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Cours Sbm3

Ce rapport étudiant présente une analyse des laboratoires d'analyses biologiques et du rôle de l'ingénieur biomédical dans leur fonctionnement, en mettant l'accent sur la réglementation GBEA. Il aborde les systèmes d'assurance qualité nécessaires pour garantir la fiabilité des analyses médicales et décrit les différentes spécialités au sein des laboratoires. Le document souligne l'importance de la qualité dans le domaine médical pour assurer la sécurité des patients et l'efficacité des traitements.

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Cours Sbm3

Ce rapport étudiant présente une analyse des laboratoires d'analyses biologiques et du rôle de l'ingénieur biomédical dans leur fonctionnement, en mettant l'accent sur la réglementation GBEA. Il aborde les systèmes d'assurance qualité nécessaires pour garantir la fiabilité des analyses médicales et décrit les différentes spécialités au sein des laboratoires. Le document souligne l'importance de la qualité dans le domaine médical pour assurer la sécurité des patients et l'efficacité des traitements.

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Université de Technologie de Compiègne

DESS « Technologies Biomédicales Hospitalières »

Liste des Travaux

Référence à rappeler :

La réglementation des laboratoires d’analyses biologiques et le rôle de l’ingénieur biomédical au sein


de ces laboratoires.,

MINJARD Laurent, BASTIEN Laurent, Projet DESS « TBH », UTC, 1998, pp 30,

URL : [Link]

La réglementation des laboratoires d’analyses biologiques

Et le rôle de l’ingénieur biomédical au sein de ces laboratoires.

Laurent MINJARD

Laurent BASTIEN

Résumé : Ce rapport fournis des éléments simples sur la compréhension du texte du GBEA, ainsi que
quelques idées pour sa mise en place dans les laboratoires d’analyses médicales. Il traite également
du rôle que doit tenir l’ingénieur biomédical, ainsi que de sa participation pour la mise en place de
cette réglementation.

Mots-Clefs : Laboratoires d’analyses- GBEA- Normes- Assurance Qualité- Ingénieur Biomédical

REMERCIEMENTS

Nous tenons à remercier tous les ingénieurs biomédicaux des CHU qui ont répondu à notre
questionnaire ce qui nous a permis de définir avec précision les fonctions qu’ils devaient remplir pour
mettre en place le GBEA, et leur activités dans l’organisation des laboratoires.

SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. Les laboratoires et les systèmes d’assurance qualité

I.1. Le fonctionnement d’un laboratoire

I.2. Les activités d’un laboratoire

I.2.1. La biochimie

I.2.2. L’hématologie

I.2.3. La Microbiologie

I.2.4. L’anatomo-pathologie

I.2.5. L’immunologie

I.2.6. La pharmaco-toxicologie.

I.3. La qualité au sein des laboratoires

I.3.1. Les principes généraux de l’assurance qualité

I.3.2. Les moyens de mise en place d’un système d’assurance qualité

I.3.2.1. Les Bonnes Pratiques de Laboratoire (B.P.L.)

I.3.2.2. Les normes

I.4. Qualité et biologie à l’étranger


I.4.1. Etats-Unis

I.4.2. Europe

I.4.2.1. Luxembourg

I.4.2.2. Royaume Uni

I.4.2.3. Pays-Bas

I.4.2.4. Suisse

I.4.2.5. France

II. Le G.B.E.A. (Guide des Bonnes Exécutions d’Analyses)

II.1. Place du G.B.E.A. dans la biologie

II.2. Présentation générale du G.B.E.A.

II.2.1. Objet et définition

II.2.2. Règles de fonctionnement

II.2.2.1. Organisation

II.2.2.2. Installation

II.2.2.3. Instrumentation

II.2.2.4. Matériels et réactifs

II.2.2.5. Élimination des déchets

II.2.3. Règles générales pour l’exécution des analyses.

II.2.4. Règles particulières des examens de laboratoire destinés aux recherches biomédicales.

II.2.5. Assurance qualité

II.2.6. Stockage et conservation des archives

II.3. Aspect pratiques pour la mise en place du G.B.E.A

II.3.1. État des lieux

II.3.2. Définition des objectifs avec un calendrier

II.3.3. Mise en place

II.4. Evolution de l’informatique au laboratoire

II.4.1. L’application du G.B.E.A..


II.4.2. Les travaux du G.B.U.I.

II.5. Comparaison du G.B.E.A. avec un système d’accréditation Européen.

II.6. Role de l’ingénieur biomédical au sein du laboratoire d’analyses

II.6.1. L’installation et l’organisation du laboratoire

II.6.2. La gestion du parc du laboratoire et son évolution

II.6.3. L’assurance qualité du laboratoire et le G.B.E.A.

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION

Au début de l’année 1994, à la suite de contrôles effectués dans des laboratoires d’Analyses de
Biologie Médicale, est apparue la nécessité de mettre en place en biologie un système d’assurance
qualité.

De ce fait, la Direction Générale de la Santé (D.G.S.) a crée un groupe de travail présidé par le
professeur Rousselet.

Paru au Journal Officiel le 4 décembre 1994, l’arrêté du 2 novembre relatif à la bonne exécution des
analyses de biologie médicale(G.B.E.A.), instaure la notion d’assurance qualité dans tous les
laboratoires privés ou publics.

Ce texte applicable depuis le 1er janvier 1995 est tout à fait assimilable à une norme d’assurance
qualité conçue spécifiquement pour les laboratoires d’analyses médicales.

Nous avons pu constater que le G.B.E.A. était un texte de loi difficile à maîtriser. C’est pourquoi nous
avons pensé qu’il était utile de rappeler dans une première partie, les principes généraux d’assurance
qualité liés au fonctionnement d’un laboratoire. Pour cela, nous présenterons successivement le
fonctionnement, les activités et la qualité au sein d’un laboratoire, puis un aperçu de la qualité en
biologie dans quelques pays étrangers.
Une fois ces précisions apportées, nous exposerons et analyserons dans une seconde partie le
G.B.E.A., ainsi que ses répercussions sur la fonction de l’ingénieur biomédical au sein du laboratoire
d’analyse.

(Retour Sommaire)

Chapitre I . Les laboratoires

Et les systèmes d’assurance qualité

Les laboratoires d’analyses sont au service du clinicien et donc du malade. De plus en plus, et pour de
nombreuses raisons, médicales ou non médicales (formation biologique, risque de procès, pression
du malade…) le clinicien a recours à l’analyse biologique. Il le fait le plus souvent pour obtenir un
élément complémentaire de son diagnostic, élément permettant une quantification précise. Mais
parfois aussi, le résultat biologique sera le critère clé du diagnostic ou du traitement, fondant des
conduites diagnostiques ou thérapeutiques éventuellement pénibles voire dangereuses pour le
patient et en tout état de cause coûteuse pour la société. Le médecin exigera donc du biologiste des
mesures fiables, imposant une qualité constante, vérifiée en permanence par la mise en œuvre d’un
contrôle qualité. Souvent, particulièrement dans le domaine de l’anesthésie et de la réanimation
l’urgence du résultat sera un élément capital ; mais la rapidité de l’analyse ne doit pas être obtenue
aux dépends de sa fiabilité.

Depuis la microbiologie, première discipline d’analyse apparue au début du XIXème siècle, les
laboratoires se sont divisés, spécialisés et compartimentés. Nous citerons et expliquerons
simplement les différentes techniques d’analyse dans un laboratoire appartenant à un Centre
Hospitalier Universitaire dans le paragraphe suivant.

Les quelques chiffres suivants permettront d’illustrer et de quantifier l’importance d’un laboratoire
au sein d’un centre hospitalier :

- Le budget des laboratoires d’analyses représente environ 5 à 7 % du budget global d’un centre
hospitalier.

- Les dépenses majoritaires d’un laboratoire sont naturellement le personnel, entre 60 et 80 % du


budget annuel.

- Les réactifs et les consommables sont les deuxièmes dépenses les plus importantes au laboratoire
entre 10 et 30 %.

(Retour Sommaire)

I-1 Le fonctionnement d’un laboratoire


Une analyse médicale se découpe en trois phases :

- pré-analytique (prélèvement, transport…)

- per-analytique (l’analyse proprement dite)

- post-analytique (élaboration du compte rendu d’analyse, élimination des déchets…)

I-2 Les activités d’un laboratoire

Les différentes analyses d’un laboratoire d’analyse d’un C.H.U., se divisent généralement en 6
spécialités :

I-2-1 La biochimie

Science qui étudie la composition chimique des organismes et le rôle des substances chimiques dans
le métabolisme (ensemble des réactions biochimiques d’un organisme au cours desquelles la
dégradation des matières organiques, protide, glucide et lipide produit des molécules simples et de
l’énergie qui servira à fabriquer des nouvelles substances).

La biochimie clinique à l’instar des autres disciplines scientifiques et médicales, a été considérable au
cours des dernières décennies, aussi bien d’un point de vue médical par le nombre de dosages
actuellement réalisables, que du point de vue technologique par la variété des méthodes disponibles
et l’automatisation. Les principaux dosages se font sur le sérum, sur le liquide céphalo-rachidien
(LCR) et les urines. Nous pouvons citer quelques exemples d’analyses les plus couramment réalisées
dans un laboratoire de biochimie :

- Bilan lipidique (cholestérol, triglycérides.), la place des lipides tient de la prévalence des maladies
cardio-vasculaires et de la surveillance biologique des femmes sous pilules anticonceptionnelles.

- La glycémie, la place de cette analyse tient à la prévalence du diabète.

- Bilan électrolytique (dosage de Na, K), qui nous informe sur l’état hydrique du patient.

- Dosage de l’urée et de la créatinine deux éléments qui tiennent à la prévalence des insuffisances
rénales.

- Dosage d’enzyme

- Analyse des gaz du sang (pO2, pCO2, pH), essentielle pour les patients qui sont en réanimation.

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I-2-2 L’hématologie
Science qui étudie la structure histologique, la composition chimique et les propriétés physiques du
sang.

L’hématologie peut se scinder en deux parties :

- L’hématologie cellulaire qui permet grâce aux hémogrammes :

· Le dosage de l’hémoglobine

· Le comptage des éléments figurés (globule rouge, leucocyte et plaquette).

· La différenciation des leucocytes

· Le comptage des réticulocytes diagnostiquant les anémies.

- L’hémostase

Cette technique étudie la coagulation, et les tests les plus couramment prescrits, qui sont les plus
anciens, font appel à des mesures chronométriques d’un processus se déroulant in vivo, que l’on
tente de reproduire in vitro : il s’agit du passage de la phase liquide plasmatique en phase solide
caillot (transformation de fibrinogène (protéine soluble), en fibrine (protéine insoluble)).

I-2-3 La Microbiologie

Science qui étudie les micro-organismes tel que :

· les virus (virologie)

· les bactéries (bactériologie)

· les parasites (parasitologie)

· les champignons (mycologie)

Cette discipline est apparu au début du XIXème siècle et a été la première à se développer parmi les
autres activités d’analyses biologiques. Mais par contre, de longues années se sont écoulées avant
l’automatisation de ces laboratoires contrairement aux laboratoires d’hématologie et de biochimie
qui se sont automatisés très précocement.
Cette discipline est basée essentiellement sur l’identification des germes, du dosage d’antibiotique et
la réalisation d’antibiogramme permettant au médecin d’optimiser le traitement des patients avec
les antibiotiques adéquats.

Depuis 4 ou 5 ans l’activité des laboratoires de virologie s’est accrue de part le dépistage
automatique du H.I.V et de l’hépatite C.

(Retour Sommaire)

I-2-4 L’anatomo-pathologie

Les principales missions de ce type de laboratoire sont les examens des prélèvements de biopsie, les
examens des pièces opératoires et la pratique des autopsies. L’activité de ces laboratoires s’est
multipliée ces dernières années, ceci s’expliquant par la volonté toujours plus grande des services, à
déterminer le grade et le stade des tumeurs.

I-2-5 L’immunologie

Cette discipline médicale concerne l’exploration des molécules et des cellules du système
immunitaire.

Les déficits immunitaires primitifs, les transplantations d’organe et les immuno-interventions


thérapeutiques en particulier pour le cancer et le sida, sont les trois types d’activités réalisées au sein
d’un laboratoire d’immunologie.

I-2-6 La pharmaco-toxicologie.

La pharmacologie concerne essentiellement les dosages des médicaments afin d’aider les cliniciens
dans leur suivi thérapeutique et aussi de participer à la surveillance des effets indésirables des
médicaments.

La toxicologie comprend le dosage des toxiques divers et des métaux afin d’évaluer de manière
qualitative et quantitative les intoxications médicamenteuses, industrielles ou ménagères.

(Retour Sommaire)
I-3 La qualité au sein des laboratoires

La mise en place d’un système d’assurance qualité au laboratoire est indispensable afin d’acquérir la
confiance des patients et des médecins prescripteurs mais cela représente aussi un enjeu
économique. En effet l’existence de l’assurance qualité au laboratoire permet de développer des
relations de partenariats avec des entreprises du secteur de la Santé.

De plus, selon l’Organisation Mondiale de la Santé « de par le monde, des centaines de millier de
décès ou de maladies graves sont imputables chaque année à des inexactitudes ou des erreurs
commises dans les laboratoires cliniques et de santé publique « . Ce manque de fiabilité est souvent
du à l’absence d’une assurance qualité.

I-3-1 Les principes généraux de l’assurance qualité

Le principe de qualité est aujourd’hui très répandu dans la monde industriel et ceci dans tous les
domaines. Dans le milieu de la santé qui nous intéresse, cette notion de « zéro défaut « est
primordiale. Le médecin ou le biologiste ne doit avoir aucun doute sur la bonne fabrication des
produits et la fiabilité des résultats qu’il va obtenir. Cette notion est d’autant plus sensible dans le
milieu médical qu’elle touche à la santé de l’être humain.

Au niveau des laboratoires de biologie, le client est en l’occurrence le médecin prescripteur qui
demande un résultat d’analyse le plus rapide possible et dont la fiabilité ne peut être mise en doute.

Avant de développer les moyens de mise en place d’un système d’assurance qualité au laboratoire, il
est judicieux de rappeler, les grands principes généraux de cette notion.

Nous pouvons citer 4 définitions primordiales.

La qualité : la qualité est l’aptitude d’un produit à satisfaire les besoins exprimés ou implicites de
l’utilisateur. Dans le domaine de la biologie médicale, c’est l’adéquation entre les moyens mis en
œuvre et les informations attendues par le médecin prescripteur, ainsi que les attentes du patient.

L’assurance qualité : ensemble des actions préétablies et systématiques nécessaires pour qu’un
produit ou un service satisfasse aux exigences de qualité. Dans le domaine de la biologie médicale,
l’assurance de qualité permet de maîtriser l’organisation des taches conduisant à la qualité et couvre
notamment les temps pré-analytiques, per-analytiques, post-analytiques.
Évaluation Externe de la Qualité (E.E.Q.) : elle correspond au contrôle par un organisme extérieur, de
la qualité des résultats fournis par un laboratoire. Ce contrôle rétrospectif permet une confrontation
inter-laboratoires en vue d’améliorer la qualité du travail de l’ensemble des participants. L’organisme
extérieur adresse les mêmes échantillons aux différents laboratoires, collationne les résultats
obtenus, les analyse et les transmet avec commentaires aux laboratoires participants.

Contrôle Qualité Interne (C.Q.I.) : ensemble des procédures mises en œuvre dans un laboratoire en
vue de permettre un contrôle qualité des résultats des analyses au fur et à mesure de l’exécution de
ces analyses.

Ces définitions engendrent souvent la confusion concernant l’assurance qualité et le contrôle de


qualité. De nombreuses personnes pensent qu’en effectuant un contrôle qualité ils satisfont aux
principes de l’assurance qualité. Faire de la qualité n’est pas contrôler au stade final si le produit est
bien conforme aux exigences mais bien suivre cette qualité à tous les stades pour chercher à
atteindre le « zéro défaut « .

(Retour Sommaire)

Au-delà de ces définitions relativement hermétiques, on peut définir l’assurance qualité par ce qui
suit :

- Décrire ce que l’on fait

- Décrire comment les choses seront faites

- Faire ce que l’on a décrit

- Gérer les erreurs

- Continuité de la qualité (audit interne)

I-3-2 Les moyens de mise en place d’un système d’assurance qualité

Les laboratoires d’analyses peuvent s’inspirer de standards et de normes internationales pour mettre
en place un système d’assurance qualité :

I-3-2-1 Les Bonnes Pratiques de Laboratoire (B.P.L.)

L’O.C.D.E. (Organisation de Coopération et de Développement Économique) a édicté un certain


nombre de Bonnes Pratiques de Laboratoire et de vérification du respect de ces principes (Décret du
10 mars 1990).
Il faut toutefois noter que ces lignes directrices comme pour les normes ISO, n’ont pas été préparées
pour les laboratoires d’analyses médicales mais pour l’ensemble des laboratoires.

Les bonnes pratiques de laboratoires traduisent ce concept de qualité totale. Elles sont un outil de
l’assurance qualité, établies pour s’assurer de la pertinence des résultats fournis par le laboratoire.
Ce concept est mis en œuvre depuis plusieurs décennies dans l’industrie et l’intérêt des B.P.L. est
d’intégrer très largement l’ensemble des composantes du laboratoire en dépassant le simple
contrôle de qualité.

La première chose que l’on doit établir quand on veut être en conformité avec les B.P.L. est de
rédiger un manuel qualité. Dans ce manuel doivent figurer les objectifs que l’on se fixe pour chacune
des méthodes utilisées et les procédures décrivant de façon précise chaque mode opératoire. En fait
ces B.P.L. sont très exigeantes sur l’organisation, le personnel et l’installation d’un laboratoire, les
appareils, les matériaux, les réactifs et les modes opératoires.

Pour vérifier la bonne application des B.P.L. des contrôles sont effectués sous la forme d’inspection
et de vérification d’étude.

(Retour Sommaire)

I-3-2-2 Les normes

Concernant les laboratoires de biologie clinique, nous pouvons distinguer deux séries de normes qui
peuvent être adaptées à leur activité de façon à acquérir une reconnaissance nationale et
internationale de leur compétence et fiabilité.

L’une des possibilités de « reconnaissance qualité » est d’obtenir la certification du système qualité
selon les normes ISO 9000. Comme nous le verrons par la suite, les exigences imposées par la
certification peuvent s’avérer trop importante pour les laboratoires de taille modeste, en particulier
en terme de logistique. La notion de traçabilité impose, en effet, la conservation de nombreux
documents relatifs à chaque méthode. L’application des normes ISO 9000 induit une charge
administrative très importante et très rigoureuse car les audits externes s’appuient sur ces archives
pour décider du maintien de la certification une fois celle-ci acquise.

L’autre possibilité est d’entrer dans un système d’accréditation en appliquant la norme EN 45001 et
demander l’accréditation à un organisme accréditeur. Cette solution semble plus adaptée pour un
laboratoire « débutant » en terme d’assurance qualité qui veut obtenir une première
reconnaissance. Les exigences sont plus faciles à respecter et correspondent mieux à l’attente du
« client » (médecin prescripteur) qui attend un résultat d’analyse fiable en un temps donné avec un
avis d’expert.

L’obtention de l’une ou l’autre de ces reconnaissances engendrerait pour le laboratoire des


retombées à la fois économiques en terme de réduction des coûts et gains de parts de marché, et en
terme d’image et de crédibilité.

Nous allons décrire simplement les différentes normes qui régissent la qualité en les adaptant à
l’activité des laboratoires.

La série des normes internationales ISO 9000 : Cette série comprend cinq normes :

- Norme ISO 9000 : cette norme traite de la gestion de la qualité et l’assurance de la qualité. Elle
donne aussi des lignes directrices pour l’utilisation et la sélection de toutes les normes de la série.

- Norme ISO 9004 : Cette norme donne les lignes directrices à toutes les organisations à des fins de la
gestion de la qualité. Cette gestion est strictement interne et destinée à donner confiance à la
direction en lui assurant que ces objectifs qualités seront atteints.

- Norme ISO 9001 : décrit un mod

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