Cours de Mathématiques Financières
Nom : Mahjouba Etalbi
Master : Comptabilité, Audit et Contrôle de Gestion
Matière : Mathématiques Financières
L'investissement constitue un acte fondamental pour l'entreprise dans la mesure où il
conditionne son développement futur et mobilise de nombreuses énergies en termes de
temps, de compétences et de ressources Dans l'optique ou l'investissement est une
utilisation de fonds de l'entreprise. Aujourd’hui, dans le but d'obtenir dans le future des
recettes anticipées, son évaluation financière dépend de la nature de l'avenir dans lequel se
fera cette étude : avenir certain, avenir incertain ou avenir aléatoire. L’avenir certain est la
situation ou le décideur, en dépit d’une connaissance imparfaite de l’évolution économique
à laquelle il se trouvera confronté d’ici un horizon donné, fonde sa décision sur les valeurs
les plus probables (par exemple, moyenne ou médiane) des divers paramètres du projet
d’investissement. Face à plusieurs projets d’investissement, le gestionnaire doit faire un
choix entre ceux qui sont bénéfiques pour l’entreprise et ceux qui ne le sont pas. Dans ce
cas, Deux catégorie de critère sont possible : critères sans actualisation et critères avec
actualisation.
1. Critères sans actualisation
1.1. La rentabilité comptable d'un projet d'investissement (ou taux de rendement
comptable)
Il rapporte la moyenne de la série des bénéfices comptables nets sécrétés par
l’investissement pendant sa durée de vie au capital investi, ce capital investi peut être :
− Le coût initial d’acquisition noté I,
− Le capital moyen engagé pendant la durée de vie.
Entre deux variantes de projets, sera choisie celle qui présentera le taux r le plus élevé.
Toute variante ne sera acceptée que si r est supérieur à une norme préfixée, c’est à dire un
taux de rendement minimum exigé qualifié généralement de taux de rejet noté.
− Ce critère présente l’avantage d’être facile et rapide car faisant référence à des
données comptables disponibles. Il permet des comparaisons hâtives et grossières, mais
peu pertinentes.
− C’est un critère cependant ambigu et très discutable. Il prend un résultat comptable
biaisé par les principes d’enregistrement comptables et fiscaux, peu représentatifs de la
rentabilité effective de l’investissement.
Le Résultat Net Comptable (RNC) n’est pas adapté pour l’appréciation correcte des flux
de rendements dégagés par le projet d’investissement.
Le rendement comptable d'un investissement s'appréciera année après année, en
faisant le rapport du résultat comptable au capital investi.
Pour une année donnée (p), le résultat comptable avant impôt est obtenu en
retranchant du cash-flow brut le montant de l'amortissement comptable. L'impôt sur les
bénéfices a une incidence considérable. En effet, pour l'année p , on a :
Résultat Brut :
Résultat Net d'Impôt :
Si le capital investi doit être emprunté, le résultat comptable brut devra s'entendre :
intérêts de l'emprunt non déduits. En effet, la rentabilité d'un investissement ne saurait
dépendre du mode de financement.
Par capital investi au cours de l'année p , on doit comprendre : Valeur comptable nette
au début de l'année p.
Dans la suite de nos développements, nous ne prendrons en considération que le
résultat comptable brut ( Rp ). D'une part, le raisonnement sera plus général, puisque le
taux de l'impôt sur les sociétés peut varier et, d'autre part, il est très facile de transposer en
termes de résultat net les calculs obtenus en termes de résultat brut.
Pour une année quelconque p, nous utiliserons donc les symboles et relations suivants :
− résultat comptable brut de l'année p : Rp ;
− capital investi au début de l'année p (ou valeur nette comptable de l'investissement
au début de l'année p);
− taux de rendement comptable de l'année p :
D'où la relation :
Le taux de rendement moyen ou comptable (TRM ou TRC) peut être calculé par la
formule suivante :
TRC : Taux de rendement comptable
B : Bénéfice (après impôt) de l'année p
n : Durée du projet en années
I : Mise de fonds initiale
VR : Valeur résiduelle
Les avantages et les inconvénients
Ce critère est de moins en moins recommandable auprès des entreprises car :
− Il est basé sur les bénéfices comptables plutôt que sur les flux monétaires.
− Il ne tient pas compte de la valeur temporelle (inflation, taux de change, etc.) de
l'argent.
− Le choix du seuil de rentabilité à respecter est passablement arbitraire.
1.2. Le critère du taux de rendement limité :
Il s’appuie sur la notion d’économie de coûts procurée par le projet. Ce critère
considère que le rendement de l’investissement correspond à l’économie de coût qu’il
procure par rapport à l’exploitation de l’ancien équipement.
Le remplacement d’un équipement ancien par un nouveau se traduit par :
− Une dépense nette d’investissement égale au coût du nouvel équipement mis en place
déduction de la Valeur Résiduelle (VR) de l’ancien ;
− I = cout d’investissement – VR ancien ;
− Par la suppression des Charges d’Exploitation de l’Ancien (CEA) et la naissance des
charges d’exploitation relatives au nouvel équipement constituées par :
Les frais d’exploitation (C.E.N.)
Les charges d’amortissement (DA= 1/n ) linéaires.
n : durée de vie de l’investissement.
L’ancien équipement étant supposé totalement amorti, dans le cas contraire, il y a lieu
de calculer la dotation aux amortissements différentielle.
Le rendement du projet est mesuré à travers les économies de coûts procurées ou les
gains de productivité autorisés et qui peuvent être mesurés comme suit :
L’entreprise se fixe un taux de rendement minimum = ou qui peut correspondre à un
coût d’opportunité.
le projet est acceptable ; par ailleurs, la variante qui présentera le taux le plus élevé
sera préférée.
Il faut noter que ce genre de critère d’évaluation est plus propice au plan industriel au
sein des ateliers et unités de fabrication dont les responsables généralement techniciens
sont plus préoccupés par les gains de productivité, les économies de coûts et les
améliorations de rentabilité qui peuvent en résulter.
1.3. Le délai de récupération des capitaux investis ou pay-back (DR)
Pour décider d’investissement le décideur souvent se pose la question suivante ; Le
nouvel projet mérite-t-il que nous y consacrions temps, effort et argent ? la réponse à cette
question est d’évaluer l’investissement en fonction du délai de récupération, c’est-à-dire le
laps de temps nécessaire pour récupérer le capital investi dans l’investissement.
La durée de remboursement ou délai de récupération correspond à la période
d’exploitation nécessaire pour récupérer le capital initial investi. C’est la période au terme
de laquelle le cumul des flux de trésorerie générés par l’investissement couvre la dépense
d’investissement.
Selon ce critère, on détermine, dans un premier temps, le nombre d'années nécessaires
pour que l'entreprise récupère sa mise de fonds initiale à même les flux monétaires générés
par le projet. Par la suite, ce nombre d'années est comparé à un délai critique fixé par les
dirigeants de l'entreprise.
Lorsque l'on utilise cette méthode, il faut être conscient que l'on ne mesure pas la
rentabilité économique d'un projet, mais plutôt le temps requis pour récupérer la mise de
fonds initiale. Or, dans un contexte d'investissement, le but recherché n'est pas d'investir
pour récupérer son argent mais bien d’accroître son capital.
Le choix d’un investissement est souvent cornélien. Sera-t-il suffisamment rentabilisé ?
Et si l’on hésite entre deux, lequel choisir ?
Heureusement, il existe des techniques pour se forger une opinion. Les plus connues
sont la VAN (valeur actuelle nette) et le TIR (taux interne de rentabilité). Hélas, elles ne
donnent parfois des résultats contradictoires lorsqu’il est question de choisir entre deux
investissements…
Mais ce n’est pas tout. Ici, nous aborderons une troisième technique, celle du délai de
récupération (pay back period) qui répond à la question « au bout de combien de temps
l’investissement est-il rentabilisé ?». Le principe est très simple puisqu’il s’agit de
déterminer la date à laquelle la somme des flux de trésorerie égalisera le montant de
l’investissement qui les a générés.
L’entreprise se fixe un délai. Si la rentabilisation a lieu avant, c’est que l’investissement
est intéressant. Sinon, il vaut mieux en choisir un autre…
Autre intérêt de la technique : entre deux investissements, lequel sera le plus vite
rentabilisé ?
1.3.1. Calcule de la DR
Avec :
DR : Délai de récupération
I : Investissement requis
FM : Flux monétaire annuel du projet
1.3.2. Interprétation de la DR
Projets indépendants : on accepte les projets dont le délai de récupération de
l'investissement initial se produit à l'intérieur d'un certain délai critique.
Projets mutuellement exclusifs : on choisit le projet qui a le délai de récupération le
plus court à condition que son délai de récupération soit inférieur à un certain délai critique
fixé par les gestionnaires de l'entreprise.
1.3.3. Les avantages et les inconvénients
Avantages : Un gérant de PME qui n’a aucune formation en finance risque fort de rester
de marbre devant des explications fondées sur la VAN ou le TIR mais son visage s’éclaire
lorsqu’il apprend qu’il lui faudra quatre ans pour rentabiliser la machine-outil qu’il prévoit
d’acheter…
1) Un des avantages de la méthode du délai de récupération est qu'elle est facile à
appliquer.
2) Elle permet de prendre en considération l'impact d'un projet d'investissement sur la
liquidité de l'entreprise. Plus le délai de récupération de l'investissement initial est court,
plus le projet générera rapidement des entrées de fonds, ce qui aura un impact positif sur la
liquidité de l'entreprise et permettra à cette dernière de réinvestir rapidement.
3) Le délai de récupération donne au gestionnaire une image du risque que comporte
un projet d'investissement. Plus la mise de fonds initiale est longue, plus la probabilité de ne
pas recouvrer entier cette somme est élevée.
Inconvénients
1) La technique du délai de récupération n’est pas plus « exacte » que les autres et
d’ailleurs elle ne répond pas à la même question. Par conséquent, en cas de choix, elle
n’indique pas forcément la même solution que la VAN ou le TIR.
2) La fixation du délai critique de décision est passablement arbitraire et ne repose sur
aucun fondement théorique.
3) Cette méthode ne tient pas compte de la valeur temporelle de l'argent (Inflation,
taux de change, etc.)
4) Cette méthode ignore les flux monétaires qui surviennent après le délai critique,
Elle privilégie les investissements vite rentabilisés au détriment d’autres qui visent un
plus long terme. Un investissement qui contribuera largement à la capacité
d’autofinancement (CAF)dans l’année à venir sera préféré à un autre peut-être beaucoup
plus lucratif mais qui mettra plus de temps à porter ses fruits (voir exemple ci-dessous). En
particulier, si l’investissement est une immobilisation qui peut être revendue APRÈS le délai
de récupération, le prix de cession n’est pas pris en compte. On peut bien sûr se dire que
malheureusement, le court terme est très souvent privilégié, particulièrement en période de
crise (et depuis le début des années 70, les périodes de non-crise sont décidément très
rares…). La technique du délai de récupération semble donc promise à un bel avenir.
1.3.4. Exemples
Exemple 1 :
Un producteur laitier est à la recherche d’une nouvelle source de revenus et envisage
d’installer un digesteur anaérobie pour transformer le fumier et les déchets organiques en
gaz naturel. Ce gaz pourrait servir de source énergétique pour l’exploitation, en plus de
créer des recettes supplémentaires tirées des ventes du gaz naturel excédentaire au réseau.
Supposons que :
− Le coût du digesteur anaérobie est de 500 000 ums,
− Les coûts énergétiques annuels diminuent de 20 000 ums,
− Les ventes annuelles de gaz naturel se chiffrent à 60 000 ums.
Exemple 2 :
Situation semblable à l’exemple précédent, à la seule différence que les flux de
trésorerie futurs sont actualisés à un taux de 5% par année. En plus de refléter le coût du
capital pour l’entreprise (que l’argent provienne d’un emprunt ou des fonds internes de
l’entreprise), cette méthode devrait aussi tenir compte des risques associés à
l’investissement.
La valeur actualisée des flux de trésorerie est de 76 190 ums au cours de la première
année, de 72 562 ums au cours de la deuxième année, et ainsi de suite. Ainsi, après
réception du huitième paiement, le projet affichera un solde positif. Par conséquent, le délai
de récupération actualisé s’étend sur une période de huit ans.
Ces méthodes ne tiennent pas compte des flux de trésorerie après le délai de
récupération (actualisé). Toutefois, elles constituent un point de départ pour déterminer la
viabilité d’un investissement avant d’approfondir vos recherches et votre planification.
Exemple 3 :
Étant donné, deux projets d’investissement A et B :
Projet A :
D = 10 000 ums
Flux annuels différentiels = 3 100 ums
Durée de vie = 5ans
Projet B :
D = 12 000 ums
Flux annuels différentiels = 2 000 ums
Durée de vie = 10 ans
Les valeurs résiduelles des deux projets sont nulles au terme de leur durée de vie.
Déterminer les délais de récupération correspondant à chaque projet.
Délai de récupération du projet A :
Délai de récupération du projet B :
D’après ce critère, on préférera le projet A au projet B ; en ignorant leurs rentabilités
respectives au-delà du DR.
Exemple 4 :
Étant donné, deux projets d’investissement C et D, dont les CF. annuels inégaux figurent
dans le tableau ci-dessous.
Projet C :
Dépense d’investissement = 10 000 ums,
Durée de vie = 6 ans.
Projet D :
Dépense d’investissement = 12 000 ums,
Durée de vie = 10 ans.
− Délai de récupération pour C= 3 ans
− Délai de récupération pour D= 5 ans et 2 mois.
On préfère le projet C à D tout en ignorant la rentabilité globale de chacun des projets.
Le projet C est préféré au projet D, malgré que la somme des CF de D est supérieure à
celle de C. Dans les deux cas, l’investisseur peut comparer le délai de récupération d’un
projet à un délai qu’il considère comme maximum utilisé comme norme.
Exemple 4:
Soit à choisir entre deux Investissement A et B ( IA et IB ) de 100.000 ums, pouvant être
acquis en fin d’année N.
Les bénéfices qui peuvent en être tirés apparaissent ci-dessous :
Ici, l’investissement A est préféré puisqu’il est rentabilisé en moins de trois ans.
Pourtant, si l’on privilégiait un plus long terme, il est évident que c’est B qui devrait être
choisi.
Exercice 5 :
Soit un investissement en 4c (au début de l’année T0) de 500 000, amortissable
linéairement sur cinq ans, qui devrait permettre de produire 4.500 pièces par an (coût
variable unitaire de 50, les articles étant vendus 110). Les coûts fixes inhérents s’élèveraient
à 80.000. Cette immobilisation devrait être revendue 25.000 après les cinq ans prévus
d’utilisation. L’investissement en question devrait accroître de 45.000 le besoin en fonds de
roulement. Le coût du capital est estimé à 7% et le taux de l’impôt sur les bénéfices est de
33,33%. Globalement, l’entreprise dégage des bénéfices.
Quel est le délai estimé de récupération ?
Construire un Tableau ci-dessous.
Explications. Un excédent brut d’exploitation (EBE) est calculé à partir du montant
prévu des ventes (4.500 × 110 chaque année), des coûts variables (4.500 × 50) et des coûts
fixes. La prise en compte de l’amortissement permet d’établir l’impôt pour chaque année. La
ligne de résultat n’est utile qu’en cas de report de pertes, ce qui n’est pas le cas ici car on
suppose que l’entreprise est globalement bénéficiaire durant les cinq années.
Nous sommes dans une situation où l’investissement génère malheureusement un
besoin en fond de roulement supplémentaire. Ce besoin est récupéré en fin de période
lorsque l’immobilisation cessera d’être utilisée. On trouve aussi en fin de période le prix de
cession.
Le CF (Cash-flow net de trésorerie d’exploitation) représente les flux générés par
l’acquisition. Il prend donc en compte l’EBE et l’impôt sur les bénéfices qui lui sont
imputables, l’impact sur le BFR et le prix de cession. Les amortissements sont exclus
puisqu’il ne s’agit pas de flux. Comme le suggère l’énoncé, nous optons pour l’actualisation
des cash-flows à venir. Par exemple, 160.000 × 1,07 − 1 = 149.533.
Le cumul des flux permet de déterminer la date à laquelle l’entreprise devrait
récupérer l’investissement de 500.000 majoré du BFR supplémentaire de 45.000. Un coup
d’œil sur la dernière ligne du tableau nous permet de situer l’heureux évènement au début
de l’année 5.
Habituellement, on procède à une interpolation linéaire pour être plus précis (ce qui
équivaut à calculer un pourcentage puis à l'appliquer à "365 jours"). Ici, nous sommes dans
un cas un peu particulier où le payback a lieu au cours de la dernière année, à la fin de
laquelle la variation du BFR sera récupérée ainsi qu’un prix de cession. Ce qui complique les
choses. En effet, une interpolation qui utiliserait la valeur 705 941 serait fausse puisque les
flux ne sont pas linéairement répartis au cours de l’année. La somme des deux flux
exceptionnels s’établit à 70.000. Actualisés à 7% sur cinq ans (donc multiplié par 1,07-5),
l’équivalent en to s’établit à 49.909.
C’est donc un cumul à fin décembre de 705.941– 49.909 = 656.032 qu’il faut utiliser.
Procédons à notre interpolation tant attendue.
545.000 − 541.954 / 656.032 − 541.954 = x / 365
On obtient une valeur d’environ 10. La récupération est prévue pour le dixième jour de
l'année, donc 10 janvier de l’année 5.
2. Critère avec actualisation
2.1. La Valeur Actuelle Nette (VAN)
2.1.1. Définition de la VAN
La valeur actuelle nette (VAN, en anglais : Net Present Value, NPV) est un flux de
trésorerie actualisé représentant l'enrichissement supplémentaire d'un investissement
comparé au minimum exigé par les apporteurs de capitaux.
La valeur actuelle nette, peut être utilisé pour apprécier la rentabilité d’un projet
investissement. Le nom de l'outil d'analyse lié qui concerne toute l'entreprise s'appelle
CFROI (Cash-Flow Return On Investment).
La VAN d'un flux de trésorerie (ou Cash-Flow) actualisé est le gain supplémentaire d'un
investissement par rapport à un taux actualisé défini par le taux d'inflation d'une monnaie
et les exigences de rendement des investisseurs.
Pour un titre financier, la valeur actuelle nette représente la différence entre la valeur
actuelle de ce titre et sa valeur de marché.
Pour un investissement, la valeur actuelle nette désigne un flux de trésorerie actualisé
qui représente l’enrichissement supplémentaire d’un investissement en comparaison avec
ce qui avait été exigé comme étant le minimum à réaliser pour les investisseurs.
La valeur actuelle nette permet d’étudier la rentabilité d’un investissement, est-ce que
les attentes de rendement fixées par les investisseurs pourront être satisfaites ? Il s’agit
d’un indicateur qui a son importance sur la prise de décision concernant le lancement d’un
projet ou d’un investissement, la création de valeur anticipée est-elle suffisante ?
De plus, la valeur actuelle nette permet également de faire un choix entre plusieurs
projets : le projet qui permet de créer le plus de valeur sera retenu.
L’inconvénient majeur de la valeur actuelle nette est qu’il s’agit d’un indicateur dont le
calcul des informations difficilement prévisibles, notamment en ce qui concerne les
prévisions des recettes nettes d’exploitation et la fixation du taux d’actualisation.
2.1.2. Calcul de la VAN
Le calcul de la VAN répond notamment à la question : est-ce que cet investissement est
rentable ? Il faut pour cela que la VAN soit positive.
La VAN d’un investissement est calculée à la date de réalisation de l’investissement. La
formule de calcul contient de nombreux éléments déterminés à partir de la comptabilité de
l’entreprise.
La valeur actuelle nette est obtenue avec la formule de calcul suivante :
Avec :
− I = Capital investi,
− i = Taux d’actualisation,
− CFp = Cash-Flow de la période ,
− V = Valeur résiduelle de l’investissement.
Le capital investi
Le capital investi comprend le montant du prix d’acquisition de l’investissement,
certains frais initiaux liés à l’investissement (frais de recherche et développement, frais de
publicité…), et l’accroissement du besoin en fonds de roulement qui accompagne la
réalisation de l’investissement. La revente de matériels déclassés suite à l’investissement
peut être déduite de ce montant.
Le taux d’actualisation
Le taux d’actualisation correspond au taux de rentabilité souhaité par l’entreprise. Il
correspond au coût du capital finançant le projet et s’exprime en pourcentage.
La valeur résiduelle de l’investissement
La valeur résiduelle de l’investissement correspond à la recette additionnelle qui
s’ajoute à la recette d’exploitation de la dernière année du projet. Elle est égale à la somme
des éléments suivants :
La valeur vénale de l’investissement en fin de projet,
Le besoin en fonds de roulement d’exploitation récupéré en fin de projet.
2.1.3. Interprétation de la VAN
L’investissement est rentable lorsque la valeur actualisée des recettes prévues est
supérieure au montant des capitaux investis, donc lorsque la valeur actuelle nette est
positive.
Si la VAN est négative, cela signifie que l’investissement ou le projet n’est pas
suffisamment rentable.
2.1.4. Exemples :
Exemples 1 :
Étant donnée un investissement de 10.000 ums qui doit rapporter l'année suivante
2.000 ums, puis 2.500 ums et ensuite 3.000 ums les 3 années suivantes. Quelle sera la
Valeur Actuelle Nette à la fin de l'opération, si l'on considère un taux d'actualisation de 10%.
La valeur actuelle nette est égale à : 50,05 ums
Que peut révéler la Valeur Actuelle Nette ?
Un investissement de 300.000 ums dont les flux de trésorerie des six années suivantes
sont −50.000, −25.000, 25.000, 50.000; 75.000, 100.000, 200.000. Est-ce que cet
investissement est attractif ? Quelle est la Valeur Actuelle Nette ?
Si l'on se contente de faire la somme des flux de trésorerie nous obtenons :
−300.000 – 50.000 – 25.000 + 25.000 + 50.000 + 75.000 + 100.000 + 200.000 = 75.000
Nous pouvons penser facilement que cet investissement est profitable puisque, au bout
de 8 ans, nous dégageons un solde positif de 75 000 ums.
Calculons maintenant la Valeur Actuelle Nette, en considérant un taux d'actualisation
de seulement 3,5% (correspondant au cout de la vie).
Pour utiliser l'outil il suffit de remplir le flux par :
"-300.000, -50.000, -25.000, 25.000,50.000,75.000,100.000,200.000" et 3,5 pour le
taux.
L'outil nous donne comme VAN : −3.830,02 ums.
En fait, une fois actualisé, cet investissement ne se révèle pas du tout intéressant !
Exemples 2 :
Un investissement à un prix (I) de 100000, une valeur résiduelle nulle (VR), un taux
d'actualisation (t) de 10% et des flux de trésorerie positif de 25000 (30000 d'encaissement
généré par l'investissement moins 5000 de décaissement). L'investissement devient
intéressant à la période 6 car la valeur actuelle nette devient positive.
2.2. L’indice de Profitabilité (IP)
2.2.1. Définition de l’indice de profitabilité IP
L’indice de profitabilité (Profitability Index) est le rapport entre la valeur actuelle des
flux financiers d’exploitation générés par le projet et le montant de l’investissement initial.
Il reflète le revenu actualisé par unité de capital investie.
2.2.2. Calcul de de l’indice de profitabilité IP
Ou
Ainsi, cet indice mesure la rentabilité d’un projet par unité monétaire initialement
investi.
Un projet d’investissement est rentable si « ce que ça rapporte » est supérieur à « ce
que ça coûte ». Ce critère constitue une combinaison linéaire de la VAN puisque :
2.2.3. Interprétation de l’indice de profitabilité IP
− Pour les projets indépendants, un projet sera jugé rentable lorsque son indice de
rentabilité est supérieur à 1.
− Pour les projets mutuellement exclusifs, on retient le projet dont l’IP est supérieure à
1 et le plus élevé. Commentaires L’IR est utile en cas de comparaisons entre plusieurs
projets à investissement différent. En outre, l’IR est étroitement lié à la VAN, il présente
donc les mêmes limites que la VAN.
2.2.4. Exemples
Étant donnée le projet de l’exercice 2 précédent (de calcul de VAN). L’entreprise
accepte elle le projet selon le critère de l’indice de profitabilité ?
Puisque .r = 1,08881 > 1, alors le projet est donc rentable.
[Link] de rentabilité interne (TRI)
Avant de faire son choix, le chef d'entreprise a besoin de s'assurer de la pertinence de
son investissement, c'est-àdire de la capacité de ce dernier à récupérer son coût initial. Le
taux de rentabilité interne est le critère qui permet de vérifier cela.
2.3.1. Définition du TRI
Le taux de rentabilité interne (Internal Rate of Return (IRR) ou Discounted Cash-flow
Rate (DCFR)), est un indicateur financier qui permet d'évaluer la pertinence d'un projet
d'investissement. C'est le taux de rentabilité minimum que doit avoir un projet
d'investissement, pour qu'il ait une équivalence entre son coût initial et ses flux de
trésorerie future, autrement dit, c'est le taux pour lequel la VAN est nulle.
Un projet d’investissement est rentable si son TRI est supérieur au taux d’actualisation
retenu, soit en fonction des logiques au coût du capital de l’entreprise (Autofinancement) ou
au coût des capitaux nécessaires à son financement (Financement externe).
− Le taux de rentabilité interne (TRI) permet d’égaliser les cash-flow positifs aux cash-
flows négatifs. Autrement dit, le TRI est le taux de rendement apporté à l’entreprise pour
lequel la valeur actuelle nette (VAN) est nulle.
− De la même façon, le TRI d’un investissement est le taux d’actualisation pour lequel la
valeur actuelle nette de l’investissement est nulle.
− Un indicateur de l’attractivité de l’investissement : Le TRI est un indicateur de
l’attractivité d’un investissement : si le TRI est supérieur au taux d’actualisation du capital
(taux bancaire), alors le projet doit être rentable.
Le taux de rentabilité interne (TRI) est généralement complété par une prime de
risque, par rapport à un placement totalement sécuritaire. Prenons l'exemple d'un
investisseur qui hésite entre l'immobilier et les emprunts d'État. Dans le premier cas, il peut
bénéficier d'un effet de levier lié au crédit, de loyers, mais cela impliquera également des
charges, des impôts, et une incertitude sur le prix de vente futur, en fonction du marché.
Dans le second cas, il bénéficie d'un placement sans risque à durée déterminée. Si le TRI du
projet immobilier ressort à 5,20 % et que le TRI de l'investissement en titres d'État ressort à
4,70 %, l'investisseur devra décider si la différence de 0,50 % justifie la prise de risque liée
au marché immobilier.
Il est inefficace de comparer des projets par le truchement de leurs TRI respectifs. Les
avantages de cette méthode de comparaison des TRI sont qu’elle a rapport aux flux
monétaires et qu’elle tient compte de la valeur temporelle de l’argent ; toutefois, son
application est plutôt complexe et fastidieuse et renferme une hypothèse sur le taux de
réinvestissement qui peut amener à faire de mauvais choix d’investissement.
On préférera donc prendre en compte l’indicateur VAN qui s’avère plus fiable pour
choisir entre deux investissements.
2.3.2. Calcul du TRI
Avec
Mathématiquement, cette fonction peut s'annuler pour différents TRI. Cela veut dire
que plusieurs valeurs du TRI peuvent être bonnes pour une même série. Pour connaître
l'ensemble des TRI qui peuvent annuler la fonction, un logiciel spécifique tel que
Mathematica peut être utilisé. L’Excel est parfois utilisé pour donner une seule valeur de
TRI, soit celui qui est le plus proche de la valeur mentionnée comme référence ou de la
valeur par défaut de la valeur de référence lorsqu’aucune n'est donnée. Pour avoir un seul
TRI il faut utiliser la fonction TRIM (Taux de rendement interne modifié) d'Excel.
Les avantages de cette méthode sont qu'elle a rapport aux flux monétaires et qu'elle
tient compte de la valeur temporelle de l'argent ; cependant, son application est plutôt
complexe et fastidieuse. En outre, cette méthode renferme une hypothèse sur le taux de
réinvestissement qui peut amener à faire de mauvais choix d'investissement, comme
expliqué ci-dessous.
En l'absence d'arbitrage entre plusieurs projets, lorsque le taux de rendement interne
de l'investissement est inférieur au taux de rentabilité exigé par l'entreprise,
l'investissement aura une VAN négative. Le projet ne sera donc pas rentable et il est à
rejeter.
En présence de possibilité d'arbitrage (investissement exclusif), pour choisir entre
plusieurs projets d'investissement, il faut retenir celui qui possède le TRI le plus élevé.
2.3.3. Interprétation du TRI
Le TRI est fréquemment reconnu comme un critère de sélection économique entre
projets : si on doit choisir entre plusieurs projets, définis par des investissements et des
Cash-Flows (ou flux de trésorerie) connus dans le temps, on pense fréquemment qu'on doit
choisir le projet qui a le TRI le plus élevé. Cependant, ceci n'est pas vraiment justifié, et peut
être faux comme le montre l'exemple ci-dessous. Retenons que la VAN est le critère de
référence pour comparer des projets, et que le TRI n'est pas un critère pertinent de choix de
projet, il permet juste de savoir si les projets sont rentables (comparaison entre le TRI de
chaque projet et du taux d'actualisation du capital).
Ainsi, examinons le cas d'une entreprise qui peut choisir entre deux projets différents,
nécessitant un investissement d'un même montant. Considérons que son taux
d'actualisation est de 10%.
L'analyse de ces deux projets donne :
L'utilisation indue du TRI (choix du projet n°2 qui a le TRI le plus élevé) implique par
conséquent un revenu actualisé de 3.1, c'est-à-dire bien moins que ce que rapporte le projet
1 (VAN de 4.8). Ceci est dû à un profil différent de la courbe de la VAN selon le taux
d'actualisation utilisé : les courbes se croisent.
Le TRI donne une information sur le taux de rentabilité de l'investissement, mais il ne
prend pas en compte certains paramètres et cela fait qu’occasionnellement un projet avec
TRI plus petit est quelquefois préférable à autre projet qui a un TRI plus grand. Ainsi, si un
investissement a un TRI de 20% avec retour sur investissement 10 ans après (c'est-à-dire
un investissement de 1 au début de l'année 1 et un revenu de 6.19 à la fin de l'année 10),
certains investisseurs trouveront que ce rendement est préférable à un investissement
ayant un TRI de 25%, mais avec un retour sur investissement l'année suivante (c'est-à-dire
un investissement de 1 au début de l'année 1 et un revenu de 1.25 en fin d'année). En effet,
dans le premier cas l'argent donne un rendement sur 10 années, tandis que dans le second
cas l'argent positionné donne un rendement sur une seule année : il faut par conséquent
toujours replacer cet argent durant les 9 années suivantes, et il n'est pas dit que les projets
qui seront choisis pour ces 9 années auront une performance qui permettra à la fin un TRI
moyen supérieur à 20%. Cependant, ce type de choix est lié à la stratégie de placement
choisie par l'investisseur, et ne s'impose pas en soi.
En conclusion, l'utilisation du TRI peut influencer de façon particulièrement différente
le choix des investissements, puisque cela suppose implicitement que le montant des
rentrées nettes de fonds sur toute la durée du projet puisse être réinvesti à ce même taux de
rendement interne. L'avantage du TRI est qu'il s'agit d'un indicateur intrinsèque d'un
projet, au contraire de la VAN dont le calcul dépend d'un taux d'actualisation.
2.3.4. Taux de rendement Baldwin
Cependant, la méthode du taux de rendement Baldwin (ou taux de rendement interne
modifié (TRIM)) permet au décideur d'opter intuitivement pour le TRI tout en définissant
directement le taux de réinvestissement approprié. Pour déterminer le TRIM, on calcule la
valeur capitalisée de l'ensemble des rentrées de fonds. Par la suite, on actualise l'ensemble
des sorties de fonds, au taux de rendement requis. Le TRIM est le taux d'actualisation pour
lequel la valeur actuelle des sorties de fonds est égale à la valeur actuelle de la valeur finale
du projet.
Si VCCF est la valeur capitalisée, au taux de placement, des rentrées nettes de fond
(Cash-Flow) à la fin de la période N et que .Io est l'investissement d'origine, la formule
utilisée pour la fonction TRIM est la suivante :
Avantage :
Le principal avantage est d’être relativement simple à déterminer car focalisé sur des
données endogènes et (contrairement à la VAN) ne nécessitant pas de taux d’actualisation
Inconvénients :
− La méthode du TRI repose sur l’hypothèse du réinvestissement des flux financiers de
la période d’exploitation à ce même taux, ce qui peut être très discutable dans la réalité
− Ne permet pas de gérer certains cas : lorsque la VAN est croissante ou qu’elle n’est
pas monotone et potentiellement avec des flux positifs et négatifs
− Peut amener à des conclusions inverses de la VAN qui reste le meilleur indicateur
économique pour un choix d’investissement .
2.3.5. Exemple
Afin de comprendre comment le TRI se calcule, reprenons l'exemple suivant :
− Achat d'un appartement de 100.000 ums la première année sans crédit (dépense
donc flux sortant négatif).
− Mise en location de l'appartement au loyer de 6.000 ums par an (revenu donc flux
entrant positif).
− Paiement d'une taxe foncière annuelle de 500 ums (dépense donc flux sortant
négatif).
− Revente de l'appartement au bout de 10 ans au prix de 120.000 ums (revenu donc
flux entrant positif).
On obtient un taux de rendement interne de 7,98%.
Prenons maintenant l'exemple d'un placement sur une assurance vie qui rapporte 3%
par an (simplifié pour la compréhension) :
• Le premier flux est le même à la différence que les 100.000 ums sont placés sur une
assurance vie (flux négatif de votre compte vers le compte assurance vie)
• 500 ums sont retirés chaque année de l'assurance vie (flux positif du "compte
d'assurance vie" vers "votre compte")
• Au bout de 10 ans, le capital acquis est retiré du compte d'assurance vie (flux positif
du compte d'assurance vie vers votre compte). Ce montant est le montant obtenu avec les
intérêts cumulés sur 10 ans.
Cela donne le tableau de cash-flow suivant :
On obtient un taux de rendement interne de 3,33%. Si on compare les deux placements,
il apparaît que le premier investissement est plus intéressant (valeur TRI plus élevée).
Le calculateur de [Link] calcule ce TRI pour vous en prenant en compte
tous les paramètres du cas particulier de l'immobilier.
3. Comparaison des projets mutuellement exclusifs
L’autre grande limite du taux de rentabilité interne est la comparaison
d’investissements mutuellement exclusifs. Même en présence d’un seul taux de rentabilité
interne, il est possible de rejeter un investissement, en faveur d’un autre, alors même que
les valeurs actuelles nettes semblent indiquer le contraire.
Prenons l’exemple d’un entrepreneur hésitant entre deux projets aux fins identiques,
proposés par deux marques concurrentes. Il semble évident de penser que l’entrepreneur
n’a besoin que d’un seul projet, et n’en financera qu’un seul dans le cadre de son activité. Il
s’agit bien d’investissements mutuellement exclusifs.
Ces deux projets génèreraient des flux de trésorerie distincts, bien que nécessitant un
apport initial identique.
Par itération, le taux de rendement interne du projet A s’avère être de 27,22%, tandis
que celui du projet B s’élève à 24,16%. En traçant la valeur actuelle nette de chaque projet
en fonction du taux d’actualisation, on observe cependant des résultats étonnants.
Pour un taux d’actualisation de 12,53% (point d’indifférence), les deux projets ont une
valeur actuelle nette identique (28,07 ums). Pour des taux d’actualisation inférieurs à
12,53%, la valeur actuelle nette du projet B est supérieure à celle du projet A, ce qui laisse
penser que le projet B est préférable.
*Pour des taux d’actualisation supérieurs à 12,53%, la valeur actuelle nette du projet A
est supérieure à celle du projet B, ce qui laisse penser que le projet A est préférable. Or, si
l’on se base uniquement sur le taux de rendement interne, ce dernier est supérieur pour le
projet A (27,22%, comparé à 24,16% pour le projet B), ce qui laisse penser que le projet A
devrait toujours être privilégié, Lorsqu’un investissement est à l’étude et que deux projets
se font face, c’est avant tout la création de valeur pour l’actionnaire ou l’entreprise qui
devrait être privilégiée. D’où le fait que la valeur actuelle nette soit, encore une fois, la
mesure privilégiée d’évaluation d’un investissement.
3.1. Exemple
Un chef d'entreprise souhaitant investir sur une nouvelle machine pour répondre à une
demande croissante de son produit :
− Le coût d'investissement étant de 1.000.000 ums,
− Les flux prévisionnels espérés par l'investissement sont présentés sur le tableau
suivant :
En actualisant aléatoirement les flux de trésorerie espérés par un taux respectif de 16%
et 14%, nous obtenons une VAN de :
Le taux de rendement interne qui permet une équivalence entre le coût de
l'investissement et les flux espérés est donc compris entre 16% et 14%.
En utilisant la méthode de l'interpolation linéaire ou avec la fonction TRI d'Excel, le
taux de rendement est facile à trouver, après calcul, ce dernier se situe à 14,779%.
Fonction TRI d’Excel =TRI(D5: G5)=-TRI(sélectionner -
1.000.000,300.000,450.000,600.000) = 14,77%
Ce taux correspond au taux de rentabilité minimum que l'investissement devrait
rapporter pour compenser son coût initial. En dessous de ce taux, l'investissement coûtera
plus cher que ce qu'il peut rapporter, le contraire est vrai aussi.