Cambridge International AS Level
FRENCH LANGUAGE 8682/21
Paper 2 Reading and Writing May/June 2024
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INFORMATION
*6397516785-I*
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RENSEIGNEMENTS
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Section 1
Lisez le Texte 1 et répondez aux Questions 1, 2 et 3 sur la feuille d’examen.
Texte 1
Les transports publics gratuits ?
Tout le monde le sait : les voitures sont responsables de l’encombrement de nos centres‑villes,
surtout aux heures de pointe. Il en va de même pour la pollution de l’air et aussi pour la
détérioration du climat. Mais il reste difficile de persuader les citadins de privilégier les
transports publics plutôt que leur voiture.
De nombreuses villes françaises proposent déjà les transports publics gratuits pour certaines 5
catégories d’usagers, selon leur revenu, leur âge ou leur situation professionnelle. C’est‑à‑dire
que certains groupes peuvent profiter du service sans le payer. Mais d’autres agglomérations
ont copié la décision de la ville de Dunkerque qui est allée plus loin par l’extension, dès 2018,
de la gratuité de son réseau de bus d’abord à l’ensemble de ses habitants – et ensuite par
l’inclusion même des touristes de passage. 10
Virginie Leclerc est maire d’une ville dont le conseil municipal a examiné une telle mesure
avant de voter récemment pour l’instaurer à titre d’essai. Elle explique : « Mon équipe et moi
voulons encourager les déplacements en ville avec les transports en commun par ceux qui
sinon auraient pris leur voiture. C’est une mesure écologique qui apportera des bénéfices
évidents. Imaginez notre centre‑ville sans les attentes interminables dans les embouteillages 15
traditionnels, sans la nuisance sonore intolérable des klaxons, sans le casse‑tête perpétuel de
la recherche d’une place de stationnement – voilà une belle perspective ! »
Marc Descombes, maire‑adjoint, continue : « La gratuité peut avoir des bénéfices sociaux
considérables aussi pour les familles moins favorisées, une part plus importante de leur budget
mensuel étant consacrée aux frais de transport. En plus, la gratuité des transports peut aider 20
à redynamiser notre centre‑ville qui est concurrencé à présent par les zones commerciales
périphériques. »
Reste évidemment le problème du budget municipal si le réseau de transports n’est pas
financé par les voyageurs qui doivent acheter un titre de transport pour prendre le bus. Mais,
selon ses défenseurs, la gratuité permet la réalisation d’économies en ce qui concerne les 25
coûts de personnel. La disparition des frais associés à la production et au contrôle des billets
contribue également à ces économies. Cela permet la focalisation de l’attention des chauffeurs
uniquement sur leur conduite du bus. Et cela réduit bien sûr le temps d’embarquement des
passagers.
Tout le monde à bord ! 30
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Section 2
Maintenant lisez le Texte 2 et répondez aux Questions 4 et 5 sur la feuille d’examen.
Texte 2
Transports publics gratuits : une mesure inefficace ?
L’idée d’essayer d’aborder le problème du trafic urbain en rendant gratuits les transports
publics est bien sûr séduisante à première vue. Mais l’efficacité d’une telle mesure pour
le soulagement de la congestion de nos centres‑villes est discutable, à en croire plusieurs
associations d’usagers. Pour ces associations, il s’agit d’un trompe‑l’œil, malgré toutes
les bonnes intentions de ses défenseurs. Les mises en garde émises par la plupart des 5
compagnies de transports urbains sont également à prendre au sérieux.
Les usagers des transports en commun disent qu’ils veulent surtout un meilleur service, plutôt
qu’un service moins cher. Bref, si on doit choisir entre un service gratuit et un service fréquent,
c’est le dernier qui gagne. Jean‑Luc, qui travaille en centre‑ville, se plaint des deux kilomètres
entre chez lui et l’arrêt de bus le plus proche, ainsi que de la perte d’une heure par jour à 10
attendre l’arrivée du prochain bus s’il rate le premier. Sa conjointe Martine ajoute : « Pour moi,
le pire c’est le manque de fiabilité quant au respect des horaires et l’insuffisance de places
assises le matin – tout cela n’incite pas à prendre le bus. »
Certes, on comprend bien l’attrait de la gratuité des transports publics. Mais bien que ce soit
surtout la réduction du nombre de voitures qu’on vise par un tel projet, la gratuité aurait plutôt 15
un effet pervers insoupçonné : celui du risque de freinage de la popularité croissante des
modes de déplacement actifs. Selon Sylvie Turan, urbaniste : « Si vous rendez les transports
publics gratuits, les premiers convertis seront les cyclistes, en particulier en cas de mauvais
temps, ensuite les piétons, et enfin, mais en dernier, les automobilistes. »
N’oublions pas non plus que la gratuité peut coûter cher aux villes et que les pertes de recettes 20
ne sont pas facilement compensables, ce qu’il sera bien sûr essentiel de faire. Au contraire,
si le projet atteint son but d’attirer plus de voyageurs, l’entretien d’un plus grand nombre de
bus ainsi que l’embauche d’autres chauffeurs vont s’ajouter aux dépenses de la ville, afin de
répondre à la nouvelle demande.
Le concept de la gratuité est donc à la fois ambitieux et louable, mais le concrétiser sans la 25
dégradation de la qualité du réseau ou le déséquilibre des finances d’une ville restera toujours
un défi de taille. Alors, est‑ce plutôt une fausse bonne idée ?
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