Structures
Structures
STRUCTURES
Pr MOMMED ZENNAYI
TABLE DES MATIÈRES
1- Lois de composition internes…………………1
1-1 Définitions et notations………………………………1
1-2 Exemples…………………………………………………… 5
1-3 Propriétés……………………………………………………9
2- Groupe……..………………………………………………… ..33
2-1 Généralités..………………………………………………… .33
2-2 Sous-groupes…………………………………………………37
2-3 Classes modulo un sous-groupe………………… …43
2-4 Sous-groupes engendrés…………………………………54
2-5 Groupes monogènes et groupes cycliques…………62
3-Groupe symétrique………………………….…………66
3-1 Généralités..………………………………………………… 66
3-2 Cycle………....……………………………………………… …71
3-3 Décomposition d’une permutation……………… …77
3-4 Signature d’une permutation………..…………………84
4-Anneaux et corps………….………..………… ..…… 90
4-1 Généralités..………………………………….…………… …90
4-2 Règles de calcul et propriétés……….…………… …91
4-3 Sous-anneaux et sous-corps….………………………95
4-4 Fractions et corps de fractions……….………………98
4-5 Idéaux……………………………………………… ………….109
4-6 Anneaux quotients…………………..………………..…116
4-7 Caractéristique….………………….……….……………121
Université Sidi Momed Ben Abdellah SMA-SMI
Faculté des Sciences Dhar El Mehraz Fès.
Département de Mathématiques.
M . ZENNAYI.
STRUCTURES
1 - Lois de composition internes :
1-1- Définitions et notations :
3) Les lois de composition intérnes dans E sont en général notées par les symboles :
, T , , , , ∙ ,....
4) Si est une loi de composition intérne dans E, on dit que E est muni d’une de la loi
de composition intérne ou E, est un ensemble muni de la loi de composition
intérne .
5) Si la loi de composition interne dans E est notée on dit que la loi de E est
additive ou E est additif.
6) Si la loi de composition intérne dans E est notée , , on dit que la loi de E est
multiplicative ou E est multiplicatif.
1k1 a k a 1 si n 1
.
n a n−1 a a
k1 si n ≥ 2
k k1 k n
En effet :
Soit a un élément de E et n un entier naturel non nul.
Pour tout entier naturel k 1, 2, . . . . , n 1, posons a k a.
n1 n
a n1
ak ak a n1 a n a.
k1 k1
Remrque 1-1-2 :
Pour tout élément a de E et pour tout entier naturel non nul n on a :
n 1a na a.
C’est à dire : ∀a ∈ E et ∀n ∈ N : n 1a na a.
En effet :
Soit a un élément de E et n un entier naturel non nul.
Pour tout entier naturel k 1, 2, . . . . , n 1, posons a k a.
n1 n
n 1a ∑ a k ∑ a k a n1 na a.
k1 k1
10) On dit qu’une partie A de E est stable pour la loi de E ou A est une partie stable
de E si on a : ∀x, y ∈ A : x y ∈ A.
11) Si A est une partie de E stable pour la loi de E alors la restriction de la loi à A A
qui est aussi une loi de composition intérne dans A est appelée la restriction de la
loi de composition intérne (ou la restriction de la loi) dans A.
12) Si A est une partie de E stable pour la loi de E , la restriction de la loi à A est
notée aussi (notée de la même façon que la notation de la loi de E).
14) Si tous les éléments de E commutent (pour la loi ) on dit que la loi est
commutative ou abélien .C’est à dire :
la loi est commutative la loi est abélien ∀x, y ∈ E : x y y x.
16) Si T est une autre loi de composition intérne dans E on dit que
la loi est distributive par raport à T si on a :
x yTz x yTx z
∀x, y, z ∈ E : .
yTz x y xTz x
Remrque 1-1-3 :
Si E admet un élément neutre pour la loi , cet élément neutre est unique
En effet :
Soient e et e ′ deux éléments neutres de E pour la loi de composition interne .
Puisque e ′ est un élément neutre de E pour la loi alors : e e ′ e
.
Puisque e est un élément neutre de E pour la loi alors : e e ′ e ′
Donc : e e e ′ e ′ D’où l’unicité de l’élément neutre.
19) Si la loi de E est additive et si E admet un élément neutre pour la loi de E alors :
∙ l’élément neutre de E est appelé le zéro de E ou zéro et noté 0 E ou 0.
∙ ∀a ∈ E : on note : 0a 0 E .
Remrque 1-1-4 :
Dans le cas où la loi de E est associative et E admet un élément neutre, si un
élément x est symétrisable alors son symétrique est unique.
En effet :
Supposons que loi de E est associative, E admet un élément neutre e et x est un
élément symétrisable de E pour la loi .
Soient x ′ et x ′′ deux symétriques de x.
x ′ e x ′ x ′′ x x ′ x ′′ x x ′ x ′′ e x ′′ .
D’où l’unicité du symétrique de x.
Remrque 1-1-5 :
Si E admet un élément absorbant pour la loi , cet élément absorbant est unique
En effet :
Soient a et a ′ deux éléments absorbants de E pour la loi de composition interne .
Puisque a est un élément absorbant de E pour la loi alors : a a ′ a
.
Puisque a ′ est un élément absorbant de E pour la loi alors : a a ′ a ′
Donc : a a a ′ a ′ D’où l’unicité de l’élément absorbant .
25) Si F, T est un autre ensemble muni d’une loi de composition intérne T et si f
est une application de E vers F on dit que f est un homomorphisme de E,
vers F, T ou f est un homomorphisme de E vers F si la propriété suivante
est vérifiée : ∀x, y ∈ E : f x y f xTf y.
En particulier :
∙ Si F admet un élément neutre pour la loi T alors l’ensemble suivant :
x∈E tq : fx est appelé le noyau de f ou le ker de f et noté ker f.
∙ Si f est bijective on dit que f est un isomorphisme de E,
vers F, T ou f est un isomorphisme de E vers F
26) Si F, T est un autre ensemble muni d’une loi de composition intérne T et s’il
existe un isomorphisme de E, vers F, T on dit que E, est isomorphe à
F, T ou E est isomorphe à F ou E, et F, T sont isomorphes ou E et F sont
isomorphes et on note E, ≃ F, T ou E ≃ F.
5) Soient I un ensemble non vide et E i , ∗ i i∈I une famille d ’ ensembles muni
chacun d’une loi de composition interne .
On définit dans l’ensemble : E i la loi de composition interne suivante :
i∈I
∀x x i i∈I ∈ Ei et ∀y y i i∈I ∈ Ei :
i∈I i∈I
x ∗ y x i i∈I y i i∈I x i ∗ i y i i∈I .
En effet :
∀u, v ∈ F E : u ∗ v ux x∈E vx x∈E ux x vx x∈E
Donc u ∗ v est l’application de E vers F définie par :
u∗v : E F
x u ∗ vx ux ∗ vx.
En effet :
∀x ∈ E : posons F x F et e x e .
Alors : ∀x ∈ E : e x e est l’élément neutre de F x F et F E Fx.
x∈E
Donc : x x∈E e x x∈E est l’élément neutre de F E
Fx.
x∈E
En effet :
∀x ∈ E : posons F x F
u est symétrisable dans F E ux x∈E est symétrisable dans Fx FE
x∈E
∀x ∈ E : ux est symétrisable dans F x F.
Dans ce cas :
u ′ est le symétrique de u dans F E
Si alors :
∀x ∈ E : ux ′ est le symétrique de ux dans F F x
u ′ ux ′x∈E ux ′ x∈E
′
Donc : l’application u est définie pare : u ′ : E F
x u ′ x ux ′
- Dans le cas additif : ∀u ∈ F E et ∀x ∈ E : −ux −ux
- Dans le cas multiplicatif : ∀u ∈ F E et ∀x ∈ E : u −1 x ux −1
∙ Si F est multiplicatif et si u ∈ F E est un élément quelconque de F E alors :
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ N : u n x ux n
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ N : u n x ux n si : F posséde un élément neutre.
- ∀x ∈ E et ∀n ∈ Z : u x ux
n n
si : F posséde un élément neutre
et si : ∀x ∈ E : ux est inversible.
1-3-Propriétés :
Proposition 1-3-1 :
Soient E, . un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, notée
multiplicativement et x, y deux éléments quelconques de E.
Les cinques propriétés suivantes sont vérifiées.
1) ∀n, m ∈ N ∗ : x n x m x nm .
2) ∀n, m ∈ N ∗ : x n m x nm .
3) si x et y commutent alors pour tout entier naturel non nul n, l’élément x commute
avec y n . C’est à dire : xy yx ∀n ∈ N ∗ : xy n y n x.
4) si x et y commutent alors : ∀n, m ∈ N ∗ : x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N ∗ : x n et x m commutent.
5) si x et y commutent alors : ∀n ∈ N ∗ : xy n x n y n .
Démonstration :
1) Montrons par récurrence sur m ∈ N que pour tout entier naturel non nul n on a :
x n x m x nm .
- Pour m 1 :
∀n ∈ N ∗ : x n x m x n x 1 x n1 x nm .
- Pour m − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul n on a : x n x m−1 x nm−1 .
- Pour m :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul n on a : x n x m x nm .
Soit n un entier naturel non nul quelconque.
x n x m x n x m−1 x x n x m−1 x x nm−1 x (d’après l’hypothèse de récurrence)
x nm−1 x x nm−11 x nm−11
x nm .
Démonstration :
1) Montrons par récurrence sur m ∈ N que pour tout entier naturel non nul n on a :
nx mx n mx.
- Pour m 1 :
∀n ∈ N ∗ : nx mx nx 1x n 1x n mx.
- Pour m − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul n on a :
nx m − 1x n m − 1x.
- Pour m :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul n on a : nx mx n mx.
Soit n un entier naturel non nul quelconque.
nx mx nx m − 1x x nx m − 1x x
n m − 1x x (d’après l’hypothèse de récurrence)
n m − 1 1x n m − 1 1x
n mx.
2) Montrons par récurrence sur m ∈ N que pour tout entier naturel non nul n on a :
nmx nmx.
- Pour n 1 :
∀m ∈ N ∗ : nmx 1mx mx 1mx nmx.
- Pour n − 1 :
Supposons que pour tout entier naturel non nul m on a :
n − 1mx n − 1mx.
- Pour n :
Montrons qu’alors pour tout entier naturel non nul m on a : nmx nmx.
Soit m un entier naturel non nul quelconque.
nmx n − 1mx mx n − 1mx mx (d’après l’hypothèse de récurrence)
n − 1m mx (d’après la propriété a))
nm − m mx
nmx.
3) Supposons que x et y commutent.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, x commute avec ny.
- Pour n 1 :
x ny x 1y x y y x 1y x ny x. Donc x commute avec ny.
- Pour n − 1 :
Supposons que x commute avec n − 1y.
Proposition 1-3-3 :
Soit E, un ensemble muni d’une loi de composition interne associative et admettant
un élément neutre e.
Les cinq propriétés suivantes sont vérifiées :
1) L’élément neutre e est le symytrique de lui même.
2) Si un élément x de E est symétrisable, et si x ′ est son symétrique alors x ′ est
aussi symétrisable et son symétrique est égal à x.
3) Si x et y sont des éléments symétrisables de E alors x y est aussi symétrisable.
Dans ce cas, si x ′ est le symétrique de x et si y ′ est le symétrique de y alors, y ′ x ′
est le symétrique de x y.
4) Soient x et y deux éléments de E qui commutent.
Si x admet un symétrique x ′ alors x ′ commute avec y.
5) Soient x et y deux éléments de E qui commutent.
Si x admet un symétrique x ′ et si y admet un symétrique y ′ alors x ′ et y ′ commutent.
Démonstration :
1) Puisque e l’élément neutre de E alors e e e.
Donc e est le symétrique de lui même.
2) Soit x un élément symétrisable de E, et soit x ′ son symétrique.
Puisque x ′ x x x ′ e alors x ′ est symétrisable, et son symétrique est égal à x.
Remarque 1-3-4 :
Soit E, . un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement,
associative et admettant un élément neutre e.
Les trois propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Pour tout entier naturel n, e n e (c’est à dire ∀n ∈ N : e n e).
2) Pour tout entier rellatif n, e n e (c’est à dire ∀n ∈ Z : e n e).
3) Si x est un élément inversible dans E alors son inverse est égal à x −1 .
Démonstration :
1) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n, e n e.
- Pour n 0 :
e n e 0 e.
- Pour n − 1 :
Supposons que e n−1 e.
- Pour n :
Montrons qu’alors e n e.
e n e n−1 e ee (d’après l’hypothèse de récurrence)
e.
2) Soit n un entier rellatif quelconque.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la propriété 1)) : e n e.
- Pour n ≤ 0 :
Alors : e n e −1 −n e −n e.
3) Soit x un élément inversible de E et soit x ′ son inverse
x −1 x ′ −−1 x ′ 1 x ′ . Donc x −1 est l’inverse de x.
Remarque 1-3-5 :
Soit E, un ensemble muni d’une loi de composition interne notée additivement,
additivement, associative admettant un zéro.
Les trois propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Pour tout entier naturel n, n0 E 0 E (c’est à dire ∀n ∈ N : n0 E 0 E ).
2) Pour tout entier rellatif n, n0 E 0 E (c’est à dire ∀n ∈ Z : n0 E 0 E ).
Démonstration :
1) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n : n0 E 0 E .
- Pour n 0 :
n0 E 00 E 0 E .
- Pour n − 1 :
Supposons que n − 10 E 0 E .
- Pour n :
Montrons qu’alors n0 E 0 E .
n0 E n − 10 E 0 E 0 E 0 E (d’après l’hypothèse de récurrence)
0E.
2) Soit n un entier rellatif quelconque.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la propriété i)) : n0 E 0 E .
- Pour n ≤ 0 :
Alors : n0 E −n−0 E −n0 E 0 E .
3) Soit x un élément de E qui admet un opposé.
−1x −−1−x 1−x −x. Donc −1x est l’opposé de x.
Proposition 1-3-6 :
Soit E un ensemble muni d’une loi de composition interne associative et admettant
un élément neutre.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si la loi de E est multiplicative et si x est un élément inversible de E alors,
x −1 −1 x.
2) Si la loi de E est additive et si x est un élément de E, qui admet un opposé alors,
−−x x.
3) Si la loi de E est multiplicative, et si x, y sont des éléments inversibles de E alors, xy
est inversible et on a : xy −1 y −1 x −1 .
4) Si la loi de E est additive, et si x, y sont des éléments de E qui possédent des
opposés, alors x y posséde un opposé et on a : −x y −y − x.
5) Si la loi de E est multiplicative et si x est un élément de E alors :
a) ∀n, m ∈ N : x n x m x nm .
b) ∀n, m ∈ N : x n m x nm .
6) Si la loi de E est additive et si x est un élément de E alors :
a) ∀n, m ∈ N : nx mx n mx.
b) ∀n, m ∈ N : nmx nmx.
7) Si la loi de E est multiplicative et si x, y sont des éléments de E qui commutent
alors :
a) si x et y commutent alors, pour tout entier naturel n, xy n x n y n .
b) pour tout entier naturel n, x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : x n et x m commutent.
8) Si la loi de E est additive et si x, y sont des éléments de E qui commutent alors :
a) si x et y commutent alors : ∀n ∈ N : nx y nx ny et E.
b) pour tout entier naturel n, nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : nx et mx commutent.
ZENNAYI Mohammed 14 sur 125 Structures
Démonstration :
1) Supposons que la loi de E est multiplicative et soit x est un élément inversible de E.
Puisque x −1 est l’inverse de x (d’après la proposition 1-3-4-3)), alors (d’après la
proposition 1-3-3-2)), x −1 est inversible et on a : x −1 −1 x.
2) Supposons que la loi de E est additive et soit x est un élément de E qui admet un
opposé.
Puisque −x est l’opposé de x, alors (d’après la proposition 1-3-3-2)), x y admet un
opposé et on a : −−x x.
3) Supposons que la loi de E est multiplicative et soenit x, y deux éléments inversibles
de E.
Puisque x −1 et y −1 sont les inverses, respectivement de x et y (d’après la proposition
1-3-4-3)), alors (d’après la proposition 1-3-3-3)), xy est inversible et on a :
xy −1 y −1 x −1 .
4) Supposons que la loi de E est additive et soenit x, y deux éléments de E qui
possédent des opposés.
Puisque −x et −y sont les opposés, respectivement de x et y , alors (d’après la
proposition 1-3-3-3)), x y admet un opposé et on a : −x y −y −x −y − x.
5) Supposons que la loi de E est multiplicative.
Soient x est un élément de E et e l’élément neutre de E.
. a) ∀n, m ∈ N :
- Si n 0 :
x n x m x 0 x m ex m x m x 0m x nm .
- Si m 0 :
x n x m x n x 0 x n e x n x n0 x nm .
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-1-1)), x n x m x nm .
b) ∀n, m ∈ N :
- Si n 0 :
x n m x 0 m e m e e 0 e 0m x nm .
- Si m 0 :
x n m x n 0 e e 0 e n0 x nm .
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-1-2)), x n m x nm .
6) Supposons que la loi de E est additive, et soit x est un élément deE.
a) ∀n, m ∈ N :
- Si n 0 :
nx mx 0x mx 0 E mx mx 0 mx n mx.
- Si m 0 :
nx mx nx 0x nx 0 E nx n 0x n mx.
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-2-1)), nx mx n mx.
b) ∀n, m ∈ N :
- Si n 0 :
nmx 0mx 0 E 0x 0mx nmx.
- Si m 0 :
nmx n0x n0 E 0 E 0x n0x nmx.
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-2-2)), nmx nmx.
ZENNAYI Mohammed 15 sur 125 Structures
7) Supposons que la loi de E est multiplicative.
Soient x, y deux éléments de E qui commutent et e l’élément neutre de E.
a) ∀n ∈ N :
- Si n 0 :
xy n xy 0 e ee x 0 y 0 x n y n .
- Si n ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-1-3)), xy n x n y n .
b) ∀n, m ∈ N :
- Si n 0 :
Alors x n x 0 e commute avec y m .
- Si m 0 :
Alors x n commute avec e y 0 e y m .
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la propriété 1-3-1-4))), x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : x n et x m commutent (car x commute avec x).
8) Supposons que la loi de E est additive.
Soient x, y deux éléments de E qui commutent.
a) - Si n 0 :
nx y 0x y 0 E 0 E 0 E 0x 0y nx ny.
- Si n ≠ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-2-3)), nx y nx ny.
b) - Si n 0 :
Alors nx 00 E 0 E commute avec my.
- Si m 0 :
Alors nx commute avec 0 E 0y my.
- Si n ≠ 0 et si m ≠ 0 :
Alors (d’après la propriété 1-3-2-4))), nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ N : nx et mx commutent (car x commute avec x).
Lemme 1-3-7 :
Soit E, . un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement,
associative et admettant un élément neutre.
Les quatres propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément inversible de E alors : ∀n, m ∈ Z − : x n x m x nm .
2) Si x est un élément inversible de E alors pour tout entier naturel n, x n est inversible,
et son inverse est égal à x −n .
C’est à dire si x est un élément inversible de E alors,
∀n ∈ N : x n est inversible et x n −1 x −n .
3) Si x est un élément inversible de E alors pour tout entier relatif n, x n est inversible, et
son inverse est égal à x −n .
C’est à dire si x est un élément inversible de E alors,
∀n ∈ Z : x n est inversible et x n −1 x −n .
4) Si x et y sont des éléments inversibles de E qui commutent alors :
∀n, m ∈ Z : x n et y m commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ Z : x n et x m commutent.
−1
x n x −n x n x −1 n xx −1 n e n e
Puisque x et x commutent alors : .
x −n x n x −1 n x n x −1 x n e n e
Donc x n est inversible et son inverse est égal à x −n .
3) Soient x un élément inversible de E et n un entier relatif.
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après 2)), x n est inversible et son inverse est égal à x −n .
- Si n ≤ 0 :
Alors −n ≥ 0 et par suite (d’après 2)), x −n est inversible et son inverse est égal à
x −−n x n .
Puisque x n est l’inverse de x −n alors x n est inversible et son inverse est égal à x −n .
4) Soient x et y deux éléments inversibles de E qui commutent.
∀n, m ∈ Z :
- Si n ≥ 0 et m ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), x n et y m commutent.
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors −n et −m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-5)), x −1 et y −1 commutent (car x et y commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), que,
x n x −1 −n et y m y −1 −m commutent.
- Si n ≥ 0 et m ≤ 0 :
Alors n et −m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-4)), y −1 et x commutent (car y et x commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), que x n et y m y −1 −m
commutent.
- Si n ≤ 0 et m ≥ 0 :
Alors −n et m sont positifs.
D’après la proposition 1-3-3-4)), x −1 et y commutent (car x et y commutent).
Ce qui montre (d’après la proposition 1-3-6-7) b)), que x n x −1 −n et y m
commutent.
En particulier :
∀n, m ∈ Z : x n et x m commutent (car x commute avec x lui même).
Théorème 1-3-8 :
Soit E, . un ensemble muni d’une loi de composition interne notée multiplicativement,
associative et admettant un élément neutre.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément inversible de E, alors :
a) ∀n, m ∈ Z : x n x m x nm .
b) ∀n, m ∈ Z : x n m x nm .
2) Si x et y sont des éléments inversibles de E qui commutent alors :
∀n ∈ Z : xy n x n y n .
- Si n ≥ 0, m ≤ 0 et n m ≤ 0 :
Alors −n ≤ 0, m ≤ 0 et n m ≤ 0. Par suite on a :
x n x m x n x −nnm x n x −n x nm (d’après le lemme 1-3-7-1))
x n x −n x nm
ex nm (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm
- Si n ≤ 0, m ≥ 0 et n m ≥ 0 :
Alors −n ≥ 0, m ≥ 0 et n m ≥ 0. Par suite on a :
x n x m x n x −nnm x n x −n x nm (d’après la proposition 1-3-6-5) a))
x n x −n x nm
ex nm (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm
- Si n ≤ 0, m ≥ 0 et n m ≤ 0 :
Alors n ≤ 0, −m ≤ 0 et n m ≤ 0. Par suite on a :
x n x m x nm−m x m
x nm x −m x m (d’après le lemme 1-3-7-1))
x nm x −m x m
x nm e (d’après le lemme 1-3-7-3))
x .nm
x −1 −nm x −−nm
x nm .
- Si n ≤ 0 et m ≤ 0 :
Alors n ≤ 0 et − m ≥ 0 Par suite on a :
x n m x n −m −1 (d’après la proposition 1-3-7-3)
−1 −n −m −1
x
−1
x −1 −n−m (d’après la proposition 1-3-6-5) b))
−1 nm −1
x
x −1 −nm (d’après la proposition 1-3-7-3)
−−nm
x
x nm .
On a donc montrer que : ∀n, m ∈ Z : x n x m x nm .
2) Soient x et y deux éléments inversibles de E qui commutent.
∀n ∈ Z :
- Si n ≥ 0 :
Alors (d’après la proposition 1-3-6-7) a)), on a : xy n x n y n .
- Si n ≤ 0 :
Puisque x et y commutent alors (d’après la proposition 1-3-3-5)),
x −1 et y −1 commutent.
Par suite on a :
−n −n
xy n xy −1 yx −1
x −1 y −1 −n (d’après la proposition 1-3-3-3))
−1 −n −1 −n
x y (d’après la proposition 1-3-6-7) a)),
xnyn.
Lemme 1-3-9 :
Soit E, un ensemble muni d’une loi de composition interne notée additivement,
associative et admettant un zéro.
Les quatres propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors :
∀n, m ∈ Z − : nx mx n mx.
2) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors pour tout entier naturel n,
nx admet un opposé, et son opposé est égal à −nx.
C’est à dire si x est un élément de E qui admet un opposé alors,
∀n ∈ N : nx admet un opposé et −nx −nx.
3) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors pour tout entier relatif n,
nx admet un opposé , et son opposé est égal à −nx.
C’est à dire si x est un élément de E qui admet un opposé alors,
∀n ∈ Z : nx admet un opposéest et −nx −nx.
4) Si x et y sont des éléments de E qui commutent qui possédent des opposés alors :
∀n, m ∈ Z : nx et my commutent.
En particulier : ∀n, m ∈ Z : nx et mx commutent.
Théorème 1-3-10 :
Soit E, un ensemble muni d’une loi de composition interne notée additivement,
associative et admettant un zéro.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) Si x est un élément de E qui admet un opposé alors :
a) ∀n, m ∈ Z : nx mx n mx.
b) ∀n, m ∈ Z : nmx nmx.
2) Si x et y sont des éléments de E qui possédent des opposés et qui commutent
alors : ∀n ∈ Z : nx y nx ny.
Proposition 1-3-11 :
Soient E, ∗, F, T et G, des ensembles munis des lois de composition internes
respectivement ∗, T et .
Si f est un homomorphisme de E, ∗ vers F, T et si g est un homomorphisme de
F, T vers G, alors, g ∘ f est un homomorphisme de E, ∗ vers G, .
Proposition 1-3-12 :
Soient E, ∗ et F, T deux ensembles munis des lois de composition internes
respectivement ∗ et T.
Si f est un isomorphisme de E, ∗ vers F, T alors, f −1 est un isomorphisme de F, T
vers E, ∗.
Démonstration :
Soit f un isomorphisme de E, ∗ vers F, T.
Soient x et y deux éléments quelconques de F.
Posons f −1 x a et f −1 y b. Alors, x fa et y fb.
f −1 xTy f −1 faTfb f −1 fa b f −1 ∘ f a b id E a b a b
f −1 x f −1 y.
Donc f −1 est un homomorphisme bijective de F, T vers E, ∗.
Ce qui montre que f −1 est un isomorphisme de F, T vers E, ∗.
Proposition 1-3-13 :
Soient E, ∗ et F, T deux ensembles munis des lois de composition internes
respectivement ∗ et T.
Si f est un homomorphisme de E, ∗ vers F, T, alors les six propriétés suivantes
sont vérifiée :
n
1) ∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ni1 x i T i1 f x i .
En particulier :
a) Si les deux lois de composition internes de E et F sont multiplicatives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f xi fx i .
i1 i1
b) Si les deux lois de composition internes de E et F sont additives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi ∑ fx i .
i1 i1
c) Si la loi de composition interne de E est multiplicative et si la loi de composition
interne de F est additive alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f xi ∑ fx i .
i1 i1
d) Si la loi de composition interne de E est additive et si la loi de composition interne
de F est multiplicative alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi fx i .
i1 i1
2) Si les deux lois de composition internes de E et F sont multiplicatives alors :
∀x ∈ E et ∀n ∈ N ∗ : f x n f x n .
Démonstration :
Soit f un homomorphisme de E, ∗ vers F, T.
1) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, si x 1 , . . . . . . , x n sont
n
des éléments quelconques de E alors : f ni1 x i T i1 f x i .
- Pour n 1 :
1 n
∀x 1 , . . . . . , x n ∈ E : f ni1 x i f 1i1 x i fx 1 T i1 fx i T i1 f x i .
- Pour n − 1 :
Supposons que si x 1 , . . . . . . , x n−1 sont des éléments quelconques de E alors :
n−1
f n−1
i1 x i T i1 f x i .
- Pour n :
Montrons qu’alors si x 1 , . . . . . . , x n sont des éléments quelconques de E alors :
n
f ni1 x i T i1 f x i .
Soient x 1 , . . . . . . , x n des éléments quelconques de E.
n−1 n
f ni1 x i f n−1 i1 x i x n f i1 x i Tfx n T i1 fx i Tfx n T i1 f x i .
n−1
En particulier :
a) Si les deux lois de composition internes de E et F sont multiplicatives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f xi fx i .
i1 i1
b) Si les deux lois de composition internes de E et F sont additives alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi ∑ fx i .
i1 i1
c) Si la loi de composition interne de E est multiplicative et si la loi de composition
interne de F est additive alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f xi ∑ fx i .
i1 i1
d) Si la loi de composition interne de E est additive et si la loi de composition interne
de F est multiplicative alors :
n n
∀x 1 , x 2 , . . . . . . , x n ∈ E : f ∑ xi fx i .
i1 i1
2) Supposons que les deux lois de composition internes de E et E ′ sont multiplicatives.
Soit x un élément quelconque de E et n un entier naturel non nul quelconque.
Pour tout entier naturel i 1, . . . , n posons x i x.
n n
f x n f x i fx i f x n .
i1 i1
Lemme 1-3-14 :
Soit E, un ensemble muni d’une loi de composition interne associative.
Si a, b 1 , . . . . , b n sont des éléments quelconques de E et si l’élément a commute avec
chacun des éléments b 1 , . . . . , b n , alors a commute avec l’élément ni1 b i .
Démonstration :
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, si a, b 1 , . . . . , b n sont des
éléments quelconques de E et si l’élément a commute avec chacun des éléments
b 1 , . . . . , b n , alors a commute avec l’élément ni1 b i .
– Pour n 1 :
Soient a, b 1 , . . . . , b n des éléments quelconques de E tels que a commute avec chacun
des éléments b 1 , . . . . , b n .
a commute avec b 1 1i1 b i ni1 b i .
– Pour n − 1 :
Supposons que si a, b 1 , . . . . , b n−1 sont des éléments quelconques de E et si a
commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b n−1 alors a commute avec l’élément
n−1
i1 b i .
ZENNAYI Mohammed 25 sur 125 Structures
– Pour n :
Montrons qu’alors si a, b 1 , . . . . , b n sont des éléments quelconques de E et si l’élément
a commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b n , alors a commute avec l’élément
ni1 b i .
a ni1 b i a n−1i1 b i b n a i1 b i
n−1
bn
i1 b i a b n
n−1
(d’après l’hypotèse de récurrence)
n−1
i1 b i a b n i1 b i b n a
n−1
n−1
i1 b i b n a
i1 b i a.
n
Lemme 1-3-15 :
Soient E, un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, et
a 1 , . . . . , a n , b 1 , . . . . , b m des éléments quelconques de E
Si chacun des éléments a 1 , . . . . , a n commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b m ,
alors l’élément ni1 a i commute avec l’élément mi1 b i .
Démonstration :
Supposons que chacun des éléments a 1 , . . . . , a n commute avec chacun des éléments
b1, . . . . , bm.
Donc (d’après le lemme précédent 1-3-14), chacun des éléments b 1 , . . . . , b m commute
avec chacun l’élément ni1 a i .
Puisque l’élément ni1 a i commute avec chacun des éléments b 1 , . . . . , b m alors
(d’après le lemme 1-3-14), l’élément ni1 a i commute avec l’élément mi1 b i .
Lemme 1-3-16 :
Soient E, un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, et
a 1 , a 2 , . . . . , a n des éléments quelconques de E (où n ≥ 2) qui commutent deux à deux.
Pour tout entier naturel k 1, . . . . . , n − 1, si b 1 , b 2 , . . . . , b n sont les éléments de E
bi ai si i ≠ n et i ≠ k
tels que : ∀i 1, 2, . . . . , n : bn ak si i n , alors :
bk an si i k
b 1 , b 2 , . . . . , b n commutent deux à deux et on a : ni1 a i ni1 b i .
Démonstration :
Soit k un élément quelconque de l’ensemble 1, . . . . . , n − 1 et soient b 1 , b 2 , . . . . , b n les
bi ai si i ≠ n et i ≠ k
éléments de E tels que : ∀i 1, 2, . . . . , n : bn ak si i n .
bk an si i k
Puisque b 1 , b 2 , . . . . , b n sont les éléments a 1 , a 2 , . . . . , a n et puisque a 1 , a 2 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors b 1 , b 2 , . . . . , b n commutent deux à deux.
– Si n 2 :
Alors k 1, par suite on a
ni1 a i 2i1 a i a 1 a 2 a 2 a 1 a n a k b k b n b 1 b 2 2i1 b i ni1 b i .
ni1 b i .
– Si n ≥ 3 et k n − 1 :
ni1 a i n−2i1 a i a n−1 a n i1 a i a n a n−1 i1 a i a n a k
n−2 n−2
ni1 b i .
– Si n ≥ 3 et 1 k n − 1 :
Alors : 2 ≤ k ≤ n − 2 2 ≤ n − 2 n ≥ 4.
ni1 a i k−1i1 a i a k ik1 a i a n i1 a i ik1 a i a k a n
n−1 k−1 n−1
k−1i1 b i b k ik1 b i b n
n−1
ni1 b i .
Théorème 1-3-17 :
Soit E, un ensemble muni d’une loi de composition interne associative.
Pour tout entier naturel non nul n, si a 1 , . . . . , a n sont des éléments de E qui commutent
deux à deux et si est une permutation de l’ensemble I n 1, . . . . , n alors :
a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et on a : ni1 a i ni1 a i .
En particulier :
– Si la loi est notée multiplicativement, n est un entier naturel non nul, a 1 , . . . . , a n sont
des éléments de E qui commutent deux à deux et est une permutation de
l’ensemble I n 1, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et ona :
n n
a i a i .
i1 i1
– Si la loi est notée additivement, n est un entier naturel non nul, a 1 , . . . . , a n sont
des éléments de E qui commutent deux à deux et est une permutation de
l’ensemble I n 1, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et ona :
n n
∑ a i ∑ a i .
i1 i1
Démonstration :
Pour tout entier naturel non nul n, on pose I n 1, 2, . . . . , n.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, si a 1 , . . . . , a n sont des
éléments de E qui commutent deux à deux et si est une permutation de l’ensemble
I n 1, 2, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux et ona :
ni1 a i ni1 a i .
– Pour n 1 :
Soient a 1 , . . . . , a n des éléments de E qui commutent deux à deux et une
permutation de l’ensemble I n .
Puisque a 1 , . . . . , a n sont les éléments a 1 , . . . . , a n et puisque a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux.
n 1 I n I 1 1 1 1.
Alors : ni1 a i 1i1 a i a 1 a 1 ni1 a i .
– Pour n :
Montrons qu’alors si a 1 , . . . . , a n sont des éléments de E qui commutent deux à deux
et si est une permutation de l’ensemble I n 1, 2, . . . . , n alors, a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux et ona : ni1 a i ni1 a i .
Soit une permutation de l’ensemble I n .
∙ Si n n :
Soit ′ la restction de à I n−1 .
Puisque n n alors ′ est une permutation de l’ensemble I n−1 .
Soient a 1 , . . . . , a n des éléments quelconques de E qui commutent deux à deux.
Puisque a 1 , . . . . , a n sont les éléments a 1 , . . . . , a n et puisque a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux.
D’après l’hypothèse de récurrence on a : n−1 i1 a i i1 a ′ i i1 a i .
n−1 n−1
Par suite : ni1 a i n−1 i1 a i a n i1 a i a n i1 a i .
n−1 n
∙ Si n ≠ n :
Soient a 1 , . . . . , a n des éléments quelconques de E qui commutent deux à deux.
Puisque a 1 , . . . . , a n sont les éléments a 1 , . . . . , a n et puisque a 1 , . . . . , a n
commutent deux à deux alors a 1 , . . . . , a n commutent deux à deux.
Posons a n k, k a n ≠ n n ≥ 2 et k ∈ I n−1 .
bi ai si i ≠ n et i ≠ k
Pour tout entier naturel i ∈ I n , posons : bn ak si i n .
bk an si i k
D’après le lemme 1-3-16, on a : ni1 a i ni1 b i .
Soit l’application de I n vers I n définie par : : I n I n
i i i si i ≠ n et i ≠ k
n n k
k k i.
Montrons que est une permutation de l’ensemble I n .
∘ i i i i id I n i si i ≠ n et i ≠ k
∀i ∈ I n : ∘ i n k n i id I n i si i n .
∘ i k n k i id I n i si i k
Alors ∘ id I n . Donc est bijective.
Ce qui prouve que est une permutation de l’ensemble I n .
Montrons que ∘ n n.
∘ n n k n.
Puisque ∘ n n, alors : ni1 a i ni1 b i ni1 b ∘i ni1 b i .
b i b i a i si i ≠ n et i ≠ k
∀i ∈ I n : b i b n b k a n a i si i n .
b i b k b n a k a i si i k
Alors : ni1 a i ni1 b i ni1 a i .
Démonstration :
Soient u et v les bijections de I vers A définies par :
u:IA v:IA
et .
i ui a i i vi b i
Puisque u et v des bijections de I vers A, alors u −1 ∘ v est une bijection de I vers A.
Alors est une permutation de l’ensemble I et on a pour tout entier naturel i ∈ I :
b i id A b i u ∘ u −1 b i uu −1 b i uu −1 vi uu −1 ∘ vi ui a i .
Démonstration :
Soient i 1 , . . . , i n des éléments quelconques de I distincts deux à deux et j 1 , . . . . , j n des
éléments quelconques de I distincts deux à deux tets que I i 1 , . . . , i n j 1 , . . . , j n .
D’après le lemme 1-3-18, il existe un permutation de l’ensemble 1, . . . . , n telle que :
∀k 1, . . . . , n : j k i k .
Pour tout entier naturel k 1, . . . . , n, posons x k a i k .
D’après le théorème 1-3-17 on a alors :
nk1 a i k nk1 x k nk1 x k nk1 a i k nk1 a j k .
Démonstration :
Soient a 1 , . . . , a n des éléments quelconques de A distincts deux à deux et b 1 , . . . , b n des
éléments quelconques de A distincts deux à deux tets que
A a 1 , . . . . , a n b 1 , . . . . . , b n .
D’après le lemme 1-3-18, il existe un permutation de l’ensemble 1, . . . . , n telle que :
∀i 1, . . . . , n : b i a i
D’après le théorème 1-3-17 on a alors :
ni1 a i ni1 a i ni1 b i .
Corollaire 1-3-21 :
Soient E et F deux ensembles munis répctivement des lois de composition internes
et T associatives, I un ensemble fini non vide et a i i∈I une famille d’éléments de E
indexée par I qui commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : a i a j a j a i ).
Si f est un homomorphisme de E, vers F, T alors, les éléments de la famille
fa i i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : fa i Tfa j fa j Tfa i )
et on a : f i∈I a i T i∈I fa i .
En particulier :
– Si les lois et T sont notées multiplicativement alors, les éléments de la famille
fa i i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : fa i fa j fa j fa i )
et on a : f a i fa i .
i∈I i∈I
– Si les lois et T sont notées additivement alors, les éléments de la famille
fa i i∈I commutent deux à deux (c’est à dire, ∀i, j ∈ I : fa i fa j fa j fa i )
et on a : f ∑ a i ∑ fa i .
i∈I i∈I
Démonstration :
Soit f un homomorphisme de E, vers F, T.
∙ ∀i, j ∈ I : fa i Tfa j fa i a j fa j a i fa j Tfa i .
Donc les éléments de la famille fa i i∈I commutent deux à deux.
∙ Soient i 1 , . . . . , i n les éléments de I distincts deux à deux.
Puique I i 1 , . . . . , i n et puisque les éléments de la famille a i i∈I commutent deux
à deux alors (d’près la notation 1-3-19), i∈I a i nk1 a i k .
Puique I i 1 , . . . . , i n et puisque les éléments de la famille fa i i∈I commutent
n
deux à deux alors (d’près la notation 1-3-19), T i∈I fa i T k1 fa i k .
Par suite on a : f i∈I a i f nk1 a i k T n k1 fa i k T i∈I fa i .
Corollaire 1-3-22 :
Soient E et F deux ensembles munis répctivement des lois de composition internes
et T associatives, et A un ensemble fini non vide dont les éléments commutent deux à
deux (c’est à dire: ∀a, b ∈ A : a b b a).
Si f est un homomorphisme de E, vers F, T alors, les éléments de l’ensemble fA
commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A : faTfb fbTfa) et on a :
f a∈A a T a∈A fa.
En particulier :
– Si les lois et T sont notées multiplicativement alors, les éléments de l’ensemble
fA commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A : fafb fbfa) et on a :
f a fa.
a∈A a∈A
– Si les lois et T sont notées additivement alors, les éléments de l’ensemble fA
commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A : fa fb fb fa) et on a :
f ∑a ∑ fa.
a∈A a∈A
– Si la loi est notée multiplicativement et la loi T est notée additivement alors, les
éléments de l’ensemble fA commutent deux à deux (c’est à dire, ∀a, b ∈ A :
Corollaire 1-3-23 :
Soient E et F deux ensembles munis répctivement des lois de composition internes
et T associatives, A un ensemble fini non vide dont les éléments commutent deux à
deux (c’est à dire: ∀a, b ∈ A : a b b a) et f un homomorphisme de E, vers
F, T.
Si la restriction de f à A est injective (en particulier si f est injectif), alors :
f a∈A a T b∈f A b.
En particulier :
– Si les lois et T sont notées multiplicativement et si la restriction de f à A est
f ∑a b.
a∈A b∈f A
Démonstration :
Supposons que la restriction de f à A est injective.
Soient a 1 , . . . . , a n les éléments de A distincts deux à deux.
Puique A a 1 , . . . . , a n et puisque la restriction de f à A est injective alors,
fa 1 , . . . . . . , fa n sont distincts deux à deux et fA fa 1 , . . . . . . , fa n .
On a donc :
f a∈A a f ni1 a i (d’après la notation 1-3-20)
n
T i1 fa i
T b∈f A b. (d’après la notation 1-3-5, car fA fa 1 , . . . . . . , fa n ).
Définition 2-1-1 :
Soit G, ∗ un ensemble muni d’une loi de composition interne. On dit que G, est
un groupe ou G est groupe pour la loi ou G est groupe si :
i) la loi est associative, c’est à dire si on a :
∀x, y, z ∈ G : x y z x y z
ii) G admet un élément neutre e pour la loi , c’est à dire si :
∃e ∈ G tq : ∀x ∈ G : x e e x x.
iii) tout élément de G admet un symétrique pour la loi , c’est à dire si :
∀x ∈ G : ∃x ′ ∈ G tq : x x ′ x ′ x e.
Dans ce cas :
- Si la loi est abélien on dit que le groupe est abélien ou commutatif.
- Si la loi est notée multiplicativement on dit que le groupe est multiplicatif.
- Si la loi est notée additivement on dit que le groupe est additif.
- Si G est fini on dit que le groupe est d’ordre fini et dans ce le cardinale |G| est
appelé l’ordre de G.
- Si X est une partie de G, l’ensemble des symétriques des éléments de X est noté X ′ .
- Si G est multiplicatif et si X est une partie de G, l’ensemble des inverses des
éléments de X est noté X −1 .
C’est à dire si G est multiplicatif et si X est une partie de G, X −1 x −1 tq : x ∈ X .
- Si G est additif et si X est une partie de G, l’ensemble des opposés des éléments de
X est noté − X.
C’est à dire si G est additif et si X est une partie de G, −X −x tq : x ∈ X .
- Si G est infini on dit que le groupe est d’ordre infini.
- Les groupes sont en générales multiplicatifs .
- Les groupes abéliens sont par fois additifs.
Exemple 2-1-2 :
∗ N, , N, , Z, , Q, , R, , C, ne sont pas des groupes.
∗ Z, , Q, , R, , C, , Q ∗ , , R ∗ , , C ∗ , , Q ∗ , , R ∗ ,
sont des groupes abéliens.
∗ Soit E un ensemble quelconque.
- PE, et PE, ∩ ne sont pas des groupes.
- PE, Δ est un groupe abélien.
- SE, ∘ est un groupe appelé le groue symétrique de E qui est :
∙ abélien si E ∅ ou E contient un seul élément ou 2 éléments.
∙ non abélien si E contient au mois 3 éléments.
SE étant l’ensemble des pémutations de E.
∗ Si G est un groupe alors PG n’est pas un groupe pour la loi induite.
∗ Si G et H sont deux groupes alors G H est un groupe.
n
∗ Si G 1 , G 2 , . . . . . . . , G n sont des groupes alors G i G 1 G 2 . . . . . . . G n
i1
est un groupe.
Propriétés 2-1-3 :
Soit G un groupe.
1) Tous les éléments de G sont réguliers pour la loi de G.
2) ∅ n’est pas symétrisable pour la loi induite de G à PG.
3) PG n’est un groupe pour la loi induite de G à PG.
4) Si X est une partie de G alors X est symétrisable pour la loi induite de G à PG si
seulement si.X est un singleton.
5) Si X est une partie de G alors X ′ ′ X En particulier :
- si G est un groupe multiplicatif alors : X −1 −1 X.
- si G est un groupe additif alors : −−X X.
6) Si X et Y sont des parties de G et si la loi G est noté alors X Y ′ Y ′ X ′ .
En particulier :
- si G est un groupe multiplicatif alors : XY −1 Y −1 X −1 .
- si G est un groupe additif alors : −X Y −Y − X.
7) Si G est un groupe multiplicatif alors pour tout élément a de G l’application
suivante :
f: Z G
n f n a n
est un homomorphisme de Z, vers G, .
8) Si G est un groupe additif alors pour tout élément a ∈ G l’application suivante :
f: Z G
n f n na
est un homomorphisme de Z, vers G, .
9) Soient H un autre groupe, f un homomorphisme de [Link] H.
Si e est l’élément neutre de G et si est l’élément neutre de H alors :
a) f e c’est à dire : e ∈ ker f.
b) Si a est un élément de G, a ′ est le symétrique de a et f a ′ est le symétrique
de fa alors : fa ′ f a ′ .
c) f est injectif si seulement si ker f e
10) Soient H un autre groupe, f un homomorphisme de [Link] H et a ∈ G un élément
quelconque de G.
a) Si G et H sont multiplicatifs alors : ∀n ∈ Z : f a n f a n .
b) Si G et H sont additifs alors : ∀n ∈ Z : f na nf a.
c) Si G est multiplicatif et si H est additif alors : ∀n ∈ Z : f a n nfa.
d) Si G est additif et si H est multiplicatif alors : ∀n ∈ Z : f na fa n .
Démonstration :
1) Soient la loi composition interne du groupe G et e l’élément neutre de G pour la
loi .
Soit a un élément quelconque de G et a ′ son symétrique.
2-2 - Sous-groupes :
Définition 2-2-1 :
Soenit G un groupe et H une partie de G.
On dit que H est un sous-groupe de G et on note H est un s. g de G si on a les deux
propriétés suivantes :
i) H est stable pour la loi de G.
ii) H est un groupe pour la restriction de la loi de G à H.
Démonstration :
Notons par la loi de G et par e l’élément neutre de G.
1) a) Soit e ′ l’élément neutre de H.
e ′ e ′ e ′ e ′ e e ′ e (car e ′ est régulier).
Donc H et G contiennent le même élément neutre.
b) Soient x un élément quelconque de H, x ′ son symétrique dans G et x ′′ son
symétrique dans H.
x ′′ x ′′ e x ′′ x x ′ x ′′ x x ′ e x ′ x ′ .
Donc le symétrique d’un élément quelconque x de H dans H est égal au
symétrique de x dans G.
2) Si H ne contient pas l’élément neutre de G alors (d’après 1) a)) H n’est pas un
sous-groupe de G.
1) Pour que H soit un sous-groupe de G il faut et il suffi qu’on à les trois propriétés
suivants :
i) H ≠ ∅
ii) H est stable pour la loi de G (c’es à dire : ∀x, y ∈ H : x ∗ y ∈ H)
iii) ∀x ∈ H : x ′ ∈ H (où x ′ est le symétrique de x dans G).
2) Pour que H soit un sous-groupe de G il faut et il suffi qu’on à les deux propriétés
suivants :
i) H ≠ ∅
ii) ∀x, y ∈ H : x ∗ y ′ ∈ H (où y ′ est le symétrique de y dans G).
Démonstration :
1) ) Si H est un sous-groupe de G :
∙ e ∈ H H ≠ ∅. Donc la propriété i) est vérifiée.
∙ Puisque H est un sous-groupe de G alors H est stable pour la loi de G.
Donc la propriété ii) est vérifiée.
∙ Soient x un élément quelconque de H.
Puisque H est un groupe (car H est un sous-groupe de G) alors x est
symétrisable dans H.
2) ) Si H est un sous-groupe de G :
∙ D’après 1) i), e ∈ H H ≠ ∅. Donc la propriété 2) i) est vérifiée.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H, et soit y ′ le symétrique de y
dans G.
D’après 1) iii) y ′ ∈ H.
D’après 1) ii) x y ′ ∈ H.
Donc la propriété 2) i) est vérifiée.
) Si les deux propriétés i) et ii) sont vérifiées :
∙ D’après 1) i), la propriété 2) i) est vérifiée.
∙ Soient a un élément de H (a existe d’après 2) i)) et a ′ son symétrique dans G.
D’après 2) ii), e a a ′ ∈ H. (car a, a ∈ H).
∙ Soient x un élément quelconque de H et x ′ son symétrique dans G.
e, x ∈ H x ′ e x ′ ∈ H (d’après 2) ii)).
Donc la propriété 1) iii) est vérifiée.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H, et soit y ′ le symétrique de y
dans G.
D’après la propriété suivantes y ′ ∈ H.
Puisque x, y ′ ∈ H alors (d’après 2) ii)), x y ∈ H.
Donc H est stable pour la loi de G. Par suite la propriété 2) ii) est vérifiée.
Puisque les propriétés i), ii) et iii) de 1) sont vérifiées, alors H est un
sous-groupe de G.
Démonstration :
1) Soit la loi de G.
∙ Puisque G, est un groupe alors G est un sous-groupes de lui même.
∙ e ∈ e e ≠ ∅.
∀x, y ∈ e : x y e x y e e e ∈ e.
Soient x un élément quelconque de e et x ′ son symétrique dans G.
x ∈ e x e x ′ e ∈ e.
Donc e est un sous-groupe de G.
2) Soit la loi de G.
Supposons que H et K sont des sous-groupes de G.
∙ Alors : e ∈ H et e ∈ K e ∈ H ∩ K H ∩ K ≠ ∅.
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H ∩ K, et soit y ′ le symétrique de y
dans G.
x, y ∈ H ∩ K x, y ∈ H et x, y ∈ K x y ′ ∈ H et x y ′ ∈ K
x y ′ ∈ H ∩ K.
Donc H ∩ K est un sous-groupe de G.
3) Soient la loi de G et E un ensemble non vide de sous-groupes de G.
∙ Puisque e appartient à tous les éléments de E alors e appartient à H.
H∈E
Donc : H ≠ ∅.
H∈E
∙ Soient x et y deux éléments quelconques de H, et soit y ′ le symétrique de y
H∈E
dans G.
x, y ∈ H ∀H ∈ E : x, y ∈ H ∀H ∈ E : x y ′ ∈ H x y ′ ∈ H.
H∈E H∈E
Donc H est un sous-groupe de G.
H∈E
Notation 2-2-5 :
Pour tout entier relatif n on note par nZ, l’ensemble nZ nk tq : k ∈ Z .
C’est à dire : ∀n ∈ Z : nZ nk tq : k ∈ Z .
Remarque 2-2-6 :
1) Pour tout entier relatif n, nZ est un sous-groupe de Z, .
∀n ∈ Z : nZ est un sous-groupe de Z, .
2) Si H est un sous-groupe de Z, alors pour tout éllément n de H, nZ est contenu
dans H.
C’est à dire si H est un sous-groupe de Z, alors : ∀n ∈ H : nZ ⊂ H.
3) Si H est un sous-groupe de Z, alors pour tout éllément n de H, la valeur absolue
de n appartient à H.
C’est à dire si H est un sous-groupe de Z, alors : ∀n ∈ H : |n| ∈ H.
4) Pour tout entier relatif n, nZ |n|Z.
5) Si n et m sont des entiers relatifs alors :
i) nZ ⊂ mZ m|n.
ii) nZ mZ |n| |m| n m ou n −m.
Démonstration :
1) Soit n un entier relatif.
D’après la propriété 2-2-4-7) a), nZ nk tq : k ∈ Z .est unsous-groupe de Z, .
2) Soient H un sous-groupe de Z, et n éllément quelconque n de H.
D’après la propriété 2-2-4-7) b), nZ nk tq : k ∈ Z ⊂ H.
3) Soient H un sous-groupe de Z, et n éllément quelconque n de H.
- Si n est positif : alors |n| n ∈ H.
- Si n est négatif : alors |n| −n ∈ H.
4) Soit n un entier relatif.
- Si n est positif : alors |n| n. Donc : nZ |n|Z.
- Si n est négatif : alors |n| −n.
∙ Puique nZ est un sous-groupe de Z, et puisque n ∈ nZ alors |n| ∈ nZ.
Donc : |n|Z. ⊂ nZ.
∙ Puique |n|Z est un sous-groupe de Z, et puisque n −|n| ∈ |n|Z alors
nZ. ⊂ |n|Z.
Ce qui montre que nZ |n|Z.
Théorème 2-2-7 :
Les sous-groupes de Z, sont les parties de Z de la forme nZ telles que n ∈ N.
Démonstration :
∙ Les parties de Z de la forme nZ telles que n ∈ N sont tous des ous-groupes
de Z, .
∙ Soit H un sous-groupe quelconque de Z, .
- Si H 0 :
Alors : H 0 0Z et 0 ∈ N.
- Si H ≠ 0 :
Soit u élément non nul de H. u ≠ 0 |u| 0 |u| ∈ N . Alors : |u| ∈ H ∩ N .
Par suite H ∩ N est une partie non vide de N .
Soit n le plus petit élément de H ∩ N .
n ∈ H ∩ N ⊂ H nZ ⊂ H.
a nq r
Soit a élément quelconque de H. Il existe q, r ∈ Z tels que : .
0≤rn
n ∈ H nq ∈ nZ ⊂ H. Alors : r a − nq ∈ H.
Supposons que r est non nul. Alors : r ∈ H ∩ N ⊂ H r ≥ n.
Ce qui est absurde. Donc r est nul. Par suite a nq r nq 0 nq ∈ nZ.
Ce qui montre que H nZ.
Exemples 2-3-2 :
Soit n un entier natrel.
Pour tout entier relatif k, k nZ est appelé la classe de k modulo n ou la classe de k, et
noté k modulo n ou k.
Soient a et b deux entier relatifs. Si a nZ b nZ on dit que a congru à b modulo n et
on note : a ≡ b modulo n ou a ≡ b.
1) Z ↙ nZ Z ↗ nZ Z╱nZ.
2) ∀a, b ∈ Z : a ≡ b modulo n a − b ∈ nZ.
3) Si n 0.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 0 k.
b) Z╱0 Z╱0Z k tq : k ∈ Z .
c) 0Z 0 est d’indice infini dans Z.
4) Si n 1.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 1 Z.
b) Z╱Z Z╱1Z Z.
c) 1Z Z est d’indice fini dans Z et on a Z : Z Z : 1Z 1.
5) Si n ≠ 0.
a) 0, . . . . , n − 1 sont distincts deux à deux.
b) Z╱nZ 0, . . . . , n − 1.
c) nZ est d’indice fini dans Z et on a Z : nZ n.
Démonstration :
1) Puisque Z est un groupe abélien alors : Z ↙ nZ Z ↗ nZ Z╱nZ.
2) ∀a, b ∈ Z : a ≡ b modulo n a nZ b nZ −b a nZ −b b nZ
−b a nZ −b b nZ 0 nZ nZ
a − b nZ nZ
a − b ∈ nZ.
3) Supposons que n 0.
a) ∀k ∈ Z : k modulo 0 k 0Z k 0 k.
b) Z╱0 Z╱0Z k modulo 0 tq : k ∈ Z k tq : k ∈ Z .
c) Pisque Z╱0 k tq : k ∈ Z est un ensemble infini alors 0Z 0 est
d’indice infini dans Z.
Propriétés 2-3-3 :
Soenit G, ∗ un groupe, e son élément neutre et H un sous-groupe de G.
1) H ∈ G ↙ H et H ∈ G ↗ H.
2) ∀a ∈ H : a ∗ H H ∗ a H.
3) ∀a ∈ G : a ∗ H H a ∈ H.
4) ∀a ∈ G : H ∗ a H a ∈ H.
5) H G G ∈ G ↙ H G ∈ G ↗ H.
6) G ↙ G G ↗ G G.
7) Si H e.
a) ∀a ∈ G : a e e a a.
b) G ↙ e G ↗ e a tq : a ∈ G .
c) G ↙ e et G ↗ e sont équipotents à G.
d) e est d’indice fini dans G si et selement si G est d’ordre fini, et dans ce cas :
G : e |G|.
8) La relation R définie dans G par :
∀a, b ∈ G : aRb a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
est une relation d’équivalence
9) G ↙ H est la partition de G associée à la relation d’équivalence R suivante :
∀a, b ∈ G : aRb a ′ ∗ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
10) ∀A ∈ G ↙ H et ∀a ∈ G : A a ∗ H a ∈ A.
11) La relation S définie dans G par :
∀a, b ∈ G : aSb b ∗ a ′ ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
est une relation d’équivalence.
Démonstration :
1) H e H ∈ G ↙ H et H H e ∈ G ↗ H.
2) ∀a ∈ H :
⊂ ) ∀x ∈ a ∗ H : ∃h ∈ H tq : x a ∗ h ∈ H. Donc : a ∗ H ⊂ H.
⊂ ) ∀x ∈ H a : ∃h ∈ H tq : x h a ∈ H. Donc : H a ⊂ H.
⊃ ) Soit a ′ le symétrique de a.
x e x a ∗ a ′ x a ∗ a ′ x ∈ a ∗ H
∀x ∈ H : .
x x e x a ′ ∗ a x a ′ ∗ a ∈ H ∗ a
Alors : H ⊂ a ∗ H et H ⊂ H ∗ a.
Ce qui montre que : a ∗ H H ∗ a H.
3) ∀a ∈ G :
) Si a ∗ H H : Alors : a a e ∈ a ∗ H H. Donc a ∈ H.
) Si a ∈ H : Alors (d’après 2)), a ∗ H H.
Ce qui montre que : a ∗ H H a ∈ H.
4) ∀a ∈ G :
) Si H a H : Alors : a e a ∈ H ∗ a H. Donc a ∈ H.
) Si a ∈ H : Alors (d’après 2)), H ∗ a H.
Ce qui montre que : H ∗ a H a ∈ H.
5) ∙ H G G H ∈ G ↙ H et G H ∈ G ↗ H.
∙ Si G ∈ G ↙ H :
Alors il existe un élément a de G tel que G a H.
Donc : H e H a ′ a H a ′ a H a ′ G G
où a ′ est le symétrique de a.
∙ Si G ∈ G ↗ H :
Alors il existe un élément a de G tel que G H a.
Donc : H H e H a a ′ H a a ′ G a ′ G.
où a ′ est le symétrique de a.
Par suite on a : G ∈ G ↙ H H G et G ∈ G ↗ H H G.
Ce qui prouve que : H G G ∈ G ↙ H G ∈ G ↗ H.
Théorème 2-3-4 :
Soient G un groupe et H un sous-groupe de G.
Pour que G soit d’ordere fini il faut et il suffit que H est d’ordre fini et H est d’indice fini
dans G.
Dans ce cas on a la formule suivante appelé la formule de Lagrange : |G| G : H|H|.
Démonstration :
Puisque G ↙ H est une partition de G alors G est d’ordre fini si seulement si G ↙ H
est fini et tous les éléments de G ↙ H sont finis.
Donc G est d’ordre fini si seulement si H est d’order fini et H est d’indice fini dans G.
Dans ce cas on a alors : |G| ∑ |A| ∑ |H| G : H|H|.
A∈G↙H A∈G↙H
En éffet :
Supposons que G est d’ordre fini.
Puisqu’on a |G| G : H|H| alors |H| et G : H sont des diviseurs de |G|.
Corollaire 2-3-6 :
Soient G un groupe et e son élément neutre.
Si G est fini d’ordre premier alors les seuls sous-groupes de G sont G et e
En éffet :
Supposons que G est fini d’ordre premier.
Puisque |H| est un diviseurs de |G| et puisque |G| est un nombre premier alors
|H| |G| ou |H| 1. Donc H G ou H e.
Ce qui prouve que les seuls sous-groupes de G sont G et e
Corollaire 2-3-7 :
Soit G un groupe fini d’ordre premier.
1) Si G est multiplicatif alors :
a) ∀a ∈ G − e : G a k tq : k ∈ Z (e étant l’élément neutre de G).
b) G est abélien.
2) Si G est additif alors :
a) ∀a ∈ G − 0 G : G ka tq : k ∈ Z .
b) G est abélien.
Démonstration :
1) a) Soient a un élément quelconque de G distinct de l’élément neutre e de G et
H a k tq : k ∈ Z .
H est un sous-groupe de G contenant a. Donc H ≠ e.
Puisque (d’après le corollaire 2-3-6) les seuls sous-groupes de G sont G et e,
et puisque H est sous-groupe de G distinct de e alors :
G H a k tq : k ∈ Z .
b) Soient a un élément de G distinct de l’élément neutre e de G.
D’après a), G H a k tq : k ∈ Z .
∀x, y ∈ G : ∃n, m ∈ Z tq : x a n et y a m . xy a n a m a nm a mn a m a n yx.
Donc G est abélien.
2) a) Soient a un élément quelconque de G distinct de 0 G et H ka tq : k ∈ Z .
H est un sous-groupe de G contenant a. Donc H ≠ 0 G .
Puisque (d’après le corollaire 2-3-6) les seuls sous-groupes de G sont G et 0 G ,
et puisque H est sous-groupe de G distinct de 0 G alors :
G H ka tq : k ∈ Z .
Lemme 2-3-8 :
Soient G, un groupe abélien et H un sous-groupe de G.
Si a et b sont des éléments de G alors : a H b H a b H . (c’est à dire a )
C’est à dire : ∀a, b ∈ G : a H b H a b H.
En éffet :
∀a, b ∈ G : a H b H a H b H a H b H a b H H
a b H H a b H
a b H .
Théorème 2-3-9 :
Soient G un groupe abélien, H un sous-groupe de G et p la surjection canonique de G
vers G╱H.
1) G╱H est une partie stable de PG pour la loi induite.
2) G╱H est un groupe abélien.
3) La surjection canonique p de G vers G╱H est un homomorphisme de groupes.
4) est la seule loi de composition interne T dans G╱H tel que p soit un
homomorphisme de G, vers G╱H, T.
5) ker p H.
6) p est un isomorphisme de G vers G╱H si seulement si H e.
Démonstration :
1) ∀x, y ∈ G╱H : ∃a, b ∈ G tq : x a H et y b H .
x y a H b H a b H ∈ G╱H.
Donc G╱H est une partie stable de PG pour la loi induite.
2) ∙ Puisque la loi est commutative dans PG (car G est abélien) alors sa restriction
à G╱H est commtative.
∙ Puisque la loi est associative dans PG alors sa restriction à G╱H est
associative.
∙ ∀x ∈ G╱H : ∃a ∈ G tq : x a H . x e H a H e H a e H a H x.
Donc e H est l’élément neutre de G╱H.
∙ Soit x un élément quelconque de G╱H. Il existe alors il existe un élément de G tel
que x a H .
Soit a ′ le symétrique de a dans G pour la loi .
x a ′ H a H a ′ H a a ′ H e H .
Donc x est symétrisable pour la loi dans G╱H dont le symétrique est égal
à a ′ H .
Ce qui montre que G╱H est un groupe abélien.
Théorème 2-3-10 :
Soient G et G ′ deux groupes (où G est abélien), f un homomorphisme de G
vers G ′ , H un sous-groupe de G et p la surjection canonique de G vers G╱H.
Pour qu’il existe une application f de G╱H vers G ′ tel que : f ∘ p f
il faut et il suffit que : H ⊂ ker f.
Dans ce cas :
i) f est unique.
ii) f est un homomorphisme de G╱H vers G ′ .
iii) f est injectif si seulement si H ker f.
iv) f est surjectif si seulement si f est surjectif.
Démonstration :
Soient la loi de G, e l’élément neutre de G pour la loi de , T la loi de G ′ , l’élément
neutre de G pour la loi de T et R la relation d’équivalence dans G définie par :
aRb a ′ b ∈ H (où a ′ est le symétrique de a).
R est la relation d’équivalence dans G associer à la partition G╱H de G.
) Si f existe :
∀a ∈ H : e ′ a e a a ∈ H eRa fa fe (car f existe)
a ∈ ker f.
Donc : H ⊂ ker f.
) Si H ⊂ ker f :
Soient a et b deux éléments de G tels que aRb.
aRb a ′ b ∈ H ⊂ ker f (où a ′ est le symétrique de a) fa ′ b
fa ′ fb fa ′ fb (où fa ′ est le symétrique de fa)
fa fb.
Donc f existe.
Corolaire 2-3-11 :
Soient G et G ′ deux groupes (où G est abélien). f un homomorphisme de G
Si f est un homomorphisme de G vers G ′ alors G╱ ker f est isomorphe à f G.
C’est à dire si f est un homomorphisme de G vers G ′ alors : G╱ ker f ≃ f G.
Démonstration :
Soit f un homomorphisme de G vers G ′ et posons H ker f.
f est un homomorphisme surjectif de G vers fG.
Puisque H ker f alors (d’après le théorème 2-3-10) il existe un homomorphisme
injectif f de G vers fG tel que f ∘ p f (où p est la surjection canonique de G
vers G╱H).
Donc f est un isomorphisme de G╱H G╱ ker f vers fG.
Ce qui montre que : G╱ ker f G╱H ≃ f G.
Corolaire 2-3-12 :
Soient G et G ′ deux groupes abéliens , f un homomorphisme de G vers G ′ ,
H et H ′ deux sous-groupes respictivement de G et G ′ , p la surjection canonique de G
vers G╱H et p ′ la surjection canonique de G ′ vers G ′ ╱H ′ .
Pour qu’il existe une application f de G╱H vers G ′ ╱H ′ tel que : f ∘ p p ′ ∘ f
il faut et il suffit que : H ⊂ f. −1 H ′ .
Dans ce cas :
i) f est unique.
ii) f est un homomorphisme de G╱H vers G ′ ╱H ′ .
iii) f est injectif si seulement si H f. −1 H ′ .
iv) Si f est surjectif alors f est surjectif.
Remarque 2-3-13 :
Si G est un groupe abélien et si e est son élément neutre alors G╱e ≃ G.
En particulier Z╱0Z Z╱0 ≃ Z.
En effet :
G╱e G╱ kerid G ≃ id G G G.
En particulier Z╱0Z Z╱0 ≃ Z.
Propriétés 2-4-2 :
Soenit G, ∗ un groupe, e son élément neutre et S une partie de G.
1) S ⊂ 〈S.
2) Si H est un sous-groupe de G alors 〈S ⊂ H si seulement si S ⊂ H.
3) Si H est un sous-groupe de G alors 〈H H.
4) 〈∅ 〈e e.
Démonstration :
1) Puisque 〈S est le plus petit (pour l’inclusion) sos-groupe de G contenant S alors
S ⊂ 〈S.
2) Soit H un sous-groupe de G.
) Si 〈S ⊂ H :
Alors : S ⊂ 〈S ⊂ H. Donc : S ⊂ H.
) Si S ⊂ H :
Soit M l’ensemble des sous groupes de G contenants S.
Puisque S ⊂ H alors H ∈ M.
Donc 〈S ⊂ H (car 〈S est le plus petit élément de M).
3) Soit H un sous-groupe de G.
D’après 1) on a : H ⊂ 〈H.
Puisque H ⊂ H et puisque H est un sous-groupe de G alors (d’après 2)) 〈H ⊂ H.
Donc 〈H H.
4) ∅ ⊂ e 〈∅ ⊂ e (car e est un sos-groupe de G).
Puisque 〈∅ est un sos-groupe de G alors : e ∈ 〈∅ e ⊂ 〈∅.
Donc 〈∅ e. On a aussi 〈e 〈e e (car e est un sos-groupe de G).
Par suite on a : 〈∅ 〈e e.
5) Supposons que S ≠ ∅.
a) Posons H x 1 ∗ x 2 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S S ′
où S ′ est l’ensemble des symétriques des éléments de S .
∙ Soit x un élément quelconque de S.
Posons x 1 x, x 2 le symétrique de x et x 3 x alors :
x 1 , x 2 , x 3 ∈ S S ′ et x e x x 1 ∗ x 2 ∗ x 3 ∈ H.
Donc : S ⊂ H.
∙ S ≠ ∅ et S ⊂ H H ≠ ∅.
x x 1 ∗. . . . . . . ∗x n
∙ ∀x, y ∈ H : ∃x 1 , . . . . , x n , y 1 , . . . . , y m ∈ S S ′ tq : .
y y 1 ∗. . . . . . . ∗y m
zi xi si i 1, . . . . . . . . . . . . , n
∀i 1, . . . . . , n, n 1, . . . . . , n m, posons : .
z i y i−n si i n 1, . . . , n m
z 1 , . . . . , z n , z n1 , . . . . , z nm ∈ S S ′ .
Donc : x y x 1 ∗. . . . . . . ∗x n y 1 ∗. . . . . . . ∗y m
z 1 ∗. . . . . . . ∗z n z n1 ∗. . . . . . . ∗z nm ∈ H.
Donc H est stable pour la loi .
ZENNAYI Mohammed 55 sur 125 Structures
∙ ∀x ∈ H : ∃x 1 , . . . . , x n ∈ S S ′ tq : x x 1 ∗. . . . . . . ∗x n .
Pousons x ′ le symétrique de x.
∀i 1, . . . . . , n, posons : x ′i le symétrique de x i . x ′1 , . . . . , x ′n ∈ S S ′ .
x ′ x 1 ∗. . . . . . . ∗x n ′ x ′n ∗. . . . . . . ∗x ′1 ∈ H.
Ce qui montre que x 1 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , . . . . . . . , x n ∈ S S ′ H
est un sos-groupe de G contenant S.
b) Posons H x 1 ∗. . . . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S S ′
où S ′ est l’ensemble des symétriques des éléments de S.
∙ Puisque H est un sos-groupe de G contenant S alors 〈S ⊂ H.
∙ Soit x un élément quelconque de H.
Il existe alors x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S S ′ tels que : x x 1 ∗. . . . . . . ∗x n .
∀i 1, . . . . . , n, posons : x ′i le symétrique de x i .
∀i 1, . . . . . , n :
- Si x i ∈ S : x i ∈ S ⊂ 〈S.
- Si x i ∈ S ′ : x i ∈ S ′ x ′i ∈ S ⊂ 〈S x i ⊂ 〈S.
Donc : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ 〈S x x 1 ∗. . . . . . . ∗x n ∈ 〈S.
Par suite H ⊂ 〈S.
Ce qui prouve que : 〈S H x 1 ∗. . . . . ∗x n tq : x 1 , x 2 , . . . . . . . , x n ∈ S S ′ .
6) Supposons que G est multiplicatif et soit a un élément quelconque de G.
Posons H a k tq : k ∈ Z . H est un sous-groupe abélien de G.
∙ a a 1 ∈ H 〈a ⊂ H. (car H est un sous-groupe de G contenant a).
∙ Montrons que H ⊂ 〈a.
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel k, a k ∈ 〈a.
- Pour k 1 :
a k a 0 e ∈ 〈a.
- Pour k − 1 :
Supposons que a k−1 ∈ 〈a.
- Pour k :
Montrons qu’alors a k ∈ 〈a.
a k a k−1 a ∈ 〈a. (ca 〈a est un sous-groupe de G).
On a alors monter que pour tout entier naturel k, a k ∈ 〈a.
Montrons que pour tout entier relatif k, a k ∈ 〈a.
Soit k un entier relatif quelconque.
- Si k ≥ 0 :
Alors : k ∈ N a k ∈ 〈a.
- Si k ≤ 0 :
Alors : −k ≥ 0 a −k ∈ 〈a a k a −k −1 ∈ 〈a.
∀x ∈ H : ∃k ∈ Z tq : x a k ∈ 〈a.
Donc : H ⊂ 〈a.
Ce qui montre que 〈a H a k tq : k ∈ Z qui est un sous-groupe abélien de G.
7) Supposons que G est [Link] soit a un élément quelconque de G.
Posons H ka tq : k ∈ Z . H est un sous-groupe abélien de G.
∙ a 1a ∈ H 〈a ⊂ H. (car H est un sous-groupe de G contenant a).
Exemple 2–4-3 :
Pour tout entier relatif n, 〈n nZ. C’est à dire, ∀n ∈ Z : 〈n nZ.
En particulier : 〈0 0Z 0, 〈1 1Z Z et 〈−1 −1Z Z.
En effet :
∀n ∈ Z : 〈n kn tq : k ∈ Z nk tq : k ∈ Z nZ.
En particulier : 〈0 0Z 0, 〈1 1Z Z et 〈−1 −1Z Z.
Théorème 2–4-4 :
Soient G et G ′ deux groupes et f un homomorphisme de G vers G ′ .
Si S est une partie de G alors : f 〈S 〈fS.
Démonstration :
Soient S une partie de G, la loi de G, T la loi de G ′ , e l’élément neutre de G et
l’élément neutre de G ′ .
- Si S ∅ :
f 〈S f〈∅ fe fe 〈∅ 〈f∅ 〈fS.
- Si S ≠ ∅ :
⊂ ) Posons fS ′ l’ensemble des symétriques des éléments de fS.
Soit y un élément quelconque de f 〈S.
Il existe alors un élément x de 〈S tel que y fx.
x ∈ 〈S ∃x 1 , . . . . , x n ∈ S S ′ tq : x x 1 ∗. . . . . . . ∗x n .
y fx 1 ∗. . . . . . . ∗x n fx 1 T. . . . . . . Tfx n .
∀i 1, . . . . . , n, posons : x ′i le symétrique de x i
∀i 1, . . . . . , n :
ZENNAYI Mohammed 57 sur 125 Structures
- Si x i ∈ S : x i ∈ S fx i ∈ fS ⊂.fS fS ′ .
- Si x i ∈ S ′ : x ′i ∈ S fx ′i ∈ fS fx i ∈ fS ′ ⊂.fS fS ′
(car fx ′i est le symétrique de fx i ).
Alors : fx 1 , . . . . . . . , fx n ∈ fS fS ′ .
Donc : y fx 1 ∗. . . . . . . ∗x n fx 1 T. . . . . . . Tfx n ∈ 〈fS.
Par suite on a : f 〈S ⊂ 〈fS
⊃ ) S ⊂ 〈S fS ⊂ f〈S 〈fS ⊂ f〈S (car f〈S est un sous-groupe de G ′ ).
Ce qui montre que f 〈S 〈fS.
Corolaire 2-4-5 :
Soient G et G ′ deux groupes et f un homomorphisme de G vers G ′ .
Pour tout élément a de G, f 〈a 〈fa. C’est à dire : ∀a ∈ G : f 〈a 〈fa.
En effet :
∀a ∈ G : f 〈a f〈a 〈fa 〈fa 〈fa.
Exemple 2–4-6 :
Pour tout entier naturel n, 1 modulo n Z╱nZ.
C’est à dire : ∀n ∈ N : 1 modulo n Z╱nZ.
En effet :
Soient n un entier naturel quelconque et p la surjection canonique de Z vers Z╱nZ.
1 modulo n 〈p1 p〈1 pZ Z╱nZ.
Théorème 2-4-7 :
Soenit G un groupe (en général multiplicatif), e son élément neutre, a ∈ G un élément
quelconque de G et f l’homomorphisme de Z vers G défini par :
f:ZG
k f k a k (dans le cas additif fk ka).
Soit n l’entier naturel tel que : ker f nZ.
On a les propriétés suivantes :
1) 〈a ≃ Z╱ ker f Z╱nZ
2) a est d’ordre fini si seulement si n ≠ 0 et dans ce cas a est d’ordre n.
3) a est d’ordre infini si seulement si n 0 et dans ce cas : 〈a ≃ Z .
4) nZ k ∈ Z tq : a k e (dans le cas additif : nZ k ∈ Z tq : ka 0 G ).
5) Les 3 propriétés suivantes sont équivalents :
i) a est d’ordre fini.
ii) ∃k ∈ N ∗ tq : a k e (dans le cas additif : ∃k ∈ N ∗ tq : ka 0 G ).
iii) ∃k ∈ Z ∗ tq : a k e (dans le cas additif : ∃k ∈ Z ∗ tq : ka 0 G ).
6) Si a est d’ordre fini.
i) |a| est le plus petie entier naturel non nul k tel que a k e.
Dans le cas additif :
|a| est le plus petie entier naturel non nul k telque ka 0 G .
ii) ∀k ∈ Z : a k e |a||k (dans le cas additif : ∀k ∈ Z : ka 0 G |a||k).
Démonstration :
1) 〈a a k tq : k ∈ Z (dans le cas additif 〈a ka tq : k ∈ Z )
fk tq : k ∈ Z fZ
≃ Z╱ ker f Z╱nZ
2) a est d’ordre fini Z╱nZ est d’ordre fini n ≠ 0.
Dans ce cas : |a| |〈a| |Z╱nZ| n.
3) a est d’ordre infini Z╱nZ est d’ordre infini n 0.
4) nZ ker f k ∈ Z tq : fk e k ∈ Z tq : a k e .
Dans le cas additif :
nZ ker f k ∈ Z tq : fk 0 G k ∈ Z tq : ka 0 G .
5) ∙ Supposons que a est d’ordre fini.
Alors n ≠ 0. Donc : n ∈ N ∗ et n ∈ k ∈ Z tq : a k e .
Pour k n on a alors a k a n e. Par suite il existe k ∈ N ∗ tq : a k e.
Ce qui prouve que i) ii) est vraie.
Dans le cas additif :
Supposons que a est d’ordre fini.
Alors n ≠ 0. Donc : n ∈ N ∗ et n ∈ k ∈ Z tq : ka 0 G .
Pour k n on a alors ka na 0 G . Par suite il existe k ∈ N ∗ tq : ka 0 G .
Ce qui prouve que i) ii) est vraie.
∙ ii) iii) est vraie (car N ∗ ⊂ Z ∗ ).
∙ Supposons qu’il existe k ∈ Z ∗ tq : a k e.
Alors : nZ k ∈ Z tq : a k e ≠ 0 0Z n ≠ 0.
Donc a est d’ordre fini.
Par suite iii) i) est vraie.
Dans le cas additif :
Supposons qu’il existe k ∈ Z ∗ tq : ka 0 G .
Alors : nZ k ∈ Z tq : ka 0 G ≠ 0 0Z n ≠ 0.
Donc a est d’ordre fini.
Par suite iii) i) est vraie.
Ce qui montre que les 3 propriétés i), ii) et iii) sont équivalents.
6) Supposons que a est d’ordre fini.
i) Alors n |a| ∈ N ∗ est le plus petie entier naturel non nul de nZ.
Puisque k ∈ Z tq : a k e nZ alors |a| n est le plus petie entier naturel
non nul de k ∈ Z tq : a k e .
Ce qui prouve que |a| est le plus petie entier naturel non nul k tel que a k e.
Dans le cas additif :
|a| est le plus petie entier naturel non nul k telque ka 0 G .
ii) ∀k ∈ Z : a k e fk e k ∈ ker f k ∈ nZ n|k |a||k
Dans le cas additif :
∀k ∈ Z : ka 0 G fk 0 G k ∈ ker f k ∈ nZ n|k |a||k
7) Puisque les trois propriétés i), ii) et iii) sont les négations des trois propriétés de 6),
alors les trois propriétés i), ii) et iii) sont équivalents.
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Corollaire 2-4-8 :
Soenit G, . un groupe d’ordre fini n et e son élément neutre.
Pour tout élément a de G on a : a n e (dans le cas additif : na 0 G ).
En effet :
Soit a un élément de G.
Puisque G est d’ordre fini et puisque 〈a est un sous-groupe de G alors 〈a est d’ordre
fini et que son ordre est un diviseur de l’ordre de G.
Donc |a| |〈a| est un diviseur de |G| n.
Ce qui montre (d’après la propriété 6) du théorème 2-4-7) que a n e.
Dans le cas additif on a : na 0 G .
Corollaire 2-4-9 :
Soenit G, . un groupe et a, b ∈ G. Si a et b vérifie les trois propriétés suivantes :
1) a et b sont d’ordres finis.
2) ab ba (dans le cas additif : a b b a).
3) 〈a ∩ 〈b e (dans le cas additif : 〈a ∩ 〈b 0 G ).
alors ab est d’ordre fini et |ab| |a| ∨ |b| (dans le cas additif : |a b| |a| ∨ |b|).
Démonstration :
ab |a|∨|b| a |a|∨|b| b |a|∨|b| ee e. Donc ab est d’ordre fini et son ordre divise |a| ∨ |b|.
Posons |ab| r.
Alors : ab r e a r b r e a r b −r ∈ 〈a ∩ 〈b e a r b −r e
a r b r e |a||r et |b||r |a| ∨ |b||r.
Ce qui montre que : |ab| r |a| ∨ |b|.
Dans le cas additif :
|a| ∨ |b|a b |a| ∨ |b|a |a| ∨ |b|b 0 G 0 G 0 G .
Donc a b est d’ordre fini et son ordre divise |a| ∨ |b|.
Posons |a b| r.
Alors : ra b 0 G ra rb 0 G ra r −rb −rb ∈ 〈a ∩ 〈b e
ra r −rb e ra rb e |a||r et |b||r
|a| ∨ |b||r.
Ce qui montre que : |a b| r |a| ∨ |b|.
Corollaire 2-4-10 :
Soenit G, . un groupe et a, b ∈ G. Si a et b vérifie les trois propriétés suivantes :
1) a et b sont d’ordres finis.
2) ab ba (dans le cas additif : a b b a).
3) |a| ∧ |b| 1.
alors ab est d’ordre fini et |ab| |a||b| (dans le cas additif : |a b| |a||b|).
Démonstration :
u ∈ 〈a |u|||a|
∀u ∈ 〈a ∩ 〈b : |u|||a| ∧ |b| |u||1 |u| 1
u ∈ 〈b |u|||b|
u e (dans le cas additif : u 0 G ).
Donc : 〈a ∩ 〈b e (dans le cas additif : 〈a ∩ 〈b 0 G ).
Corollaire 2-4-11 :
Soenit G, . un groupe et a un élément de G d’ordre fini.
|a|
Pour tout entier relatif k, a k est d’ordre fini et |a k | .
k ∧ |a|
a k est d’ordre fini
C’est à dire : ∀k ∈ Z : |a| .
|a k |
k ∧ |a|
Dans le cas additif :
|a|
Pour tout entier relatif k, ka k est d’ordre fini et |ka| .
k ∧ |a|
ka est d’ordre fini
C’est à dire : ∀k ∈ Z : |a| .
|ka|
k ∧ |a|
Démonstration :
Soient un entier relatif quelconque k.
Puisque a est d’ordres fini et puisque a k ∈ 〈a (dans le cas dditif ka ∈ 〈a) alors a k est
d’ordre fini (dans le cas dditif ka est d’ordre fini).
Posons : |a| n et |a k | r (dans le cas dditif |ka| r).
r
a k e a kr e n|kr ∃l ∈ Z tq : kr ln.
n n0d
Posons : n ∧ k d. Alors : ∃n 0 , k 0 ∈ Z tq : k k0d
n0 ∧ k0 1
Par suite k 0 dr ln 0 d k 0 r ln 0 (d ≠ 0 car n ≠ 0). Alors :
n0 ≠ 0
n 0 |k 0 r n 0 |r.
n0 ∧ k0 1
n0
De même on a : a k a kn 0 a k 0 dn 0 a k 0 n e r|n 0 .
|a|
Ce qui montre que : |a k | r n 0 n n .
d k∧n k ∧ |a|
Dans le cas additif :
rka 0 G rka 0 G n|kr ∃l ∈ Z tq : kr ln.
n n0d
Posons : n ∧ k d. Alors : ∃n 0 , k 0 ∈ Z tq : k k0d
n0 ∧ k0 1
Par suite k 0 dr ln 0 d k 0 r ln 0 (d ≠ 0 car n ≠ 0). Alors :
n0 ≠ 0
n 0 |k 0 r n 0 |r.
n0 ∧ k0 1
Exemple 2-4-12 :
Pour tout entier naturel non nul n ∈ N ∗ et pour tout entier relatif k,
k modulo n n .
k∧n
∗
C’est à dire : ∀n ∈ N et ∀k ∈ Z : k modulo n n .
k∧n
En effet :
∀n ∈ N ∗ et ∀k ∈ Z : k modulo n k1 modulo n k1 modulo n
1 modulo n
k∧ 1
n .
k∧n
Définition 2-5-1 :
Etant donné un groupe G .
On dit que G est un groupre monogène engendré par un élément a ∈ G si G 〈a
Dans ce cas on dit aussi que G est un groupre monogène .
Si G est monogène d’ordre fini on dit que G cyclique.
Démonstration :
1) Puisque Z 〈1 alors Z est un groupre monogène engendré par 1.
Mais Z n’est pas cyclique (car Z est d’ordre infini).
Démonstration :
) Si G est cyclique engendré par a :
Alors |a| |〈a| |G| n.
) Si a est d’ordre n :
〈a ⊂ G
G 〈a. Donc G est monogène.
|〈a| |a| n |G|
Puisque G est monogène d’ordre fini, alors G est cyclique.
Proposition 2-5-4 :
Si G est un groupe cyclique multiplicatif engendré par un élément a alors les
générateurs de G sont les éléments a k tels que k ∧ |G| 1.
C’est à dire : ∀k ∈ Z : a k est un générateur de G k ∧ |G| 1.
Démonstration :
Soient G un groupe cyclique multiplicatif engendré par un élément a et b un élément
quelconque de G.
b ∈ G 〈a ∃k ∈ Z tq : b a k .
|a| |a|
G 〈b |b| |G| |a| |a k | |a| |a| k ∧ |a| 1.
k ∧ |a| |a|
Donc les générateurs de G sont les éléments a k tels que k ∧ |G| k ∧ |a| 1.
Proposition 2-5-5 :
Si G est un groupe cyclique additif engendré par un élément a alors les
générateurs de G sont les éléments ka tels que k ∧ |G| 1.
C’est à dire : ∀k ∈ Z : ka est un générateur de G k ∧ |G| 1.
Démonstration :
Soient G un groupe cyclique multiplicatif engendré par un élément a et b un élément
quelconque de G.
b ∈ G 〈a ∃k ∈ Z tq : b ka.
|a| |a|
G 〈b |b| |G| |a| |ka| |a| |a| k ∧ |a| 1.
k ∧ |a| |a|
Donc les générateurs de G sont les éléments ka tels que k ∧ |G| k ∧ |a| 1.
Exemple 2-5-6 :
Pour tout entier naturel non nul n, les générateurs du groupe cyclique Z╱nZ sont les
classes k modulo n tels que k ∈ Z et k ∧ n 1.
Démonstration :
Soient n un entier naturel non nul et x un élément quelconque de Z╱nZ.
x ∈ Z╱nZ ∃k ∈ Z tq : x k modulo n k 1 modulo n .
Théorème 2-5-7 :
Si G est un groupe monogène alors tous les sous groupes de G sont monogènes.
Démonstration :
Supposons que G est un groupe monogène. La loi de G est notée multiplicative.
Soient a un générateur de G et f l’homomorphisme de [Link] G définie par :
f : Z G 〈a
k fk a k .
Soit H un sous groupe quelconque de G.
f −1 H est un sous groupe de Z . Donc f −1 H est un groupe monogène.
−1
Puisque f est un homomorphisme surjectif alors H f f H est monogène.
Corollaire 2-5-8 :
Si G est un groupe cyclique alors tous les sous groupes de G sont cycliques.
En effet :
Supposons que G est un groupe cyclique.
D’après le théorème 2-5-7 tous les sous-groupes de G sont monogènes qui sont finis.
Donc tous les sous-groupes de G sont cycliques.
Théorème 2-5-9 :
Si G est un groupe cyclique d’ordre n alors pour tout diviseur m de n il existe un
sous-groupe de G et un seul d’ordre m.
Démonstration :
Soient G un groupe cyclique d’ordre n, a un générateur de G et m un diviseur
quelconque de n.
La loi de G est noté multiplicativement.
- Existence :
n |a|
am n nn nn nm
n m.
m ∧ |a| m ∧ n m
n
Donc a m est un sous-groupe de G d’ordre m.
D’où l’existence d’un sous-groupe de G d’ordre m.
3 - Groupes symétriques :
3-1-Généralités :
Remarque 3-1-2 :
Soient n un entier naturel non nul et un élément de S n . Si est croissante alors :
est strictement croissante et −1 est croissante.
Démonstration :
On suppose que est croissante.
∀i, j 1, 2, . . . . , n tels que : i j.
i j i ≤ j i ≤ j (car est croissante)
i j.
i j i ≠ j i ≠ j (car est bijecctive)
Donc est strictement croissante.
Proposition 3-1-3 :
Soient n un entier naturel non nul et un élément de S n .
Les quatres propriétés suivantes sont équivalentes :
i) e n .
ii) est croissante.
iii) ∀i 1, 2, . . . . , n : i ≤ i
iv) ∀i 1, 2, . . . . , n : i ≤ i
Démonstration :
Montrons : i) ii).
Supposons que e n .
∀i, j 1, 2, . . . . , n tels que : i ≤ j : i e n i i ≤ j e n j j.
Donc est croissante,.ce qui montre que ii) est vraie.
Montrons : ii) iii)
Supposons que est croissante.
Posons I i 1, 2, . . . . , n tq : i i et supposons que I est non vide.
Soit k le plus petit élément de I.
k ∈ I k k k ∉ I (car k le plus petit élément de I) k k.
Puisque est croissante alors −1 est croissante. Par suite on a :
−1 k ≤ −1 k −1 k ≤ −1 k e n k ≤ e n k
k ≤ k k ∉ I ce qui est absurde.
Alors I ∅. Donc : ∀i 1, 2, . . . . , n : i ≤ i,.ce qui montre que iii) est vraie.
Montrons : iii) i)
Supposons que : ∀i 1, 2, . . . . , n : i ≤ i
Posons I i 1, 2, . . . . , n tq : i ≠ i et supposons que I est non vide.
Soit k le plus grand élément de I.
k ∈ I k ≠ k k k k ∉ I (car k le plus grand élément de I)
Alors : k k k k k ∉ I, ce qui est absurde.
Alors I ∅. Donc : ∀i 1, 2, . . . . , n : i i.(c’est à dire que e n ).
Ce qui montre que i) est vraie.
On a donc montrer que les trois propriétés i), ii) et iii) sont équivalentes.
Montrons : i) iv).
Supposons que e n .
∀i 1, 2, . . . . , n : i e n i i ≤ i Donc iv) est vraie.
Montrons : iv) i).
Supposons que : ∀i 1, 2, . . . . , n : i ≤ i
Posons I i 1, 2, . . . . , n tq : i ≠ i et supposons que I est non vide.
Soit k le plus petit élément de I.
k ∈ I k ≠ k k k k ∉ I (car k le plus petit élément de I)
Alors : k k k k k ∉ I, ce qui est absurde.
Alors I ∅. Donc : ∀i 1, 2, . . . . , n : i i.(c’est à dire que e n ).
Ce qui montre que i) est vraie.
ZENNAYI Mohammed 67 sur 125 Structures
Alors i) iv).
Ce qui montre que es quatres propriétés i), ii), iii) et iv) sont équivalentes.
Exemple 3-1-5 :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Pour n 11, et a 6 on a :
7 4 1 5 6 2 3 8 11 10 9
6 2, 2 6 2 4, 3 6 4 5 et 4 6 5 6.
k 4 et 4 6 6
Donc : 6, 6 2, 2 6 4, 3 6 5 sont distints deux à deux .
6, 6 2, 2 6 4, 3 6 5 6 tq : ∈ 〈
3-2-Cycles :
Définition 3-2-1 :
Soient E un ensemble, k un entier naturel tel que k ≥ 2 et.a 1 , a 2 , . . . . . , a k des éléments
de E distincts deux à deux. On appelle k-cycle a 1 , a 2 , . . . . . , a k la permutation notée
a 1 , a 2 , . . . . . , a k définie par :
a 1 , a 2 , . . . . . , a k : E E
a i a i1 si 1 ≤ i ≤ k − 1
ak a1
xx si x ∉ a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
On dit aussi que a 1 , a 2 , . . . . . , a k est un k-cycle ou un cycle de type k ou un cycle.
Si k 2 on dit que a 1 , a 2 est une transposition.
Exemple 3-2-2 :
Pour n 7
1 2 3 4 5 6 7
2, 7, 4, 3 est un 4-cycle. 2, 7, 4, 3 .
1 7 2 3 5 6 4
1 2 3 4 5 6 7
2, 4 est une transposition. 2, 4 .
1 4 3 2 5 6 7
Démonstration :
1) Posons A a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
∙ ∀x ∈ A : ∃i 1, . . . . . , k tq : x a i .
Donc A ⊂ supp.
x a i a i1 ≠ a i x si i ≠ k
. Alors x ∈ supp.
x a i a k a 1 ≠ a k a i x si i k
Donc A ⊂ supp.
∙ ∀x ∈ E − A : x x x ∉ supp.
Donc supp ⊂ A.
Ce qui montre que supp A a 1 , a 2 , . . . . . , a k .
2) Posons I i 1, . . . . . , k tq : a i ≠ i−1 a 1 et supposons que I est non vide.
Soit j le plus petit élément de I.
a 1 e E a 1 0 a 1 1−1 a 1 1 ∉ I j ≠ 1 j ≥ 2 j − 1 ≥ 1.
Puisque j − 1 ∉ I (car j − 1 j) et puisque j − 1 ≥ 1 alors :
a j−1 j−1−1 a 1 j−2 a 1 .
Par suite on a : a j a j−1 j−2 a 1 j−2 a 1 j−1 a 1 j ∉ I.
Ce qui est absurde. Donc : I ∅.
Ce qui montre que : ∀i 1, 2, . . . . . , k : a i i−1 a 1 .
3) k a 1 k−1 a 1 k−1 a 1 a k a 1 .
4) Soit x un élément quelconque de E.
- Si x ∉ supp :
Alors : x ∉ supp k (car supp k ⊂ supp). Donc : k x x e E x.
- Si x ∈ supp :
∃i 1, . . . . . , k tq : x a i .
Alors : k x k a i k i−1 a 1 k i−1 a 1 i−1 k a 1 i−1 k a 1
i−1 a 1 a i x
e E x.
Donc e E .
k
Exemple 3-2-4 :
Pour n 11, soit 2, 11, 4, 7, 3, 8.
∙ supp supp2, 11, 4, 7, 3, 8 2, 11, 4, 7, 3, 8.
∙ 2 0 2, 11 1 2, 4 2 2, 7 3 2, 3 4 2 et 8 5 2
∙ || 6.
∙ 2, 11, 4, 7, 3, 8 11, 4, 7, 3, 8, 2 4, 7, 3, 8, 2, 11 7, 3, 8, 2, 11, 4
3, 8, 2, 11, 4, 7 8, 2, 11, 4, 7, 3.
∙ 2, 11, 4, 7, 3, 8 2, 1111, 4, 7, 3, 8 2, 11, 44, 7, 3, 8
2, 11, 4, 77, 3, 8 2, 11, 4, 7, 33, 8.
∙ 2, 11, 4, 7, 3, 8 −1 8, 3, 7, 4, 11, 2.
−1
Corllaire 3-2-5 :
Soit E un ensemble. Si a 1 , . . . . . , a k est un cycle alors :
k−1
a i , a i1 a 1 , a 2 a 2 , a 3 . . . . . a k−1 , a k .
i1
Démonstration :
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel k ≥ 2 et pour tout k-cycle
k−1
a 1 , . . . . . , a k ∈ SE, a i , a i1 .
i1
- Pour k 2 :
Soit a 1 , . . . . . , a k ∈ SE.
1 2−1 k−1
a 1 , . . . . . , a k a 1 , a 2 a i , a i1 a i , a i1 a i , a i1 .
i1 i1 i1
- Pour k − 1 :
Supposons que pour tout k − 1-cycle a 1 , . . . . . , a k−1 ∈ SE on a :
k−2
a 1 , . . . . . , a k−1 a i , a i1 .
i1
Exemple 3-2-6 :
Pour n 11, soit 2, 11, 4, 7, 3, 8.
2, 11, 4, 7, 3, 8 2, 1111, 44, 77, 33, 8.
Corllaire 3-2-7 :
Soit E un ensemble. Un cycle quelconque de SE est un produit de transpostions.
En effet :
Soit un cycle quelconque de SE.
Il existe alors des éléments a 1 , . . , a k de E distincts deux à deux tels que a 1 , . . . , a k .
k−1
D’après le corollaire 3-2-5, a i , a i1 a 1 , a 2 a 2 , a 3 . . . . . a k−1 , a k .
i1
Donc est le produit des transpostions a 1 , a 2 , a 2 , a 3 , . . . . . , a k−1 , a k .
Lemme 3-2-8 :
Soient E un ensemble, ∈ SE d’ordre fini (en particulier E est un ensemble fini).et a
un élément quelconque de sup .
Il existe un entier naturel non nul k et un seul tel que :
a, a, . . . . . , k−1 a sont distincts deux à deux
.
k a a
Démonstration :
- Existence :
Soit I i ∈ N tq : i a a .
|| a e E a a || ∈ I I ≠ ∅. Soit k le plus petit élément de I.
∙ k ∈ I k a a.
∙ Supposons qu’il existe deux éléments i et j de 0, 1, . . . , k − 1 tels que i j et
i a j a.
Alors : −j i a −j j a −j i a −j j a i−j a e E a a.
Donc : i − j ∈ I (car i − j ∈ N et i−j a a) i − j ≥ k.
Par suite : k ≤ i − j ≤ i ≤ k − 1 k. Ce qui est absurde.
Ce qui montre que a 0 a e E a, a, . . . . . , k−1 a sont distincts deux à deux.
Théorème 3-2-9 :
Soient E un ensemble, ∈ SE d’ordre fini (en particulier E est un ensemble fini).et a
un élément quelconque de sup .
Pour que soit un cycle il faut et il suffit que : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x a.
Démonstration :
) Si est un cycle :
Alors (d’après la propriété 2-3-3-6)) : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x a.
) Si on a : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x a :
D’après le lemme 3-2-8, il existe un entier naturel non nul k tel que :
a, a, . . . . . , k−1 a sont distincts deux à deux
.
k a a
∙ Montrons que supp a, a, . . . . . , k−1 a.
⊂ ) ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x a.
j kq i
∈ 〈 ∃j ∈ Z tq : j . ∃q, i ∈ Z tq : .
0 ≤ i ≤ k−1
k a a a ∉ supp k
q q
a ∉ supp k supp kq (car supp k ⊂ supp k )
kq a a.
Donc : x a j a kqi a ikq a i kq a i kq a
i a ∈ a, a, . . . . . , k−1 a.
Par suite supp ⊂ a, a, . . . . . , k−1 a.
⊃ ) ∀x ∈ a, a, . . . . . , k−1 a : ∃i 0, . . . . , k − 1 tq : x i a.
- Si i ≠ k − 1 :
x i a i a i1 a ≠ i a x x ∈ supp.
- Si i k − 1 :
x k−1 a k−1 a k a a ≠ k−1 a x x ∈ supp.
Par suite a, a, . . . . . , k−1 a ⊂ supp.
Oon a alors : supp a, a, . . . . . , k−1 a.
Corollaire 3-2-10 :
Soient E un ensemble fini et ∈ SE.
Pour que soit un cycle il faut et il suffit que :
supp ≠ ∅
.
∀x, y ∈ sup : ∃ ∈ 〈 tq : y x
Démonstration :
) Si est un cycle :
Alors (d’après la propriété 2-3-3-6)) :
supp ≠ ∅
.
∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y x
) Si supp≠ ∅ et si on a : ∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y x :
Puisque supp ≠ ∅, il existe un élément a ∈ supp.
Par suite on a : ∀x ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : x a.
D’après le théorème 3-2-9, est un cycle.
Remarque 3-3-2 :
Soient E un ensemble, une permutation de E et A une partie de E.
1) Si A est finie alors A est une partie stable de E par si seulement si A ⊂ A.
2) Si E est fini alors A est une partie stable de E par si seulement si A ⊂ A.
Proposition 3-3-3 :
Soient E un ensemble et une permutation de E.
Si A est une partie de [Link] par alors :
1) A est une permutation de E.
2) supp A ⊂ A.
3) A est une partie de [Link] par A .
Démonstration :
1) ∀x, y ∈ E tq : x ≠ y.
- Si x, y ∈ A :
A x x ≠ y A y A x ≠ A y.
- Si x, y ∉ A :
A x x ≠ y A y A x ≠ A y.
- Si x ∈ A et y ∉ A :
A x x ∈ A A
A x ≠ A y.
A y y ∉ A
- Si x ∉ A et y ∈ A :
A x x ∉ A
A x ≠ A y.
A y y ∈ A A
Donc A injective.
∀y ∈ E :
- Si y ∈ A :
Alors : y ∈ A A ∃x ∈ A tq : x y
∃x ∈ A ⊂ E tq : A x y .
- Si y ∉ A :
Alors : A y y.
Donc A surjective.
Ce qui montre que A est une permutation de E.
2) ∀x ∈ C AE : x ∉ A A x x x ∉ sup A x ∈ C sup
sup A A
E .
A
A sup C C
Alors : C E ⊂ C E CE ⊂ C E sup A ⊂ A.
A E E
Démonstration :
1) A 1, 2, 3, 9, 7, 11 1, 9, 7, 11, 3, 2 1, 2, 3, 7, 9, 11 A.
Donc A est stable par .
2) B 3, 6, 7, 11 7, 6, 3, 2 2, 3, 7, 6 ≠ B.
Donc B n’est pas stable par .
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
3) A
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
.
1 9 7 4 5 6 3 8 11 10 2
Propriétés 3-3-5 :
Soient E un ensemble, A une partie quelconque de E, M ∈ SE tq : A A
et A l’application l’application de M vers M lui même par : A : M M
A A .
1) M est un sous-groupe de SE.
2) Si est une permutation de E et si A est stable par alors :
a) ∀i ∈ Z : A est stable par i .
b) ∀ ∈ 〈 : A est stable par .
3) A est un homomorphisme.
4) Si est une permutation de E et si A est stable par alors :
a) ∀i ∈ Z : i A A i .
b) ∀ ∈ 〈 : A ∈ 〈 A .
Démonstration :
1) ∙ e E A e E a tq : a ∈ A a tq : a ∈ A A e E ∈ M M ≠ ∅.
∙ ∀, ∈ M : A A A A ∈ M.
∙ ∀ ∈ M : −1 A −1 A −1 A e E A A −1 ∈ M.
Donc M est un sous-groupe de SE.
2) Supposons que est une permutation de E et que A est stable par .
a) ∀i ∈ Z :
Puisque A est stable par alors ∈ M. Donc i ∈ M.
Ce qui montre que A est stable par i .
b) ∀ ∈ 〈 : ∃i ∈ Z tq : i .
Alors (d’après a)) A est stable par i .
ZENNAYI Mohammed 79 sur 125 Structures
3) ∀, ∈ M :
∀a ∈ E :
- Si a ∈ A :
A a A a a a A a A A a
A A a
A A a.
- Si a ∉ A :
A a A a a A a A A a (car A a a ∉ A)
A A a
A A a.
Donc A A A .
Ce qui prouve que A est un homomorphisme.
4) Si est une permutation de E et si A est stable par alors :
a) ∀i ∈ Z :
Puisque A est stable par alors ∈ M.
Puisque A est un homomorphisme de M vers M lui même alors,
i A A i A i A i .
b) ∀ ∈ 〈 : ∃i ∈ Z tq : i .
Alors (d’après a)) A i A A i ∈ 〈 A .
Notation 3-3-6 :
Soient E un ensemble et une permutation de E. Si ≠ e E on note par R la relation
définie dans supp par : ∀x, y ∈ supp : ∃ ∈ 〈 tq : y x.
Proposition 3-3-7 :
Soient E un ensemble et une permutation de E. Si ≠ e E , R est une relation
d’équivalence dans supp.
Démonstration :
∙ ∀x ∈ supp : e E ∈ 〈 et x e E x xR x. Donc R est réfléxive.
∙ ∀x, y ∈ supp tq : xR y. Il existe ∈ 〈 tel que y x.
Donc −1 ∈ 〈 et x −1 y, par suite yR x.
Ce qui montre que R est symétrique.
xR y y x
∙ ∀x, y, z ∈ supp tq : . Il existe , u ∈ 〈 tel que .
yR z z uy
Alors : u ∈ 〈 et z uy ux ux. Donc : xR z.
Ce qui montre que R est transitive.
Puisque R est réfléxive, symétrique et transitive alors R est une relation
d’équivalence dans supp.
Démonstration :
1) ∀A ∈ supp ↙ R :
∀x ∈ A : x x xR x x ∈ A.
Alors : A ⊂ A A A (car A est un ensemble fini).
Donc A est stable par .
2) ∀A ∈ supp ↙ R :
x ∈ supp x ≠ x
⊂ ) ∀x ∈ A : A x x ≠ x x ∈ supp A .
A x x
Donc : A ⊂ supp A .
⊃ ) Supposons que supp A n’est pas inclus dans A.
Alors il existe un élément x ∈ supp A tel que x ∉ A.
x ∉ A A x x x ∉ supp A . Ce qui est absurde. Donc : supp A ⊂ A.
Ce qui montre que supp A A.
3) ∀A ∈ supp ↙ R :
∀x, y ∈ supp A : x, y ∈ A xR y ∃ ∈ 〈 tq : y x
∃i ∈ Z tq : y i x ∃i ∈ Z tq : y A i x
∃i ∈ Z tq : y iA x ∃ ∈ 〈 A tq : y x .
Donc A est un cycle de support.A.
4) ∀A, B ∈ supp ↙ R : A ≠ B A ∩ B ∅ supp A ∩ supp B ∅.
5) ∀A, B ∈ supp ↙ R : A ≠ B supp A ∩ supp B ∅ (d’après 4))
AB BA.
6) – Si supp ↙ R contient un seul élément M :
∀x ∈ E : - Si x ∉ supp M :
M A x
A∈supp↙R −M
A x.
A∈supp↙R
Corollaire 3-3-9 :
Soit E un ensemble fini. Si E contient au moins deux éléments alors on a les quatres
propriétés suivantes :
1) Toute permutation de E se décompose en produit de cycles. C’est à dire toute
permutation de E est un produit de cycles.
2) Le groupe SE est engendré par l’ensemble des cycles de E.
3) Toute permutation de E se décompose en produit de transpositions. C’est à dire
toute permutation de E est un produit de transpositions.
4) Le groupe SE est engendré par l’ensemble des transpositions de E.
Démonstration :
1) Soit une permutation quelconque de E.
- Si e E :
Soient a et b deux éléments quelconques distints de E.
e E a, ba, b se décompose en produit des deux cycles a, b et a, b.
- Si ≠ e E :
D’après la proposition précédente, se décompose en produit de cycles.
2) Puisque tous les éléments de SE se décomposent en produit de cycles alors
le groupe SE est engendré par l’ensemble des cycles de E.
3) Puisque toute permutation de E se décompose en produit de cycles et puisque
tout cycle se décompose en produit de transpositions alors toute permutation de
E se décompose en produit de transpositions.
4) Puisque tous les éléments de SE se décomposent en produit de transpositions
alors le groupe SE est engendré par l’ensemble des transpositions de E.
Théorème 3-3-11 :
Soit E un ensemble fini. Toute une permutation de E distinct de e E admet un type et
un seul.
Démonstration :
Soit une permutation de E distinct de e E .
- Existence :
Soient A 1 , . . , A r les éléments de suppA ↙ R tels que |A 1 | ≥. . . . . . ≥ |A r |.
∀i 1, . . . . . , r : posons k i |A i | et i A i .
Puisque A i est un cycle de support A i alors : k i |A i | ≥ 2.
Alors k 1 ≥. . . . ≥ k r ≥ 2 et 1 , . . , r des cycles de supports A 1 , . . , A r disjoints deux à
deux tels que A A1 . . . . . . Ar 1 . . . . . . r .
A∈supp↙R
Donc est de type k 1 , . . . . . , k r .
- Unicité :
Soit h 1 , . . , h s un autre type de .
Alors h 1 ≥. . . . . ≥ h s ≥ 2 et il existe des cycles 1 , . . . . , s de types h 1 , . . . . , h s de
support disjoints deux à deux tes que 1 . . . . . . s .
∀i 1, . . . . . , s : posons B i supp i .
Montrons que : A 1 , . . . . , A r B 1 , . . . . , B s .
Posons U A 1 , . . . . , A r et V B 1 , . . . . , B s . U et V sont deux partitions de supp.
⊂ ) ∀i 1, . . . . . , r :
Soit a ∈ A i .
Puisque V est une partition de supp alors il existe j 1, . . . . . , s tel que a ∈ B j .
Montrons que A i B j ∈ V.
∀x ∈ supp :
p p
x ∈ A i xR a ∃p ∈ Z tq : x p a 1 . . . . . . s p a 1 . . . . . . s a
p
j a
x ∈ Bj.
Donc A i B j ⊂ V.
Alors : U ⊂ V.
⊃ ) ∀j 1, . . . . . , s :
Soit b ∈ B j . Puisque U est une partition de sup alors il existe i 1, . . . . . , r tel
que b ∈ A i .
Montrons que B j A i .
p p
∀x ∈ supp : x ∈ B j ∃p ∈ Z tq : x j p a 1 . . . . s a 1 . . . . . . s p a
p a
xR a
x ∈ Ai.
Donc B j A i ⊂ U.
Alors : V ⊂ U.
ZENNAYI Mohammed 83 sur 125 Structures
Par suite : A 1 , . . . . , A r U V B 1 , . . . . , B s .
rs
Ce qui montre que : .
k 1 , . . . . , k r |A 1 |, . . . . , |A r | |B 1 |, . . . . . , |B r | h 1 , . . . . . , h r
Proposition 3-3-12 :
Soit E un ensemble fini. Si est une permutation de E de type k 1 , . . , k r alors l’ordre
r
de est égal au p. p. c. m de k 1 , . . , k r (c’est à dire || k i ).
i1
Démonstration :
Si est une permutation de E de type k 1 , . . , k r alors il existe des cycles 1 , . . , r de
type respéctivement k 1 , . . . . , k r de supports disjoints deux à deux tels que :
1. . . . . . r.
Puisque 1 , . . , r sont des permutatios de E de supports disjoints deux à deux alors :
r r
|| | 1 . . . . . . r | | i | k i .
i1 i1
Exemple 3-3-13 :
Soit E un ensemble fini.
Pour n 18, soit
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
5 7 2 1 8 9 10 4 18 15 6 3 13 16 12 14 17 11
Donc : 1, 5, 8, 42, 7, 10, 15, 12, 36, 9, 18, 1114, 16
2, 7, 10, 15, 12, 31, 5, 8, 46, 9, 18, 1114, 16.
Ce qui montre que est de type 6, 4, 4, 2 et est d’ordre 6 ∨ 4 ∨ 4 ∨ 2 12.
Pour tout entier naturel k ≥ 2, les permutations de E de type k sont les k-cycles.
Les permutations de E de type 2 sont les transpositions.
Définition 3-4-1 :
Soient E un ensemble fini et une permutation de E.
- Si ≠ e E de type k 1 , . . . . , k r :
On appelle signature de le nombre noté défini par :
r
∑ k i −r
−1 i1 −1 k 1 .......,k r −r
ZENNAYI Mohammed 84 sur 125 Structures
- Si e E :
On dit que e E est de signature 1 et on note e E 1.
- Si 1 :
On dit que est paire.
- Si −1 :
On dit que est impaire.
Notation 3-4-2 :
Si E est un ensemble fini alors l’ensemble des permutations paires de E est
noté AE. En particulier si n est un entier naturel non nul et si E 1, . . . . . , n,
alors AE est noté A n .
Exemple 3-4-3 :
Soit E un ensemble fini.
1) Pour n 18, soit
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
5 7 2 1 8 9 10 4 18 15 6 3 13 16 12 14 17 11
On a vu que est de type 6, 4, 4, 2. Donc −1 6442−4 −1 12 1
Donc est paire.
2) Si est une permutation de E de type 4, 2, 2.alors :
−1 422−3 −1 5 −1 Donc est impaire.
3) Pour tout entier naturel k ≥ 2, les k-cycles de E sont des permutations de signature
−1 k−1 . C’est à dire si k ≥ 2 et si est un k-cycles de E alors −1 k−1 .
4) Les transpositions de E sont tous impaires. C’est à die si est une transposition
de E alors −1.
5) Soient k un entier naturel tel que k ≥ 2 et un k-cycle de E.
∙ Si k est paire alors est impaire.
∙ Si k est impaire alors est paire.
∙ est paire si seulement si k est impaire.
∙ est impaire si seulement si k est paire.
Popriétés 3-4-4 :
Soit E un ensemble fini.
1) est une application de SE vers l’ensemble 1, −1 (qui est surjective si
seulement si |E| ≥ 2).
2) Pour tout entier naturel non nul n, est une application de S n vers l’ensemble
1, −1 (qui est surjective si seulement si n ≠ 1).
3) Si M est un ensemble non vide de cycles de E de supports disjoints deux à deux
Démonstration :
1) ∙ ∀ ∈ SE :
- Si e E :
e E 1 ∈ 1, −1.
- Si ≠ e E :
r
∑ k i −r
Soit k 1 , . . , k r le type de . −1 i1 ∈ 1, −1.
Donc est une application de SE vers l’ensemble 1, −1.
∙ - Si |E| 0 ou |E| 1 ::
Alors SE e E . Par suite SE e E e E 1 ≠ 1, −1.
Donc n’est pas une application surjective de SE vers l’ensemble 1, −1.
- Si |E|≥ 2 :
Soient a et b deux éléments distincts de E.
e E 1
1, −1 ∈ SE 1, −1 ⊂ SE SE 1, −1.
a, b −1
Donc est une application surjective de SE vers l’ensemble 1, −1.
Ce qui montre que est une application de SE vers l’ensemble 1, −1 qui est
surjective si seulement si |E| ≥ 2.
2) Soit n un entier naturel non nul. Pour E 1, . . . . , n on a :.
∙ est une application de S n vers l’ensemble 1, −1.
∙ est surjective n |E| ≥ 2. (d’après 1)) n ≠ 1 (car n ≠ 0).
3) Supposons que M est un ensemble non vide de cycles de E de supports disjoints
deux à deux.
Puisque E est fini alors SE est d’ordre fini et par suite M est fini (car M ⊂ SE).
Soient 1 , . . , r les éléments de M tels que | 1 | ≥. . . . . ≥ | r |.
Pour tout i 1, . . . . . , r : posons | i | k i .
r
Alors i est de type k 1 , . . , k r .
∈M i1
r r
∑ k i −r ∑ k i −1 r r
Donc : −1 i1 −1 i1 −1 k i −1 i
∈M i1 i1
.
∈M
4) Soient 1 , . . , r des cycles de E de supports disjoints deux à deux.
Posons M 1 , . . , r alors (d’après la propriété précédente) :
r r
i i .
i1 ∈M ∈M i1
ZENNAYI Mohammed 86 sur 125 Structures
5) Soient et deux permutations de E de supports disjoints.
- Si e E : e E 1 e E .
- Si e E : e E 1 e E .
- Si ≠ e E et si ≠ e E :
Puisque et sont des permutations de E de supports disjoints alors il existe
des cycles 1 , . . . . . , r , 1 , . . . . . , s de E de supports disjoints deux à deux tels
r s
que : i 1 . . . . . r et i 1 . . . . . s .
i1 i1
Ce qui montre (d’après la propriété précédente) que :
r s r s r s
i i i i i i
i1 i1 i1 i1 i1 i1
.
6) Soient a 1 , . . , a k , a k1 des éléments de E distincts deux.
a 1 , . . , a k a k , a k1 a 1 , . . , a k , a k1 −1 k1−1 −1 k −−1 k−1
−a 1 , . . , a k .
7) i) - Si k 2 :
a 1 , . . , a k a 1 , a 2 a 1 , a 2 a 1 , a 2 e E 1 −1−1
a 1 , a 2 a 1 , a 2 −1a 1 , a 2 −a 1 , a 2
−a 1 , . . , a k .
- Si k ≠ 2 :
Puisquie a 1 , . . . . . , a k a 1 , a 2 a 1 , a 3 , . . . . . , a k est un k − 1-cycle alors :
a 1 , . . , a k a 1 , a 2 −1 k−1−1 −−1 k−1 −a 1 , . . , a k .
ii) - Si k 2 :
D’après i) on a :
a 1 , . . , a k a 1 , a k a 1 , . . , a k a 1 , a 2 −a 1 , . . , a k .
- Si k ≠ 2 :
a 1 , . . , a k a 1 , a k a k , a 1 , . . , a k−1 a k , a 1 −a k , a 1 , . . , a k−1
−a 1 , . . , a k .
iii) Supposons que k ≥ 3 et que 2 r k.
a 1 , . . , a k a 1 , a r a 1 , a r1 , . . . . , a k a 2 , . . . . , a r
a r1 , . . . . , a k , a 1 a 2 , . . . . , a r −1 k−r1r−1−2
−1 k−2 1−1 k−2 −1 2 −1 k−2 −1 k −−1 k−1
−a 1 , . . , a k .
8) Supposons que est un cycle de E et que u est une transposition de E.
∙ Si et u de supports disjoints :
Alors : u u −1 −.
∙ Si supp ∩ suppu est un singleton :
Alors il existe des éléments a 1 , . . , a k , a k1 de E distincts deux à deux tels que :
a 1 , . . , a k et u a k , a k1 .
Alors : u a 1 , . . , a k a k , a k1 −a 1 , . . , a k −.
∙ Si suppu ⊂ supp :
Alors il existe des éléments a 1 , . . , a k de E distincts deux à deux et il existe
r 2, . . . . , k tels que : a 1 , . . . . , a k et u a 1 , a r .
- Si r 2 :
Alors : u a 1 , . . . . . , a k a 1 , a 2 −a 1 , . . . . , a k −.
Démonstration :
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul r, si 1 , . . . . . , r sont des
r
transpositios de E alors : i −1 r .
i1
- Pour r 1 :
Si 1 est une transpositios de E alors :
r 1
i i 1 −1 −1 1 −1 r .
i1 i1
- Pour r − 1 :
Supposons que si 1 , . . . . . , r−1 sont des transpositios de E alors :
r−1
i −1 r−1 .
i1
- Pour r :
Montrons qu’alors si 1 , . . . . . , r sont des transpositios de E alors :
r
i −1 r .
i1
Soient 1 , . . . . . , r sont des transpositios de E.
r r−1 r−1
i i r − i −−1 r−1 −1 r .
i1 i1 i1
Théorème 3-4-5 :
Si E est un ensemble fini alors l’application est un homomorphime du groupe
SE, . vers le groupe multiplicatif 1, −1.
Démonstration :
Soient et deux permutations quelconques de E.
Il des transpositios 1 , . . . . . , r , 1 , . . . . . , s tels que : 1 . . . . . r et 1 . . . . . s .
1 , . . . . . , r , 1 , . . . . . , s −1 rs −1 r −1 s .
Donc est un homomorphime du groupe SE, . vers le groupe multiplicatif 1, −1.
Corollaire 3-4-6 :
Si E est un ensemble fini alors AE ker est un sous groupe de SE.
En particulier si n est un entier naturel non nul alors A n ker est un sous groupe
de S n .
En effet :
Puisque ∉ AE (car est une permutation impaire de E) alors AE ≠ AE.
∀A ∈ SE ↙ AE : ∃ ∈ SE tq : A AE.
- Si est paire :
Alors : ∈ AE A AE AE.
- Si est impaire :
Alors : −1 −1 −1 −1 −1 −1−1 1 −1 ∈ AE.
Donc : ∈ AE A AE AE.
Ce qui montre que : SE ↙ AE AE, AE.
Théorème 3-4-8 :
Soit E est un ensemble fini de cardinal n.
- Si n 1 alors AE SE est un groupe d’ordre 1.
En particulier A 1 S 1 est un groupe d’ordre 1.
- Si n ≥ 2 alors SE : AE 2 et |AE| n! .
2
En particulier S n : A n 2 et |A n | n! .
2
Démonstration :
- Si n 1 :
|SE| 1! 1. Donc AE SE est un groupe d’ordre 1.
- Si n ≥ 2 :
Alors E contient au mois deux éléments a et b distincts. Par suite la transposition
a, b est une permutation impaire de E.
Donc : SE ↙ AE AE, AE SE : AE |SE ↙ AE| 2.
n! |SE| SE : AE|AE| 2|AE| |AE| n! .
2
Par suite on a : SE : AE 2 et |AE| n! .
2
Définition 4-1-1 :
Soit A, , un ensemble muni de deux lois de composition internes et .
On dit que A, , est un anneau ou A est un anneau si on a les 3 propriétés
suivantes :
i) A, , est un groupe abélien.
ii) La multiplication de A est associative.
iii) La multiplication de A est distributive par rapport à l’addition de A.
Exemple 4-1-2 :
∗ Z est un anneau abélien unitaire et UZ −1, 1 ≠ Z ∗ .
Donc Z n’est pas un corps.
∗ Q , R et C sont des corps abéliens.
∗ Si E est un ensemble quelconque alors PE, Δ, ∩ est un anneau abélien unitaire.
0 PE ∅, 1 PE E et UPE E.
∗ Si A et B sont des anneaux alors A B est un aneau (de même pour abélien et de
même pour unitaires).
∗ Si A 1 , A 2 , . . . . . . . , A n sont des anneaux alors A 1 A 2 . . . . . . . A n est un aneau
(de même pour abélien et de même pour unitaires).
∗ Si E est un ensemble quelconque non vide et si A est un anneau alors A E est un
aneau (de même pour abélien et de même pour unitaire).
Soit A un anneau.
1) 0 A est un élément absorbant pour la multiplication.
C’est à dire : ∀a ∈ A : a0 A 0 A a 0 A .
A est unitaire
2) A 0 A .
1A 0A
a−b −ab −ab
3) La règle des signes : ∀a, b ∈ A : .
−a−b ab
k1
8) Si A est unitraire alors :
n k
∀a, b ∈ A tq : ab ba et ∀n ∈ N : a b n
∑ C n a n−k b k .
k0
9) A est intègre si et seulement si tous les éléments non nuls de A sont réguliers
pour la multiplication de A.
10) Si A est unitaire alors tous les éléments inversibles de A sont réguliers pour la
multiplication de A.
C’est à dire, si A est unitaire alors tous les éléments de UA sont réguliers pour
la multiplication de A.
11) Si A est un corps alors A est intègre.
12) Soit B un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers B.
Si A est un corps et si f est non nul alors il est injectif.
Démonstration :
a0 A a0 A a0 A 0 A a0 A a0 A 0 A a0 A 0 A
1) ∀a ∈ A : .
0 A a 0 A a 0 A 0 A a 0 A a 0 A a 0 A 0 A a 0 A
Alors : a0 A 0 A a 0 A .
Alors 0 A est un élément absorbant pour la multiplication.
2) ) Si A est unitaire et si 1 A 0 A :
Alors : ∀a ∈ A : a a1 A a0 A 0 A . Donc A 0 A .
) Si A 0 A :
Alors : ∀a ∈ A : a 0 A a0 A 0 A a 0 A a.
A est unitaire
Donc : .
1A 0A
3) ∀a, b ∈ A :
ab a−b ab −b a0 A 0 A a−b −ab
∙ .
ab −ab a −ab 0 A b 0 A −ab −ab
Par suite on a : a−b −ab −ab.
∙ −a−b −−ab −−ab ab..
4) ∀a, b, c ∈ A :
ab − c ab −c ab a−c ab −ac ab − ac
.
b − ca b −ca ba −ca ba −ca ba − ca
k1
- Pour n 2 :
a b n a b 2 a ba b a 2 ab ba b 2 a 2 ab ab b 2
1 1 k
a 2 2ab b 2 a 2 C ab b
2
2
a2 ∑ Cab 2
1 1
b2
k1
2−1 k
a2 ∑ Ca
2 b b2
2−1 k
k1
n−1 k
a ∑
n
Ca
n b bn.
n−k k
k1
- Pour n − 1 :
n−2 k
Supposons que : a b n−1
a n−1
∑ C n−1 a
n−1−k k
b b n−1 .
k1
h1 h1
n−2 h n−2 h
an ∑ C n−1 a
n−h h
b ab n−1 a n−1 b ∑ C n−1 a
n−1−h h1
b bn.
h1 h1
n−2 h n−1 k−1
Posons : h 1 k alors : ∑ C n−1 a
n−1−h h1
b ∑ C n−1 a n−k b k .
h1 k2
Par suite on a :
n−2 k n−1 k−1
a b a ∑
n n
C n−1 a
n−k k
b a n−1
b ab n−1
∑ C n−1 a b bn
n−k k
k1 k2
1 n−2 k
an C n−1 a
n−1
b∑ C n−1 a
n−k k
b a n−1 b ab n−1
k2
n−2 k−1 n−1
∑ C n−1 a b
n−k k
C n−1 ab
n−1
bn
k2
n−2 k k−1
a n − 1a
n n−1
ba n−1
b∑ C n−1 a b
n−k k
C n−1 a
n−k k
b
k2
n − 1a n−1
b ab n−1
b n
n−2 k k−1
a n na n−1 b ∑ C n−1 C n−1 a n−k b k na n−1 b b n
k2
1 n−2 k n−1
a n
Ca n
n−1
b∑ Ca n
n−k k
b C n a n−1 b b n
k2
n−1 k
an ∑ Ca n
n−k k
b bn.
k1
8) Supposons que A est unitraire.
∀a, b ∈ A tq : ab ba et ∀n ∈ N :
n−1 k n−1 k
a b a ∑
n n
Ca n b b a b ∑
n−k k n n 0
Ca n b a0bn
n−k k
k1 k1
0 n−1 k n
C a b ∑C a
n
n 0
n
n−k k
b Cab n
0 n
k1
0 n−1 k n
Ca n
n−0 0
b ∑ Ca n
n−k k
b Cab n
0 n−0
k1
n k
∑ C n a n−k b k .
k0
4-3-Sous-anneaux et sous-corps :
Définition 4-3-1 :
Soient A un anneau et B une partie de A.
- On dit que B est un sous-anneau de A ou A est sur-anneau de B si on a
les 3 propriétés suivates :
i) B est stable pour l’addition de A.
ii) B est stable pour la multiplication de A.
iii) B est un anneau pour pour les restrictions des deux lois de A.
- On dit que B est un sous-corps de A si B est un sous-anneau de A et si
B, , est un corps.
Exemples 4-3-3 :
∗ Les sous-anneaux de Z sont les parties de Z de la forme nZ telle que n ∈ N.
∗ Z est un sous-anneaux de Q, de R et de C.
∗ Q est un sous-corps de R et de C.
∗ R est un sous-corps de C.
Propriétés 4-3-4 :
Soit A un anneau.
1) A et 0 A sont des sous-anneaux de A appelés les sous-anneaux triviaux de A
0 A est appelé le sous-anneau nul de A.
2) Soit A ′ un autre anneau et f est un homomorphisme d’anneaux de A vers A ′ .
i) Si B est un sous-anneau de A alors f B est un sous-anneau de A ′ .
ii) Si B ′ est un sous-anneau de A ′ alors f −1 B ′ est un sous-anneau de A.
iii) ker f est un sous-anneau de A.
3) Si B et C sont des sous-anneaux de A alors B ∩ C est aussi un sous-anneau de A.
4) Si M est un ensemble non vide de sous-anneaux de A alors M est un
M∈M
sous-anneau de A.
5) Si I est un ensemble non vide et si M i i∈I est une famille de sous-anneaux de A
alors M i est un sous-anneau de A.
i∈I
6) Si A est unitaire et si B est un sous anneau unitaire de A alors en général on a :
1B ≠ 1A.
7) Soit B un sous anneau quelconque de A.
Si A est unitaire et si 1 A ∈ B alors B est unitaire et 1 B 1 A .
8) Si A est unitaire intègre alors tous les sous anneaux unitaires nonnuls de A ont le
même unité que ce lui de A.
Démonstration :
1) ∙ Puisque A est une partie de A et puisque A est un anneau, alors A est un
sous-anneau de A.
∙ 0 A est un sous-groupe de A, .
∀a, b ∈ 0 A : a b 0 A ab 0 A 0 A 0 A ∈ 0 A .
Donc 0 A est stable pour la multiplication de A.
Ce qui montre que 0 A est un sous-anneau de A.
2) i) Supposons que B est un sous-anneau de A.
∙ f B est un sous-groupe de A ′ , (car B est un sous-groupe de A, ).
∙ ∀x, y ∈ f B : ∃a, b ∈ B tq : x f a et y f b.
Alors : xy f af b f ab ∈ f B.
Donc f B est stable pour la multiplication de A ′ .
Ce qui montre que f B est un sous-anneau de A ′ .
ZENNAYI Mohammed 96 sur 125 Structures
ii) Supposons que B ′ est un sous-anneau de A ′ .
∙ f −1 B ′ est un sous-groupe de A, (car B ′ est un sous-groupe de A ′ , ).
∙ ∀a, b ∈ f −1 B ′ : f a, f b ∈ B ′ .
Alors : f ab f af b ∈ B ′ ab ∈ f −1 B ′ .
Donc f −1 B ′ est stable pour la multiplication de A.
Ce qui montre que f −1 B ′ est un sous-anneau de A.
iii) Puisque 0 A ′ est un sous-anneau de A ′ alors (d’après ii)), ker f f −1 0 A ′ est
un sous-anneau de A.
3) Soient B et C deux sous-anneaux de A.
∙ B ∩ C est un sous-groupe de A, (car B et C sont des sous-groupes de A, ).
∙ ∀a, b ∈ B ∩ C : a, b ∈ B et a, b ∈ C ab ∈ B et ab ∈ C ab ∈ B ∩ C.
Donc B ∩ C est stable pour la multiplication de A.
Ce qui montre que B ∩ C est un sous-anneau de A.
4) Supposons que M est un ensemble non vide de sous-anneaux de A.
∙ M est un sous-groupe de A, (car M est un sous-groupe de A, pour
M∈M
tout élément M de M).
∙ ∀a, b ∈ M : ∀M ∈ M : a, b ∈ M ∀M ∈ M : ab ∈ M
M∈M
ab ∈ M.
M∈M
Donc M est stable pour la multiplication de A.
M∈M
Ce qui montre que M est un sous-anneau de A.
M∈M
5) Supposons que I est un ensemble non vide et que M i i∈I est une famille de
sous-anneaux de A.
∙ M i est un sous-groupe de A, (car M i est un sous-groupe de A, pour
i∈I
tout élément i de I).
∙ ∀a, b ∈ M i : ∀i ∈ I : a, b ∈ M i ∀i ∈ I : a, b ∈ M i
i∈I
ab ∈ M i .
i∈I
Donc M i est stable pour la multiplication de A.
i∈I
Ce qui montre que M i est un sous-anneau de A.
i∈I
6) Contre exemple :
Pour A Z Z, qui est un anneau unitaire et B Z 0, qui est un sous-anneau
unitaire de A on a : 1 B 1, 0 ≠ 1, 1 1 A .
7) Supposons que A est unitaire et que 1 A ∈ B.
Alors : 1 A ∈ B et ∀a ∈ B : a1 A 1 A a.
Donc B est unitaire et 1 B 1 A .
8) Supposons que A est unitaire intègre.
Soit B un sous-anneau unitaire non nul quelconque de A.
B ≠ 0 B 1 B ≠ 0 B 0 A .
Alors 1 B est régulier pour la multiplication de A (carA est intègre).
Donc : 1 B 1 B 1 B 1 B 1 A 1 B 1 A .
Ce qui montre que les sous anneaux unitaires nonnuls de A ont le même unité
que ce lui de A.
Notation 4-4-1 :
Soient A un anneau unitaire et a, b ∈ A .
Si b ∈ UA et si a et b commutent alors ab −1 est noté aussi a .
b
a ab −1 est appelé la fraction a sur b.
b
Propriétés 4-4-2 :
Soient A un anneau unitaire et a, b, c, d ∈ A qui commutent.
1) a a.
1
2) Si b ∈ UA alors : a 0 a 0.
b
3) Si b ∈ UA alors : − a −a a .
b b −b
4) Si b ∈ UA alors : ∀k ∈ Z : k a ka .
b b
5) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : ad a .
bd b
6) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a c ad bc.
b d
7) Si d ∈ UA alors : a b a b .
d d d
8) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a c ad bc .
b d bd
9) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors : a c ac .
b d bd
−1
10) Si a ∈ UA et si b ∈ UA alors : a 1 b
b a a.
b
a
11) Si b ∈ UA , c ∈ UA et d ∈ UA alors : bc a dc ad .
b bc
d
Démonstration :
1) a a1 −1 a1 a.
1
2) Si b ∈ UA alors :
a 0 ab −1 0 ab −1 b 0b (car b est régulier pour la multiplication
b
de A).
−1
ab b 0 a1 0
a 0.
3) Si b ∈ UA alors :
− a −ab −1 −ab −1 −a
b b
−a−1 − a −a a .
−a a1 a b b −b
b b−1 −b1 −b
4) Si b ∈ UA alors : ∀k ∈ Z : k a kab −1 kab −1 ka .
b b
5) Si b ∈ UA et si d ∈ UA alors :
ad adbd −1 add −1 b −1 add −1 b −1 a1b −1 ab −1 a .
bd b
Démonstration :
Supposons que E est un corps et que A est un sous-anneau commutatif non nul de E.
Montrons que l’ensemble K a tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 est un sous-corps
b
commutatif de E contenant A et c’est le plus petit sous-corps de E contenant A.
∙ Montrons que l’ensemble K est un sous-corps commutatif de E contenant A.
Soit u un élément non nul de A (u existe car A est un non nul).
∀a ∈ A : a a au au u ∈ K. Donc : A ⊂ K.
1 1u
Alors K ⊂ M.
Ce qui prouve que K est le plus petit sous-corps de E contenant A.
Exemple 4-4-4 :
Q est le corps des fractions de Z dans Q, dans R et dans C.
Pour tout entier naturel non nul n, Q est le corps des fractions de nZ dans Q, dans
R et dans C.
Théorème 4-4-5 :
Soit A un anneau commutatif integrè non nul et u un élément quelconque de A .
On munit A A de :
– la multiplication suivant : ∀x a, b ∈ A A et ∀y c, d ∈ A A :
xy a, bc, d ac, bd.
– la relation R A définie par : ∀x a, b ∈ A A et ∀y c, d ∈ A A :
xR A y a, bR A c, d ad bc.
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1) La multiplication de A A est commutative et assotiative.
2) R A est une relation d’équivalence dans l’ensemble A A .
Démonstration :
1) ∙ ∀x a, b ∈ A A et ∀y c, d ∈ A A :
xy a, b ac, bd ca, db c, da, b yx.
Alors la multiplication de A A est commutative.
∙ ∀x a, b ∈ A A , ∀y c, d ∈ A A et ∀z e, f ∈ A A :
xyz a, bc, de, f ac, bde, f ace, bdf ace, bdf
a, bce, df a, bc, de, f
xyz.
Alors la multiplication de A A est associative.
Ce qui montre que la multiplication de A A est commutative et assotiative.
′ ′ ′ ′
s a, b et s ′ a ′ , b ′
∃a, b, a , b , c, d, c , d ∈ A A tq : .
t c, d et t ′ c ′ , d ′
Il suffit de prendre a a 1 b 2 , b a 2 b 1 , d a 2 b 2 et on a :
a, b, d ∈ A tels que : d ≠ 0 A , x a, d et y b, d.
10) Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 2, si x 1 , . . . . , x n sont
des éléments quelconques de K, il existe des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que
d ≠ 0 A et ∀i 1, . . . . , n : x i a i , d.
– Pour n 2 :
Soient x 1 , . . . . , x n des éléments quelconques de K.
D’après 9), ilexiste a 1 , a 2 , d ∈ A tels que, d ≠ 0 A , x 1 a 1 , d et x 2 a 2 , d.
Par suite il existe des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que : d ≠ 0 A et
∀i 1, . . . . , n : x i a i , d.
– Pour n − 1 :
Supposons que si x 1 , . . . , x n−1 sont des éléments quelconques de K, il existe des
éléments a 1 , . . . , a n−1 , d ∈ A tels que : d ≠ 0 A et ∀i 1, . . . . , n − 1 : x i a i , d.
– Pour n :
Montrons qu’alors si x 1 , . . . , x n sont des éléments quelconques de K, il existe
des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que : d ≠ 0 A et ∀i 1, . . . . , n : x i a i , d.
Soient x 1 , . . . . , x n des éléments quelconques de K.
D’après l’hypothèse de récurrence, il existe des éléments a ′1 , . . . , a ′n−1 , d 1 ∈ A
tels que, d 1 ≠ 0 A et ∀i 1, . . . . , n − 1 : x i a ′i , d 1 .
x n ∈ K ∃a ′n , d 2 ∈ A A tq : x n a ′n , d 2 .
∀i 1, . . . . , n :
∙ Si i ≠ n :
x i x i d 2 , d 2 a ′i , d 1 d 2 , d 2 a ′i , d 1 d 2 , d 2 a ′i d 2 , d 1 d 2 .
Il suffit de prendre a i a ′i d 2 , d d 1 d 2 et on a : x i a i , d.
∙ Si i n :
x i x n d 1 , d 1 x n d 1 , d 1 a ′n , d 2 d 1 , d 1 a ′n , d 2 d 1 a ′n , d 1 d 2 .
Il suffit de prendre a i a n d 1 a ′n , d d 1 d 2 et on a : x i x n a i , d.
Ce qui montre que pour tout entier naturel n ≥ 2, si x 1 , . . . . , x n sont des éléments
quelconques de K, il existe des éléments a 1 , . . . , a n , d ∈ A tels que,
d ≠ 0 A et ∀i 1, . . . . , n : x i a i , d.
11) ∙ Soit g la relation de K K vers K définie par :
∀x, y, z ∈ K :
x, ygz ∃a, b, d ∈ A tq : d ≠ 0 A , x a, d, y b, d et z a b, d
Montrons que g est une loi de composition interne dans K qui sera noté
additvement.
Démonstration :
Soit A un anneau commutatif integrè non nul.
– Existence :
D’après la proprité 20) théorème 4-4-5, A admet au moins un corps des fractions.
– Unicité :
Soient K, ⊕, ⊗ et M, , ⊙ deux corps de fractions de A.
∀x ∈ K ∗ : l’inverse de x dans K est noté x
.
∀x ∈ M ∗ : l’inverse de x dans M est noté x
Puisque K, ⊕, ⊗ et M, , ⊙ des corps de fractions de A alors :
K a ⊗ b tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 A et M a ⊙ b tq : a, b ∈ A et b ≠ 0 A .
Soit h la relation de K vers M définies par :
∀x ∈ K et ∀y ∈ M : xhy ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A x a ⊗ b et y a ⊙ b .
∙ Montrons que h est une fonction de K vers M.
∀x ∈ K et ∀y, y ′ ∈ M tq : xhy et xhy ′ .
xhy ∃a, b ∈ A tq : b ≠ 0 A x a ⊗ b et y a ⊙ b
.
xhy ′ ∃a ′ , b ′ ∈ A tq : b ′ ≠ 0 A x a ′ ⊗ b ′ et y ′ a ′ ⊙ b ′
Alors : a ⊗ b x a ′ ⊗ b ′ a ⊗ b ⊗ b ⊗ b ′ a ′ ⊗ b ′ ⊗ b ⊗ b ′
a ⊗ b ⊗ b ⊗ b′ a′ ⊗ b′ ⊗ b′ ⊗ b
a ⊗ b ⊗ b ⊗ b′ a′ ⊗ b′ ⊗ b′ ⊗ b
a ⊗ 1K ⊗ b′ a′ ⊗ 1K ⊗ b
a ⊗ b ′ a ′ ⊗ b ab ′ a ′ b a ⊙ b ′ a ′ ⊙ b
a ⊙ b ′ ⊙ b ⊙ b ′ a ′ ⊙ b ⊙ b ⊙ b ′
a ⊙ b ′ ⊙ b ′ ⊙ b a ′ ⊙ b ⊙ b ⊙ b ′
a ⊙ b ′ ⊙ b ′ ⊙ b a ′ ⊙ b ⊙ b ⊙ b ′
a ⊙ 1M ⊙ b a′ ⊙ 1M ⊙ b′ a ⊙ b a′ ⊙ b′
y y′.
Donc h est une fonction de K vers M.
Exemple 4-4-8 :
Q est le corps des fractions de Z.
Pour tout entier naturel non nul n, Q est le corps des fractions de nZ.
4-5-Idéaux :
Définition 4-5-1 :
Soient A un anneau et I une partie de A. On dit que I est un idéal de A, si I est un
sous groupe de A, et si on a : ∀a ∈ A et ∀x ∈ I : ax, xa ∈ I.
Démonstration :
1) Soit I une partie quelconque de Z.
) Si I est un idéal de Z :
Alors I est un sous-groupe de Z, .
Donc il existe un entier naturel n tel que I nZ.
) S’il existe un entier naturel n tel que I nZ :
∙ I nZ est un sous-groupe de Z, .
∙ ∀a ∈ Z et ∀x ∈ I nZ : ∃k ∈ Z tq : x nk.
Alors : ax xa ank nka nka ∈ I nZ.
Donc I nZ est un idéal de Z.
Ce qui montre que les idéaux de Z sont les parties de Z de la forme nZ
telle que n ∈ N.
2) ∙ 0 A est un sous-groupe de A, .
∙ A est un sous-groupe de A, .
∀a ∈ A et ∀x ∈ 0 A : x 0 A .
ax a0 A 0 A ∈ 0 A
ax xa ∈ 0 A .
xa 0 A a 0 A ∈ 0 A
Donc 0 A est un idéal de A.
∙ A est un sous-groupe de A, .
∀a ∈ A et ∀x ∈ A : ax, xa ∈ A.
Donc A est un idéal de A.
Ce qui montre que 0 A et A sont des idéaux de A.
0 A est appelé l’idéal nul de A.
3) ) Si I A :
Alors 1 ∈ A I.
) Si 1 ∈ I :
∀x ∈ A : x x1 ∈ I (car 1 ∈ I). Donc I A.
4) Supposons que A est un corps et que I est un idéal non nul de A.
Alors I admet au moins un élément non nul a.
Puisque a ∈ I alors 1 aa −1 ∈ I (a −1 existe car a ≠ 0 et A est un corps).
Donc I A.
Ce qui montre que les seuls idéaux de A sont 0 A et A.
Démonstration :
1) ∙ A est un idéal premier de A lui même, car on a :
∀x, y ∈ A : xy ∈ A x ∈ A ou y ∈ A.
∙ A n’est pas un idéal maximal de A, car A n’appartient pas à l’ensmble des idéaux
de A distincts de A.
2) ) Si 0 A est un idéal premier de A :
∀x, y ∈ A tq : xy 0 A .
xy 0 A xy ∈ 0 A
x ∈ 0 A ou y ∈ 0 A (car 0 A est un idéal premier de A)
x 0 A ou y 0 A .
Donc A est intègre.
) Si A est intègre :
∀x, y ∈ A tq : xy ∈ 0 A .
xy ∈ 0 A xy 0 A
x 0 A ou y 0 A (car A est un anneau intègre)
x ∈ 0 A ou y ∈ 0 A .
Donc 0 A est un idéal premier de A.
3) Supposons que A est un corps.
Puisque A est un corps alors 0 A ≠ A. Soit J un idéal de A contenant 0 A .
Par suite J 0 A ou J A (car A est un corps).
Donc 0 A est un idéal maximal de A.
4) Supposons que A est commutatif unitaire.
) Si A est un corps :
Alors (d’après la propriété précédente) 0 A est un idéal maximal de A.
Exemple 4-5-6 :
∗ Les corps sont tous des anneaux principaux.
Car, si A est un corps alors les idéaux de A sont 0 A 0 A A et A 1 A A.
∗ Z est un anneau principal.
Définition 4-5-7 :
Soit A un anneau commutatif unitaire intègre.
On dit que A est un anneau euclidien s’il existe une application f de A vers N telle
que pour tout élément a de A et pour tout élément non nul b de A il existe deux
a bq r
éléments q et r de A tels que : .
r 0 ou r ≠ 0 et fr fb
Exemple 4-5-8 :
∗ Les corps sont tous des anneaux euclidiens.
En effet :
Soient A un corps et f l’application de A vers N définie par : f : A N
x fx 0.
∀a ∈ A et ∀b ∈ A : a bb −1 a 0.
Donc A est un anneau euclidien.
∗ Z est un anneau euclidien.
En effet :
Soit f l’application de Z vers N définie par : f : Z N
x fx |x|.
a bq r
∀a ∈ Z et ∀b ∈ Z : ∃q, r ∈ Z tq : .
0 ≤ r |b|
Si r ≠ 0 alors fr |r| |b| fb.
Donc Z est un anneau euclidien.
Théorème 4-5-9 :
Les anneaux euclidiens sont principaux.
Démonstration :
Soit A un anneau euclidien et f une application de A vers N telle que pour tout
élément a de A et pour tout élément non nul b de A il existe deux éléments q et r
a bq r
tels que : .
r 0 ou r ≠ 0 et fr fb
4-6-Anneaux quotients :
Théorème et définition 4-6-1 :
Soient A un anneau, I un idéalde A et la surjection canonique du groupe additif A
vers le [Link] A╱I.
1) Il exite une loi de composition interne et une seule dans l’ensemble A╱I noté
multiplicativement tel que soit un homomorphisme de A, . vers A╱I, . .
2) ∀x, y ∈ A : xy xy.
3) A╱I, , . est un anneau appelé l’anneau quotient A╱I, et est un
homomorphisme d’anneaux de A, , . vers A╱I, , . .
4) Si A est abélien alors A╱I est abelien.
5) Si A est unitaire alors A╱I est unitaire dont l’unité est p1 A 1 A .
Démonstration :
1) - Existance :
Soit la relation de A╱I A╱I vers A╱I définie par :
∀X, Y ∈ A╱I A╱I et ∀Z ∈ A╱I :
X, YZ ∃x, y, z ∈ X Y Z tq : xy z.
Montrons que est une loi de composition dans A╱I qui sera notée
multiplicativement.
X, YZ
∀X, Y ∈ A╱I A╱I et ∀Z, Z ′ ∈ A╱I tq : .
X, YZ ′
X, YZ ∃x, y, z ∈ X Y Z tq : xy z.
X, YZ ′ ∃x ′ , y ′ , z ′ ∈ X Y Z tq : x ′ y ′ z ′ .
z − z ′ xy − x ′ y ′ xy − x ′ y x ′ y − x ′ y ′ x − x ′ y x ′ y − y ′ .
x, x ′ ∈ X x − x ′ ∈ I
z − z ′ x − x ′ y x ′ y − y ′ ∈ I.
′ ′
y, y ∈ Y y − y ∈ I
Par suite : Z z z ′ Z ′ Donc est une fonction de A╱I A╱I vers A╱I.
Exemple 4-6-2 :
Pour tout entier naturel, Z╱nZ est un anneau commutatif unitaire.
Car : Z est un anneau commutatif unitaire.
Notation 4-6-3 :
Pour tout entier naturel n le goupne multiplicatif UZ╱nZ des éléments inversibles
de Z╱nZ est noté U n .
Proposition 4-6-4 :
Pour tout entier naturel n : U n k tq : k ∈ Z et k ∧ n 1 .
Démonstration :
Soient n un entier naturel et k un entier relatif.
) Si k ∈ U n :
Alors il existe un entier relatif u tel que u k 1.
Donc : u k − 1 ∈ nZ ∃v ∈ Z tq : uk − 1 vn ∃v ∈ Z tq : uk − vn 1 .
Par suite k et n sont premiers entre eux.
) Si k et n sont premiers entre eux :
Alors il existe deux entiers relatifs u et v tels que u k vn 1.
Donc : u k − 1 −vn ∈ nZ u k uk 1 k ∈ U n .
Ce qui montre que : U n k tq : k ∈ Z et k ∧ n 1 .
Exemple 4-6-5 :
U 0 k tq : k ∈ Z et k ∧ 0 1 1 , −1 1 , −1 .
∗ U1 k tq : k ∈ Z et k ∧ 1 1 k tq : k ∈ Z Z╱Z 0 .
∗ U 2 1, U 3 1, 2, U 4 1, 3 et U 15 1, 2, 4, 7, 8, 11, 13, 14.
Propriétés 4-6-6 :
Soit A un anneau, I un idéal de A et la surjection canonique de A vers A╱I.
1) Si J est un idéal de A alors J I╱I J est un idéal de A╱I.
En particulier : si I ⊂ J alors J╱I J est un idéal de A╱I.
2) Soient J et K deux idéaux de A contenants I.
i) Si J╱I ⊂ K╱I alors J ⊂ K.
ii) Si J╱I K╱I alors J K.
3) Si K est un idéal de A╱I alors −1 K est un idéal de A contenant I.
4) Si K est un idéal de A╱I alors K −1 K╱I, et −1 K est le seul idéal J de A
contenant I tel que K J╱I.
Théorème 4-6-7 :
Soient A un anneau et I un idéal de A. Pour que I soit un idéal premier de A il faut et
il suffit que A╱I soit intègre.
Démonstration :
) Si I est un idéal premier de A :
∀x, y ∈ A╱I tq : xy 0 A .
x, y ∈ A╱I ∃a, b ∈ A tq : x a et y b .
Alors : ab ab xy 0 A ab ∈ I a ∈ I ou b ∈ I
x a 0 A ou y b 0 A .
Donc A╱I est intègre.
Exemple 4-6-8 :
1) Si p est un entier naturel alors Z╱pZ est un intègre si seulement si p 0 ou
p 1 ou p est un nombre premier.
Car, les idéaux premiers de Z sont 0 0Z, Z 1Z et les idéaux de Z tels p
soit un nombre premier.
2) Z╱0Z Z╱0, Z╱Z, Z╱2Z, Z╱3Z, Z╱5Z et Z╱7Z
sont des anneaux intègres.
3) Z╱4Z, Z╱6Z, Z╱8Z, Z╱9Z, Z╱10Z et Z╱12Z
ne sont pas des anneaux intègres.
Théorème 4-6-9 :
Soient A un anneau et I un idéal de A. Si A╱I est un corps alors I est un idéal
maximal de A.
Démonstration :
Supposons que A╱I est un corps.
Puisque A╱I est un corps alors A╱I est non nul et par suite I ≠ A.
Soit J un idéal de A contenant I. Alors J╱I est idéal de A╱I.
Par suite J╱I 0 A I╱I ou J╱I A╱I (car A╱I est un corps).
Donc (d’après la propriété 4-6-6-2) ii)) J I ou J A.
Ce qui montre que I est un idéal maximal de A.
Théorème 4-6-10 :
Soient A un anneau commutatif unitaire et I un idéal de A. Pour que I soit un idéal
maximal de A il faut et il suffit que A╱I soit un corps.
Démonstration :
) Si A╱I est un corps :
Alors, d’après le théorème précédent I est un idéal maximal de A.
) Si I est un idéal maximal de A :
Puisque I est un idéal maximal de A alors I ≠ A, par suite A╱I est non nul.
∀x ∈ A╱I : ∃a ∈ A tq : x a. a x ∈ A╱I a ∉ I.
aA est un idéal de A contenat a (car A un anneau commutatif unitaire).
I ⊂ aA I
Donc : I ≠ aA I (car a ∈ I aA et a ∉ I) aA I A 1 ∈ aA I.
I est un idéal maximal de A
ZENNAYI Mohammed 120 sur 125 Structures
Alors il existe un élément b de A et un élément u de I tels que ab u 1.
ab u 1 ab − 1 u ∈ I ab 1 xb ab ab 1 x ∈ UA╱I.
On a donc montrer que UA╱I A╱I , ce qui montre que A╱I est un corps.
Exemple 4-6-11 :
1) Si p est un entier naturel alors Z╱pZ est un corps si seulement si p est un nombre
premier.
Car, Z est un anneau commutatif unitaire et les idéaux maximaux de Z les idéaux
de Z tels p soit un nombre premier.
2) Z╱2Z, Z╱3Z, Z╱5Z et Z╱7Z sont des corps.
3) Z╱0Z Z╱0, Z╱Z, Z╱4Z, Z╱6Z, Z╱8Z, Z╱9Z et Z╱10Z
ne sont pas des corps.
Corollaire 4-6-12 :
Si A est un anneau commutatif unitaire alors tous les idéaux maximaux de A sont
des idéaux premiers.
Démonstration :
Soient A un anneau commutatif unitaire et I un idéal maximal de A.
D’après le théorème précédent A╱I est un corps.
Par suite A╱I est un anneau intègre. Donc I un idéal premier de A.
4-7-Caractéristique :
Définition 4-7-1 :
Soient A un anneau et a ∈ A .
– Si le sous-groupe additif 〈a de A est d’ordre fini p :
on dit que a est de carctéristique p et on note, caraa p.
– Si le sous-groupe additif 〈a de A est d’ordre infini :
on dit que a est de carctéristique 0 et on note, caraa 0.
Démonstration :
1) cara0 |〈0| 1.
2) ∀a ∈ A :
– Si a est d’ordre infin :
Alors : caraa 0 ≠ 1.
– Si a est d’ordre fin :
Alors : caraa |a| |〈a| ≥ 2 (car a ≠ 0 et 0, a ∈ 〈a).
Donc : caraa ≠ 1.
3) Supposons que A Z.
∀a ∈ Z ∗ : 〈a |a|Z est d’ordre infini. Donc :caraa 0.
4) Supposons que n ∈ N ∗ et que A Z╱nZ.
∀k ∈ Z : carak 〈k k n .
k∧n
5) Soit a un élément quelconque de A.
D’après la définition 4-7-1, caraa 0 si seulement si a est d’ordre infine.
Ce qui montre (d’après la propriété 7) du théorème 2-4-7), que les trois propriétés
i), ii) et iii) sont équivalentes.
6) Soit a un élément quelconque de A.
D’après la définition 4-7-1, caraa ≠ 0 si seulement si a est d’ordre fine.
Ce qui montre (d’après la propriété 5) du théorème 2-4-7), que les trois propriétés
i), ii) et iii) sont équivalentes.
7) Soit a un élément quelconque de A.
i) Supposons que caraa ≠ 0.
Puique |a| |〈a| caraa, alors (d’après la propriété 6) ii)) du théorème 2-4-7),
caraa est le plus petit entier naturel non nul k tel que ka 0.
ii) ∀k ∈ Z :
– Si caraa 0 :
D’après 5), ka 0 k 0 0|k caraa|k.
– Si caraa ≠ 0 :
Alors a est d’ordre fini et caraa |a|.
D’après la propriété 6) ii) du théorème 2-4-7), on a :
ka 0 |a||k caraa|k.
Exemples 4-7-4 :
∗ caraZ cara Q caraR caraC 0.
Car : caraZ cara Q caraR caraC cara1 0.
∗ Si p est un nombre premier alors, caraZ╱pZ p.
Car : pour tout nombre premier nombre premier p on a :
caraZ╱pZ cara 1 modulo n 1 modulo n |Z╱pZ| p.
Remarque 4-7-5 :
Si A est un anneau intègre non nul de caractéristique p et si k est un multiple de p
alors : ∀x ∈ A : kx 0.
En effet :
Soient A un anneau intègre non nul de caractéristique p et k un multiple de p.
– Si p 0 :
Alors : k 0 ∀x ∈ A : kx 0x 0.
Lemme 4-7-6 :
Si p est un nombre premier alors pour tout entier naturel k 1, . . . . , p − 1, c k
p est un
multiple de p.
Démonstration :
Soient p un nombre premier et k 1, . . . . , p − 1.
c k
p
p!
k!p − k!
k
c
p! k!p − k! p p| k!p − k! p .
k
c
Puisque p est premier avec k!p − k! (car p est premier avec k! et p − k!) et puique
c
k k
p est un diviseur de k!p − k! p alors p est un diviseur de p . c
Théorème 4-7-7 :
Soient Aun anneau intègre non nul de caractéristique p ≠ 0 et a, b ∈ A.
Si ab ba alors : a b p a p b p .
Démonstration :
On suppose que ab ba.
p p−1
a b p ∑ ca
k p−k k
p b ap ∑ ca
k p−k k
p b bp ap bp.
k0 k1
D’après le lemme précédent et la remarque précédente on a :
c k
∀k 1, . . . . , p − 1 : p a p−k b k 0.
On a donc : a b p a p b p .
Corollaire 4-7-8 :
Soient A un anneau intègre non nul de caractéristique p ≠ 0 et a, b ∈ A.
n n n
Si ab ba alors : ∀n ∈ N : a b p a p b p .
Démonstration :
On suppose que ab ba.
n n n
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n on a : a b p a p b p .
- Pour n 0 :
n 0 0 n n
a b p a b p a b 1 a b a 1 b 1 a p b p a p b p .
0
- Pour n − 1 :
n−1 n−1 n−1
Supposons que a b p ap bp .
Corollaire 4-7-9 :
Si A est un anneau commutatif intègre non nul de caractéristique p ≠ 0
alors pour tout entier naturel n ∈ N l’application suivante :
fn : A A
n
a f n a a p
est un homomorphisme d’anneaux de A vers A qui est unitaire si A est unitaires.
Démonstration :
Soient A un anneau commutatif intègre non nul de caractéristique p ≠ 0, n un entier
naturel et f n l’application de A vers A lui même définie par :
fn : A A
n
a f n a a p .
n n n
f n a b a b p a p b p f n a f n b
∀a, b ∈ A : n n n
.
f n ab ab p a p b p f n a f n b
Donc l’application f n est un homomorphisme d’anneaux de A vers A lui même.
n
Si du plus A est unitaire alors : f n 1 A 1 A p 1 A .
Dans ce cas f n est un homomorphisme d’anneaux unitaires.