∈ I  nZ.
Donc I  nZ est un idéal de Z.
Ce qui montre que les idéaux de Z sont les parties de Z de la forme nZ
telle que n ∈ N.
2) ∙  0 A  est un sous-groupe de A, .
∙  A est un sous-groupe de A, .
 ∀a ∈ A et ∀x ∈ 0 A  : x  0 A .
ax  a0 A  0 A ∈ 0 A 
 ax  xa ∈ 0 A .
xa  0 A a  0 A ∈ 0 A 
Donc 0 A  est un idéal de A.
∙  A est un sous-groupe de A, .
 ∀a ∈ A et ∀x ∈ A : ax, xa ∈ A.
Donc A est un idéal de A.
Ce qui montre que 0 A  et A sont des idéaux de A.
0 A  est appelé l’idéal nul de A.
3)  ) Si I  A :
Alors 1 ∈ A  I.
 ) Si 1 ∈ I :
∀x ∈ A : x  x1 ∈ I (car 1 ∈ I). Donc I  A.
4) Supposons que A est un corps et que I est un idéal non nul de A.
Alors I admet au moins un élément non nul a.
Puisque a ∈ I alors 1  aa −1 ∈ I (a −1 existe car a ≠ 0 et A est un corps).
Donc I  A.
Ce qui montre que les seuls idéaux de A sont 0 A  et A.

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5) Soit I un idéal quelconque de A.
∙ I est un sous-groupe de A, .
∙ ∀a, b ∈ I : a ∈ A et b ∈ I  ab ∈ I.
Alors I est sous-anneau de A.
Ce qui montre que les idéaux de A sont tous des sous-anneaux de A.
6) Si A  Q.
i) Les seuls idéaux de Q sont 0 et Q (car Q est un corps).
ii) Z est un sous-anneaux de Q qui n’est pas un idéal de Q (d’après i)).
7) Soient I et J deux idéaux de A.
∙ I ∩ J et I  J sont des sous-groupes de A, .
∙ ∀a ∈ A et ∀x ∈ I ∩ J :
x ∈ I ∩ J  x ∈ I et x ∈ J  ax, xa ∈ I et ax, xa ∈ J  ax, xa ∈ I ∩ J.
∙ ∀a ∈ A et ∀x ∈ I  J : ∃u ∈ I et ∃v ∈ J tq : x  u  v.
ax  au  v  au  av ∈ I  J
 ax, xa ∈ I  J.
xa  u  va  ua  va ∈ I  J
Donc I ∩ J et I  J sont des idéaux de A.
8) Soit E un ensemble non vide d’idéaux de A.
∙  I est un sous-groupe de A, .
I∈E
∙ ∀a ∈ A et ∀x ∈  I :
I∈E
x ∈  I  ∀I ∈ E : x ∈ I  ∀I ∈ E : ax, xa ∈ I  ax, xa ∈  I.
I∈E I∈E
Donc  I est un idéal de A.
I∈E
9) Soient K un ensemble non vide et I k  k∈K une famille d’idéaux de A indéxé par K.
∙  I k est un sous-groupe de A, .
k∈K
∙ ∀a ∈ A et ∀x ∈  I k :
k∈K
x ∈  I  ∀k ∈ K : x ∈ I k   ∀k ∈ K : ax, xa ∈ I k   ax, xa ∈  I k .
I∈E k∈K
Donc  I k est un idéal de A.
k∈K
10) i) Supposons que A est abélien.
∙  0 A  a0 A ∈ aA  aA  Aa ≠ ∅.
 ∀x, y ∈ aA : ∃u, v ∈ A tq : x  au et y  av.
x − y  au − av  au − v ∈ aA.
Donc aA  Aa est un sous-groupe de A, .
∙ ∀b ∈ A et ∀x ∈ aA : ∃u ∈ A tq : x  au.
bx  bau  aub  aub ∈ aA.
Ce qui prouve que aA  Aa est un idéal de A.
ii) Supposons que A est abélien unitaire.
∙ a  a1 A ∈ aA.
∙ Soit I un idéal quelconque de A contenant a.
u∈A
∀x ∈ aA : ∃u ∈ A tq : x  au.  x  au ∈ I. Alors aA ⊂ I.
a∈I
Donc aA  Aa est le petit idéal de A contenant a.

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11) Supposons que A est unitaire et que I est un idéal de I de A.
Soit a un élément quelconque de A.
– Si a ∈ I :
 ∀x ∈ aA : ∃u ∈ A tq : x  au. Alors : x  au ∈ I (car a ∈ I et u ∈ A).
 ∀x ∈ Aa : ∃u ∈ A tq : x  ua. Alors : x  ua ∈ I (car a ∈ I et u ∈ A).
Alors : aA ⊂ I et Aa ⊂ I.
– Si aA ⊂ I :
Alors : a  a1 A ∈ aA ⊂ I  a ∈ I.
– Si Aa ⊂ I :
Alors : a  1 A a ∈ Aa ⊂ I  a ∈ I.
Ce qui montre que : a ∈ I  aA ⊂ I  Aa ⊂ I.
12) Supposons que A est abélien unitaire non nul.
 ) Si A est un corps :
D’après 4), les seuls idéaux de A sont 0 A  et A.
 ) Si les seuls idéaux de A sont 0 A  et A :
Soit a un élément non nul quelconque de A.
Puisque aA est un idéal non nul de A alors aA  A.
Alors : 1 ∈ A  aA  ∃a ′ ∈ A tq : aa ′  1  a est inversible dans A.
Ce qui montre que A est un corps.
13) Supposons que A est unitaire et soit I est une partie quelconque de A.
 ) Si I est un idéal de A :
Alors les trois propriétés i), ii) et iii) sont vérifiées.
 ) Si les trois propriétés i), ii) et iii) sont vérifiées :
∀x ∈ I : −x  −1 A x  −1 A x ∈ I (d’après iii)).
Puisque les deux propriétés i) et ii) sont vérifiées et puisque l’opposé de tout
élément de I est un élément de I alors I est un sous-groupe de A, .
Puisque I est un sous-groupe de A,  et puisque iii) est vérifiée alors I est
un idéal de A.
14) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
i) Soit J un idéal de B.
∙ f −1 J est un sous-groupe de A,  (ca J est un sous-groupe de A, ).
∙ ∀a ∈ A et ∀x ∈ f −1 J : fx ∈ J.
fax  fafx ∈ J  ax ∈ f −1 J
Alors :  ax, xa ∈ f −1 J.
−1
fxa  fxfa ∈ J  xa ∈ f J
Donc f −1 J est un idéal de A.
ii) Puisque 0 B  est un idéal de B, alors (d’après i)), ker f  f −1 0 B  est un idéal
de A
iii) Supposons que f est surjectif et que I est un idéal de A.
∙ f I est un sous-groupe de B,  (ca I est un sous-groupe de A, ).
∙ ∀b ∈ B et ∀y ∈ f J : ∃a ∈ A, et ∃x ∈ I tq : b  fa et y  fx.
a ∈ A et x ∈ I  ax, xa ∈ I.
by  fafx  fax ∈ fI
Alors :  by, yb ∈ fI.
yb  fxfa  fxa ∈ fI
Donc fI est un idéal de B.
iv) Supposons que A est un corps et que f est non nul.
Puisque f est non nul alors ker f ≠ A. Donc ker f est nul (car A est un corps).
Ce qui montre que f est injectif.
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Définition 4-5-3 :
Soient A un anneau et I un idéal de A. On dit que :
 I est un idéal premier de A, si on a : ∀x, y ∈ A : xy ∈ I  x ∈ I ou y ∈ I .
 I est un idéal maximal de A, si I est un élément maximal (pour l’nclusion) de
l’ensmble des idéaux de A distincts de A. C’est à dire si :
I ≠ A et si pour tout idéal J de A on a : I ⊂ J  J  I ou J  A .

Exemples et propriétés 4-5-4 :


Soit A un anneau.
1) A est un idéal premier de A lui même, mais A n’est pas un idéal maximal de A.
2) 0 A  est un idéal premier de A si et seulement si A est intègre.
3) Si A est un corps alors 0 A  est un idéal maximal de A.
4) Si A est commutatif unitaire alors 0 A  est un idéal maximal de A si seulement si
A est un corps.
5) Les idéaux premiers de Z sont 0, Z et les idéaux de pZ tels p soit un nombre
premier.
6) Les idéaux maximaux de Z sont les idéaux pZ tels p soit un nombre premier.
7) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
Si J est un idéal premier de B alors f −1 J est un idéal premier de A.

Démonstration :
1) ∙ A est un idéal premier de A lui même, car on a :
∀x, y ∈ A : xy ∈ A  x ∈ A ou y ∈ A.
∙ A n’est pas un idéal maximal de A, car A n’appartient pas à l’ensmble des idéaux
de A distincts de A.
2)  ) Si 0 A  est un idéal premier de A :
∀x, y ∈ A tq : xy  0 A .
xy  0 A  xy ∈ 0 A 
 x ∈ 0 A  ou y ∈ 0 A  (car 0 A  est un idéal premier de A)
 x  0 A ou y  0 A .
Donc A est intègre.
 ) Si A est intègre :
∀x, y ∈ A tq : xy ∈ 0 A .
xy ∈ 0 A   xy  0 A
 x  0 A ou y  0 A (car A est un anneau intègre)
 x ∈ 0 A  ou y ∈ 0 A  .
Donc 0 A  est un idéal premier de A.
3) Supposons que A est un corps.
Puisque A est un corps alors 0 A  ≠ A. Soit J un idéal de A contenant 0 A .
Par suite J  0 A  ou J  A (car A est un corps).
Donc 0 A  est un idéal maximal de A.
4) Supposons que A est commutatif unitaire.
 ) Si A est un corps :
Alors (d’après la propriété précédente) 0 A  est un idéal maximal de A.

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 ) Si 0 A  est un idéal maximal de A :
Soit I un idéal quelconque de A.
Puisque 0 A  ⊂ I et pusque 0 A  est un idéal maximal de A alors I  0 A 
ou I  A. Donc 0 A  et A sont les seuls idéaux de A.
Ce qui montre (d’après la propriété 4-5-2-12) que A est un corps.
5) Supposons que A  Z
∙ 0  0Z est un idéal premier de Z (car Z est un anneau intègre).
∙ Z  1Z est un idéal premier de Z
∙ Soit p un entier naturel quelconque tel que p ≠ 0 et p ≠ 1
Montrons que pZ est un idéal premier de Z si seulement si p est un nombre
premier.
 ) Si pZ est un idéal premier de Z :
Soit q un diviseur quelconque de p.
Alors il existe un entier naturel q ′ tel que qq ′  p.
qq ′  p  qq ′ ∈ pZ
 q ∈ pZ ou q ′ ∈ pZ (car pZ est un idéal premier de Z)
 p|q ou p|q ′  q  p ou q ′  p
 q  p ou q  1 .
Donc p est un nombre premier.
 ) Si p est un nombre premier :
∀x, y ∈ Z tq : xy ∈ pZ.
xy ∈ pZ  p|xy  p|x ou p|y  x ∈ pZ ou y ∈ pZ .
Donc pZ est un idéal premier de Z.
Alors pZ est un idéal premier de Z si seulement si p est un nombre premier.
Ce qui montre que les idéaux premiers de Z sont 0, Z et les idéaux de pZ tels p
soit un nombre premier.
6) Soit p un entier naturel quelconque.
Montrons que pZ est un idéal maximal de Z si seulement si p est un nombre
premier.
 ) Si pZ est un idéal maximal de Z :
Alors : pZ ≠ Z  p ≠ 1.
Soit q un diviseur quelconque de p.
q|p  pZ ⊂ qZ  qZ  pZ ou qZ  Z  q  p ou q  1 .
Donc p est un nombre premier.
 ) Si p est un nombre premier :
Alors : p ≠ 1  pZ ≠ Z.
Soit J un idéal de Z contenant pZ. Il existe un entier naturel q tel que J  qZ.
pZ ⊂ J  qZ  q|p  q  p ou q  1  J  pZ ou J  Z .
Donc pZ est un idéal maximal de Z.
Ce qui montre que les idéaux maximaux de Z les idéaux pZ tels p soit un nombre
premier.
7) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
Soit J est un idéal premier de B.
∀x, y ∈ A tq : xy ∈ f −1 J.
xy ∈ f −1 J  fxy ∈ J  fxfy ∈ J  fx ∈ J ou fy ∈ J
 x ∈ f −1 J ou y ∈ f −1 J .
Donc f −1 J est un idéal premier de A.

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Définition 4-5-5 :
Soit A un anneau commutatif unitaire intègre.
∗ On dit qu’un idéal I de A est principal s’il existe un élément a ∈ A tel que I  aA.
∗ Si les idéaux de A sont tous principaux, on dit que l’anneau A est pricipal.

Exemple 4-5-6 :
∗ Les corps sont tous des anneaux principaux.
Car, si A est un corps alors les idéaux de A sont 0 A   0 A A et A  1 A A.
∗ Z est un anneau principal.

Définition 4-5-7 :
Soit A un anneau commutatif unitaire intègre.
On dit que A est un anneau euclidien s’il existe une application f de A  vers N telle
que pour tout élément a de A et pour tout élément non nul b de A  il existe deux
a  bq  r
éléments q et r de A tels que : .
r  0 ou r ≠ 0 et fr  fb

Exemple 4-5-8 :
∗ Les corps sont tous des anneaux euclidiens.
En effet :
Soient A un corps et f l’application de A  vers N définie par : f : A   N
x  fx  0.
∀a ∈ A et ∀b ∈ A  : a  bb −1 a  0.
Donc A est un anneau euclidien.
∗ Z est un anneau euclidien.
En effet :
Soit f l’application de Z  vers N définie par : f : Z   N
x  fx  |x|.
a  bq  r
∀a ∈ Z et ∀b ∈ Z  : ∃q, r ∈ Z tq : .
0 ≤ r  |b|
Si r ≠ 0 alors fr  |r|  |b|  fb.
Donc Z est un anneau euclidien.

Théorème 4-5-9 :
Les anneaux euclidiens sont principaux.

Démonstration :
Soit A un anneau euclidien et f une application de A  vers N telle que pour tout
élément a de A et pour tout élément non nul b de A  il existe deux éléments q et r
a  bq  r
tels que : .
r  0 ou r ≠ 0 et fr  fb

ZENNAYI Mohammed 115 sur 125 Structures


Soit I un idéal quelconque de A.
- Si I est nul :
Alors I  0 A   0 A A est un idéal principal.
- Si I n’est pas nul :
Alors I   I − 0 A  n’est pas vide et par suite fI   n’est pas vide.
Soit m le plus petit élément de fI   et soit a un élément de A tel que fa  m.
a ∈ I  ⊂ I  aA ⊂ I.
x  aq  r
∀x ∈ I : ∃q, r ∈ A tq : .
r  0 ou r ≠ 0 et fr  fa  m
x  aq  r  r  x − aq ∈ I (car I est un idéal de A et x, a ∈ I).
Supposons que r ≠ 0. Alors : r ∈ I   fr ∈ fI    fr ≥ m. Ce qui est absurde.
Donc : r  0  x  aq ∈ aA. Par suite I ⊂ aA. Alors I  aA est un idéal principal.
Ce qui montre que A est un anneau principal.

4-6-Anneaux quotients :
Théorème et définition 4-6-1 :
Soient A un anneau, I un idéalde A et  la surjection canonique du groupe additif A
vers le [Link] A╱I.
1) Il exite une loi de composition interne et une seule dans l’ensemble A╱I noté
multiplicativement tel que  soit un homomorphisme de A, .  vers A╱I, . .
2) ∀x, y ∈ A : xy  xy.
3) A╱I, , .  est un anneau appelé l’anneau quotient A╱I, et  est un
homomorphisme d’anneaux de A, , .  vers A╱I, , . .
4) Si A est abélien alors A╱I est abelien.
5) Si A est unitaire alors A╱I est unitaire dont l’unité est p1 A   1 A .

Démonstration :
1) - Existance :
Soit  la relation de A╱I A╱I vers A╱I définie par :
∀X, Y ∈ A╱I  A╱I et ∀Z ∈ A╱I :
X, YZ  ∃x, y, z ∈ X  Y  Z tq : xy  z.
Montrons que  est une loi de composition dans A╱I qui sera notée
multiplicativement.
X, YZ
∀X, Y ∈ A╱I  A╱I et ∀Z, Z ′ ∈ A╱I tq : .
X, YZ ′
X, YZ  ∃x, y, z ∈ X  Y  Z tq : xy  z.
X, YZ ′  ∃x ′ , y ′ , z ′  ∈ X  Y  Z tq : x ′ y ′  z ′ .
z − z ′  xy − x ′ y ′  xy − x ′ y  x ′ y − x ′ y ′  x − x ′ y  x ′ y − y ′ .
x, x ′ ∈ X  x − x ′ ∈ I
 z − z ′  x − x ′ y  x ′ y − y ′  ∈ I.
′ ′
y, y ∈ Y  y − y ∈ I
Par suite : Z  z  z ′  Z ′ Donc  est une fonction de A╱I A╱I vers A╱I.

ZENNAYI Mohammed 116 sur 125 Structures


∀X, Y ∈ A╱I  A╱I : ∃x, y ∈ X  Y tq : X  x et Y  y .
Posons z  xy, on a alors : x, y, z ∈ X  Y  z et xy  z.
Par suite : X, Yz  X, Y ∈ D  .
Ce qui prouve que  est une application de A╱I A╱I vers A╱I.
Alors  est une loi de composition interne dans A╱I qui sera notée
multiplicativement.
∀x, y ∈ A : posons xy  z. Alors :
x ∈ x  x
y ∈ y  y  x, yxy
xy  z ∈ z  z  xy
 xy  x, y  xy.
Ce qui montre que  est un homomorphisme de A, .  vers A╱I, . .
- Unisité :
Soit  une autre loi de compositon interne dans A╱I telle que  soit
un homomorphisme de A, .  vers A╱I, .
X  x
∀X, Y ∈ A╱I : ∃x, y ∈ A tq : (car  est surjectif).
Y  y
X  Y  x  y  xy  xy  XY.
D’où l’unicité.
2) ∀x, y ∈ A : xy  xy  xy  xy.
X  x
3) ∙ ∀X, Y, Z ∈ A╱I : ∃x, y, z ∈ A tq : Y  y .
Z  z
XYZ  xyz  xyz  xyz  xyz  xyz
 xyz  XYZ.
Donc la multiplication de A╱I est associative.
X  x
∙ ∀X, Y, Z ∈ A╱I : ∃x, y, z ∈ A tq : Y  y .
Z  z
X  YZ  x  yz  x  yz  x  yz  xy  xz
 xy  xz  xy  xz  XY  XZ.
ZX  Y  zpx  y  zx  y  zx  y  zx  zy
 zx  zy  zxy  zy  ZX  ZY.
Donc la multiplication de A╱I est distributive par rapport à l’addition.
Ce qui montre que A╱I, , .  est un anneau et que  est un homomorphisme
d’anneaux de A, , .  vers A╱I, , . .
4) Si A est abélien.
X  x
∀X, Y ∈ A╱I : ∃x, y ∈ A tq : .
Y  y
XY  xy  xy  yx  yx  YX.
Donc A╱I est abélien.

ZENNAYI Mohammed 117 sur 125 Structures


5) Si A est unitaire.
∀X ∈ A╱I : ∃x ∈ A tq : X  x.
X1 A   x1 A   x1 A   x  X
1 A X  1 A x  1 A x  x  X
Donc 1 A   1 A est l’unité de A╱I.

Exemple 4-6-2 :
Pour tout entier naturel, Z╱nZ est un anneau commutatif unitaire.
Car : Z est un anneau commutatif unitaire.

Notation 4-6-3 :
Pour tout entier naturel n le goupne multiplicatif UZ╱nZ des éléments inversibles
de Z╱nZ est noté U n .

Proposition 4-6-4 :
Pour tout entier naturel n : U n  k tq : k ∈ Z et k ∧ n  1 .

Démonstration :
Soient n un entier naturel et k un entier relatif.
 ) Si k ∈ U n :
Alors il existe un entier relatif u tel que u k  1.
Donc : u k − 1 ∈ nZ  ∃v ∈ Z tq : uk − 1  vn  ∃v ∈ Z tq : uk − vn  1 .
Par suite k et n sont premiers entre eux.
 ) Si k et n sont premiers entre eux :
Alors il existe deux entiers relatifs u et v tels que u k  vn  1.
Donc : u k − 1  −vn ∈ nZ  u k  uk  1  k ∈ U n .
Ce qui montre que : U n  k tq : k ∈ Z et k ∧ n  1 .

Exemple 4-6-5 :
 U 0  k tq : k ∈ Z et k ∧ 0  1  1 , −1  1 , −1 .
∗ U1  k tq : k ∈ Z et k ∧ 1  1  k tq : k ∈ Z  Z╱Z  0 .
∗ U 2  1, U 3  1, 2, U 4  1, 3 et U 15  1, 2, 4, 7, 8, 11, 13, 14.

Propriétés 4-6-6 :
Soit A un anneau, I un idéal de A et  la surjection canonique de A vers A╱I.
1) Si J est un idéal de A alors J  I╱I  J est un idéal de A╱I.
En particulier : si I ⊂ J alors J╱I  J est un idéal de A╱I.
2) Soient J et K deux idéaux de A contenants I.
i) Si J╱I ⊂ K╱I alors J ⊂ K.
ii) Si J╱I  K╱I alors J  K.
3) Si K est un idéal de A╱I alors  −1 K est un idéal de A contenant I.
4) Si K est un idéal de A╱I alors K   −1 K╱I, et  −1 K est le seul idéal J de A
contenant I tel que K  J╱I.

ZENNAYI Mohammed 118 sur 125 Structures


Démonstration :
1) Soit J un idéal de A.
∙ ⊂ ) ∀x ∈ J  I╱I :
∃u ∈ J et ∃v ∈ I tq : x  u  v.
Alors : x  u  v  u  0 A  u  u ∈ J.
Donc : J  I╱I ⊂ J.
⊃ ) ∀x ∈ J :
∃u ∈ J tq : x  u  u
u ∈ J ⊂ J  I  x  u ∈ J  I╱I.
Donc : J ⊂ J  I╱I.
Alors J  I╱I  J.
∙ Puisque J est un idéal de A et puisque  est un homomorphisme surjectif de A
vers A╱I alors J  I╱I  J est un idéal de A╱I.
En particulier :
Si I ⊂ J alors : J  I  J  J╱I  J  I╱I  J est un idéal de A╱I.
2) i) Supposons que J╱I ⊂ K╱I.
∀a ∈ J : a ∈ J╱I ⊂ K╱I  ∃b ∈ K tq : a  b.
Alors : a − b ∈ I ⊂ K  a ∈ K (car a − b ∈ K et b ∈ K).
Donc : J ⊂ K.
ii) Supposons que J╱I  K╱I alors J  K.
J╱I  K╱I  J╱I ⊂ K╱I et K╱I ⊂ J╱I  J ⊂ K et K ⊂ J  J  K.
3) Soit K un idéal de A╱I.
∙ Puisque K est un idéal de A╱I et puisque  est un homomorphisme de A vers
A╱I alors  −1 K est un idéal de A.
∙ I  ker    −1 0 A╱I  ⊂  −1 K.
Donc  −1 K est un idéal de A contenant I.
4) Soit K un idéal de A╱I.
∙ K   −1 K   −1 K╱I.
∙ Soit J un idéal qulconque de A contenant I tel que K  J╱I.
J╱I  K   −1 K╱I  J   −1 K.
Alors K   −1 K╱I, et  −1 K est le seul idéal J de A contenant I tel que K  J╱I.

Théorème 4-6-7 :
Soient A un anneau et I un idéal de A. Pour que I soit un idéal premier de A il faut et
il suffit que A╱I soit intègre.

Démonstration :
 ) Si I est un idéal premier de A :
∀x, y ∈ A╱I tq : xy  0 A .
x, y ∈ A╱I  ∃a, b ∈ A tq : x  a et y  b .
Alors : ab  ab  xy  0 A  ab ∈ I  a ∈ I ou b ∈ I
 x  a  0 A ou y  b  0 A .
Donc A╱I est intègre.

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 ) Si A╱I est intègre :
∀a, b ∈ A tq : ab ∈ I.
Alors : ab  ab  0 A  a  0 A ou b  0 A (car A╱I est intègre)
 a ∈ I ou b ∈ I .
Donc I un idéal premier de A.

Exemple 4-6-8 :
1) Si p est un entier naturel alors Z╱pZ est un intègre si seulement si p  0 ou
p  1 ou p est un nombre premier.
Car, les idéaux premiers de Z sont 0  0Z, Z 1Z et les idéaux de Z tels p
soit un nombre premier.
2) Z╱0Z  Z╱0, Z╱Z, Z╱2Z, Z╱3Z, Z╱5Z et Z╱7Z
sont des anneaux intègres.
3) Z╱4Z, Z╱6Z, Z╱8Z, Z╱9Z, Z╱10Z et Z╱12Z
ne sont pas des anneaux intègres.

Théorème 4-6-9 :
Soient A un anneau et I un idéal de A. Si A╱I est un corps alors I est un idéal
maximal de A.

Démonstration :
Supposons que A╱I est un corps.
Puisque A╱I est un corps alors A╱I est non nul et par suite I ≠ A.
Soit J un idéal de A contenant I. Alors J╱I est idéal de A╱I.
Par suite J╱I  0 A   I╱I ou J╱I  A╱I (car A╱I est un corps).
Donc (d’après la propriété 4-6-6-2) ii)) J  I ou J  A.
Ce qui montre que I est un idéal maximal de A.

Théorème 4-6-10 :
Soient A un anneau commutatif unitaire et I un idéal de A. Pour que I soit un idéal
maximal de A il faut et il suffit que A╱I soit un corps.

Démonstration :
 ) Si A╱I est un corps :
Alors, d’après le théorème précédent I est un idéal maximal de A.
 ) Si I est un idéal maximal de A :
Puisque I est un idéal maximal de A alors I ≠ A, par suite A╱I est non nul.
∀x ∈ A╱I  : ∃a ∈ A tq : x  a. a  x ∈ A╱I   a ∉ I.
aA est un idéal de A contenat a (car A un anneau commutatif unitaire).
I ⊂ aA  I
Donc : I ≠ aA  I (car a ∈ I  aA et a ∉ I)  aA  I  A  1 ∈ aA  I.
I est un idéal maximal de A
ZENNAYI Mohammed 120 sur 125 Structures
Alors il existe un élément b de A et un élément u de I tels que ab  u  1.
ab  u  1  ab − 1  u ∈ I  ab  1  xb  ab  ab  1  x ∈ UA╱I.
On a donc montrer que UA╱I  A╱I  , ce qui montre que A╱I est un corps.

Exemple 4-6-11 :
1) Si p est un entier naturel alors Z╱pZ est un corps si seulement si p est un nombre
premier.
Car, Z est un anneau commutatif unitaire et les idéaux maximaux de Z les idéaux
de Z tels p soit un nombre premier.
2) Z╱2Z, Z╱3Z, Z╱5Z et Z╱7Z sont des corps.
3) Z╱0Z  Z╱0, Z╱Z, Z╱4Z, Z╱6Z, Z╱8Z, Z╱9Z et Z╱10Z
ne sont pas des corps.

Corollaire 4-6-12 :
Si A est un anneau commutatif unitaire alors tous les idéaux maximaux de A sont
des idéaux premiers.

Démonstration :
Soient A un anneau commutatif unitaire et I un idéal maximal de A.
D’après le théorème précédent A╱I est un corps.
Par suite A╱I est un anneau intègre. Donc I un idéal premier de A.

4-7-Caractéristique :

Définition 4-7-1 :
Soient A un anneau et a ∈ A .
– Si le sous-groupe additif 〈a de A est d’ordre fini p :
on dit que a est de carctéristique p et on note, caraa  p.
– Si le sous-groupe additif 〈a de A est d’ordre infini :
on dit que a est de carctéristique 0 et on note, caraa  0.

Exemples et propriétés 4-7-2 :


Soient A un anneau .
1) cara0  1.
2) ∀a ∈ A  : caraa ≠ 1.
3) Si A  Z alors : ∀a ∈ Z ∗ : caraa  0.
4) Si n ∈ N ∗ et si A  Z╱nZ alors : ∀k ∈ Z : carak  n .
k∧n
5) Pour tout élément a de A, les trois propriétés suivates sont équivalentes :
i) caraa  0.
ii) ∀k ∈ Z ∗ : ka ≠ 0.
iii) ∀k ∈ N ∗ : ka ≠ 0.
6) Pour tout élément a de A, les trois propriétés suivates sont équivalentes :
i) caraa ≠ 0.
ii) ∃k ∈ N ∗ tq : ka  0.
iii) ∃k ∈ Z ∗ tq : ka  0.

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7) Pour tout élément a de A.
i) Si caraa ≠ 0 alors caraa est le plus petit entier naturel non nul k tel que
ka  0.
ii) ∀k ∈ Z : ka  0  caraa|k.

Démonstration :
1) cara0  |〈0|  1.
2) ∀a ∈ A  :
– Si a est d’ordre infin :
Alors : caraa  0 ≠ 1.
– Si a est d’ordre fin :
Alors : caraa  |a|  |〈a| ≥ 2 (car a ≠ 0 et 0, a ∈ 〈a).
Donc : caraa ≠ 1.
3) Supposons que A  Z.
∀a ∈ Z ∗ : 〈a  |a|Z est d’ordre infini. Donc :caraa  0.
4) Supposons que n ∈ N ∗ et que A  Z╱nZ.
∀k ∈ Z : carak  〈k  k  n .
k∧n
5) Soit a un élément quelconque de A.
D’après la définition 4-7-1, caraa  0 si seulement si a est d’ordre infine.
Ce qui montre (d’après la propriété 7) du théorème 2-4-7), que les trois propriétés
i), ii) et iii) sont équivalentes.
6) Soit a un élément quelconque de A.
D’après la définition 4-7-1, caraa ≠ 0 si seulement si a est d’ordre fine.
Ce qui montre (d’après la propriété 5) du théorème 2-4-7), que les trois propriétés
i), ii) et iii) sont équivalentes.
7) Soit a un élément quelconque de A.
i) Supposons que caraa ≠ 0.
Puique |a|  |〈a|  caraa, alors (d’après la propriété 6) ii)) du théorème 2-4-7),
caraa est le plus petit entier naturel non nul k tel que ka  0.
ii) ∀k ∈ Z :
– Si caraa  0 :
D’après 5), ka  0  k  0  0|k  caraa|k.
– Si caraa ≠ 0 :
Alors a est d’ordre fini et caraa  |a|.
D’après la propriété 6) ii) du théorème 2-4-7), on a :
ka  0  |a||k  caraa|k.

Théorème et définition 4-7-3 :


Si A est anneau intègre non nul alors tous les éléments non nuls de A ont
la même caractéristique qui est soit 0 soit un nombre premier, appelé la
caractéristique de A et noté caraA.

ZENNAYI Mohammed 122 sur 125 Structures


Démonstration :
Soit A un anneau intègre non nul.
 Soient a et b deux éléments quelconques non nuls de A.
Posons caraa  p, carab  q, et montrons que p  q.
- Si p  0 :
∀k ∈ N ∗ : ka ≠ 0  kab ≠ 0  akb ≠ 0  kb ≠ 0.
Donc : carab  0  q  p  0  q.
- Si p ≠ 0 :
apb  pab  0b  0  pb  0 (car a ≠ 0). Alors q ≠ 0 et q|p.
qab  aqb  a0  0  qa  0 (car b ≠ 0). p|q.
Donc : p  q.
 On a alors montrer que tous les éléments non nuls de A ont la même
caractéristique.
 Soit p la caracteristique de A (c’est à dire p est caracterisque commune des
éléments de A).
Montrons que si p est non nul alors p est un nombre premier.
Supposons que p ≠ 0 et soit a un élément quelconque non nul de A.
Soit q un diviseur quelconque de p.
Alors il existe un entier naturel q ′ tel que p  qq ′ .
- Si q ′ a  0 :
q ′ |p (car qq ′  p)
Alors :  q ′  p  qp  p  q  1.
′ ′
p|q (car q a  0)
- Si q ′ a ≠ 0 :
Alors caraq ′ a  p. Par suite on a : q q ′ a  q q ′ a  pa  0  p|q.
On a donc : q|p (car qq ′  p) et p|q, par suite q  p.
Ce qui montre que p est un nombre premier.
On a donc montrer que la caracteristique de A est soit 0 soit un nombre premier.

Exemples 4-7-4 :
∗ caraZ  cara Q  caraR  caraC  0.
Car : caraZ  cara Q  caraR  caraC  cara1  0.
∗ Si p est un nombre premier alors, caraZ╱pZ  p.
Car : pour tout nombre premier nombre premier p on a :
caraZ╱pZ  cara 1 modulo n  1 modulo n  |Z╱pZ|  p.

Remarque 4-7-5 :
Si A est un anneau intègre non nul de caractéristique p et si k est un multiple de p
alors : ∀x ∈ A : kx  0.

En effet :
Soient A un anneau intègre non nul de caractéristique p et k un multiple de p.
– Si p  0 :
Alors : k  0  ∀x ∈ A : kx  0x  0.

ZENNAYI Mohammed 123 sur 125 Structures


– Si p ≠ 0 :
∀x ∈ A :
∙ Si x  0 :
kx  k0  0.
∙ Si x ≠ 0 :
Puisque carax  caraA  p et puisque k est un multiple de p
alors (d’après la propriété 4-7-2-7) ii)), kx  0.

Lemme 4-7-6 :
Si p est un nombre premier alors pour tout entier naturel k  1, . . . . , p − 1, c k
p est un
multiple de p.

Démonstration :
Soient p un nombre premier et k  1, . . . . , p − 1.
c k
p 
p!
k!p − k!
k
c
 p!  k!p − k! p  p| k!p − k! p .
k
c
Puisque p est premier avec k!p − k! (car p est premier avec k! et p − k!) et puique
c
k k
p est un diviseur de k!p − k! p alors p est un diviseur de p . c

Théorème 4-7-7 :
Soient Aun anneau intègre non nul de caractéristique p ≠ 0 et a, b ∈ A.
Si ab  ba alors : a  b p  a p  b p .

Démonstration :
On suppose que ab  ba.
p p−1
a  b p  ∑ ca
k p−k k
p b  ap  ∑ ca
k p−k k
p b  bp  ap  bp.
k0 k1
D’après le lemme précédent et la remarque précédente on a :
c k
∀k  1, . . . . , p − 1 : p a p−k b k  0.
On a donc : a  b p  a p  b p .

Corollaire 4-7-8 :
Soient A un anneau intègre non nul de caractéristique p ≠ 0 et a, b ∈ A.
n n n
Si ab  ba alors : ∀n ∈ N : a  b p  a p  b p .

Démonstration :
On suppose que ab  ba.
n n n
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n on a : a  b p  a p  b p .
- Pour n  0 :
n 0 0 n n
a  b p  a  b p  a  b 1  a  b  a 1  b 1  a p  b p  a p  b p .
0

- Pour n − 1 :
n−1 n−1 n−1
Supposons que a  b p  ap  bp .

ZENNAYI Mohammed 124 sur 125 Structures


- Pour n :
n n n
Montrons qu’alors : a  b p  a p  b p .
n n−11 n−1 p n−1 p n−1 n−1 p
a  b p  a  b p  a  b p  a  b p  ap  bp
n−1 p n−1 p n−1 p n−1 p n n
 ap  bp  ap  bp  ap  bp .

Corollaire 4-7-9 :
Si A est un anneau commutatif intègre non nul de caractéristique p ≠ 0
alors pour tout entier naturel n ∈ N l’application suivante :
fn : A  A
n
a  f n a  a p
est un homomorphisme d’anneaux de A vers A qui est unitaire si A est unitaires.

Démonstration :
Soient A un anneau commutatif intègre non nul de caractéristique p ≠ 0, n un entier
naturel et f n l’application de A vers A lui même définie par :
fn : A  A
n
a  f n a  a p .
n n n
f n a  b  a  b p  a p  b p  f n a  f n b
∀a, b ∈ A : n n n
.
f n ab  ab p  a p b p  f n a  f n b
Donc l’application f n est un homomorphisme d’anneaux de A vers A lui même.
n
Si du plus A est unitaire alors : f n 1 A   1 A  p  1 A .
Dans ce cas f n est un homomorphisme d’anneaux unitaires.

Propsition et notaion 4-7-10 :


Soient A un anneau commutatif unitaire intègre non nul de caractéristique 0.
 ∀n ∈ Z  : n1 A ≠ 0.
 Pour tout entier relatif n, on confond n1 A avec n. C’est à dire n devient un élément
de A.
 Z devient un sous-anneau unitaire de A.

ZENNAYI Mohammed 125 sur 125 Structures

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